- Speaker #0
Lise Nelson est architecte d'intérieur. Le cœur de son entreprise, Atelier Gallico, est l'optimisation des espaces. Optimiser, ça veut dire faire de chaque espace un lieu de vie unique, adapté à l'activité, fluide, où on circule et où on vit. Elle vous accompagne pour vos rénovations. Son expertise vous aidera à vous projeter, à imaginer et à concrétiser. Bonjour Lise !
- Speaker #1
Bonjour Valérie !
- Speaker #0
Écoute, je suis très contente de te recevoir aujourd'hui dans mon podcast. Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va, ça va très bien, merci.
- Speaker #0
Pour commencer, si c'est ok pour toi, j'aimerais bien que tu te présentes en quelques mots de la manière dont tu le souhaites, sur les angles que tu veux.
- Speaker #1
D'accord. Alors du coup, moi c'est Lise, Lise Nelson. Je suis architecte d'intérieur sur un berlier en luge et j'ai développé mon activité, donc j'ai créé l'atelier Galique. il y a un peu plus de deux ans, après avoir longtemps cherché une maison en fait pour y vivre et fonder ma petite famille. Et ça a été très compliqué de trouver quelque chose qui me plaisait. J'ai visité des biens déjà rénovés, pas à mon goût, déjà rénovés, pas très bien pensés, pas bien pensés pour y habiter. Et donc j'ai fait le constat qu'en fait, pour avoir une maison qui me plaît, il fallait que j'achète une maison dans son jus. que je la rénove et j'ai fait ça donc pas à pas. Et aujourd'hui, j'accompagne des particuliers qui sont dans cette démarche, qui ont trouvé une maison à rénover, qui ont bien envie de s'installer, d'en faire la maison idéale, la maison de leur vie même. L'idée, c'est donc de les accompagner pour se poser les bonnes questions en amont, pour engager des travaux, les suivre sereinement. Voilà, c'est ce que je fais aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est vrai que je trouve ça... assez difficile, pour moi personnellement, quand on n'est pas du métier, de voir un espace, de voir une maison et d'imaginer ce qu'on peut en faire et quel est son potentiel.
- Speaker #1
Au moment où on achète, alors des fois, on peut dire est-ce qu'il y a du potentiel ? Je peux demander à quelqu'un, conseiller, etc. Mais une fois, on le voit, il y a du potentiel. Déjà, il faut trouver la maison qui est au bon endroit, qui a un petit peu de terrain, qui n'a pas trop de vis-à-vis, qui n'est pas trop loin des commodités. Selon le mode de vie qu'on veut avoir. Et une fois qu'on a repéré une maison qui a des bons volumes, qui est saine, etc., c'est-à-dire, alors maintenant que je vais engager beaucoup d'énergie et beaucoup d'argent dans cette rénovation, je n'ai pas envie de me tromper, en fait. Et je voudrais qu'elle me convienne bien. Et au début, on a plein d'idées. On peut se dire, voilà, on voit qu'on peut ouvrir la cuisine sur le salon, mais est-ce que c'est une bonne idée de faire ça ? C'est vraiment propre à chacun. Mais du coup, chaque approche, c'est savoir, est-ce que ça vous correspond à vous par rapport à votre mode de vie, par avoir Voilà, si vous recevez, si vous êtes sensible au désordre, si vous cuisinez beaucoup, il y a plein de questions à se poser. Et donc, ce n'est pas juste une histoire de potentiel, c'est aussi de prendre les bonnes décisions très, très tôt pour après avoir un projet clair, une feuille de route. Et ensuite, lancer une réno avec un projet qui est abouti et qui nous correspond bien et pas douté en cours de route. C'est super dur, ça. gens qui se disent en fait on pensait faire ça et puis après on sème le doute on sait plus si c'est cette direction qu'on veut on sait plus si on veut une douche ou une baignoire on a pensé l'escalier ici mais en fait est-ce que c'est une bonne idée parce qu'en fait ça mûrit l'idée c'est de faire, de désamorcer un peu toutes ces questions très très en amont pour qu'ensuite on puisse dérouler les étapes dans l'ordre en fait c'est très intéressant ce que tu me dis parce qu'en fait ça me fait changer de point de vue c'est à dire qu'au lieu de me dire Merci.
- Speaker #0
Je vais visiter une maison et je vais essayer de me projeter, de voir le potentiel qu'elle a, etc. Je vais plutôt, comme tu l'as dit, réfléchir à l'emplacement, l'atmosphère générale, là où elle est située, ce qu'il y a autour. Plutôt ça, et après me dire, ben voilà, j'aimerais qu'il y ait ça, j'aimerais qu'il y ait ça. Et plus projeter mon identité et mes envies dans une maison, plutôt que d'essayer, moi, de visualiser ce qu'elle pourrait devenir.
