- Speaker #0
Le podcast Advitam existe grâce à vos contributions. C'est une association, Advitam Prévention. Votre participation nous aide à promouvoir la médecine préventive et à produire des épisodes de qualité. N'hésitez pas à faire un don pour soutenir l'aventure.
- Speaker #1
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- Speaker #0
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- Speaker #1
Advitam, le podcast de médecine préventive.
- Speaker #0
Environ 70% des maladies sont évitables. La médecine préventive, c'est une approche globale de la santé. Elle permet de cibler les facteurs de risque et ainsi de pouvoir limiter ou retarder l'apparition de pathologies. Dans ce podcast, avec l'expertise d'intervenants de qualité, nous décryptons sans tabou les données de la science auxquelles nous confrontons différents points de vue. Nous expliquons, avec bienveillance et empathie, quels sont les éléments pour devenir acteur de votre santé, de manière positive, quel que soit votre âge. Je suis le docteur Sarah Langer. Médecins généralistes et gériatres depuis plus de 15 ans.
- Speaker #1
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- Speaker #0
le podcast de médecine préventive. Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir Anne de Gramont, qui est naturopathe actuellement et qui est autrice d'un ouvrage qui s'intitule « Bien manger pour réussir à l'école » . Anne de Gramont a un parcours un petit peu particulier puisqu'elle a fait une école de commerce. Finalement, ensuite, elle a travaillé dans des ONG. Et ensuite, elle est devenue professeure des écoles pendant 15 ans. Alors, elle est passée... du mode actrice, professeur auprès des enfants à comment est-ce qu'on peut mettre en place une nutrition qui va permettre aux enfants de mieux réussir à l'école, notamment de mieux se concentrer, de mieux mémoriser et d'être plus en forme. Elle va nous expliquer tout ça dans ce podcast. Bonjour Anne.
- Speaker #2
Bonjour Sarah, merci de me recevoir.
- Speaker #0
Je suis ravie parce que pour moi... Ton parcours est extrêmement intéressant puisque tu as été sur le terrain auprès des enfants pendant 15 ans, donc ce n'est pas négligeable. Et ensuite, tu t'es rendu compte qu'il fallait faire quelque chose dans l'éducation nutritionnelle des enfants. Nos enfants sont scolarisés en primaire, au collège, au lycée et il n'y a pas forcément de cours obligatoires à la nutrition. Il y en a dans l'éducation sexuelle, dans les addictions, mais pas forcément dans l'alimentation et ça m'interpelle. parce que je fais ça au quotidien en cabinet de médecine, et je vois cette répercussion d'un manque d'éducation à l'école va cheminer, va prendre une mauvaise trajectoire sur le long de l'âge adulte et ensuite entraîner des problématiques de surpoids et ensuite entraîner des maladies chroniques. Donc l'enjeu, c'est de se dire, on pourrait agir en amont, dès le départ, à l'école, quand les enfants, justement, peuvent entendre ces messages et surtout peuvent passer ces messages aux parents. Et donc toi, tu agis en ce sens, puisque tu mets en place des ateliers à l'école. Comment tu as mis ça en place et comment ça t'est venu, si tu peux expliquer le démarrage de tout ça ?
- Speaker #2
Alors effectivement, pendant 15 ans, j'ai été professeure des écoles et j'ai remarqué que les enfants avaient du mal à se concentrer. Il faut dire que les enfants passent 6 heures par jour en moyenne assis sur une chaise, donc ce n'est pas forcément évident pour eux, mais quand même ça m'a interpellée et quand j'ai fait une reconversion, que je suis devenue naturopathe, j'ai fait très rapidement le lien entre l'alimentation et la concentration, l'énergie, et donc c'est pour cela que j'ai tenu vraiment à écrire un ouvrage. Pour synthétiser toutes ces données que j'ai apprises par ma formation et par mon expérience, dans ce livre, Bien manger pour réussir à l'école.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu observais, toi, Anne, sur le terrain quand tu étais professeure des écoles ? C'était quoi ton analyse ? C'était de voir que les enfants qui ne s'alimentaient pas bien n'étaient pas concentrés ? Comment tu as pu observer qu'il y avait vraiment un sujet et une problématique ?
- Speaker #2
Quand j'étais professeure des écoles, j'ai noté effectivement cette agitation ou cette fatigue récurrente des enfants et ce manque de concentration. Le fait de faire des études de naturopathie, très vite j'ai fait le lien entre l'alimentation et ses comportements en classe. Par exemple, hier, j'étais avec un élève de cinquième et cet enfant, ce jeune, était très agité. Il m'a dit « j'ai dormi que quatre heures la nuit, j'ai eu mal au ventre, j'avais mal aux intestins » . Je le voyais, il était agité, il était fatigué ou alors tout d'un coup, on le voyait, je l'ai vu s'énerver. Tout ça sur une heure et des bonbons sur la table. Je lui ai dit, mais tu sais, si tu as cette sensation de mal-être, cette fatigue, évidemment, le manque de sommeil, ça joue. C'est certainement lié à ton alimentation. Est-ce que le sucre... Par exemple, est-ce que tu sais si tu manges beaucoup de sucre ? Il me dit non, non Anne, je ne mange pas beaucoup de sucre. Et puis après, je le vois manger un caramel et il me dit, mais ça c'est un sucre, c'est du sucre. Mais non, mais non, c'est tellement important de faire ce lien, de former les enfants à la nutrition, de leur expliquer. Et donc c'est pour ça qu'il faut les aider, et par exemple avec le soutien d'associations comme l'école comestible.
