- Speaker #0
Il y a des champions du monde qui ont réussi leurs exploits avec juste un chrono et voilà. Je pense que plus on est dans l'hyper contrôle, plus on s'éloigne du bonheur. Si tu passes ta vie à externaliser tes émotions, tes sensations, ton jugement, je me dis que les gens d'aujourd'hui qui s'anesthésient encore plus leur vie, qui sont déjà peut-être à moitié mort toute la moitié de leur vie, ils auront encore plus de regrets proche de la fin. Quand t'as pas de béquilles au quotidien, au bout d'un moment t'es obligé de prendre ta responsabilité de réfléchir un peu, même si tu réfléchis mal.
- Speaker #1
prend le problème à l'envers. 70 à 90% de matières recyclées, une production 100% européenne. Et cette année, le premier maillot de vélo fabriqué à partir de déchets textiles. Une étude de l'université de Maastricht mesure 68% de CO2 en moins qu'un maillot chinois polyester vierge. C'est à retrouver sur Velor et avec le code ADVENTALKS. Profitez de 15% de réduction sur votre première commande.
- Speaker #0
Comment ça va Vincent ? Très bien, pour l'instant ça va.
- Speaker #1
À Paris ?
- Speaker #0
À Paris quoi ?
- Speaker #1
À Paris ?
- Speaker #0
à Paris pour 3 jours c'est trop pour toi non ? c'est long un peu c'est ta jungle à toi c'est mon enfer émotionnel on va dire t'as passé du temps ici,
- Speaker #1
t'as passé combien de temps de ta vie ?
- Speaker #0
j'ai passé 10 ans de ma vie pour les études et puis aussi pour le travail au début quand je faisais de la recherche en physique et puis à ce moment là quand je suis passé à INSEP mais euh hum Et c'est des moments que je chéris en termes de mémoire, mais la ville est dure pour moi. Je préfère le calme de la province.
- Speaker #1
Tes études sportives ou tes études intellectuelles ?
- Speaker #0
J'ai mes études, les deux en fait. Je suis physicien-théoriciens de formation, j'ai fait mes études en physique fondamentale à Pierre-Emmanuel Curie. Et en même temps, j'ai découvert le monde du sport de haut niveau. avec quelqu'un qui a été à la fois mon entraîneur et mon mentor, qui s'appelle Serge Moreau, qui est à l'université Paris 6, qui est enseignant au département des sports. Et les deux ont grandi en moi progressivement, et vers la fin de mes études, quand j'étais en Master 2, j'ai cherché une thèse en physique, et en fait quand on cherche des thèses, il faut toujours être ouvert d'esprit, donc je me le suis laissé porter pendant quelques mois, et puis au bout d'un moment, on m'a proposé une thèse à INSEP, un travail à INSEP, puis ensuite qui a découlé sur une thèse sur le vieillissement. C'est comme ça que c'est arrivé.
- Speaker #1
Sans être un athlète ?
- Speaker #0
Alors, j'ai été athlète de haut niveau en avion indoor pendant quelques années, pendant 7 ans, mais jamais pro parce que j'en vivais pas, c'est un sport amateur. Et après athlète, oui, mais qu'est-ce qu'on entend par athlète ? Si c'est avoir un mode de vie sain, être discipliné, s'entraîner pour des objectifs à long terme, alors oui. Mais à l'époque, je n'avais pas d'objectif particulier de compétition. J'aimais bien faire ce qu'on appelle des compétitions de musculation, qui sont un espèce de truc un peu hybride du crossfit organisé par la Fédération de Force et de Musculation. Mais c'était surtout pour le plaisir de l'entraînement, la prépa physique, la course à pied, ce genre de choses.
- Speaker #1
Des trucs où il n'y a pas de marketing. Hein ? Des trucs où il n'y a pas de marketing. Ce ne sont pas les nouveaux sports que je respecte absolument, mais qui sont très loin de... Des nouveaux trucs entre Aeros, CrossFit, qui sont des...
- Speaker #0
Non, moi, ce que j'aime, c'est m'entraîner. Je n'aime pas trop la compétition, en réalité. Je l'ai fait à un moment donné pour me prouver quelque chose à moi-même, et c'est un chemin très personnel. Mais ce que j'aime, c'est la discipline du quotidien, c'est me retrouver dans mes émotions, ce genre de choses.
- Speaker #1
Et là, tu n'as pas clairement un physique de quelqu'un qui ne fait pas de sport. Donc, j'imagine que c'est ta vie, quand même. Oui,
- Speaker #0
c'est un régulateur émotionnel pour moi. Si je n'ai pas ça, je deviens fou.
- Speaker #1
Ça doit être dangereux quand tu deviens fou quand même.
- Speaker #0
Non, je suis malheureux. Il ne faut pas être dans l'axe. C'est juste à moi en malheureux, simplement ça. Actuellement, j'ai fini les compétitions d'aviron indoor il y a deux ans maintenant. Là, il y a un sport qui est en train d'émerger qui sont les sports de grippe. Tout ce qui est poignes, etc. Et en août, il y a une compétition pour battre le record de France de deadlift no hook, c'est-à-dire c'est du soulevé de terre, mais on n'a pas de sangles, on n'a pas de prismique, c'est vraiment le grip qui est le facteur limitant. Du coup, je vais y participer parce que j'aimerais bien battre le record de France.
- Speaker #1
Mais ça n'a aucun rapport avec... J'ai déjà vu des trucs comme ça, genre dans Homme le plus fort du monde, des trucs comme ça.
- Speaker #0
Avec du strongman ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, strongman, là. Les mecs qui soulèvent des... Par exemple, ils doivent soulever des grosses boules horribles, là.
- Speaker #0
Oui, c'est un sport de force, le sport de grippe, mais ça reste assez spécifique, je trouve. Les strongman, ils font vraiment tout. C'est très particulier.
- Speaker #1
Ils tirent des avions, des trucs sympas. Ouais,
- Speaker #0
voilà, avec les dents.
- Speaker #1
avec le coup mais ils ont un peu ton physique ils sont beaucoup plus gros ça amène vers la transition et puis ouais ils sont un peu boostés non mais en plus ils sont plus grands moi je suis tout petit je suis avec 17-18 dans les bonjours on fait la même taille et comme t'es plus large on dirait que t'es moins grand mais on fait la même taille mais ils sont plus grands que toi ouais les plus grands strongman enfin les plus forts au monde ils sont tous entre 1m90 et
- Speaker #0
2m10 et ils font tous entre 150 et 200 kilos c'est des voitures quoi
- Speaker #1
ça rigole pas ils prennent des trucs tu penses ?
- Speaker #0
ils s'engagent pas ils encouragent pas les gens à suivre leur pas eux ils le font pour leur métier après il y a l'inertie ils sont entrés là-dedans il faut qu'ils nourrissent leur famille donc ils continuent à faire ça mais l'immense majorité ils encouragent pas de suivre leur pas à moins que ce soit une passion
- Speaker #1
Aujourd'hui, tu es venu pour parler d'un nouvel ouvrage. On va parler du livre, évidemment, mais quel est ton avis aujourd'hui sur, je ne sais pas comment l'appeler, mais l'optimisation multiple et variée, c'est-à-dire qu'elle soit physiologique, mentale, etc. Aujourd'hui, on parle d'IA, on parle de plein de choses, on en a parlé juste avant off, mais je trouve qu'on est dans un monde d'optimisation totale, du cerveau. du physique.
- Speaker #0
Oui, on a un excès de paramètres, un excès de solutions. Et je pense que le problème aujourd'hui, ce n'est pas tant le fait qu'on n'ait pas assez de solutions. Je pense qu'on a trop de solutions, mais qu'on ne sait plus correctement réfléchir aux problèmes et qu'on est trop connecté à des gadgets et pas assez connecté à nous-mêmes. C'est une opinion personnelle que j'ai depuis longtemps.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu appelles des gadgets ?
- Speaker #0
Les gadgets, ça peut être montres connectées.
- Speaker #1
Je m'enlève.
- Speaker #0
Non, non, mais je dis ça sans jugement. Il y a des champions du monde qui ont réussi leurs exploits avec juste un chrono et voilà. Mais le fait de tout mesurer en permanence sous prétexte que ça peut aider la performance, c'est devenu une espèce de maladie du haut niveau. et qui ensuite, par effet de cascade, se popularisent dans la population générale. C'est donc tout un marché ensuite économique. Je ne suis pas fan de ça parce que je pense que plus on est dans l'hyper contrôle, plus on s'éloigne du bonheur.
- Speaker #1
C'est beau ce que tu dis. C'est exactement ce que je pense. Mais je n'aurais pas mis le mot de l'hyper contrôle. Tu aurais mis quel mot ? Moi, je parle de sensation. Tu vois, en fait, quand tu t'enlèves des sensations, moi, j'ai toujours pris ce mot-là parce que sensation, donc tes émotions, tu vois, le toucher. Tu parles de grippe, quand tenir quelque chose, soulever quelque chose. Moi, si je continue à faire du sport, c'est pour pouvoir être capable de faire quelque chose. Et les gens, ils sont dans le prouver quelque chose. Parce qu'aujourd'hui, ils sont connectés. Pourquoi ? parce que ça va sur des réseaux sociaux, ça va sur Strava pour prouver au monde entier qu'ils sont capables de faire 10 km en 34, 45 minutes ou 50 minutes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et c'est...
