- Speaker #0
On prend un UTMB, quelqu'un qui va le courir en 30 heures. On le sait, la principale cause d'abandon dans les sports d'endurance tout confondu, c'est les troubles d'hélicoptère.
- Speaker #1
Je fais un peu un rejet de tout ça parce que je suis allé tellement loin.
- Speaker #0
Les 40 ans, on me disait au marathon, on ne peut pas boire parce que c'était la fin.
- Speaker #1
Pour eux, j'étais au sol de la mort, ils voulaient m'hospitaliser. Mais par contre, je suis un vélo, je t'amuse.
- Speaker #0
Je me lance et je vois après. Et je fais tout pour que ça se passe bien. Je me suis dit, si je me plante, si je ne fais pas le temps que je veux faire...
- Speaker #1
Cet épisode est réalisé en collaboration avec Aliber Tricking. Aliber, c'est une agence de voyage spécialiste de l'aventure pour tous. Il suffit parfois d'un déclic pour oser sortir, faire ce premier pas, et vivre quelque chose de plus intense, de plus vrai. Aliber est là pour ça, vous accompagner, vous inspirer, vous ouvrir la voie. Pas pour cocher des destinations, mais pour vivre des expériences qui comptent vraiment. Alors peut-être que l'aventure qui changera tout, elle commence ici.
- Speaker #0
Bonjour, mademoiselle Anoushka. Salut, tu vas bien ?
- Speaker #1
Ouais, salut, tu vas bien ?
- Speaker #0
C'est moi qui te pose des questions là. Salut,
- Speaker #1
tu vas bien ? Comment ça va ?
- Speaker #0
Écoute, ça va super. Je viens d'arriver, là, je sors du train. Je viens de m'extraire du train, prendre un beurre. Et je suis là, t'es mon premier rendez-vous de la semaine.
- Speaker #1
Je pense que le train s'est même garé devant. Ouais, le train s'est garé devant.
- Speaker #0
On était en avance.
- Speaker #1
Bref, tu fais que ça en fait, te déplacer. T'as une vie hyper animée. Mais c'est cool, j'aime bien. Plus animée que moi, je pense. T'aimes bien cette vie ?
- Speaker #0
Ouais, j'aime bien. C'est parfois très prenant. Et tu vois, moi j'ai ce sentiment des fois que j'ai pas le droit de me plaindre de ça, tu vois. C'est un peu les réflexions du moment. Mais de pied dans le plat. Mais c'est une vie qui est cool. Je fais plein de choses concrètement. La vie passe à toute allure parce que je fais des choses et surtout des choses que j'aime.
- Speaker #1
Et quand tu viens à Paris, c'est pourquoi ?
- Speaker #0
Alors là, je voulais voir le film d'une copine. Mais sinon, c'est comme ça pour des podcasts, pour des interviews, pour ma maison d'édition, pour faire tout ce qui se fait à Paris. Parce que moi, dans mes montagnes paumées, il n'y a pas grand-chose qui se fait au niveau pro. Tout est un peu centralisé ici.
- Speaker #1
Un peu de choses. Il y a beaucoup de choses qui se passent maintenant à Annecy.
- Speaker #0
Dans le sport, oui. C'est clair que dans le sport, dans le trail, maintenant c'est un peu plus centralisé, en montagne, etc. Mais pas tout.
- Speaker #1
C'est quoi ta vie aujourd'hui ?
- Speaker #0
Ma vie aujourd'hui ? Énormément de choses. C'est marrant parce que les gens, ils ne savent pas trop tout ce que je fais. Parfois, je suis vue comme l'influenceuse running d'Instagram, alors que moi, je trouve que c'est hyper réducteur parce que je fais tellement de choses et que ce n'est pas du tout ça mon truc principal. Moi, pour me présenter pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis diététicienne du sport. Je me suis tout de suite spécialisée dans la nutrition sportive quand j'ai commencé il y a maintenant, je ne sais plus, 7 ans, quelque chose comme ça. Donc j'accompagne des sportifs. que ce soit des athlètes amateurs, au niveau, dans toute discipline, dans leur nutrition. Ça, je l'ai fait pendant très très longtemps. Je t'ai dit en off que j'ai un petit peu réduit les consultations pour me concentrer justement sur d'autres choses et des choses qui ont un impact plus grand. J'ai eu un peu cette réflexion avec les consultations que t'étais en one-one, t'aidais une personne concrètement, mais tout le temps que tu prends pour une personne, c'est du temps que tu prends pas pour développer d'autres choses. Aujourd'hui, j'ai développé les formations. Je forme des diététiciens pour qu'eux, derrière, puissent aller accompagner, d'un point de vue nutrition sportif, tous les athlètes qu'ils vont avoir. Je forme aussi des sportifs qui ont envie de développer leur connaissance, qui n'ont pas forcément l'envie ou les moyens de se payer un suivi à l'année. J'ai développé aussi une marque de vêtements de trail qui s'appelle Shamogang, qui est une marque de vêtements et une communauté de trailers qui a bientôt deux ans. Donc ça, ça sort un petit peu de la diète, mais ça reste dans le sport. Là, récemment, j'ai co-développé une application nutrition qui t'aide à te faire ton plan nutrition pour l'effort. J'ai mon podcast, j'ai écrit un livre. Voilà un petit peu tout le référentiel de tout ce que je fais. Donc c'est assez varié, c'est jamais la même chose. C'est ça que j'aime aussi. Je n'ai pas un emploi du temps fixe tous les jours pareil. Et puis à côté, je fais de l'ultra trail. Donc ça, l'air de rien. ça prend énormément de temps énormément de place et il faut réussir à le caler dans une vie où tu gères plein de business caler une journée de 30h dans une journée de 24h c'est compliqué je sais pas qui a inventé les journées mais les calculs sont pas bons t'as
- Speaker #1
parlé t'avais écrit un livre mais t'as pas écrit qu'un livre t'as écrit Deux livres ? Il y en a un qui va sortir ?
- Speaker #0
Un qui n'est pas encore sorti exactement.
- Speaker #1
Qui sera sorti quand le podcast va sortir ?
- Speaker #0
Le premier livre que j'ai écrit, qui est le Nutri-Guide du sportif, c'est un livre... Sur l'alimentation du sportif général, pas ciblé sur une discipline en particulier, donc ça parle à tout le monde, et moi j'avais vraiment la volonté de faire un livre qui pour moi n'existait pas sur le marché, c'est-à-dire un livre qui soit à la fois scientifique, comme j'aime, parce que c'est ce que j'aime faire en fait, parler de science, parler concrètement de ce qui se passe dans le corps humain, et essayer de le vulgariser au maximum, et c'était ça l'objectif du livre, et c'était vraiment un défi. Parce que je trouvais que sur le marché, t'avais soit des trucs hyper complexes, où les gens, quand ils lisent ça, ils se sentent cons, Merci. Ou alors des trucs trop simplifiés où tu n'apprends rien. Et du coup, moi, j'ai essayé de faire un livre où ceux qui ont déjà de bonnes bases en nutrition sportive, ils apprennent quand même certaines choses. Et ceux qui sont débutants, ils ne se sentent pas perdus et ils ne se sentent pas bêtes. Et je pense que le défi est réussi parce que là, ça fait presque un an que le livre est sorti. Il y a eu beaucoup de ventes. Tu peux dire combien ? A peu près 40 000 à 10 mois de sortie. Ce qui est bien. Et le deuxième livre, c'est un livre qui est un peu différent. très différent parce que c'est un livre de recettes pour le sportif c'est un livre qui a été énormément demandé surtout par les libraires on a demandé à ma maison d'édition qui est Marabout quand est-ce que votre auteur elle sort un livre de recettes et pareil j'avais un peu cette volonté de pas faire quelque chose qui existait déjà c'est à dire des livres de recettes tu vas à la FNAC t'en as des milliers personne fait les recettes moi je voulais un truc qui soit Au revoir. concret, applicable et qui puisse parler à tout le monde. C'est-à-dire que toutes les recettes sont hyper pratiques. Moi, je suis quelqu'un qui ne kiffe pas cuisiner des heures. Je suis diététicienne, mais ça me saoule de passer trois heures en cuisine. Concrètement, je veux des trucs qui soient faciles à cuisiner. Souvent, je passe un quart d'heure en cuisine. Toutes les recettes sont faciles, accessibles pour tout le monde. Elles sont déclinables. Si tu es végétarien, vegan, si tu veux perdre du poids, prendre de la masse. J'ai calculé toutes les valeurs nutritionnelles. Prendre du poids ? Prendre de la masse. perdre du poids, prendre de la masse prendre du poids aussi et du coup j'ai décliné toutes les recettes en
- Speaker #1
5 versions en fonction de ton contexte pour que ça parle à tout le monde et ton truc c'est désacraliser aussi des principes un peu absolus qui sont là depuis 2 ans, 5 ans,
- Speaker #0
10 ans ou des fois une actualité un espèce de buzz local c'est vrai que la nutrition sportive moi je rappelle souvent que c'est une science qui est assez jeune même si on a pas mal de recul, mais il y a encore maintenant, à l'écarantant, on disait aux marathoniens de ne pas boire parce que c'était être faible. Il n'y a pas si longtemps que ça. Et quand tu vois toute la progression qu'il y a eu, et on est encore en train de progresser. Et d'ailleurs, je fais souvent ce parallèle avec la science de l'entraînement, où je pense que, tu me diras ce que tu en penses, mais je pense que dans l'entraînement, on a à peu près tout compris. Globalement, on ne va pas révolutionner l'entraînement, on sait comment s'entraîner, alors que dans la nutrition, on apprend encore des choses. Et c'est pour ça aussi je pense qu'on commence à... plus en plus s'y intéresser dans le domaine sportif. Même quand j'ai commencé il y a 7 ans, les athlètes, même à haut niveau, n'étaient pas forcément accompagnés d'un point de vue nutrition. Et ça, je m'en suis rendu compte. J'ai commencé à accompagner des basketteurs au début, des handballeurs à haut niveau. Et parfois, c'était la première fois qu'ils faisaient appel à une diète. C'était la première fois que la FED faisait une facture à une diète. Et tu te dis, il n'y a pas si longtemps que ça. Mais de plus en plus, on s'y intéresse parce qu'on se rend compte que puisqu'on a optimisé ce curseur qui est l'entraînement, il faut optimiser les autres curseurs et donc la nutrition. Et puisqu'on ne connaît pas encore tout en nutrition, ça génère beaucoup de débats. Je pense que c'est ça. Je pense aussi que le fait que tout le monde mange, tout le monde pense avoir son mot à dire sur la nutrition, je l'ai analysé comme ça. Et puis, il y a beaucoup de mythes que j'essaie de déconstruire ou de relativiser, d'expliquer aussi que le contexte dans un contexte à l'effort sportif, il n'est pas le même. qu'au repos. Il y a des choses qui sont actées dans un contexte sédentaire, dans la physiologie au repos, qui ne sont pas applicables à l'effort. Et ça, les gens ont du mal à le dissocier. Et c'est la raison pour laquelle souvent ça génère pas mal de débats.
