Speaker #0Salut tout le monde, j'espère que vous vous portez bien, que les vacances arrivent à grand pas pour vous. Dans cet épisode, je voulais vous proposer une façon d'aborder la prospection un peu plus légèrement. Comment on peut retrouver du plaisir à aller prospecter ? Si la première pensée qui vous vient... Quand on parle de prospection, c'est « je n'aime pas ça » . Il est fort probable que cet épisode soit fait pour vous. C'est parti ! Je suis Nalouane Asri, agente de Femme Designer Freelance. Ici, je parle à ces femmes designers qui se sentent parfois seules face à leurs décisions, leurs positionnements, leurs visibilités ou leurs prospections. Ce qui est peut-être ton cas. Chaque épisode est une invitation à remettre de la clarté et du cadre dans ton activité. L'objectif est que tu repartes avec une idée plus claire, une décision assumée ou l'élan de faire un pas que tu repousses depuis trop longtemps. Bonne écoute ! J'ai voulu faire cet épisode parce que j'ai échangé en rendez-vous découverte avec plus de 90 femmes. Donc ça fait beaucoup 90. Et je peux dire qu'à chaque fois, je dirais 90% du temps, il y a cette phrase qui revient d'une façon ou d'une autre sur, de toute façon, la prospection. moi j'aime pas ça, si je pouvais ne pas la faire ce serait vraiment très cool, c'est un fardeau que je me coltine. En tout cas voilà, j'ai jamais rencontré une seule femme qui disait j'aime prospecter. Et dans notre cas c'est d'autant plus vrai que nous sommes des femmes designers et ce que ça veut dire c'est que ce qu'on aime avant tout c'est de faire notre job de designer. Là si vous m'entendez, vous êtes soit une product designer, une UXUI une brand designer, enfin voilà vous gravitez autour du design de près ou de loin et ce que vous aimez avant tout, c'est faire votre métier, c'est pas d'aller prospecter, voilà, vous n'êtes pas freelance commercial. Donc, je voulais déjà commencer en vous disant que c'est tout à fait normal de ne pas aimer la prospection. Et si vous n'aimez pas ça aujourd'hui, c'est compréhensible, je vous comprends, je le sais. Alors, aujourd'hui, je ne suis plus freelance en prestation de service en tant que designer, mais je l'ai été par le passé, j'ai été dix ans dans ce milieu-là à prospecter, dix ans freelance, et donc je sais très bien, je vois très bien à quel point c'est difficile, je le sais. Donc pas de soucis pour ça, l'idée c'est pas de vous pointer du doigt en disant que ce que vous faites c'est pas bien ou que c'est pas normal, au contraire. Alors pour moi déjà, quand on dit qu'on n'aime pas prospecter, c'est aussi parce que ça vient nous confronter. La prospection vient nous confronter à beaucoup de peurs qu'on peut avoir, et je dirais particulièrement en tant que femme. Et là je vais vous lister quelques peurs et je pense que vous allez probablement tout à fait vous reconnaître. Ça va être quand je prospecte, j'ai peur de déranger l'autre personne parce qu'elle... elle ne m'attend pas, elle n'a pas demandé à être sollicité, donc j'ai peur de la déranger. J'ai peur de mal faire. Et du coup, forcément de se faire rejeter derrière aussi. Et aussi, cette fameuse peur de ne pas être légitime à aller prospecter cette personne. Vous vous dites peut-être, non mais qui suis-je pour aller prospecter ce fondateur ou cette fondatrice de cette entreprise-là qui a la tête de plusieurs dizaines de salariés. même des centaines parfois, enfin, donc c'est vraiment ce truc de je ne me sens pas légitime. Finalement, ce que je propose n'est peut-être pas assez grand pour que je puisse me permettre d'aller prospecter. Alors, je ne dis pas que les hommes n'ont pas cette pensée-là, mais on le sait vraiment, la confiance, la confiance en nous pour les femmes, c'est quand même beaucoup plus compliqué à avoir. On est quand même beaucoup plus enclin en manque de confiance en nous et encore une fois, c'est un peu un fardeau que l'on se traîne. Ça reste difficile d'avoir confiance en nous et de ne pas avoir ces peurs-là. quand on prospecte. Alors dans cet épisode du coup je voudrais vous proposer une façon d'aborder la prospection d'une façon un peu plus légère, comme je disais en intro, en se disant qu'on peut ou comment on peut retrouver du plaisir à aller prospecter, parce que le premier point que je voudrais dire ici c'est que ce n'est pas une fatalité de ne pas aimer prospecter, ce n'est pas quelque chose d'obligatoire, la prospection ne doit pas absolument être horrible ça doit pas être pour toujours un boulet qu'on se traîne au pied et