- Speaker #0
Bonjour et bienvenue pour un nouvel épisode du podcast. Je suis ravie de vous retrouver et bienvenue également dans ce nouveau format vidéo. Aujourd'hui, j'ai le bonheur, le plaisir d'inviter une entrepreneuse de folie. Elle va vous raconter ses projets. Elle est la fondatrice d'un mouvement féminin qui s'appelle Era Club et elle a un projet absolument exceptionnel, XXL. Et c'est à travers ses mots également qu'on s'est mis en contact. Elle va vous en parler plus pendant l'épisode. Je vous présente donc Marilyn. Marilyn, bienvenue sur le podcast. Merci de t'être déplacée jusque dans le sud-ouest pour venir me voir. Bienvenue à toi.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation. Je suis ravie d'être là également.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Ma première question, elle redémarre au moment de ton enfance. Si la petite Marilyn te voyait aujourd'hui faire tout ce que tu fais, être entrepreneuse, boss babe, là tu me parles de tes projets, depuis qu'on s'est rencontrés, je me dis mais waouh ! Qu'est-ce qu'elle dirait ? Est-ce qu'elle serait surprise ? Ça serait quoi sa réaction ?
- Speaker #1
Là, on va rentrer dans l'émotionnel direct de ma petite fille. Plus sérieusement, je pense qu'elle serait hyper fière. Je pense qu'elle serait très très surprise. Parce que moi, j'ai toujours aimé l'école, donc j'aurais imaginé un parcours beaucoup plus académique que l'entrepreneuriat. Surtout qu'étant enfant, alors moi, j'avais vraiment zéro modèle d'entrepreneuriat autour de moi, quoi. Vraiment pas.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
je pense qu'elle serait en mode « Waouh, ça existe ! »
- Speaker #0
T'avais une envie autre quand t'étais enfant ? Est-ce que tu savais déjà, tu te disais « Ah, j'aurais envie de faire ça » , et au final, pas du tout ?
- Speaker #1
Alors ? Aussi loin que je me souvienne étant enfant Je pense que c'était un peu comme toutes les autres petites filles Je voulais être maîtresse d'école En même temps ça fait du sens parce que j'aime beaucoup la transmission Encore aujourd'hui Donc ouais ça aurait été ça Et sinon un deuxième rêve que je dis pas souvent C'est que je rêve d'être actrice Actrice comédienne je précise Mais ouais j'aurais adoré Enfin je sais pas j'aimais bien Jouer différentes facettes, différents rôles Donc que...
- Speaker #0
La vie est longue, il y aura peut-être une nouvelle reconversion.
- Speaker #1
Ben oui.
- Speaker #0
D'ailleurs, tu as déjà fait des reconversions de ton côté aussi, puisque, et c'est le premier sujet que j'aimerais aborder avec toi, tu es passée de thérapeute à coach. Alors avant tout, quelle thérapeute est-ce que tu étais ? Dans quel domaine ?
- Speaker #1
Alors j'étais thérapeute holistique avec une vision plus énergétique puisque j'étais praticienne en detailing. Je ne sais pas si tu connais.
- Speaker #0
Si ça me dit quelque chose, parce que j'habitais à Bali et... À un moment donné où le Theta Healing était ultra strong, du coup je me souviens, mais est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #1
C'est de la reprogrammation du subconscient, parlons Theta. Donc justement tu vas plonger les personnes dans un état méditatif pour pouvoir accéder à leur système de croyances. Et ce qui est intéressant c'est que tu vas travailler sur différents plans. Donc les croyances que tu peux avoir héritées depuis ton enfance, ça peut remonter jusqu'à des vies antérieures quand on y croit. Et toutes les croyances que tu vas avoir autour de toi, les croyances sociétales, ça a été game changer pour moi parce que j'ai pu comprendre que finalement, on pouvait transformer sa réalité assez rapidement. Là où j'avais toujours entendu que si, par exemple, tu commençais à travailler sur toi, peut-être à 50 ans et plus, ce serait beaucoup plus compliqué parce que justement, ça ferait très longtemps que tu aurais certaines croyances. Le tétailing m'a montré que non, finalement, il n'y a pas de limite de temps. On peut faire ça assez rapidement et on a des résultats assez dingues. Et pour la partie thérapeute, c'est assez drôle, parce que du coup, j'imagine que tu vas me demander la transition de thérapeute à coach. C'était ça la prochaine question. OK, alors il faut savoir que j'étais coach avant d'être thérapeute.
- Speaker #0
Donc ça fait coach, thérapeute, coach.
- Speaker #1
Voilà, je suis revenue à mon métier de cœur. En fait, c'est très intéressant et je suis très contente d'en parler avec toi aujourd'hui, parce que c'est quelque chose que j'ai très peu abordé. J'ai fait un shift sur les réseaux sociaux sans vraiment trop rentrer dans le détail de ce qui s'était passé. Mais pour te donner du concret, si tu veux, j'entreprends maintenant depuis trois ans. Mon dernier job salarié avant l'entreprenariat, j'étais directrice d'une agence de soutien scolaire en Guadeloupe pendant deux ans. Et j'étais attirée par le métier de l'accompagnement. Je sentais qu'à ce moment-là, j'avais envie d'entreprendre parce que je n'étais jamais épanouie dans le salariat. J'ai un gros problème avec la hiérarchie. Donc en fait, même en tant que directrice, j'avais quand même quelqu'un au-dessus puisque ce n'était pas mon agence. Et voilà, toujours un petit peu du mal avec le côté hiérarchique. Et surtout, je me suis rendu compte que même dans ma manière de manager, je faisais déjà du coaching de manière officieuse. Ce n'était pas forcément officiel. Donc, je me suis formée à une certification de coach professionnel, certifiée RNCP, consultante formatrice. Et pour la petite anecdote, ma première cliente en Guadeloupe, c'était une cadre de santé. Et à ce moment-là, moi-même, je faisais un chemin thérapeutique, où j'ai beaucoup plongé à l'intérieur de mes traumas, de mon histoire, de mes lignées. Et je me suis aperçue qu'en fait, le coaching professionnel me limitait, puisque cette cadre de santé avait des problématiques qui reliaient plutôt du perso. Et pas du pro. Donc, je ne l'ai pas mis dans mon mémoire de stage de coaching, qu'on était parti aussi loin. Mais assez rapidement, je me suis dit, ok, le coaching pro va m'enfermer. Et donc, j'ai trouvé une certification de coaching holistique. Je l'ai faite en distanciel, puisque c'était avec une Canadienne à ce moment-là à Montréal. Moi, j'étais en Guadeloupe, donc sur le même fuseau horaire. Et de là, je me suis spécialisée en tant que coach holistique. J'ai commencé à avoir des clients où on abordait plein de thématiques, puisque holistique, tu connais, tête, corps, esprit, donc tu peux aller assez loin dans l'accompagnement. Et finalement, étant donné que j'étais en plein dans ce cheminement de développement personnel et de guérison, j'attirais à ce moment-là des personnes qui avaient des blessures similaires aux miennes. Donc une enfance chaotique, des abus, des problématiques dans les relations, etc. Et ce qui s'est passé, c'est que j'ai adoré... être thérapeute. Donc, je l'ai fait pendant deux ans et demi. J'ai accompagné des centaines de personnes. C'est allé hyper vite. J'ai organisé des cercles de femmes, des retraites, retraite à Bali, retraite en Égypte. C'était vraiment... Ça m'a remplie. C'était génial. Sauf qu'en 2025, année 9, je suis passée par plein d'étapes. Déjà, il faut savoir que je suis rentrée en France après un an et demi à avoir été à l'étranger, en Asie. Donc, retour en France quand t'es nomade, assez compliqué, parce que tu te heurtes, en fait, à beaucoup de coups. croyances, des gens... Enfin voilà, mes amis, par exemple, ne sont jamais partis vraiment de Toulon, là où j'ai grandi. Donc je sens que dans mon environnement autour de moi, c'est pas... Enfin, c'est compliqué, quoi. J'arrive nomade, je génère des milliers d'euros avec mon business en ligne. Enfin, tu vois, personne ne comprend. Et du coup, quand je reviens en France, j'arrive à la fin de mes allocations chômage parce que ça, il faut le dire, moi, j'ai monté une société directe, je suis pas passée par la case auto-entrepreneuse. Donc j'avais toujours eu, en fait, si tu veux, mon filet de sécurité, c'était mon chômage. J'arrive en France, plus de filet de sécurité. Je sens qu'au niveau thérapeutique, je m'épuise. Parce que finalement, à force d'attirer des personnes qui ont les mêmes blessures que moi, je revis mes traumas à chaque fois. Et à un moment donné, j'arrive à une limite et je décide de reprendre le salariat. Où ça se passe super mal. Je deviens commerciale, je suis obligée de mentir dans mon métier. Enfin tu vois, le commercial, c'est pas du porte-à-porte parce que je travaille avec des pros. Mais limite, voilà, tu apprends un argumentaire