- Speaker #0
En effet, Anne, merci beaucoup pour ton exemple, parce qu'il est vraiment très concret. et c'est vrai que comment on peut accepter qu'on apprenne aux enfants les capitales européennes mais finalement pas comment nourrir leur cerveau c'est la question qu'on se pose toi tu as été prof des écoles donc comme tu le dis il faut être polyvalent on demande beaucoup de choses aux enseignants et finalement si l'enseignant n'est pas forcément formé en nutrition ou qu'il n'a pas l'appétence à passer la bonne parole dans ce domaine là c'est pas évident et c'est vrai que c'est beaucoup plus concret quand on montre les choses par exemple Il y a des exemples très concrets qui consistent à prendre un paquet de gâteaux, un paquet de bonbons, à mettre une boisson type soda sucrée et à montrer combien il y a de sucre devant chaque paquet pour se rendre compte quelle quantité de sucre il y a devant chaque élément industriel. Et donc, c'est ce que tu disais avec ton jeune ado que tu avais eu en classe, en tout cas en cours, en soutien, c'est qu'il ne savait pas qu'il mangeait du sucre. Et il y a une méconnaissance, c'est ce que tu dis précisément. Moi, ce qui m'interpelle en tant que médecin... c'est qu'il y a une réelle sonnette d'alarme attirée sur le plan de la santé publique, sur le plan de l'éducation, sur le plan du programme d'éducation nationale, puisque actuellement en France, on a 20% des enfants entre 6 et 17 ans qui sont en surpoids. 20%, c'est beaucoup. Ça veut dire qu'un enfant sur 5, globalement, est concerné. Et dans ces 20%, on a 5,4% d'enfants qui sont en situation d'obésité. Et pour moi, l'enjeu médical en prévention, c'est de se dire qu'un enfant obèse a un risque de le rester à l'âge adulte. Donc c'est pour ça qu'il faut changer tout ça en amont. Et c'est aussi pour ça qu'il faut s'y intéresser, parce que le surpoids, l'obésité, c'est un enjeu principal pour être le terrain et le lit de maladies chroniques à venir. Et moi, je vois des adultes en consultation, essentiellement, qui vont avoir des maladies chroniques ou des problématiques de poids. Mais qui sont très complexes, parce que le poids, comme tu le disais, ce n'est pas qu'un enjeu juste d'alimentation. C'est un enjeu global. Je vais te donner un exemple très concret. Consultation hier, avec une patiente qui m'a beaucoup émue. On la forçait à finir ses assiettes. Si elle ne finissait pas ses assiettes, on l'enfermait dans un placard pour qu'elle finisse ses assiettes. Et c'était assez classique chez elle. C'était le fonctionnement comme ça. Il y a des gens pour qui le moment du repas est un moment de crainte, parce qu'ils ont été dans une éducation qui était malveillante. Ce qui fait qu'on les forçait à finir leurs assiettes, qu'on les malmenait, qu'on les maltraitait au moment d'alimentation et le repas devait toujours être pris de manière rapide, il n'y avait pas de bonnes émotions qui étaient véhiculées. Et ça moi je le vois au quotidien. Et je vois les conséquences à l'âge adulte. Ça veut dire que je vois les conséquences psychologiques de gens qui ne vont pas bien et qui ont un rapport avec l'alimentation qui est très mauvais parce qu'il n'est pas équilibré et qui n'est pas satisfaisant. ça veut dire que Cette maman qui m'expliquait la maltraitance liée à l'alimentation a du mal à s'asseoir avec son adolescent à table. Elle me dit que c'est compliqué pour moi. On recrée un moment convivial, on essaie de trouver des choses qui peuvent être intéressantes à mettre au sein de ce repas. Parler du sport parce que lui, il aime le sport. Essayer de mettre un peu de musique, pourquoi ? Parce que ça peut être un moment qui peut être convivial. Et oui, le moment de partage du repas est essentiel. Et dans des familles, il n'y a pas ce moment de partage. Chacun, j'ai pu voir des familles où chacun mange sur un bord de table, il n'y a pas de repas où on est posé, où on va partager, où on va amener de la convivialité et on va pouvoir mâcher. Parce qu'il y a un enjeu aussi de quand on n'aime pas manger, on n'aime pas ce moment-là, et bien on va avaler les aliments. Et souvent je leur demande aux patients, est-ce que vous prenez le temps de mâcher ? Est-ce que quand vous avalez, c'est de la bouillie pour bébé ? Ah ben non, la réponse c'est bien souvent, ben non, c'est des morceaux, les gens ne mâchent pas parce qu'ils font aussi autre chose en même temps. comme de regarder la