- Speaker #0
Julie, pour celles qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu peux nous partager ton parcours et comment tu es passée de coiffeuse passionnée à une entrepreneuse accomplie ?
- Speaker #1
Alors, moi déjà je suis coiffeuse comme toi, comme vous, depuis 23 ans. Eux déjà, j'ai presque, enfin j'ai 41 ans, on va dire ça comme ça, parce que ce n'est pas encore mon anniversaire. J'ai monté mon premier, enfin j'ai commencé comme tout le monde, CAP, BP. salariés, tout ce qu'on veut. J'ai monté mon premier salon en 2014, où j'ai eu pas mal de déconvenus, comme tout le monde quand on démarre. Et du coup, ça m'a quand même beaucoup forgée. Je l'ai gardée deux ans et demi, et ensuite je l'ai revendue pour aller vivre au Québec. Et c'est là que mon côté entrepreneurial s'est développé beaucoup. Donc, pour des soucis de papier, J'ai été employée pendant 18 mois environ pour pouvoir avoir la possibilité de rester au Québec parce que j'étais embauchée par un employeur et c'est lui qui m'a fait mon permis de travail. Et ensuite, le côté salariat ne m'a pas plu du tout, comme je le savais déjà, mais en tout cas bref. Et du coup, j'ai commencé en 2018 à remonter des salons. Donc, j'ai remonté mon premier salon en 2018, que j'ai déménagé en 2020. 2020, confinement, Covid et tout, comme tout le monde. Au Québec, les règles étaient très difficiles, très, très, très, très difficiles. On a fermé six mois. Donc, pendant six mois, j'ai eu le temps d'y réfléchir. Et ce qui est arrivé, c'est que pendant ces périodes-là, je n'ai pas eu de perte financière. Donc, on m'a demandé souvent, mais comment ça ? En fait, comment ça se fait ? Tu fermes, ça va bien, tu es chez toi, voilà. Tu n'es pas en train de tirer la langue. Comment ça se fait ? Et du coup, j'ai d'abord voulu donner mes clés business. Mon plus grand rêve à moi, c'était de devenir formatrice, formatrice technique, puisque je suis coloriste à la base. Donc, j'ai commencé comme ça. J'ai donné des cours gratuits pendant les... des formations gratuites pendant les confinements et tout ça. Donc, c'est comme ça que ça a commencé. Je faisais une heure, une heure et demie, deux heures de live par semaine. Donc, j'ai développé ma communauté comme ça, avec un peu de tout, si tu veux, de tout, de tout. Et au final, en fait, je me suis rabattue sur le business. Donc, je me suis formée là-dedans. Je me suis formée sur le fait de donner des formations en ligne à faire du digital. Donc, on est en 2021 quand j'ai commencé à me former. Et au fur et à mesure, la méthode Lyon est née, puis je l'ai développée, je l'ai montée, je l'ai agrémentée. Elle a tout de suite cartonné. Honnêtement, je ne m'attendais pas à ça. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Je pensais que ça allait monter progressivement. On m'avait dit, ouais, mais tu sais, tu n'es pas très connue, ça va y aller tranquille. En fait, ça s'est développé tout de suite. Et donc, du coup, depuis 2021-2022, je suis là-dessus. Et en fait, ça s'est tellement développé que j'ai dû vendre mes salons. Je n'avais pas la possibilité de faire tout en même temps. Donc, j'avais un grand salon de 150 mètres carrés à Québec que j'avais développé avec des employés. J'ai dû le vendre parce que je ne pouvais pas tout faire. Et en fait, en l'ayant vendu, je suis partie en vacances au Mexique. Et en fait, révélation, je me suis dit « What the fuck ? Je ne peux pas rester dans la neige. Je ne peux pas. Ce n'est pas possible. Je ne peux pas rester à moins de 30 degrés pendant six mois. C'est impossible. » Donc du coup, on a tout vendu. On a vendu la maison, on a tout vendu. Et on est allé s'installer au Mexique il y a deux ans et demi. Et j'ai continué à développer la méthode, tout. Et voilà, c'est comme ça que ça a commencé. Mais entrepreneur accompli, je te dirais que ça a comme… En fait, ça s'est amené à moi parce que je ne m'attendais pas à ça. Je ne m'attendais pas à ça. Et en fait, plus ça monte et plus je monte. Et plus je mets des projets en place et tout, jusqu'à Cancun, enfin voilà. Mais ça a été une grande surprise. Je ne m'attendais pas à ça.
- Speaker #0
C'est génial ça. Moi, j'adore ton parcours. Il est captivant pour beaucoup d'entre nous. Et pour moi, tu fais partie d'un de mes modèles, des personnes que je suis depuis longtemps. Des personnes qui font bouger les choses, qui veulent faire évoluer le métier dans le bon sens. Et moi, c'est ça que je recherche quand je regarde quelqu'un. Et je pense que c'est ça la clé, c'est ça qui fonctionne pour toi, parce que tu es vrai, tu es juste, tu es là pour dire les choses, même si elles blessent, mais pour faire évoluer et forcément une sorte d'attraction envers toi. C'est comme ça que je te vois et que je ressens les choses quand tu parles.
- Speaker #1
Mais ça ne m'a pas toujours été facile, en fait, ça. Parce que j'ai toujours, comment te dire, entre guillemets, traité les coiffeurs de poissons panés. Je sais que c'est quelque chose que tu voulais me demander.
- Speaker #0
C'est la question suivante.
- Speaker #1
Ça prouve que j'ai lu les questions, tu vois.
- Speaker #0
T'as vu ?
- Speaker #1
Voilà, donc j'ai... J'ai une aversion pour l'inaction. C'est-à-dire que moi, quand on écoute la question précédente, on a envie de se dire que le succès lui est tombé sur la tête. Pas vraiment, parce qu'en fait, je fais des actions quand même. Je mets des actions en place pour pouvoir toujours évoluer. Quand je me sens coincée dans un bocal, j'essaye de sauter dans un autre bocal plus grand. Je ne me dis pas « Oh mon Dieu, mais pauvre moi, qu'est-ce qui m'arrive ? » Et du coup, j'ai eu tendance à un peu traiter les coiffeurs de poisson pané dans le sens où en me disant « Si tu veux réussir, bouge-toi les fesses, parce qu'à un moment donné, ça ne va pas tomber dessus tout seul. » Et on me disait « Ouais, mais toi, c'est facile pour toi. » Mais en fait, je n'ai jamais pensé que c'était facile. J'ai tellement vécu des trucs de merde. Pendant cette période, quand tu arrives dans un pays que tu ne connais pas, avec des règles que tu ne connais pas, avec des gens qui ont fait leur école de coiffure ensemble et toi tu arrives, tu es comme un cheveu sur la soupe, tu as envie de dire « je suis là » . Et en fait, il y a eu ce fossé jusqu'au point où je me suis fait… défoncée sur les réseaux sociaux. Et ça a été ma plus grande douleur, parce que je voulais juste exister, et en même temps, je le faisais mal, et en même temps, j'étais avant-gardiste. Tout le temps, j'ai été avant-gardiste. Et ça m'a porté préjudice longtemps. Aujourd'hui, on me voit comme quelqu'un qui gravite autour de gens qui sont influents dans le métier. Mais avant, j'étais seule dans mon coin, vraiment. Et c'était dur.
