- Speaker #0
Surtout qu'on aura de moins en moins accès au pétrole, gaz, charbon, surtout pétrole.
- Speaker #1
On est au jour où Brest, Nice ne disparaissent pas. C'est un enfant, un éternel enfant, mais sans ça tu fais rien. Tu fais MyCorn ou n'importe qui.
- Speaker #0
On sait faire des voitures qui consomment beaucoup moins de CO2 et qui permettent plus de points A au point B.
- Speaker #1
Tu peux nous l'expliquer ce projet ?
- Speaker #0
C'est un tronc d'arbre. J'ai été chercher dans les forêts Annecy, accompagné par une responsable des zones naturelles des mines. C'était là.
- Speaker #1
Cet épisode d'Adventaul que vous ai proposé par Velor. Velor, c'est la marque qui fabrique nos maillots GravelMan. Je les porte sur le GravelMan, sur les longues distances, dans les conditions où le matériel ne part d'autre part et ils tiennent. Mais ce qui m'a vraiment convaincu, c'est ce qu'il y a derrière. Le textile, c'est près de 10% des émissions mondiales de CO2. Et seulement 1% est réellement recyclé. Le reste est brûlé ou enfoui. Velor prend le problème à l'envers. 70 à 90% de matières recyclées, une production 100% européenne. Et cette année, le premier maillot de vélo fabriqué à partir de déchets textiles. Une étude de l'université de Maastricht mesure 68% de CO2 en moins qu'un maillot chinois en polyester vierge. C'est à retrouver sur Velor et avec le code. ADVENTALKS. Profitez de 15% de réduction sur votre première commande.
- Speaker #0
Comment ça va,
- Speaker #1
Antoine ?
- Speaker #0
Ça va plutôt bien. Un peu fatigué, comme on en parlait juste avant, vu que le départ est proche et que pas mal de choses ont organisé. L'excitation qui monte, tu dois connaître ça aussi, juste avant le début d'un projet. On se projette beaucoup et on a beaucoup d'idées. Et on a envie de faire beaucoup de choses pour que ce soit parfait. Donc là, tout doux, on continue à défiler un petit peu une fois que la nuit tombe. C'est compliqué de dormir. Mais sinon, ça va super. Très excité. Impatient. Plutôt confiant. Un peu effrayé quand même. Et envie de... Envie d'avoir une communication qui soit à la hauteur des enjeux. Et pour l'instant, c'est mon seul regret. Je n'ai même pas commencé. Je regrette un peu de ne pas avoir... autant communiquer en amont du projet mais ça va normalement monter en puissance dès le départ tu peux nous expliquer pourquoi t'as un ami boisé je me suis dit que ce serait une bonne idée de venir avec c'est ton bâton bon marché ? c'est un peu mon bâton de Gandalf sauf qu'il est un poil plus lourd que le bâton de Gandalf tu peux nous l'expliquer ce projet ? c'est un tronc d'arbre que j'ai été chercher dans les forêts Annecy Merci. l'accompagné par une responsable des zones Natura 2000, qui s'appelle Stella. Donc c'est un arbre qui était déjà mort, il était toujours sur pied, mais mort, très probablement tué par un parasite qui s'appelle le scolyte, qui est un parasite qui fait des ravages dans les forêts françaises, notamment, et ailleurs en Europe. Et en fait, il vient pondre des larves sous l'écorce. Ces larves grandissent et se nourrissent en fait des couches tendres ici du bois qu'on peut voir, et donc ça crée tous ces sillons, donc c'est assez joli. mais c'est un peu effrayant parce que ça... Ça ravage des centaines de milliers d'hectares en France. Et du coup, l'idée en partie de ce projet, c'est de faire ce qu'on peut appeler peut-être une performance sportive, en transportant un témoin des différents stress qui pèsent sur les forêts françaises. Donc le projet, je l'ai appelé Ultra Tree Athlon, T-R-E-E, en anglais ça veut dire arbre. Et donc le but du jeu, c'est de faire l'équivalent de 10 Ironman en 30 jours, en termes de distance. Pas forcément dans le bon ordre, mais en itinérance et en transportant ce témoin-là. Parce que sinon, c'est un peu trop facile. Mon projet, je m'inspire de Ross Edgley, je ne sais pas si ça te parle.
- Speaker #1
Tu l'as déjà rencontré.
- Speaker #0
Ouais, voilà. Moi, j'ai eu la chance de le rencontrer le week-end dernier, parce qu'il organise un événement sportif près de Londres. Et c'est lui qui avait fait le premier triathlon. Sauf que lui, l'arbre pesait 40 kilos apparemment. Après, il en pèse 20 ou 25 de plus que moi. Et ça durait une journée, on va dire.
- Speaker #1
C'est une bûche, lui. S'il ne prend rien, je respecte. Mais je pense que... Je m'avance peut-être un peu. Je ne veux pas l'accuser de rien. Mais il est très boosté musculairement. Il a un physique.
- Speaker #0
Il est plus petit que moi. Du coup, il est plus petit que moi.
- Speaker #1
C'est indécent.
- Speaker #0
Après, il a un physique de 2 bits surboosté. Mais effectivement,
- Speaker #1
il a des bras. Moi, j'en connais des mecs qui sont musclés. Mais lui,
- Speaker #0
il a des bras impressionnants.
- Speaker #1
Il a fait, oui, c'est un gars qui a fait notamment le tour de la Grande-Bretagne également.
- Speaker #0
À la nage, oui.
- Speaker #1
À la nage. C'est le seul, non ?
- Speaker #0
Pardon ?
- Speaker #1
C'est le seul à l'avoir fait ? Oui,
- Speaker #0
c'est le seul à l'avoir fait. Il a mis 157 jours. On voit le fanboy, tu sais. Et du coup, lui, il avait fait le premier triathlon pour faire de la communication sur la... stratégie on va dire écologique d'une île et moi j'ai repris un peu le concept là j'ai baissé le poids de l'arbre mais j'ai augmenté les distances et la durée et j'ai apporté peut-être un sens supérieur aussi avec l'ambition de communication du projet Et le fait que ce soit vraiment ça, c'est vraiment un témoin de ce qui se passe partout en France, mais surtout dans l'incarnoreste. Et après, parce que la parité est importante, on peut aussi citer Marine Leleux, qui a été une grande inspiration pour moi, parce que son Ironman, surtout, qui avait fait pas mal de bruit lorsqu'elle l'avait fait, ça donne envie de faire des distances similaires. Bien que, bon, je pense que le 10 airman en 30 jours, c'est plus simple qu'un Ironman.
- Speaker #1
Mon scolyte... Perrine avait fait à Ironman, très bonne copine de Marine. La traversée de la Manche, le plus dur, je pense, c'est la traversée de la Manche. Le reste, c'est assez faisable, je pense. Mais la traversée de la Manche, je pense,
- Speaker #0
c'est un monde... Il faut quand même faire l'ultra avant de 100 km ou plus. Il faut quand même courir 140 bornes. Après,
- Speaker #1
tu cours en marche. Je pense que ça se fait. Pour avoir fait des courses de 350 bornes à pied, tu arrives. Mais en fait, juste après avoir couru ça, se mettre dans la eau, histoire que tu aies un peu déshydraté, un peu cramé, pour avoir fait un peu Ironman, tu reçois pas mal.
- Speaker #0
Ce que j'ai oublié de dire aussi peut-être, pour répondre de manière complète à ta question, ce projet-là aussi s'inscrit dans un mouvement qui s'appelle le mouvement Sport Planète, celui de la Maïf. de voir le logo qui est là. Et l'idée, c'est qu'on a une promo de 6 cette année, en 2026, à faire des projets sportifs. qui viennent mettre en avant différents enjeux environnementaux, la pollution plastique, le surtourisme, différentes choses, l'alimentation biologique, etc. Voilà, donc c'est dans ce cadre-là aussi que je fais ce truc-là.
- Speaker #1
Et toi, tu as poussé le curseur en te disant plus je fais un truc monstrueux, plus ça va faire de bruit, plus on va parler des vrais sujets, je caricature, mais... Ouais,
- Speaker #0
c'était un peu ça. Je me suis dit... En fait, comment est né le projet, un peu le titre ? J'aimais bien le concept du triathlon. Je me dis que le triathlon, c'est un sport qui fonctionne bien en ce moment sur les réseaux, qui est très populaire. Le nombre de participants aux Ironman monte, il y a beaucoup de vidéos Annecy. C'était peut-être une porte d'entrée, vu que je ne fais pas de foot. Et l'aérox, ça ne me tentait pas pour vendre une aventure. Je me dis, on va prendre le triathlon. Et après, j'aime bien l'idée de l'arbre. Après, il fallait... Surtout que c'était suffisamment loufoque et absurde, à mon avis, pour susciter de l'intérêt. Et après, je me suis posé pas mal de questions sur quel format, quel titre donner. Et là, j'ai eu la chance d'avoir partagé une d'après-midi avec Noam Yaron, qui est aussi un aventurier incroyable. Il m'a dit, il faut que ton projet soit une proportionnelle d'un truc qui existe. Donc, dis quelque chose en temps de jour. Donc, 10 Ironman, c'est un beau chiffre rond. Et du coup, je me suis dit banco. Et c'est un peu comme ça que la capsule est née. Mais maintenant, bien qu'on n'ait qu'au début, je me rends compte que les journalistes ou les gens avec qui j'ai pu déjà d'être un petit peu échangé, n'ont pas forcément en tête le truc de l'arbre. La distance leur suffit. Si ça se trouve, je vais me trimballer avec ça. Ça n'aura pas forcément été nécessaire. Mais je pense que visuellement, c'est impactant. On n'a pas encore les images, du coup. Mais voir ça sur un vélo, voir ça sur un gars qui court pendant autant de kilomètres, Peut-être que ça va citer de l'attention, et avec ça on va pouvoir parler potentiellement des vrais sujets. J'ai pas l'impression que je vais pas sauver les forêts françaises grâce à ça, mais peut-être apporter une pierre à l'édifice, faire un peu de pédagogie auprès des gens.
