Speaker #0Aujourd'hui, j'ai choisi de vous faire un podcast spécifique pour vous aider à préparer votre rendez-vous médical. En général, vous n'avez tout simplement pas les infos sur comment est-ce que vous pouvez faire pour aider votre praticien, votre médecin, votre médecin généraliste ou spécialiste à mieux vous accueillir, à mieux orchestrer sa consultation médicale. Et surtout, à ce que le rendu à la fin soit le plus simple, le plus clair pour vous, et savoir si vous repartez avec les bonnes informations, en tout cas celles que vous recherchiez au début de cette consultation. Ce n'est pas simple, j'entends bien parce que nous sommes de moins en moins de médecins, que l'accès aux médecins généralistes et aux spécialistes est très complexe. Donc c'est compliqué pour vous et c'est compliqué pour nous, parce que nous, on se retrouve surchargés. avec beaucoup de demandes de patients et on ne peut pas répondre à cette trop forte demande. Donc bien sûr qu'il y a un enjeu de santé publique qui est majeur et qui nous concerne et qui vous concerne également. Alors pour vous aider dans votre consultation, ce que je vais aborder là, c'est qu'est-ce que vous pouvez faire avant le rendez-vous pour bien préparer la consultation, qu'est-ce que vous devez apporter comme document. Et en fin de podcast, je vous dresserai une checklist très simple pour savoir ce que vous pouvez faire. Pour améliorer la consultation médicale, comment bien expliquer mon problème quand je suis en consultation ? Qu'est-ce que j'ai le droit de poser comme question ? Qu'est-ce que je peux tout aborder ? Est-ce que j'ai le droit de demander un deuxième avis ? Enfin, toutes ces questions que vous vous posez. Qu'est-ce que je fais, bien sûr, du traitement qui m'a été proposé si je ne le souhaite pas ? Et ensuite, finalement, comment la consultation va se finir ? Et qu'est-ce que je peux orchestrer dans les suites de la consultation ? Et je tournerai aussi un accès un peu particulier vers la prévention en santé. Est-ce qu'il faut que je consulte même si je vais bien ? La réponse est oui, mais on va voir pourquoi. En premier lieu, j'aimerais vous dire que vous faites au mieux. Et donc bravo, vous faites au mieux de ce que vous pouvez pour une consultation médicale. Ce n'est pas simple parce que vous ne savez pas comment orchestrer les choses et on ne peut pas vous le reprocher. C'est justement pour ça que je vous propose ce podcast aujourd'hui. c'est pour vous dire que nous En consultation, on a besoin de certaines informations médicales. Une consultation médicale, c'est un petit peu comme quand on veut aller danser le rock. Le rock'n'roll, vous êtes à deux et on détermine qui est-ce qui va l'aider, qui est-ce qui va mener la danse. Dans une consultation médicale, c'est un peu ça. L'enjeu, ce n'est absolument pas de se dire qu'il y a une relation qui va être sur du dominant-dominé ou qui va être patriarcale. On n'est plus du tout là-dedans à l'heure actuelle. Mais il faut comprendre que votre médecin a besoin d'espace. Il a besoin d'espace pour vous poser des questions, pour mieux saisir s'il y a une gravité ou pas et dans quel sens il va aller pour orchestrer la suite de sa consultation. Donc l'enjeu c'est surtout de laisser un peu de place aux questions que le médecin vous pose. Ça c'est évident parce que ça c'est sur une partie de la population et parfois il y a des gens qui ont tellement de choses à dire qu'en fait on a du mal à aller poser les questions et du mal à aller... précisément aller chercher ce dont on a besoin. Mais vous, vous allez avoir beaucoup de choses à demander parfois en consultation. Alors, avant de préparer votre consultation, oui, vous pouvez tout à fait noter vos questions sur un papier ou sur votre téléphone pour ne pas oublier les choses qui vous semblent essentielles. Après, vous avez peut-être déjà probablement vu que dans