- Speaker #0
bienvenue dans l'adn de la coiffure mariée le podcast qui t'aide à construire une activité de mise en beauté haut de gamme alignée avec ta personnalité ton talent et ton équilibre de vie je m'appelle jessica je suis coiffeuse maquilleuse spécialisée mariage et formatrice et après des années a sublimé des centaines de femmes j'accompagne aujourd'hui les mua qui veulent passer de l'instinct à l'expertisé sans sacrifier leur temps leur santé ou leur famille Ici, on parle de conseils personnalisés, de posture professionnelle, d'organisation de l'inimétrie. Pas de course à l'empire, juste un business beau, fort et rentable à ton image. Alors si tu veux élever ton métier et reprendre les rênes de ta réussite, abonne-toi et bonne écoute. Camille, pour celles qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu peux nous partager ton parcours et comment tu es devenue cette voix qui aide les pros à reprendre confiance ?
- Speaker #1
Oui bien sûr, donc moi je suis Camille Labellevie, je suis coiffeuse de formation donc j'ai travaillé quelques années en salon de coiffure, je suis originaire de Nantes et je me suis assez vite ennuyée dans ce rythme où on va au quotidien, au même endroit, avec les mêmes collègues on retrouve les mêmes clientes etc. C'est un format moi qui ne me convient pas trop donc après cinq années en salon j'ai décidé de monter à Paris À Paris, j'ai fait une école de maquillage et de coiffure studio, coiffure historique. Et je partais dans l'idée de faire de la mode. À la base, c'était vraiment les fashion week, travailler sur les magazines, tout ça qui m'intéressait. Et puis en fait, les expériences ont fait que je suis atterrie, j'ai atterri complètement ailleurs. J'ai atterri dans le milieu des comédies musicales. C'est une de mes profs qui m'a débauchée de l'école pour venir travailler avec elle au Théâtre Mogador. Et du coup, j'ai commencé à travailler sur Sister Act, la comédie musicale. Et j'ai travaillé sur beaucoup de comédies musicales après ça. Et puis voilà, du coup, ça m'a vraiment plu. J'ai appris beaucoup de choses en étant dans ce milieu-là parce qu'on a des... Des personnes qui viennent par exemple des shows de Broadway pour nous montrer ce qui avait été créé pour le show à Broadway et qu'il faut reproduire sur le show en France, etc. Donc c'est très très formateur. Et je me suis beaucoup amusée dans le milieu de la comédie musicale pendant 10 ans. En parallèle, j'ai travaillé un petit peu à Disney. J'ai coiffé les princesses Disney. Voilà, ce qui fait toujours un tabac sur les mariages.
- Speaker #0
Ah ouais, tu m'étonnes.
- Speaker #1
Pour les petites filles, quand tu dis que tu as coiffé, réponse à la Reine des Neiges.
- Speaker #0
C'est bon, so fun.
- Speaker #1
Exactement. Et puis pour autant, j'ai quand même fait un petit peu de mode, mais ce n'était pas du tout l'univers que j'avais projeté. C'est pas ce qui, au final, m'a plu. Un peu de cinéma aussi, un petit peu de télé aussi. Et puis, surtout, ce qui a été un peu le fil conducteur, on va dire, sur toute... ma carrière du salon de coiffure jusqu'à aujourd'hui, ce sont les mariées. Parce que je travaillais du coup dans le spectacle avec des acteurs, des danseurs, des gens qui sont sur scène. Alors oui, c'est du bien-être pour eux d'être coiffé, maquillé, pour se mettre dans leur rôle. Mais c'est quand même au service d'un personnage. C'est pas au service de leur bien-être réel, contrairement à la mariée. qui a besoin et qui va se voir d'une façon qu'elle ne s'est jamais vue et qui va se sentir puissante pour aller affronter le regard de tout le monde et bien danser basket et tout. Et du coup, j'ai toujours eu à cœur de continuer à accompagner des mariés pour ces raisons-là. Et au fur et à mesure, en fait, je me suis rendue compte que ce que je faisais dans le monde du spectacle, donc des coiffures qui doivent très bien tenir parce que des fois, les danseurs vont faire des saltos sur scène, etc. Et en même temps, très rapidement, parce qu'on a des changements rapides. Les danseurs peuvent sortir de scène pendant deux minutes. Ils doivent changer et de costume, et de maquillage, et de coiffure. Repartir sur scène et redanser. Et tu as intérêt que ta coiffure, que tu as fait en 1 minute 30, elle tienne quand même super bien. Je me suis rendue compte au fur et à mesure que dans le monde du mariage, j'emmenais les astuces que j'utilisais dans le monde du spectacle. Oui. et qui permettait de gagner en rapidité pour les invités par exemple mais aussi pour la fixation de la mariée pour que ça tienne vraiment jusqu'au bout de la nuit et voilà et puis après j'ai eu des opportunités de travailler en tant que formatrice auprès de d'abord le conservatoire du maquillage qui est une école de maquillage à Paris où il y a des options de coiffure donc j'ai commencé à donner des cours de coiffure là-bas Donc vraiment très spécifique au milieu de la mode, de la coiffure mariée, événementielle, pas du tout de coupe, pas du tout de couleur, voilà, c'est pas du tout le but de ce genre de formation. Et ensuite, j'ai travaillé, j'étais ambassadrice pour Eugène Permat, donc marque de grande maison de la coiffure française, voilà, que les coiffeuses connaissent. C'est ça,
- Speaker #0
normalement à Coéthron.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Donc j'ai commencé la formation finalement dans ce contexte là. Et puis donc j'étais un peu sur tous les fronts on va dire lorsque je vivais à Paris, parfois enchaîner un shooting photo puis une journée sur les comédies musicales et puis réenchaîner dès le lendemain. Puis des fois de faire des journées continues on va dire et des semaines continues et des mois continu sans un jour de repos. et ce qui devait arriver arriva j'ai fait un burn out j'en pouvais vraiment je saturais je ne pouvais plus donc j'ai décidé de me réorienter et j'ai commencé enfin j'ai fait des études pendant deux ans de naturopathie rien à voir avec la coiffure et le maquillage et pour autant bah en fait ça m'a permis de prendre du recul sur mon travail et de me rendre compte que ce que je n'aimais plus c'était pas la coiffure et le maquillage mais juste la façon dont je le faisais et les gens peut-être au service de qui je le faisais. Et du coup, suite à la naturopathie, où il y a beaucoup d'éducation, entre guillemets, parce que la naturopathie, le but c'est de donner à quelqu'un, dans son quotidien, des clés pour améliorer son bien-être. Donc il y a un peu de l'éducation, il y a un peu de l'empathie de l'éducation pour que la personne s'approprie les choses, puisse... les mettre dans son quotidien, etc. Donc moi, ça a fait aussi le pont avec la formation. Et du coup, dans mes formations, je me suis dit, il y a quand même vachement de choses sympas à apporter par la naturopathie, même si ce n'est pas réellement de la naturopathie que je fais, dans les formations de coiffure. Et du coup, assez naturellement, je suis revenue à la coiffure mariée, je suis revenue à la formation coiffure mariée, parce que là, je trouvais du sens et que c'était le public avec qui j'avais envie de partager ça. Et du coup, avec mes propres règles du jeu, différemment, en respectant mon temps, mes besoins, et non au service de grosses productions qui sont dans d'autres directions, on va dire, qui n'ont pas les mêmes besoins.
- Speaker #0
Après, tu t'es aussi beaucoup cherchée finalement, et c'est généralement quand on sort d'études, on se cherche pour voir ce qu'on... En plus, on sort de sa P, BP, tout ce qu'on veut, avec tout corps de métier, parce qu'on nous apprend tout. faiblement on va dire, mais on nous montre tout. Et après, c'est la découverte du métier et de qu'est-ce qui nous anime. Il y en a, ça va être de la coupe homme, d'autres ça va être les extensions de cheveux, d'autres ça sera de la coiffure, du maquillage. Le but, c'est de se trouver au départ, mais une fois qu'on se trouve, il faut vraiment se nicher parce qu'on ne peut pas être bon de partout. Et même si on est bon sur deux, trois tâches, il y a un moment donné, on se perd. et il... tu t'es perdue en faisant beaucoup de choses. Et même au niveau de la communication, c'est encore un autre sujet. Mais c'est vrai que quand on parle de plusieurs choses en même temps qu'on fait plusieurs choses, ça pèse beaucoup. Ou alors, il faut vraiment cadrer tout ce qu'on fait et ne pas s'oublier soi-même.
- Speaker #1
Oui. Alors, c'est vrai que moi, j'ai envie de nuancer un petit peu. C'est-à-dire que pour moi... C'est pas la question des différentes choses que tu fais qui va avoir un impact, mais plutôt comment tu le fais, comment tu respectes ton temps, etc. Parce que c'est vrai que... Alors, c'est très français, mais on a ce truc de dire on peut pas être bon dans tout. Moi, je suis pas tout à fait d'accord avec ça. Parce que, par exemple, une coiffeuse qui est très bonne cuisinière,
- Speaker #0
qui cuisine très très bien...
- Speaker #1
On ne va pas lui dire, ah ben non, tu ne peux pas être une très bonne coiffeuse et une très bonne cuisinière. Alors du coup, pourquoi est-ce qu'on pourrait dire, ben non, tu ne peux pas être une très bonne coiffeuse et une très bonne maquilleuse ? Tu vois, pour moi, c'est pareil.
- Speaker #0
Oui, alors je vais renéancer, ce n'est pas là où je voulais en venir. Là, par exemple, tu disais studio, le coiffeur, la mariée, faire les clients classiques, tenir son entreprise. C'est vrai qu'en fait, de faire toutes ces tâches-là, forcément, ça impacte certaines et ça t'impacte toi, parce que du coup, tu veux rajouter, mais forcément ton temps, il ne peut pas s'additionner. Du coup, tu manges. C'est plus ça que je voulais dire. Moi, j'ai plusieurs cordes à mon arc et je suis bonne dans toutes les cordes que j'ai choisies. Sauf que le fait de dédier du temps que vous choisissez sur ces tâches-là font que je la maîtrise. Forcément, on est bon dans plein de choses. Heureusement !