télé ou faire d'autres choses. Et donc, ce moment n'est pas le plus adapté. Et donc, je vois ces gens-là qui ne vont pas bien sur le plan psychologique, un lien avec l'alimentation qui est compliqué, et surtout l'émergence de maladies chroniques qui explosent. Parce que quand on est en surpoids ou qu'on a de l'obésité, derrière, on va plus développer de résistance à l'insuline, de diabète de type 2, de troubles du sommeil, de risques cardiovasculaires. et on va aussi diminuer notre estime de soi. Donc pour les enfants, bien manger, c'est aussi, tu vas bien nous décrire, ça va être pour réussir. Réussir à l'école parce que je vais mieux me concentrer. Parce que je vais mieux mémoriser, je vais avoir une énergie plus stable, comme tu le décrivais très très bien. Il y a un sujet, rester assis pendant 6 heures, déjà c'est pas physiologique, pour un enfant de primaire. Donc en effet déjà ça c'est un autre sujet, mais le sport devrait être beaucoup plus présent à l'école qu'il ne l'est. Ça c'est l'enjeu de la sédentarité. Le sommeil, tu le disais, il faut avoir un nombre d'heures suffisant et un sommeil de qualité. Et puis ensuite l'alimentation. Comment je vais faire pour aller optimiser les choses sur le plan... de mon microbiote intestinal, de mon cerveau, parce que tout est lié, et ça, on va en parler. L'enjeu, donc, c'est de comprendre que quand il y a du surpoids ou de l'obésité infantile, pour nous, collectivement, c'est l'échec d'une prévention sur le plan de la santé publique. Et c'est là-dessus qu'on agit. L'enjeu, c'est aussi de se dire qu'il faudrait probablement plus structurer les choses sur l'enseignement. de la nutrition. C'est une loi dans le Code de l'éducation. On en parle aussi dans le Plan National Nutritionnel Santé, le nouveau, ça s'appelle le PNSS 5, qui est de 2026 à 2030. Vous pouvez tout à fait le lire sur Internet. Il faudrait plutôt que ça soit bien structuré dans l'enseignement, plutôt que ça soit appris comme ça au fil des cours, comme tu le dis. Toi, quand tu étais prof des écoles, quand on te demandait de parler de nutrition, comment tu l'amenais ? Sur quelle base ? Sur quelle structure ?
- Speaker #2
En classe, c'était vraiment très théorique. On regardait la classification des aliments. Et puis, il y avait une semaine du goût avec on va manger des aliments de la même couleur. C'était vraiment très, très simple. Il n'y avait aucune sensibilisation par rapport aux produits ultra transformés ou à des aliments plus naturels. Non, aucune sensibilisation. Et je ne me rappelle pas avoir fait un atelier concret avec mes élèves. et de leur avoir fait préparer tout simplement une salade avec une vinaigrette toute simple ou des choses basiques. Non,
- Speaker #0
pas du tout. Alors depuis 2005, ce qui est bien, c'est que les distributeurs sont interdits à l'école, notamment les distributeurs où il y a des snacks trop sucrés et des sodas trop sucrés. Donc ça déjà, c'est une belle évolution. Après finalement, si on rentre dans le vif du sujet, par rapport à ton ouvrage, Bien manger pour réussir à l'école, tous les parents qui nous écoutent vont vouloir avoir des idées de sujets très particuliers, Parlez peut-être du petit-déj, celui qui nous fait commencer la journée.
- Speaker #2
Oui, tout à fait, c'est essentiel. Juste une petite parenthèse par rapport au livre. Ce livre est pensé comme un guide pratique. Les parents retrouveront vraiment toutes les informations en détail dans ce livre pour respecter les besoins physiologiques de l'enfant et évidemment aussi de tout être humain. C'est l'enfant, mais ça concerne aussi les adultes. Je précise cela parce qu'en fait... Tout est lié au neurotransmetteur. Donc, par exemple, le matin, on va éviter la confiture, on va éviter tous les aliments qui sont trop sucrés. On en aura besoin, mais un peu plus tard dans la journée.
- Speaker #0
Donc, les erreurs principales finalement sur le petit-déjeuner, c'est le fameux petit-déjeuner français avec de la confiture tous les matins parce que c'est du sucre et du jus de fruits.
- Speaker #2
Et du pain blanc.
- Speaker #0
Et du pain blanc. Voilà, très bien de les citer. Alors vers quoi on va plutôt ? Explique-nous pourquoi.
- Speaker #2
On va plutôt prendre un fruit, un fruit plutôt qui soit riche en vitamine C, parce que la vitamine C, ça a beaucoup de bienfaits, et notamment celui de lutter contre la fatigue.
- Speaker #0
Un kiwi entier.
