- Speaker #0
Si tu peux te présenter, parce que moi je te connais, mais au cas où s'il y en a qui ne te connaissent pas, ça me semble impossible, mais on ne sait jamais. Parce que j'ai quand même une niche de coiffeuse maquilleuse, donc peut-être qu'elles ne connaissent pas Catherine Bonarini du sens la spécialiste du balayage. Donc je préfère te laisser te présenter et que tu nous dises ton parcours.
- Speaker #1
Alors, moi c'est Catherine Bonarini, je suis coiffeuse depuis 25 ans. Je vis sur Annecy, je suis formatrice freelance depuis 5 ans et je suis coiffeuse indépendante en freelance également sur Annecy. Donc ça c'est un petit peu ce que je fais aujourd'hui. Mon parcours il est tout simple, j'ai commencé la coiffure à 17 ans, j'ai passé un CAP en 3 ans, un BP en 2 ans. Ensuite, j'ai travaillé sept ans dans un salon de coiffure dans les Ardennes. Et après tout ce cursus, je me suis installée, j'ai ouvert mon salon en 2010, que j'ai eu pendant dix ans, dans le nord-est de la France. Et ensuite, j'ai déménagé sur Annecy, où là, j'ai créé ma société de formation. Parcours, j'ai envie de te dire, tout simple, classique, vraiment.
- Speaker #0
Alors moi, vu que je t'ai déjà vue en formation, qui moi a fait un élément déclencheur, c'est quand tu as dit justement quand tu as eu ce problème avec ta manager dans ton salon et qui a fait que du coup, tu as tout envoyé valser. et que c'est l'élément déclencheur qui a vraiment tout arrêté et vous avez décidé avec ton mari de t'installer à Annecy. Pour moi, cette prise de risque, c'est ça qui a fait que je me suis... Tu as bien expliqué que tu es reparti à zéro. En fait, tu t'as tout lâché d'un coup sans penser à ce qui allait arriver. Et tu as pris du temps pour toi, pour ton entreprise, ta vision. Et je ne me rappelle plus combien de temps tu avais pris, mais il me semble que c'était quand même assez long ce temps de réflexion, de chercher. Et c'est ça qui a fait que tu as créé cette formation, cette méthodologie pour les coiffeuses et les clientes.
- Speaker #1
Oui, donc quand j'ai eu mon salon pendant dix ans, j'avais sept employés. et aujourd'hui avec le recul je me dis que ce n'est pas pour moi, en fait. Que je ne suis pas... Je ne vais pas dire que je ne suis pas... Je ne suis pas un bon leader, en fait. Dans le sens où manager, ce n'est pas pour moi. J'ai trop d'empathie. Et c'est OK, en fait, de me dire que je suis mieux toute seule. Donc, effectivement, quand il y a une de mes salariés qui est partie parce qu'il y a eu... pas mal de départs et de maladies qui se sont succédés. Et en fait, je n'ai pas supporté. Et j'ai décidé de tout claquer du jour au lendemain. En fait, j'ai fait un trop-plein de gérer des équipes, et émotionnellement, en fait. Et aujourd'hui, j'ai du recul sur tout ça. J'ai tellement appris depuis. Je me dis que finalement, c'était une expérience incroyable. Et c'est la plus belle chose que j'ai pu faire finalement, puisque c'est ce qui m'a amenée à être ce que je suis aujourd'hui. Mais je pense honnêtement que je n'ai pas les capacités à gérer l'humain parce que l'empathie, l'amour que j'ai pour les gens, ce n'est pas compatible avec le cadre qu'il faudrait avoir. Et je me dis que c'est complètement OK avec ça et qu'il y a des gens qui le font très bien et que je me sens mieux depuis que je suis seule, depuis que je me gère moi, tout simplement. Et effectivement, ça m'a poussée à quitter ma famille, à quitter mon salon, à revendre. mon salon à la manager. Et pour aujourd'hui, finalement, vivre quelque chose d'incroyable. Parce que c'est fou de se dire qu'on peut quitter sa vie, sa famille, alors que c'était impensable auparavant. Pour vivre une histoire de dingue, effectivement, j'ai pris du temps. Je devais m'installer sur Annecy quand je suis partie. Et puis le destin en a fait autrement, le Covid en a fait autrement. Et aujourd'hui, je me suis réellement trouvée finalement dans ce que je suis vraiment, aider les gens à travers la formation, apporter les clés qui m'ont manqué pendant que j'étais coiffeuse ou chef d'entreprise. Et pour ça, je ne regrette absolument pas ce choix de tout avoir quitté.
- Speaker #0
Ça ne m'étonne pas. Généralement, c'est quand on saute dans le vide sans filet. Il y a le plus de belles choses qui arrivent, et les plus gros et les plus beaux changements. De toute façon, que ce soit négatif ou positif, il y a toujours une marche arrière ou un changement de stratégie, un changement de voie. Mais moi, c'est vraiment le fait... Parce que moi, je travaillais beaucoup avec beaucoup de filets de sécurité. J'avais besoin, par ma vie personnelle, j'avais besoin de me sentir encadrée, entourée, et qu'il ne m'arrive rien. Mais en faisant ça, je me suis vraiment enfermée. pour moi Ça fait 10 ans que je suis à mon compte, ça fait 20 ans que je suis coiffeuse. Et je me suis vraiment, pendant ces 8 ans, je me suis vraiment mise dans une cage. Et laissez-moi, les réseaux sociaux, pareil, personne ne me trouvait surtout pas. Laissez-moi où je suis. J'ai toujours eu, par contre, une entreprise où je gagnais ma vie. Mais par contre, vraiment pas de visibilité. je ne prends pas ma place, je reste avec mon petit cocon, je ne me développe pas, je fais ce que je sais faire et je ne vais pas plus loin. Et vraiment, le fait que tu partages ça, moi, ça a été vraiment ce que j'ai limite préféré, c'était ton partage humain. Et c'est vraiment ça qui a fait un des débuts de mon évolution. Il fallait du changement. Je sentais que j'étais arrivée à bout de ce que je faisais. Je pense que j'ai assez sécurisé autour de moi. Pour me lancer dans le vide, et vraiment, c'est ton partage qui m'a fait prendre conscience qu'en prenant du temps, en osant enlever, par exemple, des clientes, avoir des trous et avoir du temps, parce que j'étais vraiment rentrée dans un cercle où je travaillais de plus en plus. Je travaillais le soir, je ne respectais plus mes horaires, il n'y avait plus rien qui allait. Finalement, par contre, je gagnais bien ma vie, mais parce que je faisais beaucoup d'heures, en fait. Et je me rappelle, tu avais fait un tour de table. Et tout le monde a dit, oui, non, mais là, moi, je viens pour un peu la rentabilité. Je veux monter mes prix sur mon forfait balayage. Et je suis la seule à avoir dit, non, non, moi, pas du tout. Et moi, en fait, j'avais menti sur le prix de mes prestations. Parce qu'en fait, moi, j'ai menti parce qu'en fait, quand on a fait le tour de table, au début, tu n'as pas dit le prix. Au début, tu as dit, on vient pourquoi ? Et tout le monde vraiment disait, ben voilà, pour la technique. le prix des balayages, tout ça. Et moi, vraiment, je suis la seule à avoir dit non, non. Moi, je gagne bien ma vie. Je suis bien. Vraiment, je venais pour l'humain, pour voir comment ce que tu transmettais, apprendre de nouvelles choses. Mais par contre, je n'ai pas du tout pour ça. Vraiment, j'étais dans la lune. J'étais à l'ouest. Et après, on a fait le tour de table. Et moi, j'étais vraiment sur les trois quarts de la table. Et quand on a fait le tour de table, tout le monde disait ses prix. Et en fait, je me suis dit, mais en fait, je suis loin de couper. Ils disent qu'ils veulent gagner plus. Et moi, j'étais à deux fois, trois fois moins cher qu'eux. J'ai dit non, mais là, je ne peux pas leur dire la vérité. J'étais décladée. Ils m'ont dit, il y a un gros problème de tarification. Et vraiment, ça a été ce partage collectif, cette remise en question sur la tarification, sur notre positionnement, sur notre valeur dans notre métier, sur ton partage d'expérience. Et vraiment, ta formation m'a vraiment changée et modifiée. Quand je dis que vraiment, ça m'a apporté quelque chose, c'est pas... Un petit détail, c'est vraiment, il y a eu un avant après Jessica.
- Speaker #1
Mais ça, je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait, et c'est ce que je dis toujours quand je fais des séminaires, puisque je trouve que c'est décuplé, puisqu'on est beaucoup plus. Mais finalement, l'échange entre coiffeurs, ça a autant d'importance que la formation et le conseil que je vais t'apporter en fait. Et ça, c'est hyper riche. Et je trouve que c'est ce qu'il y a presque de plus beau. de voir cette cohésion, que ça fédère entre nous, que ça nous élève, que ça nous porte, que ça nous donne des déclics et de se dire, ben ouais, on n'est pas tout seul. Et je trouve ça magnifique et c'est ce qu'il y a de plus beau dans les rassemblements.