les salles d'attente, parfois, certains collègues vont noter un symptôme égale une consultation. Pourquoi ? Parce que, en général, pour aller bien comprendre ce que vous avez. Le format de la consultation va passer par un long moment d'interrogatoire pour préciser précisément ce que vous avez et ensuite par un examen clinique. Si on fait ça et qu'ensuite vous avez fini de poser votre question et ensuite vous dites, ah docteur, je ne vous ai pas dit mais j'ai aussi ça, Vous imaginez bien qu'ensuite il va falloir qu'on vous repose plein de questions par rapport à chaque demande parce qu'on a besoin de préciser si une douleur de hanche ça peut être une fracture, ça peut être de l'arthrose, ça peut être une infection de la hanche, ça peut être une dysplasie de hanche, ça peut être tellement de choses différentes et en fait les questions ne seront jamais les mêmes en fonction de ce vers quoi vous allez et notre examen clinique ne sera pas non plus le même. Donc c'est pour ça qu'il est important d'aborder toutes les questions que vous avez. en début de consultation et ça c'est vraiment important. Donc prenez le temps d'énoncer les choses et pourquoi pas dire aussi aux médecins, puisqu'il y en a qui hésiteraient à vous le dire, qu'il faudra peut-être une autre consultation pour voir les autres problématiques. Vous, votre objectif c'est d'avoir des réponses à vos questions et nous, notre objectif c'est de bien vous soigner. Et si on veut bien vous soigner, il faut qu'on fasse les choses proprement, donc c'est-à-dire pas dans un couloir, pas à la va-vite, pas entre deux consultations. Donc l'idéal, c'est vraiment... de voir qu'est-ce qu'on peut régler sur une consultation qui, en médecine générale, dure 15-20 minutes, pour les spécialistes, parfois un petit peu plus long, parfois pas, tout dépend, mais qu'on sache précisément ce qui vous embête. Et donc ça, il faut vraiment l'établir en début de consultation. Vous, quand vous amenez des documents dans cette consultation, vous pouvez amener soit des sacs remplis d'examens médicaux avec des résultats qui datent depuis 20 ans, 30 ans, 40 ans, on peut faire mieux. L'enjeu, c'est de se dire que nous, on a besoin de différentes choses lors de la consultation, notamment si vous venez nous voir pour une douleur abdominale et que vous aviez déjà fait une prise de sang, vous aviez déjà fait une échographie et un scanner, bien sûr, l'idéal est de nous apporter tous les résultats des examens complémentaires que vous aviez effectués. Vous nous demandez aussi, souvent en salle d'attente, Est-ce que je peux venir avec... Ma mère, mon frère, mon copain, ma copine. Bien sûr que vous pouvez venir avec quelqu'un qui est votre proche. L'enjeu, c'est vous, vous êtes en consultation, c'est vous qui décidez à qui vous voulez confier ce secret médical. Puisque nous sommes unis par un secret médical qui fait partie du code de déontologie médicale qui fait que tout ce que vous nous dites en consultation ne doit jamais sortir d'un bureau de consultation. Et donc si vous, vous décidez d'amener votre père, d'amener votre compagne, d'amener votre enfant, vous décidez de partager ce secret médical. Donc vous choisissez qui vous voulez amener. Pour ne rien oublier d'important, je vous invite à faire un petit peu cette liste des problématiques que vous avez à l'énoncer en début de consultation et peut-être avoir avec votre médecin ce qu'il va falloir prioriser. Ok docteur, quel est le plus important à gérer ? Peut-être que vous pourrez poser la question et votre médecin vous dira ok. Sur cette consultation, on va voir votre douleur dans la poitrine, on va voir votre douleur abdominale, par contre ça, on pourra le voir lors d'une prochaine consultation. Pour qu'encore une fois, le sujet soit bien traité, en profondeur, de manière sérieuse. C'est uniquement dans ce but-là. Je vous dirais vraiment pour