- Speaker #0
Je connais le dicton, si c'est pas sur Strava, ça n'existe pas.
- Speaker #1
Ça n'existe pas, ouais, ouais. Un big up à mes amis de Strava. Mais ouais, ouais, mais c'est un monde... Je sais plus, ouais, j'ai vu ça dans un podcast récemment, où ils disaient... Les mecs ne... Moi, à mon époque, on n'avait pas de casque, mais des fois, on n'avait pas de montre, pas de cardio. Moi, j'ai toujours refusé toute ma carrière d'avoir un capteur de puissance. Parce que mon entraîneur, pourtant c'était un spécialiste de la puissance, mais il me disait, t'es pas prêt encore à accepter ces paramètres-là, parce que tu vas faire que de prendre la tête. Cardio-fréquence-mètre, j'ai pu porter depuis 20 ans, je pense. Toi, tu ne s'arrondes pas de toute façon. Hein ? Tu ne s'arrondes pas le quart d'heure. Si, si, on avait offert un truc au bras, maintenant ça existe. On te met un truc de corps ici, non ? Un truc de piste.
- Speaker #0
Non, là ça me sert trop, c'est chiant.
- Speaker #1
Ouais, je ne supporte pas. Mais l'optimisation de la société, je n'ai pas passé énormément de temps aux Etats-Unis, mais le peu de temps que j'y ai passé dans ma vie, c'est-à-dire une centaine de jours, Je trouvais ça incroyable. Ils avaient déjà 10 ans d'avance. C'est une folie. Dans une station-service, tu peux presque acheter des anabolisants comme ça. C'est un coup de fatigue.
- Speaker #0
Pour ça, les États-Unis ont 10 ans d'avance. Et ce qu'ils font à l'heure actuelle, moi ça m'inquiète beaucoup pour ce qui est du dopage généralisé au sein de la population, notamment avec les peptides. Ça va arriver en France. Il y a déjà des influenceurs qui prônent l'utilisation de ces choses-là en France. Et autant quand on est adulte, on fait ses choix plus ou moins consciemment, avec plus ou moins de libre-arbitre, autant quand on est jeune, on est particulièrement influençable. Et c'est souvent les jeunes qui regardent ces influenceurs-là. Donc ça m'attriste un peu. J'espère qu'il y aura un peu de régularisation au niveau gouvernemental par rapport à ça.
- Speaker #1
et un produit qui me fait un flash depuis... ça fait 5-6 mois qu'il était un truc presque fou de prendre de la créatine il y a 20 ans j'ai commencé le vélo j'avais 5 ans mais quand j'avais entre 15 et 20 ans prendre de la créatine c'était extraordinaire il n'y a pas un sportif de haut niveau, pas un influenceur qui dit Franchement, il faut faire attention avec la créatine. Tout le monde en prend et conseille d'en prendre. Je trouve ça, c'est un truc qui est devenu absolument normal. Je te prends un autre. C'est un exemple qui est pour moi ouf parce que c'était interdit en fait à une époque, non ?
- Speaker #0
Oui, mais pas parce que c'était dangereux, c'était parce que c'était un produit masquant pour d'autres produits.
- Speaker #1
D'accord, ok. Et maintenant, c'est plus masquant.
- Speaker #0
Les méthodes d'analyse font qu'on peut le bypass sans souci. Mais la créatine, il faut être mesuré parce que ça dépend des sports. Tu sais qu'en ce moment d'ailleurs, il y a une mode qui vient des Etats-Unis parce qu'il y a des articles de recherche sur les effets de la créatine sur le cerveau et donc ils promeuent la consommation jusqu'à 50 grammes de créatine par jour.
- Speaker #1
Ce qui est gigantesque.
- Speaker #0
Avant on prenait 3 grammes. Puis après on a ajusté à 5 avec les gros gabarits. Moi tu vois j'en prends 5-6 grammes par jour et encore pas tous les jours. Et là du coup il y a des gens qui commencent à promouvoir de prendre 20, 40, jusqu'à 50 grammes par jour en plusieurs prises. Déjà que ça ne coûte pas si cher que ça.
- Speaker #1
Pour les reins, ça dépend de la purification ?
- Speaker #0
En fait, c'est quelque chose qui a été bien étudié par la science. Pour des reins qui sont en bonne santé, ça concerne 99% des gens, consommer des protéines est plutôt protecteur parce que ça les entraîne, ça crée de Velor. Velor, c'est ce qui transforme le stress en progrès. Et donc, les reins sont en meilleure santé lorsqu'ils doivent filtrer des choses comme ça. Par contre, ça peut créer des faux positifs à la prise de sang si tu mesures que la créatine. Parce que, évidemment, si tu consommes de la créatine, le déchet, c'est la créatine. Donc, tu te retrouves avec des taux élevés. Donc, il faut aller regarder d'autres molécules comme la créatine C, si je me rappelle bien.
- Speaker #1
Je ne me rappelle plus. Merci.
- Speaker #0
Mais par contre, c'est pas une petite question.
- Speaker #1
Tu viens de faire... Les gens, ils ont des crises d'épilepsie. Ils sont en train d'écouter. Ah, merde ! Il n'a pas le cerveau de son physique, monsieur.
- Speaker #0
Au contraire, c'est parce que j'ai beaucoup de muscles que du coup j'ai de la BDNF dans le cerveau pour me rémunérer.
- Speaker #1
C'est ça, t'as laissé de l'espace. Peut-être t'as caché des bouts de cerveau dans tes muscles. Un peu partout,
- Speaker #0
c'est important. Un muscle, deux cerveaux.
- Speaker #1
Non mais c'est ok, donc c'est bon. Créatine, c'est ok.
- Speaker #0
C'est ok. Si une personne a des soucis rénaux, effectivement, il ne faut pas en prendre. aussi limiter la consommation de protéines. Mais un autre truc aussi qu'il faut savoir, c'est que déjà, tout le monde ne réagit pas forcément bien à la créatine. Il y a des gens qui ne réagissent pas, donc ça ne sert vraiment rien de leur en prendre en compte.
- Speaker #1
Est-ce qu'ils ont le foie pourri ?
- Speaker #0
Non, ils en produisent de façon endogène, de façon suffisante, pour que ce n'ait pas d'effet particulier. Et ça correspond, mine de rien, je ne sais plus le chiffre, c'est entre 15 et 20% des gens. Ce n'est pas minoritaire, ce n'est pas rien. Et après, il y a un autre truc aussi qui est discutable, Et d'ailleurs, je discute, parce que c'est toujours un sujet de débat avec d'autres collègues, c'est est-ce que c'est utile, par exemple, au sport d'endurance ? Ça peut l'être pour la récupération. Le problème, c'est que quand tu prends la créatine, ça a tendance à créer un peu de rétention d'eau au niveau intracellulaire. Et qui dit rétention d'eau intracellulaire ? Donc, c'est fonctionnel pour l'activité métabolique, mais ça veut dire la prise de poids. C'est un kilo, parfois, ou plus. Et dans des sports comme, par exemple, le vélo ou la course à pied, Quand on... ta performance dépend d'une perte de poids ou en tout cas de minimiser le poids ça devient contre-productif,
- Speaker #1
même si ton métabolisme fonctionne un peu mieux mentalement tu transpires dans ces sports là monstrueusement Donc ouais, je pense que tu as... Moi, ça m'a toujours fait m'affûter. C'est un des trucs... Je savais qu'il y avait certains trucs comme ça. La créatine, je sais que je m'affûtais avec.
- Speaker #0
Ça aide à prendre de la masse musculaire. Ça a plein d'effets bénéfiques. Moi, je considère que pour la plupart des gens, en réalité, c'est surtout un complément très intéressant en termes de prévention pour la santé à long terme parce que ça aide à la régénération au niveau du cerveau. Ça aide à reconstruire les gaines de myéline. ça aide à créer un peu plus de masse musculaire et aussi à limiter un peu la masse grasse. Ça a des effets qui sont modérés, mais qui, cumulés sur le long terme, sont quand même très puissants. Donc, pour ces choses-là, c'est vraiment pratique. Et après, quand on entre dans le domaine de la performance, il faut se poser la question de où est-ce qu'on veut aller. C'est un sujet qu'on aborde d'ailleurs dans le livre, parce que pourquoi choisir un complément plutôt qu'un autre ? Il faut se poser des questions qui sont plus globales à l'échelle individuelle. Est-ce que déjà on mange correctement ? Est-ce qu'on dort correctement ? Est-ce que les bases sont assurées ? Et si oui, est-ce qu'on a des carences dans une direction particulière ? Si c'est le cas, effectivement, est-ce que la complémentation sert à quelque chose ? Une des difficultés qu'on a eues, plusieurs pour le livre, mais qui est importante de mentionner, c'est qu'on ne voulait pas que le livre soit juste une... un bestiaire de compléments, juste une liste académique. Et puis voilà, c'est ça, c'est ça, il faut faire ça. C'est on essaie de donner un peu de distance sur le sujet et plutôt que donner juste une info, comment dire, une info brute des études. Voilà, on essaie de donner du discernement aux gens. C'est ça le but du livre. Et je pense que c'est très important, notamment à l'heure de l'IA, de ChatGPT, Claude et compagnie, où en gros, tu peux avoir plus ou moins n'importe quelle information. Si tu tapes les bons mots clés, le bon prompt, n'importe comment. t'as autant d'infos que tu veux, et du coup la connaissance est de plus en plus dévaluée. Et par contre, il y a la hiérarchisation de ces connaissances, la capacité à leur faire confiance ou non, la capacité à prendre du recul sur ces connaissances, donc tout ça c'est du discernement. Ça pour le coup, on n'a pas ça, et c'est quelque chose qui commence à prendre de la valeur. Et dans cette optique-là, on a écrit le livre justement sur cet angle, c'est-à-dire donner du discernement aux gens pour pouvoir être éclairé sur le sujet et pas choisir bêtement.