- Speaker #0
Je comprends. Pour moi, tu as pris ta place. Et de toute façon, il n'y a que nous pour nous donner la place. Et toi, tu l'as pris et tu n'as pas lâché. Il y a des gens qui l'apprennent où c'est plus facile que d'autres. Et d'autres, ils vont galérer. Mais moi, c'est ça que j'aime, parce que tu as pris ta place, tu as galéré. Moi, je ne t'aurais pas mis dans la catégorie, justement, cuillère en argent. C'est pour moi, tu es allé la chercher, tu es allé la travailler, la vouloir. Et ça se ressent. Après, je n'ai peut-être pas suivi quand tu t'es fait lyncher. Parce que moi, je ne suis pas sur les groupes. Je m'y mets maintenant un petit peu pour voir justement par rapport à avant ce que c'est. Mais pour moi, je ne t'aurais pas décrit comme ça. Je n'ai pas vu tout ça. Pour moi, tu t'es donné les moyens. Et du coup, tu as la place que tu mérites. Et du coup, tu continues à évoluer. Mais après, chacun a sa vision. Il y a des gens qui... De toute façon, on ne peut pas aimer tout le monde, mais ce qui est sûr, c'est que tu ne l'as volé à personne. C'est ton travail qui a fait où tu en es maintenant. Et c'est sûr que si on veut évoluer, ce n'est pas en restant à notre place, en faisant les mêmes choses tous les jours, qu'il va y avoir une évolution. Donc, si tu veux bouger, évoluer, effectivement, il faut sauter de bocal, comme tu dis, et dans un bocal plus grand.
- Speaker #1
Exact, même dans l'océan, en fait. Mais pour de vrai... Là, le métier de la coiffure est en train de changer, mais quand j'ai commencé il y a quatre ans, on était encore avec une vision de la coiffure où on n'avait pas le droit de gagner de l'argent, on n'avait pas le droit d'évoluer, on n'avait pas le droit de facturer, on n'avait pas le droit de… J'ai commencé le coaching. Aujourd'hui, je suis très fière de voir que le métier de coach, j'aime pas dire ce mot, mais en tout cas d'accompagnateur de business, de développeur. se développe et qu'il y ait beaucoup de visages qui veulent faire ça parce que quand j'ai commencé, moi, j'étais la première à le faire. Et il n'y avait pas tout cet univers-là où on dit « Ouais, mais tu peux facturer, tu peux y aller, tu peux prendre ta place dans ton salon, tu dois te faire respecter par tes clients et tout. » Au début, en fait, on était victime de notre, je vais dire mon mot à moi, mais de notre poisson panéite aiguë, qu'on était victime de ce que les gens pensaient de nous, du jugement et tout, du fait qu'on n'ait pas fait d'études, qu'on n'ait pas de légitimité, qu'on n'est pas chirurgien, qu'on n'est pas médecin. Et en fait, je me confrontais des fois à des gens où je me disais, putain, mais ce n'est pas possible. Putain, mais oh, j'avais envie de les secouer en fait. Parce qu'en 2021, 2020-2021, la formation ne se faisait pas en ligne. Moi, on me disait, j'ai commencé en fait un projet de formation en ligne en 2019 qui s'est cassé la figure, mais alors totale, où je me suis dit, mais je n'y arriverai jamais à ça. Alors que j'y croyais vraiment en fait. Moi, j'ai commencé mon... Ma vision s'est forgée en 2018-2019, où je me suis dit, pour moi, tout le monde doit avoir accès à la formation, que ce soit de la petite formation à de la big formation, avec les meilleurs. Ce n'est pas vrai que parce que tu habites à Toulouse et que tu ne peux pas aller à Paris, tu n'as pas le droit d'y aller. Ce n'est pas vrai que tu n'as pas les moyens de te payer une formation parce qu'elle n'est pas remboursée. Ce n'est pas vrai que tu ne peux pas avoir X contenus pour développer ta puissance technique. Donc, j'avais déjà élaboré ce truc. Et je me suis dit, je vais le mettre en place. Et quand je l'ai mis en place, je me suis fait défoncer. Parce qu'en fait, non, non, mais moi, je préfère toucher le cheveu, je préfère avoir le formateur avec moi, je préfère partager avec les autres. Et pour moi, en fait, le Covid a été une bénédiction. Je suis désolée de le dire comme ça. Et en fait, on s'est rendu compte qu'il y avait une autre façon de... d'enseigner, de voir les choses, de faire de la technique, de développer, de développer son salon. Et quand j'ai vu ce trou-là se creuser, je suis rentrée dedans. Et j'ai été la première à rentrer dedans dans le sens où j'ai travaillé avec Airflix et tout ça. On a travaillé en collaboration et tout pour apporter ce truc-là. Et du coup, ça a cartonné. En fait, ça a cartonné tout de suite. Et j'ai eu... Il y a eu deux poids, deux mesures, en fait, de se dire, ça cartonne tout de suite parce qu'il y en a qui y croient, et il y a des dinosaures, en fait, qui ne veulent pas que ça cartonne parce qu'ils sont dans des salles de formation toute la journée, etc. Et du coup, ça a été un deux poids, deux mesures, où on s'est dit, là, attends, en fait, elle arrive de nulle part, on ne sait pas qui c'est, elle vient là, sur nos plates-bandes, nous, on est formateurs, ça fait des années, ça fait 20 ans que je suis dans la formation, tu fais quoi ? Qu'est-ce que tu veux, en fait ? Tu veux me détrôner ? Non, je veux juste amener quelque chose de différent, je veux juste créer quelque chose de différent. Et en fait, ça a été dur de se faire une place, oui, mais en même temps, je pense qu'on avait besoin de ça en coiffure, on avait besoin de ce truc, de se faire dire, de se faire secouer un peu les plumes en disant, attends, écoute-moi bien Jacqueline, c'est bien, ce que tu fais c'est top, mais tu peux faire mieux, j'en suis sûre. Et là, ça s'est développé, ça s'est développé, ça s'est développé, et la mentalité a changé depuis. et j'en suis ravie.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi, ça a beaucoup évolué et ça fait du bien de voir que le métier, qu'on est plus solidaire et qu'on veuille avancer dans le même sens et faire évoluer le métier, il y en a vraiment beaucoup et de plus en plus. Et oui, effectivement, il y a de plus en plus de coachs, il y a de plus en plus de formateurs, mais parce qu'en fait, avant, on n'osait pas prendre notre place parce qu'on était des coiffeurs. Donc, reste à ta place de coiffeur. Et maintenant, il y a beaucoup de spécialisations et du coup, on veut des gens qui sont spécialisés dans un domaine. Et on ne veut plus des gens qui font un peu de tout et de rien, qui montrent des choses où ils ne sont pas spécialisés forcément. Et pour moi, il y a de la place pour tout le monde. En tant que formateur ou même coiffeur, chacun a sa personnalité, chacun a son expertise et sa vision du métier. Et forcément, la transmission ne sera pas la même. Il y a des milliers de personnes et il y a des milliers de professeurs et pourtant, elles ne se tirent pas dans les pattes.
- Speaker #1
Je suis tellement d'accord avec toi, mais si je me permets de rebondir là-dessus, moi, au début, quand je voyais ça, quand j'allais chez Véla, chez L'Oréal, peu importe, que je suivais des formateurs, pour moi, c'était des coiffeurs qui faisaient du stage, donc de la scène, qui faisaient des podiums, qui avaient gagné des concours, qui faisaient des couvertures de magazines et tout ça. Et moi, je me disais, mais moi, en fait, je n'ai rien fait de ça. Quelle est ma légitimité, moi ? de coiffeuse de quartier à pouvoir amener un truc parce que moi, je suis une coiffeuse de quartier de base. Tu vois, je ne suis pas... Enfin, je veux dire, je ne suis pas... Voilà, tu vois, donc je n'ai pas fait de concours, je n'en ai jamais fait. Je n'ai jamais fait de trucs extravagants et tout. Je n'ai pas fait de scène sur le mondial ou quoi que ce soit et je me suis dit mais en fait, on va me rironner, quoi. On va me rironner parce qu'en fait, je n'ai rien, Aujourd'hui, je suis aussi très contente que des gens sortent de cet univers-là, de coiffeurs, dans des salons avec des clients normaux, qui puissent amener des trucs à d'autres coiffeurs. qui sont tout aussi normaux. Moi, pour moi, en fait, je suis contente d'avoir amené une certaine normalité de coiffeuse à des coiffeurs comme Océane à me dire, en fait, je suis là pour vous, en fait, du même jus que vous, en fait, au final. Et ça, pour moi, c'est important parce que quand j'ai commencé à ouvrir un salon en 2014, c'était des cols blancs, en fait, avec une cravate et tout qui faisaient du business. Et je me disais, mais moi, jamais. je pourrais faire appel à eux parce que je me sens pas légitime ils vont me rironner, ils vont me dire toi tu fais que des conneries, regarde tes trucs regarde tes machins, ma petite fille et je me suis dit je pourrais jamais et en fait je me suis dit si j'amène pas le business à ce niveau là c'est à dire que tout le monde ait le droit d'avoir des doutes, des faiblesses et de partir de zéro et d'amener son salon à un certain niveau, on y arrivera jamais on y arrivera jamais Parce que moi, il y a des hommes en coiffure qui me faisaient peur. Et du coup, c'est pour ça que c'est arrivé là.