- Speaker #1
Tu voulais dire, mais c'est plus une question de gestion de temps.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Pour pouvoir faire toutes ces choses qu'on aime faire, que le fait d'en faire, d'avoir un gros panel d'outils à notre disposition.
- Speaker #0
Donc tu dis souvent qu'il n'y a pas besoin d'être parfaite pour te lancer. Qu'est-ce que ça signifie concrètement pour une coiffeuse maquilleuse qui se sent dépassée ?
- Speaker #1
Alors pour moi, c'est le fait que la montagne... de travail peut des fois être paralysant. Donc on a tendance à aussi beaucoup penser au jugement de nos confrères, de l'ancien patron, de la grande tante, voilà il peut y avoir comme ça plusieurs choses qui viennent un peu nous freiner dans notre envie de nous lancer et surtout de beaucoup de peur. Donc moi l'image que j'aime bien c'est que tu ne sais pas faire de parachute tant que tu n'as pas sauté. C'est sûr. Donc, en fait, tu apprends, tu expérimentes en le faisant. L'entrepreneuriat, c'est pareil, en fait. Il faut accepter qu'on va faire des erreurs, qu'on va apprendre en faisant ses erreurs, que ça ne va pas être parfait au début. Mais ce n'est pas grave parce qu'en soi, on a un métier qui est très évolutif. On a des clientes qui changent, etc. Donc, on a quand même une marge de progression qui est énorme. et on en reparlera peut-être sur d'autres sujets mais pour moi ce qui est le plus important et ce qui peut faire lâcher un peu la pression c'est le fait de se dire à partir du moment où ta communication ce que tu proposes est en phase avec ton service c'est ok le seul problème entre guillemets serait de dire viens chez moi je fais des coupes extraordinaires c'est super cher mais je t'accueille dans un lieu qui est incroyable etc et puis quand en fait la cliente arrive Et ce n'est pas du tout le cas. Et elle n'est pas bien accueillie. Et on ne lui propose pas le petit café. Tu vois ? Pour moi, c'est juste ça, en fait, qui peut faire qu'on a un problème de cohérence. Mais sinon, à partir du moment où c'est aligné, en fait, il ne faut pas avoir peur de te lancer. Tu attiras la clientèle à qui ça convient. Et ça se passera très bien.
- Speaker #0
Beaucoup de pros subissent leur métier, donc les horaires à rallonge, les clientes exigeantes, la vie perso, mise de côté. Pourquoi, selon toi, on en arrive là ?
- Speaker #1
Alors, on en arrive là pour... ça revient un petit peu sur des choses qu'on a déjà dit avant.
- Speaker #0
C'est un fil conducteur.
- Speaker #1
Exactement. On en arrive là, je pense, parce qu'on ne sait pas bien poser ses limites et que surtout, on a cette peur de ne pas assez travailler, surtout au début. On a peur de ne pas remplir notre agenda. On se dit si je refuse cette cliente, est-ce que je vais quand même pouvoir travailler sur cette journée ? Est-ce qu'il ne vaut mieux pas que j'accepte quelque chose qui me convient moins ? Mais d'avoir quand même du travail alors que finalement, ce n'est peut-être pas ce qui serait le mieux. Et puis, je pense qu'il y a vraiment ce truc, on parle du FOMO, la peur de manquer un événement. Donc c'est pareil, le fait de répondre à nos mails à n'importe quelle heure. Le fait d'avoir l'impression qu'il faut tout accepter pour réussir. Il y a aussi la culture du sacrifice dans l'entrepreneuriat. On nous dit en gros, si tu ne galères pas, ce n'est pas normal. Il n'y a pas de mérite si ce n'est pas difficile derrière. Et je pense qu'on peut aussi se mettre dans cette case de se dire, ah non, mais moi je travaille dur, moi je mérite ce que je fais. Alors oui, évidemment. qu'on mérite ce qu'on fait. Mais on n'est pas obligé de souffrir pour ça. Je pense que des fois, on s'auto met dans ce cercle vicieux. Et malheureusement, du coup, c'est quelque chose que l'on donne à notre cliente. C'est-à-dire que si on répond à n'importe quelle heure, aux mails, aux appels, etc., le dimanche, la cliente, elle se sent OK de t'écrire à n'importe quelle heure, mais surtout d'attendre de toi que tu lui répondes à n'importe quelle heure. Et c'est là que petit à petit ça déborde et qu'on peut vite ne plus faire la limite entre notre temps de travail et notre temps de vie. Et du coup d'être avec nos amis, répondre à nos mails, et puis d'être en repas de famille, et puis d'aller répondre à un appel, etc.
- Speaker #0
C'est vraiment fixer ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas, et surtout d'avoir bien défini sa cliente idéale d'abord. Comme ça, ça sera plus facile de dire oui ou non à une mariée. Parce que vraiment, moi, j'ai dit oui à toutes les mariées qui passaient au début. Mais finalement, il faut faire très attention, surtout au début, parce que les photos qu'on va avoir, c'est ça, notre pub, les habits, tout ça. Et du coup, si tu acceptes des mariées qui ne sont pas alignées avec ce que tu veux, forcément... ça va attirer ce type de mariée. Donc, mieux vaut dire non pour laisser la place et le temps nécessaire à vraiment ta cliente de cœur.
- Speaker #1
Complètement. Après, justement, je pense que dans le début, on a du mal à faire ça parce qu'on a peur de manquer de clients. On se dit, ce n'est pas grave. Et en effet, moi, si je devais refaire certaines choses, en changer d'autres, dans la façon dont j'ai expérimenté le monde du mariage, Euh... je referais le début de tout accepter, d'expérimenter, parce que ça m'a permis, moi, de me rendre compte, tu vois, comme pour la mode et le spectacle. Si je n'avais pas été dans le milieu de la comédie musicale, je n'aurais pas su ce que c'était et que ça me plaisait. Et je serais allée dans la mode, tête baissée, et j'aurais détesté, j'aurais passé les pires années de ma vie, certainement. Donc, je pense que c'est bien au début d'aller expérimenter. Je pense que c'est OK au début de... tester nos limites, de voir justement, ok, on a peur de ne pas travailler, c'est le début, il faut que notre entreprise, elle vive. Donc oui, je vais répondre à un mail à 22h. Oui, machin, je vais peut-être répondre là un peu plus. Chercher où sont les limites qui me conviennent. Mais juste, ce qu'il faut faire très attention, c'est que ça ne devienne pas du long terme. Et de se dire, c'est le temps que mon entreprise se lance et une fois un an, un an et demi que je suis rodée, que j'arrive à avoir ... Aussi une position claire, justement comme tu disais, sur qui est ma clientèle, etc. Et de l'avoir un peu expérimenté pour se dire, ok, ça c'est ok pour moi, ça vibre pour moi, je me sens bien là-dedans. Ça, c'est pas pour moi. Et à ce moment-là, de mettre des frontières, des limites, pour pouvoir être bien dans cet équilibre-là. Mais le piège, c'est que ça devienne une norme et qu'au fur et à mesure des années, ça fait boule de neige et que là, ça finit en burn-out. C'est ça.
- Speaker #0
Et puis ça va vite. C'est ça. On ne le voit pas arriver et ça arrive à plus de personnes qu'on croit. Tant que ça ne nous est pas arrivé, on se dit « ah mais non, ce n'est pas possible » . Mais si, si, ça arrive très vite. Et plus vite on sépare et on cadre notre vie perso, plus on est aligné avec nos émotions et ce que l'on veut pour notre entreprise et mieux ça se passe.
- Speaker #1
Complètement. Je suis tout à fait d'accord avec toi.
- Speaker #0
Pour toi, c'est quoi les trois signaux d'alerte qui montrent qu'une pro a perdu le contrôle de sa vie pro ?
- Speaker #1
Alors pour moi, il y a déjà le sentiment de plaisir ou de plus de plaisir. Ça, c'est vraiment un indicateur le plus facile, on va dire, à observer. La fatigue, le fait de ne plus avoir d'énergie, le fait de... Moi, je l'ai détecté comme ça quand... quand j'ai fait mon burn-out, même si j'ai continué des mois et des mois après sur la même lancée, mais je recevais des mails des clientes et ça me mettait la boule au ventre. Alors des clientes, pas forcément des mariées, sur d'autres gens aussi, mais j'avais une boule au ventre quand j'avais une notification, une demande, un mail, etc. Donc ça, je pense que c'est un indicateur qui est très très fort. Quand c'est ton corps qui réagit, c'est que c'est déjà un peu trop loin, quoi. Donc il faut vraiment écouter ça. Et je pense qu'il y a aussi quelque chose auquel on ne pense pas assez, mais c'est le fait de culpabiliser constamment. C'est-à-dire le fait de s'octroier une après-midi pour aller faire du shopping ou une heure pour regarder une série et on est en culpabilité, de se dire « Ah, mais je devrais être en train de bosser, je devrais être en train de machin. » Et puis on regarde sur les réseaux, on voit qu'une telle, elle a fait ci, elle a fait ça. Elle dit « Ah ouais, mais moi je n'ai pas fait ça, il faut que je le fasse, machin. » Je pense que ça, c'est aussi un signal que ça déborde trop. qu'on n'arrive pas à profiter des moments où c'est censé être du loisir et qu'on est dans le travail. Mais c'est très difficile.
- Speaker #0
Oui, ça c'est sûr. Surtout quand on a son entreprise, c'est vraiment... C'est extrêmement difficile à le faire. Moi, je sais que... Même encore des fois, j'ai encore du mal. Il faut vraiment... Je pense que c'est constant parce qu'on peut vite passer la barrière du j'en fais trop. Et je n'aime plus. C'est très, très, très vite. Le passé, c'est...