de vente, il y avait des trucs qui étaient un peu border, donc moi je me sens absolument pas à ma place, mais je reste, je tiens, étonnamment. Et au final, je finis en burn-out, dans le cadre du salariat. Mon copain, à ce moment-là, il est resté en Australie, lui, parce qu'on était en relation à distance. Et vraiment, l'année 2025, elle m'a... Enfin, je sais pas toi, comment tu l'as vécu, parce que pour beaucoup, apparemment, c'était une année neuve assez chaotique. Mais j'ai dû remettre toute ma vie en question parce qu'il n'y avait plus rien qui allait. Dans l'entrepreneuriat, forcément, comme certainement je ne devais pas être dans un bon mood, mes stages ne se remplissaient plus. Vraiment, il y a un truc qui m'a dit « Là, meuf, tu n'es plus à la bonne place. Il va falloir que tu déplaces quelque chose. » Sauf qu'il a fallu que je transcende moi aussi ce que j'avais à transcender, que je me sente mieux. Et c'est qu'en début 2026, quand mon chéri revient, on finit par un... coup de la vie à se retrouver sur Toulouse. Et là, j'ai un signe de l'univers qui me montre qu'il y a un club de femmes qui a fermé, où il y avait 400 femmes. Et du coup, je me dis « Ok, il y a une petite graine qui est plantée, qui germe. » Et sur trois semaines, huit personnes me parlent de ce club. À un moment donné, je vais même voir une amie sur Montpellier, une femme qui vient de déménager de Toulouse, me reparle de ce club. Donc voilà, moi, au bout d'un moment, quand il y a des signes comme ça de l'univers, je me dis bon, OK, c'est bon, les guides, j'ai compris. On va voir ce qu'on peut faire. Et en fait, ça a commencé comme ça. Et donc, j'ai refait des présentations à la base toutes simples. Comme j'en avais un petit peu marre du marketing, de tout ce que je voyais sur les réseaux sociaux, je me suis dit tu sais quoi, là, je vais juste faire des présentations Zoom. J'ai une petite communauté sur Insta. Je vais voir qui répond. Et au début, je voulais faire un club d'entrepreneuses. Au final, je me rends compte que dans ma communauté, j'ai des femmes salariées, entrepreneuses, dirigeantes. Et moi, en fait, ce mouvement, j'avais envie de réunir des femmes ambitieuses, des porteuses de projets, des femmes qui ont une vision similaire à la mienne, parce que je sens qu'on est en train d'aller dans un nouveau monde, dans un nouveau paradigme. Et en fait, j'avais envie d'entraîner ces femmes avec moi. Et au fur et à mesure, en fait, elles m'ont aidée à co-créer l'offre du club ERA, le mouvement ERA. Et effectivement, je prends beaucoup de plaisir aujourd'hui parce que ça fait six mois et j'ai repris mon métier de cœur qui, de base, est le coaching.
- Speaker #0
Ok, c'est fou que ça ne fasse que six mois. Parce que je pensais que c'était installé depuis longtemps. Et en fait, ça ne fait que six mois. C'est vrai, quand tu me parles de 2025, je suis là, mais en fait, c'était juste l'année dernière. Ouais,
- Speaker #1
c'était hier.
- Speaker #0
Et... Donc, le Hera Club, il s'appelle le Hera Club. C'est toi qui l'as renommé, justement, pour ces femmes visionnaires un peu nouvelle ère. C'est quoi ? Est-ce que tu peux nous en parler plus ?
- Speaker #1
Alors oui, il y a le côté nouvelle ère. Hera pour élever, rayonner, accomplir. Mais surtout, je ne l'ai pas précisé, c'est un petit clin d'œil à la déesse Hera. Puisque pour les personnes qui me connaissaient avant, je m'appelais les Perséphones sur Instagram. Donc, j'avais créé tout un univers. et un programme thérapeutique autour des déesses de la mythologie grecque. D'ailleurs, c'est une école que je continue aujourd'hui de développer en partenariat avec une sémiologue. Et du coup, ce qui est trop drôle, c'est que sur toutes les sessions que j'avais faites, on est passé par plein de déesses différentes, et à chaque fois, on n'arrivait pas à aller jusqu'au bout avec la déesse Hera. Et la déesse Hera, c'est l'archétype de la reine, de la femme souveraine. Et en fait, je me suis rendue compte que je n'incarnais pas cet archétype. Et donc, quand je suis revenue là... Quand j'ai lancé ce club, je me suis dit, mais en fait, ça y est, ça y est, je sens cette posture en moi. Donc, il faut que je fasse un petit clin d'œil. Et puis, en fait, ça a été unanime. Quand j'ai posé ERA au côté, le côté Nouvelle Erre, j'ai dit c'est bon, c'est ça.
- Speaker #0
Magnifique, j'adore. Coaching, comment est-ce que tu accompagnes les femmes, toi, dans ta posture de coach aujourd'hui ? Quelles femmes viennent te voir ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, même si on a quelques salariés, c'est quand même 98% d'entrepreneuses. J'ai autant des entrepreneuses baby-preneuses que des entrepreneuses déjà établies. Et aujourd'hui, ma posture, elle est plutôt en mode stratège business. Donc c'est un mot que j'ai employé tout récemment. Je me familiarise encore avec, mais clairement, oui, c'est ça, moi, qui me fait plaisir, c'est d'aider les femmes à créer des vrais systèmes d'acquisition et des business models, qui leur permettent vraiment de rayonner dans... dans ce qu'elle sait faire de mieux finalement, et surtout d'être rentable. Parce que je trouve qu'aujourd'hui, avec toutes les formations en ligne qu'on voit, il y a des choses qui sont bien. Moi, tout ce qui est mindset, manifestation, j'y crois à 200%. En plus, je suis manifesteuse en HD, donc autant te dire que je suis à fond là-dedans. Mais je trouve qu'aujourd'hui, les entrepreneuses manquent énormément de structure. Tu dois connaître ça puisque tu accompagnes en plus des thérapeutes ou entrepreneuses du bien-être. Ça, c'est un vrai sujet pour moi. C'est que souvent, les entrepreneuses du bien-être, ne se considèrent pas comme des chefs d'entreprise. Et encore plus parce qu'elles sont en auto-entreprise. Moi, comme je suis passée directement par la case société, je n'ai pas eu le choix que de prendre un expert comptable, que de poser de l'argent sur la table. Tout ce que j'ai investi, ça n'a jamais été avec mon argent perso, c'était l'argent de la société. Et du coup, j'y suis allée très rapidement. J'ai monté les échelons très, très rapidement. J'ai investi très rapidement. Donc, c'était génial. Et aujourd'hui, je suis super contente parce que mon objectif avec ce mouvement, c'est de pouvoir retransmettre tout ce que j'ai compris et appris, retransmettre aussi mes erreurs, parce que je suis le genre de personne qui partage énormément ses coulisses. Aujourd'hui, oui, j'ai fait plus de 100 000 euros de chiffre d'affaires avec mon business. En revanche, j'ai pas été encore en capacité de me verser un salaire réellement à la hauteur de ce que je voudrais parce que j'ai passé mon temps à réinvestir. Et c'est ça aussi, on t'apprend à lancer un business, on t'apprend à faire de l'argent mais en fonction de où tu viens et de ton rapport à l'argent. Moi, personnellement, j'ai grandi dans la précarité. Donc en fait, avoir autant d'argent d'un coup, je n'ai pas été en capacité de le garder. Tu vois, il y avait une part inconsciente qui était en mode « Mais ce n'est pas possible, là, tu es en train de voler quelqu'un. Tu ne peux pas, en fait. Tu as tes amis qui travaillent, qui font des grosses horaires. Et toi, tu arrives, tu es à Bali, tu te la coules douce et puis tu encaisses comme ça. Non, tu vois. » Donc voilà, j'ai dû passer par ce chemin. Et aujourd'hui, c'est ça aussi que j'ai envie de transmettre. C'est « Ok. » On te vend les 10 000 euros par mois, mais qu'est-ce que tu vas en faire de ces 10 000 euros par mois ? Et combien, toi, tu vas te générer ? Et sortir aussi des méthodes standardisées, revenir à son essence, à qui on est, parce que je suis convaincue que l'entrepreneuriat, peut-être que je vais être un peu fataliste, mais j'ai la croyance que ce n'est pas non plus fait pour tout le monde, et en tout cas, pas l'entrepreneuriat qu'on nous vend aujourd'hui, surtout en tant que femmes. Parce que je trouve qu'on est beaucoup dans la performance, du chiffre, et des fois, on oublie un petit peu... Voilà, d'aller regarder notre structure, notre base émotionnelle et surtout nos envies. Parce qu'il n'y a pas tout le monde qui a envie d'avoir une carrière de boss lady. Enfin, moi, j'ai beaucoup de clientes qui me disent « Mais Marilyn, ta vie, je ne la veux pas, tu vois. Là, se lever à 5h du matin, aller faire un potesse, moi, j'adore, ça me stimule, tu vois. Je n'hésite pas, quoi. Quand tu m'as proposé l'opportunité, j'ai dit « Je fonce. Tu aurais pu être en Bretagne, je serais venue. » Mais pour d'autres femmes, tu vois, même des mamans et tout, je peux comprendre qu'après, ça implique d'autres choses.