- Speaker #1
Déjà, ce que tu mets en avant, c'est que la chose qu'on ne peut pas changer, c'est là où se trouve la maison. À moins qu'effectivement, demain, il y ait une autoroute qui se construise. Mais voilà, a priori, elle est un emplacement, elle a un certain ensoleillement, il y a une certaine atmosphère dans le quartier et même la maison dégage quelque chose aussi. Je pense que déjà, si tu trouves une maison qui remplit ces critères, c'est, je trouve, les plus importants. Et après, le reste à l'intérieur, on peut tout transformer, en fait. Tout essayant. Mais c'est secondaire. D'abord, je trouve que quand on cherche une maison, pour avoir mis du temps aussi, l'emplacement était... J'avais des critères super forts dans tous les points. Mais l'emplacement, le cadre... Moi, je ne voulais absolument pas dépendre de ma voiture. Et en même temps, je voulais de la place, du terrain, du charme de l'ancien. Je voulais absolument des voisins. Enfin, une vie de quartier. Je voulais pouvoir, à minima... à pied, ça aurait été idéal d'aller dans le centre-ville, mais peut-être en vélo, c'était le compromis. Tout ça, déjà, c'est déjà compliqué. Tout ça dans ton budget. Et après, ce qu'il y a à l'intérieur, ça se module. Si tu achètes dans son jus, tu as une marge pour pouvoir rénover. Et là où j'ai trouvé que c'était compliqué, c'est que des maisons qui remplissaient mon critère, il y en avait pas mal qui étaient déjà rénovées. Et pas à mon goût. Mais des trucs... Par exemple, la porte d'entrée ouvre dans la cuisine. Cuisine, c'est jour. Pas d'entrée, rien pour cloisonner, rien pour poser ton manteau. Je voyais déjà le truc, les chaussures partout, les manteaux sur les chaises de la table à manger. Voilà, donc ça, c'était bon. Soit on achète et on bricole avec le peu de budget qui reste parce que du coup, c'est vendu comme une maison rénovée. Soit on casse tout, mais c'est un gâchis énorme. ça a été rénové, c'est vraiment du gaspillage, on part sur quelque chose qui a un prix cohérent avec le fait que tu vas engager des travaux. Et en plus, ça a laissé quand même un peu de latitude, ça a laissé toute la rénovation énergétique, on maîtrisait ça aussi du coup, parce que tu sais ce que tu as mis comme isolant, tu sais exactement comment la maison a été... Tu l'as saignée en fait, quand tu la rénoves de manière générale. Donc en fait, tout ça, c'est possible, mais il faut que ce soit un projet... Ce n'est pas une maison que tu revends dans deux ans, que ce soit un projet de vie derrière. Et après, tu remodules tout. Tu cloisonnes la cuisine si tu veux, tu crées une entrée, tu déplaces les escaliers. Tu peux faire plein de choses. Il faut imaginer loin.
- Speaker #0
C'est justement là que tu interviens.
- Speaker #1
Oui, c'est là que je cadre aussi, parce que, par exemple, ça peut être facile de se projeter en disant je vois que les comptes sont aménageables, j'ai envie de rénover ça. Donc, très bien. Mais après, elle se pose la question de comment on exploite les sous-pentes, où est-ce qu'on installe un escalier sans que ça condamne une chambre en dessous ? Comment est-ce que j'introduis ça, j'intègre ces changements de manière cohérente dans l'ensemble de l'espace ? Là, effectivement, il faut une vision très haute du potentiel de l'espace pour ne pas casse-pieds, démettre carré bêtement, utiliser les moindres repas de la maison et rendre tout ça fluide et cohérent. C'est là que j'interviens, tout à fait.
- Speaker #0
Je vais revenir un petit peu sur les présentations. parce qu'on est déjà parti dans le vif du sujet. Ton entreprise s'appelle Atelier Gallico. Est-ce que tu veux bien nous expliquer comment tu as choisi ce nom et pourquoi ?
- Speaker #1
Alors, Gallico, ça fait référence à mes sœurs, Gabrielle et Colline, donc Gabrielle, Lise et Colline. Et ça fait simplement référence à la maison dans laquelle on a grandi et qui est une maison dans laquelle je garde d'excellents souvenirs d'enfance qu'on a quitté, moi, c'était à la fin du collège, au début de l'adolescence. Pendant la partie, on va dire, assez insouciante. Et voilà, d'enfance, quoi. Et voilà, des très beaux souvenirs. Et je voulais que ce soit un mot, un nom, on va dire, qui m'appartienne. Et qui donne aussi... Je voulais retranscrire l'âme de cette maison, le souvenir que j'en ai, dans les projets de vie et de vie de famille de mes clients. C'était vraiment ça. Et Galico, c'était le mot de passe de l'ordinateur familial pour accéder à notre Windows. à l'époque.
- Speaker #0
Excellent. C'est dans l'ordre de naissance ?
- Speaker #1
Oui, c'est dans l'ordre de naissance, oui.
- Speaker #0
Bon, tu nous as un petit peu parlé de ton activité de manière indirecte, mais si tu devais présenter ton activité, comment tu la désignes ? Et puis, quelles sont tes spécificités, tes compétences dans tes champs d'action ?
- Speaker #1
Alors, comment je la désigne ? C'est compliqué, architecte d'intérieur, parce que il y a un gros amalgame avec décoration, par exemple, et c'est quelque chose que je fais très peu. Et moi, ça va être plus l'ingénierie de l'espace. En fait, comment tu modèles, comment tu vas moduler l'espace. Tu vas regarder sur plan, regarder la circulation, implanter du mobilier, commencer à construire des scènes de vie pour que ça fonctionne. La spécificité, elle est vraiment là-dedans. Moi, j'appelle ça l'optimisation d'espace parce que l'optimisation au sens où tu fais au mieux. avec ce qui est possible, les contraintes du bâti, on est sur de la rénovation, donc il y a des contraintes, des murs porteurs, des ouvertures, et optimiser aussi parce que ça répond précisément. aux attentes d'une famille ou d'un foyer. Techniquement, c'est réagencé. Mais ça va toucher... Je ne vais pas juste tourner un canapé. Je vais aussi parfois penser à cloisonner ou cloisonner sans cloisonner, mettre des clostras, des étagères, des choses qui vont permettre de bien marquer la circulation, bien marquer les zones. Ça donne, au final, une fois meublé et agencé, un maximum de sensation d'espace, un maximum de confort, un maximum de rangement en utilisant intelligemment l'espace. Quelles sont mes compétences ? C'est à la fois un passé très scientifique avec une formation en ingénierie à la base, sachant qu'à l'époque, l'architecture, ça me plaisait, et l'architecture intérieure aussi, mais je n'avais pas compris qu'on pouvait en faire un métier à l'époque. Donc, un bagage avec une méthode, je suis quelqu'un de très pragmatique et très rigoureux. Et après, c'est être capacité aussi à se projeter dans l'espace et à retranscrire tout ça sur plan. Et des grandes compétences d'écoute aussi, de prendre le temps d'entendre ce qui n'est pas dit, de relancer des petits indices comme ça que les clients me donnent, d'être vraiment à l'écoute de tout ce qu'ils pourraient faire de la maison, vraiment quelque chose d'adapté. Je te donne un exemple. Là, je travaille sur un salon. Basiquement, on pourrait juste mettre un canapé et une télé. Mais en fait, ils voudraient leur piano, en fait, et une télé, et tout ça. Et donc, du coup, tu optimises pour que ça rentre, parce que c'est important pour eux. Tu ne vas pas leur dire, c'est bon, vous venez d'acheter, mais le piano, vous l'oubliez, c'est important. Ou alors, en creusant bien, une petite famille avec l'aînée, elle avait, je ne sais pas, 9 ou 10 ans, elle faisait de la couture avec sa mamie, des fois, mais jamais chez elle. Pourquoi ? Parce que la table est toujours encombrée, parce qu'on mange dessus. D'accord, donc on va trouver un petit point pour que tu puisses... installer ton atelier de couture sans que ça prenne sur d'autres besoins qui sont importants. L'écoute, elle est fondamentale. Hier, j'ai un client qui m'a dit que je pouvais faire ci. Je lui ai dit que c'est exactement ce qu'on veut. Non, bien sûr, ce n'est pas le triangle de ci, mais j'écoute et je vais beaucoup plus loin que juste ce qui peut m'être retranscrit sur une petite liste.