- Speaker #1
Sur l'entraînement, je ne suis pas tout à fait d'accord parce que en fait, il y a eu... Moi, je parle du vélo et du trail. Je ne suis pas spécialiste, mais je pense que ça s'en rapproche, même s'il y a... Il y a d'autres subtilités, notamment en descente, etc., qui n'ont rien à voir. Mais il y a des modes. Il y a eu la mode, c'était l'Anthom Strong. Il fallait cadence de pédalage, etc., tout se basait sur ça. Il fallait faire des sorties, des training camps, etc. Et maintenant, c'est la Z2. Maintenant, c'est Jean-Michel Z2 parce qu'il y a Pogacar.
- Speaker #0
Ça fait quelques années maintenant.
- Speaker #1
Ça fait 5-6 ans. Pogacar est arrivé. Il a dit la Z2, c'est la clé. Du coup, tout le monde fait de la Z2. Et les autres zones n'existent pas, alors que la plupart des gens ne connaissent même pas leur Z2, leur Z3, Z4, Z5. Moi, quand j'étais athlète, je ne sais pas, tu faisais de l'aviron, je ne sais pas. Moi, c'était des degrés d'intensité. Soit c'était des I, soit c'était des V. C'était V3, V4, V5. Les SV2, tu vois, SV1, SV2, il y avait ça pour les triathlètes. Mais les seuils ventilateurs, seuils ventilatoires. Mais maintenant, c'est Z2, quoi. C'est Z2 sans savoir vraiment quel est ton Z2. Alors les gars, ils roulent évidemment trop vite parce que dix gars ou dix filles qui vont rouler.
- Speaker #0
Tu te mets toujours à... Il n'y a personne qui est forcé. C'est jamais ton allure.
- Speaker #1
Il y en a qui est à Z1 ou Z2 ou à Z3 ou à Z8. Mais voilà. et sur la bouffe. Il y a un aspect dont tu n'as pas parlé encore, mais je crois qu'il y a un truc, et ça, c'est aussi français, c'est l'émotionnel de la bouffe. Je regardais les gens en train de manger aujourd'hui et les gens, ils prennent un certain plaisir. Alors, si tu commences à mettre un peu des principes sur ces trucs-là, il y a des gens, ça les choque et je pense qu'ils ont un peu de colère.
- Speaker #0
Tu veux dire mettre un cadre sur quelque chose ? Oui,
- Speaker #1
pour eux, en gros, je prends l'exemple le plus proche de moi, ma maman. tu me fais pas chier avec la bouffe, elle va te dire ça, laisse-moi boire mon verre de vin.
- Speaker #0
En fait, c'est un peu dans l'autre sens. Moi, souvent, j'ai des altercations. Je ne fight pas sur les réseaux, pas du tout. Il y en a qui ont des certitudes. C'est plus dans l'autre sens, en mode, les gens ont une idée de l'alimentation du sportif qui est, ça doit être le plus rigoureux possible, t'as pas le droit aux écarts.
- Speaker #1
Donc pas le droit au plaisir.
- Speaker #0
Voilà, et si tu es dans une démarche saine, dans le corps, tu dois être dans l'assiette et donc tu dois pas faire d'écart et moi j'amène vachement de nuances là-dessus en expliquant que justement si tu fais une activité qui plus est où tu as une dépense énergétique qui est très importante, en fait il y a la place pour ces aliments et ce plaisir-là et même si ça doit être obligatoire et ça souvent les gens n'arrivent pas à capter pourquoi j'explique que c'est ok de manger parfois de la malbouffe des aliments qui sont plus gras plus riches, plus transformés parce que Et c'est bien, je fais un rebond sur ce que je disais au début, sur le contexte qui n'est pas le même. Quand tu parles d'un contexte sédentaire et d'un contexte sportif, c'est exactement la même chose. Quand tu dépenses énormément d'énergie, à un moment donné, il faut réussir à le couvrir. Et une des choses que je dis souvent, et qui est également mal reçue, c'est avant de chercher à manger bien, cherche à manger assez. Parce qu'on se rend compte dans le sport, et là je ne parle même pas forcément du sport de haut niveau, mais en l'occurrence, plus dans les sports d'endurance, où on a des dépenses qui sont énormes, même chez les amateurs. On le voit, moi la première, je suis sportive amatrice, je m'entraîne 15-20 heures par semaine. Ce n'est pas anormal maintenant de voir des sportifs amateurs s'entraîner autant. Et bien quand tu t'entraînes autant, tu as des dépenses qui sont très importantes. Et c'est souvent très difficile de couvrir les besoins énergétiques. Et c'est la raison pour laquelle on parle de plus en plus du Red S syndrome, du syndrome de déficit énergétique dans le sport, que ça commence à être mis de plus en plus sur la table et c'est très bien. On se rend compte que ça concerne énormément de sportifs, presque un sportif sur deux, tu vois, ce déficit énergétique.
- Speaker #1
Tu peux expliquer rapidement ?
- Speaker #0
Le REDES, en gros, syndrome de déficit énergétique relatif dans le sport, pendant une très longue période, de façon chronique, tu vas manger moins que ce que tu dépenses. Imaginons que tu as une dépense, je vais dire, pour faire rond, 3500 calories par jour. En moyenne, sur la semaine, tu vas en manger 3002-3003. Tu en apportes quand même beaucoup des calories, mais au final, à la fin de l'année, tu as un déficit qui est énorme. d'un point de vue calories. Et le problème de ça, c'est que ton corps, il n'a pas l'énergie pour faire fonctionner de façon correcte tous ses systèmes, que ce soit le système immunitaire, reproductif, osseux, métabolique, cardiovasculaire, etc. Et donc, sur le long terme, tu peux avoir des répercussions. Chez les femmes, on parle souvent de troubles du cycle menstruel, qui sont une des conséquences. Par exemple, l'aménorée, qui est une absence de cycle, mais il n'y a pas que l'aménorée dans les troubles du cycle, et parfois les troubles du cycle sont invisibles. Le Red S a été mis aussi en avant et il a été inventé pour inclure aussi les hommes. Parce qu'avant, on parlait de triade de la femme sportive qui était, tu ne manges pas assez de calories, tu as des troubles du cycle et tu as des troubles du métabolisme osseux, ostéoporose, fracture de fatigue, etc. puisqu'on sait que les hormones ont une action sur les os. Mais on exclut à mort les hommes qui en fait sont aussi touchés par ça. Et chez les hommes, une des répercussions au niveau hormonal, ça peut être que tu n'as plus de libido. plus de fonction érectile le matin, tu vois ? Un truc tout bête, mais t'interroges plein de sportifs de haut niveau, tu leur demandes s'ils ont des érections matinales, il y en a plein qui vont te dire non, mais ça les choque pas, tu vois ? Alors que c'est un des symptômes. Derrière, tu peux être fatigué, les athlètes qui font fractures de fatigue à répétition, pour moi, c'est une conséquence qui est déjà très avancée, t'es déjà vraiment dans le truc.
- Speaker #1
Il y en a énormément.
- Speaker #0
Il y en a énormément, bien sûr.
- Speaker #1
Je dirais pas 100% des trailers.
- Speaker #0
Beaucoup de trailer pro.
- Speaker #1
Et des marathoniens, c'est impressionnant. Moi, j'étais dans un team d'une marque et c'était mon questionnement parce qu'il n'y avait pas ça en vélo. Il y avait un athlète sur deux qui était pété six mois de l'année. Je trouvais ça dommage de payer des gars qui soient blessés tout le temps.