- Speaker #0
Carrément, oui. Puis on sent que tu es vraiment portée par quelque chose que tu as envie de faire rayonner. Aujourd'hui, même l'événement que tu portes le 27 et le 28 novembre, c'est un truc énorme. Donc en fait, tu te bouges comme si c'était une mission pour toi. Tu es au service de ça. Il y a quelque chose qui est ultra intéressant, je trouve, dans ton parcours. pour lequel je raisonne énormément parce que moi je suis coach depuis environ un an. D'ailleurs, je commence à voir que j'occupe plutôt une posture de mentor de mon côté, ce qui est un petit peu différent. J'ai des qualités de coach, mais dans ma façon naturelle d'aider quelqu'un, j'ai quand même vraiment cette notion mentorat. Par contre, moi j'en suis à l'étape que tu as vécue dans le sens où plus je creuse avec les personnes qui sont dans mes espaces, plus je vois que derrière, il y a... plein de mécanismes et en fait je reviens presque à toutes ces pratiques somatiques moi je viens du bien-être donc j'ai toute cette pratique quand même somatique aussi sur la programmation mais je trouve que ça va vraiment de manière très complémentaire dans les accompagnements quand même et voilà donc je raisonne avec cette partie, tes parties de coach et puis t'as plongé dans tout ce qui est pratique Donc... Thérapeutique, pour revenir là à quelque chose de coaching ambitieux. Je pense que ça va aussi avec des étapes. Mais trop intéressant. Tu as une nature ambitieuse. Là, on a parlé justement que tu es en train de déployer ce projet, cet événement. D'ailleurs, il faut absolument que tu nous en parles plus. Parce que ça va intéresser beaucoup de gens de la communauté aussi. Et on pourra y revenir. En tant qu'entrepreneur, il y a aussi une solitude qui peut s'installer et parfois on a envie de tout plaquer, pas parce qu'on n'aime pas ce qu'on fait, mais parce qu'en fait, on n'est pas reboosté, rechargé. Donc voilà, il faudra absolument que tu nous parles de cet événement. Mais est-ce que toi, tu as toujours été de nature ambitieuse ? Est-ce qu'elle s'est construite ? C'est quoi ton rapport à l'ambition ?
- Speaker #1
Alors j'ai toujours été ambitieuse, mais ça s'explique aussi. Donc moi j'ai grandi aussi dans un environnement extrêmement chaotique. J'ai grandi avec un papa alcoolique, une maman bipolaire, maman qui se faisait battre par papa, fille unique. Donc en fait si tu veux l'école a toujours été mon échappatoire et donc j'ai toujours fait partie des premiers de ma classe jusqu'au collège où j'ai eu ma période rebelle. où là, tu ne m'aurais absolument pas reconnue, je pense. Là, vraiment, je suis passée par toutes les conneries du monde, mais j'ai eu besoin aussi de cette période-là. Je suis passée aussi par une grosse phase de perte de repère quand j'étais au lycée. J'ai redoublé même ma seconde. Donc ça, ça a été très, très difficile pour moi parce que j'ai le souvenir qu'en primaire et au collège, quand il y avait les réunions parents-profs, les profs disaient, votre fille, elle va finir soit médecin, soit avocate. Et là, j'arrive au lycée et en fait, j'ai compris en plus avec le temps que j'étais TDAH, que j'avais aussi des petits trucs qui faisaient que j'avais un gros décrochage scolaire et que finalement, j'avais compensé étant enfant, mais qu'arriver à un certain âge, je n'étais plus en capacité de compenser à partir du moment où je ne m'intéressais pas à ce qu'on me donnait. Et puis, s'il n'y avait pas de logique, c'est vrai que j'arrive au lycée et je me rends compte que je n'y accroche plus avec les études. Moi, j'ai besoin de partir de chez moi parce que c'est compliqué à la maison. Je suis partie à 18 ans et à partir du moment où j'ai pu commencer à faire de l'alternance, j'ai fait de l'alternance. Et c'est vrai qu'assez rapidement, j'ai toujours été un petit peu, ce n'est pas pour être prétentieuse, mais je suis toujours allée très vite dans tout ce que j'ai fait. Même dans mes alternances, au bout d'un an, c'était plié. Ça y est, j'étais allée au bout de ce que le poste pouvait donner et assez rapidement, je demandais à monter les échelons. Sauf qu'après... On est dans une société où c'est compliqué, tu vois, on ne peut pas aller faire monter la petite alternante, tu vois, si tu as une personne qui est en CDI depuis X temps, ça va créer des conflits, etc., tu vois. Surtout en France, en plus, je pense que si demain, je vais au Canada ou peut-être aux États-Unis, c'est peut-être encore différent, mais en tout cas, en France, je me suis confrontée du coup à cette réalité-là, ce qui fait certainement que très vite, j'ai eu l'envie de partir, mais je l'ai revécu, ça, dans toutes les formations que j'ai faites. Dans toutes les formations liées à mon activité professionnelle que j'ai fait, j'ai toujours fait partie des personnes qui ont eu des résultats très vite. Mais parce que, comme tu l'as très bien dit sans connaître mon histoire, le fait d'aider les femmes, c'est viscéral. Pourquoi ? Parce que je pense que l'entrepreneuriat aujourd'hui est une voie d'émancipation pour les personnes, en tout cas pour les femmes. Et étant donné que j'ai grandi avec une maman qui n'a jamais pu partir, parce qu'absence de moyens financiers, absence de réseau, absence de possibilités et de compétences, Moi, j'ai toujours eu cette niaque en mode, en fait, ma maman, j'ai beau l'adorer. Aujourd'hui, on a une super relation comparée à avant. Je l'aime et c'est un modèle pour plein de choses. Mais en tout cas, la femme qu'elle a été quand j'étais enfant. C'était pas du tout mon modèle. Donc moi, j'ai plutôt fonctionné en mode, oh là là, je vais aller au contraire de tout ce qu'elle a fait. Et comme elle m'a toujours dit, mais moi, j'ai pas fait de grandes études, je suis bête, etc. Moi, mon truc, c'était, ok, là, il va falloir que tu sois intelligente, que tu sois solide et que tu y ailles, quoi.
- Speaker #0
Donc, ouais. Ouais, donc c'est une histoire aussi de comment tu t'es construit, qui fait qu'aujourd'hui, t'as un mindset où tu vas dans des grands projets et des projets XXL.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
On parle un petit peu d'entrepreneuriat au féminin ensemble. J'aimerais aborder cette thématique parce que toi, tu en es entourée, tu es au contact de ces femmes entrepreneurs. Qu'est-ce que tu vois est le challenge le plus dominant chez les entrepreneurs femmes aujourd'hui ?
- Speaker #1
Il y en a pas mal.
- Speaker #0
Tu peux nous faire un top 3 ou 5.