- Speaker #0
Alors, j'en ai fait plusieurs des formations, mais pour moi, c'est la première fois où je ressens ça. Parce qu'il n'y a pas forcément, toi, il y a vraiment ton partage d'expérience, ton vécu. Il y a tes hauts, il y a tes bas quand tu parles dans ta formation, alors que dans les autres formations que j'ai eues faites, ça parle que technique. Et généralement, ça ne parle même pas de prix. Ça ne parlait que des goûts. Pour faire ça, il faut faire ça. C'est des étapes. Et là, c'est vraiment une vision globale du métier. Finalement, tu vois la com parce que tu nous as parlé des réseaux sociaux, de la prise de vidéos, de trouver son identité. Tu as quand même parlé de ton balayage, donc ta méthodologie. Tu as parlé de l'humain, de la tarification. Donc, en fait, ça... ça va. je sais pas si t'en as conscience, si c'est fait exprès ou pas voilà parce que toi tu la vends comme une formation d'allége,
- Speaker #1
moi je trouve pas du tout mais c'est hyper riche ce que tu dis et Et je me dis, c'est génial parce que si j'arrive à faire ça, en plus sans savoir que je fais ça, parce que le côté humain, pour moi, c'est tellement important. En fait, j'ai tellement à cœur d'aider, de partager. Et je ne veux tellement pas qu'on pense que pour moi, la technique, c'est inné. J'ai tellement envie de partager tout ce qui gravite autour que je suis contente que ce soit interprété de cette manière-là. Moi,
- Speaker #0
je l'interprète. ça a vraiment... Avant, ta technique de balayage, c'est plus ça qui a changé la Jessica que ta technique de balayage. Alors après, je la trouve géniale, mais ce n'est pas ça ce que j'ai retenu le plus de ta formation. Et vraiment, pour moi, tu as axé sur tout. Et quand moi, j'ai pensé à ma propre formation, je me suis dit, parce que j'ai fait la formation formateur, j'ai fait plein de choses dans ma vie, mais que je ne mettais pas en application. Moi, j'adore le savoir. J'adore apprendre ce genre de choses. Mais par contre, c'est vrai que je ne prenais pas ma place un peu. Ce n'est pas le manque de confiance en moi, c'était vraiment le syndrome de l'imposteur. Le fait qu'il y en ait déjà. Ah ben non, mais elle, elle le fait déjà. Du coup, je ne vais rien apporter. Et en fait, quand tu as fait ta formation, comment je l'ai ressenti et comment je l'ai vécu, je me suis dit, mais en fait, parce qu'on n'a pas du tout la même niche. Toi, c'est des coiffeurs, alors que moi, c'est vraiment coiffeuse Mathieu. Dans la technique, ça n'a rien à voir. Et en fait, je me suis dit, mais moi, je veux transmettre de cette façon-là. Moi, je veux... que ça soit humain, je veux qu'on parle de tout, je veux pas qu'on dise juste je t'apprends à faire une coutuvale ou je t'apprends à faire un chignon haut, un chignon bas ça il y en a plein mais il y a beaucoup moins de personnes justement qui ont une vision globale, qui vont oser parler de la tarification, qui vont oser parler du comment on attire des clients à soi, comment on trouve son identité et c'est vraiment, j'ai repris sans reprendre ton schéma de formation, je me suis dit je veux vraiment transmettre de cette manière-là. Donc, quand je dis que c'est un modèle, c'est ça que j'ai repris de toi. Cette vision-là, ce partage-là que je veux transmettre dans mes formations à moi. Donc, vraiment, tu vois, tu as touché... Et je sais que tu touches beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde parce que tu transmets au-delà de la formation balayage. Ce n'est pas que du balayage, pas du tout. Et pour moi, c'est la première. Après, je sais peut-être qu'il y en a eu d'autres, mais moi... Moi-même, tu es la première à avoir justement partagé tous ces côtés de la coiffure et qui veut monter le métier de la coiffure vers le haut. Et du coup, ce qui fait que ça fédère les coiffeuses, je ne sais pas si tu as des maquilleurs qui te suivent, mais en gros, c'est qu'ils fédèrent les coiffeurs vers le haut. Alors qu'avant, j'avais l'impression, ce n'est même pas une impression, c'est une réalité, les coiffeurs se tiraient dans les pattes. C'est non, c'est ma cliente. Vraiment, vu que moi, je ne suis pas comme ça, je suis très empathique et je suis très humaine. Pareil, c'est ce qui m'a fait me retrancher dans mon salon privé. Laissez-moi toute seule. Restez bien là où vous êtes à vous faire la guerre. Moi, ça ne m'intéresse pas du tout ce genre d'échange. Et toi, au lieu de faire comme moi, de t'isoler, tu as pris un autre dossier. Tu as dit, non, non, les gars, on ne va pas faire ça. On va arrêter de se tirer dans les pattes et on va évoluer. Et moi, c'est comme ça que je l'ai ressenti. Pour moi, tu es dans ta formation. Et le fait de fédérer les autres coiffeurs à aller dans un sens, arrêter de s'étirer dans les pattes, d'être dans l'entraide. Sur des clients, il y en a des milliards, il y en a pour tout le monde. Donc, c'est vraiment, pour moi, tu es la première à avoir insufflé ça.
- Speaker #1
Écoute, ça me fait plaisir. Je suis contente.
- Speaker #0
C'est moi,
- Speaker #1
de toute façon, je ne peux pas changer ça. Et Cyril m'a toujours dit, peu importe où tu iras, tu seras toujours toi. Donc, si tu marches à droite, tu marcheras à gauche. Parce que forcément, quand j'ai tout quitté, j'avais peur. Dire, mais oui, mais je n'aurai pas de clientèle, je ne vais pas marcher. Il me dit, mais si tu marches là, tu marcheras là-bas. Il dit, tu es toi et on viendra pour toi. La raison. Et c'est génial. Et c'est vrai, puisque j'ai développé en un rien de temps une clientèle. La formation, ça a fonctionné. Je pense que c'est un état d'esprit. Je pense que la plus belle réussite, c'est de rester soi-même. Ça marche ou ça ne marche pas, mais si tu es vraiment toi, ça transpire le vrai.
- Speaker #0
C'est ma façon de voir les choses.
- Speaker #1
Je suis contente d'arriver à faire passer ça, même au-delà des écrans. Ça, pour moi, quand on me le dit, c'est vraiment une victoire de me dire, voilà, je reste moi, je suis moi et j'ai vraiment à cœur de transmettre ça et d'aider profondément.
- Speaker #0
En tout cas, tu le fais bien parce que c'est ce qui en ressort.
- Speaker #1
Voilà, tu vois, je suis refaite. Merci, Jessica. Salut.
- Speaker #0
De rien, je t'ai saucée. En même temps, je pense qu'il y en a tellement qui doivent... Après, moi, je verbalise beaucoup, je parle beaucoup. Le podcast, c'est vraiment pour moi, vu que c'est que de la parole. Mais vu que je verbalise beaucoup, moi, j'ai jamais eu de gêne à dire à quelqu'un, par exemple, dehors, qu'il est beau, s'il est beau. Moi, j'ai le compliment très facile. Et à l'inverse, j'ai la critique plutôt difficile. Je vais toujours... Mon mari me dit, tu vis dans un monde des bisounours. Pour moi, l'humain ne peut pas être foncièrement mauvais. Donc, il y a forcément une raison pour qu'il soit comme ça. Donc, je vais toujours aller chercher du positif, quoi qu'il arrive. Tu as tellement raison,
- Speaker #1
mais c'est vrai. Si tu t'intéresses à la personne, tu comprendras. On comprend des choses à partir du moment où on s'intéresse à l'autre.
- Speaker #0
Il y a des choses qui ne sont pas acceptables, mais ce n'est pas parce que ce n'est pas acceptable qu'on ne peut pas l'entendre. Il y a des gens qui ont des traumatismes, des chocs, et en fait, le cerveau, c'est soit il en tire partie, soit il va dans le mauvais sens. Ça n'enlève pas les mauvaises choses qu'il va faire, mais je peux entendre que s'il a vécu tout ça... S'il n'a pas été aidé en temps et en heure et son cerveau n'a pas pu travailler sur des points, forcément, il peut avoir des mots blessants, des gestes blessants. Je peux l'entendre, mais du coup, il dit « t'es une folle » . Tu dis souvent « ici, on sublime, on ne dénature pas » . Qu'est-ce que ça signifie concrètement dans ton métier ?
- Speaker #1
Alors ça, c'est un choix que j'ai fait pour arrêter de subir mon métier. En fait, avec l'expérience, puisque ça fait quand même maintenant 25 ans, donc j'ai fait beaucoup de choses. Puis bon, la coiffure des années 2000, c'était aussi quelque chose. Donc aujourd'hui, avec le recul, j'ai vraiment envie de mettre ma cliente en avant et non plus mettre des cheveux en avant. Ça, c'est vraiment concrètement quelque chose qui est important pour moi. c'est-à-dire qu'en faisant tout et n'importe quoi. On ne valorise plus la cliente, mais on met en avant une coiffure. Et moi, ce n'est plus ça que je veux faire. C'est mettre en avant un visage, une confiance en soi, plutôt que des cheveux. Donc, je préfère travailler la matière à ma façon, avec ma vision de travailler, de sublimer, de ne pas créer trop d'entretiens, de valoriser aussi ma technique. à travers le... Ici, on ne dénature pas, on sublime. C'est vraiment quelque chose aujourd'hui pour moi qui est ancré et que je veux apporter à ma clientèle. C'est-à-dire que j'ai envie qu'elle se sente bien le jour J. J'ai envie qu'elle se sente bien avec ses cheveux dans trois mois, dans six mois et dans un an. Je n'ai pas envie qu'elle subisse sa technique et qu'elle subisse le fait de s'imposer d'aller... à un rendez-vous pour entretenir. En fait, j'ai envie qu'elle vive le mieux possible avec sa technique.
- Speaker #0
Moi qui ai fait ta formation, mes clientes voient une évolution du balayage de la technique dans le temps. Ça n'a rien à voir, effectivement. Les placements sont très importants, ta vision est très importante et ça fait vraiment perdurer dans le temps. J'ai plus de soucis de barre ou de repousse. Là, j'ai une demi-friende, elle est enceinte, ça fait un an et demi qu'elle n'a rien fait. Je l'ai coiffée par contre pour la coupe régulièrement. Je n'ai pas de décalage, c'est encore beau. On l'a encore sur le bas. Elle me dit, j'hésitais de le faire avant d'accoucher. Elle me dit, mais là, ça passe encore, ça fait très naturel. Je lui dis, de toute façon, si toi, tu te sens bien. Alors, on voit bien sûr que ça fait plutôt mat et sombre sur le dessus, mais par contre, à aucun moment, c'est moche. Je pense même que là, la prochaine fois qu'elle vient, on va couper, il n'y aura plus rien du tout. Mais du coup, du début à la fin, il n'y a pas d'étape où ce n'est pas joli, où ce n'est pas agréable à l'œil. Donc ça, je trouve que ce sont des techniques qui sont très sympas.
- Speaker #1
Mais oui, c'est hyper important. Et encore une fois, c'est de valoriser le visage et de ne pas mettre un cheveu avant un visage. Et je trouve que c'est hyper important pour la confiance en soi, de se sentir bien. alors hum hum Je ne dis pas que je fais du naturel à tout le monde. Il y en a dans ce cas-là, quand tous les facteurs sont réunis, c'est OK. C'est OK avec ça, mais pas sur n'importe qui. Je ne fais plus n'importe quoi sur n'importe qui. Ça, c'est terminé.
