Speaker #0Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien. Ça y est, nous sommes déjà à la fin du mois de juillet. Et pour beaucoup, le mois d'août, c'est synonyme de vacances assumées ou imposées avec beaucoup d'entreprises qui ferment sur cette période estivale. C'est ce qui m'a inspiré l'épisode du jour. Que faire ? quand on subit une baisse d'activité. Dans cet épisode, je vais vous partager ici un plan d'action en 4 étapes pour faire de cette baisse d'activité, finalement, un moment privilégié. C'est parti ! Je suis Nalouane Asri, agente de Femmes Designers Freelance. Ici, je parle à ces femmes designers qui se sentent parfois seules face à leurs décisions, leurs positionnements, leurs visibilités ou leurs prospections. Ce qui est peut-être ton cas. Chaque épisode est une invitation à remettre de la clarté et du cadre dans ton activité. L'objectif est que tu repartes avec une idée plus claire, une décision assumée ou l'élan de faire un pas que tu repousses depuis trop longtemps. Bonne écoute ! Comme je le disais en intro, vous êtes beaucoup cette année, de manière générale, à subir une baisse d'activité. Je ne vais pas en reparler plus en détail. Mais c'est vrai que l'été, c'est particulièrement vrai parce que beaucoup de salariés partent en entreprise, les projets n'avancent plus. Un peu comme le mois de décembre, c'est pareil en fait. L'activité ralentit fortement pour beaucoup d'entre nous et même pas que les designers, j'entends vraiment la France entière. Donc l'idée, c'est aussi de se servir de ces moments-là pour se poser la question, quand on subit une baisse d'activité, si vous subissez aujourd'hui une baisse d'activité, qu'est-ce que vous pouvez mettre en place ? Quel est le plan d'action ? Donc je vais un peu vous les lister. Il faut savoir que, je le répète toujours, mais tout ce que je vous dis là, c'est basé sur ce que j'ai vécu en tant que freelance. Donc je sais de quoi je parle. Et ces étapes-là, en fait, quand je me suis posée pour faire cet épisode, je me suis vraiment dit, c'était quoi les étapes pour moi quand je subissais une baisse d'activité ? Par quelles étapes je passais ? Et qu'est-ce qui faisait que finalement, je m'en sortais toujours ? Parce qu'aujourd'hui, j'ai la chance, enfin j'ai la chance, j'ai la fierté plutôt de pouvoir dire que ça va faire bientôt 11 ans. que je suis à mon compte. Ça se prend 11 ans en fin d'année 2026. Donc c'est quand même chouette de pouvoir se le dire et de dire qu'on a traversé des baisses d'activité et qu'on a réussi à remonter tout ça. Donc voilà, cet épisode c'est pour vous partager un petit peu tous mes conseils, tous mes tips pour que ce soit une période plus facile pour vous. Alors l'étape numéro 1 quand vous subissez une baisse d'activité, c'est de ne pas vous laisser envahir par la peur. Et j'appelle ça... un peu le fait de cultiver sa confiance et sa posture entrepreneuriale lors de périodes de doute. Pour moi, c'est l'idée de se dire que quand on subit une baisse d'activité, le réflexe général qu'on peut avoir, c'est de voir tout en noir, se dire que c'est foutu, vraiment ce truc un peu de fatalité, en mode voilà, c'est comme ça et rien d'autre et voilà. Ça, c'est la première réaction qu'on a toutes et que moi j'ai aussi, évidemment, je ne dis pas que je ne l'ai pas. Mais je pense que c'est dans... les moments de creux, les moments difficiles justement où il y a une baisse d'activité, que tout se joue en tant qu'entrepreneur. C'est cette capacité à ne rien lâcher. En fait, dans ces moments-là, on a l'impression que la meilleure solution, c'est de tout abandonner. Et je ne dis pas que c'est une mauvaise décision. 