- Speaker #2
Exactement, un kiwi entier par exemple, ou des fruits rouges. Et on va éviter les jus de fruits, parce qu'en fait le jus de fruits, on a l'impression que c'est un aliment sain. Mais en fait, il n'y a pas de fibres. Or, on a besoin de fibres. Nos bactéries intestinales ont besoin de fibres, de se nourrir de fibres. Et les bactéries intestinales, en fait, c'est la flore intestinale. Et cette flore intestinale, elle doit être équilibrée. Si on a un microbiote équilibré, on a une barrière immunitaire qui est renforcée. Et donc, on a tout intérêt à faire attention. Et quand tu parlais aussi de bien mâcher. C'est important effectivement, puisque quand on mange bien, qu'on prend conscience de ce que l'on mange, et qu'on est dans des ondes positives, sereines, on va mieux assimiler l'aliment, et on va faire moins d'air aussi dans le ventre, dans le système digestif, et on aura des intestins plus apaisés.
- Speaker #0
Je rebondis là-dessus, parce que super de parler du microbiote intestinal. C'est toutes les bactéries, il y a des milliards de bactéries qui sont dans notre ventre, qui sont là pour nous défendre et qui constituent le socle de 70% du système immunitaire qui est dans le système digestif et aussi le lien avec le cerveau. Il y a des échanges directs entre le tube digestif et le cerveau. digestif, donc ce microbiote intestinal, et le cerveau. C'est pour ça que tout ce que tu vas expliquer après, ça permettra de comprendre le lien entre ce que tu disais tout à l'heure, les neurotransmetteurs, pour faire très simple, on va citer la dopamine, la sérotonine, etc. Il y a plein de neurotransmetteurs, mais surtout, qu'ils sont en partie synthétisés dans la tête et dans le ventre, et qu'il y a un lien entre les deux. Donc tu disais plutôt un fruit entier, parce que quand c'est un fruit, En jus pressé, on va casser ces fibres et les fibres, elles sont importantes pour aller nourrir toutes ces bonnes bactéries. Donc sur le sujet du fruit, vraiment il faut casser cette idée reçue qui est de penser qu'il faut prendre un jus de fiffret le matin. Ça non, parce que ça va faire trop monter la glycémie, trop augmenter le taux de sucre dans le sang et on ne veut pas ça.
- Speaker #2
Exactement, parce que si on a des aliments qui ont un index glycémique élevé, les enfants vont certainement avoir un coup de fatigue une heure plus tard en classe.
- Speaker #0
Ils ont un pic d'excitation. Et ensuite, ils redescendent. Tu sais, moi j'ai la même chose. Quand j'ai travaillé aux urgences, la nuit, puisqu'on doit rester éveillé la nuit, c'est dur de faire 24 heures de suite de garde. On a tous tendance à mettre plein de paquets de bonbons aux urgences, alors qu'en fait, c'est le truc qu'il ne faut pas faire. C'est je mets un coup de fouet parce que je prends du sucre, sauf que derrière, j'ai cette retombée où je suis d'autant plus fatiguée. Et donc finalement, c'est plus la protéine qui maintient éveillé plutôt que le sucre.
- Speaker #2
C'est exactement ça, parce que l'objectif, c'est que l'enfant ait une glycémie stable durant la journée. Donc l'objectif, c'est vraiment de lisser cette glycémie et donc d'éviter ces coups de fatigue, cette hypoglycémie réactionnelle qui peut arriver suite à l'ingestion d'aliments très sucrés. On va éviter le pain blanc. Parce que le pain blanc, c'est un aliment qui n'apporte rien, qui n'a pas de nutriments. C'est un aliment qui est raffiné et donc la graine, on lui a retiré son enveloppe et c'est dans l'enveloppe que l'on trouve justement les fibres. Et c'est dans l'enveloppe aussi qu'on trouve une partie des minéraux et des vitamines qui nous aident après, qu'on soit enfant ou adulte, à tenir dans la journée. Donc c'est vraiment intéressant. D'apporter le matin, mais aussi dans la journée, des glucides complexes, c'est-à-dire des aliments qui soient complets ou semi-complets.
- Speaker #0
Donc le pain blanc, pour faire simple pour les parents qui nous écoutent, ça va être le pain blanc, le pain de mie tout blanc ou le pain baguette. Après, on se le garde parce qu'on ne va pas être trop extrême. On peut se le garder pour le week-end ou quand on veut se faire plaisir à un moment donné.
- Speaker #2
Mais absolument, parce que l'objectif, c'est l'équilibre. Ce n'est pas la perfection. On ne va pas refuser les bonbons forcément aux enfants, mais on va les garder pour des occasions spéciales. Quand les enfants sont invités à des anniversaires, évidemment qu'ils pourront manger tous les aliments qui sont présents à ces occasions-là, parce que le corps sait gérer. C'est surtout l'excès.
- Speaker #0
Quid des céréales ? Parce que ça arrive souvent dans le petit-déjeuner, on l'entend souvent.
- Speaker #2
En termes de céréales, plutôt des céréales comme les flocons d'avoine. Ils sont très bien. Ils sont peu sucrés. Ça a été légèrement raffiné parce que ça a été chauffé, aplati. Mais ça reste quand même plutôt naturel et tout est relatif. Comparé aux céréales très sucrées, c'est...