- Speaker #1
Je vais faire un peu cliché, mais je pense qu'on l'entend souvent, il y a la légitimité, le syndrome de l'imposteur, je pense que ça c'est très très féminin. Le fait aujourd'hui qu'on n'est pas en capacité de se rendre compte qu'on a de la valeur et que ce qu'on apporte peut être monétisé. Je vois énormément de femmes qui baissent leurs standards, vont faire des trucs gratuitement qu'elles ne vont pas oser monétiser alors qu'un homme ne se poserait pas la question. Moi ça je l'ai beaucoup vécu avec mon conjoint. Lui, il est électricien, donc il est salarié. Et donc déjà, il price pour des entreprises assez énormes. Et moi, il m'a toujours dit, moi, ce n'est pas un sujet. Demain, je suis à mon compte, je sais combien je facture, le déplacement, le ci, le ça. Et je vois bien qu'en fait, moi, ça m'a demandé un effort avant de reconnaître la valeur de mes accompagnements, la valeur de mes prix. Et encore aujourd'hui, je suis plutôt dans une notion quand même d'accessibilité. Mais après, c'est encore un modèle que j'ai aussi qui est différent parce que moi, j'ai un club. Donc le but, c'est aussi d'avoir un maximum de personnes. Ce n'est pas pareil, évidemment, quand je fais des accompagnements en individuel. Mais en tout cas, pour revenir à ta question, je pense que oui, la légitimité, avoir conscience que ce qu'on fait, ce n'est pas parce que ça nous paraît naturel qu'on ne peut pas être rémunéré pour ça. Et après, la visibilité, tu vois. Oser se montrer, oser parler d'argent, parler de réussite, c'est compliqué. C'est très compliqué pour beaucoup.
- Speaker #0
Est-ce que tu trouves particulièrement France, toi qui as voyagé, ou c'est quelque chose que tu as pu retrouver dans tes voyages chez les femmes ?
- Speaker #1
Ah non, c'est très français, malheureusement. Ok.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est très, très français. En tout cas, quand je vivais à Bali, j'ai échangé beaucoup avec des Américaines et tout. Puis même, tu vois, quand je faisais de la danse, j'étais à Drip Studio, je voyais bien, tu vois, le rapport au corps, à la visibilité.
- Speaker #0
T'as la chance d'avoir fait Drip Studio.
- Speaker #1
C'était mon goal. Franchement, je l'ai coché, j'ai fait Nirvana Life, si tu connais. et
- Speaker #0
Drip. Parce qu'on a Chloé Blum qui nous fait rêver aussi avec ses vidéos de...
- Speaker #1
Ah bah oui, on est tous dans les mêmes cours en plus.
- Speaker #0
Trop génial. Ok, oui, donc c'est quelque chose de très français, ces croyances autour de l'argent qui peuvent limiter les femmes. Après, pour revenir à ton conjoint qui est électricien, j'ai le sentiment que dans nos professions entrepreneuriales, pour beaucoup de femmes, on a cet aspect personal branding, où parfois on a le sentiment... qu'en fait, on se vend soi, entre guillemets, alors qu'un électricien, par exemple, il a sa prestation, c'est ça. C'est hyper décorrélé de lui. Je ne sais pas si ça peut s'expliquer par ça, mais parfois, nous, on est tellement attachés à la valeur de moi, entre guillemets, que ça peut nous bloquer. Je ne sais pas si...
- Speaker #1
Oui, oui, complètement. Oui, et puis, il y a aussi le fait, je pense, que... Les business en ligne, finalement, c'est assez récent. Tout a explosé assez rapidement. Et il n'y a pas de grille de prix, finalement. Tu vois, un électricien, tu sais à peu près combien ça va te coûter à l'heure, en fonction de l'expérience. Mais tu vois, aujourd'hui, moi, si je prends le marché du coaching, ça varie. Et justement, c'était quelque chose qui était assez déstabilisant pour moi, puisque comme je t'ai dit, moi, j'ai été certifiée RNCP. Et donc, quand tu fais cette formation, normalement, tu es plutôt sur des tarifications, tu vois, à 2000 euros les 10-12 séances. Sauf qu'aujourd'hui, ben... Avec justement le mentoring, plus le fait qu'on va créer des expériences, des retraites, on va ouvrir des groupes WhatsApp où on va discuter avec nos clients. Du coup, on se rend bien compte que ça, ça a de la valeur directe puisque c'est notre disponibilité, c'est notre temps d'échange. Et donc, tout est parti. Je ne sais même pas qui c'est qui a lancé aujourd'hui ce business model-là. Mais finalement, on n'a pas été outillé, je pense. Donc, il y a aussi une vraie difficulté aujourd'hui à se dire, OK, combien je peux pricer ? Moi, je sais que mes... toute première séance de detailing, j'ai commencé, elles étaient à 30 euros, tu vois, la séance. Et puis après, je suis passée à 111. Bon, ça a été progressif, mais là, les dernières séances que je faisais, elles étaient à 111. Et encore, 111, c'était cadeau parce que j'avais tendance à surdélivrer, donc ma séance, elle ne durait jamais une heure, quoi. Ça continuait en plus après, donc...
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Et puis, dans ce monde du coaching et du mentorat, ça dépend aussi de qui est-ce qu'on a envie d'aider. Nous aussi, notre identité et ce qu'on peut se raconter sur nous en termes de posture, de finance, d'argent, de tout cet héritage-là aussi. Et qu'est-ce qu'on s'autorise aussi ? Quel est notre rapport à l'argent ? Je trouve que la façon dont on va... Mettre un prix sur nos prestations, ça raconte tout ça, en fait. Il y a ça. Toi, par rapport à ce syndrome de l'imposteur, comment est-ce qu'il est ou pas encore présent dans ta vie ? Et qu'est-ce que tu as fait pour le débloquer ? Si à l'époque, tu te faisais pricer 30 euros pour tes sessions de detailing, aujourd'hui, tu as évolué vers un business à plus de dizaines de milliers d'euros. Comment est-ce que t'as fait, genre, tu vois, pour une femme qui est peut-être, qui n'est pas encore là, mais qui a envie d'avancer ? Ça serait quoi un peu les leviers que t'as utilisés pour avancer ?