- Speaker #0
Clairement. Et c'est aussi, après, c'est un débat un peu plus philosophique, mais est-ce que tu peux être en bonne santé quand tu es sportif de haut niveau ? À quel point ? Toi, tu réponds non. C'est marrant, moi, je pose souvent cette question à plein de sportifs de haut niveau. Ils ont tous des réponses différentes. Moi, je pense que si tu veux être en bonne santé, et je reviens sur ce que je disais avant, il faut manger assez. Il faut que tu intègres ce genre de... On voit des sportifs de haut niveau, tu vois, dans le triathlon, dans le vélo, s'empiffrer des sneakers, des pizzas, des raclettes, moi ça me choque pas en fait parce que si tu ne fais pas ça, tu ne vas pas courir tes apports et derrière tu vas avoir toutes ces répercussions que je t'ai énoncées et qui seront forcément délétères. Donc évidemment dans le meilleur des mondes après, souvent les gens extrapolent ce que je dis en mode ouais ok, la diète qui dit que tu peux bouffer que des McDo et des bonbons c'est pas du tout ça. Et l'apport énergétique qu'il faut. Donc, essaye de bien répartir tes apports macro, donc protéines, glucides, lipides, pour faire en sorte d'avoir tout ce qu'il faut, d'avoir aussi des fibres, des fruits, des légumes. Mais en fait, pour augmenter les calories, à un moment donné, tu ne peux pas augmenter les calories avec de la salade. Tu vois ce que je veux dire ? Il faut que tu l'augmentes avec des choses qui sont denses, énergétiquement parlant. Et en plus de ça, quand tu as des gros apports, tu n'as pas forcément la faim qui suit. Je ne sais pas si tu as déjà vu sur des grosses journées d'entraînement... Toi, sur le vélo, tu dois avoir des journées où tu dépenses 7-8 000 calories, voire plus. 15 000. 15 000, voilà. Donc, tu vois, je suis à 50 % de la réalité. 24 heures. Exactement. Alors déjà, tu ne peux pas le courir sur une journée. Enfin, sur une journée, c'est impossible. Tu ne peux pas manger 15 000 calories par jour, ou du moins l'absorber au niveau intestinal.
- Speaker #1
Ça ne rend pas. J'ai essayé, ça ne rend pas bien.
- Speaker #0
On dit souvent que c'est trois fois ton métabolisme de base. Grosso modo, je pense que toi, tu as un métabolisme de base d'à peu près 2 000 calories. Ça fait que par jour, tu n'es capable d'assimiler que 6 000 calories. Donc tu vois même pas la moitié de ce que tu vas dépenser sur ces jours-là. Et après, il faut réussir à le manger aussi, c'est 6000 calories. Parce que sur le vélo, c'est parfois compliqué. Donc derrière, ça veut dire que tu es obligé de compenser sur les phases où tu vas être en repos, les phases plus cool. D'où le fait que l'équilibre alimentaire, il se fait aussi sur le long terme.
- Speaker #1
Ce qui est très dur, parce que, pour parler de moi, j'ai des surcompensations qui sont énormes. Il y a plein de gens. J'ai eu cette discussion hier avec une jeune fille qui était là, Léa, qui me parlait de des troubles alimentaires, on en parlera juste après, mais je lui disais, en fait, toute ma carrière, c'était le surnom gros, parce que tout le monde s'appelait gros, mais au bout d'un moment, je me trouvais un peu gros. Du coup, quand on dit gros, quand tu te sens un peu gros, ça devient un peu chaud. Et aujourd'hui, je me sens évidemment gros, parce que je fais 20 kilos de plus que ce que j'étais quand j'étais coureur. Mais j'étais malade physiquement, mentalement. Je suis descendu en 3 en féritinémie. J'étais un malade mental, j'étais anorexique boulimique, parce que je ne me faisais jamais vomir, mais on n'en était pas loin. Et j'ouvrais le frigo 50 fois par jour, tu vois. Et je ne sais pas, le seul endroit où j'étais un peu heureux, c'était sur le vélo. Donc, tu vois, c'était une carrière un peu compliquée. Donc, aujourd'hui, je te parle de l'émotionnel, parce que je pense que c'est important d'avoir cette notion. Il y a beaucoup de gens qui disent, ouais, fais-toi plaisir. Oui, il faut que ça te fasse plaisir. Ce n'est pas bouffer pour bouffer. Mais en course, ce qui est dur, par exemple en trial, c'est de ne pas pouvoir manger des choses qui te font plaisir. Toi, tu fais beaucoup cette promotion, parfois des chips, parfois des trucs. C'est rigolo d'ailleurs pour une diète, parce que c'est nouveau, tu vois, c'est assez novateur. Hormis Alix, il n'y a pas beaucoup de gens qui ont ce discours-là. Et puis tu vois les athlètes, c'est genre, ils partent avec 15 tubes énergétiques, quelques barres en solide, mais ils ne bouffent que du liquide.
- Speaker #0
Ouais, et au final, qui arrive à manger le plus longtemps dans la course ? Tu vois, c'est ça la question.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Pour moi, il y a la théorie, ce qui serait le mieux à faire dans le meilleur des mondes, tu prends un UTMB, quelqu'un qui va le courir en 30 heures, ok, dans le meilleur des mondes, t'apportes ta boisson isotonique, une flasque par heure, un gel toutes les heures, grosso modo, et t'es bien. Au bout de 10-15 heures, ça devient compliqué, t'as besoin de varier, la texture du gel te saoule, le goût de ton gel te saoule.
- Speaker #1
Remonter à acide.
- Speaker #0
Voilà, t'es pas bien, t'as les troubles digestifs qui peuvent arriver, On le sait, la principale cause d'abandon dans les sports d'endurance, tout confondu, c'est les troubles digestifs. Donc moi, je dis toujours, le plus important, ça reste qu'il faut réussir à t'alimenter le plus longtemps possible. Donc tu as ton plan de base, mais il faut que tu aies un peu des secours, des choses sur lesquelles tu peux te raccrocher si jamais tu n'arrives plus à manger ce qui est prévu. Et en plus, tu peux intégrer ces aliments dans ta stratégie nutrition. Moi, c'est vrai, je bouffe des chips sur mes ultras, des bonbons aussi. Et ça me fait du bien. Ça me permet de switcher un peu au niveau des goûts. de pouvoir repartir derrière sur du sucré, sur des gels, etc. Et in fine, de pouvoir être en mesure de m'alimenter jusqu'à la fin de la course, là où d'autres ne vont pas réussir, vont avoir des troubles digestifs ou une hypo, et derrière, vont potentiellement abandonner ou ne seront pas au top de leur performance. Donc moi, je pense qu'il faut intégrer ces aliments-là. Justement, après, les intégrer bien, et pas n'importe quoi non plus, tu vois, être au fait des grandes règles, mais avoir la place pour ça, oui.
- Speaker #1
Ça coûte cher. Moi, j'ai des participants sur les Gravelman qui arrivent. Et à chaque fois, c'est toujours la même question. Mais toi, tu manges quelle marque en tube ? Écoute, Jean-Michel, ça fait 30 ans que je fais du vélo. Je n'arrive plus à manger un tube. Un, je ne peux pas.
- Speaker #0
C'est ouf.
- Speaker #1
Ce n'est pas possible. Si, c'est impossible. Et le mec en a 15 accrochés sur son vélo. Et je lui dis, fais-toi plaisir. Je ne sais pas quel temps tu veux mettre, mais fais-toi plaisir. Franchement, si tu gagnes... Tu vas gagner la même médaille que les autres. Amuse-toi, va voir une boulangère, va voir un truc, rencontre des gens, fais-toi un resto ou juste fais-toi un petit kiff que tu ne peux pas forcément faire la semaine ou que tu n'as pas forcément envie de faire. Mais il y a ce truc et c'est très bien, de la rigueur, du nombre de calories. Ça monte à combien aujourd'hui ? Les athlètes, c'est 120, non ? 100 plus ?
- Speaker #0
Oui. Ça dépend dans quelle discipline, mais dans le vélo, typiquement, on voit des athlètes à 150, 120, 150. Dans l'ultra-trail, pour échanger avec beaucoup d'ultra-trailers, t'en as pas beaucoup qui sont au-dessus de 90, 101. T'as la contrainte aussi avec le trail, tu sais, des impacts en descente où t'as plus de risques de troubles digestifs et du coup, ils préfèrent rester dans ce truc un peu sécuritaire. Souvent, c'est ça. C'est 80, 90. Parfois 70, mais rarement plus.
- Speaker #1
Déjà, il faut les rentrer.
- Speaker #0
Il faut les rentrer. Après, j'ai un questionnement. Comme l'ultra-trail, c'est une discipline qui est encore relativement jeune, je pense qu'on n'est pas au max et perf. J'attends de voir dans les années qui viennent, si tu n'as pas des athlètes qui poussent le curseur des glucides jusqu'à ce qu'on voit dans le cyclisme. J'attends de voir. À l'heure actuelle, ce n'est pas le cas. Il y a ce truc de, comme on sait que le risque de trop digestif est très important, Ils ne veulent pas foirer leurs courses, donc ils restent dans une moyenne un peu sécuritaire où ils savent qu'ils ont l'énergie et il n'y a pas de troubles digestifs. Et il y en a certains qui ont témoigné, qui ont dit que sur certains ultras, ils avaient consommé 100 grammes ou plus par heure et que ça ne leur convenait pas, qu'au bout d'un moment, ils étaient saturés. Donc, on le voit moins quand même dans l'ultra. Alors que sur marathon, même des gars qui courent le marathon au moment de 2h30, t'en as à 120 grammes de glucides par heure. Ah ouais ? Ouais.
- Speaker #1
Mais les Kenyans, ils mangent. On ne les voit jamais manger ni boire, les gars. Je ne sais pas.
- Speaker #0
En plus, il y avait une marathonienne qui me disait qu'elle voyait les Kenyans avant les marathons s'enfiler des lentilles au petit-déj. Moi, ça m'avait étonnée de me dire... Putain, c'est ouf quand même, comme on n'a pas les mêmes notions nutritionnelles, les mêmes habitudes.