préciser cette petite liste, comment vous pouvez préparer ce rendez-vous en fin de podcast. Quand vous arrivez avec votre médecin, vous allez vouloir donner plein d'informations. Alors il y a des informations qui sont utiles et d'autres qui sont un peu inutiles. Mais ça vous le savez pas, parce que ce n'est pas votre métier. Et c'est pour ça que laissez le médecin vous orienter vers les questions qu'il a lui, pour préciser la douleur par exemple. Une douleur, pour nous, c'est intéressant de savoir si c'est une douleur qui date depuis une semaine, depuis deux mois, est-ce que c'est une douleur qui vous gêne la nuit, qui vous gêne la journée ? Parce que pour nous... Ça ne va pas vers les mêmes types de diagnostics. Est-ce que cette douleur est calmée par des choses ? Est-ce qu'elle est augmentée par d'autres choses ? Qu'est-ce que vous avez pris comme médicament pour calmer cette douleur ? Tout ça, ça va nous orienter sur énormément de paramètres qui peuvent être utiles. Je sens la question venir, et je vous en parle directement. Je vois maintenant des patients qui ont mis beaucoup de choses sur les moteurs de recherche type intelligence artificielle, qui peuvent être une aide, oui, pourquoi pas. après Attention parce que moi je ne suis absolument pas contre, au contraire, je pense que c'est un bon outil complémentaire, ça on pourrait faire un podcast sur le sujet, bien entendu sur plein d'éléments. Donc allez-y, c'est juste que ça peut être un petit peu anxiogène. Beaucoup de gens viennent en ayant dit qu'ils ont vu sur internet, avec l'IA, plein de diagnostics possibles. En général, ce que je constate après de nombreuses années de pratique, c'est que quand vous regardez sur internet, faites-le, il n'y a aucun problème. Mais c'est juste que ça vous fait peur. Et c'est que vous regardez des diagnostics qui sont cauchemardesques, parfois. Personne n'a envie d'avoir un cancer. Personne n'a envie d'avoir une maladie incurable. et forcément quand on vous les cite sur ces moteurs de recherche, vous allez avoir plusieurs journées voire nuits qui peuvent être très anxieuses par rapport à cette recherche-là. Donc c'est juste le frein que j'aurais uniquement pour vous préciser le point négatif de l'utilisation de ces données-là. Après, sinon ça peut déjà vous préorienter, bien entendu, sur plein de sujets. En consultation, posez vos questions. Vous avez le droit de ne pas tout comprendre. Dites-vous bien. maintenant qu'on sait que vous ne retenez que 10% de ce qui est dit dans une consultation médicale. Ce n'est pas beaucoup. Donc peut-être prenez des notes sur une consultation médicale, si vous voulez que les choses soient claires. Peut-être enregistrez la consultation en demandant au médecin s'il est d'accord. Sur une consultation d'annonce diagnostique, sur une consultation complexe, bien entendu que vous pourriez réécouter l'enregistrement à distance et que ça vous éclairera beaucoup plus simplement après. Donc pourquoi pas, à échanger avec votre médecin. Est-ce que c'est normal de ne pas tout comprendre ? Parfois oui, parce que le médecin va avoir un jargon qui ne sera pas toujours adapté. Chaque médecin fait au mieux, mais n'hésitez pas à dire que vous ne comprenez pas, pour que le médecin puisse reformuler avec un vocabulaire qui sera beaucoup plus facile pour vous, plus adapté. Lors d'une consultation avec un médecin généraliste ou un spécialiste, on va probablement vous donner un traitement, ou on va probablement vous demander de faire un examen. Vous avez le droit de ne pas être d'accord. C'est votre corps, c'est votre santé, c'est votre avenir, c'est votre vie, c'est votre mort, vous choisissez ce que vous voulez. Il faut partir du principe que le médecin est un expert dans son domaine, c'est l'expert médical, il vous connaît et il sait ce qu'il y a de mieux dans la thérapeutique à utiliser, mais il n'a pas