- Speaker #1
Alors moi, il faut savoir que dès le départ, j'ai été accompagnée. Déjà, moi, je préconise à tout le monde d'être accompagnée par une mentor, une coach, même une thérapeute. Je pense qu'il faut vraiment faire quelque chose à 360, tu vois, parce que la coach ne va peut-être pas apporter la même chose que... Enfin, le même travail en profondeur. Alors quoi que ce qui est bien, c'est que t'as de plus en plus de profils. hybrides, comme toi, comme moi, qui vont avoir justement, de par leurs anciens métiers, cette sensibilité à vraiment une approche plus intégrative, plus globale. Mais moi, je dirais que ce qui m'a rendue légitime, c'est l'action, après. C'est vraiment... Enfin, voilà, après, moi, je suis une fonceuse, donc ça m'a aidée, mais il y a un moment donné, il faut arrêter de se raconter des histoires parce que moi, je voyais bien... Une fois, j'ai eu un événement marquant comme ça, ça m'avait vachement challengée. J'avais proposé un accompagnement en psychogénéalogie. Donc j'avais fait une petite formation en ligne, mais comme je l'avais expérimenté, moi, la psychogénéalogie en Guadeloupe, j'avais fait pas mal de stages, j'avais compris pas mal de trucs. En plus, vu le cadeau que j'ai eu avec mes parents, si tu veux, c'est assez obvious, tu vois. Je Ausha vraiment tous les traumas, toutes les cases. Et donc j'ai eu envie de transmettre à ce niveau-là. Et j'offrais un programme que j'avais créé. Et ça m'avait vraiment challengée parce que, pour moi, c'était logique. que je l'offrais à des personnes qui en avaient vraiment besoin et qui n'auraient pas eu les moyens. Et je pense même que je l'avais notifiée, tu vois, dans ma recherche de candidature pour tester le programme en bêta-test, tu vois. Et je tombe sur une femme qui me prend l'accompagnement, gratuitement, qui me fait son retour et tout. Et quelques semaines après, elle prend un accompagnement, je crois, entre 3 000 et 5 000 euros à une autre femme qui, elle, du coup, se posait certainement pas les questions que je me posais à l'époque, tu vois. Et là, c'est venu me challenger, tu vois, parce qu'encore une fois, c'est aussi en tant qu'accompagnante se dire les vraies choses. Et moi, je sais que ma difficulté aujourd'hui, c'est que forcément, en tant que fille aidante de mes parents, parce qu'il faut savoir qu'encore là, je suis en train de créer un événement incroyable, mais j'ai quand même mon père qui a fait une chute il y a un mois et demi de ça, trauma crânien, ma mère que j'ai dû faire interner en hôpital psy. Donc aujourd'hui, j'ai cette posture de fille aidante, ce qui fait que je le vois à 100 000. Quand dans mon business, je reproduis les schémas. Et c'est pour ça que pour moi, le shift de thérapeute à coach, il a été nécessaire parce que je n'étais par moment pas en capacité de faire la différence entre j'accompagne et je cherche à réparer. Tu vois ? Et la vie est super bien faite parce que du coup, on m'envoyait à chaque fois des profils qui étaient très en souffrance pour m'inviter à poser mes limites. Et après, c'est reconnaître est-ce que je suis capable de faire ou pas faire. Donc là, quand j'ai réimaginé mon business model avec ERA, La première chose que j'ai fait, c'est que j'ai embauché un bras droit. D'ailleurs, Olivia, si tu vois ce podcast, parce que tu le verras, love you. Mais Olivia, voilà, c'est mon garde-fou, tu vois, en termes de décision par moment, parce que j'ai ce truc-là, je suis encore très, très émotionnelle. Moi, j'ai un côté très maman louvre, tu vois, j'ai pas encore d'enfant. Et donc, je sais qu'avec mes clientes, j'ai vraiment ce côté-là. Et donc, il y a encore des fois aujourd'hui où je lui dis, attention, il y a de l'émotionnel, il y a un impact. Je te laisse gérer le sale boulot parce que je suis pas en capacité. Donc, je te dirais que pour... Pour ça, il faut se connaître. Un gros travail sur soi, vraiment, se connaître, comprendre d'où on vient, travailler sur nos fondations, notre émotionnel, notre histoire, etc., nos croyances. Et après, c'est vraiment le passage à l'action. On se sent légitime. En fait, on est des miroirs les uns des autres. Donc moi, j'ai commencé à me sentir légitime à partir du moment où j'ai eu des personnes en face de moi qui ont eu des résultats et qui m'ont dit « Écoute, Marilyn, depuis qu'on a fait telle session, j'ai changé ma vie, j'ai eu ça qui s'est passé. » Au bout d'un moment, là, tu te dis, OK, en fait, j'ai le droit de dire que ce que je fais, c'est extraordinaire. Et donc ça, ça a son prix.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord. Personnellement, autour de la légitimité, c'est aussi ça qui a fait que j'ai grandi dans l'entrepreneuriat et dans mon activité. c'est grasse Au résultat, les gens te disent « c'est extraordinaire, c'est génial, voici ce qui s'est passé dans ma vie » . Et en fait, du coup, quand tu as ces retours-là, où tu vois des gens qui sont heureux grâce à toi... Ça te donne envie de te mettre en action, ça te donne envie de te mettre en mouvement. Et je suis complètement d'accord pour la partie se faire accompagner. Personnellement, sur cette question, j'ai trop envie de reprendre aussi parce que j'ajouterais presque le côté se remettre constamment dans la peau d'une élève de l'entrepreneuriat. Parce que tu sais, parfois, on arrive un peu en mode, OK, surtout quand t'es un peu avancé, t'es là, oui, moi, je sais faire, tu vois. Et en fait, déjà, un... le marché et la vie bougent très vite. Donc, il faut continuellement se former, apprendre de nos erreurs, voir ce qui marche, voir ce qui n'a pas marché. C'est garder cette flexibilité aussi. Donc, 100% pour l'accompagnement, se faire entourer aussi. Toi, tu as ces gardes fous là, parce que tu te connais bien aussi. Donc, ouais, trop intéressant. Tu as parlé de tes croyances. Quelles étaient tes croyances autour de l'argent que tu as remarquées en avançant et celles que tu ne cultives plus aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors là, il y en a une qui m'est venue mais que je continue de cultiver aujourd'hui. Du moins, j'essaie de m'en éloigner mais elle est encore très présente donc je vais réfléchir après pour celles que je ne cultive plus. Mais en tout cas, celles que j'ai beaucoup eues, moi, c'était l'argent rend mauvais ou les gens riches ne sont pas sympas. J'avais vraiment cette croyance parce que... étant donné que mes parents n'avaient pas de grands moyens, moi je me souviens vraiment d'un truc qui m'avait trop mal quand j'étais toute jeune, je rêvais de faire de la gymnastique, tu vois. Je voulais faire le truc avec les rubans, là.
- Speaker #0
À la GRS ?
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
J'en ai fait une.
- Speaker #1
Je rêvais de faire ça.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Trop drôle. Ah ouais, non mais vraiment, c'est mon truc, hein. Je me souviens, je regardais Amtaro quand j'étais petite et il y avait même la petite hamster qui faisait ça avec le ruban et j'avais dit je veux faire ça. Et donc, j'ai à peu près, je pense, 8-9 ans, quoi, ou 9-10 ans, je sais pas. et euh Je suis inscrite à aucun sport, aucune activité extrascolaire, et je dis à mon père et à ma mère, je veux absolument faire ça. Donc mon père, le pauvre, m'emmène quand même, je pense qu'il savait qu'il n'avait pas les moyens, mais il m'emmène quand même, tu vois, aller voir, se renseigner, faire la fiche d'inscription. Il voit les prix, je ne sais pas combien c'était, mais en tout cas, il n'avait pas les prix pour... Enfin, il n'avait pas d'argent pour me le payer. Et là, il y a un premier truc qui s'est cassé en moi de... OK, clairement, on n'a pas toutes et tous les mêmes cartes. Donc là, je vais devoir vivre avec la frustration que je ne vais pas pouvoir faire ça. Et je me souviens que le truc de fou, c'est que du coup, je suis allée demander à mes parents de m'inscrire au catéchisme. Parce que ça, au moins, je pense que c'était gratuit. Donc c'était ça mon activité extrascolaire. Bon après, ça m'a guidée la foi encore aujourd'hui, tu vois. Mais quand j'y repense, je me dis, waouh, c'est hilarant. Et donc, très souvent...
- Speaker #0
C'est pas les mêmes vibes, en effet.
- Speaker #1
Ouais, voilà, vraiment pas.
- Speaker #0
C'est pas sur les mêmes.