- Speaker #1
J'essaie un peu les Marocains. Les Marocains et les Népalais, le pire, c'est les Népalais. Quand tu es au Népal, ils ont des certitudes sur les pâtes chinoises. J'ai juste, il y a marqué 80 grammes. Il y a marqué 80 calories. En fait, ça, c'est 80 calories, ce n'est pas 800 calories. Et ils étaient certains, sûrs, parce qu'on bouffait ça pour aller à 8000. Je me disais, moi, je peux en manger 1, 2, 12, mais ça, je ne vais pas aller à 8000 avec. Déjà, si je vais au point 2. Mais ils étaient sûrs que c'était notre repas du soir.
- Speaker #0
Je me disais,
- Speaker #1
moi, je vais mourir, les amis. Mettez-moi un truc solide ou un vrai truc où je vais redescendre. Et c'est ça qu'ils donnent à des gens. On met 50 000, 60 000 ou 100 000 euros sur la table pour monter à 8000. Et c'est leur team. Moi, j'avais trop peur. Ça me faisait trop peur parce qu'ils étaient sûrs. Les Népalais, c'est leur truc. Ils sortent leur boîte magique et tout le monde est content. Ah, des pâtes chinoises. Moi, j'ai mangé ça quand j'étais petit à la récréation. J'avais 12 piges, tu vois.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Mais je pense que ce n'est pas la meilleure béquille. Et on va rebondir là-dessus. Tu as beaucoup parlé des troubles toi-même. Tu en as eu dans ton ancienne carrière d'athlète ou quand tu étais sportive, tu as eu des troubles alimentaires. Tu as beaucoup ça chez les sportifs.
- Speaker #0
Moi j'en ai eu, je m'en cache pas j'en ai déjà parlé, j'en ai eu pendant mon adolescence ma fin d'adolescence jusqu'à ma jeune vie d'adulte et ça a commencé quand je faisais de l'aviron à l'époque dans mes deux dernières années d'aviron, ça a été hyper compliqué à gérer d'un point de vue sportif surtout qu'à l'aviron, t'as deux saisons t'as une saison où t'es tout seul et une saison où t'es en groupe donc à 4 ou à 8 donc Merci. Quand tu es avec d'autres personnes dans ton team, tu as aussi cette responsabilité-là. J'arrivais à l'entraînement, j'étais éclatée, je me faisais vomir. J'avais cette culpabilité en plus d'enfoncer un peu mon équipe à côté. Et puis quand j'étais tout seule, ce n'était pas plus facile à gérer parce que je perdais mes moyens, parce que je n'avais pas confiance en moi, etc. J'ai souffert de ça et j'en parle aussi assez librement maintenant que ça va beaucoup mieux et que j'estime que je suis 100% sortie de ça. Justement pour témoigner du fait que tu peux t'en sortir à 100%. Quand j'étais dedans, tout le monde me disait que les TCA ne t'en guérit jamais, tu auras toujours ça comme une épée de Damoclès. Des psys, des psys ou des gens qui étaient dedans. En mode, ce sera toujours une épée de Damoclès au-dessus de ta tête. et tout. Et au final, aujourd'hui, comme ça fait quelques années que ça va... j'aime bien apporter un peu ce message d'espoir aux gens qui sont... Parce que quand t'es dedans, t'as un peu des œillères et t'as l'impression que tu t'en sortiras jamais. Moi, j'avais l'impression que la seule façon de m'en sortir, c'était de mourir. Je voyais pas de solution. Et j'ai été très loin, jusqu'à des hospitalisations. J'ai vraiment failli y passer. Et aujourd'hui, voir tout ce que je fais, j'aime bien justement en parler pour montrer aux gens, ok, vous pouvez...
- Speaker #1
C'est quoi qui t'a fait sortir de ça ?
- Speaker #0
Ce qui m'a fait sortir de ça, il y a eu deux, trois électrochocs, mais en fait, je te dis qu'il y a eu des électrochocs, mais en fait, pas vraiment. J'ai arrêté d'attendre qu'il y ait un électrochoc, justement. Quand t'es dedans, t'attends toujours le déclic. Tu te dis, ouais, mais demain, il y a un truc qui va faire que ça va me faire un déclic et je vais me mettre à manger. Et en fait, non, je me suis rendu compte que la guérison allait être douloureuse. Que j'allais devoir provoquer mon déclic et que, en fait, j'allais devoir me battre jour après jour.
- Speaker #1
Toi,
- Speaker #0
c'était l'anorexie. Oui, anorexie et anorexie vomitive. Et du coup, je me suis dit, chaque jour, je vais devoir me forcer. Et ça a été hyper douloureux pendant un an. Mais j'ai eu, pendant une hospitalisation, un psy qui m'a dit, en fait, il n'y a pas plus de deux solutions. La première, c'est que vous allez mourir. Et la deuxième, c'est que vous allez vous bouger et vous allez vous en sortir. Et puis, je réfléchissais, je me disais, c'est vrai qu'autour de moi, Je vois des jeunes qui sont là-dedans, qui souffrent de TCA, qui sont anorexiques, etc. Mais on ne voit pas trop de personnes après 30, 40, 50 ans souffrir de ça. C'est soit qu'elles en ont guéri, soit qu'elles sont mortes, en fait. Non, mais tu rigoles, mais c'est vrai. Les TCA, ça peut te tuer. C'était évident.
- Speaker #1
J'aime bien cette manière de penser. C'est pour ça que je ris. J'aime beaucoup ce truc, Parce que... Moi, je réfléchis comme ça. Je me dis, tu ne peux pas ne pas réussir ou soit il faut mourir. Et toi, tu as eu ce truc-là qui est venu en toi.
- Speaker #0
Je me suis dit ça. Et pour autant, j'avais cette envie de mourir. Mais l'électrochoc de me dire si je veux faire quelque chose de ma life, il va falloir que je me bouge moins. Parce que le temps, il passe et je suis là, je suis à l'hôpital et qu'est-ce que je fais ? Le temps,
- Speaker #1
il passe. Mais attention, aujourd'hui, tu as 27 piges, Vous savez... 18 ans ?
- Speaker #0
Ouais, 18 jusqu'à mes 19-20 ans à peu près.
- Speaker #1
Donc il passait pas beaucoup.
- Speaker #0
Il passait pas beaucoup. Ouais, mais c'est quand même un âge où tu te construis, où tu vois tes potes faire des études. Tu vois, moi je m'étais engagée à l'armée avant ça, et au bout d'un an, j'avais dû arrêter parce que j'étais malade. Du coup, t'es à l'hôpital, tu vois tes potes rentrer en deuxième, troisième année, et toi t'es là, tu te dis, mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie, quoi ? Et tu vois, j'ai eu un peu ce décrochage. à ce niveau-là, ça a été un peu dur pour me construire. Donc oui, jeune, mais ça a été long quand même.
- Speaker #1
J'ai l'impression, et j'ai beaucoup cette expérience-là, avec les gens qui ont eu des troubles, comme ça, tu t'es construit encore plus vite, tu réfléchis plus vite, parce que je pense que
- Speaker #0
C'est ça aussi, la chance ou la malchance d'avoir ça, jeune, comme des gens qui ont été malades aussi. Jeune, c'est que tu arrives à prendre du recul très vite sur l'existence, sur la vie, l'importance de faire, de ne pas faire, des gens. Et je ne sais pas si c'est une chance ou une malchance que tu aies eu ça, mais ça t'a fait évoluer vite. Je te l'ai dit en off juste avant, mais tu vas très très vite quand même.
- Speaker #1
Je pense que si je n'avais pas eu ça, je ne serais pas là aujourd'hui. C'est certain. Je ne suis pas là à dire que c'est trop cool ce que j'ai vécu et que je suis content de l'avoir vécu. Ouais, c'est pas du tout une reco, mais la vie a fait que, et au final ça m'a servi et je suis là où je suis. Si ça n'était pas arrivé, j'aurais sûrement un autre contexte de vie et je serais peut-être pas moins heureuse, tu vois. Mais c'est comme ça. Et par contre, c'est vrai que ça me fait prendre du recul sur énormément de choses. Il y a un truc que je me suis dit quand je suis sortie de l'hôpital et que j'ai fait mon premier resto. Tu vois, pour moi c'est un truc de fou d'aller au resto alors que c'était pareil depuis des années, justement je stressais. Et je me suis dit, la sensation là. de dire que c'est ouf de pouvoir aller au resto, que tout le monde ne peut pas le faire et que c'est une chance de malade. Et bien maintenant, quelques années après, à chaque fois que je vais au resto, j'en ai encore conscience de ça. C'est que des petits trucs comme ça où j'essaie vraiment d'être consciente de tout ce que je fais, de tout ce qui m'entoure et de ne pas banaliser les choses. Parce qu'en fait, on est dans une société où on banalise énormément et surtout dans mon mode de vie où je fais énormément de choses. Toutes ces choses géniales, elles deviennent parfois banales. Tu vas avoir une collab qui est trop chouette, faire un event trop chouette, faire un déplacement où tout le monde rêverait d'être à ta place. Et toi, malheureusement, l'humain est comme ça, ça devient normal. Et j'essaye de...
- Speaker #0
Tu es déjà sur autre chose.
- Speaker #1
Ton cerveau est déjà sur autre chose. Tu veux plus,
- Speaker #0
tu veux mieux.
- Speaker #1
Parfois, je suis deg de ne pas pouvoir faire un truc. Ça me rend malade de ne pas aller sur un événement. Mais parce que j'ai un autre événement qui est trop cool. Et je me dis, mais en fait, meuf, là, tu es en train de... d'être dégoûté de devoir choisir entre deux trucs cools. Donc j'essaye toujours de prendre ce recul et de rester consciente et de rester un peu ancrée. Enfin je trouve que c'est important pour rester heureuse parce que sinon tu peux vite perdre la tête je pense.