- Speaker #1
Oui, mais grâce à toi, Liliah va avoir du discernement puisqu'elle va lire le livre en un claquement de doigts.
- Speaker #0
Mais alors, c'est-à-dire que tu peux... Peut-être que ça arrivera, ça. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Ça arrive, ça arrive. Ah bah ouais, ouais. Bah tu sais ce que j'ai fait, moi ? J'ai reçu, j'ai mis dans Claude, j'ai demandé un résumé. OK, mais cette thématique, ça m'intéresse. Et là, demain... S'il y a Jean-Michel qui cherche, putain, c'est intéressant ce qu'il a dit le gars dans le podcast. Jean-Michel ou Sylvie, j'en sais rien. Parce que sinon, je me fais engueuler encore. C'est toujours les mecs qui prennent. Mais l'IA a déjà cette info. Tu vois, a déjà le truc. Du coup, en gros, quel livre je pourrais lire pour m'améliorer sur les compléments alimentaires, sur les produits interdits ? Tu vas me dire exactement ce que tu as dans ce livre en résumé. Mais je pense que moi, je suis... J'étais très réfractaire aux IA jusqu'au moment où ça m'a rendu vraiment service. Ce n'est pas pour faire des protocoles d'entraînement ou d'optimisation ou de supplémentation, parce que je ne prends rien, presque rien aujourd'hui. Mais pour ce genre de trucs, ça m'intéresse, tu vois. Ou résumer une étude, parce que moi, je ne suis pas comme toi, je n'ai pas le même cerveau de chercheur.
- Speaker #0
Moi, s'il y a plus de 12 pages, j'ai les yeux,
- Speaker #1
j'ai un raffron.
- Speaker #0
Même moi, j'utilise l'IA pour résumer des études quand je n'ai pas le temps, ça me fait gagner du temps. Mais justement,
- Speaker #1
les études de 300 pages,
- Speaker #0
c'est des thèses, c'est imbuvable. Mais ça, tu vois, typiquement, c'est intéressant parce que elle peut te faire un résumé, mais elle peut manquer des éléments cruciaux pour la compréhension et le raisonnement. Et typiquement, c'est comme ça que naissent des idéologies en science, et ça, c'est très dangereux. Par exemple... À l'heure actuelle, tu vois, t'as des modes comme la mode carniste, la mode cétogène aussi. Encore aujourd'hui ? Ah oui, c'est de plus en plus fort. Ah ouais, ok. Parce que moi,
- Speaker #1
j'ai fait ça il y a 15 ans. J'avais un médecin en Suisse qui m'avait fait manger que de la viande. Parce qu'on a mangé ensemble juste avant et on m'avait dit... Ok, tu manges pas de viande. Mais oui, lui, il m'avait fait manger que de la viande. Donc je mangeais que de la viande et des pommes de terre.
- Speaker #0
Ah ouais, non, non. Non, alors juste, ça me dérange pas que tu manges pas de viande. C'est juste qu'on était dans une boulangerie et moi je cherche des sandwiches avec de la viande et je vois que du tofu. C'est quoi cet univers parallèle où je suis là ? Il n'y a pas un bout de jambon quelque part ? Il s'est dit, il me voit chevelu, barbu. Et oui, c'est qui nous a emmené l'animal là ? J'ai vu dans leur regard, aux deux tous les uns. Oh merde, putain,
- Speaker #1
on est dans un lieu bizarre. Qu'est-ce qu'il se passe ? Il n'y a pas de viande là ? On va aller en face les amis.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut aller quelque part où on mange normalement ?
- Speaker #1
Où on mange normalement. Mais en fait, il y a des gens qui... Puis ça marche très bien ces boulangeries véganes, végétariennes. mais... C'est intéressant que tu continues, qu'il y ait des gens comme toi qui continuent d'écrire, de rajouter de la matière, de l'intelligence à cette heure de l'IA. Parce que tu parles de, tu as utilisé quel mot sur, ça devient des, sur la science, sur des thèses qui deviennent des réalités. Mais je pense que c'est même le marketing carrément. C'est le marketing maintenant qui décide presque du monde, des thèses, des protocoles d'entraînement.
- Speaker #0
Ah quand je parle d'idéologie ?
- Speaker #1
Ouais ouais idéologie ouais
- Speaker #0
En fait si tu veux Là le problème avec l'IA C'est qu'à force de l'utiliser Beaucoup de gens Vont commencer à externaliser Leur jugement Simplifier des concepts et tout Mais surtout ils externalisent Leur jugement C'est à dire qu'ils font confiance A l'IA Peu importe ce qu'elle va dire Et ça c'est dangereux Parce qu'ils vont au bout d'un moment Prendre l'habitude De ne plus réfléchir eux-mêmes Et à la fin on se retrouve Avec des zombies Qui cliquent automatiquement Tu penses qu'ils réfléchissent encore Auparavant même les gens ? Ben de moins en moins
- Speaker #1
Mais même avant l'IA.
- Speaker #0
Sans entraîneur... Le problème de fond, c'est que, dans le monde du sport, c'est encore autre chose, mais quand t'as pas de béquille au quotidien, t'es obligé de prendre tes responsabilités, de réfléchir un peu, même si tu réfléchis mal. Mais maintenant, avec l'IA, avec ChatGPT, sur ton téléphone que tu peux avoir en permanence, tu peux vraiment poser ton cerveau et externaliser complètement et laisser le jugement à ChatGPT. D'ailleurs, des articles qui sont intéressés aux statistiques des IA qui montrent qu'en gros... 70 à 75% de l'utilisation des IAS, c'est pour répondre à des questions simples du quotidien dans la vie personnelle.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Ce n'est pas pour le travail.
- Speaker #1
Je l'ai compris avec ma copine. Quand je m'engueule avec elle, elle demande à chat GPT. Est-ce que c'est une faute grave qu'il vient de réaliser d'être absent pendant trois jours ? De quelle manière je dois l'engueuler ? Jusqu'à où je dois aller dans ma colère ? Je l'ai surprise deux, trois fois. Je peux répondre à sa place. Ce n'est pas grave. Il n'y a rien de grave. Mais c'est incroyable. En fait, moi, je ne l'utilise pas pour ça. Tu vois, c'est jamais perso. C'est que pro et c'est que pour ajouter de l'intelligence. Ça,
- Speaker #0
c'est plus ça, ça. À mon avis. Mais en fait, dès qu'on commence à vouloir pondérer ses émotions par l'avis de l'IA, ça devient dangereux parce qu'on perd sa souveraineté à l'intérieur. On perd sa souveraineté en tant qu'être humain, ce qui fait de nous des êtres humains. Et la contradiction,
- Speaker #1
non ?
- Speaker #0
La contradiction aussi, oui, parce que du coup, on s'en remet à un dieu tout puissant.
- Speaker #1
Ouais, et puis, il te donne toujours raison, le gars.
- Speaker #0
Tu peux le mettre dans un mode où il te...
- Speaker #1
Ouais, je sais, mais la plupart des gens, je ne suis pas sûr qu'ils le fassent.
- Speaker #0
Oui, non.
- Speaker #1
Ils disent « Ouais, aujourd'hui, t'es vraiment moche. » Aujourd'hui, tu vois. Bah ouais, c'est vrai qu'hier, j'ai un peu bu. Ok, est-ce que tu peux me dire comment optimiser mon visage aujourd'hui ? Mais j'ai découvert les premiers... Tu sais, j'ai fait une course du train Endurance il y a trois mois. Et j'ai découvert, des gars m'ont battu, alors que ça allait plutôt bien depuis 4-5 ans dans mon milieu. Et j'ai fini le plus loin que j'avais jamais fini sur une course d'ultra. Et le gars qui a gagné, il est entraîné par Chad GPT. Donc il envoie en permanence ses datas depuis, je pense que ça fait 3 ans qu'il fait du bike, le gars. Pour un gars qui, depuis 30 ans du vélo, j'ai pris un petit tiers dans la tête. Et il est entraîné par une IA. Et il disait, ça m'a simplifié la vie, ça m'a fait gagner. Optimisation du temps, ça lui optimise son temps. Ça prend toutes ses séances, capteur de puissance, machin, Strava, tout est connecté. Et il a gagné.
- Speaker #0
Après, est-ce qu'il a gagné grâce à l'IA ou est-ce qu'il a gagné parce qu'il a su orienter correctement l'IA ?
- Speaker #1
Ah, mais il n'y a aucun problème là-dessus. Mais je me suis fait battre par Tchadjé Pété quand même.