- Speaker #0
Alors les très sucrées, pour que les parents sachent ce que c'est une céréale trop sucrée, on leur dit quoi ? De regarder l'étiquette ?
- Speaker #2
Oui, et puis de toute façon, vous voyez bien dans les supermarchés, dans les rayons, avec les... Les packagings très colorés, très marketés, très industrialisés, vous pouvez vous dire que ce n'est pas la cible.
- Speaker #0
Donc effectivement, dans les céréales, plutôt aller vers des céréales qui seront simples et qui n'auront pas trop de sucre ajouté. Donc les flocons d'avoine, qu'est-ce qu'on peut ajouter dans un bol de flocons d'avoine pour notre enfant, pour que ça soit quand même gustativement sympathique ?
- Speaker #2
On peut couper des fruits en morceaux. Je rappelle le kiwi, la fraise, un fruit de saison. Ça, ça apporte une petite note sucrée. On peut ajouter des graines, des oléagineux. Les oléagineux, c'est toutes...
- Speaker #0
Amandes, noix de cajon, noix du Brésil, noix...
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
Un peu de chocolat ?
- Speaker #2
Un tout petit peu. On met du chocolat noir ? Pas tous les jours.
- Speaker #0
On peut mettre un petit peu de chocolat noir dans le bol ?
- Speaker #2
Oui, mais pas tous les jours.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #2
Parce que c'est à consommer de façon modérée, le chocolat. et c'est plutôt un aliment... On peut dire un petit peu addictif.
- Speaker #0
Tout à fait, c'est plus chez les femmes.
- Speaker #1
Donc voilà,
- Speaker #2
l'objectif c'est de varier en fait. Parce que pour certains enfants, les flocons ça leur conviendra très bien, et au contraire... Au niveau digestif, ça correspondra bien au tempérament, au profil de l'enfant. Alors, je reviens sur les protéines. Parce qu'effectivement, quand on dit les graines, les fameuses oléagineux, c'est un apport de protéines. Et aussi les flocons, c'est un apport de protéines végétales. Parce qu'effectivement, le matin, ce qui est important, c'est d'apporter des protéines. Pour des enfants, ce ne seront pas des protéines. davantage des protéines végétales, mais d'autres, pour d'autres, ce seront des protéines animales, comme un oeuf à la coque.
- Speaker #0
Un fromage blanc.
- Speaker #2
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Un petit bout de fromage. Même un petit peu de viande de protéines animales. Exactement. D'inde, poulet ou un peu de saumon. Ça, c'est en fonction. On ne met pas du saumon tous les jours, c'est toujours pareil.
- Speaker #2
L'oeuf à la coque, c'est une pépite.
- Speaker #0
Des oeufs qui ne sont pas élevés en batterie, par contre. Des oeufs plutôt bio. Parce que les poules, on a envie qu'elles se nourrissent. de bonnes choses pour pondre un bon oeuf.
- Speaker #2
C'est ça, et les fruits aussi, plutôt bio.
- Speaker #0
Donc on a notre petit déjeuner là, où on a mis un fruit pour amener de la vitamine C, on a mis un féculent, quelque chose qui permet d'avoir une glycémie stable, on a mis un peu de protéines.
- Speaker #2
Parce que la protéine permet la sécrétion, on parlait tout à l'heure, Sarah, des neurotransmetteurs, la protéine permet la sécrétion à terme, parce que c'est une histoire de précurseur, mais à terme de dopamine. Et la dopamine s'adopte.
- Speaker #0
La dopamine, c'est ce qui permet d'être le starter de la journée et qui permet de bien commencer la journée. Est-ce que tu vois autre chose dans le petit déjeuner ? Bien sûr, une hydratation.
- Speaker #2
Oui, de l'eau, très bien.
- Speaker #0
Est-ce que tu vois autre chose dans le petit déjeuner ?
- Speaker #2
Ça peut être aussi une infusion. J'étais surprise de voir en atelier que des enfants... Parce que j'ai fait un atelier tisane. C'était dans le cadre d'un atelier potager où j'étais avec une classe dans la ferme d'une agricultrice. Et avec elle, on est allé chercher des plantes pour notre tisane. Et donc après, en classe, les enfants ont fait sécher leurs plantes. Et donc, on dégustait ensuite leur tisane et on appréciait. On a des enfants qui apprécient les tisanes. Et ça ne va pas faire dormir une tisane.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, c'est pas que le soulève. Tout à fait. Ça ne fait pas dormir une tisane. Mais c'est juste pas excitant. Tout à fait.
- Speaker #2
Et ça permet aussi de garder justement des... Une humeur stable parce qu'on recherche la stabilité, l'équilibre.
- Speaker #0
Très bien, c'est bien de le soulever. En tisane, tu conseilles quoi pour les parents qui veulent en acheter pour faire tester les enfants le matin ?
- Speaker #2
La verveine citronnée, c'est parfait.