- Speaker #0
Après, de toute façon, il y a une histoire de contraste naturel parce que je pense que tu éclaircis aussi beaucoup quand elles sont capables de porter un contraste au niveau de leur carnation. Ça, c'est très important aussi. Il y a des personnes qui peuvent porter le contraste, d'autres qui ne le portent pas et c'est comme ça. Et de toute façon, je pense que c'est là où ça te bloque parce que tu dois ressentir quand le contraste, ça ne va pas. Et du coup, tu sais que l'écart sera tellement important que de toute façon, ça va casser son cheveu. Elle le portera mal au niveau du teint parce que ce n'est pas du tout dans sa colorimétrie. Alors que d'autres, c'est comme ça, elles le portent facilement. Et voilà, il y a des tenues où nous, on peut porter, d'autres, ils ne peuvent pas porter. Et il ne faut pas aller chercher à vouloir faire comme les autres. Pour moi, être la meilleure version de nous-mêmes, c'est de respecter notre carnation, notre colorimétrie, notre personnalité. Et c'est ça qui fait qu'on rayonne. Pour ma part, c'est quand tous ces signaux sont alignés, on va dire que c'est là où vraiment je trouve qu'une femme est belle comme ça. Parce que son sous-ton est respecté. Si elle est dans le chaud, d'avoir un gloss qui est chaud. Si elle a un contraste qui est élevé, le fait d'avoir du contraste dans ses cheveux, ça va être carrément mieux porté que quelqu'un qui a un contraste qui est léger. Forcément, si tu lui fais un gros contouring, elle va avoir vraiment du mal à le porter. Elle ne va pas se sentir à l'aise avec. Et c'est vraiment, pour ma part, très important maintenant dans mes diagnostics de l'aborder. Pour faire comprendre à la cliente si elle, elle est plutôt dans un contraste léger, moyen ou fort, ou si elle est plutôt dans un ton neutre, chaud ou froid. Moi, ça a changé ma vision des choses. En plus des placements, je prends plus en compte justement la personnalité, parce que pareil, j'ai été manager et du coup, j'ai fait la formation sur les personnalités. Et en fait, je suis dit, j'ai plein de connaissances que je ne mettais pas en application. Par exemple, si je voyais quelqu'un qui était introverti, mais qui mettait une couleur parce qu'elle n'était pas bien, une couleur qui pète, mais qui ne veut pas évoluer dans son comportement, je sais que là, elle va le porter parce qu'elle voulait un changement. Mais dans une semaine, c'est fini. Si tu n'es pas en mode développement personnel, évolution, étape à changer de vie, tu vas très, très, très mal le porter. Tu ne vas pas l'assumer. Tu vas me dire dans une semaine, j'assume plus, ça ne va pas, je ne me sens pas bien. surtout quand ça va pas dans ta vie si en plus tu portes quelque chose qui ne te convient pas et qui ne te correspond pas ça va vraiment très mal se passer par la suite exactement c'est sûr que si la nana elle te dit je viens de me séparer je veux changer de tête ça va être compliqué sauf si elle est déjà dans une démarche de changement d'évolution mais généralement il y a d'autres étapes avant c'est mieux on peut changer Mais en se respectant sa personnalité actuelle, par exemple, si elle a les cheveux longs, mais qu'elle peut porter les cheveux courts par rapport à son visage et que par rapport à sa routine capillaire, si ça ne change pas trop de choses, là, c'est OK. Mais si vraiment il y a un énorme changement, il va falloir qu'elle soit consciente que ça va entraîner d'autres choses dans sa vie. Et il faut être prête à ce moment-là. Donc, généralement, on aborde ce sujet-là avant de faire quoi que ce soit. Parce que vraiment, les cheveux, on le sait tous. Ça peut avoir un effet désastre sur une personne. Le cheveu va bien au-delà. On touche à l'apparence. Et l'apparence dans notre génération est extrêmement importante sur ce qu'on fait ressortir, ce qu'on dégage. Et il ne faut pas croire qu'une coupe loupée n'aura pas d'impact. Elle aura un énorme impact sur certains. Donc vraiment, c'est même des traumatismes enfantins.
- Speaker #1
Mais moi, je suis d'accord. Toutes mes clientes que je récupère, elles ont toute la phobie du coiffeur.
- Speaker #0
Non mais c'est vrai, c'est phobique. Donc pour que ça en aille à ce point-là, c'est qu'il y a un réel problème de compréhension de la personne au moment où elle est sur notre fauteuil. Ça va bien au-delà d'éternation, il y a le côté vraiment psychologique qui est très important à prendre en compte. Et pour moi, le fait de faire les tests de personnalité, c'est très important. Les coiffeurs devraient tous le faire pour au moins voir le haut de la montagne. Plus facilement, on va dire, parce que forcément, après, il y a ce qu'on ne peut pas montrer. Tu ne vois pas toute la personnalité d'une personne en la regardant une seule fois, mais tu vois déjà ce qu'elle veut bien te montrer, tu vas l'analyser. Déjà, il y a des personnes qui ont du mal à discerner des tempéraments, des façons de s'habiller et en déduire ce qu'il faut en déduire par rapport à la colorimétrie et aux formes. C'est beaucoup plus compliqué. Moi, c'est vrai que j'ai vraiment pris toutes mes formations que j'ai faites et Et j'ai créé mon expérience cliente par rapport à ça, ma vision des choses. Et du coup, elle te rejoint beaucoup sur le respect de la personne, sa colorimétrie et sa personnalité.
- Speaker #1
Oui, on est entièrement d'accord.
- Speaker #0
On a des choses similaires sur des niches complètement différentes. Il y a beaucoup de coiffeuses Mathieu qui cherchent à corriger ou transformer. Pourquoi, selon toi, cette approche, elle est parfois une erreur qui empêche la vraie mise en valeur ? C'est le fait de vouloir transformer la personne.
- Speaker #1
C'est ce qu'on vient de dire. Pourquoi vouloir transformer ? Alors, je pense aussi qu'il y a, alors je parle d'autres coiffeurs, ce manque de connaissances. Si la cliente arrive en pensant qu'elle veut une technique, une réalisation visuelle, mais qui n'est pas adaptée, si elle n'a pas les connaissances pour dire « Non, moi je préfère te conseiller sur ce type de prestation-là » , alors effectivement, dans ce cas-là, tu peux arriver sur des choses où tu dénatures complètement. Tu n'es plus du tout dans le registre qu'il faut aller. en fait. Et ça, je pense que c'est plus... un problème de confiance en soi et de connaissance. Je pense qu'ils ne le font même pas volontairement. Parce que tout ce que je vois, toutes les clientes que je vois où on est arrivé à ce stade-là, de base, tu vois que les nanas, elles n'ont même pas forcément demandé ça. À mes yeux, en tout cas, à mon sens, je pense qu'il y a plus un manque de connaissance qu'autre chose.
- Speaker #0
Oui. Mais de connaissance et d'asseoir ces mots aussi. La peur, moi, je sais que j'ai eu aussi, par exemple, au-delà de quand je me suis cachée dans ma tanière, avec mes clients, j'avais cette connaissance de personnalité. J'avais cette connaissance de colorimétrie. Je les ai toutes faites, ces formations, et pourtant, je ne les mettais pas en pratique. Peur de... Oui, mais moi, je sais ça, mais comment je vais lui dire ? Comment je vais faire pour ne pas la froisser ou pour vraiment lui exposer mon savoir, mais pas prendre le pas sur ses envies. Parce que tu peux penser, par exemple, qu'elle est chaude et qu'elle pense qu'elle est froide. Ou tu peux dire qu'elle, ça lui va mieux un carré parce que son visage, il est triangulaire ou l'inverse. Mais en fait, elle, ce qu'elle est, c'est le plus important. Et en fait, j'avais vraiment du mal à mettre en application ce qu'elle veut. ce qu'elle veut, ce qu'elle désire et mon savoir, sans l'écraser, sans prendre le pas. Parce que souvent, c'est vraiment... Il y a deux teams, on va dire. Il y a ceux qui n'osent pas dire les choses et du coup, valident tout. Et après, tu as les autres où, par exemple, si c'est abîmé, moi, il y a 20 centimètres, même si elle dit on coupe 1 centimètre, elle va t'enlever les 20 centimètres, elle s'en fout. Ou alors, non, moi, je trouve que du vif, ça te va mieux, hop, ils vont charger un petit peu plus dans le bol, sauf que, elle, elle n'a pas le droit. C'est pas parce qu'elle ne va rien dire ? sur le fauteuil qu'elle ne l'a pas vu. Oui,
- Speaker #1
je suis entièrement d'accord, mais j'ai envie de te dire que je ne comprends pas pourquoi ils font ça.
- Speaker #0
Je pense que ce n'est pas un manque de... Déjà, il y en a qui n'ont pas le savoir parce qu'ils n'ont pas fait les formations. C'est sûr qu'il y a un manque de savoir sur certains, mais moi, je savais. Ce n'est pas un manque de savoir, je le savais. Par contre, est-ce que c'est un manque de pratique ? Je ne pense pas. Parce qu'en plus, j'ai toujours fait ça, même plus jeune. En fait, vu que je suis très observatrice, je suis très dans les coups, tout ça. Moi, dans les métros, je passais mon temps à regarder les gens, un peu justement leur colorimétrie, comment ils s'habillent, ce que ça dégage de leur personnalité, leur première montagne. Donc, en plus, j'avais déjà cette nuance d'analyse. Par contre, vraiment, entre passer de la connaissance, l'analyse, à le mettre en pratique, là, j'avais un problème.
- Speaker #1
au revoir Ah ouais, c'est fou ça. Alors, je ne pourrais pas te dire parce que moi, je ne ressens pas les choses comme ça du tout. Non, et puis je pars toujours du principe convaincue pour être convaincante. En fait, si je pense et que je suis sûre de moi, je vais aller dans la direction et j'aurai les arguments pour pouvoir lui expliquer. Oui, effectivement, ça revient au fait de savoir parler, de savoir dire. Et je pense cette confiance en soi, finalement, quand même.
- Speaker #0
Alors, je ne sais pas si c'est ça encore, moi. Parce que je pense qu'il y a de tout. Il y a la confiance en soi, tout ça. Moi, je pense qu'il y a aussi le côté tarification où je me disais, si on part dans ça, ça va être plus long. Du coup, je vais devoir les facturer plus cher. Et du coup, je pense qu'il y avait plus... Je me demande si mon blocage, en y réfléchissant, n'était pas plutôt là. Et du coup, je me dis, voilà, non, mes offres, elles sont déjà marquées. Un peu comme si on ne pouvait pas les changer. Non, mais mes offres, elles sont comme ça. Elles sont venues pour ça. Du coup, c'est comme si c'était une autre prestation. Non, elle ne va pas le vouloir. Ou non, je ne vais pas le mettre en place. Tu vois, je ne sais pas. C'est vrai que je n'ai jamais réellement pensé à pourquoi je ne le faisais pas. Mais il faudrait vraiment que je m'y penche parce que ça peut être un élément déclencheur pour certains.
- Speaker #1
Mais je pense qu'il y a quand même encore la confiance en soi où tu te doutes de ta tarification, tu te doutes de cette mise en place et penser à la place de la cliente, ce n'est pas bon.