- Speaker #0
T'es heureuse aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ouais je pense. Ouais clairement.
- Speaker #0
Tu penses ?
- Speaker #1
Ouais je pense. C'est des questions que je me pose toujours. Tu vois je te le disais au début de l'épisode, je fais énormément de choses et parfois tu peux vite être dans un brouhaha où tu te perds un peu. Moi, parfois, j'ai ce sentiment-là. Dernièrement, j'avais ce sentiment de... Je fais plein de trucs, mais au final, est-ce que je fais des choses pour moi ? Est-ce que je me retrouve là-dedans ? Parfois, j'ai le sentiment que je fais toujours énormément de choses pour les autres. Évidemment, toujours pour moi aussi, parce que j'aime ce que je fais. Mais le temps passe et je me dis « Ah, tu vois, là, je n'ai pas été voir ma famille. Là, ça fait longtemps que je n'ai pas été me faire un petit bivouac en montagne. Je ne vais pas aller au resto. » Tu vois, des petits trucs comme ça. où je me dis que je ne suis pas ancrée. Donc oui, je suis heureuse de tout ce que je fais, mais je trouve que c'est un travail quotidien pour ne pas perdre la tête et pour continuer à l'être.
- Speaker #0
Structurer, je pense, avec ton mindset et ton évolution. Je pense qu'il faut structurer, il faut t'obliger, en gros, pour dire un autre mot, il faut t'obliger à t'accorder des temps de solitude.
- Speaker #1
Oui, ce qui est... Ce qui est très compliqué. Oui,
- Speaker #0
ce qui est très compliqué. Mais qu'est-ce qui est compliqué ? Qu'est-ce qui va rester de tout ça demain ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça le truc. Je te dis ça en tant que vieux con de pas grand-chose, mais de 10 ou 15 ans de plus que toi. Je pense, moi j'ai eu ça à un moment, ce qui m'a permis de me dire, c'est un, les haters, deux, les gens qui m'aimaient, et le regard, tu vois, sur moi-même, sur les autres, et à me dire, Merci. Qu'est-ce que je fais en fait ? Que je fasse bien ou mal, en fait, l'un ou l'autre, ils réagissent de la même manière. Mais regarde-toi. Et en fait, je suis tombé sur ce qui me rend heureux, c'est d'être apaisé, d'avoir pas mal de solitude aussi et d'avoir des gens super autour de moi comme tu peux en avoir toi parce que j'ai vu que tu t'entourais super bien et avoir de la douceur, tu vois. Parce que toi, je vois que t'es dur. envers toi-même, envers les autres aussi mais je te vois plus envers moi-même quand t'es en course, non, les gens qui réussissent sont durs avec les autres, j'ai souvent cette discussion avec un ami qui est le fondateur d'une marque célèbre qui s'appelle Compressport et Sylvain a toujours ces mots parce que je lui dis, il faut parfois être dur, et lui il dit mais c'est indispensable pour réussir des trucs il dit accepte-le, tu es dur tu es différent, tu es une diva « Parfois tu es une putain de diva Stéphane ! » « Ok, ok, il n'y a pas de problème. » Et mon comptable m'a dit ça il y a deux jours, le même mot. Il dit « Non mais, les gens qui font des trucs comme vous, qui sont entrepreneurs, qui croient qu'ils ont un peu la parole divine... » Ce sont des divas, Steven. Parce qu'il a plein d'entrepreneurs qui réussissent des grosses startups. Et c'est la même chose. Quand tu acceptes ça, parce que tu as fait tout ça, aussi certainement parce que tu avais peut-être besoin d'amour, de reconnaissance, de tes leviers. Il faut trouver tes leviers. Est-ce que tu les as, ces leviers, je pense ?
- Speaker #1
Je les trouve petit à petit sur mon chemin. Après, c'est vrai que ça me parle, ce que tu dis, le fait d'être dur avec soi-même. et souvent je me rends compte que Quand tout fonctionne bien, je suis très heureuse, mais dès qu'il y a un truc qui ne fonctionne pas comme je veux, je remets ma vie en question pour des choses qui sont futiles. Des choses qui n'ont pas d'importance, mais moi, ça me fait du mal. Si tout ne va pas droit comme je l'espère et comme je le veux, ça peut vite dérailler.
- Speaker #0
C'est quoi ? C'est une coquille dans ton livre ? Ou c'est que tu n'as pas pu skier le mardi ?
- Speaker #1
Non, c'est plus... Je vais DNF une course. Et puis, en fait, ma confiance en moi, elle va vraiment diminuer. Je vais me foirer sur une conférence. Et souvent,
- Speaker #0
tu DNF en plus des courses qui ne sont pas les plus importantes pour toi. Clairement.
- Speaker #1
Et en fait, je me suis rendu compte que ce n'était pas tant le regard des autres sur moi, que c'était plus moi, le regard que j'avais sur moi, à vouloir toujours être dans la perfection, dans le plus, etc. Mais voilà, c'est un peu mon travail en ce moment, de chercher à... à trouver un équilibre là-dedans. Je sais que j'ai un peu ce côté feu, tempête, où je veux toujours faire énormément de choses. Et du coup, j'ai besoin un peu de ces refuges de solitude ou parfois même de mélancolie. Tu es bélier ? Non, je ne suis pas bélier. Je suis cancer.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Mélancolie.
- Speaker #1
J'ai besoin de cette part de moi qui est un peu pas triste, mais... Moi, je suis un peu un bouton on-off. Soit je suis à 200 km heure, soit j'ai besoin de mettre un gros coup de stop. J'aime pas l'équilibre. J'aime pas l'entre-deux. Et tu vois, l'équilibre, qui est comme l'équilibre alimentaire, ça peut être juste de manger toujours pareil, ou alors ça peut être de bouffer de la merde, et puis après de te restreindre beaucoup, et au final, t'arrives à l'équilibre. C'est un peu ça, mentalement, moi.
- Speaker #0
C'est horrible. Je pense que pour toi, mais je me reconnais beaucoup dans ce que tu dis, j'ai pensé à ça hier, en voyant, je ne sais plus, Claude je crois son marathon je me suis dit, je regardais son allure et je me suis dit mais pour un mindset comme le mien et je vais dire comme le tien ça doit être horrible de tenir une allure fixe pendant genre 3 heures moi je préfère accélérer pendant 10 minutes m'amuser à un truc, m'arrêter à un veto me remettre un sprint, c'est pour ça que t'aimes le trail puisque ça change tout le temps terrain de jeu et mais comment t'as pu faire un sport comme l'avion quoi
- Speaker #1
Et comment j'ai pu faire un sport comme l'aviron ? J'ai commencé à 11 ans, donc en fait, je n'ai pas trop réfléchi. En fait, je suis allée à une journée découverte avec l'école en sixième. On m'a dit, tiens, toi, tu fais 1m80, c'est bien, tu vas faire de l'aviron. Vraiment, ça s'est passé comme ça. Et au final, je suis tombée vraiment très amoureuse de ce sport. Tu vois, la première année, on fait vice-championne de France. La deuxième année, championne de France.
- Speaker #0
Oui, c'était à quel endroit de France ?
- Speaker #1
C'était à Mâcon. C'est souvent là qu'il y a les champions de France. Et en fait, après, tu rentres dans le jeu. pitié tu te mets à rêver de plus. Moi, à cette période-là, et c'est ça qui m'a rendu aussi très malheureuse, je ne me voyais pas faire autre chose que être championne du monde d'avion. Pour moi, c'était l'objectif ultime. Et quand j'ai commencé à dérailler un peu dans ma vie dès mon adolescence et que ça s'est répercuté dans toutes les sphères de ma vie, y compris sportivement, ça a été hyper dur. Je l'ai encore vécu comme un truc de « Ah, ça ne va pas comme je veux. » j'ai envie de me faire du mal tellement ça me frustre donc en fait à l'aviron j'y suis venue comme ça et puis après j'ai continué mais à la base c'était plus on m'a dit que ce serait bien que je fasse ça t'as envie de te faire du mal ? non là non même si maintenant c'est différent Tu vois, avant, ça va être je me mutilais, je prenais des médicaments, j'ai envie de crever, et puis là, je vais me foutre 60 bandes dans la tronche, mais c'est pas malsain, tu vois. Je sais pas comment dire. C'est une autre forme, mais qui est compensatoire, mais pas malsaine. Il y a beaucoup de gens qui comprennent pas, tu vois. Qui comprennent pas pourquoi on fait l'ultra-trail, pourquoi on sort autant de temps dehors, pourquoi on se fait si mal. Moi, je pense que c'est très compensatoire et que ça permet d'équilibrer le tout, d'équilibrer un peu toutes les sphères de notre vie.
- Speaker #0
Pour toi aussi, c'est un moment de solitude. C'est ton moment à toi.
- Speaker #1
C'est le moment où on ne fait pas chier au taf.
- Speaker #0
Exactement. Et aussi, tu n'en as pas parlé jusqu'à maintenant, mais tu as des paysages, tu vis dans un endroit qui est assez exceptionnel et tu le montres souvent. Des fois, tu te mets dans des galères, je vois que tu jardines dans des buissons et tout. Mais c'est ça que tu cherches, l'aventure.