- Speaker #0
Mais tu as bien fait de passer ces barrières de la peur, justement de la confrontation des autres, parce qu'en fait, personne n'a le droit de te dire que tu as le droit ou pas le droit de faire. Moi, je dis souvent, c'est même mon père ne le fait pas. Donc, reste à ta place et moi, je reste à ma place. Toi, tu es qui tu es et moi, je suis qui je suis. le monde va bien se porter. Et justement, je pense que ça marche très bien pour toi parce que justement, tu t'es respecté qui tu étais et tu touches ta cible, ta niche à toi. Et forcément, peut-être que tu n'es plus à même d'expliquer les choses parce que tu l'as vécu et que tu le vis. Et du coup, c'est une coiffeuse de terrain qui t'explique ce qui se passe. Et forcément, quand tu es juste formateur et que tu n'es plus sur le terrain, alors peut-être que ça va dans les premières années, mais nous, ça a évolué tellement vite. Du coup, c'est un peu le rire. Pour moi qui suis dans la coiffure et dans le maquillage, il y a beaucoup de formations de coiffure et de maquillage, mais ce n'est pas ça le métier. Après, elles sortent, oui, elles savent faire des points d'attache, ce genre de choses, mais elles ne savent pas facturer, elles ne savent pas faire des contrats, elles ne savent pas faire une expérience client, elles ne savent pas se faire respecter, elles n'ont pas de limites. Elles ne savent pas gérer ni leur business, elles ne savent pas non plus, elles font des attaches, mais en fait, quand la nénette, elle a le visage allongé. En fait, elles vont faire la même chose que tu as un visage carré, rond. Elles vont faire la même coiffure parce qu'en fait, on leur a appris à coiffer, mais on ne leur a pas appris à coiffer par rapport à un visage. On ne leur a pas appris à maquiller par rapport à une colorimétrie. Et en fait, ça, pour moi, c'est des choses Google, des choses Pinterest, mais ce n'est absolument pas de la personnalisation. C'est tout le ré. Et moi, mon axe de formation, c'est vraiment sur ces trois clignées, sur vraiment la personne, savoir comment elle est, si elle est extravertie, introvertie. ce qu'elle veut montrer à son mariage, la robe, son visage, ses cheveux, sa colorimétrie, son iris. Voilà, c'est vraiment qui est la mariée pour adapter la coiffure. Mais il y a aussi toute l'autre partie où il y a le business, Instagram, la communication. Parce que maintenant, si tu crois qu'il faut le bouche à oreille pour coiffer et maquiller, tu peux vite aller poser tes CV parce que tu auras beaucoup de mal à prendre ta place. Parce que maintenant, c'est plus comme ça. On est en 2025, les choses ont évolué. Et en fait, on ne nous le dit pas que derrière, oui, moi, je fonctionne bien, mais mon temps de présence sur des clients, c'est qu'il y a une faible partie de mon travail. Et ça, on ne l'explique pas, on ne nous le dit pas. On croit que ça me tourne tout seul. Oui, bah, Jessica, mais ça va, tu as de la notoriété, tu as beaucoup de clients, de mariés. Mais non, pas du tout. Déjà, je ne trouve pas que j'ai beaucoup de notoriété. Généralement, je trouve que je me dis que je n'ai pas beaucoup d'abonnés. Certes, je grossis un petit peu, mais j'avais la même avant. C'est juste que par contre, j'ai toujours bien géré mon business et j'aurais pu couler d'ailleurs si j'aurais continué comme ça. J'ai pris une claque dans la figure et j'ai évolué. Le métier dans la globalité de coiffeuse, maquilleuse, événementielle, et pour moi, on n'en parle pas assez, et c'est vraiment d'aller dans ce sens-là, de faire évoluer les choses et que non, un maquillage, ça ne vaut pas 45 euros, mesdames. C'est non, mesdames, de donner sa laque aux invités, ce n'est pas normal. Que non, de se faire planter parce qu'on n'a pas signé de contrat et du coup, on n'a pas pris des arts. Ce n'est pas normal non plus. Il y a toute une expérience derrière et ça s'apprend en fait. Donc, soit moi, j'ai appris sur le terrain. Alors, ça se trouve, toi, tu ne le mettras pas 10 ans, tu le mettras peut-être moins que moi. Mais dans ma formation, c'est vraiment un accélérateur de tout ce que moi, j'ai appris en 10 ans et que je mets à profit justement pour les coiffeuses, maquilleuses dans mon métier. Parce que pour moi, c'est vraiment un métier à part entière. Comme faire des balayages, c'est un métier à part entière. Comme poser des extensions, c'est un métier à part entière. Et maintenant les gens veulent des gens avec une expertise. Ils ne veulent pas, voilà, je fais de la coupe homme, de la coupe femme. Mais il y a des coupables qui vaut super cher et elles ne font que ça parce qu'elles sont expertes là-dedans. Et vraiment, de choisir une prestation de service, de se nicher, alors on peut en avoir plusieurs, mais on va dire de baisser la carte, forcément, ça fait un peu comme chez Bocuse, la carte, elle est plus petite, donc ça vaut plus cher.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord avec toi, puis je voulais rebondir sur un truc que tu as dit que je trouve très intéressant. Tu dis, je n'ai pas beaucoup d'abonnés. en fait j'ai J'ai fait énormément de chiffres d'affaires alors que j'avais 600 abonnés sur Instagram. Donc ça ne veut absolument rien dire. Et le fait d'avoir plus d'abonnés aujourd'hui, ce n'est pas ça qui me ramène le plus de chiffres d'affaires. Ce qui me ramène le plus de chiffres d'affaires, c'est tout le travail que je vais faire en arrière, c'est-à-dire les événements, c'est-à-dire le travail que je vais mettre en avant. Et surtout, les témoignages clients quand je les mets sur les réseaux et tout ça. Mais sinon, ce n'est pas le fait d'avoir des abonnés. Et les abonnés que j'ai sur les réseaux aujourd'hui, ce sont des gens qui ont été interpellés par mon message. Et ce n'est pas Clotilde, Martine, Jacqueline, qui n'ont rien à voir avec mon business et qui ne vont rien m'apporter. Moi, je ne cours plus parce que j'ai été comme ça quand j'ai commencé au Québec. Je pensais qu'avoir énormément d'abonnés, ça allait m'apporter une notoriété, mais au final, pas tant que ça, parce que ça ne sert à rien au final. C'est que de l'apparence. Parce qu'au final, qu'est-ce qui amène vraiment du chiffre d'affaires et une réussite ? C'est les clients. Et donc, plus tu vas communiquer... sur ton savoir-faire, ton expertise, comme tu viens de dire, et je suis tout à fait d'accord avec toi, et plus ça va te ramener du travail. Et c'est ça qu'on veut au final, c'est du travail, c'est travailler. Moi, honnêtement, j'ai passé un cap avec ça. Je n'ai pas besoin d'être connue, je n'ai pas besoin de ça, j'ai besoin de travailler, c'est tout, et d'amener une transformation à des gens, en fait, au final. Je n'ai pas besoin d'être connue, ça ne m'intéresse pas.