- Speaker #1
cette petite barrière surtout quand on veut évoluer qu'on va vraiment être très attention à soi c'est en effet comme tu dis c'est une barrière qu'on peut très vite dépasser et même quand on a un peu réussi au fur et à mesure des années à se dire ok là c'est à mon temps machin en fait ça revient quand même très facilement dans les périodes où t'es un peu fatigué où t'as des creux de la vague de l'entrepreneuriat et tout ça peut être très facile de retomber dans ce travers ... Donc, il faut être gentil avec soi. C'est ça. Et vigilant. Vigilant, gentil avec soi et de ne pas trop être dur sur ces moments-là.
- Speaker #0
C'est ça. Et même si je peux donner un conseil, même quand ça va bien, de commencer par exemple à deux fois dans l'année ou quatre fois dans l'année selon sa personnalité, de se programmer un temps justement pour réanalyser son planning, voir si on respecte bien ce qu'on s'était donné comme objectif de travail. Comme ça, on est sûr de ne pas en être conscient. Déjà, même si on le dépasse, on peut se dire, OK, bon, là, moi, je vais défixer ça comme objectif de travail. Là, j'ai un lancement où là, je veux faire des appels découverte de mariés. Là, je veux mettre un coup de douce. Donc là, c'est OK que je travaille un peu plus sur un temps défini. Mais il faut bien analyser les semaines suivantes. Si ça fait une semaine, si ça fait deux, trois ou six mois que ça dure. Et le fait de mettre des alertes plusieurs fois dans l'année, surtout si on est de base, on fait ça. D'en mettre un petit peu plus souvent et puis de les espacer petit à petit. Mais toujours, même si ça fait deux ans que vous êtes OK, il faut quand même faire des petits check-up. Et OK, je suis toujours alignée comme ça au moins. on ne prend pas de risques, on ne se dirige pas vers le burn-out.
- Speaker #1
Complètement, je suis tout à fait d'accord avec toi. Et en plus, ce que tu dis là, ça peut être hyper intéressant d'un point de vue entrepreneurial pour s'assurer qu'on ne dévie pas de nos objectifs.
- Speaker #0
C'est ça. Moi, je n'y pense pas forcément. J'ai mis du temps à le faire pour moi-même et franchement, ça fait du bien et ça prend aussi du recul pour voir l'évolution. Parce que justement, comme tu disais tout à l'heure, on se compare beaucoup, on regarde. Ah, mais elle, elle fait ça. Oui, mais toi, qu'est-ce que tu fais ? Regarde-toi d'où tu viens et où tu en es maintenant. Donc, ça va faire de toi. Tu ne sais pas où elle en est, ta collègue. Et tant mieux pour elle si elle en est là. Mais toi, ça se trouve, tu es même plus haut. Et tu vois que ce qu'elle fait de bien, mais ça se trouve, tu es déjà plus haut. Et de toute façon, même si ta collègue est plus haut, on s'en fout du niveau de là où on en est, du moment où toi, tu es ancrée et tu es bien dans tes baskets. Le reste, on s'en fout. Chacun évolue à sa vitesse, le but est que tu évolues dans des conditions safe pour toi.
- Speaker #1
Tout à fait, tout à fait. Et puis il ne faut pas oublier qu'on n'a pas forcément les mêmes objectifs que la collègue justement. Elle, ça fait peut-être dix ans qu'elle fait son truc, qu'à côté elle ne travaille pas du tout sur d'autres types de clientèle, qu'elle ne fait que ça. Peut-être qu'elle a la personne avec qui elle vit qui gagne très bien sa vie et qu'elle n'a pas besoin de plus. On a tous des besoins, des objectifs, des choses qui sont différentes, donc ça n'a juste pas de sens d'aller comparer avec ce que font les autres, parce que ça ne parle pas de nous en fait.
- Speaker #0
Tu parles beaucoup de poser un cadre, tu peux nous donner un exemple concret de règles simples qui changent tout dans une activité ?
- Speaker #1
Justement, en effet, on a commencé à en parler tout à l'heure. Pour moi, des règles qui sont très simples pour mettre le cadre et pour éviter aussi que les clientes débordent de ce cadre, ça va être pour commencer les horaires. c'est à dire le fait de dire bah voilà les moi je ne réponds pas au téléphone je ne réponds pas aux mails passé 19h par exemple je ne réponds pas aux mails les samedis et les dimanches car les samedis je suis en prestations et les dimanches j'ai envie de profiter de ma famille etc qui sont aussi en jour off ça c'est des choses comme on l'a dit tout à l'heure qui au tout début peuvent être un peu difficile mais qui va être très important de mettre en place parce que justement le fait de ne pas répondre à n'importe quel moment Ça montre aussi à la cliente qu'il y a un cadre et que c'est dans ce cadre-là qu'on va évoluer. Alors que si on ne pose pas directement ce cadre, il peut y avoir des débordements. La cliente qui t'appelle à 22h, la personne qui t'envoie un mail le dimanche, c'est ok. Les mails, ça sert à ça aussi. Mais qui attend une réponse et qui va te relancer deux heures après en disant « j'ai pas eu de réponse » . Oui, mais on est dimanche. Mais si toi-même, le dimanche d'avant, tu as répondu, c'est un petit peu plus compliqué. de mettre ce cadre là donc voilà de mettre le cadre sur les horaires etc surtout que ça évite les erreurs moi pour j'ai une petite anecdote à ce sujet où vraiment je me suis là c'est la dernière fois que je me fais avoir moi même c'était de ma faute j'ai reçu un sms un soir vers 21h30 de quelqu'un dont j'avais pas le numéro et qui me dit pour le mariage de telle date etc donc je vois la date Je sais que moi j'ai booké une mariée ce jour là. Donc il était tard, j'étais fatiguée de ma journée, j'ai lu le message en diagonale, j'ai juste vu la date donc j'ai répondu directement je suis désolée mais je suis pas disponible à cette date là, j'ai déjà un mariage, bonne continuation etc. Et puis cinq minutes après je reçois un appel, là cette fois c'est d'un numéro que je connais, de la mariée qui est bookée ce jour là et qui m'appelle, qui m'appelle ? Et je me dis, bon, il doit quand même y avoir une urgence, je vais répondre. Et en fait, c'était sa belle-mère qui m'avait envoyé un SMS pour me poser une question en disant, est-ce que c'est possible de faire un essai pour moi aussi en étant la belle-mère, etc. Et du coup, moi, j'ai répondu, ben non, j'ai déjà un mariage. Donc, elle, elle avait appelé sa belle-fille en disant, oh là là, ta coiffeuse, elle a booké quelqu'un d'autre, elle n'est pas disponible pour ton mariage. Donc, voilà, ça fait tout un truc où la mariée s'est inquiétée ou moi, ça m'a rajouté du travail aussi. Et puis, ben voilà, un coup de stress. Et là, je me suis vraiment dit, il faut vraiment que je respecte ce truc d'horaire, même quand je crois que c'est juste un petit message rapide pour dire que je ne suis pas dispo, pour dire non, Ça attendra que je sois posée devant mon ordinateur. tranquillement en condition de travail pour donner une réponse claire et sans appel quoi.
- Speaker #0
C'est ça, je comprends tout à fait. Franchement c'est un très bon conseil.
- Speaker #1
En tout cas voilà, moi cette anecdote elle m'a vraiment servi et puis sinon dans les autres choses à cadrer qu'on ne pense pas assez, par exemple moi je pense aux essais. Les essais selon ce qu'on propose comme type de prestations, des fois on va se déplacer au domicile de la mariée ou à un endroit qu'elle souhaite. Au tout début, moi ça m'est arrivé d'arriver chez quelqu'un où il y avait les 7 cousines, la tante, la grand-mère. Et en fait c'est un enfer parce que tout le monde donne son avis, etc. Et ça, ça fait partie du cadre. Ça fait partie du cadre d'expliquer avant, d'avoir dans les conditions générales de vente avant, que l'essai il se fait en tête à tête ou avec une personne de son choix qu'elle sait bienveillante. Et c'est tout. Donc ça c'est déjà un cadre aussi qui nous permet de bien travailler. Pareil pour le jour J, le cadre de dire que par exemple tu poses ton matériel à un endroit dans la chambre du domaine, chez la cliente etc. Mais que tu ne vas pas déplacer ton matos pour chaque prestation si tu fais les invités. Ça c'est aussi un cadre qui permet de travailler plus sereinement, sans stress et dans de meilleures conditions.
- Speaker #0
Non moi les essais de plafond c'est tout le temps dans mon salon privé, j'ai dû en faire franchement, je ne dois en faire même pas un dans l'année à domicile, c'est vraiment extrêmement rare. C'est vraiment tout le temps chez moi. Et au pire des cas, c'est une ou deux personnes, mais je le dis direct, c'est des personnes qui sont bienveillantes. Et au-delà de la bienveillance, c'est des gens qui sont capables de comprendre qu'on n'est pas là pour leur goût ou leur goût pour la marier. Le but, c'est vraiment de se détacher de ça et de comprendre qu'en fait, on a une identité et qu'on a une colorimétrie, une forme de visage, une personnalité. Et ça, c'est unique. Et qu'en fait, la coiffure que je propose à la mariée... On a discuté, j'ai cerné sa personnalité, on a défini ensemble sa carnation, tout ça, on s'est analysé et que elle, c'est elle et que ses goûts, c'est les siens. Donc en fait, les goûts de cette personne va rester à la porte et on est là vraiment avec de la bienveillance et de la franchise sur oui, effectivement, tu as un contraste qui est fort avec un sous-ton chaud. Donc oui, effectivement, ça te va mieux, même si moi, je n'aime pas le doré, que j'aime les couleurs roses. les goûts et les couleurs des gens restent à la porte et ça moi c'est marqué dans ma petite fiche que j'envoie pour planifier l'essai je suis ok pour emmener des personnes mais que ces personnes là ils n'auront pas la place de dire oui moi je pensais que c'est pas ton métier c'est pas ton rôle c'est ça mais ça je le dis en amont comme ça il n'y a pas de mémorial ça déjà dans les conditions que je vais les accueillir comme ça si ça déborde, elles savent que je vais recadrer.