tous les éléments. Et bien sûr qu'en 20 minutes, c'est difficile d'avoir les informations de toute une vie. C'est pour ça qu'il faudrait minimum... une heure sur des consultations longues. En l'occurrence, si c'est votre médecin de famille, il vous connaît mieux. Mais n'hésitez pas à échanger avec lui. On voit souvent ce sujet venir sur des traitements particuliers comme les statines, par exemple, où on veut diminuer le risque de mortalité par une pathologie cardiovasculaire en mettant de la statine pour limiter l'augmentation du cholestérol qui pourrait amener Merci. des accidents vasculaires cérébraux ou des infarctus. Mais, avec certains traitements, il peut y avoir des effets secondaires. C'est à vous de décider si vous préférez aller vers des bénéfices, vers des risques du traitement. Et tout ça, ça se pèse. On n'est pas obligé de le choisir lors d'un premier rendez-vous médical. On peut prendre le temps. Des fois, il y a des réflexions urgentes à avoir, mais d'autres, on peut prendre le temps. On peut confronter tout à fait le point de vue du spécialiste qu'on a eu, par exemple le cardiologue. qui vous suggérerait de prendre ce traitement, le médecin généraliste qui vous invite aussi à le prendre ou qui met peut-être une petite distance en se disant qu'on peut se laisser le temps, qu'on peut essayer aussi de réguler les choses avec des règles qu'on appelle hygiéno-diététiques, c'est-à-dire avec de l'activité physique, modifier l'alimentation, voir une diététicienne, faire du coaching sportif pour limiter le cholestérol. Il y a plein de choses à faire et encore une fois, on peut prendre le temps. de réfléchir à un traitement. De la même manière, vous n'êtes pas obligé d'aller faire un examen. Si vous êtes claustrophobe, que vous ne pouvez pas faire une IRM, par exemple une IRM cérébrale ou autre, parce que vous ne supportez pas d'être enfermé, parce qu'on est un petit peu à l'étroit dans l'IRM, sachez qu'il existe des IRM pour les gens qui sont claustrophobes, qui sont des IRM très ouvertes, avec beaucoup d'espace, mais aussi qu'il y a parfois d'autres examens qu'on peut faire quand c'est compliqué de faire un certain type d'examen. En France, il y a aussi ce sujet... d'aller demander un deuxième avis. Parce que dans le parcours de santé, actuellement, c'est votre médecin généraliste qui doit faire un courrier pour aller voir un spécialiste pour que vous soyez bien pris en charge. Et donc, en général, vous allez voir un seul spécialiste. Mais dans d'autres pays, il est assez commun d'aller voir plusieurs spécialistes pour confronter les points de vue. J'imagine surtout sur des spécialistes plutôt type chirurgicaux pour voir si on va jusqu'à la chirurgie ou pas. pour voir sinon en oncologie, quel traitement thérapeutique on peut mettre entre une chimiothérapie, quel type de chimiothérapie, radiothérapie, etc. Sachant qu'il existe des protocoles qui sont déjà établis en fonction de la pathologie que vous avez, mais en aucun cas, on pourrait vous dire de ne pas aller voir un deuxième spécialiste. Vous avez le droit de vous renseigner sur votre santé, vous avez le droit de vouloir en savoir plus sur ce que vous allez faire et ce que vous ne ferez pas. N'hésitez pas à parler non plus de sujets intimes. Les sujets intimes viennent souvent en fin de consultation et ça c'est dommage parce qu'encore une fois, par rapport à ce que je vous disais en début de podcast, ça peut être vraiment pertinent d'avoir tous les éléments au début. S'il y a des écoulements au niveau vaginal du pénis, des éruptions sur les organes génitaux, s'il y a des troubles de l'érection, s'il y a des problématiques d'alcool, s'il y a des problématiques sexuelles, s'il y a un enjeu mental, n'hésitez pas à l'aborder en début de consultation. Nous, médecins, on a vu des milliers de patients, c'est-à-dire des milliers de gens qui ont plein de