30% des entreprises, et probablement un peu plus pour les auto-entreprises, ferment au bout de 3 ans. Donc l'idée, ce n'est pas de dire que c'est n'importe quoi, ça existe. Et vouloir tout arrêter, c'est une possibilité. J'avais fait un épisode de podcast sur l'envie de... tout plaquer. D'ailleurs, c'était un des épisodes les plus écoutés, donc je vous remettrai le lien si vous avez envie de l'écouter et que vous ne l'avez pas fait. Mais c'est vraiment cette envie de tout envoyer valser. Donc allez l'écouter si ça vous parle. Mais ce qu'il faut voir aussi, c'est l'autre côté, c'est qu'il y a 70% des entreprises qui survivent après 3 ans et il y a 60% qui survivent au bout de 5 ans. Pour moi, ces entreprises-là qui restent dans le temps, ça ne veut pas dire qu'elles n'ont eu aucun souci. Ça ne veut pas dire que ces entreprises-là... Elles n'ont jamais subi une baisse d'activité, ça a toujours été incroyable, ça l'est peut-être pour une petite proportion, mais la grande majorité des entreprises traversent des baisses d'activité. Et si elles existent encore aujourd'hui, et je m'inclus dedans, si mon entreprise existe encore aujourd'hui, c'est parce que la dirigeante ou le dirigeant de cette entreprise a su garder son sang-froid et ajuster les choses quand c'était nécessaire. Et pour moi tout ça, c'est en lien avec la posture entrepreneuriale. Et je pense que c'est une compétence qui est très largement sous-cotée. Une compétence qu'on pourrait nommer un peu soft skill, donc à savoir des compétences qui ne sont pas directement en lien avec notre métier, mais qui sont nécessaires pour le développement de notre activité. Eh bien, cette posture entrepreneuriale-là, pour moi, c'est la clé de la réussite. Donc l'étape numéro une, c'est que si vous subissez une... Baisse d'activité en ce moment. Remettez-vous dans cette posture d'être votre propre chef d'entreprise. Ne vous laissez pas envahir par la peur. L'un des outils que j'utilise pas mal, moi, dans ces moments-là où je sens, vous allez le sentir, vous le sentez si c'est votre peur qui vous parle, si vous êtes vraiment littéralement envahis, que vous n'arrivez plus à agir, ou que toutes vos pensées tournent aux boucles sur quelque chose de négatif. Dans ces cas-là, ce que je vous recommande, c'est d'écrire. C'est tout bête, mais écrivez vos peurs. Écrivez les pires. scénario. C'est souvent ce que je fais avec mes clientes aussi. Quand je vois qu'il y en a certaines qui sont vraiment bloquées par plein de peurs, notamment pour aller prospecter et autres, je leur demande d'écrire ou de me nommer verbalement les pires scénarios qui pourraient se passer. Et je les juge pas. Je leur dis pas c'est ridicule ton scénario. Je leur dis vraiment allez-y quoi. Vraiment, décrivez tout comme si c'était vraiment un film. Donc là, écrivez votre pire scénario. Il y a cette baisse d'activité, alors quoi ? C'est quoi le pire scénario ? Qu'est-ce qui pourrait se passer ? Si la baisse d'activité continuait, moi je sais que le pire scénario, si j'ai une baisse d'activité, alors ça va continuer de pire en pire. Et donc un jour, j'arriverai à zéro. Et donc je serai obligée de retrouver un travail salarié qui ne va pas me plaire. Et en fait, c'est fou, mais quand on écrit ça et quand on nomme ça, moi très vite, j'avais des solutions qui venaient. Je ne sais pas si vous, ça le fera aussi. Mais quand j'écrivais, je vais devoir retrouver un travail salarié qui ne me plaira pas. eh bien, en face, finalement, je me disais... oui mais en fait il y a peut-être des choses quand même qui vont me plaire et notamment cette sécurité financière enfin voilà tout de suite il y a l'optimisme qui revenait et en tout cas dans cette idée d'écrire ses peurs c'est que vous