on n'a pas le choix c'est comme ça, on peut profondément aimer prospecter. Donc ça, c'est la première chose qui est importante. La majorité des clientes que j'accompagne aujourd'hui, comme je vous le disais, elles démarrent en me disant « je n'aime pas la prospection, je n'aime pas faire ça. Soit je n'ai jamais essayé parce que ça me fait vraiment trop peur, soit j'ai tenté un peu mais j'abandonne très vite parce que justement j'ai pas confiance ou j'ai pas eu de résultat et donc du coup difficile d'aimer quand on n'a pas de résultat. Mais à la fin, ces clientes que j'accompagne, elles me disent souvent à la fin de l'accompagnement. Et ça, franchement, c'est un cadeau pour moi. J'adore. En fait, la prospection, j'aime bien. Ou alors, c'est pas aussi dur que ce que je croyais. Finalement, la prospection, ça me convient. J'arrive à l'intégrer dans mon quotidien et c'est une tâche comme une autre. En tout cas, il y a cette idée de ça ne me coûte pas tellement d'aller prospecter. Il y a quelque chose qui s'est déchargé, déposé. On est beaucoup moins dans quelque chose qui va être extrêmement dur à tenir dans le quotidien. Elles le font. Je dis pas qu'elles aiment toujours ça, mais en tout cas par moments elles y trouvent ce plaisir là et surtout elles ont confiance et elles le font et elles y vont et ça se passe bien alors pourquoi sur cet épisode je parle d'aimer prospecter pourquoi c'est important à mon sens d'aimer ou en tout cas d'essayer d'aimer la prospection. Je fais partie de ces personnes qui pensent que quand on aime quelque chose ou quand on trouve un minimum de plaisir à faire cette chose, eh bien on va tenir plus facilement dans la durée. En fait, ce que je vois beaucoup auprès des femmes que j'accompagne et avant qu'on démarre notre accompagnement, c'est ce truc de j'ai un petit élan d'énergie pour aller prospecter parce qu'il s'est passé quelque chose, j'ai rencontré des personnes, on a parlé prospection, ça m'a donné envie d'y aller. Ou alors, je sais pas, je suis dans un bon mood, je viens d'obtenir une mission, ça me donne envie d'aller prospecter. Enfin, peu importe, en tout cas, il y a un petit peu cet élan d'énergie que vous avez pour aller prospecter. Et donc, à ce moment-là, vous allez probablement le faire. Vous allez envoyer des dizaines de messages, vous allez être à fond sur un temps très court. Sauf que, cette énergie, et je le vois bien avec les clients que j'accompagne, cette énergie, elle retombe comme un soufflé. Et vous n'avez plus envie de continuer cette prospection, vous n'y arrivez plus en tout cas, vous ne parvenez pas à maintenir à flot cette prospection. Et pour moi, ça vient du fait que cet élan d'énergie, il est un peu décorrélé de la notion de plaisir. C'est juste qu'à ce moment-là, vous avez eu cette énergie et vous vous êtes dit go, on y va. Mais si vous aviez vraiment le plaisir dans le process de la prospection, vous ne vous direz pas, il y a forcément une urgence absolue à tout donner sur un seul jour, mais plutôt essayer de trouver du plaisir dans le processus. Pour moi, aimer prospecter, ce n'est pas en lien avec une énergie folle qui vous arrive et qui dure 24 heures. C'est vraiment le fait d'aimer le processus et de se dire comment je peux retrouver du plaisir dans la durée. On n'est pas sur un plaisir basé sur l'adrénaline ou basé sur des émotions comme ça un petit peu en pic. C'est important, comme je dis souvent dans la prospection, que ce soit fait sur la durée. Donc à mon sens, on joue aussi sur le côté comment on peut aimer prospecter sur la durée. Et donc déjà, j'aimerais qu'à ce stade-là de l'épisode, vous preniez vraiment confiance en ce que je dis. que vous ayez vraiment confiance dans le fait que la prospection, ça peut être quelque chose qui peut vous plaire. C'est possible de trouver des façons de faire qui vont vous plaire. Ce n'est pas obligatoire de souffrir dans la prospection. Je vais le répéter fort, mais ce n'est pas obligatoire de souffrir dans votre prospection. Donc autorisez-vous à vous dire que c'est possible. Vous êtes peut-être encore un peu sceptiques quand vous m'entendez et vous m'écoutez là. Donc je vais vous parler un peu des systèmes qui peuvent vous plaire. Parce que l'idée, ce n'est pas juste se dire il faut aimer, d'accord, oui, j'aimerais bien aimer, mais comment le faire ? Je sais bien. Donc, ce n'est pas forcément simple. Et là, je vais vous parler un petit peu de mon expérience. J'ai testé en 10 ans de freelancing beaucoup de choses pour prospecter. Quand j'ai