- Speaker #0
Donc là, Anne, on a quelques idées déjà pour le petit déjeuner. Alors le sujet aussi à aborder, c'est le goûter. Parce que sur le goûter, c'est vrai qu'on peut avoir cette facilité et on ne jugera jamais personne dans le sens où on met souvent des choses qui vont être très sucré au goûter. Mais qu'est-ce que tu peux dire sur le goûter, sur la composition idéale du goûter et des exemples pratiques de ce qu'on peut recommander aux parents ?
- Speaker #2
Alors, Sarah, justement, au niveau du goûter, il y a une hypoglycémie naturelle.
- Speaker #0
Donc, il y a une baisse du taux de sucre dans le sang à ce moment-là.
- Speaker #2
Exactement. Et donc, justement, c'est là qu'on peut manger des aliments un petit peu sucrés. Super. Mais là encore, On va plutôt privilégier des aliments simples, naturels, donc une alimentation vivante, pas forcément des biscuits très sucrés, ça fatigue. Comme tu disais, plus on mange d'aliments sucrés dans la journée, plus le risque de surpoids est présent. Tout à fait. Là encore, ce sera un fruit, un fruit avec ses fibres, un fruit entier avec ses fibres. la présence aussi d'oléagineux, les noix, noisettes, amandes vont permettre de lisser la glycémie du fruit. Et donc c'est intéressant aussi.
- Speaker #0
Donc dans la boîte à goûter, concrètement, le parent qui est pressé le matin, il peut mettre, pour que ça soit simple, une banane, une clémentine, un fruit qui se met facilement dans la boîte à goûter. Il peut ajouter, par exemple, des oléagineux, comme tu disais, une petite poignée d'amandes ou de noix, noix du Brésil, essayer de varier un petit peu là-dessus. Et puis y ajouter pourquoi pas des abricots secs aussi, c'est facile, dans la boîte à goûter. Après, bien sûr, si on a du pain, plutôt qu'il va être du pain complet, des céréales anciennes, on peut lui mettre des tranches de pain, parce que s'il a faim, il faut bien qu'il mange quelque chose, avec pourquoi pas un petit carré de chocolat noir, de préférence, et le gâteau industriel. Après, quand on n'a pas de pain frais, on mettra un gâteau industriel. l'idée c'est principalement de se dire qu'il faut une histoire d'équilibre. C'est-à-dire que si votre enfant mange de manière équilibrée le matin, le midi, le soir, qu'on a amené la bonne quantité de fruits et de légumes régulièrement, s'il y a juste ce côté-là sucré au moment du goûter, c'est pas la fin du monde juste pour déculpabiliser les parents. Parce qu'on fait tous comme on peut, et qu'on ne fait pas tous des gâteaux maison trois fois par semaine, parce qu'on n'a pas tous du pain fantastique à la maison frais tous les matins. Donc parfois, il y aura ce sachet de gâteau industriel qui va être peut-être un peu trop gras, un peu trop sucré, mais l'idée c'est peut-être de limiter et de ne pas le faire tous les jours.
- Speaker #2
C'est vrai qu'on ne vise pas à la perfection, et encore une fois, le corps sait gérer, il est bien fait. là-dessus... on peut élargir à tous les aliments qui sont transformés. Par exemple, si un enfant a envie de manger un hamburger, on a envie de lui faire plaisir, on dira oui. Mais l'objectif, effectivement, c'est l'équilibre. Et donc, peut-être, on va lui dire, d'accord, tu peux manger ton hamburger, mais à côté, qu'est-ce que tu pourrais faire pour... Parce que c'est vraiment important de parler nutrition avec les enfants et d'expliquer pourquoi cet aliment... Il est bon pour lui et pourquoi celui-là il est moins bon pour lui ? Alors on va lui dire, pour balancer, pour rééquilibrer ton hamburger, qu'est-ce que tu pourrais faire pour que ça passe mieux au niveau digestif et pour que tu ne sois pas trop excité ou fatigué tout à l'heure ? Eh bien l'enfant, s'il vous voit manger souvent des légumes, il va se dire, effectivement, on va peut-être mettre des légumes et pas des frites. Voilà, c'est des petites habitudes, c'est un dialogue à avoir avec ses enfants et bien sûr que On ne cherche pas la perfection et qu'on fait comme on peut. Et petit à petit, les habitudes se prennent. C'est petit à petit. C'est la répétition qui fait qu'on intègre.