- Speaker #0
Oui, puis peut-être qu'en posant les bonnes questions, il y a des choses auxquelles les personnes n'auraient pas pensé d'elles-mêmes.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Comme d'intégrer la... Le petit coin couture, par exemple, pour eux, c'était acquis que ce n'était pas possible. Et du coup... Et puis,
- Speaker #1
c'est des questions simples. C'est quoi les activités que tu fais en dehors ? OK, je fais de la danse, ça. Et pendant les vacances, je m'inscris à ça. D'accord, voilà, je fais une note. Mais je n'ai pas besoin de les observer pendant une semaine. Il y a de l'observation, évidemment, mais il y a des questions un peu ouvertes comme ça qui permettent enfin d'avoir des indices qui sont importants.
- Speaker #0
Oui, c'est important que tu le dises parce que peut-être que certaines personnes pourraient avoir un sentiment d'intrusivité alors que ce n'est pas le cas. C'est vraiment dans le côté pratico-pratique, technique.
- Speaker #1
Oui, après, ils ne sont pas obligés de me répondre. C'est vrai qu'il y a des gens qui ne brodent pas plus que ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des projets qu'on te demande souvent ou est-ce que c'est très varié ?
- Speaker #1
Ce qui est commun, en tout cas, c'est que c'est toujours du particulier. La plupart du temps, c'est quand même du particulier. par rapport à une maison principale, enfin mon appartement, c'est la maison dans laquelle ils vivent ou ils se projettent de vivre. C'est vrai que la question de la cuisine revient souvent, où ça a l'air d'être trop compliqué d'envisager une autre configuration, mais sinon ça va être, sur une maison entière, c'est comment vraiment répartir les couloirs, les chambres, je te donnais l'exemple des chambres en infilade, mais ça vient quand même souvent. Comment c'est quatre chambres ? On en fait quatre chambres habitables. On passe par les deux chambres des enfants, puis la salle de bain pour arriver au bureau. Il y a des maisons qui sont comme ça. C'est les escaliers. Comment est-ce qu'on les met dans la maison ? Mais sinon, ces derniers temps, c'est beaucoup des pièces de vie qui sont malheureusement trop ouvertes. Et donc, en fait, c'est un peu tout et rien. Et du coup, ça cohabite. pas très bien en fait. Du coup, l'idée, c'est de restructurer, d'intégrer un petit point de devoir, d'intégrer un peu mieux un coin jeu pour les enfants pour que ça ne s'éparpille pas partout. En ce moment, ça aide beaucoup ça. Quand ce n'est pas une maison entière, il faut soit ouvrir la cuisine, soit la déplacer complètement, créer des nouvelles chambres. C'est varié en fait.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que toi, il y a un projet, peut-être soit le plus original, soit un qui vraiment t'a marqué parce que c'est un gros cœur ou un gros challenge ? Un projet dont tu as envie de nous parler.
- Speaker #1
Oui, il y en a un effectivement qui m'a un peu fait le déclic. C'était l'année dernière, c'était une dépendance chez mes clients. Donc eux, ils avaient leur maison sur le terrain et ils avaient une petite maison à l'entrée du terrain qui était la maison originale du terrain, toute petite. Tu avais 20 mètres carrés au sol, un gros mur porteur au milieu et tu avais des combles aménageables mais sans accès. Au moment où il fallait passer par la fenêtre de toit. Ça faisait longtemps qu'ils voulaient en faire quelque chose et ils s'étaient dit on pourrait peut-être en faire un gîte d'État pour deux ou quatre. Et on voit vraiment pas, on a essayé, on a essayé de faire de la 3D un peu accessible. Et là on se demande si on va pas juste raser la maison et en faire vraiment un bâti. Et donc c'était un peu l'étude de la dernière chance avec des gens qui étaient dégourdis. Ils avaient rénové tout seuls leur maison. Ils avaient ces compétences. Ils savent ce que c'est qu'une rénovation, mais là, c'était vraiment la vision dans l'espace qui leur manquait. Et donc, j'ai fait une étude. Je commence dans ces cas-là par une étude de potentiel où je fais des plans de l'existant, puis je commence à me dire, agencer pour faire entrer une petite cuisine, une salle de bain, des toilettes, une chambre, un escalier un peu type échelle, parce que l'idée, c'était de faire un petit gîte, un peu cabane, voilà. Ce que j'ai beaucoup aimé, bon, déjà, c'est leur réaction, c'était génial. On peut faire tout ça. ça c'est merveilleux Et en fait, c'est que je me suis rendu compte, c'est vrai que quand tu as vraiment tout l'espace à optimiser, optimisable, tu peux vraiment faire des vraies transformations. C'est là que ça devient vraiment pertinent, contrairement à une maison chez des gens qui y habitent déjà, où on ne touchera que à la cuisine cellier, où on ne vous laisse toucher qu'à la salle de bain, etc. beaucoup plus limité et le fait de faire un habitat ou un logement entier partant d'une feuille blanche super intéressant et derrière ça a été un déclic de me dire en fait c'est vraiment ces projets là qui me parlent et c'est là où on peut faire des grandes choses et voilà et du coup c'est un beau projet c'est un très très beau projet pour des gens qui ont l'énergie de rénover aussi eux-mêmes et ça ça me touche de ne pas être seulement sur du clé en main mais juste de contribuer à un projet main dans la main avec le client. On a un vrai esprit de collaboration où j'ai les idées et ceux qui font, c'est super intéressant.