- Speaker #1
C'est quoi les chiffres aujourd'hui des forêts abîmées par ce parasite ?
- Speaker #0
Ça se compte en centaines de milliers d'hectares. J'ai plus le total en tête, mais ça évolue chaque année. Un des chiffres qu'on peut partager, par exemple, c'est que tous les épicéas de France, qui sont en dessous de 900 mètres, sont apparemment condamnés à disparaître. Ça, c'est ce que m'a partagé, je ne sais plus, c'est quelqu'un avec qui j'ai échangé la semaine dernière, soit de l'ONF, soit d'un pôle Excellence Bois. Donc ça, c'est un chiffre important à garder en tête. L'autre chiffre important qui m'a marqué, c'est qu'en 10 ans, la mortalité des arbres a augmenté de 125%. Donc c'est significatif. Et vu que moi je suis un ingénieur et que j'accompagne deux boîtes... C'est quoi ? Les différents trucs, c'est les principaux stress, et toutes les sécheresses, le manque d'eau. En fait, le truc à comprendre avec le squelette, c'est que c'est pas un parasite qui est dérangeant dans des conditions normales, de température, d'humidité, climatique, je veux dire. C'est un parasite qui s'attaque aux individus, aux arbres faibles, on va dire. C'est un espèce de régulateur de santé des forêts. Donc il y a des arbres trop faibles, mais le parasite, il arrive à s'y attaquer, il le tue et ça fait de la place pour les autres. Là, on est dans un contexte, du coup, où il y a trop d'arbres qui sont faibles. Donc ils sont tous ravagés, et le parasite devient beaucoup plus gênant. Et donc en fait, c'est le couplage de sécheresse plus vague de chaleur qui fait que les arbres sont incapables de résister. Surtout parce qu'ils manquent d'eau, ils n'arrivent pas à sécréter la sève suffisante pour lutter contre les scolyte. Après l'explication pourrait sûrement être plus précise si c'était un expert qui l'a donné. Mais voilà, c'est les deux principaux risques qui pèsent sur les forêts. Après, t'as aussi le fait, les insomnies, comme on a pu le voir, dans les Landes en France. Faut savoir qu'en été 2026, c'est 11 fois la surface de Paris qu'a brûlé. Un tram euros. C'est quand même significatif. Je crois que c'est un des pires étés qu'on ait vu.
- Speaker #1
Sur toute la France.
- Speaker #0
Ouais. C'est ça, ouais.
- Speaker #1
Parce qu'il y a eu en enchaînement Fontainebleau. Non, avant, il y avait déjà eu autre chose. Il y avait eu le sud, déjà. Il y avait eu...
- Speaker #0
T'as les Landes ? Les Landes qu'on cramait beaucoup ?
- Speaker #1
Mais après. C'était après Fontainebleau, je crois. et plus gros c'est les Landes et c'est assez monstrueux après les Landes je pense qu'il y a eu beaucoup de conflits beaucoup de non-décisions qui sont devenues des décisions après,
- Speaker #0
après il y a eu des décisions locales un peu l'objectif apparemment parce qu'à la base de ce qu'on m'a récemment communiqué c'est une forêt artificielle en fait, elle a été totalement créée dans le but d'assécher les marais hum Aussi, il y avait un autre bénéfice, c'était de lutter contre le retrait du trait de côte. Ça vient fixer le sol, ça va éviter que la mer vienne grignoter. Le problème, c'est que c'est du résineux qui a été planté.
- Speaker #1
Faux bois, quoi.
- Speaker #0
Voilà, et puis c'est un peu comme ça a été expliqué dans le reportage, notamment. C'est un peu des allumettes alignées ensemble. Dès que ça crame, vu qu'ils sont tous à la même hauteur, le feu saute d'arbre en arbre. Et du coup, c'est excessivement compliqué de l'arrêter. Voilà.
- Speaker #1
C'est assez impressionnant cette période. Et peut-être que ça aide d'avoir du bois. En fait, c'est le truc, quand tu es enfant, on te dit, choisis du bon bois et pas du bois humide. Mais je pense que, peut-être que je me trompe, mais dans les Landes, il y avait peut-être pas mal de bois qui était soit fatigué, soit très sec.
- Speaker #0
Oui, en fait, c'est même les images satellites qu'on a pu voir. Grosse vague de chaleur avec ce phénomène de sèche-cheveux, je crois qu'on a appelé ça. C'est beaucoup d'humidité qui s'échappe du sol. Tout est très sec, pas beaucoup de pluie. Une chaleur très importante. Il y a eu cinq semaines de vagues de chaleur constructives à peu près. Et donc là, effectivement, la moindre braise. Donc ça a été beaucoup communiqué. le cadrage médiatique c'est porté sur le fait que 9 sur 10 démarre à cause de l'homme, avec un grand H. Mais ce qui aurait pu être dit, c'est aussi que sans une sécheresse comme on l'a subie, les feux ne se seraient jamais propagés autant. Et donc, tout n'est pas de l'ordre du Ironman, mais plutôt du fait qu'on est dans une situation où, en fait, le risque incendie est tellement élevé que c'est ça, peut-être, le premier facteur aussi des conséquences qu'on constate.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu veux montrer avec ce meilleur ami là ?
- Speaker #0
Bah déjà après aussi le truc à savoir c'est que je passe dans des écoles entre 10 et 15 probablement donc vous pouvez faire de la sensibilisation pendant le projet
- Speaker #1
Donc le projet il se structure déjà, tu fais 2000 bornes c'est ça ? 2200 vélos ?
- Speaker #0
Bah 1800, enfin 180 fois 10 10 marathons et 38 kilomètres de nage en gros Merci. Donc ça, c'est étalé entre Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté. En gros, pour décrire un peu l'itinéraire, c'est que je pars Annecy. Là, le but, c'est de faire un triathlon M le premier jour. Ensuite, c'est d'essayer de faire 10 km de natation. Tout ça avec un...
- Speaker #1
A Annecy aussi, ouais.
- Speaker #0
Après, quelques jours dans le massif des Bauges. Après aussi, sur le premier week-end, le but, ça va être de rencontrer des associations. Je vais discuter avec l'ONF, je vais discuter avec d'autres acteurs qui s'occupent des forêts dans cet écosystème-là. Quelques jours dans le massif des Bauges, où là, pareil, je vais normalement échanger avec des techniciens forestiers.
- Speaker #1
T'auras assez d'énergie, ouais.
- Speaker #0
bah on va voir il va t'en rester écoute c'est l'ambition t'as structuré t'as combien t'as combien de sports par jour ça dépend ça dépend des jours il y a des jours vénères il y a des jours moins vénères c'est quoi vénère bah en fait après j'ai essayé de faire en sorte qu'il y a à date aucun jour qui me fait peur modulo il y a quelques jours encore j'ai du dénivelé que j'ai toujours mis en rouge qu'il faut peut-être que je passe à côté Je ne sais pas comment je vais réagir à faire 42 km de course à pied avec un tronc d'arbre sur le dos. Il y a beaucoup de journées avec 42 km à la journée. Il y a des journées avec du vélo plus 10 km de course à pied.
- Speaker #1
Combien ça fait ?
- Speaker #0
Ça ne fait que 4 kg.
- Speaker #1
C'est un sac de trail.
- Speaker #0
Oui, sauf qu'il faut le sac de trail un peu assis avec. Et puis, à la différence d'un sac de trail, ça gigote un peu. sur le vélo notamment mais ouais ouais après c'est en fait c'est une aussi le truc intéressant de ce projet là c'est que le titre est peut-être choquant à premier abord mais dès que tu commences à découper le truc tu te rends compte que c'est faisable sinon je me risquerais pas à le faire donc c'est ouais il y a des il y a des journées je suis parti poter 24 aussi très long qui doit être 24h donc là j'ai visé entre 6 et 8 km de nage Merci. peut-être 150 bornes de vélo à voir et on va essayer de faire 30-40 km de course à pied sur 24h ? est-ce que ça va passer ? tu vas faire beaucoup plus par contre je vais pas être précisé je compte dormir parce que si je fais la nuit blanche je pense que ça va impacter significativement les prochains jours je suis au début du projet on va quand même faire une petite nuit de 6h pour que ça se passe bien je mets pas non plus des chiffres stratosphériques Bien que ce soit quand même des bonnes journées. Voilà.