- Speaker #1
Clairement. Je me suis fait la réflexion l'année dernière. Tous les gens qui me disent « mais pourquoi tu te lèves un dimanche matin à 6h pour aller passer une journée dehors ? » En fait, je me suis dit « mais c'est tellement logique, j'habite là. Pourquoi ne pas être là ? » Tu habites en montagne, va en montagne. On ne demande pas à un mec qui habite en Bretagne et qui a son bateau pourquoi toute la semaine il est sur son voilier. Parce que je pense que tu t'adaptes à ton environnement. Et du coup, pour moi, ça m'a semblé hyper logique d'être juste dehors pendant longtemps. Et c'était naturel. Et bien plus qu'être toute la journée devant un ordi.
- Speaker #0
Et puis, je pense que ça te fait du bien, tout simplement.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu prépares un truc un peu dur cette année. et un peu long jusqu'à maintenant je ne pouvais pas trop t'aider mais là je me suis reconnu dans ton projet parce qu'on me l'avait proposé il y a quelques années mais tu as traversé les Alpes un massif qui te fait rêver c'est un projet que tu as dans la tête depuis longtemps ?
- Speaker #1
Oui depuis deux ans à peu près deux ans, deux ans et demi Moi j'habite dans les Alpes, alors c'est les Alpes françaises, il y a deux façons de les traverser les Alpes, là c'est le chemin, tonnons les bains jusqu'à Nice, 630 km,
- Speaker #0
le petit chemin. C'est la Jeep Road, c'est une Jeep Road. Ça va jusqu'à Nice.
- Speaker #1
Non, c'est sur les traces du GR5. Donc, c'est un vrai GR. Donc, d'Autonomes-les-Bains à Nice. Et c'est né dans ma tête il y a à peu près deux ans. En fait, à la période où j'ai fait un Red S, je parlais du Red S syndrome au début de l'épisode. Moi, j'ai fait un Red S il y a deux ans. Et du coup, j'ai eu un peu cette remise en question, en mode, pourquoi en fait je prends des dossards ? Je ne sais pas si ça me rend heureuse. Pourquoi aller faire des courses toujours pour faire comme les autres, etc. ? Du coup, j'ai réfléchi à l'idée de faire quelque chose un peu plus personnel, un peu plus en off, un peu plus long, où tu prends un peu plus le temps. Ça m'est venu un peu comme ça. Qui te faisait rêver aussi ? Oui, qui me faisait rêver. Ça fait deux ans que c'est né. Je m'étais questionné, est-ce que je partais l'année dernière ? Au final, je suis retourné faire une course qui me faisait rêver et qui avait été annulée l'année d'avant. Je ne pouvais pas faire les deux. Du coup, je me suis dit que cette année, c'est la bonne.
- Speaker #0
Et c'est 600 ?
- Speaker #1
630, oui.
- Speaker #0
630 et combien ?
- Speaker #1
35
- Speaker #0
000. 35 000, ça va, c'est rouge.
- Speaker #1
Ça fait des étapes, en gros, pour se rendre compte, entre 80, 90 et... Un jour. 4-5 000, quoi, ouais.
- Speaker #0
Par jour, assistés ?
- Speaker #1
Assistés, donc avec des pacers, et avec une assistance en vanne, et dormir en vanne, quoi.
- Speaker #0
Qui vont te retrouver à chaque soirée ?
- Speaker #1
à chaque soirée et sur des points aussi où ils peuvent me retrouver pour ravitaillement où il y a un peu de béton pour garer le van ce qui n'est pas toujours le cas parfois il va y avoir des portions où je ne vois pas grand monde pendant un moment donc ouais assister tu
- Speaker #0
pars quand ?
- Speaker #1
je pars mi-fin juillet
- Speaker #0
autour du 20 juillet ça dépendra de la météo en fait 2-3 semaines avant je verrai tu mets pas une date fixe je sais que je me mets entre le 15 et le 30 pour le départ et après j'avise en fonction de la météo début juillet quoi je pense que c'est une très bonne idée de se garder ce truc là d'expérience
- Speaker #1
et de ce genre de conneries surtout si tu tombes sur une journée sur une semaine où t'as des orages enfin c'est mort surtout pour faire un truc si long et puis qui Merci.
- Speaker #0
Prend du temps de prépa. Et voilà. Mais je trouve ça bien et beau. Je pense que ça va inspirer d'autres gens à se lancer vers des trucs où il n'y a pas forcément de dossard. C'est drôle. J'en ai fait des conneries. Il y a plein de gens qui m'ont dit « Putain, c'est incroyable que tu aies fait l'UTMB. » J'ai fait des courses de 450. Et pour eux, c'était rien.
- Speaker #1
Parce que l'UTMB, c'est connu et que c'est le truc de référence.
- Speaker #0
C'est fou. Et toi, tu as ce truc de 600 bornes qui te parle beaucoup à toi, mais il y a des gens, je pense, ils n'arrivent pas à comprendre que c'est, pour moi, entre 5 et 7 fois plus dur qu'un UTMB. Le truc, c'est la différence de timing.
- Speaker #1
Et d'allure. Tu ne vas pas être sur des allures. C'est une autre forme d'effort. Faire 80-90 bornes dans une journée, c'est faisable. Pour moi, évidemment. Chacun son niveau. tu vois faire caler ça dans 24h ça le fait mais la répétition en fait avec le manque de sommeil parce que tu vois ça va être à peu près 4h de sommeil par cycle de 24h donc c'est la répétition de ça qui est plus difficile parce que tu vois je pars sur à peu près 80-85 bornes en 16-18h de run par jour c'est pas une allure ça fait du 6kmh à peu près
- Speaker #0
Donc ton allure UTMB ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Je n'ai jamais fait l'UTMB.
- Speaker #0
Non, mais tes allures sont en cas, non ?
- Speaker #1
Un peu plus lent quand même. Un peu plus lent. Et sûrement un peu plus lent au fur et à mesure des jours aussi. C'est fortement probable.
- Speaker #0
Peut-être du jardinage, pas beaucoup, j'espère.
- Speaker #1
J'espère pas, parce que c'est un GR. Donc normalement, tu es sur une trace officielle. Le but, c'est de passer sur la trace officielle.
- Speaker #0
Juillet, peut-être un peu de neige.
- Speaker #1
normalement non parce que justement le but de partir à partir de mi-juillet c'était d'éviter que si t'as des neiges début juillet là que au moins ça aille bien quoi parce qu'on l'a vu des fois dans les Alpes où début juillet ça neige et pareil pas trop tard non plus en UTMB comme l'année dernière où ils se prennent la neige col
- Speaker #0
de la Seine fin août je pense que la bonne fenêtre c'était vraiment fin juillet et puis ça te fait un truc un peu à toi pendant une semaine non. Faut que ça le reste, quoi. C'est drôle, parce qu'il y a un photographe qui est venu ce week-end photographier Gravelman. Ah ouais, je sais pas si tu connais Mouchka, qui a un projet. C'est énorme ! Je lui ai demandé tout de suite, j'avais trop envie de l'arjoindre et tout, et je trouve ça marrant. Le monde est petit, mais je trouve ça génial. T'es jeune, en fait, les gens se rendent pas compte à quel point t'es... Enfin, t'as 27 piges, quoi. T'as une boîte ?
- Speaker #1
Cinq.
- Speaker #0
Ok. T'as des gens qui travaillent pour toi ? Ouais. Ils sont des prestataires, donc tu gères des gens ?
- Speaker #1
Et j'ai des associés.
- Speaker #0
T'as des associés ? Et il y a une agence aussi, t'as un agent, etc. Je trouve ça dingue. J'avais cet exemple hier avec Léa, qui est influenceuse, mais pas que, qui est entrepreneur aussi. Je trouve ça dingue, votre génération là. 22, 30 piges là, vous avez tous fait 15 000 projets. Mais là, t'hésites pas, tu vois, c'est ça qui est drôle.
- Speaker #1
Non, j'hésite pas. En fait, ces dernières années, je me suis toujours dit, fais les choses et tu vois. Tu vois, je pense que t'as trop de gens qui attendent d'être prêts pour lancer des projets. T'es jamais prêt. T'es jamais prêt. Jamais, surtout pour des trucs comme ça. En fait, je me suis dit, mais en fait, si je me plante, il se passe quoi, tu vois ? Si je fais pas le temps que je veux faire, ok, bah je le finis. Puis si je le finis pas, il y aura quand même une histoire à raconter, tu vois. Ce sera pas un échec. dans ma vie j'ai toujours fait ça depuis que je vais mieux que ce soit sportivement et professionnellement je me lance et je vois après et je fais tout pour que ça se passe bien et au final en faisant ça tu fais plus de choses et tu progresses aussi plus vite parce que si t'attends toujours d'être prêt tu te donnes pas les moyens d'être prêt tu vas repousser le truc et tu vas jamais faire le truc et Et c'est pour ça que je suis vachement moins dure maintenant avec les gens, tu vois, qui... Alors, je mets des grosses nuances, mais avec les gens qui vont se lancer sur du triathlon en faisant un Ironman, ou sur le trail en faisant un 100K. En fait, s'ils se loupent, c'est pas grave, ils vont apprendre, tu vois. Évidemment, si t'as jamais fait de sport de ta vie et que tu fais un 100 kilomètres, c'est peut-être pas très intelligent. Moi, j'ai fait du sport toute ma vie depuis que je suis jeune, donc j'ai un passif de sportif, tu vois. C'est deux contextes un peu différents, mais... Quelqu'un qui a un passif de sportif, qui se met à courir et qui rêve de faire l'UTMB, go quoi ! Et puis si tu n'y arrives pas... Trompe-toi dans ta prépa,
- Speaker #0
ta prépa va t'obliger à t'entourer un peu, peut-être sur la diététique, peut-être avec un entraîneur, peut-être aller sur des terrains de jeu qui ne sont pas les tiens et du coup prendre des plombs dans la tête, les descentes ça fait mal aux jambes. Et finalement, ce n'est pas les montées les plus difficiles.