- Speaker #0
C'est ça. Mais j'aime bien la notion que tu amènes d'éduquer les enfants et de leur expliquer pourquoi. Prends des choses qui te font plaisir, mais je t'explique pourquoi c'est trop sucré, trop gras, et comment effectivement on va pouvoir compenser. C'est-à-dire que notre enfant, si on lui donne des trucs un peu gras ou un peu trop sucrés, lui expliquer que quand on va prendre des légumes et des fruits. J'aimais bien la manière dont amenaient les choses. C'était le docteur Julien Scanzi, qui est gastro-entérologue. On a fait un podcast avec lui sur le microbiote intestinal et il explique très simplement à ses enfants, et je l'utilise aussi, de dire que quand on amène des fibres qui sont situées dans les légumes et les fruits, ce sont des petits soldats qu'on amène pour notre tube digestif, des soldats pour notre microbiote intestinal, parce qu'on a toutes ces petites bactéries qui sont là pour nous protéger dans notre ventre. Et on va aller nourrir ces soldats avec les fibres. Et c'est pour ça que nos soldats seront beaucoup plus forts. Et donc je pense que cette image, elle est intéressante pour les enfants en primaire, pour aller leur expliquer pourquoi je vais manger du coloré, pourquoi je vais manger des fruits et des légumes, et ça permet qu'ils comprennent et d'expliquer que c'est pas bon d'amener trop de sucre, mais justement qu'on compense quand il y en a un petit peu trop, ou que quand ça suffit, la dose qu'on a donnée aujourd'hui, et ça sera une prochaine fois, pour pas être dans la restriction, puisque le but... C'est pas de dire on mange plus rien, on se fait plus plaisir, absolument pas. Toi et moi, Anne, on mange des choses qui font plaisir, hamburger, frites, bah oui ça fait du bien, une bonne pizza, oui ça fait du bien, sauf qu'on sait qu'il faut du coup compenser. Je rappelle que l'équilibre nutritionnel se fait sur 15 jours, le métabolisme se fait sur 15 jours, ça veut dire qu'on peut, sur la période des fêtes, se faire bien plaisir du moment qu'on compense à côté, c'est juste une histoire. d'équilibre.
- Speaker #2
Quand les enfants voient les adultes aussi prendre plaisir à manger des légumes, des fruits, à savourer les herbes aromatiques qu'on rajoute, eux aussi, par mimétisme, ils s'y intéressent. Et aussi, ils sont très fiers, très fiers, je me rappelle, ça arrive fréquemment, que des enfants en atelier me disent « je suis vraiment, tu sais, à la maison » . Anne, c'est moi qui prépare la salade, c'est moi qui fais la vinaigrette. Ils sont très fiers de pouvoir couper les légumes eux-mêmes, de pouvoir préparer. C'est vraiment... Pour eux, c'est un réel plaisir. Donc, il y a à la fois l'acte de se nourrir, mais c'est aussi l'acte de préparer ses aliments, de se faire du bien. Ils le sentent, les enfants. Et surtout, jeunes, vraiment, j'insiste là-dessus, de les sensibiliser, jeunes. Parce qu'après, c'est plus difficile.
- Speaker #0
Après, il y a l'adolescence et la quête identitaire et le rejet des parents.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Faire venir son fils ou sa fille en cuisine, c'est important. L'éduquer, lui acheter peut-être un petit tablier, l'éduquer à couper effectivement les fruits et les légumes, lui éplucher une petite carotte crue à grignoter en apéritif. Petits exemples très simples à mettre en place à la maison. Alors, c'est super parce qu'on a... déjà abordé beaucoup de choses sur les grandes familles de nutriments qui sont importants à bien connaître pour alimenter nos enfants. Alors dans tout ce qui est produits industriels qui vont être trop sucrés et trop gras, on a parlé du sucre. Mais alors, qu'en est-il du gras, Anne ?
- Speaker #2
Alors, en ce qui concerne le gras, je vais vous parler des oméga-3. C'est assez marqueté, oméga-3. Alors oui, effectivement, c'est important que vous ayez, que les enfants et vous aussi, parents, vous ayez une alimentation riche en oméga-3. Nous ne synthétisons pas d'oméga-3, donc il faut qu'on aille la chercher dans l'alimentation. Les oméga-3 ont vraiment une action positive sur le fonctionnement du cerveau. On va privilégier des sources d'oméga-3. On a comme source d'oméga-3 les petits poissons gras. Sardines, macros,
- Speaker #0
arans, saumons.
- Speaker #2
C'est ça. Et également les huiles. Donc l'huile d'olive est davantage riche en oméga-9. C'est une huile qui est intéressante aussi au niveau alimentaire, en particulier, comme tu le sais, au niveau cardiovasculaire. si on veut trouver donc des solutions Nos fameuses oméga-3, on va davantage s'intéresser à des huiles comme de l'huile de colza ou de l'huile de noix. Ou l'huile de cameline. Ou l'huile de cameline, tout à fait. Ou l'huile de chanvre. Ces huiles, il faut faire attention parce qu'elles sont facilement oxydables. Elles s'abîment. Donc, bizarrement, c'est un peu bizarre, mais vous allez mettre ces huiles au réfrigérateur.
- Speaker #0
Tout à fait, pour bien les conserver à l'abri de la lumière. C'est pour ça, pour ne pas qu'elles s'oxydent. Pourquoi c'est important les oméga-3 chez nos enfants pour le côté neurologique ?
- Speaker #2
Oui, parce que ça va aider à la circulation de l'influx nerveux en particulier.
- Speaker #0
Donc, à la concentration, à l'apprentissage, à la mémorisation.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
Et tu leur conseilles d'en manger... À quel moment, à quel repas, quelle quantité de ces oméga-3 ?
- Speaker #2
Alors, vous pouvez même en mettre un petit peu dans les flocons le matin. Une petite cuillère à café ? Une petite cuillère à café. Et aussi dans les salades.