- Speaker #1
150, c'est 7 heures de vélo. 4 kilomètres, c'est 1h30 de nage.
- Speaker #0
Ouais. Ouais, ouais, non mais il y a de ça, voilà, ouais.
- Speaker #1
Et ensuite, un marathon, allez, tu vas mettre 5 heures.
- Speaker #0
Ouais, ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Un peu de temps pour dormir.
- Speaker #0
Ouais, mais après, tout coup de soie, c'est un risque mesuré.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est pour ça que...
- Speaker #1
Ingénieur, quoi.
- Speaker #0
Ingénieur, quoi. Après, le risque est calculé dans le sens où tu connais les coupes aussi d'ultra-triathlon, où les mecs font des décayes runman, et le temps max, c'est 14 jours. La barrière horaire. Moi, je me donne le double, et je me rajoute un tronc d'arbre.
- Speaker #1
Après ils sont en circuit, ils ont une assistance, ils ont une chaise tous les tours de 10 bornes.
- Speaker #0
Et puis ils n'ont pas commencé le triathlon en janvier.
- Speaker #1
Ah ouais t'as commencé là ? Ouais c'est vrai t'as un physique mais ouais.
- Speaker #0
J'ai commencé la natation fin 2024 je crois, début 2025.
- Speaker #1
Ah ouais ça va.
- Speaker #0
J'ai traversé le lac Annecy un an après avoir vraiment commencé la natation. T'as combien de bornes ?
- Speaker #1
8 bornes ?
- Speaker #0
17.
- Speaker #1
17 ah ouais.
- Speaker #0
Et je nage pas très bien, tu vois. J'ai mis 8 heures, ce qui est excessivement super long. Je pense.
- Speaker #1
Je m'en rends pas compte, j'ai jamais fait du 7 bornes.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'ultra... Des gens qui nagent depuis l'enfance feraient très certainement mieux. comment dire... Le point par lequel je me différencie, ce n'est pas la performance, ce n'est pas le chrono. C'est plutôt le sens que je donne au projet et le fait de se risquer dans des projets comme ça, peut-être avec justement une incompétence de base ou une naïveté où je démarre de pas longtemps.
- Speaker #1
C'est la base de l'aventure, la naïveté. D'après moi.
- Speaker #0
Oui ?
- Speaker #1
Oui, sans aucune naïveté, je n'aurais rien fait de ma vie. Je pense que tu l'appelles comme tu veux, naïveté, bêtise, connerie ou... rester un enfant, un éternel enfant, mais sans ça tu fais rien, que tu sois Mike Horn ou n'importe qui, c'est le déclencheur, c'est une idée, une envie, un rêve, une connerie dans la tête et ah putain si je faisais ça, parce que lui ou elle ou machin m'a inspiré. Mais c'est ça qu'il faut garder. Si tu le perds, c'est fini. Là je l'ai perdu un peu ces dernières années, parce que je suis arrivé un peu au bout d'un cycle et je suis allé très loin, tu vois, j'ai fait des projets de 120, 130 jours, ça te prend un peu de recul, mais Merci. C'est ça le déclencheur, je pense que tu as tout à fait le niveau, tu aurais pu mettre 20 jours, mais tu es ingénieur et moi je Annecy pas ingénieur, c'est ça la diff. C'est que moi mes calculs, je me dis toujours que cette journée ne va pas du tout rentrer et chaque journée de mes projets me font très peur et je me dis que je ne vais jamais y arriver, c'est ça la diff. Sauf que toi tu es cartésien, tu as pris les trucs.
- Speaker #0
Après il y a aussi la responsabilité du... pris en compte peut-être la partie communication j'ai un peu vu que je suis attendu peut-être pour avoir des prises de parole ah bah c'est ta rendez-vous à 15h à l'école ouais tu vois si j'ai rendez-vous à 15h à l'école et que j'arrive je commence à vomir devant la salle de classe t'as
- Speaker #1
laissé ta bûche je sais pas où tu dois aller la chercher si tu as du déplu c'est tout en vélo il y a un truc de prestance et après euh Et puis il y a des horaires.
- Speaker #0
Il y a des horaires.
- Speaker #1
Il y a des horaires. Si c'est des écoles ou des boîtes, tu vois, ils vont pas t'accueillir à deux heures du mat' complètement décapsulé.
- Speaker #0
Ouais, et puis... Et puis, il faut aussi... Je te dois faire des correctoires sur la partie naïveté. Ça fait penser à une citation de Ross, d'ailleurs. Be naive enough to start and stubborn enough to finish. C'est un peu carrément ça. On a sûrement dû te dire dans tes projets que c'était impossible quand tu l'as démarré.
- Speaker #1
Tous, ouais.
- Speaker #0
Moi, on me l'a un peu dit, aussi pas mal. Et j'ai failli le croire. Et effectivement, le projet, je l'ai écrit en novembre 2025, là où je l'ai partagé à la Maïf, alors que le coach de triathlon, je ne l'avais pas encore. Donc, à cette époque-là, même si ça remonte, il y a moins d'un an. Ça paraissait beaucoup plus effrayant, sur le papier. Là, cet été, j'ai pu faire un... L'enjeu avec mon coach, c'était de faire une mini-mise en situation. J'ai fait l'équivalent de 5 Ironman en 14 jours. Chose que je n'avais jamais faite. Donc c'était grosser son entraînement, quoi. C'est pas mal d'heures. Et voilà, avoir fini ça sans bobo, avec un peu de fatigue, ça me donne un peu plus confiance. Ouais,
- Speaker #1
non, mais tu l'as. C'est le reste en fait, c'est le reste qui va te ronger la tête, c'est pas ça à mon avis. C'est tout le reste, c'est capter les bonnes images, avoir le... Putain j'ai oublié de dire ça, j'ai oublié de faire ci, ah j'aurais dû faire ça à l'école. Est-ce qu'on va arriver à l'heure au truc, c'est plus ces trucs là tu vois.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ah ouais je pense, et puis la logistique, la météo qui va te taper dessus s'il fait mauvais. Est-ce que t'es un peu en montagne et puis voilà. Mais tu m'as dit 1500 bornes vélo ?
- Speaker #0
1800 ouais.
- Speaker #1
1800. 422 courses à pied après t'enchaînes 422 courses à pied ça tu les enchaînes 42 tous les jours ?
- Speaker #0
non non en fait tout est c'est pas 10 Ironman bout à bout il y a un peu de tout t'as fait un parcours c'est juste le total à la fin qui tombe juste c'est un casse tête ouais ouais j'ai eu un peu d'aide ça m'a servi parce que pendant des mois j'ai toutes mes excuses à Guillaume, Belgi,
- Speaker #1
Damien il faut qu'ils m'en aillent je connais bien très très grand triathlète d'une autre vie on a couru en triathlon ensemble et en vélo j'ai couru avec son frère est-ce qu'il met du vélo à la base ?
- Speaker #0
ouais ouais après j'ai mis un peu de temps à coucher de ce tracé là effectivement c'est un petit casse tête mais après je relie des villes et des points d'intérêt à vélo je fais des boucles de trail je me suis dit que faire des voir un gars faire un petit footing genre mode running club dans une ville avec un tronc d'arbre ça peut être divertissant, ça peut être intéressant Et le but après, c'est d'échanger avec des gens autour d'un pot, autour d'un verre. Après, je passe dans 2-3 clubs de natation et je barbote dans quelques lacs. Et puis voilà, en gros, c'est ça. Donc du bout,
- Speaker #1
il faut que ça tombe. Natation aussi ? Dans des clubs de natation ? Donc indoor ?
- Speaker #0
Ouais, il y aurait un peu de ça. Et comment tu vas faire ? Pour ces parties-là, il n'y aura pas de tour de tronc. Par exemple, je participe à T24, à l'UTMJ, ils traiteraient les montagnes du Jura. Ils ne m'ont pas encore répondu. l'UTMJ donc je je Dans le règlement, je ne pense pas qu'il y ait écrit interdiction de faire participer avec le tronc d'arbre en dos.
- Speaker #1
Les objets, ça dépend des courses, mais il y avait un gars qui avait fait un truc comme ça. Bon déjà, sur Ironman, il y a beaucoup de mecs, parce que c'est beaucoup de mecs qui ont fait ces conneries-là, mais ils ont roulé avec les vélos, l'équivalent des Vélib. Mais l'autre côté, dans les villes, il y a un Allemand qui était spécialiste et il m'avait doublé. J'étais avec Samuel et Etienne, il m'avait doublé avec un vélo bleu à Cannes. Il y en avait un autre qui avait fait Nice genre 5 fois d'affilée avec un vélo de la rue en fait. Donc je sais pas s'ils ont cadré ça. Après faut regarder, faut discuter avec eux. On le trahit là, je sais pas.
- Speaker #0
Ce serait l'ambition. Mais voilà, après il n'y a pas mort d'homme, c'est jamais sur des sections je pense, je l'ai pas.