- Speaker #1
Bonne chose aussi, et que toi, tu ne te sentes pas gênée, de dire, là, je vais t'obliger de dire quelque chose, je ne veux pas que ce soit mal pris. Non, ça fait partie du truc. Et je pense que les mariées apprécient d'autant plus qu'elles savent qu'elle est entre les mains de quelqu'un qui est pro et qui sait ce qu'il fait, et qui ne se laisse pas emporter partout, parce que parfois, on a des mariées qui, elles-mêmes, manquent de confiance en elles et qui peuvent facilement se faire happer par les autres. Et du coup, d'avoir quelqu'un de professionnel qui va mettre un cadre pour elles, ça va aussi les mettre en sécurité.
- Speaker #0
Et généralement, quand elles ont des invités, parce que souvent elles viennent seules, mais quand elles viennent à une ou deux, généralement quand elles voient mon... On va appeler ça la consultation, le diagnostic, on l'appelle comme on veut, mais quand elles voient ce que je fais, souvent ça leur donne tellement envie que « Ah oui, et moi, mon visage ? » Oui, alors là, on est sur l'essai. Donc si vous voulez qu'on fasse l'analyse de vous même, on fera un essai. Faut vraiment pas avoir peur de cesser les limites et enfin quand on fait une prestation essai coiffure maquillage marié c'est bien marqué. essaie coiffure maquillage, c'est pas marqué la tantine, la soeurette ou la maman donc il faut vraiment rester droit dans ses bottes et s'il y a une modification c'est normal qu'il y ait un impact financier ou qu'il y ait un impact au niveau du temps on n'est pas là pour faire des cadeaux c'est pas parce qu'on est coiffeuse maquilleuse que on doit donner plus que ce qui est indiqué on fait ça comme sur son forfait sur son accompagnement, tout ce qui déborde n'a pas place.
- Speaker #1
Exactement. D'où l'importance des conditions générales de vente, bien claires et nettes, qui vont cadrer les règles du jeu.
- Speaker #0
C'est ça. Ça ne peut pas être que quelques lignes. Ça doit être minimum une page. C'est le minimum. Et plus c'est clair, plus c'est safe, et plus on attire les mariés qui recherchent ça. Et je vois bien que plus je communique comme ça, et plus elles viennent s'arrêter. Mais Marie, j'ai de moins en moins de personnes qui les accompagnent. Et franchement, c'est soit elles sont seules, soit elles sont unes maintenant. Parce que vraiment, par rapport à avant, où elles étaient effectivement deux, trois, je vois que j'ai changé de niche. Et quand elles viennent seules, c'est la maman ou la sœur. Et elles sont vraiment très à l'écoute. Et elles sont à leur place. Et généralement, elles valident tout ce que je dis. Et c'est là où je vois que... J'ai bien fait mon travail de commun. Exactement. J'ai bien partagé à la bonne bouche. La peur de décevoir ou de perdre une cliente, ça empêche souvent les pros de dire non. Comment dépasser cette peur et reprendre sa place ?
- Speaker #1
Oui, c'est compliqué. Exactement, d'autant plus que comme ce qu'on disait avant, surtout au début, on a tendance à dire oui à tout et à avoir juste la peur de ne pas travailler et d'avoir un samedi où il ne va pas y avoir de... de travail du tout. Donc déjà il faut être ok sur le fait que toutes les clientes ne sont pas nos clientes. C'est à dire que la mariée qui va avoir une demande qui n'est pas du tout dans notre style de coiffure, de maquillage ou qui n'a pas du tout l'énergie qui va matcher avec la nôtre etc. C'est une décision qui va être bénéfique pour les deux parties que de dire non. Je ne suis pas la meilleure personne adaptée pour vous. Parce que nous, en tant que prestataire, on va subir, parce qu'on va être avec une cliente avec qui on ne va pas réussir à se comprendre, qui va ne pas être dans la même énergie et qui du coup va être peut-être méfiante. Il peut y avoir plein de choses qui en découlent. Alors que si on est avec la cliente que l'on a définie, notre cliente idéale, là, il va y avoir quelque chose de confiance et un climat... agréable dès le début aussi. Moi ça m'arrive de dire tout simplement à la mariée, particulièrement en maquillage, je ne fais plus de maquillage aujourd'hui mais j'ai longtemps fait du maquillage et en maquillage je faisais des choses très naturelles et dès que je voyais qu'elle voulait des choses un peu plus poussées, je disais moi c'est pas mon truc, c'est pas moi qui vais le faire le mieux pour toi en plus, je vais pas m'amuser, toi tu vas pas être complètement satisfaite, je préfère que tu vois une amie à moi pour la partie maquillage. Donc il faut pas avoir peur de ça. c'est une phrase un peu bateau mais dire non à l'autre c'est se dire oui à nous quand on sent que c'est pas aligné et puis aussi de se dire c'est notre qualité qui va primer sur la quantité donc il y a peut-être aussi un choix un peu stratégique à faire d'un point de vue tarif etc pour se dire bah tant pis si j'ai deux clients en moins dans l'année ça va être répercuté sur le le fait que j'ai une prestation qui va être encore plus... de meilleure qualité pour mes clientes qui m'ont choisi et que je vais faire un tarif un peu plus élevé et qui va faire qu'à la fin de l'année, je m'y retrouve.
- Speaker #0
Moi, pour ma part, c'est mon exemple à moi. Donc, pas qu'une, on est toutes différentes sur sa niche. On a toute une niche qui est complètement différente, même s'il y a des similitudes. Mais de plus en plus, moi, je sais que quand j'ai un appel découverte, je me replace ma niche. Je la redéfinis, je lui dis voilà comment vous m'avez contacté, comment vous m'avez trouvé et je leur dis voilà moi j'accompagne les mariés qui sont naturels mais travaillés et je décris ce que c'est naturel travaillé pour moi parce que naturel travaillé je vois bien des fois je vois des collègues où pour moi c'est typé libanon, pour elles c'est naturel donc en fait moi je redéfinis qu'est-ce que c'est que pour moi un naturel travaillé qu'est-ce que pour moi c'est un accompagnement personnalisé ? Parce que maintenant tout le monde l'emploie et un mot veut dire quelque chose pour quelqu'un et une autre valeur pour quelqu'un d'autre. Donc je redéfinis, moi, mon accompagnement personnalisé, c'est ça, il va y avoir ça, ça, ça, ça, ça, ça. Et moi, je cible les mariés comme ça, comme ça, comme ça. Et ça m'est arrivé, tous les ans ça m'arrive, on me refuse des mariés. Moi je pose déjà les premières questions quand on me demande, oui, est-ce que vous êtes disponible et vos tarifs ? Alors, déjà la date, le lieu, et vous êtes quel type de mariée ? Parce que je ne veux peut-être pas vous dire oui. Même si j'ai la place, j'ai déjà eu fait, j'ai la place. Et j'ai dit non. Et qu'est-ce qui se passe après ? Deux semaines, j'ai mis un appel avec ma mariée idéale. J'aurais dit oui, me faire trouver. Du coup, c'était un maquillage trop soutenu pour ma part. Ce n'est pas là où moi, je m'amuse. Je n'aime pas dénaturer la femme. Et pour moi, ce type de maquillage, ça dénature. Et pourtant, je trouve ça magnifique sur les réseaux sociaux. J'adore. Mais moi, faire ce travail-là, ce n'est pas pour moi. Donc, je relaie à des collègues. J'en ai plein qui font des types élibanais, qui, pour elles, c'est naturel. Et bien, je leur donne leur contact. Voilà. Et je suis super contente de donner une mariée à une de mes collègues. Parce que, de toute façon, ce n'est pas ma mariée. Je ne veux pas de mariée comme ça chez moi. Ça ne m'intéresse pas. C'est comme les mariées hyper naturelles, où vraiment, on voit qu'elles ne sont pas du tout maquillées, où elles sont très peu coiffées. C'est pareil, ce n'est pas ma niche. Je préfère les... donner à mes collègues, et j'en ai plein des collègues, et de toute façon, je ne peux pas faire tout le monde, et mon but, c'est une trentaine de mariés par an, vraiment grand maximum, et plus je vais évoluer, moi j'en ferai, c'est comme ça que je vais me diriger, et de toute façon, des mariés, il y en a vraiment, il y en a plein, on ne peut pas tout se faire, donc il faut vraiment se cibler, et se nicher, et plus on se niche, et vraiment plus on les attire, c'est impressionnant, du moment où moi j'ai compris ça, ça a vraiment fait un bond, dans mon... dans mon accompagnement, de mon analyse, parce que ça, je le fais depuis dix ans, la personnalisation, vraiment, j'apporte le même service, et ce qui a vraiment changé, c'est moi, mon estime de moi, l'analyse de qui je suis, de ce que j'apporte, la transformation, et quand j'ai compris ça, c'est là où j'ai vraiment évolué mes tarifs, en fonction de ça, et pourtant, mon travail, est-ce qu'il avait évolué ? Non. Par contre, ma communication a tout changé, et ça fait un énorme bond, une énorme différence. Quand je repense vraiment mes premiers forfaits, après je pense qu'il y a 10 ans, c'est pas le même monde, mais j'ai commencé, ça fait plaisir, mais à 70 euros. Alors je faisais pas le maquillage, mais quand je le pense, je me dis, mais en fait, j'y allais, mais je donnais de l'argent en fait, je littéralement donnais de l'argent. Et on était contentes, et on pensait qu'on gagnait de l'argent, c'est ça le pire. Mais là j'ai encore vu un... Vous avez une de mes collègues que j'adore sur la région lyonnaise qui a fait une mariée sur un gros domaine. Et en fait, moi, j'ai été appelée, parce que j'avais déjà une mariée, mais sur le matin, j'ai été appelée par la maman et la sœur du marié qui ne s'est pas fait coiffer à cet endroit-là, qui s'est coiffée vers chez moi. Et en fait, il y avait une maquilleuse et moi, je faisais la coiffure. Et quand j'entendais le discours de la maquilleuse, alors je ne m'en veux pas parce que c'est la moitié du temps, sauf que moi, je ne critiquais pas. mais c'est la moitié dix ans son raisonnement je me suis vue en elle et je me suis dit J'espère que tu vas vite dépasser ces croyances parce que ça fait mal pour elle comme pour le métier. Mais elle disait, tu te rends compte, elle a payé 500 euros juste pour sa coiffure. Et les deux, donc la maman et la fille critiquaient la coiffeuse. La pro maquilleuse qui critiquait la coiffeuse, moi qui suis trop expressive, forcément, elles ont vu que ça tiquait. J'ai dit, moi, personnellement, c'est elle qui a raison pour ma part. Parce qu'elle offre une prestation de qualité. Il faut savoir que son métier, c'est coiffeuse événementielle. Elle ne fait rien d'autre. Il faut être réaliste. Les coiffeurs événementiels sont souvent le samedi. Il y en a en semaine également. Mais la plupart du temps, c'est le samedi. Comment elle fait pour se dégager un salaire ? C'est de donner quelque chose de qualitatif. Si d'ailleurs, elle ne peut pas se former, qu'elle ne peut pas se payer, qu'elle ne peut pas payer ses charges. Je dis, je suis désolée, mais même 500 euros, ce n'est pas non plus... Non. Ce n'est pas non plus « waouh » . Quand on enlève l'URSSAF, la TVA, les produits utilisés, le temps déplacé… Ça va être sublime. Non, il ne reste pas grand-chose sur 500 euros. Et même en expliquant ça, elles ont entendu ma position. Après, j'ai arrêté parce que je ne voulais pas… Quand on rentre dans des débats comme ça, c'est compliqué. Moi, j'ai défendu ma parole. Après, elles ont continué à aller sur ce terrain. Ça ne m'intéressait plus. Donc, moi, je suis restée sur… Je fais les coiffures. En tout cas, j'ai fait deux coiffures. Elle était toujours sur son maquillage. Je n'ai même pas osé lui demander le prix de sa prestation. Et puis, après, ça a débouché sur les ongles. C'est vrai qu'elle se faisait des ongles très artistiques. Ah non, mais moi, je ne paye que 50 euros. Ça dure deux heures. Je lui dis, mais moi, je ne comprends pas.