- Speaker #0
En fait, c'est tout le point. C'est que là, à l'heure actuelle, on est une génération d'individus où on a les connaissances, et la souveraineté intérieure pour orienter l'IA. Et à force d'externaliser, les nouvelles générations auront perdu cette souveraineté que l'on a à l'heure actuelle, et du coup, ils n'auront plus de capacité de discernement, et ils seront esclaves de quelque chose qui n'a aucune conscience, pour l'instant en tout cas. Donc c'est ça qui est le problème éthique. À quoi ça sert d'écrire des livres aujourd'hui, si on a le chagrin de pété ? Justement, je pense que l'erreur serait par exemple de faire un... un lexique de connaissances comme par exemple complément A, complément B, etc. Parce que la connaissance est totalement dévaluée. Ce qu'il faut, c'est donner de la profondeur du raisonnement. Un truc qui est très intéressant au niveau de l'histoire, c'est que typiquement... à l'Antiquité, à l'époque des Grecs par exemple, on voyait le monde comme quelque chose de trop complexe pour être appréhendé. Et donc plutôt que d'essayer de tout lister parce qu'il y avait trop de choses, ce qu'ils faisaient c'est qu'ils ont appris à créer du jugement, du discernement, à être capables d'évaluer le monde et à poser des questions. C'était plus important de poser des questions que d'y répondre. Et depuis les Grecs, pendant presque du coup 2000 ans, La valeur des connaissances était tellement haute que du coup on les a accumulées dans des bibliothèques, on les a fait grossir, on les a fait s'étendre, se complexifier. Et aujourd'hui, c'est vraiment une crise économique de la connaissance, c'est le crash boursier du millénaire, parce que la connaissance est en train d'être dévaluée, puisque chaque GPT fait tout pour nous, mais par contre on se retrouve exactement dans la même position que les Grecs d'il y a 2000 ans. C'est-à-dire qu'on a trop de solutions, le monde est trop complexe. Donc ce qu'il nous faut à nouveau, à présent, maintenant, c'est du recul, du discernement, la capacité à juger. Et c'est pour ça d'ailleurs que le livre, en fait, n'est pas qu'un lexique. Il y a d'abord toute une partie où j'explique la physiologie avec mon collègue Sylvain Druguet, parce qu'on l'a co-écrit à tous les deux. On fait un cours littéralement de physiologie adapté pour des personnes qui n'ont pas un niveau scientifique très élevé. Juste, encore une fois, pour... Acquérir les connaissances, les comprendre, les intégrer. Ensuite, on parle des compléments. Toujours avec cette mesure, ce discernement, des matrices décisionnelles pour savoir dans quel cas les utiliser, dans quel cas ne pas les utiliser. Pourquoi est-ce que certains compléments, c'est surtout du marketing et en fait, ce n'est pas très utile. Et d'autres, c'est peut-être vraiment très fondamental. Il y a aussi toute une partie sur le dopage parce que c'est un sujet malheureusement d'actualité. Et aussi parce que la notion de dopage, ce n'est pas qu'une question de législation, c'est aussi une question de rapport à soi et à la performance. Par exemple, le paracétamol, c'est pas interdit. L'ibuprofène, c'est pas interdit. Mais j'en parle quand même dans le livre. On en parle. Parce qu'il y a des risques associés. Par exemple, l'ibuprofène, ça bloque un truc qui s'appelle les prostaglandines. Et ça, c'est des hormones qui ont tout un tas de rôles dans l'organisme, comme faire monter l'inflammation. Mais elles ont aussi comme rôle d'aider les reins, par exemple, à continuer de fonctionner, à être appris à ce que du sang arrive jusqu'à eux. Si tu bloques les prostaglandines avec l'ibuprofène, tu empêches les reins d'être irrigués en sang. Alors, ou partiellement. C'est pas très grave dans une situation normale où t'es au repos pour quelqu'un qui est malade, par exemple. Mais lorsqu'on fait un effort d'endurance, marathon, cyclisme, etc., on peut perdre l'irrigation en sang du rein de 50 à 60% max. Et dans cette situation, le rein, on sait qu'il est en souffrance. Mais c'est transitoire, c'est OK. Mais si par-dessus, tu rajoutes de l'ibuprofène, là, tu mets vraiment ton rein dans des situations critiques. Et si c'est répété dans le temps, parce qu'on sait maintenant, d'après l'épidémiologie sportive, qu'il y a beaucoup d'athlètes qui prennent des ibuprofènes ou des trucs équivalents, euh... en prévention, tu t'exposes à des risques de maladies rénales ou d'insuffisance rénale beaucoup plus tard, alors que tu as l'impression d'avoir eu un mode de vie ultra sain. Donc ce genre de choses, c'est important de les aborder, c'est pour ça qu'on les aborde dans ce livre. Voilà, tout ça pour dire que l'idée c'est d'apporter de la capacité de jugement, du recul. Encore une fois, c'est le but du livre.
- Speaker #1
Et c'est... tout le monde peut le lire.
- Speaker #0
Le livre est en français, donc tous les francophones peuvent le lire.
- Speaker #1
Non mais je veux dire, tu as fait ça de manière pédagogique et intelligible pour le commun des mortels.
- Speaker #0
Oui, on a fait attention pour que ce soit lisible par quelqu'un qui soit de niveau lycée. Alors forcément, il y a des choses qui sont... Quand on apprend de la biologie, il y a toujours des termes qu'on apprend. Donc forcément, il faut prendre un peu de temps pour lire. C'est normal dans la première partie. On n'a rien sans rien. Tu ne peux pas acheter un nouveau vélo et te dire, je vais pouvoir rouler à fond tout de suite avec. Il faut d'abord l'appréhender. C'est pareil avec la connaissance et les sujets de la supplémentation. Mais ça reste très largement accessible.
- Speaker #1
Moi, j'ai eu, au cours de ma carrière, dû faire face à la supplémentation et à des mecs qui étaient des soldats. Des mecs où je voyais déjà physiologiquement qu'ils avaient passé un cap très vite, même physiquement. et Et je me suis retrouvé avec des gars, c'était il y a longtemps, c'était il y a 20 ans, qui prenaient déjà de la morphine à l'entraînement ou en course.
- Speaker #0
Et moi, j'ai essayé une fois. J'ai vomi en 5 minutes, donc le problème était réglé. Voilà, quand je commence à vomir. Et je trouvais ça fou parce que ça s'est normalisé. Je te prends un produit, mais je peux t'en citer 50. Ce produit-là, pour moi, il est hyper central dans mon sport et dans d'autres sports d'endurance. Et il y a quelques mois, sur une course d'ultra, il y a un copain qui a retrouvé un... des pastoches de morphine comme ça, une tablette complète par terre qui était tombée sans doute de la poche d'un gars. Et dans beaucoup de pays européens, dont certains athlètes français, c'est un peu normal de prendre de la morphine en sport d'endurance. Tu coupes le sac de la caféine.
- Speaker #1
La morphine, je n'en parle même pas du tout dans le livre. Je parle simplement des antidouleurs classiques qu'on aurait tendance à prendre, comme du paracétamol, je trouve, comme ça. La morphine, on passe un cap. C'est un antidouleur qui est un des plus puissants qui existe. Mais, alors je parle par exemple du rapport à la douleur dans le livre, sur les problématiques qu'ont les athlètes. Dans le monde professionnel, c'est encore autre chose, tu vois, c'est discutable. La sociologie du sport de haut niveau, c'est intéressant, on pourrait en parler après si tu veux, mais dans le monde amateur où il n'y a rien à gagner à part... Moi,
- Speaker #0
il n'y a rien à gagner dans mon sport. Moi, je suis à un certain niveau, mais à la ligne d'arrivée, l'organisateur ne te paye même pas un café pour certains. Il n'y a rien à gagner, pas un euro, sauf évidemment... Moi, j'ai un peu d'argent, j'ai des sponsors, j'ai des partenaires. Donc oui, au bout du bout, il y a quelque chose à gagner. Mais je n'ai pas un prize money à la ligne d'arrivée. Et j'ai eu affaire aussi à des athlètes sur mes épreuves. J'organise les Gravelmans, ça s'appelle. Mais là, j'ai des gens absolument lambda. Dans leur trousse, on vérifie le matériel obligatoire. Ils ont à peu près tous Doliprane, Paracétamol.
- Speaker #1
C'est tout à fait normal.
- Speaker #0
Et je trouve ça... Ouf en fait, mon ex-copine était comme ça, elle partait toujours avec son truc de paracétamol. Au cas où elle s'y allait mal.
- Speaker #1
Mais je pense pas qu'il faille, tu vois, pour le coup, je pense qu'il faut faire attention et pas culpabiliser les gens par rapport à ça, parce que, encore une fois, dans l'esprit, dans la culture de notre pays depuis 40 ans, le paracétamol c'est quelque chose qu'on peut prendre sans conséquence. Typiquement, le paracétamol, la limite par le foie, c'est 4 grammes. Au-delà de 4 grammes, 5 grammes, les gens vont à l'hôpital.
- Speaker #0
4 cachets, 2000.