verrez que c'est rarement la mort la conclusion c'est à dire qu'il n'y a pas de et alors je vais mourir ou alors c'est que vous avez vraiment poussé très très loin le pire scénario mais on est quand même dans des métiers où on saura rebondir, on est à un certain niveau d'études ou même de compétences. Là, je m'adresse vraiment, et on a la chance de l'être, à des personnes qui ont eu la chance d'être instruites, qui peuvent rebondir en fait, qui ont cette capacité-là de le faire. Donc bon, voilà, l'idée c'est pas forcément de vous dire il n'y a pas de problème, pas du tout. C'est avant tout de ne pas vous laisser envahir par cette peur et de cultiver votre confiance et votre posture entrepreneuriale. Ensuite... L'étape numéro 2, si vous subissez actuellement une baisse d'activité, c'est d'identifier les vraies raisons de cette baisse. Et j'insiste sur les vraies raisons. Le premier truc qui nous vient en tête quand on subit une baisse d'activité, particulièrement en ce moment, ça va être de se dire « l'IA est en train de remplacer mon métier » ou alors « on est devenu trop nombreux sur le marché, il y a trop de concurrence, et c'est pour ça que je n'ai pas de travail » . Pour moi, quand on donne ses raisons, on se place en position de victime. Se dit Il n'y a pas le choix, c'est comme ça, je ne peux rien faire pour lutter. Ce n'est plus de mon ressort. Je le disais dans mon épisode sur l'avenir de notre métier, et je vous remettrai le lien en description, pour moi l'IA, ça nous oblige à nous poser les bonnes questions sur notre positionnement, à nous poser les questions pour qui on crée vraiment de la valeur et quelles offres on va concevoir. Allez écouter cet épisode parce que ce que je dis, c'est que de toute façon cette question, il faut se la poser. Moi c'est toujours quelque chose que je me suis posée et que je recommande de faire. Il y a... c'est juste qu'elle l'oblige à le faire, pour tout le monde. Voilà, comme ça, on n'en parle plus. Mais pour moi, le plus dur, quand on subit une baisse d'activité, c'est de réussir à pointer du doigt le bon problème à résoudre. La majorité des clientes que j'accompagne aujourd'hui, elles ont justement besoin que je les aide à pointer du doigt le problème et à savoir pourquoi elles n'arrivent pas à atteindre leur objectif, pourquoi elles ont une baisse d'activité ou pourquoi elles n'arrivent pas à croître aussi dans leur activité ou à obtenir les missions qu'elles ont envie d'avoir. Et donc là, je vais vous donner des exemples très concrets. Moi, ce que je vois souvent, et qui pour moi est en lien avec une baisse d'activité, c'est que vous ne mettez pas suffisamment en avant vos compétences. Vous les sous-estimez. Je vais vous donner l'exemple d'une de mes clientes qui s'appelle Stéphanie. Quand elle parle de son travail et quand je l'entends parler, elle dit qu'elle fait de l'exé. Que ce qu'elle fait, c'est pas grand-chose parce qu'elle prend le taf à la suite des agences qui, elles, vont élaborer le concept, la direction de création, etc. Et elle, finalement, c'est la petite main. Sauf que quand on creuse et quand elle m'a montré toutes les références, donc elle a quand même accompagné une centaine de clients dans des secteurs particuliers de luxe ou dans des grands comptes, des boîtes que tout le monde connaît, c'est Dior, Lancome, Yves Saint Laurent, enfin tous les grands. Elle se dit oui mais enfin j'ai pas fait grand chose pour elle. Elle pense que ce qu'elle fait c'est pas très intéressant ou ce n'est rien comparé à ces grandes agences qui ont inventé le concept. Ce qui est important ici c'est de pouvoir valoriser le fait qu'une idée n'est rien sans l'exécution. Qu'une idée qui est hyper