démarré, comme beaucoup de freelances et comme probablement vous aussi, je me forçais énormément à faire plein de choses que je n'aimais pas. Je pense notamment au networking, au fait d'aller à des événements avec beaucoup de monde pour parler de mes services. J'ai même parfois fait du phoning pour vous dire. Franchement, je ne sais même pas comment j'ai pu faire ça. J'étais complètement dissociée tellement c'était horrible pour moi. J'avais quelques résultats. Honnêtement, cette prospection-là, elle payait plutôt. C'était chouette, j'avais des missions. Mais le problème de ça, c'est que ça me coûtait beaucoup à moi en termes d'émotion, d'énergie. C'était franchement, c'était vraiment horrible. J'ai parlé dans le tout premier épisode de podcast des deux portes possibles. pour prospecter, je vous mettrai le lien de cet épisode en description. Et grosso modo, ces deux portes-là, c'est la création de contenu ou la prospection directe. Donc moi, j'y ai évidemment trouvé du plaisir dans la création de contenu. J'ai réussi à majoritairement pivoter toute ma prospection sur la création de contenu. Même si je dis dans cet épisode-là que la prospection, idéalement, ce serait de faire les deux. Mais là, sur cet épisode, je voudrais qu'on aille au-delà de la question opérationnelle. Pour moi, il y a une réflexion un peu plus en... hauteur à avoir, notamment par rapport à la peur de prospecter. Ce que ça peut générer comme peur. Donc je répète, les peurs pour moi c'est essentiellement la peur de déranger quand on prospecte, la peur de déranger la personne, la peur de mal faire ou de ne pas savoir faire, et la peur de ne pas être légitime à aller prospecter. Et je demande souvent en coaching, avec mes clientes, je leur demande « Mais si tu n'avais pas peur, qu'est-ce que tu t'autoriserais à faire pour prospecter ? Qu'est-ce que tu ferais si tu n'avais pas peur ? » Et il y a quelques années, je me suis posé moi-même la question, c'est vraiment une introspection que j'ai faite, et en fait c'était un truc de fou à quel point je me suis rendu compte que tout ce qui me bloquait dans la prospection, c'était surtout d'avoir peur de me prendre des vents en fait, et de me faire rejeter par cette personne que j'allais prospecter. Donc finalement, moi je ne me suis pas posé la question de comment je peux faire pour aimer prospecter, j'ai plutôt conclu que ce qui fait que je n'aime pas prospecter, c'est parce que j'ai peur, et donc... bah si je me posais cette question de si je n'ai plus peur, qu'est-ce qui se passe ? Je vais vous lister un petit peu tout ça. Pour moi, si j'avais plus peur de prospecter, qu'est-ce que ça donnait ? Ça donnait le fait d'oser faire des blagues dans mes messages de prospection, parce que j'aime beaucoup le second degré, l'autodérision. J'oserais du coup écrire beaucoup plus en étant honnête. Un peu en mode, j'avoue avoir un peu peur de vous prospecter, j'ai peur de me prendre avant, mais, et là je déroule un peu mon message, si je n'avais plus peur de prospecter, je multiplierais le nombre de prospects à contacter sans me poser la question de comment ce sera reçu, qu'est-ce qu'ils peuvent bien penser. en fait je me mettrais en mode production avant tout si je n'avais plus peur je préparerais des supports différenciants je mettrais un book par exemple avec que des phrases sans zéro visuel alors que pourtant je suis designer mais je mettrais que des phrases impactantes Ou alors, je ferai une vidéo, une vidéo de présentation. Et je mettrai ça, ce lien-là de la vidéo, dans le book, avec une seule slide. En tout cas, pour moi, quand je me suis posé cette question, ça a été vraiment de me dire, j'ouvre un peu en grand les possibilités. Et c'est quand je me suis posé cette question-là que, eh bien, j'ai pu faire tout ça, parce que tout ce que je vous ai listé là, en réalité, je l'ai vraiment fait, en fait, dans la vraie vie. Et d'ailleurs, j'en parle dans le dernier épisode de podcast, celui où je parle de passer par la petite porte dans la prospection, si vous n'avez pas de résultat. Eh bien, je parle de cette histoire de comment j'ai obtenu une mission chez Frog, qui est une grande agence de design internationale. Moi, j'ai décroché une mission en Italie, à Milan. Et en fait, c'est parce que j'ai arrêté d'avoir peur. C'est à la suite de ça aussi que je me suis permis d'aller prospecter différemment. Ce qui se passe quand on n'a plus peur, c'est qu'on s'autorise à être qui on est. Et je pense que c'est la clé de cet épisode, c'est de s'autoriser à être qui