- Speaker #1
Le paracétamol, il n'y a que le foie qui peut le dégrader correctement. Si tu dépasses la dose, le foie est en PLS. Tu peux vraiment être dans une situation qui est très grave. Mais cette limite des 4 grammes donnée par les médecins, c'est dans une situation, encore une fois, normale pour quelqu'un qui ne bouge pas, un sédentaire. Quelqu'un qui est dans un effort intense où le foie charge parce qu'il a besoin de gérer le métabolisme, la limite est plus basse. On ne la connaît pas, mais elle est plus basse. Ça veut dire que commencer à prendre, par exemple, 2 grammes de paracétamol avant un trail, il y a un risque pour le foie. Tu as un risque de le dégrader et d'ailleurs de provoquer des problèmes en cascade. Donc c'est pareil, c'est les choses dont je parle pour que les gens prennent conscience du fait que rien de tout ça n'est anodin et que peut-être que la majorité des produits dopants, ça reste des trucs qui permettent de lutter contre la douleur. Et peut-être qu'il y a quelque chose à creuser, d'un point de vue développement personnel, mais aussi d'un point de vue sociétal, notre rapport à la douleur. Peut-être qu'il ne faut pas anesthésier la douleur, peut-être qu'il faut faire une course de moins, ou alors accepter d'aller un peu moins vite, de n'être en fait que nous-mêmes, et pas un ersast, une illusion de nous-mêmes, où on a mis de côté les signaux de douleur du corps pour aller faire quelques mètres de plus, pour gagner quelques minutes de plus sur un chrono, quitte à se... à se couper une branche, à se couper l'herbe sous le pied en termes de santé.
- Speaker #0
Mais notre monde est comme ça. Pourquoi les gens prennent du café le matin ?
- Speaker #1
Pour le goût.
- Speaker #0
Ah ouais, tu penses ?
- Speaker #1
Moi, clairement pas.
- Speaker #0
Non mais on est dans un monde d'optimisation. Je suis le premier, je bois des fois un litre de café par jour. Du coup, je suis un mauvais exemple. C'est trop. Oui, oui, bien sûr que c'est trop. Et je suis monté jusqu'à... Parfois plus sur des courses d'ultra de niveau mondial où il faisait même 50 degrés aux Etats-Unis.
- Speaker #1
Tu n'as jamais eu de tachycardie ? Je ne sais pas.
- Speaker #0
C'est au bout de 10 jours. Mon cœur est redescendu. Je bats encore à 110. J'ai un peu les yeux qui clignotent des fois. Mais comme je n'ai pas dormi des fois, je dors une heure par jour pendant 10 jours, je n'ai pas tout à fait conscience des signaux. Je ne suis pas vraiment un bon exemple. Du coup, c'est pour ça que oui, Je ne veux pas faire culpabiliser les gens, mais revenez à votre normalité et apprendre. Tu n'as pas parlé d'appréhender la douleur aussi. On a le droit d'avoir mal. Il y a des bonnes douleurs, tu vois. La progression, machin. Parce que je vois des gens... Même pour aller à la salle de sport dans Paris, pour avoir un peu moins mal, pour sauver des barres plus lourdes, faire du yoga, et avoir moins la douleur d'un étirement, ils prennent du Dolivran. C'est un réflexe absolument...
- Speaker #1
Mon mentor disait, tant que la douleur ne se transforme pas en souffrance, elle est adaptative.
- Speaker #0
Mais comment faire la différence quand tu ne l'as jamais subie ? Qu'est-ce qui est normal ?
- Speaker #1
C'est là tout l'enjeu. Normalement, une souffrance, c'est quelque chose où tu as des douleurs pendant plus d'une semaine et tu n'en guéris pas facilement parce que tu as une lésion.
- Speaker #0
Ça fait 20 ans que tu as mal. Tu as mal au mental, tu n'es pas bien.
- Speaker #1
Ça, c'est un autre aspect. Par exemple, si on se sent inférieur à soi-même, sans antidouleurs que l'on prend en permanence pour l'entraînement ou les compétitions, peut-être qu'il faut chercher du côté de la psyché. et consulter un psy pour explorer des problématiques de développement personnel de savoir si on a suffisant d'amour propre envers soi même ça coûte moins cher une botte de zolibran je sais pas, si on prend pendant un an je te dis ça,
- Speaker #0
je pousse parce que j'ai eu beaucoup ça avec des gens aussi qui prennent aussi des antidépresseurs
- Speaker #1
C'est encore autre chose.
- Speaker #0
Oui, mais des trucs juste parce que je ne suis pas bien, je prends ça.
- Speaker #1
C'est parce que les antidépresseurs, typiquement, on sait que une des meilleures solutions pour se réhabiliter suite à une dépression, c'est l'activité physique et le cardio en particulier. Donc, c'est paradoxal si dans le monde de l'endurance, on prend des antidépresseurs alors qu'on est déjà, en théorie, dans un tunnel qui est censé aider notre psyché à se reconstruire. Donc il y a une dissociation quelque part qui est un peu étrange. À moins qu'on s'entraîne pour fuir le quotidien, ce qui est autre chose encore, ça. Ça, ça arrive aussi.
- Speaker #0
Beaucoup, beaucoup. Je pense que ça arrive. Vous m'avez parlé, t'es arrivé avec un copain, et vous avez vécu Paris aux heures de pointe. Tu vois les gens, ils sont dans un tunnel. Donc soit t'en sors de ce tunnel par une porte qui est différente, mais t'as pas 36 solutions. Pour moi, la meilleure, c'est de faire du sport, de prendre soin de soi et d'apprendre un peu à se rencontrer aussi, à prendre du recul sur la vie. Mais c'est dur, de prendre le temps, donner du temps à soi, à sa vie, à son mental. Quand tu es dans un monde, quand tu es dans une machine, tu t'en fous, de prendre un Doliprane, un machin... Petite extasie...
- Speaker #1
Normalement, le principe de la vie, c'est d'expérimenter le réel sous tous ses angles, positifs et négatifs. Si tu passes ta vie à exténualiser tes émotions, tes sensations, ton jugement... Donc en gros, tchat GPT, 2 Vipassana antidépresseurs...
- Speaker #0
Autant le patron ! Ou ton patron. Ton patron, ton mari, tes enfants, t'es trop dure maman, t'es trop dure machin.
- Speaker #1
Tu vois, tu vis pas vraiment, du coup.
- Speaker #0
Ouais. Est-ce que les gens vivent vraiment ?
- Speaker #1
Je sais pas. Tu vois, chez les personnes qui sont très âgées, qui sont proches de la faim, ils ont ce sentiment en eux-mêmes d'être à moitié morts, et ce regret de pas avoir assez vécu. pour des gens d'aujourd'hui qui sont proches de ça, qui ont pourtant vraiment vécu une vie différente de ce qu'on peut vivre avec les antidépresseurs, les AGPT, etc., qui ont parfois, certains, connu la guerre, et qui eux-mêmes ont déjà des regrets, je me dis que les gens d'aujourd'hui qui s'anesthésient encore plus leur vie, qui sont déjà peut-être à moitié mort toute la moitié de leur vie, ils auront encore plus de regrets proches de la fin. Et je pense que c'est vraiment une erreur, Parce que... refuser à un moment donné même la souffrance, c'est refuser le réel et donc c'est refuser littéralement de vivre.
- Speaker #0
Mais après si tu as 500 000 followers, tu n'as pas de problème finalement, parce que tout le monde t'aime.
- Speaker #1
Ça c'est une question d'ego ça. Est-ce que tout le monde t'aime ?
- Speaker #0
Non mais je rigole avec ça parce qu'on est dans ce monde-là, dans l'instantané de bam bam, putain il m'aime, ça y est, bon voilà je peux passer une bonne journée. Et surtout sur tes parents, sur ton entourage, sur ton patron. Même j'ai des employés, des assistants. Je sens qu'ils ont besoin d'amour, de reconnaissance, de machin, de validation. Et c'est pas facile parfois d'avoir ce recul quand toi tu n'as pas confiance en toi. Et quand tu vois pas beaucoup de gens, c'est dur de prendre du recul. Et d'avoir... Si ton physique... Tu sens que ton physique n'est pas forcément comme tu le veux. Ton mental n'est pas exactement comme tu veux. Tu parles de connaissance. Pour ces gens-là, je pense que c'est très important d'aller vers de l'intelligence, d'apprendre des trucs, reprendre confiance, lire, écrire.
- Speaker #1
Il y a quelques temps, j'ai eu une discussion avec Shensil sur le... la prononciation du bonheur, des réseaux sociaux et de la religion que pourrait représenter le sport. Et à un moment donné, j'explique que le bonheur, alors ce n'est pas ma vision à moi, c'est quelque chose d'assez bien établi, c'est à la fois être aligné psychiquement, émotionnellement et être bien physiquement. Et ce que je... Alors c'est une perception personnelle pour le coup, ça. Ce que je remarque, c'est que... C'est à peu près facile aujourd'hui d'être aligné physiquement. C'est à peu près facile, ce n'est pas forcément le cas pour tout le monde, mais c'est facile d'aller dans une salle de sport, de se mettre au sport, de se mettre en mouvement, de voir sa progression et de gagner, de reconstruire son amour propre sous cet axe-là. Au niveau de la connaissance, c'est peut-être un peu plus compliqué parce qu'on a toujours des informations contradictoires sur les réseaux sociaux et c'est très difficile d'avoir un jugement. D'où d'ailleurs l'intérêt d'avoir un livre comme ça pour... pour prendre du recul et faire preuve de discernement. Donc ça, c'est déjà un peu plus compliqué. Mais ce qui est peut-être encore plus compliqué aujourd'hui, c'est d'être aligné émotionnellement. Et ça, par rapport à ça, je n'ai pas de solution particulière. Je pense que...
- Speaker #0
La méditation ?