problèmes. Sur le plan psychologique, sur le plan psychiatrique, sur le plan somatique, sur le plan sexuel, sur le plan intime, sur le plan des addictions, c'est notre métier et c'est quelque chose qu'on connaît, qu'on a l'habitude de voir. Donc pas de gêne. En tout cas, sachez que votre médecin est habitué à tout ça et qu'il prend donc les précautions nécessaires pour que vous vous sentiez à l'aise en consultation et que ça se passe bien. Donc en les évoquant en début de consultation, ça nous aidera à prioriser. la marche à suivre pour mieux s'occuper de vous. Si je prends un regard un petit peu plus global, c'est vrai qu'on a pu pas mal entendre « Ah oui, mais avant, moi, mon médecin, il pouvait me recevoir à 20h, à 21h, je pouvais le contacter sur son téléphone. » Il faut savoir que les choses ont changé. C'est-à-dire que l'organisation médicale de la génération du dessus, de nos parents, tous ceux qui... partent en retraite actuellement, était effectivement une population médicale plutôt masculine qui travaillait sur des gros horaires. C'était classique pour les médecins qui ont l'âge de nos parents, qui peuvent avoir 60, 65 ans, 70, de travailler de 8h à 22h. Sur cette période-là, il y avait beaucoup de médecins, ils travaillaient beaucoup, il fallait qu'ils fassent leur patientèle, ce n'était pas pareil qu'aujourd'hui. Et il y avait un sujet aussi à comprendre, la charge mentale. J'en parle parce que ce n'était pas pareil avant. C'est-à-dire que le médecin de famille, qui était plutôt un homme, était le seul à travailler dans le couple. Et que la femme, à côté, pouvait gérer les enfants, faire les courses, faire le ménage, préparer les repas. Et donc, l'homme médecin, à l'époque, avait beaucoup plus de place pour pouvoir consulter et faire uniquement son travail. À l'heure actuelle, les choses ont changé. On est dans une société beaucoup plus difficile à vivre, avec des enjeux qui ne sont pas les mêmes. On a tous une grosse charge mentale, la charge mentale de, aussi, comme tout le monde, devoir gérer ses enfants, devoir préparer des repas, de faire des courses, le ménage, de devoir aussi, quand on peut, décrocher du travail. Et donc, on ne consulte plus jusqu'à 22 heures, parce qu'on a tout ça à gérer, et que maintenant, le temps où un seul des deux dans le couple travaille est bien fini, et que tout le monde travaille avec cette charge mentale qui est là, et avec une gestion du cabinet médical qui est difficile parce qu'avant, il y avait moins de demandes des patients. À l'heure actuelle, au vu du nombre de médecins qui est beaucoup plus faible, il y a une demande croissante des patients. Et donc les messages qui sont laissés sur nos boîtes de secrétariat, sur les messageries patients, sont beaucoup plus importantes que ça l'était avant. Et on essaye d'y répondre. comme on peut. C'est-à-dire qu'il faut bien savoir qu'après notre travail, après les rendez-vous de consultation qu'on aura eu face à face avec vous, on va avoir tout un travail administratif à faire qui est de récupérer toutes les analyses de sang qui ont été faites sur les dizaines de patients qu'on aura vus chaque jour. D'ouvrir tous les comptes rendus médicaux qui ont été reçus par les spécialistes, soit par la poste, soit en ligne. De faire le point avec notre secrétaire, si on a une secrétaire en présentiel. ou une secrétaire en ligne, de vérifier qu'il n'y a pas de choses qui traînent sur le plan médical, parce que vous imaginez bien que dans une journée, on a parfois un ou plusieurs patients qui peuvent être graves, qui peuvent avoir un enjeu de survie qui peut être majeur, et donc on va prendre des nouvelles, on va voir ce qui se passe, et donc tout ça on le priorise, donc c'est pas si simple, et à tout ça, je vous ajoute le travail... d'un chef d'entreprise, parce que finalement, avoir un cabinet médical, c'est gérer une entreprise, un