vous êtes, même dans la prospection. Je vais vous faire un petit parallèle. Et ça va peut-être aussi vous parler si vous avez fait une école de créa comme moi, une école d'art appliqué. Moi je me rappelle mes cours de dessin à l'école. En fait j'avais un cours où on n'avait pas le droit à la gomme. On pouvait prendre les crayons qu'on voulait, on avait le droit aux crayons à papier si on voulait, sauf que nous n'avions pas le droit de gommer. On devait accepter que certains de nos traits, et bah ce n'était pas comme il aurait fallu. Ça faisait partie du dessin en tant que tel. On devait accepter que ce trait qui est mal fait, ça fait partie du dessin et c'est comme ça. Et là, je trouve que... Finalement, c'est un peu exactement pareil. Acceptez que personne n'attend de vous une prospection parfaite. Votre prospect n'attend pas de vous que vous soyez parfaite dans la prospection. Ça, c'est votre peur qui parle. Quand vous vous dites je dois être parfaite pour aller prospecter ou ça doit se passer comme ça pour prospecter, c'est votre peur qui vous parle. Et donc c'est normal d'avoir peur comme je disais mais vous n'êtes pas obligé de l'écouter cette peur. Donc si vous n'aimez pas prospecter aujourd'hui, Posez-vous en premier lieu la question de pourquoi. Pourquoi vous n'aimez pas prospecter ? Il est probable que la réponse tourne autour de grosso modo parce que ça me fait peur, ou parce que j'ai l'impression de devoir jouer un rôle. Et dans les deux cas, il n'y a aucune fatalité. C'est à vous d'inventer votre modèle, d'aimer le chemin de la prospection, plutôt que le résultat. Et surtout, et avant tout, de vous poser cette question et si la prospection, c'était comme un processus de création artistique ? On est designer donc. On a la chance de pouvoir se poser cette question, on sait ce que c'est le process créatif. Eh bien, si la prospection c'était un process créatif, qu'est-ce que vous feriez ? Qu'est-ce que cela changerait à vos actions si vous acceptiez que la prospection peut avoir une forme un peu plus libre que ce que vous pensiez au départ ? Je vous laisse avec cette question ouverte. Si je dois résumer le contenu de cet épisode, si vous n'aimez pas prospecter aujourd'hui, c'est probablement parce que vous avez peur. quand on a peur Eh bien, ça nous empêche d'aimer, tout simplement, au sens large, avec un A majuscule. Donc l'idée, c'est de se dire, si vous n'aviez plus peur, qu'est-ce que vous feriez ? Et probablement, en tant que créative, si vous n'aviez plus peur, vous envisageriez la prospection comme un processus créatif. Et là, plein de choses pourraient s'ouvrir à vous. Et je pense que dans nos cas, aimer la prospection, ça passe par le fait de se reconnecter à sa créativité, se reconnecter au fait que la peur ne dicte pas nos actions, et d'aimer le process. Si vous voulez qu'on réfléchisse ensemble, vous et moi, à trouver votre façon à vous unique d'aimer prospecter, en prenant en compte votre personnalité, ce que vous aimez faire, ce que vous vendez, enfin voilà, tout votre contexte, si vous voulez qu'on y réfléchisse ensemble, eh bien, encore une fois, réservez un créneau d'échange via mon calendrier qui est dans le lien de cet épisode. C'est un créneau d'échange de 30 minutes, c'est absolument sans engagement. Sur ces 30 minutes-là, je ne parle pas de mon offre. ça je mets un point d'honneur à ne pas le faire c'est vraiment un point où on parle de vous, de qui vous êtes de ce que vous faites, de vos problématiques si vous n'aimez pas prospecter on en parle, on voit, on creuse en 30 minutes vous verrez c'est assez fou ce qui peut ressortir et l'idée c'est pas forcément de vous vendre un accompagnement après. Il y a plein de femmes à qui je dis que ce n'est pas le bon moment pour qu'on travaille ensemble ou que simplement je les laisse d'abord réfléchir entre elles et elles-mêmes au plan d'action dont on a parlé et... Et puis qu'elles puissent revenir vers moi si elles ont envie. En tout cas, voilà, il n'y a pas de vente directe après. C'est vraiment ce premier échange pour parler de vous. Et c'est comme ça que moi, j'adore travailler aussi. C'est d'abord en parlant de vous, de qui vous êtes, de ce que vous faites. Et puis si on travaille ensemble, c'est chouette. Et si on ne le fait pas, ce n'est absolument pas grave. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée. Et vive la prospection. Vive le kiff de prospecter en tant qu'indépendante. Bon courage à vous dans tout ça. Et on se parle très vite pour un prochain épisode. Ciao !