Bonjour à tous, en ce cinq août deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au programme ce matin : un virus émergent chez les bovins à l'est de la France, une opposition juridique qui se renforce contre la loi d'urgence agricole, et une évaluation économique préoccupante liée au conflit au Moyen-Orient. Commençons par une alerte sanitaire. Depuis début juillet, des éleveurs laitiers dans le Doubs, l'Ain et les deux Savoies signalent des épisodes de diarrhée, de chute de production laitière et de fièvre sur leurs vaches. Des cas similaires sont rapportés en Suisse et en Allemagne. L'hypothèse désormais en cours de validation, selon le groupement technique vétérinaire de Bourgogne-Franche-Comté, pointe un orthobunyavirus émergent, apparenté au virus de Schmallenberg. Ce virus se transmet par les culicoïdes, ces petits insectes piqueurs. Au-delà des symptômes temporaires, des avortements sont rapportés en décalé. L'école vétérinaire de Toulouse, chargée d'identifier l'agent pathogène, précise que les cas se sont multipliés ces derniers jours. Elle développe en urgence un test R T - P C R pour détecter ce virus. Le G D S de l'Ain avertit que les vaches allaitantes pourraient être tout autant concernées, et qu'aucun vaccin n'est disponible à ce jour. Sur le front réglementaire, huit associations environnementales et la Confédération paysanne ont annoncé lundi trois août le dépôt de contributions auprès du Conseil constitutionnel, pour soutenir les recours déjà engagés par les députés Insoumis, écologistes et socialistes contre la loi d'urgence agricole. Parmi les associations : Notre Affaire à Tous, Générations Futures, le W W F France et France Nature Environnement. Elles contestent notamment la réintroduction de l'acétamipride et du flupyradifurone, les mesures sur la gestion de l'eau, ainsi que la simplification administrative pour les bâtiments d'élevage, estimant ces dispositions contraires à la Constitution. Enfin, l'Institut de l'élevage, l'idèle, a publié une première évaluation de l'impact du conflit entre l'Iran, les États-Unis et Israël sur les coûts de production des filières animales françaises. Dans un scénario de tensions durables, le surcoût pour les éleveurs laitiers conventionnels de plaine atteindrait vingt-six virgule trente euros par mille litres, et jusqu'à trente-trois euros pour les élevages bio, les plus consommateurs de carburant. Pour les bovins allaitants, la hausse pourrait atteindre cinquante-six centimes par kilo de carcasse. Les éleveurs ovins en système pastoral seraient les plus touchés, avec un surcoût estimé à un virgule quarante-cinq euro par kilo de carcasse d'agneau. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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