- Speaker #0
J'ai pris Instagram en main depuis l'année dernière, mais sur les mariés, je n'ai plus été complète. Pareil, je crois que j'ai dû commencer à 600 ou 700 abonnés quand j'étais complète. Ça n'a absolument rien changé à mon nombre de clientèles. Ce qui a changé, c'est vraiment toute ma stratégie de communication, de vraiment cibler à qui je parlais, ma niche. de savoir comment elle était et du coup, après, communiquer par rapport à ça. C'est vraiment ça qui a fait l'évolution dans mon chiffre d'affaires, mais c'est surtout le déclic mental que j'ai eu sur je vaux plus que ça. Ce que j'apporte n'est pas cohérent avec ma tarification. Et vraiment, j'ai évolué vraiment dans ce sens-là où je me suis dit, en fait, je m'en fous si ma voisine, elle, elle veut faire moitié moins de chiffres que moi, mettre moins cher que moi. Mais en tout cas, tout ce que j'ai vu, c'est que j'ai plus de chiffre d'affaires. Et je travaille moins que ma voisine et je réussis mieux dans ma vie. Parce qu'il ne faut pas regarder ta voisine à combien elle s'est mise, qu'est-ce qu'on s'en fout. De toute façon, surtout que nous, on est dans une niche où il n'y a pas assez de coiffeuses, maquilleuses, événementielles. On a plus de demandes que d'offres, on va dire. Donc franchement, on est sur un piédestal. Je m'en fous de comment elle fait. Moi, je sais que dans ma vie, j'ai besoin de ça. Je veux apporter ce message à ce type de personnes. Et après, le reste, je m'en fous qu'il y en ait déjà 70 ou 6000. Je m'en fous, j'ai ma place, ma voix a de la valeur. Le reste, je m'en fous, ce n'est pas un problème.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi à 100 000 %. Tu n'as pas besoin de savoir ce que fait ta voisine. Je suis totalement d'accord à 100 000 % parce que souvent, en fait, le plus gros truc que j'entends, c'est comment tu as fixé ton tarif ? J'ai regardé ce qui se faisait autour de moi. Ça, ça me gonfle partout. Ça m'énerve parce que je me dis, mais tu vaux peut-être plus cher. Tu as peut-être fait plus de formation. Tu as peut-être des produits différents, des charges et tout. Et je me dis, mais merde, si ta seule valeur, en fait, c'est de te fondre dans la masse, mais c'est dommage, en fait. C'est tellement dommage. Et au début, je m'arrachais les cheveux, en fait, parce que c'était que ça, que ça. Le message était universel. Je me suis collée un petit peu, puis je l'ai fait un petit peu moins cher pour avoir des clients. Donc, ça a été dur. C'est dur, ça. Et une autre chose aussi, moi, je bénis la personne qui s'occupe de mes réseaux sociaux. Ce n'est pas un secret de dire qu'aujourd'hui, j'ai délégué à 100% mes réseaux sociaux et je travaille avec quelqu'un qui est ma directrice en communication et qui s'occupe de tout ça pour moi et qui a exactement compris le message que je voulais faire passer. Et j'ai envie de dire ça aussi, que si on n'est pas à l'aise avec les réseaux, il faut avoir ce luxe de prendre quelqu'un qui va faire ça pour nous. et qui va développer pour nous. Moi, ça a été une révélation. On ne travaille pas depuis très longtemps ensemble. Je pense que ça fera un an au mois de janvier. Mais c'est un bénéfice énorme, énorme, énorme, énorme. Et je me sens aujourd'hui beaucoup plus à l'aise de pouvoir faire d'autres choses, en fait, au final. Parce que c'est du temps à les résoudre, énormément de temps.
- Speaker #0
En fait, tu as choisi ta stratégie. qui collait avec ta niche, sauf que toi, ça n'allait pas. Et en fait, tu as délégué pour te consacrer à d'autres choses. On ne peut pas tout faire. Alors certes, au début, quand on se lance, on n'a pas les finances. Donc, il y a des choses qu'effectivement, on va faire soi-même. Mais assez vite, il va falloir mettre en place des choses pour se faire aider parce que forcément, on ne peut pas tout faire. Et si on veut faire trop de choses, on va mal les faire. Donc, il faut déléguer sur certaines tâches. Moi, par exemple, c'est le site Internet.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Le site Internet aussi. Je ne l'ai pas encore fait faire, le site Internet, mais c'est la prochaine étape. Je suis pour le fait de... Il faut d'abord savoir le faire au début pour pouvoir le déléguer parce qu'on sait ce qu'on veut, du coup, ce qu'on ne veut pas. Et à ce moment-là, forcément, on connaît un petit peu notre stratégie, ce qu'on veut amener, et on est plus capable de communiquer là-dessus avec la community manager. Moi, ce n'est même plus une community manager à ce stade. C'est vraiment une directrice marketing et développement parce qu'elle me fait tout. Mais c'est vraiment important de savoir la direction qu'on veut prendre d'abord. On ne peut pas dire à quelqu'un « Ok, vas-y, fais ça, on verra » . Non, c'est vraiment… On va travailler en binôme pour le faire. Donc du coup, ça me demande quand même du taf. Mais ce n'est pas du taf de construction. La construction, Delphine le fait. Moi, je lui donne la direction. Voilà.
- Speaker #0
Mais il faut savoir déléguer, effectivement, et choisir là où on est le plus à l'aise. ce qu'on est à même de faire ou pas, analyser ce qu'on fait bien, ce qu'on fait moins bien, ce qui nous prend le plus de temps et en fait, avec un peu son taux horaire finalement, si j'avais ce temps-là et que je le mettais sur clientèle et du coup, et si je le donnais à quelqu'un d'autre, forcément, elle, elle va le faire certainement, c'est plus cher parce que toi, c'est zéro, mais par contre, elle va le faire plus vite et toi, ça te dégage du temps pour les vraies choses et les bonnes choses qui vont te rapporter de l'argent. Donc, au début, ça, c'est sûr. Moi, je l'ai fait longtemps de faire beaucoup de choses par moi-même. J'ai pu tester plein de choses, voir ce que j'aimais, ce que je n'aimais pas. Je me suis trouvée et je délègue petit à petit également au fur et à mesure. Je sais que l'année prochaine, je vais encore déléguer et c'est dans ce but-là. Mais effectivement, quand tu n'as pas du tout, tu commences, tu n'as pas encore trésoré tout ça. Voilà, il y a des paliers, effectivement. Mais pour moi, une entreprise ne peut pas faire tout toute seule. d'ailleurs les gros groupes il y a des Il y a des métiers pour tout et c'est pour ça, parce qu'on ne peut pas tout faire et tout développer correctement seul. Une bonne entreprise, c'est une équipe. On n'est pas seul. Déjà, sans salarié. Vraiment sans salarié, c'est une équipe.
- Speaker #1
Oui, complètement. Puis là, c'est ce que je suis en train de faire, en fait, moi, là. C'est intéressant parce que, tu vois, là, par exemple, moi, je suis coach en développement d'entreprise. Mais aujourd'hui, j'ai trop de… C'est affolant ce que je vais te dire, mais je vais le dire quand même. J'ai trop de clients pour moi toute seule.
- Speaker #0
ça ne donne pas
- Speaker #1
Du coup, je suis obligée de... Je demande en fait maintenant, je viens de faire rentrer des collaborateurs dans mon entreprise parce que je ne veux pas arrêter de servir, mais je veux servir correctement, on veut faire les choses correctement. Je suis complètement d'accord avec toi dans le sens où tu dis, une entreprise, c'est une équipe, parce que pour moi, si tu fais tout tout seul, à un moment donné, soit tu es limité dans ton temps, donc du coup, tu mets encore, encore, encore de la charge mentale. tu deviens dingue. Soit tu fais les choses beaucoup plus vite, donc tu coupes sur ton service. Ce n'est pas ce qu'on veut non plus. Donc, à un moment donné, la décision, elle est simple. C'est je ne veux pas arrêter de servir. Je ne veux pas arrêter de faire ce que je fais. Je ne veux pas me limiter non plus dans ma croissance et mon chiffre d'affaires.