loyer à payer, et toutes les charges que vous avez tous à payer, et de gérer tous les courriers, de gérer le personnel qui travaille au sein du cabinet médical. Et donc ça, en général, selon les médecins, on compte une demi-journée à une journée d'administratif, pur par semaine. Et donc c'est pour ça que tous les jours, on fait de l'administratif, notamment lire les biologies, les comptes rendus, en plus de vous voir en consultation. Donc c'est pour ça, le seul conseil que j'aurais à vous donner, c'est que si vous avez une demande, vous prenez un rendez-vous, bien sûr, quand c'est possible. La question qui arrive aussi pour les consultations de médecine préventive, c'est est-ce que je peux consulter même si je vais bien ? Alors, vous pourrez écouter le podcast spécifique sur la médecine préventive, mais oui, on vous invite. A faire le point, la Sécurité sociale a même développé des bilans de consultation de médecine préventive avec votre médecin généraliste pour voir si déjà il y a l'émergence de pathologies de santé, puisque avant d'avoir une pathologie, vous avez toute une zone entre le moment où votre santé est optimale et le moment où la pathologie va arriver sur laquelle vous pouvez agir. C'est-à-dire une glycémie, un taux de sucre qui va augmenter progressivement, un taux de cholestérol qui va augmenter progressivement. Vous avez peut-être de la fatigue, vous prenez du poids, vous avez des douleurs quelque part. Il y a plein de sujets sur lesquels on va pouvoir pencher toute notre attention et sur lesquels on va déjà pouvoir travailler pour éviter la pathologie. Et aussi pour faire en sorte que sur certaines pathologies sur lesquelles vous avez peut-être déjà des traitements, on puisse rendre cette pathologie réversible, parce que c'est possible. Sur certains sujets médicaux, on peut nettoyer des organes. et on peut faire en sorte de revenir à un état de santé optimal. Donc l'enjeu, c'est de se dire que oui, je peux aller voir mon médecin, même si je vais bien, qu'est-ce que je peux faire pour préparer ma santé au mieux et devenir acteur de ma santé ? Je vous invite à écouter ce podcast sur la médecine préventive. J'en arrive à la fin du podcast pour que vous puissiez comprendre quoi nous apporter. Si vous pouviez, par exemple, faire un classeur ou juste une feuille simple, où vous reprenez les éléments qui sont les plus utiles pour nous, ça nous aiderait beaucoup. On voit de tout et on voit par exemple des gens qui sont très très très organisés. Je vous partage mon expérience, mais moi je vois des gens qui sont donc très méticuleux, très organisés, qui arrivent avec la première page dont je vais vous parler, et ensuite avec un classeur qui, avec des intercalaires, note résultats biologiques. On ouvre l'intercalaire, on a les résultats biologiques qui sont classés par ordre chronologique, en tout cas le dernier en première page. Ensuite, on aura les résultats des imageries, échographie, scanner, IRM. Ensuite, on aura les comptes rendus des spécialistes, qui sont aussi classés par spécialité, le neurologue, le cardiologue, le pneumologue. Ça, ça nous aide énormément dans la consultation. Comme ça, on va directement vers ceux vers quoi on a besoin et qui peuvent plus nous préciser le diagnostic auquel on pense. Donc ce que vous pouvez faire chez vous, cette petite checklist, ça, ça demande juste une seule feuille blanche à préparer ou une page dans les notes de votre téléphone. Vous pouvez tout à fait nous noter le motif de la consultation. Pourquoi est-ce que vous venez ? Ensuite, vous pouvez nous noter quels sont tous les sujets médicaux que vous avez eus, c'est-à-dire quelles sont les maladies que vous avez. Est-ce que vous avez déjà fait un infarctus ? Est-ce que vous avez un syndrome d'apnée du sommeil ? Est-ce que vous avez une hypercholestérolémie ? Est-ce que vous avez déjà eu une fracture ? de