Bonjour à tous, en ce treize avril deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Ce matin, le fil conducteur est clair : la guerre au Moyen-Orient continue de peser lourd sur les coûts de production des agriculteurs français et européens, entre flambée des engrais et du carburant. Face à cette pression, gouvernements et institutions cherchent des réponses, avec des résultats encore jugés insuffisants par certaines organisations professionnelles. Commençons par les engrais. Depuis le début du conflit le vingt-huit février, la situation ne s'améliore pas. Selon la société Kpler, seulement six bateaux ont pu quitter la région du Golfe, avec une quarantaine encore en attente. Le prix de l'urée a bondi de soixante-dix pour cent en quelques semaines selon Argus Media, et celui des autres engrais azotés a progressé de vingt à vingt-deux pour cent dans l'Union européenne en quatre semaines, selon Brigitte Misonne, directrice générale adjointe chargée de l'agriculture à la Commission européenne. Maximo Torero, de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, la F A O, avertit que même si le détroit d'Ormuz rouvrait demain, le retour à la normale prendrait des mois, pas des jours. La F A O estime que les prix resteront quinze à vingt pour cent au-dessus des niveaux d'avant-guerre pour ce semestre, et peut-être pour toute l'année deux mille vingt-six. Pour répondre à cette crise, la Commission européenne prépare un plan d'action sur les engrais, dont la présentation est prévue début mai. Les grandes lignes ont été dévoilées le neuf avril par Brigitte Misonne : agriculture de précision, réduction des importations, promotion des engrais biosourcés et décarbonation de l'industrie. Une consultation des parties prenantes est prévue ce jour même, le treize avril. Sur le front du carburant, le gouvernement français a annoncé jeudi dernier une enveloppe de vingt millions d'euros pour prendre en charge des cotisations sociales des exploitations les plus fragilisées, via la Mutualité sociale agricole, la M S A. Mais cette mesure ne convainc pas la F N S E A, dont le président Arnaud Rousseau juge le dispositif largement insuffisant et réclame une aide de trente centimes par litre de gazole. Le syndicat Jeunes Agriculteurs salue, lui, des annonces allant dans le bon sens. La Confédération paysanne, de son côté, s'inquiète de toucher aux cotisations sociales, qui financent la protection et la retraite des agriculteurs. Enfin, les chiffres Agreste publiés le huit avril révèlent que les abattages de volailles de chair ont reculé de quatre virgule cinq pour cent en février deux mille vingt-six par rapport à l'an dernier. Les pintades et poules de réforme sont les plus touchées, avec des baisses respectives de dix-sept virgule neuf pour cent et vingt et un virgule six pour cent. En revanche, le prix à la production des œufs explose : plus vingt-deux virgule sept pour cent en février sur un an, soit quarante-neuf pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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