- Speaker #0
Je me permets d'avoir des bons éléments dans mon entreprise pour pouvoir la faire évoluer. C'est là que tu as une community manager, c'est là que tu as quelqu'un qui s'occupe de ton site Internet. Moi, j'ai fait quatre ans, trois ans à faire du homemade, c'est-à-dire de faire ce que je faisais moi toute seule avec tous les systèmes que doit avoir une entreprise digitale, je le faisais moi-même. Aujourd'hui, je n'ai plus le temps de le faire parce que j'ai beaucoup de clients. Et aujourd'hui, on est… On est 80 clients actifs dans la méthode, on va être 250 à Cancun, en fait c'est énormissime. On a l'impression que ce n'est pas beaucoup, mais c'est énorme. Et aujourd'hui, on va faire rouler, on va faire rouler différemment.
- Speaker #1
C'est l'évolution naturelle d'une entreprise qui doit aller dans ce sens-là. Quand on stagne, c'est OK, mais si tu es voulu, délibéré et motivé, par contre si on stagne parce qu'on ne va pas plus loin et on ne regarde pas ce qui se passe dans notre entreprise, là, effectivement, il y a... Il y a un problème.
- Speaker #0
Exact. Puis pour moi, en fait, il faut avoir une vue d'aigle. Ça, pour moi, c'est vraiment très important. Tu as une vue d'aigle. Donc, si tu as une vue d'aigle, tu es au-dessus de tout. Donc, tu peux travailler sur ton entreprise. Quand tu travailles dans ton entreprise, tu as une vue, en fait, de serpent, en fait, d'animal rampant et tu ne peux pas voir ce qui se passe au-dessus. C'est plus difficile, en fait, de voir comme ça que de voir comme ça.
- Speaker #1
En tout cas, dans le monde du mariage, il y en a plein qui se sentent doués. professionnellement, mais par contre, elles sont plutôt perdues côté business. Pour toi, c'est quoi les blocages les plus fréquents que tu vois qui leur permettent de franchir un cap ?
- Speaker #0
Alors, j'ai beaucoup pu m'intéresser au monde du mariage, en fait, et je pense que la grosse difficulté pour moi, c'est la facturation. Pour moi, un chignon, ça se facture pas 80 balles. D'accord ? Oui. Voilà. Pardon. Je vois trop de ça aujourd'hui, des gens qui ne facturent pas leur déplacement, qui facturent 80 balles un chignon de mariée, qui offrent leur prestation, qui se déplacent pour une personne ou qui facturent 30 balles le cortège. Pour moi, c'est non. Pour moi, le gros problème, c'est la valorisation de la technique. Et être doué techniquement ne veut pas dire être doué de manière entrepreneuriale. Ça ne veut pas dire que parce que tu es une excellente coiffeuse, tu vas être une excellente entrepreneur. Et souvent, ce sont, et je m'excuse parce que j'en ai formé beaucoup, mais ce sont les coiffeuses à domicile, en fait, qui ajoutent à leur prestation le mariage, mais qui le sous-facturent. C'est épouvantable.
- Speaker #1
C'est triste. Et là, ça fait beaucoup d'épisodes où on parle justement de la facturation, mais parce que pour moi, la facturation, ça fait partie de... C'est le plus gros pilier parce qu'il y a l'expertise, il y a l'expérience client et il y a le tarif qui va avec. Et effectivement, pour moi, c'est un gros dossier, la facturation. Et dans le monde de la coiffure, effectivement, on a vraiment du mal. On nous a mis dans une case. de coiffeuse, de reste à ta place. On nous a mis dans une case et je ne sais pas pourquoi on s'est enfermé dans cette case. Et là, c'est vrai que il y a un nouveau souffle, on le sent, ça va de mieux en mieux. On est sortis de ce schéma-là, mais on a encore du mal avec la tarification. Alors, on est quand même beaucoup à avoir évolué nos tarifs. Moi, je suis à 700 euros. Mais j'ai été à 70 euros, donc je ne critique pas du tout. Je sais juste comment elles se sentent dans ce prix-là. Et c'est beaucoup, je ne vaux pas plus, ça ne vaut pas plus, je ne mettrai pas ce prix-là pour une coiffure ou un maquillage, donc je reste dans ça. Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut raisonner, il faut vraiment sortir de ça.
- Speaker #0
Mais si je puis me permettre, je me suis mariée il y a 20 ans. C'était nos 20 ans cette année. Et je suis contente d'avoir choisi quelqu'un qui m'a coiffée correctement. De ne pas ressembler sur les photos aujourd'hui à une meringue. parce que Oui, tu peux prendre quelqu'un qui ne coûte pas cher, c'est sûr. Mais normalement, un mariage, c'est le... Normalement, je le dis bien au sens du normalement, c'est quand même quelque chose qui va durer dans le temps. C'est quelque chose qui va perdurer dans le temps. Et donc, une prestation, comme tu dis aujourd'hui, à 700 euros, si je la divise par 12 et que je la divise par 20, finalement, au nombre d'années de mariage que j'ai, ça ne me coûte pas cher. Tu vois ce que je veux dire ? Voilà.
- Speaker #1
C'est surtout que là, j'ai quand même encore passé un cap, parce que moi, je sais que je vais encore réévoluer, réévaluer mes tarifs, parce que je suis à 700 euros, donc pour beaucoup, c'est très cher. Mais surtout, ce que je voudrais dire, c'est que 700 euros, maintenant, c'est presque des prix de balayage. Et un balayage, elle va le refaire au bout de six mois, un refresh, et au bout d'un an, elle va le refaire. Donc, en fait, on est... moins cher qu'un balayage éphémère alors que nous on apporte une expérience unique qu'elle est censée vivre qu'une seule fois dans sa vie et en fait on sous-évalue le travail réalisé en fait là les prix ont été mis au départ sur le temps passé le travail fourni de l'heure mais en fait déjà l'heure est plus bonne parce qu'avec l'Urssaf, la TVA, Tutecha, on connait tout ça déjà, il ne reste plus, le taux horaire ne va plus. Donc déjà, la marge entre juste déjà être correct, se payer correctement, il y a déjà une énorme marge pour nous. Pour moi, par exemple, 700 euros, pour être honnête, c'est je suis moi, je suis dedans. Je suis, voilà, c'est rentable, je peux me payer des formations, je peux me payer des coachs, je peux faire des choses dans mon entreprise, je peux partir en vacances, tout ça. Par contre, je ne suis encore pas à une étape. où je vais vivre, voilà, je ne vais pas regarder mes comptes, je vais faire plein de choses, je n'en suis pas là du tout. Et pour moi, 700 euros, la valeur que j'apporte à ma cliente, ce n'est pas correct. L'expérience client que je lui apporte ne va pas avec les 700 euros parce que vraiment, moi, mon expérience client à moi, c'est vraiment l'analyse de la personnalité, l'analyse de sa carnation et l'analyse de qui elle est. Et en fait, ça, toutes les mariées qui sont sur mon fauteuil ne l'ont jamais eue. Et ça, limite, je dis que c'est de la coiffure et du maquillage, mais limite, mon pilier 1, c'est ce que je vais faire. Parce que quand elles se mettent devant le miroir et que je leur demande c'est quoi votre visage, elles ne savent pas. Elles ne savent pas si c'est un visage ovale, carré, rectangulaire, triangle, triangle, etc. Elles ne savent pas. Donc déjà, elles ne savent pas. Après, je leur demande la couleur de leurs yeux. Elles me disent, tu as les yeux verts. Ben non, il y a du vert, il y a du jaune, il y a un marron chaud dans ton oeil. Il y a ça en proportion. Et là, je leur apporte la connaissance d'elles-mêmes. Et une fois qu'elles se connaissent elles-mêmes, en fait, elles peuvent même s'habiller, acheter des boucles d'oreilles, elles peuvent faire leur gloss beaucoup plus facilement parce qu'elles savent la tonalité qui leur convient. Et du coup, l'expérience que moi j'emmène à ma mariée, désolée, mais ça ne va pas avec ce que c'est sur toute une vie. Alors certes, on évolue, donc il faut refaire les tests comme ça quand même de temps en temps, mais je leur apporte bien plus que finalement un chignon. et un maquillage, je leur apporte une expérience, une analyse de soi-même. Et en plus de ça, je la coiffe. C'est la côté prestation. Donc, je la coiffe et je la maquille. Je me déplace, je fais les essais, je l'accompagne. C'est même un accompagnement sur un an, parce qu'elle nous réserve généralement presque un an à l'avance maintenant. Donc, 700 euros pour tout ça, non, ça ne va pas. Mais encore une fois, même les 700 euros, les gens nous disent beaucoup qu'on est cher, mais en fait, non, ça ne va encore pas. On n'est encore pas dedans. Pour moi, 700 euros, je suis dans la case. Oui, je me paye, je me dégage un salaire. Ça me permet de vivre ma vie. Mais par contre, ce n'est pas encore cohérent par rapport à la valeur que j'ajoute. Et je sais que je vais réévaluer mes prix pour aller dans ce sens-là et du coup, adapter ma communication encore plus dans ça. Parce qu'il ne faut pas qu'il y ait de décalage entre les deux.