quelles jambes et quelles dates, sans trop préciser, mais juste en mettant les intitulés principaux. Ensuite, sur la deuxième partie, vous pouvez noter quelles sont toutes les opérations que vous avez eues. Ce n'est pas pareil si vous vous êtes fait opérer uniquement des dents de sagesse ou si vous aviez déjà eu un pontage ou bien sûr des chirurgies lourdes, par exemple au niveau de la colonne vertébrale ou d'autres, parce que ça nous oriente sur notre prise en charge. Donc là, vous notez toutes les chirurgies que vous avez eues. Ensuite, pour les femmes, vous pouvez noter si le frottis a été fait et quand pour la dernière fois, la mammographie aussi, combien d'enfants vous avez eu, quelle contraception vous avez. Ça, ça peut être l'item gynécologique. Ensuite, vous nous notez quel traitement vous prenez. Ce n'est pas pareil si vous prenez un seul médicament ou si vous en prenez dix. Ce n'est pas pareil si vous avez déjà pris un traitement antidépresseur pendant deux ans, trois ans ou si vous n'en avez pas pris. Ça, vous nous le notez dans un chapitre qui s'appelle les traitements médicamenteux. Ensuite, vous nous faites un petit chapitre allergie. Est-ce que vous en avez à des médicaments ou pas ? Juste les vraies allergies. Je ne parle pas des intolérances, par exemple alimentaires, je parle des vraies allergies aux médicaments et après les allergies type acariens, pollen, graminées, etc. Et pour finir, vous pouvez nous faire un petit item spécifique tabac, alcool et autres addictions. Vous fumez depuis quel âge ? Combien de paquets de cigarettes vous fumez ? Et peut-être quand est-ce que vous avez arrêté ? Pareil, ce n'est pas pareil si vous avez fumé 10 cigarettes par jour pendant 10 ans ou si vous avez fumé un paquet de cigarettes par jour pendant 30 ans. Ce n'est pas du tout la même chose, ça n'aura pas le même impact sur vos poumons. L'alcool, même chose. Ce qui nous intéresse, c'est de savoir combien de verres d'alcool par semaine en moyenne vous buvez. Vous pouvez bien sûr nous noter s'il y a d'autres addictions, c'est important. Savoir s'il y a des drogues, drogues dures ou autres. Et bien sûr, comme ça, on aura tous les éléments précis de la consultation. Ça, c'est pareil, il ne faut pas que ça arrive en fin de consultation. Donc, n'hésitez pas à faire cette petite feuille, juste une feuille très simple avec les chapitres que je vous ai donnés, ou alors une petite note dans votre téléphone. Ça servira toujours. Ça, ça sert pour aller voir un médecin généraliste, pour aller voir un spécialiste, pour passer aux urgences, partout. Et ça, cette fiche, elle nous est très utile. Vous comprenez qu'on peut améliorer les choses lors d'un rendez-vous médical et on peut rendre un rendez-vous médical beaucoup plus pertinent. Si vous préparez les choses en amont, comme je viens de vous dire, si l'organisation de la consultation se gère bien, parce que vous aurez dit en début de consultation toutes les demandes que vous avez et n'hésitez pas à discuter avec votre médecin en lui proposant d'aborder différents points lors d'autres rendez-vous, Et puis ensuite, n'hésitez pas à poser vos questions à la fin de la consultation, peut-être pour vite synthétiser les choses et qu'on puisse voir si vous avez bien compris. J'espère que ce podcast éclaire quelques petites choses. N'hésitez pas à aller sur Instagram, Advitam Podcast, à laisser vos remarques. N'hésitez pas à nous faire des suggestions. N'hésitez pas aussi à nous soutenir sur la cagnotte L.O.A.S.O. puisqu'on est indépendant, qu'on est bénévole et qu'on a réalisé ce podcast. pour vous aider dans votre santé, pour faire en sorte que la prévention en santé soit beaucoup plus présente en France. N'hésitez pas à mettre un pouce, à partager, à mettre des étoiles, ça nous aide énormément. Et en tout cas, merci de nous suivre et de nous écouter régulièrement. Au revoir.