- Speaker #1
mais du coup c'est terrible parce que enfant tu vois ça m'a rendu jalouse ça m'a rendu aigrie bah typiquement toi je t'aurais vu en mode GRS je t'aurais peut-être détesté tu vois à l'époque je suis désolée de t'avoir dit ça alors je ne voulais pas créer ça entre nous bah non mais t'imagines enfin j'étais ouais ouais j'avais beaucoup de frustration et plein de fois je crois que j'ai dû me dire ah mais de toute façon la misère de ce monde enfin ce qui fait que le monde va mal c'est l'argent tu vois je me disais s'il y a pas d'argent bah du coup tout le monde va être égaux et tout le monde peut avoir accès et être plus heureux Merci. Donc ça, ça m'a guidée beaucoup. Et pourquoi je te dis que ça me guide encore aujourd'hui ? C'est parce que je sens que j'ai encore une profonde blessure d'injustice. Moi, mon rêve, ce serait qu'effectivement, toutes les femmes puissent vivre de l'entreprenariat. Et là où je me suis confrontée parfois à certains trucs qui m'ont déplu, c'est qu'il y a des femmes aujourd'hui qui sont excellentes, qui sont brillantes, qui ont investi dans des programmes, qui font tout comme il faut et que pour autant, ça ne prend pas pour X raison Y. Et c'est là où moi, maintenant, je me protège et je ne suis plus dans la réparation. Parce qu'il y a des éléments, il y a des datas que je ne peux pas avoir. Pourquoi ça marche pour une personne et pourquoi ça ne marche pas pour l'autre ? Même encore aujourd'hui, après trois ans, avoir accompagné des centaines de personnes, je ne peux pas totalement l'expliquer parce que je ne vis pas avec la personne. Et que je pense qu'on a aussi un chemin de vie et que voilà, je ne sais pas. Même là, je n'ai pas forcément la réponse. Mais voilà, en tout cas, cette croyance, elle m'a beaucoup... Attends, je refais le lien par rapport à ça. Oui, donc c'est cette injustice de voir qu'effectivement, il y a des personnes qui vont cartonner. Il y a des personnes par moments qui cartonnent, qui ont une grosse visibilité et tout, mais en termes de délivrabilité, ce n'est pas là. Moi, j'ai eu des très mauvaises expériences par moments avec même des coachs. Je ne sais pas si tu as vu certaines positions que j'ai prises sur Instagram, mais c'est quelque chose aujourd'hui que je dénonce, parce qu'il y a vraiment énormément de dérives dans le milieu du coaching, mais comme il y a énormément de dérives aussi dans la spiritualité. Du coup, il a fallu que j'accepte ça aussi, qu'on est dans un monde où ce n'est pas love and light. Tu vois ? il faut que je me confronte au fait que ça a toujours été et ça le sera toujours après sur les croyances aujourd'hui que je cultive plus, sur l'argent bon je la cultive plus quand même en tout cas je sais qu'aujourd'hui l'argent ne rend pas mauvais pour moi l'argent amplifie qui tu es, donc si tu es une bonne personne Tu ne peux qu'avoir un impact positif. Et justement, moi, c'est tout l'intérêt du club. Aujourd'hui, j'ai choisi en conscience de rendre mon club accessible. Parce qu'il faut savoir que dans le club, ce n'est pas juste des rencontres en networking. Je coach chaque adhérente qui est là. J'offre des sessions de coaching deux fois par mois en hot seat. Donc il y a moi, il y a d'autres adhérentes qui sont aussi coach. Donc c'est vraiment un truc à forte valeur ajoutée. Et aujourd'hui, j'ai cette sensation que... l'ambition ne devrait pas être uniquement pour les personnes qui ont les moyens. Moi, je suis persuadée que tu as des baby-preneuses qui, comme moi, ne viennent pas forcément d'un milieu... Un million, tu vois ? L'abstinence révélateur. C'est ça. Peut-être qu'elles n'ont pas eu les mêmes cartes, le même point de départ, mais pourtant elles ont la vision, elles ont l'ambition et elles vont y arriver. Et ce club, je l'ai fondé sur ça, de rendre aujourd'hui l'excellence accessible Parce que moi, j'ai eu la chance d'aller vite. J'ai eu la chance d'investir très rapidement. J'ai pris des risques. Je me souviens, j'avais à peine, je ne sais pas, un peu plus de 1200 euros de chômage. Et puis, je mettais les trois quarts de mon chômage dans des accompagnements. Mon mec, il pétait un cap. Tu vois, il me disait, mais ce n'est pas possible. Lui, il est plutôt pragmatique. Tu vois, il me dit, tu ne peux pas comme ça reverser. Mais je faisais des actes de foi avec moi-même et ça a toujours fonctionné. Mais la réalité, c'est que je suis sûre qu'aujourd'hui, si on fait des enquêtes... Il y a certainement des personnes qui ont pris les mêmes risques que moi et qui se sont peut-être retrouvées dedans, tu vois, parce que ça n'a pas fonctionné. Donc aujourd'hui, mon combat, il est là, c'est de pouvoir vraiment permettre aux femmes de rayonner, de briller, d'avoir des cartes et d'avoir des contacts, tu vois, autour d'elles. C'est pour ça que dans le club, il y a des gestionnats de patrimoine. Là, il n'y a pas longtemps, j'ai eu une discussion avec une avocate, pareil, pour qu'elle puisse faire des masterclass. Parce que ça aussi, quand tu démarres dans l'entreprise, c'est pas pour toi, mais on n'a pas un guide de l'entrepreneur. Tu sais pas, il y a plein de choses sur lesquelles t'es border. Alors tant que tu regardes pas, que tu mets pas le nez dedans, tu te dis bon, voilà, je fais l'autruche. Mais quand après, il y a pas longtemps, j'avais fait un call avec une contrôleuse de gestion pour qu'elle analyse un peu. Mon Dieu, les conditions des générales de vente, le fait que finalement aujourd'hui, moi je vends à des salariés et des entrepreneuses, donc en fait, c'est pas le même droit de la consommation pour pro et perso. Enfin bref, tout un truc, personne ne te le dit, tu vois. Donc,
- Speaker #0
ouais, c'est tellement vrai que même sur la compta, moi maintenant, depuis quelques années, du coup, j'ai une comptable. Mais vraiment, avant, c'était banzai, quoi. Et j'étais jamais vraiment formée à ça. Enfin, il y a tellement de choses à savoir où on n'est pas formée. T'as raison. Donc, ouais. Tu nous as parlé de cette blessure d'injustice qui, finalement... t'as aussi drivé sur certains projets qui drivent certains de tes messages aussi, donc qui te permettent un mouvement aussi positif. Donc j'aimerais vraiment qu'on y vienne parce qu'on a tourné autour, mais tu organises un événement le 27 et le 28.
- Speaker #1
Le 28 et 29.
- Speaker #0
Pardon, j'arrêtais pas de dire le 27 et 28.
- Speaker #1
Ouais. Mais il y a quelqu'un tout à l'heure qui a reparté la story qui a dit aussi 27 et 28. Donc je ne sais pas ce qui se passe avec le 27, mais c'est 28 et 29.
- Speaker #0
C'est peut-être deux chiffres qui s'enchaînent mieux. C'est le 28 et 29 novembre à Toulouse. Et finalement, c'est aussi pour financer un projet qui est magnifique, qui est une école au Cambodge. Donc je suppose que c'est aussi... On retrouve peut-être un peu cette blessure d'injustice en mode... Il y a des endroits dans le monde où, en fait, les enfants n'ont pas accès à l'éducation et ça me révolte. Il y a peut-être des choses comme ça. Et à la fois, ce que j'adore avec les projets ambitieux, c'est qu'ils mettent beaucoup d'énergie en mouvement. Ils font changer beaucoup de choses, là, en plus, à différents points de la planète. À Toulouse, il va y avoir une réunion de 30 speakers, de femmes exceptionnelles, dont certaines qu'on va recevoir sur le podcast. Ça va être un événement de... ouf. J'ai genre juste le ressent dans mon corps, j'ai trop hâte. Il y a tellement d'invités et en fait je recommande à toutes les femmes de venir à Toulouse parce que déjà Toulouse, j'ai découvert il n'y a pas longtemps, c'est une très belle ville. C'est très agréable. Donc même si vous êtes à Paris, venez vous faire un petit week-end à Toulouse. En plus, il y a une soirée donc ça a vraiment... nous permettent de festoyer ensemble, entre femmes, de profiter, de se célébrer et nos parcours entrepreneuriaux parce que Dieu sait qu'ils sont... Intense. Dis-nous en plus avec tes mots sur ce magnifique festival. On veut en savoir plus.
- Speaker #1
Ok. Déjà, dans ce que tu as dit, il y a tellement de choses sur lesquelles j'ai envie de rebondir. Donc, il faut savoir que le club a six mois et que cet événement a été créé en deux mois. À titre informatif.
- Speaker #0
Donc, tu vois un peu le personnage. Ça va très vite. Je commence à comprendre. Tu comprends.