- Speaker #1
Mais ouais, ce n'est pas grave de se tromper. Merci. Et professionnellement, je fais ça aussi. Au début, j'ai commencé à donner des formations. Ça faisait un an et demi que j'étais diète. Et au début, je te laisse imaginer quand tu as 21 ans, que tu donnes des cours à des personnes qui ont deux fois ton âge, le stress que c'est, les soucis de légitimité que tu as. Et en fait, je me suis dit, tu apprendras et tu peaufineras en faisant. Et je ne me suis pas trompée parce que tu vois maintenant, six ans, six, sept ans derrière, ma formation c'est une formation de référence en France les gens que j'ai formés ils sont hyper contents et je me suis aussi moi-même formée en le faisant mais sur le coup ça a été hyper dur et c'est pas anodin je me suis fait beaucoup dans le milieu il y en a beaucoup qui m'ont critiqué en mode c'est qui la meuf là elle sort des études elle veut apprendre quoi à qui de profs qui étaient là depuis des années mais en fait j'ai pas eu peur de le faire je me suis dit fais-le quoi Et je trouve que ça, c'est aussi ça que j'essayais d'amener sur les réseaux. C'est ça que j'essaie de montrer aux gens. C'est pas genre regarder tout ce que je fais, c'est plus faites-le aussi. Si moi, je peux le faire alors que j'étais dans un état qui était pitoyable, vous pouvez tous croire en vous et tous faire des choses. Et c'est ça que je trouve beau comme message.
- Speaker #0
Ton futur livre, tu peux en parler ?
- Speaker #1
Oui, je peux en parler.
- Speaker #0
Il sera différent du premier, j'imagine ?
- Speaker #1
Oui, comme je disais au début, ce sera un livre de recettes. Mais on en a parlé de ça.
- Speaker #0
Oui, mais adapté à quel type de personne ? Parce que j'y reviens pour... Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est... T'en as parlé succinctement, mais ce qui m'intéresse profondément, c'est un mec comme moi qui mange pas de viande, qui a la flemme de se faire à bouffer, qui a une copine qui a la flemme de se faire à bouffer, et qui me regarde, coup de foulou, tu veux manger quoi ?
- Speaker #1
Un petit Uber Eats.
- Speaker #0
Des pâtes ou du riz, non, ça c'est moi, j'anticipe souvent à 18h30, parce que sinon, si elle voit qu'il est 19h45, je suis encore sur l'handi, elle fait des pâtes ou du riz, tu vois, mais Pour changer ça, parce qu'il y a énormément de gens qui ont encore ces principes-là, au-delà de ce livre, parce que j'imagine qu'il y a des recettes, mais tu as de l'éducatif dedans ?
- Speaker #1
Oui, il y a un peu d'éducatif au début du livre, mais je pense que le principe éducatif, ça reste le premier livre. En fait, pour moi, les deux se complètent, tu vois. Et d'ailleurs, de tout ce que je fais... Donc, il faut acheter les deux. Oui, il faut acheter les deux. De tout ce que je fais, il n'y a jamais une chose qui va empiéter sur l'autre. tu vois genre mon livre les gens pensent parfois j'ai des diètes qui me demandent mais est-ce que j'achète plutôt ton livre ou est-ce que je fais ta formation ? ça se répète pas, c'est ça que tu veux dire tout se complète donc j'ai d'ailleurs volontairement j'ai fait quelques rappels au début du livre de recettes mais en restant quand même bref parce que j'ai passé un temps monstre à vraiment essayer de vulgariser et de détailler tout dans un premier livre donc le premier livre reste la rêve sur vraiment comment manger par rapport à ton contexte et boire ? Tu parles de quoi ?
- Speaker #0
Non, mais boire tout court parce qu'on est sur un truc de... Tu vois, on a beaucoup parlé de bouffe, mais j'ai souvent ce truc-là. C'est une des questions qu'on me pose. Par exemple, j'ai présenté mon vélo. Mais du coup, par rapport à ton autonomie en eau, comment tu fais ? Tu sais, je suis un mauvais exemple parce que j'ai traversé des déserts. Du coup, je suis devenu un chameau et je suis un mauvais exemple là-dessus. Je pense que je finis parfois en déshydratation. ce qu'il ne faut pas faire. Mais est-ce que tu peux parler un peu de l'importance de boire aussi ? Parce que je ne parle pas de l'alcool.
- Speaker #1
Non, mais on pourrait en parler de l'alcool d'ailleurs. C'est pour ça que je te posais la question, parce que c'est un sujet dont j'aime bien parler. Mais oui, l'hydratation, je pense que forcément c'est plus important. Alors au quotidien, moi plutôt que de donner vraiment des quantités hydriques, genre toi tu pèses tant de kilos, tu fais telle activité, il faut que tu boives tant. En fait, le meilleur conseil que je peux donner et qui marche mieux, c'est de regarder la couleur des urines. à part le matin quand tu te lèves et que tu es déshydraté et après une activité sportive mais le reste du temps chercher à ce que ton urine soit jaune clair, pas forcément transparent ça voudrait dire que tu es surhydraté et c'est pas forcément bien non plus pourquoi ? parce que si tu bois trop d'eau ça te parle l'hyponatrémie ?
- Speaker #0
oui, tout me parle moi parce que j'ai un peu poussé les curseurs à tout dans toutes les conneries possibles ton corps il aime l'équilibre
- Speaker #1
et si tu le déséquilibres dans un sens comme dans l'autre, il va devoir s'adapter. Si tu bois trop d'eau, ton milieu sanguin va être très hydraté.
- Speaker #0
Même au quotidien ?
- Speaker #1
Même au quotidien. Ça va diluer ton milieu sanguin. Donc en gros, tu as deux compartiments, pour essayer de schématiser un peu, tu as deux compartiments hydriques dans ton corps, tu as tes cellules, et hors de tes cellules, principalement ton sang. Si tu bois trop d'eau, tu vas avoir un milieu qui n'est pas assez concentré au niveau sanguin. Dans tes cellules, ça va être très concentré. Ton corps, il veut maintenir cet équilibre, il veut rétablir l'équilibre. En gros, il va prendre de l'eau qui est dans ton sang, il va le foutre dans tes cellules. Et potentiellement, ça va faire un œdème cellulaire. Ça peut causer ce qu'on appelle aussi la rétention d'eau. Souvent, c'est des variations hydriques. Et à l'effort, typiquement, ça se retrouve beaucoup chez les personnes qui ne boivent que de l'eau sur des efforts qui sont très longs et qui n'apportent pas de sodium. C'est le même mécanisme. Tu vas diluer ton milieu sanguin. Et donc, derrière, tu peux faire un œdème intracellulaire. Le problème, en plus de ce syndrome-là, qui s'appelle l'hyponatrémie, donc un déficit de sodium au niveau sanguin, c'est que souvent, les symptômes, c'est les mêmes que la déshydratation. Tu ne vas pas être bien, malaise, tu vas avoir la tête qui tourne, un petit vertige, etc. En réflexe à ça, tu vas boire davantage.
- Speaker #0
Tu peux même avoir les deux, je pense, sur la même course.
- Speaker #1
Les deux ?
- Speaker #0
Tu peux même avoir les deux syndromes sur la même course. C'est-à-dire que tu peux être un peu déshydraté, sentir que tu es un peu en déshydratation, et du coup, t'enfiler...
- Speaker #1
Beaucoup d'eau. et après tu te bascules dans l'autre côté et du coup ça peut être hyper dangereux de continuer à boire que de l'eau dans ce contexte là et c'est la raison pour laquelle il y a aussi quelqu'un qui fait un malaise sur une course, maintenant les médecins ils ont interdiction genre de réhydrater sans poser de questions de qu'est-ce que t'as bu etc parce qu'avant les gars ils arrivaient éclatés ils branchaient une poche d'eau et les mecs en fait ils étaient flingués et l'hyponatrémie ça peut être hyper grave ça peut aller jusqu'au coma, jusqu'à la mort alors dans des cas qui sont très rares mais ça peut arriver, on l'a déjà vu sur des marathons même. Donc l'hydratation, évidemment, il faut bien la réguler au quotidien, à l'effort, savoir quoi boire. Du coup, ce n'est pas que l'eau quand tu fais des efforts qui sont longs.
- Speaker #0
C'est quoi ?
- Speaker #1
C'est une boisson qui va t'apporter, à minima, des électrolytes et surtout du sodium. En fait, les boissons électrolytiques, l'électrolyte qui est le plus important, c'est le sodium. J'ai envie de dire que tous les autres électrolytes, on s'en fout presque un peu. À moins d'être dans des contextes où... Tu vas te déshydrater énormément pendant longtemps, tu vas dans le désert, dans des marathons, des sables, etc. Au final, ta sueur, elle est constituée principalement d'eau et de sodium. Le reste... potassium, magnésium, vitamines, etc. Tu vas en perdre un petit peu dans la sueur, mais en quantité qui sont très peu importantes, qui ne vont pas avoir de répercussions sur l'instant T à l'effort, et que tu vas pouvoir combler après au repos, via l'alimentation, etc. Donc un minimum du sodium, parce que ça va permettre de combler tes pertes, et puis aider aussi à l'absorption de l'eau au niveau intestinal, et puis des glucides aussi. Les gens ne font pas trop la différence entre une boisson d'effort, une boisson isotonique, et une boisson électrolytique. Des fois, en consulte, quand je demande aux gens « Tu prends une boisson d'effort ? » « Oui, je prends des électrolytes sur mes efforts longs, etc. » « Ok, mais tes électrolytes, ils ne t'apportent pas d'énergie, ils ne t'apportent pas de glucides. »
- Speaker #0
Même quand tu bouffes ?