sympa de la part d'une agence sent la rapidité d'exécution qu'elle a, le fait que ce soit hyper quali parce qu'on est sur un secteur du luxe et que du coup c'est hyper important de l'être, la connaissance du terrain, la connaissance des petits détails, tout ça, ça se valorise. Donc ça c'est une des raisons. C'est que pour moi, si vous subissez une baisse d'activité aujourd'hui, réfléchissez sur le fait que vous ayez probablement pas mis suffisamment en avant vos compétences. Vous les avez sous-estimées. Un autre Autre exemple aussi, c'est un profil qui ne va pas se différencier. Aujourd'hui, c'est sûr que c'est compliqué, je le dis, et je ne le nie pas que le marché est tendu, qu'il y a beaucoup de concurrence. Il est important d'avoir un profil qui se différencie, de travailler sa spécificité. Et là, je vais donner l'exemple d'une de mes clientes qui s'appelle Anne Fleur, que j'avais déjà eu l'occasion de donner en exemple sur des précédents épisodes. On a vraiment travaillé le fait qu'elle ait une patte qui est groovy, le groovy design. Vraiment cette idée un peu de design rétro qui est assez fort et qui tranche avec les styles qu'on voit aujourd'hui qui sont très flats, flashy, tendance, etc. Eh bien, on a travaillé ça, on a sorti ce style-là pour se dire en quoi ça peut aider les marques haut de gamme aussi à se différencier grâce à ce style et à cette ambiance groovy. Maintenant, elle se fait contacter par des prospects qui voient son profil sur LinkedIn et qui voient cet aspect groovy, qui même aiment ce mot. Et donc, ils vont lui dire déjà, je t'ai identifié en fait, je trouve ça sympa ce que tu proposes. En tout cas, elle est vue, elle est mise en lumière. Je ne dis pas que ça fait tout, mais en tout cas, elle ne passe pas inaperçue. Et ça, c'est important aujourd'hui. Donc si vous subissez une baisse d'activité, petite question pour vous, est-ce que votre profil est vraiment différenciant ? Un autre des problèmes que vous pouvez rencontrer si vous subissez une baisse d'activité, c'est que vos offres, peut-être, ne suivent plus les besoins du marché. Donc ça, c'est la chose qui est peut-être, je dirais, la plus difficile à traiter, parce que ça nécessite de faire un pivot, finalement, d'activité, parfois, quand on propose certaines offres. Il y a une de mes clientes que j'ai accompagnée qui s'appelle Hélène et qui travaillait dans le secteur scientifique, enfin qui était designer mais qui proposait aux entreprises scientifiques une communication. On voit bien que là ça ne suit plus les besoins du marché. Aujourd'hui notamment avec l'arrivée de l'IA, ça leur suffit largement et elles n'ont plus besoin de ça. Donc il a fallu qu'elle pivote. Elle a fait le choix de pivoter. En faisant ça, elle avait cette fameuse posture entrepreneuriale dont je parlais et j'en reparlerai après aussi. Mais c'est qu'elle a fait pivoter ses offres, elle a fait pivoter sa cible aussi. Mais en tout cas, elle a changé des choses. Et donc, c'est ça aussi. C'est peut-être de vous dire aujourd'hui ce que vous proposez. Eh bien, ce n'est peut-être pas suffisant ou ce n'est peut-être plus en accord avec les besoins du marché. Donc, comment vous pouvez les faire évoluer ? Et enfin, le dernier point qui va très certainement vous parler, l'une des raisons majeures, si vous subissez une baisse d'activité aujourd'hui, c'est peut-être probablement parce que votre prospection n'est pas suffisamment fournie ou qu'elle a été oubliée pendant longtemps. Et là, j'ai plusieurs exemples de femmes à vous donner, plusieurs clientes à moi qui se sont retrouvées en base d'activité parce qu'elles n'avaient pas prospecté, parce qu'elles étaient en mission longue et qu'elles