- Speaker #1
Oui, de toute façon, tout ce qui est le monde de l'art est très largement sous-estimé aujourd'hui et raillé. Tu vois, l'école... Quand tu es bon en musique et au dessin, en gros, tu vas finir au chômage. Alors que c'est probablement la meilleure façon de s'aligner avec ses émotions. Et encore une fois, comment est-ce qu'on fait pour s'aligner avec quelque chose ? Il faut l'explorer, donc ça veut dire expérimenter le bon et le moins bon. Et si aujourd'hui, on a par exemple les connaissances, le physique, mais qu'on n'a pas les émotions, en fait on est on est un mutilé de l'affect on est un robot et on n'arrive pas à trouver de sens à notre vie donc on peut se mettre à fuir dans n'importe quelle direction c'est embêtant mais ce livre ne traite pas de ça non mais c'est intéressant parce que c'est
- Speaker #0
des réflexes aussi tu sais quand tu vas pas forcément bien tu vas vers des trucs je vous en ai parlé juste avant ce podcast mais quand tu Tu fuis un peu ta vie, tu te fuis toi-même, tu vas chercher d'autres trucs. Et j'ai un copain qui, c'est un des trucs qui m'a sauvé, mais qui est un grand entrepreneur, qui me dit, mais quand ça ne va pas, tu crées un truc. Il faut que tu crées des trucs, Stéphane. Parce que tu es comme ça, tu as besoin de créer. Et c'est vrai que c'est difficile de créer des choses quand tu n'as pas les réflexes. Mais moi, c'est mon réflexe à chaque fois. Bon, je refais des fois un peu trop de créations, mais je pense que tu es comme ça. Créer des choses, créer des boîtes, créer des projets, créer de... de la valeur en fait pour toi, pour les autres et je pense que c'est important je m'en foutais de ma gueule quand j'étais coureur parce que je peignais je ne peignais pas des murs mais je faisais mes petites œuvres j'écrivais des trucs, beaucoup et maintenant ça se fait beaucoup t'as des blogs, des machins un peu moins maintenant c'est les réseaux sociaux mais je pense que créer je suis avec une artiste ça m'aide aussi mais elle, elle est si elle ne peint pas, elle ne va pas bien Et je pense que créer des choses, ça peut sauver les gens. Donc ça fait partie de l'art. Moi, la méditation, ça m'a beaucoup aidé. Je ne suis pas sûr que tu médites beaucoup, toi. Tu médites sous la barre ?
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
On s'en joue à Zanguio ce matin. Redonne-moi un café.
- Speaker #1
Non, moi, je fais ça plutôt le soir. Ce qui est créatine pour moi, c'est de mettre une musique doudou que j'aime bien. Bon, ça n'a rien à voir, ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui, mais à côté, je suis auteur de science-fiction et fantaisie.
- Speaker #0
Ah ouais ? Seulement, quoi ?
- Speaker #1
Non, mais ouais.
- Speaker #0
Toi, tes journées durent combien de temps, à peu près ?
- Speaker #1
Tu les rallonges un peu,
- Speaker #0
elles durent 35 heures.
- Speaker #1
Je suis industrieux, j'ai besoin de faire des trucs en permanence. Mais tu vois, typiquement, du coup, j'ai un espèce de monde dans lequel je peux m'évader. mettre des musiques, faire des étirements, c'est un espace d'état méditatif. Faire de la méditation pure et dure, ne rien penser, ne pas bouger, ne rien faire, c'est quelque chose qui est extrêmement difficile. Et c'est intéressant aussi comme activité. La méditation, c'est quelque chose qui est très intéressant, je trouve, pour retrouver de la... de la sérénité dans un monde qui va trop vite, où on a trop de pression, d'exigence au quotidien, qui nous accable.
- Speaker #0
J'ai fait deux fois Vipassana, c'est les méditations bouddhistes de dix jours. J'ai fait deux fois, parce que je voulais rentrer en monastère en fait.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
2018,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
C'est ce qui m'a sauvé la vie, c'est ce qui m'a changé. Parce que je suis revenu à moi, parce que je suis comme toi, et je vais peut-être un peu moins vite, et je suis un peu moins costaud, mais sinon je pense qu'on a des parcours un peu parallèles. Et ouais, ça m'a sauvé la vie, parce qu'au bout de dix jours, t'as revu l'enfant que t'étais, tu ressens les émotions, le toucher, l'odeur, les fleurs, tout est beau, un papillon, c'est incroyable, tout ce qu'on a perdu, dans le métro à Paris, je pense qu'il y en a qui n'ont jamais vu un papillon. Il n'y a pas de papillon. Mais ça, ça m'a sauvé la vie, ça m'a remis à me dire, rien n'est grave. Et contrairement à ce que t'as dit, j'ai appris aussi que ne rien faire, c'est faire quelque chose. Au départ, ne rien faire, c'est faire quelque chose. Et ça, c'est pas grave, Steven. Parce que là, en fait, tu te donnes du temps de cerveau pour potentiellement créer quelque chose ou juste te dire que c'est pas grave. Et ça m'a permis de créer plein de trucs après.
- Speaker #1
Ça, ça me débloque un truc, au moins, ça. Le fait de dire que ne rien faire, c'est faire quelque chose. Faut que j'expérimente ce truc.
- Speaker #0
Je vais te faire comment ? 10 minutes ? 10 minutes de ne rien faire.
- Speaker #1
Oui, je vais essayer.
- Speaker #0
Ne rien faire. Tu vois, j'ai acheté un terreau au Maroc parce que les barbères, c'est pareil. Ils le font beaucoup, ne rien faire. Ils adorent ne rien faire. Mes employés pouvaient rester. Monsieur Steven, on est très contents avec vous. Oui, moi aussi. Mais normalement, c'était à 10h qu'on commençait parce que là, il est 11h40. On est vraiment très contents, monsieur. Mais non, j'adore ces cultures parce qu'elles m'apaisent. que ce soit les Népalais, que ce soit les berbères de l'Atlas et d'autres peuples, qui ont un rythme plus bas que le mien, tu vois. Et qui battent un peu moins fort, moins vite et différemment, sur des fréquences différentes, ça m'a sauvé. Parce que sinon, si tu vas vers des fréquences plus hautes, j'ai essayé, c'est très dangereux. Je serais arrivé en hôpital psychiatrique très vite. Ou complètement drogué excessif. Mais non, j'ai choisi le... J'ai choisi l'apaisement et le bonheur parce que moi, tu as parlé du bonheur, mais le bonheur pour moi est synonyme d'apaisement et d'harmonie en fait. C'est tout ce que tu as dit aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, alors si tu prends l'angle neuroscientifique, le bonheur c'est la triptyque entre le plaisir, la sérénité et la science des événements. Le plaisir, c'est en gros la dopamine. La sérénité, c'est la sérotonine. Et la séance des aimants, c'est la noradrénaline. Et quand tu as un équilibre psychique entre ces trois neurotransmetteurs-là, tu perçois cette espèce de flot doux qui est le bonheur. Et pour quelqu'un qui, par exemple, a tendance à... à subir la saillance des événements, à subir l'intensité, peut-être que décompenser avec le plaisir ou la sérénité, c'est quelque chose qui fait sens. Et moi, par exemple, j'ai des hypersensibilités sensorielles. J'ai du mal quand il y a trop de bruit, trop de lumière. C'est impossible pour moi d'aller dans une boîte de nuit, par exemple.
- Speaker #0
Pareil. Bah si, mais... C'est pas exactement moi. J'arrive un peu à alcooliser, à consommer avec modération. Et un peu, ouais, des fois, j'ai pris des substances pour essayer d'être au même niveau que les autres.
- Speaker #1
Ou plus fou. Mais... Tu vois, quand on a ces hypersensibilités-là, ça veut dire que la science... Comment dirais-je ? sensorielle est trop importante. Et du coup, on est beaucoup plus attiré par des compensations en direction du plaisir et de la sérénité. Et donc, on peut compenser Merci. Par exemple avec du chocolat ou avec de la musique douce pour la cérémonie.
- Speaker #0
Je croyais que tu allais dire avec les femmes. L'héroïne, la cocaïne. Non, du tout, ok. Non, tu restes sain. Mais oui, en fait, je pense que notre psyché nous amène vers le plaisir. Et en fait, moi, les maîtres spirituels de Népal m'ont dégagé ce truc-là direct alors que j'étais complètement addict à ça à un moment donné. Parce que quand j'arrête ma carrière vélo, je me disais, mais... plaisir en fait, parce que là, j'ai envie d'avoir du plaisir, mais donnez-moi du plaisir, bordel. Et du coup, c'était soit la drogue, soit les filles, soit les excès, ou soit créer des trucs. Donc c'était mieux de créer des trucs. Et puis, maître spirituel, mon premier Vipassana, il m'a appris deux choses, c'est que pain is a sensation, Steven. Pain is a sensation, parce que j'avais admis que la douleur n'était pas une sensation dans mon corps. Je lui disais, mais j'ai pas de sensations. Il me disait, quelles sont vos sensations ? J'ai pas de sensations, j'ai que mal au cul et au dos, j'en ai marre.
- Speaker #1
La douleur est une information.