- Speaker #1
50 euros deux heures ? Mais la nana, elle ne gagne pas.
- Speaker #0
Mais non, elle ne se paye pas. Elle me dit, mais si, elle gagne bien sa vie. Je dis, non, pour moi, elle ne gagne pas bien sa vie. elle fait juste beaucoup d'horaires pour croire qu'elle gagne sa vie à la fin du mois. Peut-être qu'elle gagne des mille euros. Mais sur les 2000 euros, si on prend le temps d'heure, en fait, il ne reste plus rien. C'est juste autant, je suis désolée. Oui,
- Speaker #1
elle fermera peut-être son entreprise dans deux ans parce que ce ne sera pas viable.
- Speaker #0
Non, c'est ça. Ou alors, puisque je l'ai vécu, je n'ai pas fermé. Moi, je l'ai fait. Mais sauf qu'en fait, ce que je ne m'étais pas rendu compte, c'est que... J'avais perdu d'année en année dans le salaire, alors que je travaillais de plus en plus. Parce que la marge, en fait, elle monte, elle monte, elle monte. Le plafond, il ne peut pas, si on ne veut pas dépasser la TVA, en fait, il est plafonné. Du coup, en fait, on perd de l'argent. Et vraiment, moi, tout ce que je souhaite à quelqu'un, c'est de la passer, cette foutue TVA, pour justement payer vraiment ce qu'il y a à payer et de fixer des tarifs normaux. Et là, en fait, on est juste en train de casser le... On a cassé le marché et là, on est en train de... le réouvrir et apprendre aux gens ce que c'est vraiment le prix d'une coiffure et d'un maquillage. Parce que des prix pareils, en fait, c'est plus possible. C'est pas parce qu'il y a quelqu'un qui se met à 30 euros qu'il faut le faire. C'est pas... Ça va attirer des gens qui veulent des prix pareils. Donc, franchement, ne le faites pas, les filles. Calculez vraiment votre marge, votre rentabilité et vraiment, mettez en avant votre savoir-faire. Il est unique. Si elle vous prend, la personne sait qu'elle ne sait pas se maquiller. Donc, il y a un besoin. C'est ça. Donc, il ne faut vraiment pas se dévaloriser. Et même si, parce que j'en ai toujours eu des gens qui m'ont dit que j'étais chère, même à 70 euros, j'étais chère. J'ai toujours été chère et je n'ai toujours pas été trop chère et pas assez chère. Donc, vraiment, il ne faut pas penser aux autres. Quand on met ses tarifs, il faut penser à soi-même. C'est qu'est-ce que tu veux dans la vie ? Est-ce que tu veux galérer ? Est-ce que tu veux ne jamais partir en vacances ? Est-ce que tu veux ne pas pouvoir te former ? Moi, je paye des formations, j'en fais plusieurs à l'année, je me fais accompagner parce que je mets le budget dans mon entreprise et j'ai les fonds parce que je mets mes tarifs en fonction. Et si c'est une entreprise qui roule, ce n'est pas de tirer les prix, de manger des patates à la fin du mois, ne pas pouvoir partir en vacances. Moi, ce n'est pas mon objectif. Moi, j'ai beaucoup de vacances à l'année parce que moi, ma vie, j'adore, c'est un métier passionné. J'ai besoin de vivre ma vie et ma vie, ce n'est pas que le travail. J'aime beaucoup être avec mes enfants. Je veux les accompagner dans leur scolarité. Je veux vivre des moments avec eux et pas qu'être en dehors de chez moi. Et ça, hélas, il faut payer ces moments-là, que je puisse vivre pendant ces moments-là. Et c'est normal, c'est OK. Ce n'est pas voler les gens que de vouloir avoir, par exemple, 8 ou 10 semaines l'année en vacances. C'est OK si derrière, tu mets en place toutes ces choses-là.
- Speaker #1
Exactement. Et comme on disait tout à l'heure... à partir du moment où c'est aligné c'est à dire que ce que tu fais dans ta communication et ton service et tes tarifs et bien la réalité sur le terrain quand ta cliente elle a l'expérience avec toi elle est satisfaite parce que c'est ce que tu lui avais proposé c'est ok on n'oblige personne à avoir une coiffeuse à domicile pour son mariage moi j'ai souvent l'exemple de tu veux chercher un appartement Tu cherches un appartement de 300 mètres carrés, vu sur la tour Eiffel, avec une piscine à débordement, mais tu peux mettre en loyer que 500 euros par mois. Ben non, en fait, c'est pas cohérent. Ben là, c'est pareil. En fait, tu peux pas demander une prestation haut de gamme. Plus ou moins haut de gamme, on n'est pas obligé de tout faire du haut de gamme, ça c'est complètement ok. Mais juste, on n'oblige personne en fait à ça. Donc, les personnes qui sont sensibles à la proposition que tu fais viendront, seront contentes de travailler avec toi et te paieront avec plaisir et respecteront ton travail.
- Speaker #0
C'est quand j'ai compris ma valeur, en fait. C'est même pas les autres. C'est quand j'ai compris, parce que moi et Marianne, elles ont toujours été satisfaites. Elles ont toujours dit que du positif, mais moi, c'était ma vision à moi que les coiffeuses, maquilleuses, on pouvait pas gagner parce que les autres mettaient ça comme tarif. Du coup... Je me suis perdue, vraiment, je me suis perdue et noyée dans ça. Et maintenant que j'ai compris et que vraiment, je me suis mise en tant que chef d'entreprise et pas que coiffeuse, c'est pas possible. C'est pas parce que tout le monde ou la plupart font ça que c'est bien.
- Speaker #1
C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison.
- Speaker #0
C'est ça. Et en fait, c'est prendre une feuille, mets tes vacances, mets tes heures de travail. Et quand je dis heures de travail, c'est pas le présentiel, les filles. C'est vraiment pas ça.
- Speaker #1
Parce que ça, on sait bien qu'on double, voire triple en plus avec les réseaux sociaux et compagnie. Ah oui, oui, oui.
- Speaker #0
Et ça, c'est un leurre. Ce n'est pas la présence sur la mariée. C'est vraiment la signature du contrat, la rédaction du contrat, les appels découvertes, la prospection, le fait de faire des articles de blog, ton site internet. C'est tout ça, faire racheter du stock, les allers-retours.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Quand tu vas dans un restaurant, tu ne payes pas juste ta viande et tes légumes. Tu payes la personne qui va nettoyer, le mobilier qu'ils vont racheter, les faire partir en formation pour savoir de nouvelles recettes. L'eau, l'électricité, en fait, un menu. Le prix du menu est fait en fonction de toutes ces charges. On ne paye pas que le plat. Et c'est vrai que dans l'événementiel de la coiffure de maquillage, on a mis nos prix, la personne qui a fait ça a mis le prix sur le temps passé. Non, ce n'est pas ça. Et du coup, si tu mets vraiment tout ce que tu fais et tout ce que ça te coûte, on n'est pas dans les prix. Et plus on va faire entendre ça aux autres, Plus on va monter et plus ce sera normal. Le premier prix de l'iPhone quand il est sorti, je ne sais plus, il devait être à 500-600 euros. Je me rappelle très bien, on a dit jamais on mettrait le prix dans un téléphone. Et maintenant, il a convient. En 2003-2005, il était au-dessus. Et on trouve ça normal parce que vu ce que ça nous apporte, je suis désolée, mais il est rentabilisé ce téléphone. Exactement. Il a apporté la promesse.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, tu parles d'Apple, c'est un très bon exemple. Apple ne fait jamais de solde. Il n'y a jamais de promo chez Apple.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Alors, pourquoi nous, petits entrepreneurs, il y a sept invités, du coup, on ne prend qu'en Texas ? Ben non.