- Speaker #1
En fait si tu passes pas entre les arbres avec ton arbre...
- Speaker #0
c'est une réflexion que j'ai eu aujourd'hui parce que tout n'est pas encore ajusté à 100% c'est la première que j'aurais eu le sac pour transporter ça je pars d'un sac d'hydratation et on a fixé des sangles dessus pour le tenir et on est en train de voir avec mon père qui est fort bricoleur aussi ingénieur pour mettre une partie entre le tronc et mon dos pour pas que j'ai le bois qui me tape dessus pendant 30 jours donc c'est du bricolage quoi Mais ça avance très bien, j'espère que ça va tenir, j'espère que ça va le faire. Euh... Voilà, voilà en gros.
- Speaker #1
Parce que l'anglais il avait fait ça comme un sauvage, ouais, de mémoire c'était...
- Speaker #0
Ouais, lui il l'avait fait, il avait pris en gros apparemment un gros backpack quoi, un gros sac à dos.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Un peu militaire quoi, il avait juste sanglé Annecy, mais après lui il partait pour une journée quoi. Donc tu te dis, t'as moins besoin peut-être d'être parfait. Il avait mis des... J'ai vu qu'il avait mis des espèces de serviettes sous les sangles parce que ça venait lui gripper le dos. Ah bah ça a découvert ouais. Mais après, on était sur un truc qui était dix fois plus lourd. Donc c'est quand même sans commune mesure par rapport à ce que je vais faire. Et effectivement, après, je termine à Fontainebleau. Et l'idée de Fontainebleau, c'est peut-être de passer par les zones ravagées par les incendies. Et là, pareil, peut-être en parler. Parler de l'avenir et comment peut-être se prémunir des futurs risques d'incendie.
- Speaker #1
J'avais un invité juste avant qui vient exactement de ces endroits-là. Il était à 5 km des incendies. Il était là et puis ça impacte beaucoup de choses. C'est les habitants. Et encore que là, je ne sais pas si ça a touché beaucoup d'habitations à Fontainebleau. De ma connaissance, peu. Moins que dans les Landes.
- Speaker #0
De ma connaissance, peu, mais je n'ai pas lu le rapport.
- Speaker #1
Il y a moins de maisons dans la forêt, quoi. C'est protégé et tout.
- Speaker #0
Mais moi qui ai vécu dans ce coin-là pendant 10-12 ans, ce qui est typique de là-bas, c'est que vraiment toutes les villes sont au contact des forêts. Donc c'est quand tu quittes ta rue, direct, tu peux être dedans. Après, à ma connaissance, il n'y a pas eu trop de... Mais par contre, la partie forêt, une autre partie a été touchée quand même. Je crois que c'est 10% de la forêt, de la surface, un peu plus de 10,
- Speaker #1
10-15.
- Speaker #0
Et ce qui est intéressant, c'est que j'ai fait un photoshoot un mois avant les incendies, deux mois, pour avoir des supports de com pour le projet, exactement sur le lieu où ont lieu les incendies. donc typiquement on pourrait y retourner pour faire une comparaison avec les images mais voilà c'est un peu cocasse que les images destinées à faire la pub d'un projet de préservation des forêts aient été prises sur un lieu qui a été ravagé genre deux semaines deux mois plus tard
- Speaker #1
coup de bol peut-être mais bref dramatique aussi ou pas de bol pour la forêt ah non mais carrément et ça et celui-là il était c'était volontaire c'était c'était quoi le bilan de ça ?
- Speaker #0
je l'ai même pas je crois qu'il y avait une enquête qui avait été ouverte j'ai pas suivi le bilan c'est ouf il y avait eu des départs de feu ce qu'on a tout suivi c'est qu'il y avait eu des départs de feu multiples à heures un peu synchronisées Ouais. Je ne sais même pas, il faudrait voir le bilan, je ne sais pas. Ouais,
- Speaker #1
j'avais eu ça sur le GR20 aussi, c'était un pompier d'ailleurs à l'époque qui avait foutu le feu. J'ai toujours cet étonnement mais c'est ouf. Tu as quel âge ?
- Speaker #0
Ton avis ?
- Speaker #1
25 piges.
- Speaker #0
Tout le monde pense que je suis plus jeune, non j'ai 29 ans.
- Speaker #1
Tu as 29 ans, à 4 ans d'écart. Ouais mais à chaque fois tu vois 24,
- Speaker #0
25, non j'ai pas 50 ans.
- Speaker #1
Et dans ton job, parce que tu es ingénieur spécialisé dans la décarbonisation,
- Speaker #0
c'est un beau valise, tu peux dire énergie-climat, transition énergétique, écologique. En gros, après on a un peu des couteaux suisses, quand on est consultant ingénieur, on peut faire différentes missions sur des thématiques différentes dans des secteurs différents. Moi, en gros, j'ai, pour le dire simplement, accompagné des entreprises dans la réduction de leur empreinte carbone. dans le secteur bancaire donc là on appelle ça un peu numérique responsable donc on va faire en sorte que les architectes, les gens qui bossent là-dedans fassent le même job qu'avant mais en consommant moins d'énergie j'ai fait à peu près le même job aussi sur quoi ?
- Speaker #1
sur les serveurs ?
- Speaker #0
ouais par exemple utiliser moins l'IA quand tu veux en utiliser plus si tu veux du très concret tu peux faire de l'optimisation de VM machine virtuelle On alloue un certain espace de stockage à une VM pour qu'elle fonctionne. Parfois, c'est 3, 4, 10 fois supérieur que nécessaire. Du coup, tu as juste à utiliser des logiciels qui vont venir réduire cet espace-là. Spoiler, tu ne changes vraiment pas le monde avec ça. Mais voilà, c'est le genre de petits pas qu'on essaie de faire. Et puis après, tu as des choses similaires dans les cosmétiques. Je l'ai fait dans les travaux publics.
- Speaker #1
Dans le même temps où on veut installer des serveurs dans les endroits les plus froids de France.
- Speaker #0
Ouais, ouais, non mais...
- Speaker #1
Des serveurs, que dis-je ? Des data centers à monstre de 1 km².
- Speaker #0
Bah le... Ouais, non mais c'est... Comment dire ? La morale, l'histoire. Moi, ce que je me dis, c'est que c'est la meilleure manière de faire avancer les choses de manière corporate. Heureusement que j'ai d'autres canaux que j'essaie d'activer, que ce soit sur les réseaux ou que ce soit avec ce genre de projet. parce qu'effectivement si ça ça marchait si bien je ne me mettrais pas à faire des ultras avec un tronc d'arbre bien que je pense je suis humble sur les effets bénéfiques que ce genre de projet pourrait avoir je pense que ça en aura beaucoup plus sur ma vie que sur la planète c'est évident après c'est possible que tout le monde se mette à courir avec un tronc d'arbre sur le dos est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
- Speaker #1
mais ouais je pense qu'il faut des coups de poing quels qu'ils soient
- Speaker #0
Oui, parce que le but est spécifique sur l'arbre mais j'aurais pu le faire... La thématique que j'aurais pu choisir aurait pu être sur les océans, sur les algues, ça aurait pu être sur les glaciers. Il y a des écoventuriers qui font sur cette thématique-là. L'idée, c'est que l'arbre, c'est juste un point d'entrée. Après, l'enjeu global, c'est effectivement qu'il y a des émissions de gaz à effet de serre qui sont beaucoup trop importantes à l'échelle mondiale. Et on n'a pas encore bien compris que les énergies fossiles, on commence à avoir le fond de plus en plus et qu'on en dépend beaucoup. et que... Plus on va avoir d'emmerdes, moins on aura de moyens pour y faire face. Donc c'est ça un peu le vrai gros problème auquel on se prépare. Et l'inconvénient, c'est qu'on s'y prépare relativement mal depuis pas mal d'années, parce qu'il y a beaucoup de mauvaises décisions qui sont prises. Il ne faudrait pas forcément avoir des nouvelles bonnes décisions, mais moins de mauvaises, je pense, pour faire en sorte d'avancer dans la meilleure direction.
- Speaker #1
Et depuis combien ? 200 ans, non ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Non, mais je ne sais pas. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Je pense que ça fait 200, 250 ans.
- Speaker #0
Depuis le début de l'ère industrielle,
- Speaker #1
oui. Oui, je pense que ça fait un petit moment que c'est parti en cacahuète depuis le Fordisme.