- Speaker #0
La peur de proposer quelque chose de nouveau, quelque chose de pas vu, parce que je te parle de ça, ça fait un moment. Parce que là, cette peur, je ne l'ai plus. Mais c'est sûr que je me revois, j'ai les connaissances, j'ai l'analyse, mais par contre, je ne le mettais pas en pratique. Il y avait un truc qui faisait que je ne... je ne le mettais pas en pratique, c'est un truc de fou. Par contre, au-delà de ça, par contre, si elle me... Comme si c'était la cliente qui arrivait à moi. Tu sais, alors c'est normalement de conseiller. Tu vois, en gros, si elle ne m'ouvrait pas la porte du... Qu'est-ce que vous me conseillez par rapport à mon visage ? Eh bien, je n'y allais pas, tu vois. Alors que je le savais. Tu vois, c'est un plus. Moi, je trouve que c'est carrément un plus d'asseoir ces mots, de dire à la personne, si elles veulent toutes des conseils sur est-ce que je porte une frange, une frange rideau. Et en fait, le fait d'asseoir, vous avez plutôt un visage pour porter une frange pleine ou vous avez plutôt le visage pour porter les franges rideau parce que votre front, il a cette taille-là, parce que vous êtes comme ça, parce que par rapport à votre routine, vous pouvez la porter. Ou justement, vous avez normalement, ça m'arrive souvent, elles ont le visage pour porter les franges rideau, les franges tout ça. par contre Dans leur routine de tous les jours, non. Elles ne peuvent pas la porter. Elles ne viennent pas souvent chez le coiffeur. Elles n'aiment pas se coiffer. Donc, ça ne rendra pas bien. Donc là, je leur propose plutôt de... On ne peut pas le faire par la coiffure. Par contre, on peut le faire par le maquillage. Parce que je sais qu'elles se maquillent tous les jours légèrement. Mais de mettre un léger contouring au niveau du front pour justement réduire cette forme-là, du coup, je passe plutôt par le maquillage. Et je lui dis, par la coupe, on va faire plutôt ça. Par contre, vous, il va falloir contrebalancer en mettant des zones d'ombre à cette zone-là. C'est vrai que j'ai complètement switché mon approche, mon expérience cliente. Je l'ai mis en application après toi. Vraiment, je me suis mis. Je me suis dit, mais moi, je suis qui ? C'est quoi ce que j'aime faire ? Et moi, c'est vraiment la personnalisation. J'aime vraiment, quand elles arrivent sur mon fauteuil, de me dire, voilà, moi, je vois qui tu es. Dis-moi qui tu es. On va réfléchir sur ce que tu veux être. Et après, moi, je vais te dire par rapport à ta forme de ton visage, ta carnation, ce qui va le mieux. Et après, on débarque sur ma proposition. Oui, ça, j'aime bien, ça, je n'aime pas. Moi, j'ai fait un test de colorimétrie sur une de mes clientes. On en a déduit qu'elle était froide et elle adore le bleu marine, tout ça. Et par contre, elle m'a dit, par contre, je déteste le violet. J'ai dit, c'est bizarre parce que le violet, c'est normalement froid. Et encore, si c'est du rouge magenta, ça reste froid. Donc, ça dépend quel type de violet. tu mets des zones dedans ou pas, mais elle c'était vraiment le vrai violet et elle me dit moi j'aime pas, je lui dis mais pourquoi t'aimes pas ? je lui dis c'est bizarre de pas aimer une couleur, non c'est pas bizarre, c'est que quand on aime pas une couleur il y a un traumatisme, il y a un truc lié avec, je lui dis mais est-ce que, je sais pas, t'as eu un accident, la voiture elle était violette un vélo qui te passe dedans et en fait c'est violet, en fait ça te crache la couleur au visage je lui dis ou petite, on te forçait à mettre un pull violet. Vraiment, des fois, c'est des trucs tout bêtes. Et en fait, elle me dit, non, pour moi, le violet, c'est la couleur des fleurs au cimetière. Et en fait, elle avait associé ça à la mort de quelqu'un, en fait. En fait, c'est vachement plus loin que ça. Et en fait, elle m'a juste dit une phrase. Elle m'a juste dit, je n'aime pas le violet. Et moi, si elle met déjà du froid, pourquoi tu n'aimes pas le violet ? C'est bizarre. Normalement, tu ne dis pas, je n'aime pas le violet. Ah, mais complètement. Mais en fait, elle, ça lui a fait un déblocage. Elle me dit, franchement, en deux secondes, elle me dit, moi, jamais j'étais allée sur ça. Et ça se trouve, qui me dit que la prochaine fois, elle ne va pas travailler sur ça en se disant mais pourquoi je n'aime pas le violet ? C'est bête. En fait, c'est qu'elle n'a pas fait un travail sur cette mort, je pense. Et elle a vraiment associé le violet à ça. Et après, c'est OK. Je lui dis, on ne va pas aller sur du violet. Je ne suis pas là pour te faire réunir le violet. Par contre, j'ai bien compris que le violet, ce n'était pas pour toi pour l'instant mais le fait d'avoir mis le point sur Pourquoi elle ne l'aimait pas ? Je sais que ça va cogiter dans son cerveau. Elle aura maintenant une autre approche du violet. Elle sait en tout cas qu'elle peut le mettre si ça lui va. Par contre, elle n'aime pas à cause de ça, je l'entends. Néanmoins, ça a ouvert une porte. Et moi, je l'utilise beaucoup sur les conseils en maquillage. C'est épargne important pour les mariés. Et après, pour le balayage, quand on vient à la question de est-ce que vous voulez retoucher vos cheveux, la couleur de vos cheveux vont rester identiques ou est-ce qu'on évolue ? Pareil, de rester dans la bonne colorimétrie. Du coup, je leur dis, au niveau du gloss, que ce soit moi ou une autre coiffeuse, il faudrait rester plutôt dans les foncés ou plutôt dans les clairs et plutôt dans les chauds ou plutôt dans le froid et c'est les neutres. plutôt dans cette colorimétrie-là. Et en fait, c'est hyper important pour moi. Et si elle me dit qu'elle est froide et qu'elle n'aime pas le rose, déjà, il y en a plusieurs des roses. Donc, si je peux lui en montrer un qui tire un petit peu plus sur le show sans passer dans le show. Ou alors, justement, je lui demande pourquoi vous n'aimez pas le rose. Et est-ce que c'est parce qu'une fois, elle a mis du rose sous ses yeux parce qu'elle était petite fille et en fait, elle y allait avec le rose Barbie. Est-ce que c'est vraiment qu'elle n'aime pas cette couleur parce qu'elle l'a associée psychologiquement. et... Dans les mariés, souvent, ça peut être parce que je ne mets pas ça. En fait, je ne mets jamais ça, donc je n'aime pas. Je dis, mais là, on est là pour tester. On est là pour voir justement, là, elle, elle s'était trompée de colorimétrie, en fait. Et je lui dis, ce serait peut-être pertinent de faire un côté chaud, un côté froid pour asseoir tout ce qu'on vient de tester. Parce qu'il faut qu'elle prenne conscience que finalement, ce qu'elle faisait jusqu'à maintenant, elle s'était vraiment plantée. Et ce n'est pas grave. je lui fais comprendre, je lui ai pas dit qu'elle était froide. On a fait les tests jusqu'à ce qu'elle comprenne d'elle-même qu'elle était froide. Moi, je suis pas là pour dire, oui, toi, t'es comme ça, toi, t'es comme ça. Non, le but, c'est vraiment qu'elle prenne conscience d'elle-même qui elle est. Et en fait, après, on a pu travailler sur l'autre partie. Et en fait, quand elle s'est regardée, quand on a caché après les deux côtés, elle m'a dit, mais en fait, mon côté chaud, le doré, le marronnier qu'elle mettait tout le temps, son visage, ça fessait. Alors que le côté violet rosé, en fait, son visage, il glotte. Rien à voir quoi. Elle me dit, mais en fait, je ne comprends pas pourquoi je ne mettais pas le rosé. Je dis, parce que peut-être quelqu'un, une fois, l'avait maquillé en rose, mais en fait, avait mal fait la forme ou trop poussé. Et on associe à, non, ça s'est passé une fois, ça, je n'aime pas, donc ça ne me va pas. Mais en fait, non, il y a des façons d'appliquer les choses. Il y a plein de roses différents et en fait, ce n'est pas parce qu'on n'aime pas ça
- Speaker #1
Comme en couleur pour les balayages.
- Speaker #0
Mais quand tu fais ça, tu peux le faire pour tout. Donne à un opticien. Tu connais ta couleur électrique, c'est bon.
- Speaker #1
Ben oui, c'est fou.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas applicable. Moi, je sais que je peux comprendre parce que je ne l'ai jamais mis en application alors que j'avais mon savoir depuis longtemps. Alors, je le faisais, mais je ne me disais pas pourquoi. Elle me demandait conseils. Je disais, moi, je te vois avec ça, ça, ça, ça, ça. Et du coup, elle me disait OK. À la fin, elle a toujours été contente, mais pour moi, il manquait le côté asseoir mes mots sur qui elle est. Et j'ai vu une énorme différence du résultat sur mes clientes. Elles sortent en disant, j'ai appris sur moi, vraiment, et maintenant, je vais m'habiller plus facilement, je vais acheter des accessoires beaucoup plus facilement. Ça a vraiment tout changé dans leur manière d'être et de leur faire comprendre qu'elles sont uniques et que plus elles vont rester dans ça et plus elles vont rayonner. C'est une approche qui est presque psychologue, conseillère en images. Et ce n'est pas assez poussé dans les diplômes. Ce n'est vraiment pas assez poussé, ce genre d'analyse.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord avec toi. Heureusement qu'on en a qui sont là pour nous.
- Speaker #0
Ce n'est pas plus, en fait.
- Speaker #1
Mais oui, heureusement. Mais le métier évolue quand même. Dieu merci.
- Speaker #0
Et on est beaucoup plus experts maintenant parce qu'on reste sur une thématique. Généralement, par exemple, moi je suis restée dans la coiffure, le maquillage. En fait, je le mets dans une spécificité. C'est vrai que le fait de le mettre dans plein de spécificités, ça ne veut pas dire qu'on est mauvaise, mais ça nous demande plus de compétences et on pourra moins communiquer sur tout. Et du coup, on a moins d'impact. Alors que là, maintenant, vu qu'on communique sur une chose, on a un impact qui est vachement plus fort qu'avant. Avant, vraiment, les formateurs faisaient de la pique, du balayage, le lissage, la permanence, ils faisaient tout. Et c'est vrai que ça avait moins d'impact.