- Speaker #0
Arrête de m'inviter, j'ai une mariée. Là, ce n'est pas que je n'ai pas envie de la faire, mais elle est super, on s'entend bien, on a eu un super feeling, mais je n'ai pas envie. Parce que là, la semaine dernière, c'est une mariée, elle a changé de job. et en fait elle n'était pas dans le contexte quand elle a fait l'essai, déjà elle l'a mis trop tard parce qu'elle décalait, elle décalait parce qu'en fait par rapport à son nouveau travail elle n'était pas en condition on a fait l'essai, ça s'est très bien passé et en fait vu que je lui ai proposé de la personnalisation on a fait le visage, elle est en télétravail donc forcément elle n'était pas là donc j'ai fait le visage on a fait les cheveux et en fait c'est vrai que quand j'ai fait ma base ça faisait une queue de cheval et elle s'est regardée en me disant c'est joli, je dis bah oui si tu veux on y prend en photo Comme ça, ça mûrit. De toute façon, tant que je ne suis pas partie le jour J, on peut tout changer. Donc, ce n'était pas un essai à cette queue de cheval. C'était une esquisse de mon chignon. Voilà, c'était l'esquisse de mon chignon. Et en fait, après, on a fait le chignon. Elle a aimé les deux. Donc, elle a vraiment aimé les deux choses. Et en fait, elle revient. Donc, elle se marie demain. Et la semaine dernière, elle m'envoie un mail en me disant oui, je n'étais pas dedans. J'ai trouvé une autre inspiration dans mon téléphone. franchement c'est la même chose que le chignon sauf qu'au lieu que ça soit un peu compact c'est la même chose en... un peu plus desserré. Franchement, c'est les mêmes volumes, les mêmes mèches. C'est un aspect visuel. Donc, moi, pour moi, je n'ai pas besoin de faire des essais pour ça. Et elle me dit, c'était 13 heures. Est-ce que je peux passer vite fait ce soir ? Ce soir ? Pour tester ? Ou un soir de la semaine ? En plus, du coup, j'étais en clientèle. Je lis en biais vite fait. Parce que moi, je ne prends pas mon téléphone quand je suis entre clients. Donc, je vois juste en biais. Et je lui réponds, je regarde à la fin de la journée ce que je peux te proposer. et du coup finalement je lui dis vu que j'ai lu en biais et que j'ai pas relu ça c'était une erreur et je lui dis je finis trop tard, je peux pas ce soir je lui dis par contre je peux jeudi en fait j'ai pas vu que c'était tous les soirs qu'elle me proposait j'ai vu ce soir ou jeudi, vendredi donc j'ai pas tilté que c'était les soirs qu'elle me proposait en fait, donc en fait je suis même pas sûre que j'ai lu en biais c'est que j'ai pas compris qu'elle me parlait des soirs donc je lui ai proposé un jeudi avec une tarification Bien entendu, parce que c'est une modification de prestation, donc c'est normal. Donc, je lui ai mis, bien sûr, je te propose, je comprends totalement que tu aies besoin d'avoir un essai pour te projeter, parce qu'il y a des gens qui sont comme ça et c'est OK. Donc, je valide ce qu'elle me dit, je lui mets ma tarification, je lui propose des créneaux qui me restaient et je lui mets quand même la version gratuite. Si tu veux, j'ai un visio où on peut, si tu veux, en discuter. pour que tu sois sereine. Donc, je lui propose de s'en venir. Et là, elle m'envoie un message. Et franchement, ça me prend toujours à cœur. De toute façon, ça, c'est sûr. C'est là où il faut souffler et attendre pour répondre. Et là, elle me dit, au vu de tes prestations très élevées, donc vraiment, il y a le mot très et élevée, j'aurais pensé que tu ne me factures pas cet essai plus supplémentaire. Donc, ce n'est pas grave, je vais me débrouiller autrement. Et du coup, j'ai soufflé, je ne voulais pas me justifier, donc je n'ai pas à me justifier. Et j'ai soufflé et je lui ai dit, je comprends. Hélas, j'entends ce que tu dis, c'est une modification de prestation qui entraîne une modification tarifaire. Point bas, je n'ai pas besoin d'aller plus loin. Je n'ai pas besoin de me justifier sur mes tarifs. surtout qu'on vient envoyer ma brochure je ne l'ai pas contrainte et forcée et en fait c'est un gros budget effectivement mais parce qu'elle m'a rajouté je crois une douzaine de personnes donc en fait je travaille de 8h demain à 16h30 donc en fait oui le budget final est élevé mais en conséquence de tout ce que tu me demandes comme travail après
- Speaker #1
si tu fais ton panier de si tu fais tes courses à Leclerc et que tu remplis ton caddie évidemment que ça te coûte plus cher que si tu prends juste de quoi manger pour le midi c'est ça moi ça m'a pas
- Speaker #0
ça m'a impacté du sens où, c'est plus ça m'a vexé, où je me suis dit, t'es gonflée me Tu ne tirais pas ça à un autre métier. C'est plus ça où ça m'a énervée, parce que moi, je suis OK avec mes tarifs. Je t'ai envoyé la brochure, j'ai fait un appel découverte, je t'ai envoyé un contrat, tu l'as relié. Je ne t'ai absolument pas contrainté forcément.
- Speaker #1
Puis j'imagine que dans tes conditions générales de vente, dans tes contrats, c'est indiqué que s'il y a une demande d'essai supplémentaire, c'est à tel tarif.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
À partir de ce moment-là, comme tu dis, tu n'as pas besoin de te justifier. Elle a signé les règles du jeu. et du coup de te dire en vue des tarifs chers, bah non ! C'est des tarifs qui sont alignés avec la prestation que tu proposes et qu'elle a voulu.
- Speaker #0
C'est ça. Donc, il n'y a pas eu de débat sur ça. Je lui ai dit ma tarification. Je suis restée droite dans mes bottes. Je lui ai repromosé. Par contre, je lui ai redit qu'il y a quand même le mot « je vais me débrouiller » . Moi, ça ne me plaît pas du tout. On n'est pas là pour se débrouiller. Donc, j'ai rebondi. Voilà ton mot. Et je lui ai dit très clairement. J'ai repris sa page. Je lui ai dit « cela ne me convient pas. Je ne suis pas là pour faire des prestations, pour se débrouiller. je suis là dans un accompagnement, j'ai besoin que tu sois... sereine, safe, accompagnée, que tu n'aies pas de doute sur moi, que tu n'aies pas de doute sur ta mise en beauté, donc je te repropose un visio. Bon, elle a refusé une deuxième fois en me disant qu'on allait dans le jour J. Pas de souci. Mais moi, je reste droite dans mes bottes. Et si le jour J, ça prend plus de temps, ça aura un impact sur le reste des prestations parce que je ne resterai pas plus parce qu'elle n'a pas voulu échanger avec moi avant. Ce n'est pas à moi, ce n'est pas à mon entreprise d'avoir un impact. sur ses choix à elle. Si elle, elle n'était pas en pleine conscience pour son essai alors que je lui envoie que justement toutes les conditions pour que ça soit safe, ce n'est plus mon problème. C'est, j'ai fixé les règles, tu n'as pas voulu les respecter, je ne vais pas me brader mon prix, mon temps et d'être pas OK avec mes émotions. Vraiment, j'ai soufflé, je me suis détachée de ça. Et il faut vraiment comprendre que même encore à ces prix-là, même en tant que pro, même en tant que formatrice, on a encore des gens qui ne sont pas OK. Et ça, voilà. Donc, il faut vraiment être droite dans ses bottes. Tes prix ne sont pas trop chers. Tes prix ne sont pas assez chers. Tes prix sont juste, tu les as réfléchis, tu les assumes. Si toi, ça te va. Et il faut vraiment aussi se détacher. Ça, c'est un conseil que je l'ai eu, que j'ai vraiment vécu. Ce n'est pas parce que toi, tu n'es pas prête à mettre 500 euros dans un téléphone ou 1000 euros dans un téléphone que toi, tu ne peux pas le rendre à ce prix-là. Moi, je fais très rarement maison parce que je les tâche, parce que je ne suis pas soigneuse de maison. Par contre, je respecte la qualité de travail. Moi, je n'irai jamais à des choses à 50 euros. C'est impossible pour moi de facturer. Mais même si c'est 50 euros, je trouve qu'elles ne sont pas dans leur prix, les pauvres. Hélas, elles se sont coincées dans des tarifs, c'est du n'importe quoi. Mais ce n'est pas parce que toi, tu ne mettrais pas 500 euros dans une coiffure que tu ne peux pas le pratiquer. C'est vraiment ta vie, ce que tu as besoin pour vivre, ce que tu as besoin pour t'épanouir, ce que tu as besoin pour que ça soit cohérent avec la valeur de ton travail. Si ça vaut 1000 euros, ça vaut 1000 euros. Si ça vaut 200 euros, ça vaut 200 euros. Je n'y crois pas du tout parce que quand tu vas commencer à faire les calculs et faire ta petite feuille, tu vas te dire, ouh là là, j'ai fait beaucoup de bénévolat. Vraiment, quand on prend sa feuille, ça fait mal et ça pique.
- Speaker #1
Oui, mais je pense malheureusement qu'il faut un peu passer par là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On peut passer par là moins longtemps.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Mais je trouve que ça fait quand même un peu partie de la formation. Alors... Je mets des nuances à ce que je mets, parce que le but, ce n'est pas justement qu'il faut à tout prix se le faire avoir pour apprendre, parce que je pense que justement, en se formant, en faisant des coachings, en entrepreneuriat, en différentes choses, on peut gagner beaucoup, beaucoup de temps là-dessus. Mais c'est aussi formateur et ça permet aussi de trouver sa légitimité. Moi, je pense que dès le début, comme toi, je pense que ma première mariée, ça devait être 70 euros. J'étais venue pour l'essai, je l'avais rencontrée dans un café avant. J'avais fait le jour J, enfin bon, tu vois,
- Speaker #0
vraiment,
- Speaker #1
j'ai donné de l'argent,
- Speaker #0
j'ai donné de l'argent clairement.