- Speaker #0
Mais on n'a jamais été autant au courant qu'aujourd'hui. Avant, on ne se posait pas forcément la question. Il y a une époque où... Même si c'était au début de la révolution industrielle, on pensait que la Terre était suffisamment grande, il y avait suffisamment de ressources pour que l'homme n'ait pas un impact significatif sur ce... ce vaisseau en gros. Et c'est après qu'on a commencé. Je crois que ça a démarré, je pense à mes cours en Hongrie, mais dans Variant Monitors Economics. Et ça a démarré, je crois, avec un bouquin notamment, je ne me rappelle plus l'auteur, un livre qui expliquait que le champ des oiseaux avait disparu dans une certaine région. Et du coup, c'était une des premières preuves de l'impact de l'homme, en gros, sur l'environnement. Et ça s'appelait, je ne sais pas, Quiet Birds, un truc comme ça. Et donc, après, de fil en aiguille, il y a eu plein de choses qui se sont passées. mais ça a pu démarrer avec ça, on s'est rendu compte ah tiens c'est bizarre, c'est vrai que les champs d'oiseaux ont disparu ici et depuis on a fait beaucoup de progrès j'ai perdu le fil de ma pensée
- Speaker #1
Non mais il n'y a plus beaucoup de champs d'oiseaux auprès des grandes villes de France je pense que tu vas à Lyon, à Paris, à Marseille Je sais pas s'il y a beaucoup d'oiseaux. Après, à Marseille, il fait chaud. Mais à Nice, j'ai pas beaucoup d'oiseaux.
- Speaker #0
Oui. Ou les moustiques sur le pare-brise, t'as ça aussi. Ouais, les moustiques, ouais. Toi, t'as fait beaucoup d'ultra-vélo ou de moto. Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais. Vélo, ouais. Il y a des pays où il y a... Après, j'ai fait beaucoup de désert, donc j'avais pas forcément des moustiques partout. C'est sûr que tu vas à Mongolie, ou tu vas sur le lac Baïkal l'été, ou dans les pays nordiques, tu vois, Finlande, Norvège, évidemment, t'en as trop, pour faire du vélo d'ailleurs, mais ouais, je pense que le monde est parti à un moment en cacahuète, après le rattraper aujourd'hui, tu sais, moi j'ai beaucoup de mal avec ce mot déco-aventurier. À partir du moment où tu fais des aventures, à part si tu prends 40 avions pour faire ton aventure, ce que je trouve un peu con, mais tu es assez porté sur l'écologie, en tous les cas sur la nature. Enfin, s'aventurer, à part si c'est une aventure vraiment où tu fais le tour du monde en jet privé. Mais je pense que tu vois, quand je passe du temps... temps dans des aéroports, je me dis que c'est pas tout à fait gagné. Franchement, j'ai jamais vu autant de monde dans les aéroports depuis deux ans.
- Speaker #0
Le max a récemment été dépassé, scolyte, on a redépassé le max du nombre de voyageurs en avion. Paris,
- Speaker #1
Nice, monstrueux.
- Speaker #0
Il y a eu une espèce de synchronisme, où il y a eu le même jour... Un record de température qui a été dépassé en Europe ou en France. Et c'est également le jour où le record du monde de passagers kilomètres a été dépassé dans la journée.
- Speaker #1
Un énorme avion.
- Speaker #0
Oui, c'est tout le problème. C'est que, vu que le monde est complexe et pluriel, on ne veut pas tous forcément la même chose. On n'a pas tous compris la même chose. On n'a pas tous la même vision. Et du coup, on ne va pas tous dans la même direction. Effectivement, il y en a qui ont une vision différente du monde.
- Speaker #1
Je le vois souvent à l'aéroport de Nice, surtout cet été, où il y avait un jour, j'ai compté entre 55 et 60 jets privés qui étaient à l'aéroport de Nice. Et je pense que... Je pense qu'ils sont pas dans le tronc d'arbre, les collègues là-bas en jet.
- Speaker #0
Ouais, ouais, carrément.
- Speaker #1
Moi, j'ai été idéaliste comme toi. J'ai eu ce moment de me dire, j'ai eu dix ans après, on parle beaucoup d'éco-anxiété sur les nouvelles générations et tout. Moi, j'ai fait une longue dépression qui a duré presque deux ans à me dire mais qu'est-ce que je fais là ? Qu'est-ce que je fous là ? parce que... Tu peux parler avec des nomades mongols, tu peux parler avec des Népalais, tu peux parler avec toutes les nations. Si, là il y a eu un glacier qui est tombé au Népal, ça a tué mon cooker quand j'étais l'année dernière sur le Manaslu, donc là ça te touche personnellement. Là ils comprennent des choses, ça fait quelques années qu'ils comprennent. Chamonix quand t'as la montagne qui se pète la gueule, les gens commencent à comprendre des choses. Mais l'humain ne comprend que lorsqu'il se brûle.
- Speaker #0
Dans le look-up, quoi. Quoi ? Le film dans le look-up, on est un bon...
- Speaker #1
Ouais, ça, oui, ça... Bonne caricature. Ça réveille... Ça a réveillé des gens, comme le fait... Il y a eu des gros films... Il était produit par qui ? C'était Leonardo DiCaprio qui a produit celui sur le végétarisme ou un truc comme ça.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Il y a eu quelques films comme ça, où les gens se disent... Ah, là, j'ai compris un truc, tu vois. Mais sinon, l'humain ne comprend pas tant qu'il ne se brûle pas, quoi.
- Speaker #0
Malheureusement, ouais. Les faits scientifiques ne suffisent plus, comme on dit. Et ce qui est malheureux, c'est que les médias ou la classe politique, effectivement, ne va pas toujours dans le bon sens par rapport à ça. Donc je sais pas. Une bonne méthode d'avancée, ce serait effectivement de réglementer tout ça, quoi.
- Speaker #1
Réglementer quoi ?
- Speaker #0
Les avions ?
- Speaker #1
On aura 10 vols par an ? 5 vols ? 2 vols ?
- Speaker #0
Non, non, non. Après, tu peux... Après, je reprends la proposition de Jean-Marc Jancovici. Soit tu limites par les prix, soit tu limites par les quantités. Taxer les jets privés, par exemple, ça paraît être une mesure relativement sociale dans le sens où ça s'attaque à des gens, potentiellement des entreprises, qui ont les moyens de les prendre. Est-ce que ça va diminuer leur nombre de vols ? Je ne sais pas, je ne pense pas, j'en sais rien.
- Speaker #1
Les jets ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est combien c'est, Léo Messi ? Son vol ? Son avion ?
- Speaker #0
Ouais, plusieurs.
- Speaker #1
Le coin et le cou. C'est plus d'une fois par jour. C'est 270 vols par an. Cristiano Ronaldo, non, c'est 300. C'est 370 vols et 390 vols par an.
- Speaker #0
Malheureusement, il y a un truc à comprendre, c'est qu'on peut arrêter les jets privés, on peut arrêter les milliardaires, le changement climatique continue. C'est tellement systémique que tout ça, il faudrait le faire. C'est bien de le faire. Par contre, ce n'est pas suffisant. Par exemple, un peu plus d'une molécule de CO2 sur 5 en France sort d'une voiture, alors qu'en fait, ce n'est pas les milliardaires qui font tout ça. C'est d'un point de vue systémique. On a organisé notre société d'une telle manière qu'il y a 50 millions, un peu plus, de quadricycles qui pèsent une tonne, une tonne et demie, qui roulent, qui avalent du pétrole, qui recrachent du CO2. Et donc, en fait, ça, même s'il n'y a plus aucun milliardaire sur Terre, il y a toujours toutes ces voitures-là qui roulent. Donc, c'est très systémique, en fait. Et donc, ça concerne tout le monde et ça concerne...
- Speaker #1
Et ça serait exponentiel parce que le nombre d'habitants, par exemple, Nigeria, Inde, tout ça, enfin, je peux prendre deux pays, mais parce que c'est déjà des très grosses nations et ça va nous devenir des gros, gros, gros pôles.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais ces gens-là, ils les rêvent, les voitures.
- Speaker #0
Ouais. Après, il ne faut pas non plus confondre parce que, au premier ordre, La population ne contribue pas au réchauffement climatique du même ordre de grandeur que l'empreinte carbone. En gros, un Français peut avoir une empreinte carbone 10-20 fois supérieure à des gens d'autres pays qui vont avoir... moins accès à toutes ces technologies-là. Et du coup, si on prend les différentes catégories d'empreintes carbone, ils vont peut-être polluer autant que nous sur la partie alimentation. Par contre, ils n'auront pas la même consommation de mètres carrés construits, de voyages en avion, d'électronique, de vêtements. Ça fait que ce n'est pas parce qu'il y a plus de monde que forcément l'empreinte carbone mondiale explose. Au premier ordre, c'est plutôt l'empreinte carbone des gens les plus aisés, on va dire. Tout ce qui va être Europe, tout ce qui va être Etats-Unis, Australie, etc. En gros, c'est pour dire que la solution,
- Speaker #1
ce n'est pas d'accuser la population. Le nombre de gens aisés... Non, j'accuse aucune population. Le nombre de gens aisés en Inde et le nombre de gens aisés en Asie plus généralement, en Chine notamment, c'est entre 3 et 5. Le nombre de millionnaires en Asie, c'est fois 10 par an, mais c'est monstrueux. Et c'est très bien pour eux. Aucun problème. Mais t'imagines bien qu'ils vont pas arriver, ah, je vais m'acheter un petit vélo électrique parce que je dois aller à Singapour, c'est à 1400 kilomètres. Et moi, c'est ça, c'est ce truc-là parce que je m'en suis aperçu au Népal en étant vraiment proche de la population. Ils rêvent d'un monde qui est le monde dont on rêvait peut-être il y a 50 ans, c'est-à-dire, allez, on va dire plus petit. On va dire il y a 15 ans, il y a 10 ans. Ils veulent un téléphone, ils veulent une voiture, ils veulent, voilà. Nous, dans les grandes villes, on est plus à dire « Ah putain, tu t'es acheté un petit vélo, c'est super, t'as arrivé à enlever... » Voilà, tu vois, le truc de bobo très bien, qui est très bien. Tu vois, j'ai jamais vu autant de vélos. Pourtant, il y en a de plus en plus et j'en ai jamais vu autant l'an passé. Mais à cette rentrée... J'étais à Rivoli aujourd'hui, parce que c'est juste à côté du studio. Je n'ai jamais vu encore autant de vélos. Donc c'est très bien. Les choses changent. Après, il faut structurer les villes, je pense. L'éducation, je pense qu'en France, elle est faite. Mais je pense que c'est impossible de revenir en arrière. Mais c'est très dur de faire prendre conscience à tout le monde. qu'il va falloir prendre des décisions drastiques. Après,
- Speaker #0
ça dépend. Que l'éducation au global sur les sujets énergie, climat, soit faite en France, on avance. Mais, par exemple, on reste des très gros consommateurs de viande. J'ai pas l'impression que le nombre de végétariens en France domine, tu vois.