- Speaker #1
Je suis d'accord. On ne peut pas être bon dans tout, de toute façon. Et si on veut performer dans une filiale, dans une matière, il faut aussi y consacrer du temps. Et moi, je le dis toujours en formation, j'ai fait le choix. de partir sur le balayage, la colorimétrie, la beauté, le bien-être. Et c'est comme le chocolatier qui décide de faire que du chocolat. Tu as des boulangeries qui font traiteur, boulanger, pâtissier, chocolatier. À un moment donné, on ne peut pas être forcément accessible sur tous les fronts, tout le temps. Et je trouve que c'est très bien d'avoir que des gens spécialisés dans certaines choses. qui excellent dans ce qu'ils font.
- Speaker #0
Ça change tout. Et c'est ce qui a fait évoluer notre métier dans ce sens-là.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Mais tout est positif.
- Speaker #0
Tout est positif.
- Speaker #1
Maintenant, il faut sortir les ancrages qui sont là, des salons de coiffure qui sont là depuis 20 ans, 30 ans, 50 ans et qui ont eu un discours comme ça pendant tant d'années. Aujourd'hui, il faut changer le discours et il faut que la clientèle entende qu'il y a une évolution. Et ne pas incriminer les clientes parce qu'aujourd'hui, on leur dit de faire autre chose. Il faut le temps.
- Speaker #0
On peut parler d'Instagram. On a parlé du coup de la colorimétrie, de la dignité de la personne. Mais par contre, sur les réseaux sociaux, c'est vrai qu'on n'en a pas parlé. Et il y a ça. Toi, j'avais beaucoup aimé aussi dans ta formation parce que tu étais très lucide sur le fait de montrer son travail, de montrer sa valeur, de bien... filmé sur les bons ongles, les bons angles plutôt, et de notre communication c'était extrêmement important. Et j'aimerais bien qu'on revienne dessus pour expliquer aux pros de ne pas se sentir prisonnière en fait de voilà par exemple Catherine elle communique comme ça, elle montre ça donc je dois faire ça parce que c'est un peu la tendance sur Instagram. Je sais que tu aurais des conseils justement pour qu'elles trouvent leur identité sur Instagram.
- Speaker #1
Oui, c'est dur parce que moi-même, je pense être dans ma propre prison dorée d'Instagram. Moi, aujourd'hui, je vis avec les réseaux sociaux puisque c'est ça clairement qui me fait connaître. Et donc, j'y passe beaucoup de temps, mais j'adore ça. Donc, je pense déjà que c'est hyper important. important d'avoir sa propre identité parce que je peux Je pars du principe que je déteste, mais c'est vraiment ma vision, être le mouton. C'est-à-dire faire comme tout le monde, c'est-à-dire t'ouvres Instagram et tu vois tout le monde faire le même réel. Je trouve qu'on perd son identité en faisant exactement la même chose. Donc, profondément, qui tu es ? Qui tu cherches à être ? Est-ce que tu veux être comme les autres ou est-ce que tu veux être toi ? Et ça rejoint finalement ce qu'on disait au départ. Ce que j'ai dit, c'est que c'est important d'être soi pour être vrai et authentique. C'est-à-dire que j'aime la musique, j'aime rire, j'aime les gens. Sur mon Instagram, je veux rester ça. Et ce n'est pas parce que les gens font ça que je veux faire ça. Au contraire, quand je vois quelque chose, je me dis que je ne veux surtout pas aller dans cette direction. Ça ne m'appartient pas, ce n'est pas moi. donc comment je peux Créer quelque chose qui me ressemble, c'est le partage, c'est partager du vrai, c'est partager du perso aussi. Ça donne aussi la propre identité de la personne. Parce que si tu crées quelque chose, mais qu'à l'inverse, tu n'es pas comme ça dans ta vraie vie, encore une fois, ça ne va pas respirer le vrai. Donc, encore une fois, ce n'est pas une identité propre à nous. Et moi, vraiment, encore une fois, je suis dans le partage. donc je partage vrai je fais de l'instant T il n'y a pas 100 000 heures de montage des fois c'est mal fait, c'est vite fait je le sais, je pourrais faire mieux mais voilà c'est comme ça, c'est moi je suis comme ça, je n'ai pas toujours le temps je suis quelqu'un qui est dans la rapidité l'instant vrai tu vois et je reste comme ça parfois tout n'est pas nickel à mon sens. Peut-être que ça peut le paraître, mais je sais que pour moi, des fois, je peux faire mieux. Mais voilà, c'est comme ça, c'est moi. Je suis comme ça, je fais comme ça et je ferai mieux la prochaine fois, si je peux. Et si je ne peux pas, c'est OK aussi. Et voilà, encore une fois, les réseaux, restez vous-même. Restez soi, restez authentique. Pour moi, c'est... Je n'ai même pas de conseils à donner.
- Speaker #0
On est arrivé à un stade où c'est vrai que sur les réseaux sociaux, c'est vraiment très propre maintenant. Et limite, le fait qu'il y ait ce côté un peu plus naturel, un peu moins travaillé, moi ça ne me choque pas du moment où la qualité, on va dire, le rendu est joli, que ça reste quand même bien filmé. Que ça ne soit pas monté à quatre épingles, ça ne me dérange pas du tout. Tu vois, moi, effectivement, je ne ressens pas du tout ce que tu dis. Moi, ce que j'adore voir dans tes vidéos, c'est quand tu rigoles.
- Speaker #1
Mais même moi, je me fais rire. Quand je fais le montage, je rigole. Et je me dis, c'est ça, parce que je suis comme ça, j'aime rire. Donc, il faut que ça, je le partage. Et ce n'est pas quelque chose que je veux cacher, tu vois. Mais encore une fois, je pense, moi, j'aime faire du contenu. J'aime partager, j'aime donner, j'aime partager ma vie, j'aime le fait de partager Instagram comme si c'était une communauté de copines et que mon Instagram, c'était un perso. Oui. Tu vois ? Et peut-être que c'est ça qui fait la diff ou pas, et j'en sais rien parce que mon idée n'est pas de chercher à faire plus dans le sens… Il est… Il est, j'ai envie de te partager ça sur l'instant T, je te le partage comme ça, en fait. Il ne va pas être travaillé. Alors si, bien sûr, il y a des choses que je me dis, là, j'ai fait ça, il faut que je fasse ça. Mais si je n'ai pas, je n'ai pas. Il y a beaucoup d'instant T. C'est tout de suite et je le poste comme ça. Et ça marche, ça marche, ça ne marche pas, ça ne marche pas. Et je ne vais pas chercher à le refaire ou à le retourner. Voilà, c'est fait comme ça et je le poste comme ça.
- Speaker #0
Mieux vaut fait que pas fait, c'est pas bien grave. Et plus on fait, plus on peut aussi voir ce qui marche et ce qui marche pas. Après, du moment où t'es cohérente avec toi-même, de toute façon, même si ça marche pas pour les autres, tu t'en fous. C'était OK pour toi.
- Speaker #1
Oui, mais c'est ça. À chercher à être dans le contrôle de ce qu'on fait. De toute façon, Instagram, si tu commences à... à vouloir faire parce que c'est comme ça, mais tu t'en sors plus parce que tu deviendrais fou, parce que tu t'analyserais tout le temps, tu referais, tu chercherais à comprendre. Non, moi, je fais par exemple... Je sais que tout ce que je fais reste beaucoup dans ma communauté. Et en fait, c'est génial. Et ce n'est pas viral, ce n'est pas partagé. Et c'est OK, je m'en fous. Je fais pour partager avec ceux qui sont là. pas forcément pour aller attirer les autres. Je veux donner à ceux qui sont là, ceux qui ont du temps pour moi. C'est une façon plus de remercier Instagram. Et ça ne devient pas une corvée à partir du moment où tu postes ce que tu as envie de poster. Pour moi, ce n'est pas un fardeau. Par contre, quand je dis que je suis dans ma prison dorée, Sissi ! J'aime tellement partager qu'en fait, je suis toujours avec mon téléphone et toujours à capturer des moments, etc. pour le partager. Tu vois, j'ai quand même cette addiction à Instagram. Et ça, des fois, c'est tout ou rien. C'est soit je vais couper et je ne veux même plus entendre parler d'Instagram. Chaque vacances, c'est ça. Et OK, je m'en fous, je ne vais rien poster pendant 15 jours. Et après, je vais reprendre le boulot et je vais être au taquet. C'est vraiment addictif.
- Speaker #0
Vraiment. Il y a un temps où tu donnes tout et il y a un temps pour toi et un peu pour te recentraliser et pour mieux repartir. En tout cas, tu vois, je n'avais même pas capté que tu ne faisais pas le temps pendant les vacances parce que pour moi, j'ai l'impression de te voir tout le temps.
- Speaker #1
Je vais peut-être partager du perso. Je vais te mettre une truc de mon chien. Après, je vais te mettre une... Tu vois, il n'est pas l'idée business. Il est authentique. Et ça, c'est vraiment ce que j'ai envie de dire aux gens. Alors, il y en a qui n'y arrivent pas à montrer, à se montrer, à parler face cam. Et c'est OK. Et ça se travaille. La première fois que j'ai dû faire une story, mon Dieu, tu la recommences 10 fois, 15 fois. Bon, ça, aujourd'hui, j'ai cette chance de ne plus vivre tout ça, de prendre mon téléphone. Et encore une fois, c'est sur le fait, c'est vrai, t'es belle, t'es pas belle. Un jour, t'es belle, le lendemain, t'es moche. et c'est... Et c'est OK, en fait. C'est authentique et c'est vrai. Et c'est ça qui fait que moi, je le vis bien. Et vraiment, j'aurais envie de dire aux gens, vivez votre Instagram comme vous avez envie, pas comme les autres le font. Et alors, ça ne devient plus un poids, mais quelque chose de fun.
- Speaker #0
Moi, je sais que personnellement, si ça peut en aider certains, moi, je me filme assez facilement. Je ne recommence plus. Sauf, ce qui est bizarre, quand j'ai fait mon lancement, j'ai dû quand même poser mes mots pour dire ce que j'avais à dire. Mais normalement, dans mes stories, Presque tout, je parle comme je fais là. Donc, je me reprends. Ce matin, il y a mon fils qui m'a interrompue. J'ai parlé à mon fils et je suis revenue dans la conversation. Mais j'ai mis un an et demi pour y arriver. J'ai mis un an et demi. Donc, il y en aura peut-être trois mois. Peut-être il y en aura deux ans. Moi, je sais que j'ai mis un an et demi pour sortir mon téléphone dans la rue et je n'en ai rien à faire. J'ai des gens. à me parler, à ne pas reprendre. Je reprends trop. Je reprends si vraiment il y a un grand blanc et que ça dépasse la minute. Là, je vais reprendre. Mais je ne vais pas reprendre si j'ai écorché un mot. Je ne vais pas reprendre si la tournure de ma phrase ne va pas. Parce que moi, je sais que c'est ça. Surtout que moi, j'ai un problème de français. Moi, je suis une matheuse. Je ne pense du tout dans le français. J'ai des lapsus, je cherche mes mots. Des fois, je ne prends pas forcément les bons mots au bon moment. Je le sais et c'est comme ça. Et je pense qu'il y en a plein des comme moi et ce n'est pas grave. Je le fais quand même, c'est ça. Mais ça prend du temps, ça peut prendre du temps de le faire. Moi, je sais qu'il a fallu de la pratique pour me sentir à l'aise avec ça. Mais c'est normal, on ne fait jamais. Qui fait parler ?