- Speaker #1
Donc, en fait, ce qui s'est passé, c'est que... Pour la petite info, l'école au Cambodge, c'est une école dans laquelle j'ai fait une mission de volontariat en 2024. C'est assez dingue parce que c'est une mission de volontariat dans le sens où ce n'est pas une association un petit peu comme les Enfants du Mekong, par exemple, où il y a énormément de donateurs français, où c'est une association qui est reconnue. Et le school, si tu n'y passes pas en voyage, tu ne peux pas tomber dessus parce que c'est une école dans un bidonville. En fait, ce qui s'est passé, c'est que quand on est parti en backpack... avec mon chéri en 2024, je lui ai dit, écoute, pour moi, c'est hyper important qu'on fasse de l'humanitaire ensemble, qu'on fasse du volontariat. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir un business en ligne qui est florissant, etc. Donc, je veux, voilà, pour moi, c'est important de redistribuer, de redonner. Et donc là, on va donner notre temps. Donc, on est parti dans cette école où il y a 250 enfants. Et en fait, j'ai eu un énorme coup de cœur avec le directeur. Tu adorerais, toi qui parles de projet XXL. Puisque le directeur de Hello School, c'est un ancien moine bouddhiste qui venait d'un bidonville à 30 minutes de Siem Reap, là où il y a les temples en Corwatt. En général, tu vas au Cambodge pour visiter justement ces temples. Et donc, il a un peu tout plaqué, entre guillemets, le monastère. Il a fondé sa famille et il a décidé de revenir dans son bidonville et d'ouvrir non pas une, mais deux écoles pour les enfants défavorisés. Et donc, il dispense des cours d'anglais avec des professeurs bénévoles. et tous les étrangers qui passent par là. Et aujourd'hui, son projet, c'est de créer une université pour ses enfants. Il a la vision, il aimerait aujourd'hui donner accès à des ordinateurs, à du savoir. Donc il y a vraiment des donateurs, pas trop en France comme je te disais, mais un peu plus aux États-Unis, en Amérique latine, parce que finalement, toutes les personnes qui ont fait cette mission de volontariat, après vont faire rayonner le projet. Et la petite anecdote, c'est qu'en 2024, je lui ai dit, écoute, aujourd'hui, on est deux, on vient avec mon chéri. Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, mais je reviendrai avec plus de monde, plus de temps, plus d'argent. Et je ne sais pas si tu l'as déjà dit une fois, cette phrase-là dans ta vie, je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, mais ça va se faire. Chaque fois que je le dis, en général, il y a une dinguerie qui se passe. Donc là, c'est ce qui s'est passé. Et du coup, quand on a célébré avec Olivia, on a fait un peu plus de 40 adhérentes. On était 43 adhérentes. Au mois de septembre, c'est assez fou parce qu'elle m'a dit « 40 adhérentes, c'est ton goal pour décembre » . En septembre, c'était déjà réalisé. Et je me suis dit « Bon, moi, ce que j'ai envie de faire avec le club, c'est de pouvoir permettre à nos adhérentes de partir en mission humanitaire. » Donc, j'ai envoyé un formulaire de candidature. Et là, il y a plusieurs femmes qui vont partir en mission humanitaire avec moi au Cambodge du 15 février au 1er mars dans cette école. Et je me suis dit « J'ai encore envie de voir plus grand. » C'est bien, on va y aller, on est une délégation de femmes, on va pouvoir mettre les mains dans le cambouis, aider, ou alors donner des cours d'anglais pour celles qui parlent anglais, mais j'ai envie d'aller encore plus loin. Donc j'appelle Sofara et je lui dis, écoute, si là je peux aller lever des fonds pour toi, clairement, c'est quoi ton chiffre insensé ? Et donc il me dit, en vrai, nous, un an de dépense, si tu prends tous les travaux qu'on veut faire, les salaires des profs, etc., etc., on arrive à 12 500 dollars. Et je ne sais pas pourquoi, j'ai noté sur ma feuille 13 500 dollars. Et donc, j'ai parlé avec mes adhérentes et j'ai dit, les meufs, on fait quoi ? Il faut qu'on aille lever des fonds. Donc, il y a plein d'idées qui sont sorties. Et en fait, ce que je trouve intéressant, c'est que souvent, les personnes, dès qu'il y a du caritatif, elles veulent partir tout de suite vers l'associatif. Donc, ça reste des petites choses, tu vois, qu'elles me proposaient. Et moi, je me suis dit, non, on est le club ERA, on parle de projets ambitieux, on va faire plus que ça, on va faire un séminaire. Et donc, ni une ni deux, je réserve le NH Hotel, qui est en plus un hôtel qui est assez onéreux. J'ai fait quelques petites erreurs dans cet événement parce que je me suis rendue compte qu'en fait, on peut avoir des salles gratuitement. Mais bon, c'est pas grave, ça fait partie du jeu, c'est un cas d'école. Et donc, j'ai réservé ce lieu comme ça, sur un coup de tête. Et je me suis dit, OK, là, maintenant, il va falloir qu'on aille chercher, parce qu'il faut le remplir, 300 personnes. Donc, il y a 250 places à vendre. Et je me suis dit, on va aller chercher les 250 personnes, mais il faut qu'on... qu'on ait de l'impact. Donc déjà, j'ai proposé aux adhérentes qui voulaient faire une scène. celle qui était suffisamment audacieuse pour y aller, tu vois. Et forcément, mon but, c'était de les mettre aussi à côté de femmes qui avaient déjà fait des scènes. Parce que ce que je constate aujourd'hui, c'est que dans la plupart des gros séminaires, c'est souvent finalement les grosses têtes d'affiches, les grosses têtes du marché que tu vois. Et ce que je trouve dommage, c'est qu'à un moment donné, en tout cas, moi, au niveau où j'en suis, je trouve que ça se répète les choses qu'on dit, tu vois. Créatrice de contenu, elle va te dire, OK, il faut être authentique. Enfin, c'est toujours la même chose, tu vois. Et je me suis dit, ben non, en fait, moi, je vais prendre ces meufs-là qui ne sont pas connues, et qui ont des parcours de vie absolument dingues, et elles vont venir en fait parler d'elles, elles vont parler de leur shift, de leur prise de décision, de leur prise de risque, de ce que ça leur a coûté. Et je veux vraiment un événement sans langue de bois. Et la grosse particularité, je pense, et la force qu'on a, c'est que dans tous les séminaires que j'ai faits, il y a encore trois jours, j'étais à un gros événement qui s'appelle C'est qui la bosse ? Alors c'est génial, clairement, c'est hyper galvanisant d'être entre femmes, d'être entrepreneuse. Le problème, c'est que ces événements, ça va très vite, et que souvent... Il n'y a pas de temps pour networker. En fait, tu passes beaucoup de temps, c'est très vertical, tu vois, tu passes beaucoup de temps à être assise, à regarder la personne qui est en train de parler, mais il n'y a rien qui est fait pour connecter. Donc nous, on a appelé ça Era Impact Experience. Impact parce qu'on va avoir de l'impact au-delà de notre salle puisqu'on va avoir les bénéfices de cet événement qui vont être reversés à Hello School. Mais expérience parce qu'on a prévu beaucoup d'expérience au sein de cet événement pour que les gens connectent réellement. Donc oui, il y aura une soirée le samedi soir. Je ne spoil pas trop, mais on a vraiment prévu des petites choses pour qu'en fait, tu arrives avec ta copine. On a même fait des passes duo. Donc l'idée, c'est ça, c'est que tu viens avec ta copine, ta collègue, ta maman, en tout cas quelqu'un, une femme avec qui... Parce que je sais qu'il y aura un shift, il y aura un avant et un après cet événement. C'est évident, forcément, parce que tu vas avoir un maximum d'autorisation, tu vas entendre des choses, tu vas soit repartir avec une décision, une partenaire. Enfin voilà, je fais confiance en la magie et aux synchronicités. Et du coup... Je me perds. Attends, j'ai perdu le fil. Ça, il fallait que ça arrive au bout d'un moment. Je savais, avec mon truc TDAH...
- Speaker #0
En vrai, tes réponses, elles sont ultra bien construites. Et je me dis, waouh, genre c'est ultra complexe. Et à la fois, tout est bien cadré. Il ne faut pas perdre le fil. En gros, on est sur l'événement. Là, on est sur le côté plus networking. Voilà,
- Speaker #1
networking, c'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, c'est moins vertical.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et ça, je trouve ça génial, parce que là, j'ai participé à un événement... À Bruxelles, qui est le rollercoaster, qui était pareil. Génial. Mais au final, très vertical. Il y avait 20 minutes de networking. Si tu t'inscrivais et si tu avais la chance de le faire, c'était le meilleur moment. Et en fait, il n'y a eu que ça. Et pendant l'événement, moi, je suis allée voir plein de filles. J'ai dit, toi, t'es là, ça te dit qu'on mange ensemble ? Enfin, moi, j'y vais. Parce qu'en fait, je suis là pour ça. Mais j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas plus. Parce que c'est là où la magie, elle opère. Quand tu fais tes rencontres, quand tu t'échanges une... carte, quand tu parles d'une galère et tout. Donc, je suis ravie qu'il y ait ça sur cet événement et ça donne une nouvelle raison d'être présente pour ça. Le 29. Le 28 et 29 novembre. Ok, on va arriver à la fin de notre interview. Ça passe beaucoup trop vite. Est-ce que toi, déjà, il y a d'autres choses que t'aimerais partager aux femmes entrepreneurs qui t'écoutent ? Bien sûr, on a partagé les messages de regarder ce que tu fais, de venir voir le Héra Club. Mais est-ce qu'il y a d'autres choses peut-être sur des femmes qui doutent, qui galèrent ? Tu vois, par rapport au tien ?