- Speaker #1
Augmente je pense.
- Speaker #0
Augmente je pense aussi carrément.
- Speaker #1
Je pense que c'est proportionnel, contrairement au Moyen-Âge, à ce qu'ont du fric. Plus t'as de fric, moins tu manges de viande. Et c'est l'inverse en Asie. Ouais. Ouais, parce que plus ils sont riches, eux ils sont dans une phase où ils vont s'acheter un kilo de poulet, comme on le faisait dans les années 70-80. Et ouais, c'est ça qui me fait peur. En Afrique, même chose. La viande à mort. Les riches, c'est la viande. Pour ça, en voyant le monde l'année dernière, j'ai traversé tout le monde et j'ai pris un recul à me dire « Stéphane, arrête de donner des leçons, parce que tu ne peux pas changer le Pakistan, tu ne vas pas changer l'Afghanistan du jour au lendemain. » Et tu vois, eux, je n'avais pas leur parlé aux talibans du dérèglement climatique. Donc moi, je trouve incroyablement bien, Fort. puissant que des mômes parce que pour moi t'es un môme dans ton mindset continue à faire des projets comme ça et j'encouragerai toujours c'est pour ça que je t'ai invité mais j'ai peur vraiment je regarde de moins en moins les infos voire plus pour
- Speaker #0
pas le voir mais tu peux pas ne pas regarder ton téléphone et tu sais mettre un mot sur cette plus grosse crainte c'est quoi c'est une crainte globale du système qui s'effondre
- Speaker #1
j'ai étudié le dérèglement climatique ça fait 15 ans j'ai arrêté de manger de la viande il y a 10, 12 et pour ces raisons là et des raisons spirituelles et une non envie aussi ça allait avec mais je peux pas forcer les gens on avait un chef assez célèbre juste avant toi et quand il me parle de la viande de... de ces sujets-là, lui, il ne voit pas la viande de la même manière, il ne voit pas le poisson de la même manière, même s'il a été dégoûté de plein de pratiques, tu vois, en les étudiant de près. Mais je pense que c'est la responsabilité, tu vois, de manger de manière responsable. Et comme on est dans un truc de consommation constante, que ce soit avec un véhicule, que ce soit avec tout, tu vois, tout est instantané, téléphone, et il y a... tu vois les serveurs quand tu vois combien il faut d'eau c'est tous ces trucs là où j'ai dit waouh la consommation de matière,
- Speaker #0
d'énergie c'est compliqué et c'est poussé par moi je peux avoir c'est aussi ça qui m'aide c'est que j'ai ce contact avec le monde professionnel et je vois que c'est dans les grands groupes notamment, dans les constructeurs dans le conseil etc c'est quelque chose qui est très poussé et un peu à raison dans le sens où les concurrents le font ça permet des économies de coûts, mais c'est vrai qu'il y a le raisonnement, à ma connaissance, le raisonnement, les questions, est-ce que c'est une bonne idée, ne s'est pas posée. Est-ce que c'est une bonne idée de le faire, quelles vont être les conséquences ? Ou alors elle s'est posée, mais elle a vite moins été balayée. Enfin, je veux dire, en gros, c'est comme un espèce d'élan incontrôlé qui fait qu'il faut apprendre, il faut se former, il faut le déployer et l'utiliser. parce qu'on va plus vite, on gagne du temps, et on produit plus. C'est un vrai problème. Et pour remonter à ce que tu as dit tout à l'heure, moi ce qui me fait le plus peur, et pareil que c'est quelque chose qui n'est pas forcément dans la tête des gens, sinon je pense que ce serait dans les volontés des programmes, ce serait un peu plus présent, c'est le fait qu'il y a des parties du monde qui vont devenir inhabitables, une partie de l'année, dans un monde à 3-4 degrés de chauffement. Et moi, c'est ça qui me fait peur en premier, c'est que qui dit zone inhabitable, dit qu'il va devoir vivre ailleurs, des récoltes qui s'effondrent, un monde de récoltes qui se scolyte, et du coup, là, ça va être compliqué, et surtout qu'on aura de moins en moins accès au pétrole, gaz, charbon, surtout pétrole, face à tout ça. Et donc ça, c'est un peu embêtant.
- Speaker #1
Mais le jour où Brest ou Nice ne disparaissent pas, il y a des gens qui s'en foutent.
- Speaker #0
Oui, mais il y a vraiment les zones qui sont... En gros, un monde à 4 degrés, t'as un tiers de l'année où tu peux plus trop vivre toute Inde, sud de la Chine, Indonésie, pour autant tu passes un Méditerranéen. et la zone entre la Mecque du Nord et du Sud donc ça fait 2-3 milliards de personnes qui vont potentiellement devoir se déplacer donc c'est compliqué voilà et donc ça par exemple on est pas prêt encore pour accueillir les Inuits à Lille c'est ça que tu veux dire bah ouais ça ça me tue de pas l'entendre plus à la télé et de me dire mais les gars il faut se préparer on a pas compris que toutes les mesures, tout le débat constant toutes les... Toutes les choses qu'on peut voir à la une.
- Speaker #1
Tu veux dire que les migrants qui sont en Espagne, c'est qu'une petite vague par rapport à ce qui va se passer dans le futur ? Oui,
- Speaker #0
c'est insignifiant.
- Speaker #1
Mais on est Annecy. C'est ça le monde. C'est dans ça que je suis effrayé. C'est que ce film était très bien fait. On ne regarde pas au bon endroit. Et il y a des fois, je me dis que je n'ai plus envie de regarder. Je me dis juste, je fais mon truc. Après, il y a plein de trucs. Tu vois, quand je vois ma maman, je lui dis bonjour parce que je lui dis jamais bonjour. Mais c'est très bien, la poubelle bleue, la poubelle verte, pardon. Et quand on est encore Annecy, tu vois, il y a des gens qui sont capables de bouffer un kilo de viande tous les jours. Je caricature, mais c'est pas loin de ça. Et parce que ça donne de la force. Et en même temps, de se mettre sans borne de bagnole presque tous les jours, voire plus quand t'es commercial en province, j'en connais beaucoup. Qu'est-ce que tu veux leur donner une leçon de vie à ces gens-là ? Si leur boîte leur dit pas, ça serait bien Jean-Michel que je gère ce truc-là, ou des primes, ou j'en sais rien.
- Speaker #0
Ça pose la question de la démocratie, de la dictature écologique. il est probable que... Après, ça, c'est pas le fruit de mes réflexions personnelles, mais plutôt des choses que j'ai écoutées, des gages m'imprègnent. Mais on l'a vu expliqué par bon nombre de mes pairs qui traitent de ces sujets-là. L'enco, tout ça. Ouais, voilà. On se dirige vers un monde où, potentiellement, on va avoir besoin de mettre des règles de plus en plus contraintes, parce qu'en fait, on va vouloir gérer l'insécurité ou l'instabilité.
- Speaker #1
J'en suis sûr.
- Speaker #0
Et en fait, en gros, on va devoir aller au stade, on ne pourra plus juste laisser les gens en faire.
- Speaker #1
T'imagines, là, ça va passer à... Ils disent trop 4 euros à la pompe. Déjà, il y avait déjà des bagarres à 2,20 euros. Et à un moment, les gens vont se dire, je ne vais pas leur conseiller d'acheter une voiture électrique, ce n'est même pas le sujet. Je ne sais pas si la voiture électrique va sauver le monde.
- Speaker #0
Non, la voiture électrique ne sauvera pas le monde. Par contre, C'est un atout indispensable, la décarbonation du secteur auto. J'ai pas mal bossé dessus avec le Chief Project. Et on sait que c'est une bonne solution. Après, la bonne règle, un peu simpliste, c'est de dire voiture électrique, oui, mais petite, de préférence, petite batterie. Si on achète un SUV de 1,7 tonnes avec une batterie de 200 kWh, c'est un peu surdimensionné.