- Speaker #0
Et du coup, tu avais proposé plusieurs idées pour ce projet-là et ils ont choisi.
- Speaker #1
Ils en ont choisi une. Alors, j'en ai proposé deux avec le bâti tel qu'il était. Et eux, ils avaient aussi envisagé une extension quand ils y réfléchissaient parce qu'ils trouvaient que c'était trop petit. J'avais fait une troisième option avec une extension, avec une esquisse d'extension pour leur montrer que ça n'apportait pas grand-chose. mais qui pouvaient, ça me faisait un peu plus de volume mais ça ne valorisait pas plus le bien en fait c'est là où c'est intéressant ce mot optimisation,
- Speaker #0
c'est que du coup tu vas vraiment tirer le maximum d'un lieu et du coup pas besoin de rajouter voilà c'est le juste besoin aussi en fait c'est faire quelque chose de pertinent et de raisonnable parce que ça se justifie et l'idée en faisant plusieurs options c'est de ça
- Speaker #1
aide à argumenter aussi et en faisant un petit peu plus on peut avoir tout ça en plus, mais on peut aussi se limiter à ça, mais vous voyez aussi ce à quoi on renonce comme ça. En fait, on écarte les possibles, enfin, on écarte les options et on s'irrige et on ne revient pas en arrière. Le doute ne s'installe pas en cours de route parce qu'on l'a écarté dès le début. C'est ça la démarche.
- Speaker #0
Oui, je comprends bien. C'est très intéressant. Si tu devais faire la liste ou faire le bilan des choses les plus difficiles que tu rencontres dans ton quotidien avec ton entreprise, qu'est-ce que ce serait ? Qu'est-ce que c'est plutôt ? Les obstacles, les difficultés ?
- Speaker #1
Vraiment au titre d'entrepreneur ?
- Speaker #0
Là plus vraiment sur ton entreprise à toi, puis après on va aller sur la partie plus générale.
- Speaker #1
Il y a des choses, ce n'est pas spécialement une difficulté, mais ça revient souvent, c'est de me demander pourquoi est-ce qu'on ne fait pas tout de suite de la 3D, mais ça se demande un peu avant d'avoir vu comment je travaille. Donc voilà, j'explique que c'est un peu la même chose, c'est que ça ne se justifie pas forcément. de passer par une 3D qui demande de l'effort. C'est un travail qui est conséquent. Et expliquer qu'on peut déjà commencer par des étapes plus simples en termes de support. Ça ne m'arrive pas souvent, mais ça vient de temps en temps. L'amalgame, c'est le fait de me solliciter pour de la déco. Du coup, moi, j'y vais. Je leur explique souvent qu'en fait, c'est... Pas la déco, le sujet, d'abord l'agencement, parce qu'en fait, il y a un autre problème qui consiste à mieux organiser l'espace, et ensuite la déco. Et là, je ne parle pas de casser des murs ou quoi, mais des fois, c'est vraiment repenser... En fait, votre canapé, il est beaucoup trop grand. Il n'est pas proportionnel. On va repenser tout ça. Ça, c'est une chose dont je peux apporter. Mais alors, du coup, ça fait que... Je me perds dans des petits projets pour un besoin. Quand je disais que les gens me contactaient pour la déco, c'est que la transformation ne devait pas non plus être trop conséquente. Donc, j'essaie quand même de m'ajuster au budget, sans sortir l'artillerie. Mais sauf que moi, je n'étudie pas les choses. Je ne survole pas, en fait. Je ne sais pas faire. Je suis obligée de rentrer dans le sujet. Donc, ça me coûte pas mal. C'est beaucoup de travail. Au final, ce n'est pas proportionnel. Donc, c'est ça. compliqué aujourd'hui en ce moment, c'est d'être sur des volumes, d'être sollicité des fois sur des volumes un petit peu trop petits pour moi. Après, c'est la visibilité, ça va être bien comprendre comment marche tout ce petit monde de la rénovation. Ça prend du temps parce qu'en fait, c'est propre à chaque autre entreprise, les partenariats se font doucement, mais ça, c'est normal. Bon alors, à part ça, pas plus de difficultés que ça. J'explore doucement et puis je me fais aussi au marché local. Tu vois, quand même, la plupart du temps, c'est des gens qui rénovent tout seuls. C'est quand même particulier. Donc du coup, ça veut dire que toi, tu dois venir faire une prestation qui n'a rien à voir avec le suivi de chantier. Et ce n'est pas un problème, tu vois, mais localement, ça fonctionne comme ça. Donc, il faut aussi s'adapter à tout ça. Oui, c'est pour la déco. Comme je précise que du coup, moi, c'est quelque chose que j'ai très vite identifié. Et en fait, ce que je trouve intéressant, c'est de monter des partenariats comme ça. En fait, tu te sens un peu plus en équipe. Chacun amène sa zone de génie au projet. Et en fait, on peut faire des projets à deux plus vite. Moi, je trouve ça super de travailler avec d'autres gens qui ont des compétences complémentaires. Et ça, c'est un peu ce que je cherchais quand même. Je ne cherche pas à tout faire toute seule. Donc, ce n'est pas grave. Si je ne sais pas faire, les clients, il n'y a pas de problème. Tu vas m'expliquer. que je ferai avec un partenaire et que le projet sera bien mené.