- Speaker #1
Mais ça m'a permis de me dire, ok, je suis capable de faire ça, je me sens bien avec ça, et d'adapter petit à petit. Alors que si j'avais tout de suite mis des tarifs vraiment plus élevés, je pense que là, j'aurais été beaucoup plus en stress, parce que du coup, j'avais vachement moins de pression. Je venais, je faisais, bon, j'avais de la pression quand même, j'avais envie qu'elle soit très contente. Mais je pense que ça aide au début aussi à ne pas avoir ce syndrome de l'imposteur, moins en tout cas, que de faire ses armes en étant en mode « ok, c'est pas cher, mais c'est parce que moi aussi je sais que je ne suis pas encore tout à fait hop » et puis au fur et à mesure d'augmenter.
- Speaker #0
Moi je sais que vraiment je suis la mauvaise élève, je suis restée bloquée longtemps. trop longtemps dans ce schéma-là parce que je me suis enterrée en fait, moi c'est plutôt le syndrome de l'imposteur qui a vraiment été très long chez moi, j'ai mis du temps à l'enlever et quand il revient, vraiment je fais une barrière quoi, je fais, je secoue je le chasse.
- Speaker #1
Comme ce qu'on disait tout à l'heure malheureusement il revient aussi, c'est des vagues toujours des moments un peu de fatigue où tu te dis oh là là ok ce que je fais c'est vraiment nul, en fait ça vaut pas du tout ça, mes clientèles sont folles Merci.
- Speaker #0
Il faut secouer la tête et il faut faire des affirmations positives tout de suite. Il faut le chasser.
- Speaker #1
Ce qui me fait toujours beaucoup de bien dans ces moments un peu de doute, c'est que je lis mes avis Google. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Tu vois, je lis mes avis Google et quand je vois les avis autant de mes mariés que les personnes que je forme, je me dis, mais en fait, quand je vois la transformation que ça leur a apporté, le bien-être que ça leur a apporté, ben non, en fait, je suis carrément légitime et il n'y a pas d'imposture.
- Speaker #0
Je suis droite dans mes bottes. Mais franchement, moi, ça a été le plus dur. C'est vraiment le syndrome de l'imposteur et qui m'a vraiment... Franchement, je pense que je continuais comme ça, je coulais ma boîte, alors que je suis très douée dans mon travail. Et franchement, je pense que j'étais arrivée à un point où je ne voulais pas passer cette barrière de la TVA. Et en fait, j'étais obligée de baisser mes prix pour... Et en fait, je travaillais vraiment, c'était du bénévolat. Alors ça, j'avais un bon salaire à la fin du mois, mais un bon salaire juste en montant. J'avais un montant. J'avais un montant qui, pour moi, rentrait dans les frais, on va dire, des vagues de ma vie. Mais en fait, quand je divisais par le nombre horaire, en fait, mieux vaut faire, et je dénigre pas du tout les caissières ou ce genre de choses, mais de l'intérim, ce que tu veux, mais des métiers où ça n'y arrive pas, voilà, c'est ça. Il n'y a pas besoin d'expérience de fou. Nouveau faire ça, parce que franchement, c'est... Quand on fait les calculs, c'est ça, on en est résous à ça. on en était où ? Quelle est la différence selon toi entre une pro qui subit et une pro qui dirige son activité ?
- Speaker #1
Je pense que ce qui fait la différence, c'est de se choisir et de tout le temps se sentir en phase avec la proposition qu'on a faite à notre cliente et de ne pas courir après les clientes à tout prix. Donc en fait, pour moi, cette question-là, elle fait un résumé de tout ce qu'on a dit avant. parce que finalement si tu as mis le cadre, que tu as tes horaires, que tu as tes vacances, que tu sais que tu vas partir en vacances au moment où tu l'as décidé et que tu ne vas pas dire ah non j'ai une mariée qui me demande à tout prix et elle me dit que c'est hyper important pour elle que ce soit moi et en même temps elle me demande quand même que je lui fasse une restion de 200 euros, peut-être que je vais annuler mes vacances, non. donc je pense que c'est ça le fait de diriger c'est quand tu es droite dans tes bottes que tu es en phase avec ce que tu fais que tu as du temps tant disponible pour toi et que tu es ancré dans ta valeur et dans ta légitimité et c'est toi qui as décidé tu ne t'y vis pas c'est toi qui décides,
- Speaker #0
c'est toi qui choisis tes clientes c'est toi qui choisis tes prix c'est vraiment, ça doit être toutes les actions que tu fais, c'est toi qui dois les mener et non ton activité en fait qui te pose de faire quoi que ce soit exactement,
- Speaker #1
il faut que ce soit ton activité qui soit ton service Merci. et non l'inverse.
- Speaker #0
Si tu avais un seul conseil pratique à donner à une coiffeuse maquilleuse dès demain pour sentir plus alignée et reprendre le contrôle, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Alors moi, le conseil que je donne toujours pour que la coiffeuse se sente plus sûre d'elle, plus confiante et s'impose finalement un cadre, c'est tout simplement de construire ses conditions générales de vente. Qu'elle se pose sur une feuille blanche. et qu'elle note tout ce qui est important pour elle en termes de valeur, en termes de façon de travailler, donc on en revient toujours à les horaires, si elle veut avoir son jeudi matin, parce que le jeudi matin à la cour de poterie ou je ne sais pas quoi, et bien de dire que le jeudi matin, quoi qu'il arrive, il n'y aura pas d'essai, il n'y aura pas d'appel client à ce moment-là. Voilà, d'écrire tout ce qui va être important pour elle, de les essais, c'est dans tel endroit, De telle heure à telle heure, avec le fait qu'il n'y a pas 50 personnes qui viennent participer à l'essai. Voilà, tout ce qui est ces règles du jeu, sa base. Et en fait, ça...
- Speaker #0
Des fois j'ai des coiffeuses qui me disent ah oui mais moi c'est un peu tôt, je sais pas trop et tout. Mais en fait ça va lui éviter de sortir les choses du chapeau. Et du coup de ne pas être en phase avec ça en se disant ah là je réponds, faut que je réponde dans une heure, qu'est-ce que je vais lui dire ? T'as pas le temps d'y réfléchir, t'as pas le temps de te dire si c'est vraiment juste et aligné avec toi. Alors que si t'as fait tout ça au préalable, que t'as anticipé les possibilités de que quelque chose se passe mal entre guillemets ou différemment, ou qu'il y ait des... des demandes un peu improbables, au moins, si tu as anticipé tout ça, ça te fait un cadre où tu sais que la cliente, elle a signé ces conditions-là. Donc, en fait, c'est sécurisé. Donc, si après, derrière, elle te dit « Non, je ne veux pas payer l'essai supplémentaire. » OK, il n'y a pas de souci, mais du coup, il n'y a pas d'essai supplémentaire puisque mes règles du jeu que tu as signées, c'était ça. Donc, je trouve que le fait de faire ça, ça aide à la personne à se dire « OK, ça, c'est mes règles du jeu. » Et je suis en phase avec ça. Et derrière, ça aide sur le terrain à l'être réellement.
- Speaker #1
Tous les ans, il faut la rejeter. Par exemple, là, je vais rajouter...
- Speaker #0
Ah oui, c'est évolutif !
- Speaker #1
Ah, c'est ça. Là, le coup qu'elle m'a fait... Moi, chaque année, dès que j'ai un coup de tralpagar, c'est si je ne me sens pas bien, c'est qu'il y a un truc qui a mal été expliqué. Donc, je vais repréciser que j'ai un forfait avec un essai. Et je vais vraiment... marqué que l'essai doit être fait, c'est pas du télétravail. Je vais vraiment le renotifier dessus qu'elle doit être en pleine conscience parce que là, c'est pas parce que madame, elle est en télétravail qu'en fait, je dois refaire mon travail parce que moi, j'étais là. Je n'étais pas en télétravail, j'étais bien là. J'ai booké mon temps pour elle, donc en fait, j'en ai rien à faire. C'est pas mon problème. Mais voilà, on évolue, les conditions générales, elles évoluent parce que toi, tu évolues. et que tes règles, elles vont changer, elles vont s'adapter. Peut-être que là, tu veux travailler la journée, peut-être que tu vas ouvrir le jeudi soir parce que finalement, tu n'as pas tes enfants, tu n'as pas ton mari, tu vas dire, je vais faire des essais nocturnes pour les marier, justement, qui travaillent la journée et qui cherchent ce type de prestataire. Parce que ce n'est pas parce que nous, on dit que c'est de 9h à 16h, moi, c'est ça, 9h à 16h. Après, j'ai mes enfants et que je mets mes enfants, c'est très important. Mais j'entends que, passant un temps, j'aurais pu très bien mettre le jeudi des 18h à 23h. Eh bien, c'est OK. C'est OK. En fait, il n'y a pas de... C'est dimanche. C'est OK. D'ailleurs, ça peut ouvrir justement à les maris qui travaillent toute la semaine et qui ne peuvent que le week-end. Tu vas attirer une niche en mettant mes essais se font exclusifs en dimanche. Je suis sûre que tu peux attirer une clientèle très facilement grâce à ce levier. Ça peut être un levier de communication. C'est un dimanche. Donc, il n'y a pas de règle du moment où toi, tu es en phase avec ça. Et c'est parce que tu le dis pendant deux ans que c'est le dimanche, que tu ne peux pas revenir en arrière. Et puis finalement, ce n'est plus le dimanche. C'est le mercredi.