se trouvaient en sécurité, en position de sécurité. Et c'est sûr que ça donne envie, mais voilà. Du coup, c'est normal qu'à un moment donné, quand le contrat s'arrête, s'il n'y a pas eu quelque chose qui a été mis en place en amont, eh bien, logiquement, ça retombe. Et là, je suis en train d'accompagner aujourd'hui une cliente Elle est à deux ans de la retraite et elle, en fait, elle me disait qu'elle n'a jamais vraiment prospecté. En fait, c'est toujours des agences qui lui donnent du travail. Mais aujourd'hui, elle ne sait pas prospecter. Et là, elle a envie d'aller chercher une autre typologie de client qu'elle n'a jamais fait. Elle a vraiment envie de se faire plaisir sur un secteur qu'elle n'a jamais abordé. C'est pour ça qu'elle a fait appel à moi pour voir comment on pouvait prospecter une nouvelle cible qu'elle n'avait pas aujourd'hui. Mais toujours est-il qu'elle n'a jamais prospecté de sa vie, vraiment. Il ne faut pas s'étonner aussi dans ces moments-là que... ce soit difficile pour vous et que cette activité baisse parce que vous n'avez pas prospecté suffisamment. Alors ça, c'est une grande étape. L'étape numéro 2, je le répète, c'est d'identifier les vraies raisons de votre baisse d'activité. Toutes ces choses-là, en fait, ce qu'elles veulent dire quand je viens de les lister, c'est que vous vous rendez bien compte qu'il y a des choses qui sont possibles pour redresser la barre. Ce n'est pas de se mettre en position de victime. Donc c'est hyper important d'être optimiste aussi et de vous dire que vous avez du travail et vous pouvez le faire. pour que cette activité-là redémarre. Ensuite, l'étape numéro 3 à faire si vous subissez une baisse d'activité aujourd'hui, c'est d'agir vite et de faire des choix. La notion de rapidité, pour moi, ça compte beaucoup. Je parlais dans l'étape 1 de la posture entrepreneuriale pour avoir échangé avec plusieurs entrepreneurs. J'ai quand même accompagné pendant 10 ans énormément de startups, de PME. Je vois bien que celles et ceux qui réussissent, ce sont ceux qui arrivent à s'adapter rapidement. Et quand je dis qu'il faut agir vite, finalement je sais, consciemment, je le sais, que je soulève en réalité beaucoup de problématiques que nous les femmes rencontrons. A savoir, eh bien la peur de mal faire, de bâcler le travail. En fait, le côté perfectionniste, il est très fort chez nous, le syndrome de l'imposteur aussi. Donc, avant d'agir, on veut toujours que ce soit plus. Qu'on soit plus formé, qu'on ait plus confiance, qu'on ait plus de références à montrer. Voilà, toujours plus, toujours plus. Donc en fait, ça fait qu'on a vraiment du mal à agir vite, parce qu'agir vite, ça sous-entend qu'on accepte le fait que rien ne sera parfait. Et ça, c'est très très puissant, je le vois vraiment avec mes clientes, quand il s'agit de se dépêcher, parce qu'on se voit chaque semaine, et le fait de se voir chaque semaine, ça les... les oblige à agir vite, et il y en a certaines, c'est très inconfortable. Celles qui sont très perfectionnistes, c'est très difficile pour elles, je le vois, d'accepter que ce qu'elles vont faire, c'est pas parfait. Sauf que si vous subissez une baisse d'activité aujourd'hui, eh bien, pour moi, c'est important d'être réactive, en fait, et vraiment de mettre sur le bord de la route ce côté perfectionniste pour vous concentrer sur l'essentiel. Je vais vous donner mon exemple. Quand j'ai lancé ma chaîne YouTube, il y a de ça déjà plusieurs années, il faut savoir que moi, j'ai commencé avec... un téléphone. Je ne sais même pas si j'avais un trépied ou si j'avais juste posé ça sur un support d'hélif, bref. Et je n'avais pas fait de montage parce que je n'avais pas le temps de le