- Speaker #0
Et donc ça, ça va être amené de la bonne graisse. Parce que c'est des graisses qui ne font pas grossir, il faut le rappeler. Et c'est des graisses qui participent à l'apprentissage. Contrairement aux mauvaises graisses, les mauvaises graisses qu'on retrouve dans les produits trop gras, trop industriels, comme...
- Speaker #2
Les chips, les hamburgers, les pizzas industrielles. Ce sont des vraiment, on appelle ça, comme tu le sais, des acides grasses saturés.
- Speaker #0
Voilà. Et donc, c'est pour ça que ça, ça peut être un aliment santé qui va aider dans la réussite scolaire de nos enfants. Et c'est vrai qu'on n'a pas l'habitude en France d'utiliser beaucoup d'oméga 3, notamment au petit déjeuner. Et donc, tu donnes une très bonne astuce qui est dans le petit un peu porridge. qu'on fait à la maison le matin dans ce bol-là pour que ça soit bien chargé en oméga-3 pour bien travailler sur la journée. Et puis qu'on peut aussi assaisonner sur les légumes cuits, les crudités, on peut mettre un sèche-huile facilement.
- Speaker #2
Exactement. Dans le livre, je mets une petite recette justement de préparer en amont, c'est-à-dire dans une bouteille, vous mettez un tiers d'huile d'olive. Un tiers d'huile de noix, par exemple, et un tiers d'huile de colza. Et ensuite, vous pouvez conserver cette bouteille dans le réfrigérateur. Et comme ça, vous avez tous les omégas. Alors, les omégas 3, c'est aussi intéressant parce que ça a une action anti-inflammatoire et aussi, ça peut aider à gérer le stress. D'ailleurs, dans le livre, Sarah, j'ai mis quelques pages pour les parents. pour l'alimentation anti-stress pour les parents, avec des idées de menus aussi. Parce que je sais qu'être parent, ce n'est pas facile et qu'on a une charge mentale effectivement dans la journée. Et donc l'objectif, c'est que toute la famille soit plus sereine, plus tranquille. Et ça joue aussi au niveau des apprentissages. On a un neurotransmetteur qu'on appelle la sérotonine et qui est souvent à un taux très bas. malheureusement avec le stress ambiant que l'on vit tous les jours et cette sérotonine il faut la faire remonter voilà un des objectifs c'est aussi grâce à l'alimentation de rééquilibrer nos neurotransmetteurs c'est bien parce que vraiment tu parles d'environnement et c'est vrai que c'est essentiel et c'est pour ça qu'en fait tout ne réside pas que dans l'assiette mais
- Speaker #0
dans l'environnement familial dans la gestion du stress global et de savoir de quelle manière on vit notre quotidien avec ce stress qui est là dans notre société actuellement. Ce n'est pas facile d'être parent, comme tu le dis. Donc, merci de nous avoir présenté déjà toutes ces astuces et qu'on comprenne mieux comment on peut aider nos enfants à être plus concentrés à l'école et surtout se sentir mieux parce que c'est ça qu'on cherche en tant que parent. On cherche que nos enfants soient heureux et aillent vers le bonheur. Donc, tout le monde pourra retrouver cette opportunité. L'ouvrage de Anne de Gramont que j'ai reçu aujourd'hui, « Bien manger pour réussir à l'école » , si on finissait sur aller dans l'idéal, si on avait une baguette magique, qu'est-ce que toi tu changerais en France en priorité pour améliorer l'enseignement de la nutrition et donc l'éducation nutritionnelle dans les écoles ? Qu'est-ce que tu ferais ?
- Speaker #2
Alors si j'avais cette fameuse baguette magique, j'aiderais les enseignants à pouvoir vraiment s'approprier Ces notions, qu'il y ait même des formations, c'est ce que fait d'ailleurs l'école comestible. Elle propose des formations aux enseignants pour que ce soit plus facile pour eux de mettre en place ce type d'atelier. Donc je rappelle, il y a une part d'échange interactif parce que c'est vraiment important que les enfants sachent pourquoi l'alimentation saine est justement essentielle pour leur bien-être. Et aussi cette partie pratique, qui n'est quand même pas facile à mettre en place. Et là, moi, la baguette magique, ce serait vraiment d'aider les enseignants à se sentir plus à l'aise, à être formés, et de leur donner du temps, parce que c'est vrai que les enseignants sont très sollicités sur plein de sujets et ont besoin de temps. Donc je leur donnerais du temps aux enseignants pour assimiler ces notions et mettre en place une vraie éducation alimentaire à l'école.
- Speaker #0
Merci beaucoup de ton expertise. Et, écoutez, n'hésitez pas à partager ce podcast aux enseignants que vous connaissez, peut-être pour faire avancer les choses sur ce plan-là. Merci beaucoup, Anne.
- Speaker #2
Merci à toi, Sarah.
- Speaker #0
Merci d'être venue et d'avoir parlé de ce sujet qui me tient énormément à cœur.
- Speaker #2
Avec grand plaisir.
- Speaker #0
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- Speaker #1
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