- Speaker #0
Si tu avais un conseil à donner sur l'aménagement des espaces, ce que toi, tu trouves le plus important à tes yeux, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Oui, c'est la liste des besoins. En fait, c'est vraiment se poser. Tout le monde s'assoit autour de la table et dise en fait, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'on veut ? Qu'est-ce qui rendrait ce salon pièce par pièce ? Qu'est-ce qu'on veut dans la cuisine, par exemple ? Est-ce qu'on veut cuisiner, cuisiner à plusieurs ? Est-ce qu'on veut y manger ? Manger juste le petit-déj ? Manger aussi le repas à quatre ? Qu'est-ce qu'on veut y ranger ? Qu'est-ce qu'on a comme électroménager ? Micro-ondes, pas micro-ondes ? Est-ce que j'ai un thermomix à mettre sur le plan de travail ? Est-ce que j'ai une yaourtière qui est tout le temps sortie ? Faire la liste de tout ça, dans toutes les pièces. Dans le salon, vidéo proche, télé, bibliothèque, collection de vinyles, Pour rien laisser de côté et gérer ses priorités après. Quand on voit, on ne peut pas ça, mais on peut ça. Je pose aussi la question. À table, vous êtes dans la salle à manger, vous l'êtes combien ? 6, OK. Mais parfois 10, OK. Canapé, vous l'êtes à un point confortable pour combien de personnes ? Nominal, 4, 6, 8. Voilà, je note tout ça. Parce qu'il y a des gens qui me disent, on n'invite jamais sauf l'été parce que c'est dehors, etc. ok on va pas s'emmerder à mettre deux canapes en face à face on va vraiment bien utiliser l'espace par rapport à leur usage moi je le fais avec mes clients on se pose tous ensemble donc les enfants les parents on prend deux heures on liste tous les besoins on fait la liste au Père Noël même s'il faut mais on se pose toutes ces questions et c'est là que j'avais un projet où c'était un appart avec deux chambres et un grand salon le grand salon c'était un petit salon à ouvrir sur une troisième chambre donc un grand salon Merci. ils voulaient tous les deux télétravailler parfois en même temps mais la deuxième chambre ils avaient quand même un projet bébé d'ici deux ans donc c'est bien de se dire ouais j'ai une chambre d'amis avec un grand bureau mais dans deux ans tu fais quoi ? tu déménages ? donc on a déjà anticipé les changements dans le salon et puis il y a d'autres choses ils voulaient regarder la télé depuis le canapé et depuis la table pas de soucis je note et en fait on a réussi à faire tout ça mais autrement j'aurais fait un projet on va dire bateau où il s'en serait accommodé, évidemment. Ça reste quand même confortable. Mais là, c'est idéal pour eux. Et ça fonctionne trop bien. Il m'avait dit aussi, ce client-là, je veux 6 mètres carrés devant la télé pour jouer à la houille avec les copains. Bon, j'ai réussi à faire 4,5, mais j'en ai quand même tenu compte. Parce que c'était... Après, je leur ai proposé plusieurs options. Après, c'est eux qui choisissent. Il y en avait un, c'était 6 mètres carrés. Voilà, notez tout ça, en fait. Tous vos usages. Et soyez pas... Il ne faut rien laisser de côté. Surtout, même si ça paraît impossible, il faut le noter quand même. Même quand je fais une cuisine fermée, enfin fermée, c'est-à-dire un mur porteur, il n'y a pas de sujet, je peux écrire, moi, l'idéal, j'aurais adoré une cuisine ouverte. Pourquoi ? parce que j'ai besoin de convivialité, parce que je ne veux pas m'isoler. Tu vois, il y a plein de choses derrière ça, en fait. Ce n'est pas juste je veux une cuisine ouverte. OK, alors si on arrive à faire une petite table où ta gamine, elle fait les devoirs pendant que toi, tu cuisines, est-ce qu'on y arrivera comme ça ? En fait, ça me donne des indices. Donc, mon conseil, c'est de se poser et de lister tout ça de manière collégiale, sans se limiter, même si ça paraît être la liste au Père Noël. Et après, ça permet de m'orienter, mieux orienter le projet.
- Speaker #0
En fait, si je résume, j'ai l'impression qu'on est vraiment orienté sur comment on vit chez soi plutôt qu'à quoi ça va ressembler. Ah, mais oui ! Oui.
- Speaker #1
Ah, bien vu, je veux le noter. En fait, mon approche est fonctionnelle. Comment on vit ? Et c'est des maisons à vivre, ce n'est pas des maisons...
- Speaker #0
Témoins.
- Speaker #1
Témoins, mais non. Et puis, belle, ce serait super qu'elle soit belle. Enfin, c'est la cerise sur le gâteau pour moi. Une fois qu'on sait exactement quel mobilier on met où, comment on agence... Après, j'envoie ma décoratrice et elle met la cerise sur le gâteau. Il n'y a pas de raison que ce ne soit pas beau. Mais avant tout, il faut que ça fonctionne. Et du coup, mes plans, je les fais avec le moins de fioritures possible pour qu'ils soient épurés de toute tendance ou toute distraction décorative ou visuelle pour qu'on se projette plus dans le fonctionnel dans un premier temps. L'idée du dessin. Et contrairement à la 3D, la 3D, on part vite dans du détail esthétique. Et le dessin, comme c'est vraiment une ligne, c'est du dessin à la main. Et donc, en fait, on fait abstraction de tout ça et on se focalise sur l'essentiel. Et c'est comment on vit chez soi, tout à fait. Et après, on va y mettre du joli.