- Speaker #1
Donc faire le Dakar en électrique, ça marche pas bien, c'est ça que tu veux dire ? Avec des voitures qui roulent à 300 en électrique et qui sont chargées par des groupes électrogènes en Arabie Saoudite.
- Speaker #0
Ça, on l'a vu aussi. On a vu des data centers qui poussent des groupes électrogènes. Enfin, tout a été vu. Voilà.
- Speaker #1
C'est intéressant, je provoque volontairement parce que je l'ai mangé. Je suis sujet à tellement. Je n'ai pas ton niveau intellectuel ni ton niveau d'étude. Oui, absolument. Je l'ai tellement creusé, travaillé. Je suis allé dans les profondeurs de moi-même et de me dire, mais qu'est-ce que je fous sur cette planète ? Et de la colère envers mes proches, les autres, le monde, les partis, les politiques. Je suis fils de politique. La presse. Et de me dire, mais pourquoi ? Je suis arrivé à des endroits de mes aventures, notamment en Namibie. J'ai fait des interviews, j'ai fait pas mal de médias. Il voulait juste savoir si j'avais eu chaud, tu vois. Ah ouais, il fait chaud dans le désert en Namibie, mais c'est pas ça que je voulais vous montrer, les copains, tu vois.
- Speaker #0
Et tu l'as fait pour quoi, ce projet, Namibie ?
- Speaker #1
Bah en fait, j'ai un projet qui est en cours, qui est de traverser et de faire les six déserts les plus durs du monde, pour montrer le dérèglement climatique, mais surtout la désertification. Désertification, donc tu sais ça, mais l'avancée des déserts dans le monde. Et ils sont un petit peu présents quand même. Tu vois, le Sahara, là, il y a une petite amélioration sur le Sahara, mais il y a plein de territoires dans le monde qui n'ont plus du tout de végétaux. En tout cas, pas du tout les...
- Speaker #0
D'où les projets de végétalisation. Je Annecy pas du tout érudit sur le sujet, mais ils essaient de ralentir l'avancée du désert.
- Speaker #1
Et on le fait dans le Sahara, ils ont commencé.
- Speaker #0
J'imagine que la marge de progression est grande. Enfin, ils sont au début, quoi.
- Speaker #1
Ah, c'est monstre.
- Speaker #0
Ils sont infimes vu la taille du...
- Speaker #1
du désert il y a plein de travaux partout mais traverser l'Antarctique montrer la réalité du terrain c'est monstrueux parce que là c'est à la seconde près chaque seconde c'est des tonnes et des tonnes qui fondent j'aurais pu le faire au Mont Blanc mais il y en a qui le font très bien et voilà j'ai tous ces trucs dans la tête j'ai vu des gens migrer j'ai vu des gens bouger des populations népalaises qui sont obligées de bouger Et là encore plus, tu vois. Là j'ai des copains qui sont morts, mais tu vois, les populations des montagnes vont devoir bouger puisque des glaciers vont s'effondrer, tu vois. Là il y a quand même la frontière Tibet-Népal qui est partie. Mais je sais pas si on se rend compte, mais c'est un bâtiment qui fait la taille d'un bâtiment à la défense. Moi je l'ai fait cette frontière, j'ai le record entre Lhasa et Kathmandu. La frontière a disparu, le bâtiment il fait 200 mètres de haut.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
ok. Pour donner l'ampleur du truc, c'est la folie. C'est folie et Merci. Donc c'est très loin. Oh, c'est pas si grave.
- Speaker #0
La question s'est posée, est-ce que ça peut arriver en France ? Ouais,
- Speaker #1
c'est ça. Tu vois, ça arrivait en Suisse. Il y a eu des coulées, c'était l'année dernière, je crois, ou il y a deux ans. Et ça, ça fait peur.
- Speaker #0
Le problème, c'est que ça arrive. Déjà, on a eu les... Je ne sais pas si c'était les premiers, mais les incendies dans les Landes ont été une preuve manifeste qu'on peut avoir des réfugiés climatiques en France. Très rapide. C'était 100 000, 200 000 personnes quand même qui ont été déplacées, je crois, dans des gymnases. Et la colère que tu as partagée, moi je la partage aussi. Et de mon point de vue ingénieur, moi ce qui me saoule un peu, c'est le côté, et c'est ça que j'essaie de montrer aussi avec ce projet-là, bien que je ne le mets pas en première page, mais c'est un truc que j'aimerais essayer de défendre, c'est que le problème n'est pas compliqué à résoudre, de manière technique, c'est-à-dire qu'on sait comment faire. En gros, si tu donnes ça, on a la recette, en termes techniques, comment faire, il n'y a plus qu'à appliquer les bons outils. On sait faire des voitures qui consomment beaucoup moins de CO2 et qui t'emmènent toujours du point A au point B. On a des trains, on sait faire des jeans de manière biodégradable, on sait s'organiser différemment. Il faut juste changer les règles du jeu et les réécrire pour qu'on le vaisseau terre, on arrête de l'abîmer. Donc techniquement, on sait le faire. C'est plutôt une aventure philosophique et sociale pour se dire, les gars, comment est-ce qu'on s'organise ? et donc c'est ça le mec je m'appelle monsieur l'ingénieur en gros c'est pas trop un boulot d'ingénieur cette histoire et donc c'est un peu frustrant aussi Aurélien Barraud qui avait sorti un livre qui s'appelle l'ingénieur sert à rien ou alors un truc équivalent effectivement ça prend un peu le moral parce que tu te dis en fait même dans le cadre du travail tu vois tu peux faire tous les rapports et ce que tu veux soit on avance un pouillème mais structurellement on est à des années lumière, la timotée pareil bref il y a plein de gens brillants qu'on peut écouter là dessus Et donc c'est ça qui est un peu énervant, parce que du coup, il y a beaucoup de gens qui pensent que c'est la nouvelle, je ne sais pas, c'est ITER ou c'est la fusion nucléaire qui va résoudre le problème. Mais quand tu déroules le fil, par exemple, je Annecy pas certain qu'avoir une capacité de transformation sur l'environnement qui est décuplée va nous aider, parce qu'en fait, ça va encore plus tout casser. Bref, quand tu déroules le fil, effectivement, on a besoin de philosophes, de gens qui nous partagent un récit national qui donne envie à tout le monde. Un homme politique,
- Speaker #1
tu veux dire ? Un vrai chef d'État ?
- Speaker #0
Un truc où on se dit, waouh, mais je veux cette vie.
- Speaker #1
Mais c'est fou, parce qu'il y a des pays, c'est assez idéaliste, mais j'ai un peu cet exemple des pays nordiques où j'ai l'impression qu'il y a des gens qui disent ce qu'ils font, qui font ce qu'ils disent, et ce qui est assez rare en France. et qui prennent des vraies décisions et des décisions qui descendent aussi qui descendent de manière régionale qui descendent dans les villes et ça donne des choix des gens qui font beaucoup de vélo notamment parce que c'est mon sport ça fait du bien parce que tu vois leur tronche ils ont l'air beaucoup plus heureux que des gars qui sont dans leur carrosse je respecte tout à fait mais quand t'es dans ton gros ML ou tu gueules sur un vélo parce qu'il va pas assez vite ok y'a pas de soucis Mais la vie, c'est pas une course, tu vois. La vie, c'est pas une course, tu vois. Donc là, tu vas partir sur ton projet avec ta bûche, mais tu vas te rendre compte chaque jour que tu vas vivre des trucs qui sont mille fois plus riches que la course, que le truc.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça aussi, carrément, une des ambitions du projet, c'est, même si je l'aborderai beaucoup d'humilité, mais c'est d'essayer, tenter de... Et après, c'est une vision du monde que j'essaie de construire, c'est pas l'unique. mais montrer que potentiellement on peut rencontrer beaucoup de sentiments d'accomplissement et avoir une vie très riche dans une démarche qui n'est pas liée directement à une augmentation des richesses ou à une consommation excessive d'énergie. C'est-à-dire en fait, il y a plein de choses à aller chercher qui ne sont pas de l'ordre de la pollution, on va dire. Et aussi vendre un peu une espèce de récit écologique, de dépassement, qui peut donner envie aux gens de se dire, « Ouais, mais en fait, l'écologie, ça peut être sexy, ça peut être cool. Il a des codes auxquels j'aurais peut-être à m'identifier, et je ne m'identifie pas, d'autres codes qui sont écologiques, enfin, étiquetés écologiques. » Voilà, donc ce n'est pas très clair dans cette démarche.
- Speaker #1
Et puis, tu es dans le mouvement.
- Speaker #0
Mais c'est d'essayer de tenter d'offrir un truc peut-être un peu différent.