- Speaker #1
Je vais prêcher pour ma paroisse, mais juste de s'entourer en fait. Quand on galère, c'est ça, c'est sortir de cet isolement, être avec des femmes qui nous élèvent en fait. J'ai beaucoup apprécié ce que tu as dit tout à l'heure sur le fait de rester une éternelle élève. Parce qu'aujourd'hui, je me confronte encore une fois à un sentiment d'injustice parce que j'entends certains discours de femmes qui se considèrent comme avancées, qui ont avancé dans leur business et qui me disent aujourd'hui « moi j'ai peur d'être avec des baby-preneuses parce que je vais m'ennuyer » . Et je trouve que c'est tellement dommage parce qu'aujourd'hui, on a toutes à apprendre des unes des autres. On n'est pas juste une entreprise, on n'est pas juste un chiffre d'affaires. Peut-être que toi, tu vas être en capacité d'apporter telle compétence ou telle autorisation à telle personne, mais reste dans cette humilité, reste dans cette vision de toujours apprendre, parce que l'entrepreneuriat, c'est comme ça. Moi, je sais que quand j'étais thérapeute holistique, je suis tombée dans ce fameux égo spirituel. Il y a un moment donné, j'ai cru que ça y est, j'allais sauver tout le monde, j'étais l'élue, tu vois. Donc, c'est revenir aussi à notre posture. Et moi, vraiment, je suis super heureuse parce que... Là, comme je te disais, j'ai des profils hyper différents, mais je me nourris de chacune, je grandis avec chacune. Vraiment, je les aime d'amour. C'est incroyable les liens qu'on tisse. Et d'ailleurs, dans les événements networking qu'on fait, si tu ne sais pas que je suis la fondatrice, tu crois à chaque fois que je suis une adhérente, comme tout le monde, tu vois. Parce que je suis avec tout le monde, en train de parler, je fais des petits tours. Et pour revenir sur ce que tu disais par rapport à l'événement que tu as fait, toi et moi, on est des femmes, on a ce truc. d'y aller, ça s'est fait hyper vite on s'est connecté sur Instagram, on a échangé des vocaux regarde ce qu'il se passe, je viens à ton podcast toi tu vas venir à la table ronde de Réimpact on n'a pas de temps à perdre c'est comme ça, c'est direct en revanche dans les entrepreneurs que je rencontre, avancées ou pas il y a des femmes qui n'ont pas ce truc et tu vois à Toulouse ça m'a surpris à un moment Moi, j'ai connecté même avec des gens dans les toilettes. S'il te plaît, dans les toilettes. Attends, s'il te plaît, donne ton Insta. Vas-y, on s'envoie des vocaux, on reconnecte et tout. Et j'ai partagé ça à une fille à la sortie de... Enfin, voilà, on s'est croisées un moment devant un truc de Medium. Et puis, elle... Vraiment, je lui ai dit, moi, j'ai charbonné pendant ce week-end parce que moi, je suis là pour aller voir les talks. Mais finalement, j'en ai vu deux sur toute la programmation qu'il y avait. Il y avait même Aster Abrami. J'ai raté son concert alors que j'étais sur le lieu. Mais bon. Et du coup, j'ai vu à son expression que quand j'ai dit j'ai charbonné, je ne sais pas, j'ai senti, peut-être que c'est ma perception, mais presque comme si c'était un peu négatif. Alors qu'en fait, moi, je suis une chef d'entreprise. Je sais pourquoi je suis là. Tu vois, pour moi, c'est clair dans ma tête que quand je vais à un événement de networking, Je suis là pour rencontrer des gens et ça ne devrait pas être mal perçu. C'est comme l'opportunisme, tu vois, il y en a qui pensent que l'opportunisme, c'est pas bien, ça dépend comment tu le fais. Moi, pour moi, tout dans la vie est une opportunité. Chaque rencontre, des fois, je peux même parler avec des gens à un arrêt de bus que je ne connais pas, tu vois, parce que je me dis, bon, un sourire, un truc, on est interconnectés, donc il faut y aller, tu vois. Et donc, c'est pour ça que je trouve ça dommage dans certains networking, on ne pense pas aux femmes qui n'ont pas cette aisance, qui sont peut-être un petit peu timides, tu vois, qui ne vont pas oser. Donc... un conseil pour les femmes entrepreneurs, pour finir là-dessus, vraiment entourez-vous, entourez-vous de femmes qui ont fait le chemin et c'est ok, si vous êtes la plus ambitieuse de la pièce, autorisez-vous en fait à être dans différents espaces. Moi aujourd'hui, je suis dans des associations où je vais être effectivement avancée, je vais pouvoir transmettre, je vais être dans des environnements où justement je me sens toute petite et du coup je regarde des personnes et je me dis waouh, c'est là que j'ai envie d'aller, mais je multiplie les espaces et ça c'est hyper important.
- Speaker #0
J'adore, ça m'a fait trop pertinent. Trop pertinent aussi le parallèle que tu as fait avec l'égo spirituel, dans le sens où moi aussi, je viens du bien-être, donc je vois totalement. C'est un peu l'égo entrepreneurial. Et pour parler du réseau, oui, complètement. J'en parlais d'ailleurs avec une amie qui, elle, est photographe. Elle me dit, mais aujourd'hui, sur Insta, oui, j'ai mes neuf postes épinglés qui représentent ce que je fais. Mais après, tous les contrats qu'elle décroche, tout, c'est son réseau. Donc, en fait, si tu ne sors pas de chez toi pour aller rencontrer du monde et si tu es derrière ton téléphone en train de poster des trucs, À un moment donné, il faut couper ça et aller à la rencontre. Et au final, la rencontre, tu l'as dit, ça peut se faire à l'arrêt de bus, au café, c'est qui tu es aussi. Et cette démarche de te rendre visible au monde aussi. Donc trop bien. J'aimerais parler avec toi pendant des heures, mais je sais que ça va se faire. Je sais qu'on aura des cafés et des brunchs à venir. En tout cas, merci infiniment. Je finis toujours avec trois questions, des petites fire questions pour terminer. Le podcast, il s'appelle Riche, Puissante et Outrageusement Sexy.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Parce que j'adore inviter ces femmes puissantes comme toi. Alors du coup, Marilyn, qu'est-ce qui te fait te sentir puissante dans ta vie ? Le choix.
- Speaker #1
Le choix à la liberté. Tu vois, un truc tout simple. Hier, j'étais dans la gratitude de me dire, tout va bien. Je peux continuer d'aller faire mes petites courses à grands frais. Je peux me faire plaisir, je peux manger quelque chose. Je choisis en conscience ce que j'ai envie de manger. Je suis avec mon partenaire depuis cinq ans, par choix. Tu l'as compris, par rapport à mon histoire, c'est ça, moi, qui me fait sentir puissante. D'où aussi l'importance de parler d'argent, parce que l'argent est un moyen d'arriver à cette liberté.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te fait te sentir riche ?
- Speaker #1
Les relations. Les relations, l'amour, l'amitié. des expériences.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui te fait te sentir sexy ?
- Speaker #1
Alors, ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie sexy, mais c'était le heels. Note à moi-même, tu vois. J'ai trop envie de refaire du heels. Alors, à Drip, tu vois, c'était là où je me sentais vraiment puissante et sexy parce que je pouvais incarner certaines facettes et c'est vraiment ces moments où je me reconnecte au corps et où je me reconnecte à un archétype qui m'est inconnu dans la vie de tous les jours, tu vois, la femme. un peu hautaine, un peu arrogante, un peu de je suis là quoi, j'envoie tu vois, queen bee voilà donc c'est une petite note à moi même pour reprendre le heels j'adore.
- Speaker #0
Merci beaucoup Marilyn pour notre échange, c'était un bonheur, merci à vous qui avez écouté ou regardé l'épisode d'ailleurs si c'est la première fois que vous regardez l'épisode et bien n'hésitez pas à nous laisser un petit commentaire pour nous dire si vous l'avez regardé si vous l'avez apprécié et puis on se retrouve dans deux semaines pour un tout nouvel épisode et bien sûr tous les liens ressources qu'on a évoqués avec Marilyn sont disponibles dans la fenêtre de l'épisode donc allez regarder tout ça. Je vous souhaite une très bonne journée, soirée, où vous êtes et je vous retrouve dans deux semaines.
- Speaker #1
Coupé ! On dirait que t'as fait ça toute ta vie ! C'était incroyable !