- Speaker #0
Je trouve que ça clarifie vraiment ce que tu fais, où tu agis et la manière dont tu le fais. Je suis contente de t'avoir posé ces questions.
- Speaker #1
Cool. Non, mais c'est intéressant ce que tu dis. Enfin, j'ai envie de le noter. Mais ouais, en fait, c'est terrible parce que des fois, tu peux montrer des images, tu peux montrer un salon, une configuration, on va tout de suite être happé par l'ambiance qui est souvent très attractive dans les magazines et oublier qu'en fait, ça ne te correspond pas, en fait. Ou alors même, ça ne rentre pas. Ça ne rentre pas avec un appétit dans une mauvaise idée. Ça nous fera perdre l'opportunité de mettre un poil et derrière, de mettre ceci. en fait La priorité, c'est vraiment fonctionnel.
- Speaker #0
Est-ce que tu travailles aussi avec des professionnels ? Je veux dire, tu as des boutiques, des cabinets, des choses comme ça ?
- Speaker #1
Alors, pour répondre à un client professionnel ? Oui. C'est ça ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça m'arrive. Je l'ai fait pour un cabinet d'avocats. En fait, il s'agissait de transformer un appart d'habitation duplex en cabinet avec plusieurs bureaux et une salle d'attente, une petite chaînette pour le personnel, une salle d'archives. Je l'ai abordé exactement pareil. Vous êtes combien ? Est-ce qu'il y en a qui font du sport ? Est-ce qu'il y en a qui se douchent ? Est-ce que vous mangez ensemble ? Est-ce que vous êtes dans les chouquets vos plats ? Comment vous faites au quotidien ? Vos clients, ils attendent ? Est-ce qu'ils attendent mon temps ? Ils sont combien ? Est-ce que vous en recevez beaucoup en même temps ? Voilà, toutes ces questions-là. Oui,
- Speaker #0
parce qu'en fait, je voulais te poser la question pour les professionnels de quel serait ton conseil, mais finalement, c'est exactement la même chose.
- Speaker #1
Là, ça a fonctionné parce que, disons, j'ai pu rencontrer tout le monde. Et donc, j'ai pris une sorte de moyenne un peu de ce qui était demandé. Bon, là, ils n'étaient pas très nombreux, mais cette année, j'ai aussi travaillé pour un centre de soins, un centre d'accueil dans le médical, on va dire. Et le personnel, ils étaient quand même 80. Ils n'avaient pas de salle de repos. L'idée, c'était, le projet de la directrice, c'était de leur offrir une salle de repos, donc transformer une infirmerie pas très grande, mais très, très encombrée, très difficile de se projeter là-dedans, mais transformer en salle de repos. Et du coup, tu peux te dire, oui, ce qu'ils veulent, c'est sûrement, je ne sais pas, bêtement, un baby-foot, je ne sais pas, ou de quoi se défouler. En fait, ils m'ont dit, non, non, non, nous, en fait, on veut juste poser nos fesses, allonger nos jambes, et on veut la paix. Et on ne veut surtout plus entendre les patients. Et en fait, on est même allé jusqu'à faire un sas pour avoir une première zone. On fait couler un café, éventuellement, on lave sa vaisselle, son verre. Et après, derrière, on rentre dans une pièce où il y a un grand canapé, une belle atmosphère zen, et vous pouvez tendre vos jambes et puis voir même vous endormir avec un petit rideau pour fermer la verrière parce qu'en fait, elles ont juste besoin de couper. Et en fait, tu ne peux pas y savoir pour eux. Je pose les questions, vous voulez à la télé ? Non ? OK. Est-ce que vous voulez recharger votre téléphone ? Non ? Bon, d'accord. C'est pas grave, j'ai carte. Et surtout, qu'est-ce qui vous manque ? pour que votre quotidien soit plus facile. C'est à peu près la même approche.
- Speaker #0
J'étais obligée d'aller à la rencontre des personnes concernées, en fait. Ce n'est pas la directrice, c'est le personnel. Donc, pour l'avocate, c'était pareil. J'ai rencontré les assistantes, les associés, j'ai rencontré tout le monde. Voilà, donc ça restait à l'échelle humaine, en fait.
- Speaker #1
On va revenir un petit peu plus sur le côté plus général de l'entrepreneuriat. Qu'est-ce que tu as appris déjà, toi, au fil de ton développement ? Est-ce qu'il y a des choses qui t'ont plus particulièrement marquées, des apprentissages que tu as faits ? Ou peut-être des choses que tu aurais aimé savoir quand tu as commencé.
