Bonjour à tous, en ce douze mai deux mille vingt-six, voici les principales actualités agricoles sur lesquelles La France Agricole vous propose de revenir dans son podcast. Au programme ce matin : la flambée du coût des intrants qui pèse sur les récoltes mondiales, une mobilisation de la Coordination rurale près de Lyon contre la hausse du prix du gazole non routier, et une décision qui bouscule la filière chanvre avec l'interdiction prochaine des produits alimentaires au cannabidiol. Commençons par les perspectives de récolte mondiales. Dans son bulletin publié le huit mai deux mille vingt-six, la F A O tire la sonnette d'alarme sur le coût des intrants, notamment l'énergie et les engrais. Elle prévoit une récolte mondiale de blé de huit cent dix-sept millions de tonnes en deux mille vingt-six, soit environ deux pour cent en dessous de l'année dernière. La fermeture effective du détroit d'Ormuz est pointée comme un facteur clé : elle a fait grimper les coûts des intrants et pourrait conduire les agriculteurs à réduire leurs doses d'engrais, avec un impact direct sur les rendements. En Europe, les surfaces emblavées ont reculé, tirées vers le bas par les prix. Aux États-Unis, la sécheresse s'aggrave. En revanche, du côté du maïs, le Brésil et l'Argentine affichent des perspectives favorables, l'Argentine pouvant même approcher des niveaux records en deux mille vingt-six. Sur le front social, des agriculteurs de la Coordination rurale ont bloqué lundi matin, dès quatre heures, les abords de la raffinerie Total de Feyzin, dans le Rhône, près de Lyon. Une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés pour demander des aides supplémentaires face à la hausse du prix du gazole non routier. Malgré un arrêté préfectoral d'interdiction, les manifestants ont organisé un barrage filtrant pendant près de deux heures. Jean-Pierre Junique, président de la Coordination rurale de l'Ardèche, parle d'une situation qui pourrait faire péricliter des exploitations. Cédric Archer, coprésident de la Coordination rurale de la Haute-Loire, avertit que les trésoreries des exploitations seront à sec d'ici quelques mois si l'État n'agit pas davantage. Le gouvernement avait pourtant annoncé le vingt et un avril une prise en charge de quinze centimes d'euros par litre de gazole non routier en mai deux mille vingt-six, soit un triplement de l'aide d'avril. Enfin, à partir du quinze mai deux mille vingt-six, les produits alimentaires contenant du cannabidiol, huiles, tisanes ou bonbons, seront interdits en France. La Direction générale de l'alimentation a décidé d'appliquer le règlement européen dit Novel Food, qui exige une autorisation pour tout aliment nouveau, autorisation que les produits au cannabidiol alimentaire n'ont pas encore obtenue. Paul Maclean, représentant de l'Union des professionnels du cannabidiol, dénonce une décision qui tue une filière agricole et risque de fermer plus de deux mille boutiques. La Confédération paysanne parle, elle, d'une menace directe sur des centaines de producteurs de chanvre. Le cannabidiol alimentaire représente quarante pour cent du chiffre d'affaires de ces magasins. Le gouvernement doit communiquer sur le sujet dans les prochains jours. Je vous retrouve demain pour un nouveau point sur l'actualité du secteur. Bonne journée à tous.
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