- Speaker #1
Ce n'est pas clair, c'est juste que c'est riche, parce que le sujet, il est assez simple. Tu vois, tu as ta bûche, là. ton tronc que tu allais chercher dans une forêt qui est protégée et tu vas t'accompagner donc tu vas avoir quelque chose qui vient de la terre et qui va t'accompagner puisque nous venons également de la terre désolé pour tous les croyants et tous les gens qui croient à d'autres choses et je le respecte mais nous venons de la terre nous retournerons à la terre et tu utilises un arbre comme sujet sur qui va t'accompagner, tu vas en chier, tu vas l'emmener, parce que nous, on lui en fait chier à cette nature, tu vois. Et là, tu fais la même chose dans l'autre sens, c'est-à-dire que tu prends un arbre, tu le mets sur ton dos, et il va t'accompagner, tu vois. Et nous, on a fait ça, on a défoncé la nature depuis 200 ans, et là, elle va te faire un peu mal au dos, la nature. Et tu vas un peu t'en vouloir d'avoir fait le choix, mais je pense qu'il n'y a rien de plus beau. Et il y a un truc aussi, et ça, c'est philosophique et aussi spirituel, que j'ai compris, c'est que cette souffrance que tu vas avoir, elle va t'apporter beaucoup. Parce que je pense... malheureusement, il y en a beaucoup qui vont m'en vouloir. Parfois dans la vie, il faut passer par la souffrance pour comprendre des choses.
- Speaker #0
Oui, je suis aligné. Ça fait grandir.
- Speaker #1
Je pense que nous détestons souffrir. Ce n'est pas du tout dans notre ADN. Contrairement à certaines spiritualités, comme en Inde,
- Speaker #0
comme partout dans le monde. Nous,
- Speaker #1
on déteste souffrir. Il y a des gens qui aiment bien, qui disent « Putain, ça, ça... »
- Speaker #0
Je ne sais pas. Je peux parler pour tout le monde parce que moi, j'ai un profil où quand même, je me lance dans des trucs qui font un peu mal. Même d'un point de vue, je ne sais pas si la souffrance physique, c'est forcément le pire. La souffrance peut-être sociale, de monter ce genre de projet, de se dédier à ça, de dédier autant d'énergie, de temps. Il y a aussi des sacrifices derrière. Il y a plein de choses. Et donc ça, c'est source de pas mal de souffrance, de stress. Parce que ce n'est pas anodin l'impact que ça peut avoir sur ta profession, sur tes proches. Donc ça, c'est aussi des choses... Je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle, mais apparemment, j'y vais, quoi.
- Speaker #1
Ouais, mais c'est la réponse.
- Speaker #0
De toute façon,
- Speaker #1
à mon avis, une fois que tu auras fait ton M, tu auras fait tes deux, trois premières journées, il y a un truc qui va se débloquer et au bout d'une semaine, tu seras 100% dans ton projet, à mon avis, parce que chaque fois, c'est l'expérience que j'en ai faite. Au bout d'un tiers de projet, tu es dans un truc, ça se robotise, tu... Tu deviens ce que tu fais, donc tu vas devenir un gars qui fait du vélo avec un tronc dans le dos, tu vas devenir un gars qui nage avec un tronc dans le dos, et tu vas devenir un poisson avec un... Ils vont te regarder bizarrement. Qu'est-ce qu'ils vont rendre le gars ?
- Speaker #0
C'est le truc bizarre. Parce qu'en fait, si j'avais pas le tronc, je serais juste un gars qui fait des triathlons dans France, mais il y en a plein qui font des triathlons. Et apparemment, on va peut-être être que deux sur Terre à faire ça avec un tronc d'arbre. Donc c'était aussi... Je n'avais pas le choix.
- Speaker #1
Sauf les gars qui voulaient le ramener de loin à l'époque et qui devaient faire un feu de bois, ils devaient traverser un lac, faire 1200 morts.
- Speaker #0
À part les gens qui ne sont pas bobos comme moi. Carrément.
- Speaker #1
C'est intéressant. Je te souhaite évidemment beaucoup de courage. J'ai énormément de respect. Je ne sais pas que j'ai passé l'âge, mais je suis arrivé à une phase de ma vie où je pense qu'il n'y a que les actions comme ça. qui peuvent faire bouger, là je parle de la jeunesse, parce que c'est la génération, on l'appelle Z, génération Z, tu peux leur montrer tous les films Netflix. ils ont 4 téléphones 4 réseaux sociaux différents
- Speaker #0
19 conversations on est coupable de ça je vais les rencontrer on verra bien je ne prétends pas savoir ce qui peut aider la jeunesse je ne sais même pas si c'est elle on va être calme c'est un projet non violent qu'est-ce
- Speaker #1
qu'on peut te souhaiter ?
- Speaker #0
qu'on prenne enfin les bonnes décisions pour préserver notre vaisseau terre donc pas forcément à moi mais bon moi le fait d'essayer d'avoir le maximum d'impact positif c'est ça au final l'ambition donc si ça ça fonctionne ça peut être bien c'est sûrement le plus gros défi le sport c'est pas peut-être la première difficulté c'est la première difficulté mais je veux dire il y a le truc derrière c'est à quoi ça sert quoi quel impact ça a on en reparle quand il va te frotter un peu le dos quand tu seras dans le col du revard il
- Speaker #1
va tourner les voitures on double il entravert votre tronc le mètre 30 effectivement c'est un mètre 30 ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
bien sûr. à plus court je me suis dit que ça faisait pas assez impressionnant donc j'ai raboté un peu après t'aurais pu faire 8 mètres mais après c'est un autre projet après c'est un faux truc qu'on voit exceptionnel derrière c'est le dernier j'ai déjà vu au Népal les poteaux électriques ils portaient ça à 3-4,
- Speaker #0
monstrueux ah non mais c'est sûr que moi j'ai la version parisienne, française ingénieur c'est juste qu'ils allaient construire,
- Speaker #1
il fallait l'électricité ouais bien sûr Voilà,
- Speaker #0
mais... Comme je suis tombé sur une vidéo aujourd'hui d'agriculteurs qui font une vidéo parodique Irox pour montrer que c'est leur vie de tous les jours de transporter des trucs, de jeter des trucs, pour un peu se moquer des cadres urbains qui, une heure par... trois heures par semaine... Bref, parodie marrante.
- Speaker #1
Et quel serait ton message pour conclure je sais pas, la génération Y, Z et toutes les générations, parce qu'on en est là.
- Speaker #0
C'est universel. Le message principal pourrait être... Votez bien en 2027. Mais votez bien dans le sens où il faut comprendre qu'il y a... Après, il faut faire aussi de la pédagogie auprès des gens. Les états des gens, c'est aussi un des problèmes du réchauffement climatique. C'est que ceux qui ont l'attention portée sur la fin du mois ne peuvent pas se projeter sur la fin du monde. Et donc ça, c'est aussi une réalité immense de ce problème-là. Et donc il n'y a pas à faire... Être moralisateur sur cette triste réalité. Donc ceux qui sont capables de se dédier du temps et de l'énergie à prendre connaissance de ce qui se passe, pour faire en sorte de contribuer à faire avancer le vaisseau de la bonne direction, qu'ils le fassent. Et les autres, après, ceux qui ont plus de décence, on va dire, notre job c'est aussi d'aider les autres à s'élever potentiellement. J'improvise
- Speaker #1
C'est de l'impro, de toute façon tu pars pour 30 jours d'impro Ouais c'est ça,
- Speaker #0
mais voilà Et puis après Je pense pas que Peu importe qui sera élu Je sais pas où je parle des élections Mais je pense pas que ça change non plus la face de la France
- Speaker #1
Malheureusement Les Etats-Unis ça a changé un peu
- Speaker #0
Ouais carrément, mais après Tu as une réflexion à avoir, c'est que Les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis ont baissé Depuis les mandats de Trump Les Américains polluent de moins en moins et c'est indépendant de Trump, c'est lié au système énergétique américain, parce que le charbon baisse et le gaz augmente. Il y a eu une grande efficacité sur les centrales à gaz et du coup, c'est parfois frappant. À l'échelle mondiale, il y a eu un impact négatif sur cette thématique au global, mais c'est surprenant de voir que par individu, aux Etats-Unis, en fait, ils polluent moins juste à taper une émission de gaz à effet de serre.
- Speaker #1
Après les... Après, les missiles, comme ils partent de Perse, évidemment, ça pollue moins. Bien sûr,
- Speaker #0
bien sûr, bien sûr. C'est pas pour vous dire que c'est un ange, tout ça. Mais je veux dire, il y a des...
- Speaker #1
On n'en parle pas assez, je pense, de la pollution d'un missile Sol-R.
- Speaker #0
J'ai osé noter ça une fois dans une liste de vidéos, idées de vidéos. Je me suis dit, il ne faut pas jamais faire ça.
- Speaker #1
Mais c'est un vrai sujet.
- Speaker #0
Quelle empreinte carbone d'une bombe nucléaire ?
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
c'est pas forcément le souci mais même juste un missile on va terminer là dessus merci de ta présence je te souhaite un grand succès du plaisir, un peu de souffrance tu le mérites parce que quand on fait des conneries il faut les assumer mais c'est beau je suis vraiment content qu'il y ait encore des animaux comme toi qui partent et qui se disent je vais le faire un grand merci merci à toi