- Speaker #0
Terminateur en 1998. C'était exactement ça. Pain is not a sensation. Et ça a duré 10 jours. Et à la fin, c'était OK. Et je lui dis, mais c'était un deuxième truc. Je lui dis, mais je prends aucun plaisir. Vous avez vraiment admis ? avec moi, que vous n'avez pris aucun plaisir. Je lui dis oui. Vous étiez là pour le plaisir ? Non, j'étais là pour apprendre. Donc, le plaisir. C'est vrai que... Parce que eux, c'est des psychiatres, mais qui ont 70 ans d'études après le bac. Donc, le gars, il a étudié le bonheur sous tous les angles et il m'a convaincu. Du coup, j'ai appris un peu d'apaisement. Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que tu conseillerais aux gens ? En fait, j'ai plein de questions parce que je vois plein. Par exemple, j'avais cette image tout à l'heure quand tu parlais des supplémentations, mais je vois tous les coureurs pros, c'est du jus de cerise ou du jus de je ne sais pas quoi, ils prennent du jus, un jus. En fait, maintenant, il y a des nouveaux trucs, tu vois. Donc, prenez du jus de raisin avec de la ceinture et maintenant, ils ont du jus de cerise ou je ne sais pas quoi, du cherry, machin. Ils ont tous des trucs, c'est le produit miracle. Pour une personne... Comme moi, lambda, qui fais du sport au quotidien, une heure. Pour les gens, tu conseilles de... Volontairement, je t'emmène dans une caricature, mais de supplémenter, pas supplémenter, de commencer par quoi pour aller vers la santé ?
- Speaker #1
Là, si tu me parles des jus, on est sur l'hydratation et les apports en glucides. Non,
- Speaker #0
mais au quotidien. Quelqu'un qui arrive, Quelqu'un qui arrive, qui connaît rien au... aux compléments alimentaires qui ne connaissent rien à ce monde de l'optimisation. Déjà, il ne faut pas prendre de l'olifrane, on a compris.
- Speaker #1
Une autre base à faire, c'est ne pas se fier à Instagram pour des conseils sur la nutrition.
- Speaker #0
Tu ne vas pas te faire que des amis, mais c'est bien.
- Speaker #1
Je suis sur Instagram, mais je considère qu'il y a trop de difficultés à avoir du discernement pour ça, donc on enlève Instagram. Ne pas non plus écouter les gens dans les parapharmacies qui vendent des produits parce qu'ils sont là pour vendre des produits et mon collègue en sait quelque chose donc ça c'est la base ne pas croire que les plantes c'est miraculeux en fait c'est très rarement utile ça l'est parfois mais ça l'est très rarement et l'essentiel et tout tu veux dire ? Ou le cannabis. Non, non.
- Speaker #0
J'ai dit 20 noms de drogue en une heure. C'est le max.
- Speaker #1
Le persil.
- Speaker #0
Le romarin, depuis que je prends du romarin, je mets des petits traits de romarin le matin, ça va beaucoup mieux, je me sens. Ça m'apaise.
- Speaker #1
Les essentiels, il faut faire attention parce qu'il y en a beaucoup qui sont des perturbateurs endocriniens. On ne s'en rend pas forcément compte de ça. L'infertilité est un problème croissant dans la population générale. Et les perturbateurs endocriniens ont un rôle important là-dedans à jouer. Donc il faut mieux éviter de s'y exposer, et les usines essentielles, ça en fait partie. Donc faire attention à ça. Donc, en gros, de façon très simple, il n'y a que deux choses à faire si vous êtes débutant sur le sujet de la complémentation ou de l'alimentation. La première chose, c'est de savoir si vous alimentez correctement. Il n'y a pas 36 solutions, il faut consulter un nutritionniste ou un diététicien. Le problématique, c'est que vous avez des nutritionnistes et des diététiciens qui sont biaisés idéologiquement.
- Speaker #0
par des lobbies,
- Speaker #1
pas forcément, mais par le régime cétogène, par le régime vegan, par certaines approches particulières. Et la difficulté, c'est de trouver quelqu'un qui n'a pas de biais, qui est simplement humain et qui essaie de faire les choses bien. Je reconnais que ce n'est pas facile, c'est comme dans partout, dans les métiers, il y a des gens qui sont bons, des gens qui sont moins bons. Mais la priorité, c'est d'aller voir. un professionnel de santé pour simplement évaluer son alimentation en fonction de sa pratique en fonction de sa pratique faire les ajustements prioritaires sur l'alimentation et dans un second temps quand ces ajustements ont été faits voir si la supplémentation est utile c'est ça la priorité après il y a des situations où naturellement la supplémentation va arriver automatiquement un exemple Un très classique de ça, c'est la vitamine C. La vitamine C, c'est la première vitamine pour lutter contre la perception de la fatigue. Elle a plein d'utilités dans le corps. Et en gros, par exemple... On sait que c'est une partie des rares sujets sur lesquels les instances officielles sont totalement désalignées avec la réalité de terrain. Les recommandations de l'ANSES, par exemple, qui est l'autorité française sur la nutrition, recommandent à 100 mg ou 150 mg, je ne me rappelle plus, je crois que c'est 100 mg, de vitamine C par jour pour un individu normal. Mais en fait, on sait, d'après la littérature scientifique, que dès qu'on est stressé, on peut tripler la dose.
- Speaker #0
Parce que ça détruit. Ça détruit la synthèse, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, mais la vitamine C est au juste plus consommée aussi, simplement.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
Et un autre côté aussi, c'est que sans être stressé, si on est sportif, donc on s'entraîne par exemple une heure par jour, pas forcément à haute intensité. Pareil, on peut tripler la dose en termes de besoins. Donc si vous êtes stressé et sportif, vous vous retrouvez avec des besoins en vitamine C qui sont autour de 500-600 mg. S'il y a un bien, peut-être une vitamine sur laquelle il faut faire attention et peut-être régulièrement avoir des apports, c'est la vitamine C. D'ailleurs, il y a des rapports épidémiologiques sur la population générale qui montrent que la population, en française en particulier, est naturellement carencée en vitamine C.
- Speaker #0
D.
- Speaker #1
En vitamine D, oui, c'est la première d'ailleurs, la plus importante, parce qu'on ne s'expose pas assez à la lumière. Et probablement aussi en magnésium. Et c'est rigolo parce que...
- Speaker #0
B12 aussi ? Pour les femmes ?
- Speaker #1
Alors, plus pour les femmes, et ça c'est avec le fer également, avec les cycles mensuels. Bien qu'il y ait de plus en plus de femmes qui utilisent des moyens pour couper leurs cycles, ce qui est aussi en soi un problème, pour différentes raisons, je ne vais pas l'évoquer ici, ce serait tout un sujet en soi. Mais ces trois-là, c'est la priorité. Et le quatrième, qui est très sous-évalué à l'heure actuelle, parce que le dernier rapport sur le sujet date de début 2000, c'est les oméga-3. Clairement, la population générale ne consomme pas du tout assez d'oméga-3. Les oméga-3, ce sont les molécules les plus puissantes pour la résolution de l'inflammation dans l'organisme. Et donc, le fait de faire baisser une activité inutile du système immunitaire, et donc d'ailleurs éventuellement de mieux dormir, de mieux utiliser les substrats énergétiques, éventuellement de maigrir également, c'est très très puissant de façon très indirecte. C'est un des suppléments les plus efficaces qui existent. Et pareil... Les recommandations de l'ANSES sont un peu dans les choux par rapport aux recommandations des scientifiques. Elles sont à peu près deux à trois fois inférieures à ce qui est recommandé.
- Speaker #0
Et pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas prendre de risques ?
- Speaker #1
C'est en partie ça, mais c'est tout un sujet. Par exemple, si je prends l'exemple des...
- Speaker #0
Il dit que je suis bête là. Il dit que je suis bête. Pas du tout. Je rigole.
- Speaker #1
Non, non, non, c'est pas évident. Non, vraiment. je sais trouver un angle sans t'embrouiller avec eux je sais trouver un angle pédagogique une difficulté c'est que il y a beaucoup de choses au niveau des recommandations nationales qui sont basées sur des états au repos en laboratoire qui n'ont rien à voir avec ce qui se passe dans la vraie vie sur une population qui est large qui est très large et donc ils moyennent Et ça veut dire qu'il y a la moitié des gens pour qui cette norme est insuffisante. Tu vois, c'est problématique. Et probablement que la moitié des gens pour qui la norme est suffisante, ce sont des gens qui ne font pas assez de sport pour leur propre santé. Le problème, c'est qu'après, si on commence à mettre des seuils arbitraires au-dessus, on peut faire ça avec tout et n'importe quoi et ça devient compliqué. Donc, c'est pour ça qu'en gros, à l'heure actuelle, il y a une espèce de... de préconisation en deux temps qui est fait qui est plutôt pas mal foutu, c'est qu'en gros l'ANSES donne des recommandations minimales et ensuite, et normalement c'est ce que sont censés faire les gens, ils vont voir un professionnel de santé qui va rehausser leurs besoins tout simplement, mais il faut aller voir un pro
- Speaker #0
Et puis frise de sang tu conseilles au commun des mortels ?