- Speaker #0
Oui, alors, il y a un truc que je n'avais pas vu que c'était si important, c'est tout ce qui est communication. C'est un mot général, mais oui, tout ce qui est faire la promotion, mais expliquer ce que tu fais sous différentes formes, donc sur ton site, ta posture, que tout ça soit clair. Et puis, le temps que tu y passes. pas trop en faire, en faire juste ce qu'il faut. Je m'étais dit dans l'entreprenariat, il va falloir que je fasse ma compta toute seule, je me lance toute seule là-dedans, etc. Tu rigoles ? Ça, c'est rien, ça.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
La partie prospection, qui est un mot un peu qui fait peur, mais qui est assez génial pour dire, en fait, c'est juste ta visibilité, que ton message soit clair, qu'on comprenne ce que tu fais, qu'on sache justement te solliciter pour préciser ce que tu fais. Ça, j'avais pas. Et en fait, je me prends au jeu. Je trouve ça super intéressant. Je trouve que tu apprends sur toi, tu recadres ta mission, tu bases tout ça sur tes valeurs. C'est vraiment intéressant. Donc, il y a du développement personnel derrière tout ça parce que tu ne te lances pas là-dedans pour rien. Tu as bien une mission derrière. Et quand tu l'incarnes, c'est génial d'en parler. C'est un grand apprentissage. C'est une chose pour laquelle je ne m'étais pas doutée que ce n'était pas juste techniquement ton métier. En fait, avoir un deuxième métier, c'était celui-là.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. c'est vrai t'as raison la communication c'est beaucoup plus finalement que l'administratif dont on se fait toute une montagne et du coup ma question ce serait est-ce que c'est mieux que tu l'aies pas su au début ou t'aurais aimé le savoir tout de suite quand tu t'es lancée tu
- Speaker #0
vois dans le sens est-ce que peut-être j'allais être trop motivée parce qu'après il y a des choses qui se délèguent je pense que tu vois l'administratif c'est nettement plus simple de le déléguer la communication t'y met quand même à un moment peut-être que tu peux le déléguer mais moi j'y prends goût donc je le fais et je savais qu'en lançant ma boîte tout ce qui ne me plairait pas je le déléguerais pour moi c'était clair que je montais le truc pour que je prenne plaisir c'est juste que ça c'est challengeant mais ça reste un plaisir comme
- Speaker #1
tu dis ça t'aide aussi à avoir une idée plus approfondie de ce que tu fais, de quelles sont tes valeurs de ce que tu as envie de faire ou pas d'avoir une pédagogie pour ton...
- Speaker #0
Oui, de mieux savoir en parler, même tout seul. Par contre, ça ne m'empêche pas d'être aidée pour justement creuser tout ça, tu vois. Oui. D'avoir quelqu'un qui t'aide aussi à poser, à te poser les bonnes questions pour que tu arrives à ça. J'ai quand même été accompagnée pour ça, et je trouve ça passionnant. Mais c'est très confrontant aussi. Donc ça, ça va, je n'étais pas armée, mais ça va, je commence à avoir l'habitude. d'avoir accepté cette aide-là et jouer le jeu aussi. Après, sinon, en termes de difficultés, il y a une chose sur laquelle j'ai bien la vision de faire évoluer ça, c'est l'isolement. En fait, tu pilotes ton truc et puis, tu es tout seul. Même si je m'entoure d'autres professionnels, j'ai des partenariats, etc., je suis très contente de bosser avec d'autres. L'atmosphère, collègues, un café tranquille, en fait, il n'existe plus. Mais du coup, je vais au co-work dans Berieux. Le Lab01 Hangar a un espèce de coworking qui est très sympa. Et donc, je me dis qu'il faut que j'y aille plus. Parce que là, ce n'est pas tes collègues. Tu n'as même pas besoin de faire les boulots. Mais du coup, tu as ces adultes-là qui font toute autre chose avec qui tu peux passer des moments sympas. Ça, c'est une solution.
- Speaker #1
Du coup, quand tu dis que tu souhaites un peu plus développer cet aspect-là, ce serait comme ça, en allant plus souvent dans des espaces de courant ?
- Speaker #0
C'est une option, oui. Je me demande soit ça, soit monter peut-être quelque chose de plus… Je ne sais pas. Mais en tout cas, rester seule, tout seule comme ça, ce n'est pas simple.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, il y a plusieurs choses. Tu as le côté d'avoir des échanges un peu plus généraux sur différents domaines ou juste simplement être en contact avec des gens. Tu peux avoir aussi l'aspect un peu plus précis.
- Speaker #0
c'est-à-dire t'entourer de personnes qui peut-être font le même métier que toi pour s'enrichir les uns des autres peut-être un peu plus pointu oui alors ça je le fais et ça je le fais avec plaisir mais voilà c'est pas du quotidien non plus c'est pas tous les matins tu sais que tu vas retrouver tes amis quoi en fait et en fait si tu me... à la maison j'ai du mal même à m'arrêter pour bosser, pour déjeuner parce qu'en fait t'es dans ton truc Alors qu'au cowork, il y en a toujours un qui dit bon café, il y en a qui vient chercher à manger, c'est plus sain aussi. Et moi, je te dis, si je n'avais pas mon chien à sortir, des fois, je pourrais travailler du matin au soir et remanger. Les enfants allaient chercher pour m'arrêter. Parce que sinon, voilà, tu es pris dans le truc. Je te disais, dès qu'il fait nuit, je dois m'arrêter parce que je n'ai pas la lumière dans cette pièce.
- Speaker #1
Quand la bougie est finie. Oui, voilà.
- Speaker #0
Heureusement, il y a ça par contre. Franchement, ça cadre. Mais oui, ce n'est pas toujours très sain d'être seule. Après, ça ne m'empêche pas de m'intéresser à tout l'environnement de la réno et de la déco, de l'architecture d'intérieur. Heureusement, là, oui, il y a quand même du monde avec qui je peux échanger. Mais c'est toujours, ce n'est pas du travail, mais ça reste. encore des choses que tu assimiles comme des infos, ça reste du boulot. Quand tu parles avec une traductrice ou un informaticien ou des gens du cowork qui sont dans d'autres domaines, ça fait du bien.
- Speaker #1
D'accord. Donc, c'est un conseil que tu donnerais aux autres entrepreneurs de s'entourer, mais pas que pour le travail, aussi pour avoir du contact humain, se sortir un peu la tête de son bureau.