- Speaker #1
C'est comme tout quand tu fais un premier balayage. Tu ne le fais pas bien tout de suite.
- Speaker #0
C'est vrai. Il faut du temps pour tout. Et se filmer, les réseaux sociaux, ça prend du temps de se filmer. Ça prend du temps de faire des réels authentiques. Et c'est OK aussi de se chercher, de voir ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas. De regarder chez les autres. Ouais, elle fait ça, ça m'attire. Attention, pourquoi ça t'attire ? Parce que ça t'attire parce que tu as les mêmes valeurs. ou ça t'attire parce que c'est différent, mais ne va pas si c'est différent de ce que toi, tu veux faire ressortir. Ça, c'est OK. Du moment où tu restes droit dans tes bottes et que c'est authentique et que c'est cohérent avec ta personnalité et ce que tu veux dégager, ça va se faire naturellement. Finalement, quand ça ne se passe pas naturellement, c'est parce qu'on veut tellement chercher. Moi, je sais ce que je fais encore. Je ne suis encore pas au stade où je suis 100% à l'aise avec mes réseaux sociaux. Mais je me cherche et petit à petit, je vois que j'évolue, je suis de mieux en mieux et c'est à force de pratique.
- Speaker #1
Mais bien sûr, je suis tout à fait d'accord avec toi là-dessus. Mais il faut se lancer, si tu as envie. Si tu n'as pas envie, c'est que ce n'est peut-être pas le bon moment. Et ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Et peut-être pas le bon outil de com, parce qu'il y en a plein d'autres. Si tu es à l'aise à l'écriture et tu as ton site internet, tu peux faire à l'écrit des articles de blog.
- Speaker #1
Ce que j'allais dire, ce n'est pas forcément en plus... obligatoire de se mettre sur les réseaux sociaux. Par exemple, moi, TikTok, je ne peux pas. Je ne peux pas, je n'ai pas TikTok. Tout le monde a TikTok, tout le monde envoie des TikTok, tout le monde fait ça. Mais moi, je n'ai pas TikTok et je ne suis pas OK avec ça pour le moment. J'y réfléchis, mais pour le moment, je ne suis pas prête à m'exposer sur cette plateforme. Et je sais qu'il faudrait le faire, donc j'y réfléchis. Mais pour le moment, jusqu'à aujourd'hui, je n'étais pas prête. Et ce n'est pas parce que tout le monde le fait et que tout le monde explose sur TikTok que moi, j'ai envie de le faire. Parce que je trouve que TikTok, c'est s'exposer à beaucoup de négatifs aussi. Et ça, je ne suis pas prête. Je pense qu'Instagram est beaucoup plus business. Tu vois, des gens qui recherchent... Plutôt la qualité, l'information, l'entrepreneuriat, etc. Et je pense que TikTok, c'est plus chercher à l'humour, la rigolade. Alors après, c'est ma vision. Je ne sais pas du tout. Je n'ai pas TikTok. Mais en tout cas, ce que j'en ressens, c'est extrêmement négatif. C'est déjà une clientèle plus jeune. Et oui, alors pour moi, j'associe TikTok à du négatif. S'exposer, ça veut dire accepter la critique, d'être jugée, d'être descendue. Après, encore une fois, c'est ma vision et comment moi, je reçois les informations qui sont données de TikTok.
- Speaker #0
Moi, c'est juste que j'ai essayé. tu vois alors plus on m'a dit mais prends ce que tu fais tu fais copier-coller sur TikTok donc j'ai installé TikTok j'y ai fait j'ai dû faire 5 fois je suis pas régulière je regarde pas les commentaires je regarde pas les likes je vais pas sur cette appli donc en fait ça peut pas fonctionner parce que même si je fais un copier-coller je ne suis jamais sur cette plateforme je ne sais même pas comment on fait pour scroller ça m'amateurise pas pour moi c'est une perte de temps et ça je l'ai réalisé aussi parce que Instagram j'ai toujours consommé du contenu mais finalement beaucoup Et je n'ai jamais mis à profit ce temps-là. Et vraiment, mais pareil, ça a démarré à peu près en même temps que ta formation. Je me suis dit, mais pourquoi je passe autant de temps sur une plateforme pour regarder des choses qui m'intéressent sans m'intéresser et qui n'est même pas dans mon business. Et en fait, j'ai supprimé, j'ai enlevé des gens, par exemple, de mon compte, des gens que je suivais, que je ne les connais même pas. J'ai tout enlevé et je ne le guise. Je ne les connais pas, on ne se connaît pas. Tu fais un truc, on ne se relie pas au niveau de mon métier ni de ma personnalité. J'ai tout enlevé. Je n'ai pas écrit, j'ai dû passer de plus de 2500 euros de personnes que je suivais. Je crois que je dois être à 1200. Et encore sur les 1200, je fais des tris régulièrement. Mais par contre, il y a beaucoup de gens qui me disent « Ah là là, mais toi, tu es à fond, tu likes, tu commentes. » Ah ouais ? Parce que j'aime ? En fait, c'est toi que je place. Déjà, j'aime. J'essaye de me mettre un temps défini par jour pour ne pas aller plus parce qu'on avait tendance à défiler les heures et ça, je n'ai pas envie. Donc ça, c'est OK avec moi. Je me suis posée pour me dire que j'avais un temps défini, je ne me mettais pas plus, sauf si j'ai décidé. J'ai envie de traîner sur mon canapé à faire ça, mais je l'ai décidé, c'est en propre conscience, en pleine conscience que je le fais. Mais sinon, tous les jours, je regarde. Et oui, effectivement, je like et je commente beaucoup parce que... C'est des gens qui sont dans mon métier ou c'est des gens qui ont un lien avec moi. Je peux suivre aussi des personnes qui font de la course à pied parce que j'adore la course à pied. Je suis de la danse parce que j'adore la danse. Mais je vais commenter, je vais liker les gens que j'aime regarder. Et j'ai bien compris que les réseaux sociaux, c'est très ingrat. Et en fait, que d'aller liker et de commenter, en fait, moi, je veux des likes et des commentaires, mais je ne le fais pas.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais te dire. Il y a un sacré problème aussi déjà, c'est que les gens, tu as l'impression que ça les gêne de commenter un truc d'un autre. C'est ça.
- Speaker #0
Et moi, vu que je suis dans le partage, je ne suis pas du tout dans « Ah, mais non, parce que j'ai déjà fait à elle. » C'est pareil. Là, on me dit « Non, je ne peux pas parce que j'ai déjà fait à un tel. » Là, je ne peux pas, j'ai déjà fait à un tel. Mais en fait, moi, j'ai déjà fait à un tel. Je vais interviewer d'autres personnes qui font des balayages. Je vais interviewer des personnes qui font du business. Il y en a plusieurs. Et justement, c'est la variété de personnalités que je vais toucher. Je n'ai pas qu'une personne qui fait ci. Chaque personne a forcément du bon et une personnalité et une façon d'emmener. Et c'est ça que moi, j'adore. Je suis plutôt collective.
- Speaker #1
Mais bien sûr. Seule, on va plus vite ensemble. On va plus loin.
- Speaker #0
Mais c'est ça. Et en fait, pour moi, on a un réseau. Comme si on était un gros groupe et en fait, il n'y en a pas des plus que des moins. C'est tout le monde à sa place. Et c'est plutôt la personnalité qui rentre en compte et la valeur qu'on veut apporter. C'est plus ça, moi, qui m'attire que de me dire, lui, c'est un tel et il fait ça. Oui, mais moi, quand je vais sur ces réseaux, ça ne transpire pas. Je ne vois pas ce que je recherche. Moi, je cherche la joie, la bonne heure. La bienveillance, moi, quand c'est trop cadré, alors je me suis cadrée, mais quand c'est trop cadré, non, j'ai besoin de voir que ça rigole, c'est bienveillant. Je recherche ça. Et du coup, pour moi, il y a de la place pour tout le monde. Et on est comme une cohésion. Avant, vraiment, on était tellement tous, pour moi, c'était vraiment, toi, c'était le jugement. Toi, tu fais mieux, moi, je fais mieux. Toi, tu fais moins bien. Comme s'il y avait des rangs. dans la coiffure, comme si tout. Alors que moi, autour de moi, je n'ai pas ça, parce que je pense que j'ai tout abandonné et que maintenant, les personnes que je fais rentrer sont des personnes avec la même valeur que moi. Et moi, oui, effectivement, je commande beaucoup et je laïc beaucoup de gens, mais les gens que je suis tout le temps, et encore que j'en ai 1200, et généralement, je vais voir qui c'est quand ça m'est aux interactions les plus rares, je vais voir qui c'est. Parce que moi, Bye. Je me dis que si je suis des gens, c'est pour les suivre. Parce que je m'intéresse à eux. Alors, tu ne peux pas suivre tout le monde. Mais c'est vrai qu'il y en a bien qui me disent « Tu es à fond, tu commentes et tout. » Je dis non, c'est juste que je me mets un temps donné. Et quand je scrolle, moi, je ne fais pas ça. Quand je regarde, je regarde. Et du coup, oui, je like et je commente. Parce que mon doigt, il ne fait pas ça, moi. Je prends le temps de regarder. Et même des fois, je me dis, j'adore dire, j'adore ton réel, j'adore ta façon de communiquer, parce que c'est ce que j'ai ressenti dans la vidéo. Et moi, comme dans la rue, de dire à quelqu'un qu'elle est belle, mais vraiment, je n'ai pas du tout de complexe à dire, oh là là, j'adore vos cheveux, j'adore votre manteau, vous êtes trop bien habillés. Parce que j'aime bien valoriser la personne. Et puis, qu'est-ce que ça t'a coûté alors que tu as donné du positif ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça t'a coûté, tu vois, en vrai ?
- Speaker #0
Ça me fait du bien,
- Speaker #1
moi. Oui, c'est génial.
- Speaker #0
Le don me porte. C'est comme la transmission me porte aussi. Je sais que je suis comme ça. Le fait de transmettre, le fait de donner. À moi, c'est ça qui me fait évoluer, c'est ça qui me fait sentir bien dans mon corps. Mais il y en a d'autres, ça va être l'inverse, c'est plutôt la solitude. Moi, je sais que c'est le partage. Et comme toi, alors après, c'est des moments donnés, mais par contre, tu vois, par exemple, la journée, je donne. Par contre, arrivé à un moment dans ma journée, je ne donne plus. Je ne peux plus donner. J'ai trop donné dans ma journée.