faire. Ça me saoulait de faire du montage. Je ne sais pas que je ne savais pas, mais je trouvais ça trop chronophage. Donc c'était sans montage, je n'avais pas de micro, donc c'était avec le micro de mon ordinateur. Si vous allez sur ma chaîne YouTube et que vous remontez à l'historique, vous verrez que les premières vidéos, c'est la caméra... Non, d'ailleurs, c'était même la caméra de mon ordinateur. C'était même pas la caméra de mon téléphone. C'était la caméra de mon ordinateur, en mode visio, avec le son de l'ordinateur. Le fond, c'était le fond de mon armoire de ma chambre. Enfin, clairement, j'avais ma porte verte, peint en verte pomme, un peu dégueu. Enfin, rien ne va, en fait. Mais je sais que si je ne l'avais pas fait comme ça, je ne l'aurais pas lancé. Donc, le fait d'agir vite, ça vous oblige à être dans l'action. et c'est parfois ce qui compte et surtout quand vous êtes dans une baisse d'activité. Et je voudrais juste faire une petite aparté sur le fait d'agir vite. C'est qu'en fait parfois quand on est en baisse d'activité, ça ne veut pas forcément dire que vous avez plus de temps à dispo. Vous êtes peut-être dans une situation où vous avez chargé votre agenda de petits projets parce que vous avez tellement peur de manquer, vous sentez justement que c'est compliqué, donc vous acceptez tout à des prix très bas par peur de manquer. ou alors, vu que vous avez... De moins en moins de clients, les clients que vous avez, vous en faites plus. Vous les chouchoutez énormément, vous faites plus que ce qui est attendu, puisque de toute façon, vous avez du temps. Et donc en fait, c'est un peu une sorte de compensation que vous faites, et vous allez remplir votre agenda comme ça. Et ça, c'est une mauvaise stratégie. Donc attention à ça si vous êtes dans cette situation-là. En fait, vous allez peut-être devoir stopper, et ça je sais que c'est bizarre de dire ça, vous allez peut-être devoir stopper ou mettre des limites à certaines missions pour vous dégager ce temps, pour agir vite. Et enfin, l'étape numéro 4 à franchir si vous subissez une baisse d'activité, eh bien c'est de tout couper, d'accepter la situation, se retirer de cette situation pour mieux revenir. Alors je sais que ça paraît complètement opposé à ce que je viens de dire plus haut, à savoir le fait d'agir vite. Mais en fait, parfois, il faut s'obliger à couper. Je fais le parallèle quand on est malade, quand le corps ne suit plus. ça vous est sûrement déjà arrivé, c'est votre corps qui vous dit stop en fait. On ne parle pas de burn-out non plus, mais c'est vraiment ce truc de vous sentir dans votre corps que là, il va falloir vraiment stopper. Et ce n'est pas du tout ce que vous vouliez, mais c'est comme ça. Eh bien là, c'est aussi parfois la meilleure des solutions. En tant que créa, vous avez sûrement appris que les idées, elles ne viennent jamais devant notre ordi. En fait, le repos, ça fait partie intégrante de la stratégie business. Si vous avez toujours les nez dans le guidon, ce n'est pas bon. en tant que solopreneur. C'est super important que vous ayez cette capacité à prendre du recul sur une situation pour, par exemple, notamment, identifier les vraies raisons de cette baisse d'activité. Et ça, c'est seulement possible si votre système nerveux, il est calme. Si vous êtes en situation de stress maximum, vous n'allez pas réussir à prendre du recul sur la situation. Vous allez faire des choix qui ne seront pas les bons. Et en fait, ça va ne faire qu'accentuer cette baisse d'activité. En tout cas, vous n'allez pas redresser la barre. L'étape numéro 4, finalement, c'est presque l'étape numéro 1, parfois. Si vous n'arrivez pas à prendre du recul, de couper pour mieux