- Speaker #1
Pas du tout ça c'est un sujet qui me hérisse le poil à des niveaux stratosphériques, c'est un des trucs qui m'énerve le plus en ce moment Les prises de sang préventives quand on n'a pas de symptômes, c'est non seulement une perte d'argent, une anxiété volontairement marketée par ces entreprises-là, mais en plus c'est une erreur sur le plan protocolaire, sur le plan médical. Parce que typiquement, la médecine est extrêmement forte au XXIe siècle pour déterminer ce qui est cassé. Quand quelque chose est cassé en nous, on fait des prises de sang pour... corroborer des éléments cliniques, des évaluations cliniques. Et c'est parce qu'on a à la fois des marqueurs sanguins et des observations cliniques, qu'on arrive à une conclusion qui permet d'aboutir ensuite sur des préconisations. Mais en cas de prévention, donc pour évaluer les capacités de quelqu'un, utiliser des outils...
- Speaker #0
D'évaluation d'un objet cassé, ça n'a aucun sens, littéralement sur le plan logique. Et c'est ce que vendent ces boîtes-là. Malheureusement, c'est vendre quelque chose qui est foncièrement faux. Et je pense que les gens, ce qui est très fort dans ce genre de trucs, c'est que les gens dans ces entreprises, c'est qu'ils marketent un truc, en étant persuadés, probablement, ils sont persuadés que ça marche, et ils n'ont pas le recul scientifique pour se rendre compte qu'ils font des conneries. Et malheureusement, maintenant qu'ils ont levé des millions et qu'ils ont lancé le truc, qu'ils ont fait de la publicité sur Instagram et les réseaux, et bien ils ont lancé la machine. Donc même si peut-être que maintenant ils savent peut-être logiquement que ça ne marche pas, ou que ce n'est pas utile, le projet est lancé, il faut continuer. Donc il y a aussi ça. Je peux donner un exemple si tu veux, je vais te donner un seul exemple, qui est assez intéressant. Un truc qui est vachement à la mode, fait par... par des médecins fonctionnels ou des cliniques virtuelles ou des trucs qui coûtent une couille. C'est mesuré au niveau sanguin, la DHEA. La DHEA, c'est une hormone produite par les surrénales qui servent un peu de réserve hormonale pour produire d'autres trucs comme la tésostérone, les oestrogènes, en fonction des tissus et des besoins. Alors, les surrénales, elles produisent la DHEA. Et en gros, la DHEA, c'est vachement instable. Donc, il y a un espèce de duon sulfate qui se met dessus. Donc, ça se transforme en DHEA-S, S pour sulfate. Et ça, c'est super stable dans le sang. Et les gens mesurent ça comme un marqueur, par exemple, du vieillissement. Pour savoir si, en fait, la personne vit bien ou pas. Parce que ce qu'on sait d'un point de vue clinique, d'un point de vue scientifique, c'est que quand tu as 20 ans, tu as une DHEA qui est normale. On va dire qu'il y a une unité arbitraire qui est à 100. Et quand tu as 80 ans... ou 70 ans, cette DHEA-S, elle a diminué de 80%. Et donc ça veut dire qu'on peut mesurer indirectement le vieillissement par ça. Mais ce qu'on sait, c'est que supplémenter par exemple en DHEA-S, pour contrer ces effets, en se disant que c'est une molécule de jouvence, on sait que la supplémentation est extrêmement décevante, ça n'a quasiment aucun effet. Parce que... pour des raisons biologiques un peu compliquées. En fait, c'est juste une espèce de molécule intermédiaire tampon. Et donc, ce n'est pas parce que tu réaugmentes cette molécule-là que ça a un effet au niveau systémique, au niveau du corps et de la physiologie, donc de la santé. Et le problème, c'est que des marqueurs comme ça, il y en a 50. Donc ensuite, quand tu te retrouves avec quelqu'un qui te dit « Ouais, allez faire mon truc qui coûte 400 balles, vous allez avoir 200 marqueurs » , en fait, tu ne fais que regarder du vent.
- Speaker #1
mais par contre t'as payé très cher pour te rendre anxieux le seul je me permets le seul truc moi qui m'a si les CPK c'était des marqueurs qui étaient importants pour moi les CPK et le fer à chaque fois que j'étais très bas et j'ai supplémenté désolé cher français mais j'ai dû supplémenter parce que j'étais redescendu j'étais à moitié anorexique aussi tu vois J'étais au même taille, j'étais descendu à 59 kilos. J'en fais 90 aujourd'hui devant toi. Donc j'étais malade, mais j'étais très fort en vélo par contre. Très malheureux, mais c'est pour ça que je te parlais de ce mannequin anorexique un peu décérébré que j'étais quand j'étais...
- Speaker #0
En même temps, tu avais beaucoup d'énergie pour réfléchir à 59 kilos.
- Speaker #1
Attends, tu ne réfléchis pas. Mais par contre, j'étais très efficace en vélo. Il ne fallait pas me demander d'aller faire des courses. dans un supermarché, parce qu'au bout de 10 minutes, j'avais les yeux qui tournaient. Mais le fer, c'était important. Et supplémentation, B12, B9, vitamine B un peu, et vitamine C, ça m'avait bien sauvé avec le fer.
- Speaker #0
La vitamine C, ça aide notamment à mieux absorber le fer. Le fer, typiquement, ça se mesure, on peut mesurer la créatine, on peut mesurer... La fersérique. Ce genre de choses. Mais pareil, en fait, quand tu mesures le fer, tu dois mesurer avec la créatine. Et si là, c'est concluant en termes sanguins, au sens où vraiment tu as un déficit, il faut commencer à les mesurer d'autres choses pour voir s'il n'y a pas un risque en termes d'anémie. Mais parfois, ce n'est pas le cas. Si tu as juste un des deux qui déconne, mais pas les deux, peut-être qu'il y a une situation un peu intermédiaire qui va se rééquilibrer. Il faut aller vérifier au niveau clinique dans l'implantation. Là, probablement que dans ton cas, il fallait vraiment s'implémenter, ça c'est sûr.
- Speaker #1
Ouais, et puis j'étais épuisé, quoi. J'étais épuisé, et puis surtout, tu te mets des courses, tu ne bouffes pas beaucoup, voilà, quoi, tes limites, quoi.
- Speaker #0
Tu sais que par rapport à ça, moi, c'est quelque chose que je trouve fascinant, et d'ailleurs qui n'est pas totalement compris au niveau scientifique, c'est la capacité qu'ont, par exemple, des athlètes à... l'efficience énergétique. en état de déficit calorique et instance, se mettre des wattages absurdes pendant des heures en vélo, et ne pas utiliser tant de calories que ça. Ça, c'est quasiment un paradoxe. On a l'impression qu'il y a des calories qui émergent du vide. Au sens où, en théorie, si on mesure dans une chambre créatine, par exemple, la dépense d'un cycliste de haut niveau, on voit qu'il a dépensé 5000 calories sur la journée, et tu vois qu'en fait, il en a mangé 4500. Tu te dis, non, mais il y a un problème, parce que ça veut dire qu'il est en déficit énergétique tous les jours de 500 calories. Ce qui est peut-être le cas, tu vois, sur le Tour de France, ils doivent perdre du poids, les mecs, au bout d'un moment. Mais ils arrivent à tenir quand même dans cet état de déficit calorique. Et je ne sais pas, il y a quelque chose que je trouve très intriguant là-dedans. Il y a peut-être une efficience énergétique qui développe aussi.
- Speaker #1
100%, je suis sûr de ça. Je suis sûr de ça, ouais. Après, il faut les envoyer les watts quand même. J'ai remarqué ça à 8000, parce que je perdais un kilo par jour. Et plus j'étais léger, plus j'étais fort, jusqu'à une certaine limite. Parce qu'au bout d'un moment, t'as plus de... quand tu vas à une certaine altitude. Mais tu es dans un truc où là, si tu n'as pas un peu de contrôle sur toi, ton corps, ton mental, en gros, si tu n'es pas un peu équilibré, tu exploses. Soit c'est hélicoptère, soit c'est des Népalais qui te descendent. Mais là, il faut avoir un peu de recul sur son corps et quelques réserves. Je pense que les mecs du Tour de France, c'est très difficile pour remonter à 8000. Moi, c'était un kilo par jour. Un kilo par jour pendant 12 jours. Sur l'ascension, mais sur les cyclistes du Tour, je trouve ça impressionnant la vitesse des gars et la force, la puissance qu'ils peuvent dégager même sur des sprints, sur des efforts explosifs.
- Speaker #0
Ils font 3 heures et puis ils terminent à 1 minute à 800 watts ou 700 watts.
- Speaker #1
Plus que ça. Mon record en watts c'est 1400 watts.
- Speaker #0
En 1 minute ?
- Speaker #1
Non, pas pendant 1 minute. Ah oui, sur 1 minute, c'est fort possible. Merci pour ton temps. C'était bien. Si tu veux finir sur quelque chose, un conseil, un truc, un merci, un fête de la muscu, un...
- Speaker #0
Un conseil général.
- Speaker #1
Achetez ce livre.
- Speaker #0
Achetez ce livre si vous en sentez utilité, mais sinon, ne l'achetez pas. Je ne suis pas un vendeur de tapis. Par contre, un conseil général, c'est que plus vous êtes proche de votre corps, plus vous passez de temps à écouter vos émotions, moins vous aurez besoin d'aller chercher des informations ailleurs sur des réseaux sociaux qui ne servent à rien.
- Speaker #1
Avec des gens qui...
- Speaker #0
Ne servent à rien.
- Speaker #1
On finira là-dessus, je vais encore en prendre plein la tronche. Merci, monsieur Vincent.