- Speaker #1
Le quota social, bah oui.
- Speaker #0
Ah oui, mon quota est arrivé.
- Speaker #1
Des humains, heureusement que... Moi, hier, j'ai tout donné. À un moment donné, j'ai besoin de me ressourcer et d'être posée au calme. Et c'est normal, c'est légitime, tu vois pas ? C'est tellement énergivore de transmettre... Des jours, j'y laisse une partie de mon âme. Partout, j'ai un petit bout de Catherine. qui est resté partout en France parce que c'est important, mais c'est aussi très, très fatigant.
- Speaker #0
Tu sais, ce que tu as donné, peut-être plus que ce qu'il fallait, mais moi, en tout cas, tu te rends compte, c'était il y a un an, ma formation, un an et demi. Ça passait un an et demi. J'ai encore. Et je pense que vraiment, je vais gagner toute ma vie. Vraiment. Et j'ai plein de formations, je ne sais même plus leur nom. Je ne suis plus le formateur. Tu vois, par exemple, ma formation sur la personnalité, je l'ai bien aimée. Ce que j'ai appris, j'ai bien aimé, mais je n'ai pas aimé la transmission. Je ne me rappelle plus qui c'est. Je ne sais plus qui c'est. Pareil sur la colorimétrie, je ne me rappelle plus qui c'est. Tu vois, je ne pourrais même pas. J'adore redonner à César ce qui vient à César, mais je ne peux même pas te dire qui c'est. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est fou. Oui, c'est que ça ne t'a pas marqué.
- Speaker #0
Non. Par contre, je sais physiquement à quoi elle ressemble, mais je ne sais plus qui c'est. Et puis en plus, je ne suivais pas sur Insta. Donc tu vois, il y a tout ça aussi, puisque moi, je suis très physionomiste. Et les noms, c'est dur pour moi de me rappeler un nom. De me rappeler un nom, il y a ça aussi. Il n'y a pas que parce qu'elle ne m'a pas marquée, c'est parce que ça, c'est ma difficulté, c'est de me rappeler des noms. Pour me rappeler d'un nom, il faut vraiment qu'il y ait un impact émotionnel derrière. Un échange profond. Et là, je sais qu'avec mes podcasts, je me rappelle vachement plus des noms parce que du coup, le lien est différent. Et là, maintenant, il y a des personnes que je galérais à retrouver sur les réseaux sociaux à cause de leurs noms. Et alors que maintenant, c'est très facile parce qu'il y a eu un impact émotionnel derrière. Mais elle, la formation, pourtant j'en ai fait plusieurs avec elle, je ne suis incapable, même l'organisme de formation. Est-ce que si tu avais une seule action à mettre en place dès demain pour nos auditrices, tu leur conseillerais quoi ?
- Speaker #1
d'oser, de faire, de faire les choses, de ne pas remettre au lendemain, de sortir de leur zone de confort. C'est ce qui peut arriver de plus beau dans une vie. Je n'aurais pas d'autres conseils parce que je vois beaucoup de gens malheureux, beaucoup de coiffeurs à bout et forcément ça m'impacte et j'ai tellement envie. de leur dire de lâcher prise, de vouloir arrêter de donner, de donner, de donner et de s'oublier que si ton souhait, c'est ça, si ta vision, c'est ça, fais-le. Ose le faire. Qu'est-ce que tu vas risquer ? Tu verras qu'en dehors du cercle où tu es, il se passe des choses incroyables. Mais ça, on ne peut... Le ressentir, le vivre une fois qu'on l'a fait. C'est facile de dire, osez, faites-le, quand on l'a fait. Mais c'est vraiment incroyable. Moi, pour avoir tout quitté, me dire ce qui t'arrive maintenant et de voir que finalement, c'est tous ces gens qui osent, qui réussissent. Faites quoi, faites, faites. Je vous pousse à faire, à oser, à sortir, à avoir peur. Oui, vive la vie que tu as envie. La vie, elle est trop courte et il faut... Merde, pas se réveiller un jour et se dire « Ah bah ouais, ça, je n'ai pas fait, je n'ai pas osé, j'aurais dû. » Voilà, c'est ce que je dirais, c'est ce que je conseillerais de faire.
- Speaker #0
Moi, je l'ai fait.
- Speaker #1
Ben voilà. Et tu vois, c'est génial. Qu'est-ce qui s'est passé ? Oui, tu vas peut-être galérer un mois, deux mois, mais derrière, les conséquences, elles sont énormes sur ton bien-être, sur... de vivre la vie que tu as envie de vivre. Oui, ce n'est pas évident, mais ça se travaille. Voilà.
- Speaker #0
Tu sais, j'ai mis un an et demi pour me filmer. J'ai mis... Les réseaux sociaux, j'ai commencé un mois après que j'ai fait ta formation, je crois, à vraiment rentrer dans un rythme, tu vois, à sortir de ma zone, en fait, de confort. Là, Instagram, ce n'était pas ma zone de confort du tout parce que je scrolais. Et en fait, de passer, ce n'est pas que ce n'est pas pour moi, c'est que de passer de scroler à faire. Il y a une différence, ça n'a rien à voir, ce n'est pas la même chose. Vraiment, moi, j'ai sauté. J'ai sauté et je fais. Après, je m'organise avec tout ça, mais...
- Speaker #1
Et tu ne regrettes pas ?
- Speaker #0
Non. Non, parce que c'est que... Même si, de toute façon, ça marche... Je ne sais même pas. Attends, je refais ma phrase. Affirmation positive, ça va marcher. Ça marche déjà.
- Speaker #1
Tu vois ?
- Speaker #0
Ça marche déjà. Et de toute façon, normalement, il ne faut pas le dire, mais même si ça ne marche pas, tu te rends compte, toutes les rencontres que j'ai faites juste là, Avec mon podcast, je l'ai lancé il y a un mois. J'ai rencontré des professionnels que je connaissais à travers un écran. Toi, j'avais parlé avec toi, mais par exemple, Julie Véron, je n'avais jamais communiqué avec elle. Chloé de R Business, je n'ai jamais communiqué avec elle. Ophélie, en tête à tête, pareil, je n'avais jamais communiqué avec elle. Parce que je la suivais, mais par contre, pas communiqué. J'ai vu qui Camille Labellevier aussi, super découverte. Magali Zarquin après c'était dans le monde du mariage donc je suis pas sûre que tu connaisses toi je t'avais vu en formation donc toi c'est différent de toutes les autres parce que j'avais déjà ce lien avec toi en plus des réseaux sociaux mais quoi qu'il arrive que ça fonctionne ou que ça ne fonctionne pas moi j'ai gagné je suis sortie de mon cocon je teste des choses j'ai appris plein de choses plein de compétences différentes même faire un zoom c'est le plus que j'avais jamais fait Merci. Je n'avais jamais fait de Zoom, je n'avais jamais créé de lien payement sur Stripe, je n'avais jamais fait Systemio, je n'avais jamais fait les réseaux sociaux avant, je n'avais jamais fait mon site internet. J'ai mis 9 ans pour faire un site internet. 9 ans. Je trouve ça dingue. Et les gens me disaient en plus, ils me disaient « Ah mais tu n'as pas de site internet ? » Je disais « Bah ouais, j'ai une quarantaine de mariés par le bouche-à-oreille, je fonctionnais comme ça. Ça me suffisait. Laissez-moi dans mon trou. Il n'y a pas besoin. »
- Speaker #1
mais voilà ça a vraiment en deux ans j'ai fait tout ça c'est des petits blocages en plus tu te rends compte après bah oui en fait j'aurais dû le faire avant tu vois c'est juste des tout petits blocages qui t'empêchent bon après il y a tellement d'autres facteurs je pense la ville la famille je me dis que moi j'ai de la chance d'être bien entouré, d'avoir une famille incroyable, d'avoir un mari incroyable. Je me dis que tout le monde non plus n'a pas cette chance. Et je me dis que il faut aussi prendre en considération quand même tout ça. Il y a des facteurs qui font que c'est plus facile que d'autres. Je le pense quand même.
- Speaker #0
Le vécu. Après, je ne me jette pas la pierre parce que j'ai eu des enfants pendant le Covid. parce que moi il est né le jour du confinement mon petit Leandro c'est un bébé RGO donc il a beaucoup hurlé pendant 3 ans il a pas dormi donc j'ai mis 2 ans ça coïncide avec mon en fait j'ai repris Nélenergie je crois en novembre septembre novembre et on s'est vu en janvier donc en fait il a eu tout un effectivement c'est pour ça que je te dis que tu fais partie des éléments déclencheurs mais ça a vraiment tout été impacté et c'est ce qui m'a fait sortir mais là je me dis Je n'ai pas perdu 10 ans parce que ça m'a fait grandir. Mais les 8, là, en 2 ans, ce que j'ai fait vaut les 20 ans.
- Speaker #1
Mais oui, bien sûr.
- Speaker #0
Vaut mes 20 ans, vraiment. Alors, pendant les 18 ans, j'ai évolué, j'ai appris plein de choses. Finalement, j'ai appris, j'ai appris, j'ai appris, j'ai appris, j'ai testé, j'ai fait des choses, j'ai fait des choses. Par contre, je n'ai pas mis en pratique du sens sur ma vision. C'est-à-dire que j'étais moi, je ne me suis pas mise. En fait, je me sentais comme si j'avais mon business. ma vie de femme, ma vie de maman. Et moi, j'étais au-dessus et je regardais comme si je n'étais pas dans ma vie. J'étais à côté de ma vie. C'était bizarre. J'étais à côté et j'avais tout ça. Et en fait, on marchait ensemble, mais pas scindé. Alors que là, je me suis mise au milieu. J'ai poussé tout le monde. J'ai poussé la place de mes enfants, également, qui prenaient toute la place. Je les ai poussés, je les ai mis à côté. Je me suis dit, bon, oui, je suis une maman. Et c'est vraiment dans mon rôle... Dans ma vie, c'est une énorme part. Mais je ne sais pas toute la part. C'est une grosse part, mais pas toute la part. Et vraiment, avant, c'était toute la part. C'est vraiment... Et le fait de me dire, de pousser tout ça, j'ai vraiment éloigné tout de moi. Et je me suis dit, moi, je suis qui ? Moi, je veux quoi ? C'est quoi mon truc en plus ? C'est quoi ? Je suis introvertie, extravertie, j'aime parler, pas parler. Vraiment, j'ai fait une introspection sur moi-même. Et après... J'ai remis mes éléments essentiels et vraiment, c'est même pas deux ans, ça fait un an et demi. En un an et demi, j'ai fait des choses folles et pas peur. Si, peur, mais pas peur.