- Speaker #1
Quand tu bouffes, certes, tu vas avoir des glucides, mais en vrai, tu n'arriveras pas forcément à avoir autant que si tu avais ta boisson.
- Speaker #0
Et puis ça s'assimile peut-être mieux.
- Speaker #1
Ça s'assimile mieux d'un point de vue en liquide. Tu vas manger un gel toutes les heures. Ton gel, il fait 25 grammes de glucides, tu vas avoir 25 grammes de glucides par heure. Par contre, si t'apportes 500 millilitres de boisson d'effort en plus à 40 grammes, ça te fait tout de suite 65 grammes de glucides. En fait, les gens, ils n'arrivent pas à bouffer des glucides à l'effort, tout simplement parce qu'en fait, ils ont une mauvaise stratégie. Ils ne boivent que de la flotte, que des électrolytes. Et après, ils s'étonnent de devoir bouffer des gels tous les 20 minutes. Tu peux espacer tes gels si tu as une boisson qui est adaptée.
- Speaker #0
Tu peux avoir besoin d'encore plus d'eau et enchaîner des vitons.
- Speaker #1
Donc, il y a tout cet aspect-là de qu'est-ce que je bois, en quelle quantité. Ça va varier aussi à l'effort en fonction de la météo, en fonction de ton poids et de ta transpiration. Tu vois, entre un mec qui fait 90 kg qui transpire beaucoup et une femme qui fait 50 kg qui ne transpire pas beaucoup, on ne va évidemment pas avoir les mêmes besoins d'un point de vue hydrique. Les recommandations, souvent, elles sont entre 400 ml par heure et 800 ml par heure. Et après, tu es plus ou moins haut dans cette fourchette. Ça passe du simple au double, en fonction de ton poids et de ta transpiration. Un truc qu'on peut tester aussi assez souvent sur les sorties longues, c'est la double pesée. Je ne sais pas si tu le fais toi des fois. Je ne sais pas,
- Speaker #0
je balance depuis 12 ans.
- Speaker #1
Ou si tu l'as fait, putain de temps.
- Speaker #0
Oui, j'ai fait un peu trop ce genre de truc. Je fais un peu un rejet de tout ça parce que je suis allé tellement loin.
- Speaker #1
Mais il ne faut pas que ça devienne une obsession. Ça l'a trop été.
- Speaker #0
Ça l'a trop été. Ça l'a trop été pour moi. Je suis descendu, tu me vois aujourd'hui, je suis descendu à 63 kilos, 62,8. Ok. Alors hospitalisé, voilà, avec des... J'ai des marqueurs sanguins très dangereux. Pour eux, j'étais au seuil de la mort. Ils voulaient m'hospitaliser. Mais par contre, sur un vélo, j'étais un monstre. Quand j'arrive au pied d'une bosse... Alors ça,
- Speaker #1
je rebondis là-dessus. Pour ceux qui écoutent, souvent, ça ne dure pas dans le temps. Les personnes qui sont soit dans un trouble du comportement alimentaire, soit dans un syndrome Redes, souvent, elles ne sortent pas de leur truc parce que dans la performance, ça va. Jusqu'au moment où ton corps n'est plus compensé et où ça pète, Et là, quand ça pète, ça pète sévère. J'en connais qui ont fait un Red S il y a trois ans, ils ne sont toujours pas revenus au niveau parce qu'ils ne s'en sortent pas avec les fratres de fatigue. Moi,
- Speaker #0
je ne sais pas si j'étais Red S ou Bleu S ou ce que tu veux, mais je n'étais pas au top. À l'époque, on ne parlait pas, tu vois. Non, mais c'était clairement ça.
- Speaker #1
Mais ça existait pour autant. Ce n'est pas parce qu'on n'avait pas mis de mots dessus que ça n'existait pas.
- Speaker #0
Mais c'est évident, c'est évident. Sauf qu'on était dans une époque de bourrinage, à dire, tu as grossi un petit peu. Alors que tu sais... C'est là où tu te sentais le plus affûté. Une fois, j'ai fait une monodiète de 14 jours d'orange. Et je suis arrivé, tu as pris un peu de poids, non ? Et c'est à ce moment-là que j'étais au millimètre surtout. Et j'étais malade mental. J'étais en dépression totale. Parce que je pensais qu'à réussir. Et je ne le conseille pas du tout. Et j'ai encore ces déformations. J'ai du mal à avoir une balance.
- Speaker #1
C'est normal. C'est normal, en vrai. Il y a des choses qui restent un peu triggers. Après,
- Speaker #0
le miroir, j'ai une certaine notion de comment me renvoie le miroir.
- Speaker #1
Et puis après, tu te fais aussi la réflexion pour la discipline que je pratique. En fait, c'est bien d'avoir ce physique.
- Speaker #0
Merci pour les efforts d'ultra-endurance. Le pied décolle me rappelle quand même que...
- Speaker #1
Mais pour tenir sur la durée et pouvoir continuer à le faire, sur la durée, ça te sauve peut-être.
- Speaker #0
Ce qui me sauve aussi, c'est le premier mot au départ, c'est l'émotionnel. Des fois, me dire ça, ça me fait plaisir. Même en course, ça, j'ai envie de le manger. Et ça, je le dis beaucoup quand je coache des gens. Au niveau des glucides, j'ai arrêté de me parler de grammes. Tu ne sais même pas faire 90 km de vélo sans t'arrêter. Prends du plaisir. Si tu as envie d'acheter toutes les marques que tu veux, fais ce que tu veux, si tu te rassures. Les marques vont me détester certainement, mais fonce, fais déjà des choses et après, tu vas voir tes besoins. Tu vas sentir que tu as soif, déjà, sur ton corps. Parce que si tu n'as pas connaissance et tu commences à t'enfiler, j'ai vu Mathieu Blanchard qui prend 80, il a dit qu'il ne faut pas prendre plus de 90.
- Speaker #1
C'est ça le vrai problème, en fait. Et c'est ça le truc,
- Speaker #0
tu vois. Alors que là, on parle de Mathieu, d'une Formule 1. Et d'une voiture de Paris-Dakar.
- Speaker #1
Petite Twingo.
- Speaker #0
Voilà. J'ai pas voulu être méchant. Mais c'est ça, le truc. Aujourd'hui, c'est dur parce que t'as des machines de guerre comme ça qui te parlent comme si c'était ton pote à la compote. Et en fait, c'est des gens qui...
- Speaker #1
Qui partagent, qui font aussi.
- Speaker #0
Bien sûr, bien sûr.
- Speaker #1
Les gens s'inspirent. Mais... C'est compliqué. En vrai, les réseaux, c'est hyper compliqué. Moi, je sais que j'ai cette démarche de vouloir inspirer les gens, mais je ne pourrais pas empêcher qu'il y ait certaines personnes qui le perçoivent comme de la compta-raison. C'est un peu le double revers de la médaille des réseaux.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour conclure pour les 2, 5, 10 prochaines années ? Ou 20 ? Ou 50 ?
- Speaker #1
Alors déjà, moi, je vois à plus court terme sur cette année... Cet après-midi déjà ? Non, sur cette année, je dirais un bon lancement de deuxième livre et réussir cette traversée des Alpes. Franchement, si les deux trucs là, il se passe bien, je suis la plus heureuse du monde.
- Speaker #0
La plus heureuse du monde,
- Speaker #1
carrément.
- Speaker #0
Moi, je te souhaite d'être heureuse parce que je pense que des profils comme toi, ça fait du bien. Ça fait du bien aux gens, ça fait du bien au monde du sport. Et arrêter les principes absolus de... Ça serait bien de courir à jeun pendant 8 heures. On n'a pas parlé de ça, mais des sujets comme ça, tu en abordes tous les jours. Donc, suivez ce cabri sur les réseaux sociaux et puis inspirez-vous parce que je trouve que, pour des mecs comme moi, ça fait 30 ans que je fais du sport à un certain niveau et j'ai poussé les curseurs à fond, mais j'ai envie de t'écouter, ce qui est assez rare. Quand on parle de diététique, il y a un signal. Et je t'écoute. Je te lis, je t'écoute. Et des fois, tu casses des principes. Aujourd'hui, tu as parlé de beurre dans le slip ou je ne sais pas quoi.
- Speaker #1
Quand tu sortiras le podcast, ce sera encore la traîne. Mais tu vois des gars qui mettent de la crème dans des sachets, qui checkent ça, qui le foutent dans le slip et qui vont courir. Et quand ils reviennent, ça fait du beurre. Du coup, j'ai fait un réacte là-dessus. Arrêtez de faire ça. Ce n'est pas ouf d'un point de vue... d'apprendre les micro-dios. Sinon,
- Speaker #0
il faut le boire direct. Comme ça, tu as des calories. Et puis, ce n'est pas comme si ça fait un peu...
- Speaker #1
Mange un sneakers glacé. Ce sera mieux.
- Speaker #0
On finira là-dessus. Merci d'avoir pris du temps avec moi. Et puis, on a réussi à caler ce moment ensemble.
- Speaker #1
Merci à toi. C'est cool. Je suis toujours contente de venir parler de ce que j'aime avec des gens que j'aime bien. Génial.
- Speaker #0
Merci. Ça veut dire que tu m'aimes bien. J'ai gagné.
- Speaker #1
Sinon, je ne serais pas là.
- Speaker #0
Merci.