- Speaker #0
C'est très, très bien. C'est très, très bien. Oui, très intéressant. Hyper intéressant.
- Speaker #1
Ah non mais ça c'est sûr Mais même dans les balayages Pour les gloss qu'elles font Comment tu justifies ce gloss ? En fait elles leur disent Moi je trouve que ça vous va bien Et moi je me dis Et pourquoi ? Pourquoi ça me va bien ? Mets le doigt, pourquoi ça me va bien ? Non parce que t'as la peau comme ça Non parce qu'on rayonne avec des couleurs chaudes Des couleurs froides Et en fait ce qui va aller à une ne va pas aller à l'autre Donc, tu es obligé de savoir comment elle rayonne. Et si tu n'as pas pris le temps de cerner et de faire comprendre à ta cliente qu'elle, elle est comme ça et que du coup, c'est ça qui la met en valeur. Après, si elle, elle déteste, après, c'est un autre débat. Mais au moins d'avoir des mots justes, précis et pas ce qui suive le vent qui vraiment met le doigt avec des mots, des faits concrets par rapport à ça. Pour moi, c'est ça l'énorme différence entre... une exécutante, je dis beaucoup ça, moi, c'est entre une exécutante parce qu'on peut être une super exécutante, une super praticienne, voilà, avoir un service technique au top, mais une experte, c'est ça. Pour moi, c'est vraiment adapter ce qu'elle est avec ce qu'elle veut et là, ça fait un boom et moi, je n'ai pas besoin de faire plusieurs essais, je n'ai pas besoin, même si elles veulent changer finalement ce qu'elles changent d'avis en cours de route, c'est OK parce que de toute façon, je te connais. Je sais ce que tu veux. Donc maintenant, je vais réévaluer ça avec les données que j'ai. Il n'y a pas de souci. On peut changer. Il n'y aura pas de problème. Elles ne me disent jamais j'ai peur que ça ne m'aille pas. Je suis indécise. Ce genre de choses. Moi, je ne l'ai pas avec mes clientes. Il n'y a pas d'indécision. Oui, elles ne sont pas indécises. Elles peuvent changer d'avis. Elles peuvent changer de style. Et ça, c'est OK. Ce n'est pas parce qu'on a envie de quelque chose d'autre qu'on est indécise. Nos choix, ils évoluent. Parce que finalement, on a vu quelque chose Il faut que derrière il y ait le... qui s'adapte à ça, avec des faits plus petits et pas je pense que peut-être ça pourrait selon la lumière finalement bien caler ouais exact,
- Speaker #0
c'est vrai, il y en a beaucoup comme ça c'est ça, et ça change ça change tout pour ma part ça change la vision de mon métier et si je peux me permettre dans le domaine du chignon il y en a beaucoup qui s'improvisent
- Speaker #1
Beaucoup,
- Speaker #0
beaucoup, beaucoup. Moi, je me suis battue quand j'étais à l'école de coiffure pour faire des beaux chignons et tout. Ça n'a jamais été le cas. Je ne me suis jamais spécialisée là-dedans. J'ai quand même une... Je pense qu'on devrait tous l'avoir. Mais j'ai quand même un œil sur moi-même qui me dit là oui, là non. Voilà, et là non. Pour moi, en tout cas, j'y suis pas allée à cause de ça. Ça a été plus la couleur et tout ça. Je trouve qu'il y en a qui ne sont pas encore capables de s'auto-évaluer. Et c'est ce qui fait que notre métier aujourd'hui en prend un coup, parce que quand on lit les commentaires des clients et tout, il n'y a pas une personne qui n'a pas vécu une situation de drame dans un salon de coiffure. Et donc ça, c'est parce qu'il y en a beaucoup aujourd'hui qui s'improvisent, parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer des formations, parce qu'ils regardent un petit peu à droite à gauche ce qui se fait, et malheureusement c'est des catans. Et il y a deux, en fait, pour moi, il y a deux étages en coiffure, en événementiel ou peu importe, il y a deux étages. Il y a ceux qui, malheureusement, ont été à la traîne des réseaux sociaux et se sont formés un peu comme ça, par-ci, par-là. Et il y a la génération réseau-sociaux aujourd'hui qui est très, très éveillée à la formation et qui se fout que ce soit remboursé ou pas. mais qui va, Paris, Lyon, peu importe, se former dans des endroits où l'expertise est présente. Et je trouve que c'est ce qui nous dessert beaucoup, c'est que cette génération-là n'est pas encore assez présente. On a beaucoup de Clotilde. C'est ça le problème.
- Speaker #1
On fait un passif avec les Clotildes.
- Speaker #0
Clotilde, si tu m'écoutes, je m'excuse.