- Speaker #0
Et puis, c'est ça qui est génial en plus dans le milieu du mariage. Parce que c'est des clientes qui ne sont là qu'une seule fois. Donc, si il y a une année, tu étais OK sur le fait de faire des mariages jusqu'à 500 kilomètres autour de chez toi. Et puis que l'année d'après tu te dis, cette année je n'ai plus envie de faire de voiture, je n'ai plus envie de me booker des hôtels la veille, j'ai envie d'être sur un cercle de 40 km autour de chez moi, tu peux le faire évoluer. Et c'est en ça qu'il ne faut surtout pas se comparer aux autres, parce que là c'est soi avec soi-même, c'est moi, qu'est-ce que je veux, de quoi j'ai besoin, et qu'est-ce qui va faire que je vais avoir du plaisir à travailler, et que je ne vais pas être dans un état de fatigue parce que j'accepte des choses qui sont... hors de mes limites.
- Speaker #1
Où est-ce qu'on peut te retrouver pour aller plus loin avec toi et découvrir ton accompagnement ?
- Speaker #0
Alors moi principalement c'est Instagram Camille-la-Bellevie tout attaché j'ai mon site internet aussi Camille-la-Bellevie sans surprise voilà donc en effet moi je fais des accompagnements en coiffure mariée. Aujourd'hui je ne fais plus du tout de maquillage même sur mes mariées je suis vraiment que spécialisée dans la coiffure Merci. et j'ai différents formats je fais de la formation dans mon lieu à bordeaux dans ma beauty room où j'accueille des formations en one to one donc vraiment du sur mesure personnalisé à la demande de la coiffeuse ou du coiffeur ou du maquilleur ou de la maquilleuse qui veut se former aussi à la coiffure événementielle j'ai le format duo où ça permet de venir avec une collègue un collègue etc et du coup d'adapter un programme qui conviennent aux deux J'ai un format aussi où je loue des lieux dans d'autres villes et avec un programme qui est défini et là c'est des coiffeurs, maquilleurs qui s'inscrivent et viennent participer aux quatre jours de formation donc c'est hyper sympa parce que en fait c'est vraiment différent du format one to one dans le sens où les gens se rencontrent et qu'il y a plein de profils différents et c'est hyper enrichissant parce qu'on se rend compte qu'Intel fait ça dans sa région. Moi dans ma région ça se fait pas trop mais peut-être que ça peut être intéressant. Ah bah moi je faisais ça avant mais tiens peut-être qu'en effet je peux revenir à ça. Enfin c'est très très riche et c'est très... sur 4 jours du coup ça crée des liens très forts. C'est vraiment un très chouette format. Puis j'ai aussi le format où j'interviens dans le salon de coiffure, dans les salons de coiffure pour l'équipe, dans le salon de l'équipe. Donc là c'est encore très différent pour moi parce que je suis vraiment dans le cocon de l'équipe avec leur ambiance et tout et voilà. Donc en m'envoyant un mail et en me contactant par Insta, je peux intervenir dans toutes ces situations-là.
- Speaker #1
Super. De toute façon, je mettrai tous les liens à ton sujet dans les descriptions du podcast. Comme ça, on y retrouvera facilement. Et pour finir, c'est quelles sont les personnes ou inspirations ou mentors qui ont bouleversé ta vision et t'ont aidé à proposer ton propre cadre ?
- Speaker #0
Oui. Alors... principalement moi je pense à des figures de l'entrepreneuriat ça fait depuis quatre ans que je suis régulier régulièrement les formations de aline de the be boost voilà je pense que beaucoup connaissent j'ai fait sa formation d'entrepreneur je fais toujours ses séminaires là il y en a un d'octobre je me suis inscrite pour les trois jours avec aussi le mentoring et où j'ai trop hâte c'est toujours des très grandes transformations donc j'adore J'adore Aline, ce qu'elle propose, etc. en mindset et puis en... Voilà, l'entrepreneuriat c'est un métier qu'on n'apprend pas. Malheureusement, dans tous les métiers d'artisanat, on n'apprend pas l'entrepreneuriat. Alors que sans l'entrepreneuriat, ce n'est pas une entreprise qui est viable. Donc vraiment, ça a changé beaucoup, beaucoup de choses dans mon entreprise, le fait de me coacher là-dessus. Et puis, une autre personne auquel je pense, qui a vraiment fait un switch, pourtant c'est pas quelqu'un que je continue à suivre particulièrement c'est Chloé Blum oui que justement j'ai vu lors d'un séminaire de The Beboost je ne la connaissais pas avant après j'ai écouté ses podcasts je n'accroche pas trop sur ses podcasts mais sur scène elle m'a fait un déclic qui était incroyable et qui a changé ma vie qui était sur le fait d'accepter de briller L'accepter de se montrer et de ne pas s'occuper du regard des autres. Et notamment sur les réseaux sociaux, de te dire, ben non, je ne peux pas publier ça. Ma collègue avec qui je bossais avant, elle va dire que c'était nul. Ma grande-tante, elle va dire, elle n'y arrivera jamais, etc. Et une fois que tu as passé ce truc-là, en fait, c'est incroyable. Donc, j'ai quand même cette image de Chloé qui a vraiment transformé. transformer mon cadre et je mettrai les liens,
- Speaker #1
mais c'est rigolo parce que hier j'ai eu Julie Air Studio et pareil, elle m'a dit le même nom et moi par exemple pour mon podcast c'est Safia de Build Yourself qui interview ses nénettes donc moi je les connais bien Safia c'est un réseau et c'est ça que j'adore avec ce monde là c'est qu'elles sont hyper solidaires elles se renvoient la balle et pourtant elles font la même chose elles font la même chose c'est le même esprit elles ont chacune leur personnalité elles n'ont pas peur de l'autre parce qu'en fait si elle vient vers toi c'est que c'est ta personnalité et moi elle viendra vers moi parce que ça c'est ma personnalité et en fait elles sont ça elles ont pas peur l'une de l'autre et justement elles sont main dans la main et en fait elles vont vachement plus loin et beaucoup plus haut que nous parce que, et encore vraiment le monde de la coiffure pour moi il est en train de changer, il a beaucoup évolué pour moi Catherine a fait un sacré travail de ressouder les troupes, moi c'est comme ça que je l'ai vécu Et franchement, maintenant, il y a beaucoup de bienveillance, beaucoup d'entraide, beaucoup de solidarité. On veut monter notre métier, on veut le faire évoluer, on veut reprendre notre place. Voilà, on n'est pas ce qu'on entendait avant, les quiches. Voilà, t'es nulle, va en coiffure, en esthétique. Non, c'est fini ça, en fait, c'est terminé. Donc maintenant, on est vraiment dans une démarche de faire évoluer le métier. Et il y en aura toujours qui n'évolueront pas, qui veulent se rabaisser, qui veulent rester. Mais tant mieux, on les laisse. mais pour les autres on avance et on se développe, on montre qu'on a notre place, que nous aussi, on peut avoir des rêves, nous aussi, on peut se dire qu'on ne travaille jamais les vacances scolaires, que nous aussi, on peut avoir rouler en Porsche, que nous aussi, on peut avoir de très belles villas. Et hélas, ce n'est pas en facturant 70 euros qu'on va y arriver. Ce n'est pas possible. Et ce n'est pas parce que tu veux un cadre de vie qui est meilleur pour toi, pour ta famille, que tu es une mauvaise personne, que tu es un escroc, que tu... Oui, c'est ça. Je n'ai pas vu le mot que je voulais dire. Mais voilà, c'est... Tu as le droit. Tu as le droit de prendre ta place. Et ce n'est pas parce qu'avant, on faturait, on rabaissait, qu'on va continuer. Il faut vraiment faire évoluer. Moi, mon podcast... Les formations que je te propose, c'est vraiment ça. Je veux vraiment... Mon but, mon objectif, c'est de faire évoluer le métier dans la partie coiffure, maquillage, événementiel. Je veux vraiment... On arrête de dire des trucs à 70 balles, des trucs à 100... Non, c'est pas possible. C'est pas les prix du marché. On l'a cassé. On n'est même pas dans le marché. On donne de l'argent, en fait. On n'est même pas. C'est même pas un marché. Ce n'est pas un marché, ça. C'est n'importe quoi. Donc ça, c'est... Même du black, je ne prendrais pas ça. C'est pas possible. Donc, c'est vraiment le but d'évoluer et de s'accroître et d'être ensemble. Et on peut avoir des niches similaires, même la même niche. De toute façon, on n'est pas la même personne, on n'a pas la même vision, on n'a pas la même étude. On aura forcément une autre approche. C'est un peu comme apprendre des mathématiques. Il y en a qui vont apprendre en lisant, en s'exerçant. Et ça va passer avec un prof, ça va passer avec un autre prof. Et c'est l'union qui fait la force. En tout cas, je suis trop contente d'avoir partagé ce moment avec toi. Merci beaucoup. Je suis sûre que ça va apporter énormément aux coiffeuses, maquilleuses qui vont nous écouter. Donc, merci à toi.
- Speaker #0
Merci de m'avoir invitée, Jessica. C'était un super bon moment. J'ai adoré tes questions. J'ai trouvé que c'était très pertinent et qu'il y avait un joli fil. Je pense qu'on a abordé plein de sujets importants pour les coiffeuses, coiffeurs dans l'événementiel. C'est chouette d'avoir une parole comme ça. grâce à ton podcast et longue vie à ton podcast et bah merci beaucoup,
- Speaker #1
à bientôt merci à toi Merci d'avoir été avec moi aujourd'hui. Si tu veux incarner une posture de leader et te présenter avec impact, j'ai créé pour toi un cadeau spécial. Ton pitch en temps de seconde pour te présenter avec assurance. C'est un exercice qui est presse, accompagné de phrases puissantes pour que tu puisses affirmer ta valeur sans jamais te justifier. Tu peux le télécharger gratuitement, le lien est dans la description. Et si tu veux aller plus loin, je t'invite à rejoindre la liste d'attente de ma formation Signature Mariée, où je t'accompagne pas à pas à assumer pleinement ton rôle d'experte reconnue et recommandée. Si tu as aimé cet épisode, abonne-toi au podcast Les 5 étoiles et partage-le à une collègue. On se retrouve mercredi prochain et d'ici là, incarne ta valeur et fais briller ta posture.