revenir. Parce que quand je parle dans l'étape numéro 3 d'agir vite, ça ne veut pas dire que ça doit être fait n'importe comment et de faire n'importe quoi. En fait, ça demande au préalable de passer par l'étape 2, qui, je le répète, est d'identifier ce qui pose vraiment problème, d'identifier pourquoi réellement vous avez une baisse d'activité. Et si vous sentez que vous n'arrivez pas à faire l'étape 2, d'identifier ce qui pose problème, ni l'étape 3 d'agir vite, alors passez directement à la 4, sans culpabilité. Voilà, en vous disant en fait c'est de ça dont j'ai besoin pour mieux revenir à l'étape 2 et 3 après. Et c'est ce qui s'est passé pour moi il y a quelques années d'ailleurs à la suite de la naissance de ma première fille. J'ai fait cette étape 4 avant de faire toutes les autres. Je sentais que je n'arrivais plus à tenir le rythme du travail. Alors c'était pas une baisse d'activité que j'avais pour le coup, mais il y avait quand même cette idée de dire que j'étais épuisée et que je n'arrivais plus à organiser mon temps. Parce que forcément quand on rajoute un enfant, ça ne tenait plus. Le système que j'avais mis en place ne tenait plus. et je n'arrivais plus à... agir vite, je n'arrivais plus à savoir où était le problème en fait, sur le pourquoi je subissais ça, qu'est-ce que je pouvais faire, etc. Donc en fait, j'ai tout coupé pendant je crois deux mois, un ou deux mois. Et voilà, je suis repartie avec beaucoup plus de clarté et une capacité à agir beaucoup plus rapidement aussi. Donc c'est aussi important sur certains moments. de passer par cette étape. En conclusion, je vais vous répéter les quatre étapes si vous subissez aujourd'hui une baisse d'activité. L'étape numéro une, c'est de ne pas vous laisser envahir par la peur. Cultivez cette confiance en vous et cette posture entrepreneuriale qui est nécessaire d'avoir quand on a des périodes de doute. L'étape numéro deux, identifiez les vraies raisons de cette baisse d'activité. Non, ce n'est pas l'IA et non, ce n'est pas parce qu'il y a trop de monde sur le marché. Il y a... des vraies raisons à cette base d'activité, il faut aller les chercher. En étape numéro 3, agissez vite et faites des choix. Il faut dépasser votre crainte de mal faire en vous disant je décide de me prioriser sur ces actions-là et je vais les faire et ce n'est pas grave si c'est mal fait. Et enfin l'étape numéro 4, si c'est trop difficile pour vous d'aller sur les autres étapes, eh bien coupez tout. Acceptez la situation, acceptez que ça fait partie aussi du process d'un entrepreneur et coupez tout pour mieux revenir. En parlant de tout couper, je vais justement faire un petit break sur ce podcast et de revenir à la rentrée avec un autre épisode. D'ici là, je voulais quand même ajouter, si vous sentez le besoin de faire le point, que vous subissez une baisse d'activité ou que vous vous sentez bloqué sur l'une des étapes dont on a parlé là, n'hésitez pas à réserver un créneau d'échange avec moi. Je vous mets le lien en description de cet épisode. C'est un créneau toujours pareil de 30 minutes. j'ai déjà échangé avec plus de 90 femmes à l'heure actuelle donc voilà, je saurais vous aider, je saurais vous donner des clés pour remonter redresser la barre en tout cas je ne suis pas off tout le mois d'août donc vous n'hésitez pas, vous regardez les disponibilités et puis je suis sûre qu'il y aura quelques créneaux qui pourront vous convenir. Et sinon je vous souhaite de bonnes vacances et je vous retrouve donc à la rentrée en septembre pour un prochain épisode Merci encore de m'avoir écoutée depuis le début de ce podcast. J'ai très hâte d'entamer une nouvelle saison avec vous. Je vous dis à très vite. Ciao !