- Speaker #1
Je comprends tout à fait. Mais je trouve que quoi qu'il arrive, que le monde de la coiffure bouge et évolue parce qu'on comprend. De plus en plus de personnes prennent la voix, prennent la parole et on s'en fout justement de... Vraiment, moi, par exemple, j'ai fait ma formation formateur, j'ai eu la formation jury, j'ai passé mon brevet de maîtrise. Moi, je suis quelqu'un qui est très scolaire, qui est très cadré. J'aime apprendre de notre métier. Je fais des formations parce que j'aime bien m'enrichir. mais par contre j'avais un énorme problème de c'est même si c'est la confiance en soi mais en tout cas c'est le sous estime de moi même en me disant mais de toute façon je vais pas faire de la formation coiffure il en existe déjà je vais pas faire ça parce que elle elle fait déjà mais en fait j'ai vraiment passé un cap en me disant mais en fait il n'y en a rien à faire qu'elle elle le fait et qu'elle le fasse bien ou qu'elle le fasse pas bien c'est pas mon problème moi j'ai ma vision j'ai mes valeurs et je vais exposer ma vision et mes valeurs Et effectivement, j'étais la Clotilde qui reste hors des réseaux sociaux, hors de tout ça. Et vraiment, je me suis cachée et enterrée pendant... Moi, ça va faire presque 20 ans que je suis dans la coiffure. Je me suis enterrée pendant 18 ans. Voilà, 18 ans avec un super savoir-faire. Parce qu'il y a beaucoup de personnes qui sont... Peut-être même un meilleur savoir-faire que les autres. Mais en fait, ce qui reste en bas, on se dit... De toute façon, il y en a déjà, donc je n'ai pas ma place. Et en fait, c'est faux. Si tu restes en bas, c'est parce que tu as envie de rester en bas. Et nous, finalement, les autres, on s'en fout de ce qu'ils pensent. Moi, on ne m'a jamais dit, prends ma place ou ne prends pas ta place. Je m'en fous. De toute façon, même si on m'a déjà armée en me disant, fais attention, tu verras que quand tu vas commencer à prendre de la place, on va te faire remarquer. Mais en fait, je n'en ai rien à faire. j'en ai rien à faire que tu dises que j'ai une mauvaise élocution que je ne sais pas, je n'ai peut-être pas le diplôme de je ne sais quoi ou parce que je n'ai pas ça. Mais je m'en fous, moi, tout ce que je sais, c'est que moi, je fais mon travail et je le fais bien et que j'ai de la voix et que j'ai assez de force et de caractère pour m'en foutre de ce que tu vas dire de moi. Moi, tout ce que je sais, c'est que je fais les choses bien et j'ai envie de montrer cette voix-là, en tout cas dans la partie coiffure et maquillage événementiel, parce que c'est là où moi, je rayonne, c'est là où moi, j'adore. Alors, j'adore les balayages, tout ça, parce que j'aime, en fait, c'est la transformation d'une femme. j'aime qu'elle passe d'un Limite un peu psychologue, tu sais, où elles ne sont pas bien et qu'elles ressortent et elles sont on fire. Moi, j'adore ça. Et généralement, mes maris, c'est pareil. Elles sont quelqu'un quand elles arrivent. Mais alors, c'est un sacré plus un quand elles ressortent. Et absolument pas en étant transformées, mais en étant respectées. Et c'est vraiment ça que moi, j'adore dans l'événementiel. Mais ce n'est pas que de la pratique. C'est vraiment de la pratique plus du business. Derrière, il n'y a pas... que je te coiffe, prends mon numéro et appelle-moi. C'est absolument plus ça. Et vraiment, ça permet de faire bouger et évoluer notre métier que de savoir faire une queue de cheval. On n'est pas des queues de cheval. On est bien juste que ça.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Je suis d'accord. Je suis totalement d'accord.
- Speaker #1
Si une auditrice devait faire une seule action dès demain pour passer d'une simple exécutante à une pro qui déboite, ce serait quoi pour toi ?
- Speaker #0
Se former en développement personnel.
- Speaker #1
Tu sais que moi, ça a été l'élément déclencheur. J'ai commencé en janvier. J'étais informatrice. Je n'avais pas mon podcast. Je n'avais pas mon site Internet. Vraiment, juste en commençant le développement personnel, un déclic mental.
- Speaker #0
Ça m'a trouvé la vie, moi. Enfin, la vie professionnelle, je veux dire. Parce que quand j'ai eu cet échec en 2019, c'était très, très dur. J'ai vécu, je pense, un très, très gros échec personnel. Et mon égo en a pris un coup. Et quand j'ai commencé à faire du développement personnel, c'est là que j'ai fait repartir la machine. Je me suis dit, ce n'est pas grave, ça arrive, il n'y a pas de problème. Ça peut arriver à tout le monde, tout le monde vit des échecs. J'avais l'impression qu'en fait, l'échec, c'était mal, alors qu'en fait, tous les échecs que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui m'ont amené là où je suis aujourd'hui. Donc en fait, je kiffe l'échec dans le sens où, si tu fais du développement personnel, tu vas apprendre à rebondir. plus vite, plus fort, plus grand, et tu vas aussi avoir une vision beaucoup plus large. Et cette vision beaucoup plus large, en fait, m'a amenée là, en fait, où je suis aujourd'hui. Et sans ça, je pense que je n'aurais pas... Je serais restée là où j'étais, c'est-à-dire dans mon salon à râler. Voilà, tout simplement.
- Speaker #1
C'est ce qui s'est passé pour moi. Ça a été le déclic, un des plus gros déclics, parce que vraiment, moi, je dis que ça fait deux ans que j'évolue, parce que, sans faire exprès, j'ai dépassé la TVA. Et en fait, par là, j'ai dû faire plus de chiffre d'affaires pour compenser les 20%. Parce que vraiment, je me plafonnais. Je me disais non, je ne veux pas le passer. Je ne veux pas le passer parce que je ne voulais pas payer plus de charges. Mais en fait, en faisant ça, j'ai baissé mon train de vie sans m'en rendre compte parce que forcément, les charges, elles augmentent. Et moi, je ne peux pas passer ce foutu palier. Et après le déclic de Catherine Bonarini où je suis partie en formation avec elle. Et pourtant, c'est une formation balayage. Donc, ce n'est absolument pas dans ma niche. Mais ça m'a remis les pendules à l'air. pas la colorimétrie, mais sur justement la personnalisation. Et ça a été un élément déclencheur de justement, je reprends Instagram, tout ça. Donc, j'ai eu toute une année comme ça. Et vraiment, depuis janvier, j'ai la deuxième phase d'attaque, on va dire, de la prise en main de mon entreprise, de moi, ce que je veux dans la vie, de ce que je veux apporter à mon métier. Et c'est vraiment le développement personnel qui a vraiment fait un énorme déclic chez moi. Donc, je suis contente que je te rejoins. Si on veut évoluer, s'il y a quelque chose qui ne va pas dans notre vie, que ce soit personnel ou pro, il faut se faire accompagner et travailler sur soi pour justement bouger. On ne peut pas bouger juste en disant « Oh, je n'y arrive pas » ou « Je veux plus » . Juste de dire ça, on ne fera pas plus.
- Speaker #0
D'accord. Totalement.
- Speaker #1
Où est-ce qu'on peut te retrouver pour aller plus loin avec toi, site, réseau, formation, etc. ?
- Speaker #0
Instagram, à mon nom, Julie Véran. Puis Cancun, évidemment, qui se profile là.
- Speaker #1
Ça arrive bientôt.
- Speaker #0
Ça, c'est un gros truc aussi. On parlait projet et tout. Ça, c'est un projet qui est né sur le bord d'un trottoir, par exemple. Inédit, tu te dis, je vais faire le gros truc et tout. Moi, je suis fan. J'étais à l'époque, quand j'ai commencé à vouloir le monter. J'étais fan de Garance et Kevin. Je suis toujours fan. Maintenant, c'est devenu des amis. J'ai de la chance. Mais sur le bord d'un trottoir, comme ça, me dire... Tu vois, quand on parlait d'échec tout à l'heure, de se dire... Je donnais une formation à Toulon, je venais de me déplacer, je venais de faire 11 000 kilomètres, on était quatre. J'étais un peu fâchée de me dire que la personne qui organisait ça, ce n'est pas de dingue, de me dire qu'il n'y avait que quatre personnes, je ne me serais pas déplacée sinon. Et là, je lui dis, je lui dis, voilà, moi, là, pour quatre personnes, je ne me déplace pas, en fait. Je n'ai pas le temps. Je n'ai pas le temps et les finances pour me déplacer comme ça au gré du vent. Et en fait, je lui dis, la prochaine fois qu'on fait une formation, c'est les coiffeurs qui se déplacent. Et en fait, on a monté comme ça. Voilà. Un échec. Oui, un échec. En rentrant, j'ai envoyé un message à Garance. J'ai un projet, donc j'ai exposé le projet. On ne se connaissait pas du tout. En discutant de fil en aiguille, comme ça, tranquillement. Elle a adhéré au projet, on en a parlé avec Kevin. Ils ont adhéré au projet. Après, on en a parlé à Océane. Elle a adhéré au projet, on en a parlé à Stéphane. Tout ça, comme ça. Ça s'est monté. En trois mois, c'était lancé. En 15 jours, en une semaine, c'était bouclé. On avait tout vendu. Donc, tu vois, une surprise encore. Tu vois, là, tu te dis, wow, un an pour l'organiser. On l'organise, carton, on remonte. On sort de Cancun le 16 novembre. On refait un lancement en décembre. Tu vois, donc, truc de fou, quoi. Donc, voilà. C'est tout ça pour dire que oui, on me retrouve à Cancun cette année. encore une fois que je suis encore déjà organisée le 3 c'est pas un secret de dire ça et que du coup on me retrouve aussi sur Insta et les réseaux et tout ça donc j'ai avec la méthode Lyon éventuellement si on est intéressé à développer son entreprise voilà et sur les podcasts aussi et les podcasts aussi c'est vrai effectivement ne me casse pas le peigne pardon c'est ça aussi c'est tombé tu devrais faire un podcast ah ouais trop génial attends je vais me commander un micro je vais le faire
- Speaker #1
Mais t'as tellement raison, de toute façon, c'est pas grave si c'est mieux vaut mal fait que pas fait. Et après, on réadapte et on réajuste au fur et à mesure. Là, mon premier épisode, c'était un flop du sens où j'ai fait une gaffe dessus. Quand je l'ai fait monter, j'ai oublié une partie à enlever. Et en fait, je l'ai laissée. Peut-être que c'était naturel et il n'y a pas de problème. On voit que j'ai le début de la phrase qui est mal faite et hop, je reprends tout de suite derrière. C'est pas grave, je m'en fous. Je l'ai laissée ça que ça.