- Speaker #1
Mais oui, puis quand tu vois que ça fonctionne après, du coup, tu te sens pousser des ailes.
- Speaker #0
Et ça peut prendre plus de temps. Il y a des choses qui vont être rapides. Je vais peut-être faire des fleurs, mais je m'en fous.
- Speaker #1
Mais ça ne sera que de l'expérience.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je le prends comme ça. Ça marche, ça marche. Ça ne marche pas, ce n'est pas grave. Est-ce que je vais abandonner ? Peut-être que oui et peut-être que non. Il y a des choses que je sais déjà que j'abandonnais, des choses où je me dis, ça ne marche pas là. c'est pas grave, ça sera la deuxième. Ça ne marche pas la deuxième ? Ça va marcher la troisième. parce que je vais réajuster et que ça prend du temps c'est pas grave c'est vrai que j'ai une autre dynamique déjà il faut passer le pas ça c'est sûr où est-ce qu'on peut te trouver pour aller plus loin avec toi ?
- Speaker #1
alors sur les réseaux Instagram, Youtube et mon site internet depuis combien de temps ? depuis 4 ans
- Speaker #0
Ah, donc tu as quand même mis du temps à faire ton site internet aussi.
- Speaker #1
Je ne comprenais pas pourquoi il fallait un site internet.
- Speaker #0
Voilà, on est d'accord. Franchement, moi, c'est ça que je bug sur les formations. Surtout, je me dis, en fait, on nous apprend vraiment à faire des choses, mais il y a une autre partie du métier qui n'est pas du tout mentionnée. Comme si tu disais, venez, je te fais une formation coiffure, et après tu ressors. Mais tu ne sais pas le temps que tu vas mettre, tu ne sais pas le taux horaire que ça prend par rapport à tes charges, tu ne sais pas la façon dont tu vas communiquer, tu ne sais pas à quoi ça sert un site Internet. Parce que vraiment, je ne comprenais pas le délire avec le site Internet. Sauf qu'en fait, c'est Google, le référencement Google. Mais en fait, tu ne le comprends pas si on ne t'explique pas.
- Speaker #1
Bien sûr. Et puis, ce n'est pas de notre domaine.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et vraiment, moi, je trouve que c'est encore plus que dans certains métiers, le coiffeuse-maquilleuse, parce que c'est... Une plus petite partie, c'est une petite partie du... Quand, par exemple, je suis passée en CAP ou en BP, franchement, la partie où on voit les chignons, c'est vraiment très peu d'heures. Et en fait, on ne parle absolument pas de ça. Et en plus, dans les formations qui ont été créées après, c'est pareil, on ne parle pas de ça. Donc, en fait, c'est vraiment... Moi, je me suis sentie lâchée dans la nature. J'ai de la chance, j'ai toujours vécu de mon travail. Par contre, j'ai fait des erreurs, justement, à ne pas vouloir augmenter mes tarifs, ça va augmenter mon taux horaire, mon nombre d'heures travaillées. Je ne me suis pas rendue compte qu'en faisant ça, j'avais créé l'écart. Par exemple, il y a dix ans, je gagnais mieux ma vie que maintenant. Maintenant, il y a un an et demi plutôt. Avant de faire ce switch, je n'avais pas capté que je gagnais moins. C'est juste qu'en fait, je gagnais plus parce que j'avais beaucoup plus travaillé. Je n'avais pas cette notion-là. Moi, je voyais juste la fin. C'est bon, j'ai un bon salaire, ça me convient bien. Mais par contre, c'est ça dans ta formation où je n'ai pas osé le dire parce que je n'avais pas capté. Ça a été un des clics en me disant, mais attends, ils sont… ils tarifent plus et ils me disent qu'ils veulent gagner plus. Et moi, alors que moi, je travaillais déjà au taquet, je ne pouvais pas faire plus. Niveau horaire, j'étais déjà au taquet. Là, il y a un moment donné, après, c'était vital. Et je pense que je continue encore comme ça. Un an, burn out, et je mettais la clé sur la porte parce qu'en fait, tu ne peux pas faire plus et tu perds. Quand tu fais énormément, tu n'as plus envie, tu perds cette étincelle, ta passion. Et vraiment, mon métier, c'est ma passion. Et tu peux vite le perdre.
- Speaker #1
S'oublier, ce n'est pas quelque chose...
- Speaker #0
Et tes clientes, elles te trouvent sur ton site internet ? Insta. Donc, c'est sur Insta, toi.
- Speaker #1
Ah oui, mais quand je te dis que moi, Instagram, c'est très fort. Non, non, tout se fait sur Instagram. Même les rendez-vous se prennent sur Instagram. Les modèles, tout. Donc, si vraiment tu me cherches, c'est sur Insta. Ou au festival.
- Speaker #0
C'est des gens qui en cherchent, là. Pour finir, pour toi, c'est qui tes personnes inspirantes ou les mentors qui t'ont aidé à forger ta vision ?
- Speaker #1
Alors, celui qui m'a donné le déclic technique, parce que j'ai eu la sensation d'avoir appris la coiffure en 2017, finalement, c'est Ludovic Gégno pour la technique. La connaissance, c'est Mélanie de La Typique. Et après, celui qui m'a le plus inspirée pour créer mon univers, c'est un coiffeur américain, c'est R. Eric. Je ne sais pas si tu le connais. Et lui, il a été vraiment, ses visuels ont vraiment été pour moi le déclic de comment je vais créer mon propre balayage, comment je vais le travailler pour arriver à ces visuels. Et une fois que j'ai réussi à travailler sur mes visuels, que j'ai trouvé, alors est arrivé le côté moi, mon vrai moi, et où je savais ce que je voulais faire et où je voulais aller.
- Speaker #0
Alors lui, je ne le connais pas. Il parle français ou c'est que anglais ? Ah non, pas du tout,
- Speaker #1
c'est un américain.
- Speaker #0
Oui, donc c'est que visuel ou tu parles anglais ?
- Speaker #1
C'était que visuel. Oui, non, moi je ne parle pas anglais, donc je ne pouvais pas le suivre. Mais en tout cas, c'est visuel. À l'époque, c'était les contourings et je ne savais absolument pas les faire, je n'y arrivais pas. Et d'ailleurs, les fondations de mon balayage, mes zones, sont nées... grâce à cette inspiration-là, de me dire comment je peux avoir du contouring, comment je peux avoir du foncé derrière, mais on a l'impression qu'il y a des mèches, etc. Donc en fait, c'est ces visuels qui ont fait que j'ai réussi à travailler les zones. Et une fois que j'ai réussi à faire ce balayage, après est arrivée toute ma vision des choses. Je me suis dit, c'est moi maintenant, qu'est-ce que je veux, qu'est-ce que je veux faire, comment je veux l'amener. Et c'est arrivé comme ça.
- Speaker #0
J'irais voir, du coup, parce que je ne le connaissais pas. Les autres, je les connais, mais celui-là, je ne le connais pas. Et j'aime bien aller voir les éléments déclencheurs des autres. Je trouve que ça peut nous faire la même chose ou on peut avoir une autre vision. Et c'est vrai que ça amène justement à pousser nos barrières et aller un peu plus loin. Le fait de demander ça, moi, je sais que j'aime bien. Après, je ne sais pas si les auditrices, elles vont voir les liens que je mets. Mais moi, j'adore aller voir. des éléments déclencheurs pour les autres, pour voir ce que ça me fait à moi, si j'ai le même ressenti, ou si ça dégage autre chose. Je trouve ça super intéressant.
- Speaker #1
Alors, aujourd'hui, ça ne m'inspire plus, parce que c'est trop poussé, parce que c'est les Américains, c'est des fonds de déco 18, c'est extrêmement poussé, c'est des extensions, c'est des nanas qui sont full face. Et aujourd'hui, c'est plus ça. Mais en fait, je pense que... En fait, une fois que tu as été chercher ta source de motivation, je trouve qu'après, on a ce côté détachement. Tu vois, aujourd'hui, c'est quelqu'un que je ne suis plus. C'est fou de me dire, il m'a tellement inspirée, j'ai tellement regardé, j'ai tellement analysé, etc. Et je me dis finalement, regarde, c'est ça chez tout le monde. Une fois qu'on a pris ce qu'on avait à prendre, on va rechercher ailleurs et on ne suit plus ces personnes-là. C'est fou.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, tu as évolué entre temps. Et peut-être que tu ne le suis plus parce que c'est plus ce que tu recherches. Parce que là, tu dis que c'est trop poussé. Donc en fait, ça ne t'attire plus à l'œil. Et du coup, naturellement, ça fait un éloignement. Mais par contre, je vais essayer de tamer ce que tu dis. Je ne sais pas si je le faisais vraiment. Le fait d'aller, par exemple, de regarder le compte de quelqu'un que j'adore. Mais d'aller savoir pourquoi. J'adore. Tu vois, moi, par exemple, c'est vrai que quand j'adore quelqu'un, hop, je le suis et j'enquille. Mais en fait, je vais essayer d'analyser un peu pourquoi j'aime bien. Est-ce que c'est parce que ça dégage sa personnalité ou est-ce que c'est parce que c'est le rendu ? Est-ce que c'est la façon dont elle a filmé que j'aime bien ? En fait, il y a quelque chose. C'est vrai que quand on aime bien, je ne vais pas au-delà. Généralement, j'aime bien, hop, je m'abonne, ma personne, elle ne va pas analyser. Et c'est pas mal, finalement. Je pense que ça peut me faire évoluer différemment. le fait de vraiment d'apprendre à me connaître encore plus de savoir pourquoi j'aime bien suivre cette personne.
- Speaker #1
Moi, je trouve que quand tu suis sur Instagram, c'est pour tirer profit de ce qu'elle peut t'apporter, cette personne que tu suis.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Oui, c'est hyper important pour moi d'analyser ce qui m'attire chez cette personne-là, effectivement. Il y en a, ça va être pour du contenu, pour de l'information, d'autres de l'inspiration, dans les posts, dans les prises de photos, dans... Pour moi, Instagram, c'est de la formation gratuite. C'est hyper riche, Instagram. Il y a énormément d'inspiration à puiser, mais je dis bien inspiration, pas du copier-coller.
- Speaker #0
En tout cas, merci à toi pour ce moment de partage. J'ai adoré. Je suis sûre que nos auditrices vont adorer. Ça a apporté plein de choses, une belle vision de notre métier, de belles valeurs humaines. et un esprit d'équipe, de groupe pour monter le métier de coiffeur qui est beau. Donc, merci à toi.
- Speaker #1
Avec grand plaisir, Madjess. C'est gentil.