- Speaker #0
Tu sais, moi, les podcasts, je ne les monte pas. Je les mets, je les prends, je les enregistre sur GarageBand, avec mon micro et mon casque. Je ne le monte pas, je mets mon intro, mon outro et allez, ça part !
- Speaker #1
Pour l'instant, je suis obligée parce que mon son n'est pas bon, il résonne quand on parle, du coup je suis obligée de prendre ta voix séparément. la mienne et du coup quand je les mets c'est pas exactement au même endroit quand on parle toutes les deux ça fait un mauvais écho donc je suis obligée de couper quand on parle donc ça me demande un peu de montage tant que je règle ce problème mais ça se trouve c'est juste des écouteurs qu'il me faut donc voilà, c'est des réajustements c'est encore pas parfait, ça me prend du temps mais je sais que ça me prendra de moins en moins de temps et ce que j'aime c'est l'échange et la rencontre avec tous mes interviewees je suis trop contente c'est sûr mais moi ça me fait plaisir aussi,
- Speaker #0
j'ai accepté tout de suite je trouve que c'est très bien, c'est extraordinaire de pouvoir partager nos passions communes, justement.
- Speaker #1
Pour finir, c'est quoi les personnes, les inspirations, les mentors qui ont bouleversé ta vision ?
- Speaker #0
Je te dirais que j'en ai eu plusieurs. J'en ai eu plusieurs, même si nos chemins se sont séparés aujourd'hui. J'ai quand même envie de les citer parce que je trouve que c'est intéressant. Le premier qui m'a donné ma chance en présentiel, c'est Éric Dumont. Il a le Educatitude à Toulouse. Il m'a donné ma chance alors que personne ne voulait vraiment me donner ma chance. Donc, il m'a donné ma chance. Stéphane Amaru aussi a fait partie de ces mentors business qui me faisaient peur, mais avec qui j'ai beaucoup échangé. Et j'ai trouvé qu'échanger avec lui, c'était hyper intéressant. En termes de développement personnel, j'aime beaucoup David Laroche, qui a commencé dans le MLM et qui a monté au fur et à mesure. Je suis très amie. très anglo-saxonne américaine et j'aime beaucoup Tony Robbins aussi qui pour moi est un vraiment un précurseur au niveau du développement personnel et tout, j'aime beaucoup Max Piccinini aussi, malgré que il y a des attitudes qui m'agacent un peu, le côté trop parfait, tout ça me fait un peu chier mais j'aime beaucoup son message en coiffure j'ai la chance de travailler avec eux pour de vrai, Catherine Bonarini je travaille avec elle, je suis contente Océana Vakian, pour moi c'est un C'est un modèle de business, cette fille, c'est une machine. Garance, c'est un modèle d'émotion. Garance et Kevin, c'est un modèle émotionnel que j'aime beaucoup, vrai, authentique. Ça serait à peu près ça. Et après, des artistes internationaux, mais je ne peux pas tout dire, parce qu'après, je vais spoiler mon numéro 3, mais je suis contente. Franchement, pour de vrai, je n'étais personne. Je ne suis toujours personne pour moi, vraiment, mais j'ai de la chance d'être entourée. Et ça, pour moi, c'est une vraie chance.
- Speaker #1
En tout cas, je te remercie. de m'avoir assurée du temps j'ai adoré échanger avec toi c'était franc, sincère, honnête humain, tout ce que moi j'adore on partage avec les personnes donc vraiment merci beaucoup je sais que tu travailles beaucoup et de dégager du temps pour des personnes comme tu dis petites tu vois tu vas faire partie de mes Stéphane Amaru pour toi, tu vois ce que je veux dire pour moi c'est Catherine Bonarini pareil qui va passer sur mon podcast me donne du temps c'est quelqu'un que je parle souvent sur les réseaux sociaux ça passe par réseaux sociaux avec elle toi c'est pareil, je suis petite et tu me donnes ma chance, tu m'as donné ton temps et ça je l'oublierai jamais donc merci à toi de faire ça et justement moi je redonnerai de la même façon à ceux qui me demandent qu'ils seront plus petits que moi parce qu'il y a toujours plus petit, il y a toujours plus grand que soi et en tout cas c'est de donner la chance aux plus petits, je trouve ça encore plus beau que donner la chance, donner la main aux grands.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est pour moi important, parce que vraiment, je ne me considère pas comme grande en passant, mais vraiment, je me sens au même niveau que toi, que tous, que n'importe qui. Je te remercie énormément pour ton message, ça me touche énormément, ça me touche beaucoup, comme tu m'as mis les poils et tout, parce qu'on évolue, évidemment, mais Pour moi, l'authenticité, c'est très important. Et en fait, on est tous des passionnés de la coiffure au final. Je suis sûre que tu parles avec Catherine, puis moi, je parle souvent aussi avec Catherine. Je suis sûre que tu parles avec elle, elle se sent exactement comme moi, c'est-à-dire no name. On se sent pour de vrai chanceux d'être suivis. Je pense qu'Océane aussi, pour parler avec elle aussi, on se sent chanceux d'être suivis et d'être à l'origine de certains projets. En aucun cas plus grand que n'importe qui. C'est jamais le cas. Pour moi, si t'as pris ce chemin de devenir formatrice et tout, c'est que t'as la grandeur d'âme de n'importe quel formateur. Voilà. Et ça, pour moi, c'est important que tu le saches.
- Speaker #1
Merci, c'est trop gentil. Mais en tout cas, c'est vraiment... Moi, je suis les gens qui ont cette âme-là, cette vision-là. Et ceux qui sont méchants, qui tendent pas la main ou... qui me cassent du sucre sur le dos des autres. Moi, ça ne m'intéresse pas. Après, attention, je suis dans le monde des bisounours, moi. Je suis le monde des bisounours à part entière. Mon mari n'arrête pas de me le répéter. Je suis trop gentille, je ne donne trop la main, mais je m'en fous. C'est ma personnalité, je suis comme ça. En tout cas, vraiment, je leur dis merci énormément pour ce que tu fais.
- Speaker #0
Merci à toi. Merci énormément d'avoir ce projet, de pouvoir permettre à des... à des coiffeuses, en fait, de se reconnaître et de se retrouver, de se connecter à leur passion. Pour moi, c'est très, très important. Voilà. Et bravo. Bravo pour ton initiative. Un immense bravo. Et continue, ne lâche rien. Ne lâche jamais rien. Parce que c'est le plus important, en fait. Quoi que tu fasses, comme on a dit, échec, réussite, peu importe, on s'en fout. Le plus important, c'est de faire. Et de faire en fonction de ce qu'on est. Donc, fais. Fais-le.
- Speaker #1
Mais merci à toi, en tout cas.
- Speaker #0
Merci à toi. Un immense merci.