- Speaker #0
Ça dépend. Le ressenti, tu sais, moi, je ressens ça. Donc, il y a des solutions, c'est le coworking. Alors oui, c'est des frais aussi, tu sais, tu prends un abonnement. Mais c'est aussi cette question, les entrepreneurs, ça, c'est un conseil plus général. Donc, il y a celui de faire attention à l'isolement. C'est quand même une réalité, donc en être quand même conscient. Et après, c'est les dépenses, les voir comme des investissements. Voilà, et notamment... prendre un abonnement en coworking, c'est aussi du bien-être au travail. C'est un investissement. Si ce n'est pas nous qui prenons soin, on n'a pas de chef pour nous imposer des vacances ou nous imposer un petit peu plus de qualité de vie au travail. Donc voilà, c'est toujours un budget, mais de voir un peu comme un investissement pour que ça dure sur le long terme et que ce soit pérenne.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que c'est quelque chose que je retrouve chez beaucoup d'entrepreneurs et d'entrepreneuses, c'est de se mettre soi-même au second plan. Alors, ça ne veut pas dire s'oublier. Mais par exemple, des choses toutes simples, on ne va pas penser à avoir un bon fauteuil, une bonne lumière, un espace de travail correct, des fois on va se mettre sur un coin de table ou dans le salon, ça va envahir un peu l'espace de vie, des choses comme ça. Comme tu dis, les temps dans la journée ne sont pas toujours respectés, on va oublier de manger, on ne va pas aller aux toilettes, on va attendre le dernier moment, des choses comme ça. Prendre soin de tout ce qui est troubles musculosquelétiques, tout simplement faire une pause, des étirements de temps en temps.
- Speaker #0
Il n'y a personne pour nous dire de le faire, il n'y a personne pour cadrer ça. Donc, en fait, on est notre outil de travail, donc il faut quand même prendre soin de soi. Mais c'est juste être attentif à ça. Et moi, ma difficulté aujourd'hui, c'est de me dire, en fait, moi, j'adore ce que je fais, mais là, l'isolement, ce n'est pas possible. Il faut vraiment que je trouve une solution et j'ai quelques pistes. Donc, pas de souci.
- Speaker #1
C'est bien.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
écoute parfait moi j'ai fait le tour de mes questions est-ce qu'il y a enfin j'ai encore deux petites questions mais un peu annexes est-ce qu'il y a quelque chose dont je n'ai pas parlé ou que je n'ai pas abordé et que tu aimerais développer ah bah non franchement je trouve que t'as fait une bonne synthèse mais en tout cas t'as
- Speaker #0
bien vu l'angle que je prenais et non ça me paraît très complet merci écoute parfait
- Speaker #1
Pour les gens qui souhaiteraient voir ton travail ou même te contacter pour faire appel à tes services, où est-ce qu'on les dirige ?
- Speaker #0
Il y a mon site internet, ateliergalico.com, Galico avec un K. Autrement, je publie de manière un petit peu plus spontanée sur Instagram pour voir un peu quelle est ma touche et mon approche. C'est un réseau que j'utilise comme ça, de manière assez spontanée pour un petit peu parler de ce quotidien et du type de... projets que je fais, sans forcément très structurer le truc. Principalement, ça va être ça. Sinon, en janvier, normalement, je participe au Savon de l'Habitat d'Amberieux, qui a lieu fin janvier, avec mes partenaires, décoratrices, home organizers, avec Michel, que tu connais aussi, de la rénovation de meubles. Ça, par contre, si tu veux ce petit collectif de nanas de la rénovation, c'est super.
- Speaker #1
Je crois qu'il y a un épisode avec chacune d'entre elles, donc tous les liens.
- Speaker #0
Tu vois, on a cette dynamique aussi de s'entourer, de mettre en avant un travail complet aussi. Et donc, on devrait tenir un stand commun au salon de l'habitat.
- Speaker #1
Super, je viendrai vous voir. Du coup, ça m'a amené à une autre question par rapport à ta communication, parce que tu as l'air de quand même prendre plaisir à faire tout ça. Donc, si je comprends bien, Ton Instagram, c'est quelque chose de pas contraignant et que tu vas faire spontanément quand tu as des idées ou que tu as envie de partager quelque chose ou bien est-ce que tu as une stratégie derrière tout ça ou c'est un peu ton canal ? Oui,
- Speaker #0
alors la stratégie en communication, surtout, ce n'est pas juste de dire j'ai un plan de publication, c'est déjà avant tout ça de bien se mettre d'accord sur le message et la posture. déjà ça c'est une stratégie ça vient pas tout seul et après oui moi j'en fais pas une contrainte je mets au fil de ce que j'ai envie de publier mais par contre je peux mettre des fois une demi journée à faire un poste il y a des études de cas que je publie je mets bien deux heures à les monter par exemple donc mais je j'ai envie de le faire quoi des fois c'est plus des stories ou des petits postes comme ça qui parlent Mais la stratégie derrière, c'est de se dire quel message tu veux passer, ce qu'ils lisent, qui est-ce qui lui est suscité d'être intéressé par ce message. Donc, c'est important de ne pas juste se dire je publie pour publier ou je rajoute du bruit au bruit. Sinon, je n'y prendrais pas plaisir du tout.
- Speaker #1
Je pense que c'est très important d'avoir ça en tête, que rajouter du bruit au bruit, c'est une bonne idée pour personne. et je trouve que ne serait-ce que d'un point de vue éthique même en termes d'écologie ou en termes de tu vois de temps passé sur les réseaux moi je trouve que c'est une bonne démarche et puis le résultat il sera pas là donc en fait le but c'est de bien expliquer comment qu'est-ce qu'on doit comprendre comme quelle est ton identité quelle est ta ton approche voilà très bien en tout cas moi je vous invite à aller visiter l'Instagram de Lise qui est très intéressant très sympa et Et c'est un côté, comment dire, c'est quelque chose d'un peu doudou. Moi, j'aime bien.
- Speaker #0
Ah oui. J'essaie de rendre le truc, mes études de cas, l'idée, c'est que ce soit pédagogique et qu'on comprenne ce que c'est, l'optimisation d'espace. Tout ce qu'on peut faire, quand on voit l'état du truc, quand on voit le plan, le gîte dont je parlais, j'en ai fait un poste.
- Speaker #1
mais faites moi confiance on peut faire des grandes choses c'est pour montrer que c'est possible le pari est réussi j'ai une toute dernière question pour toi c'est une question rituelle que je pose à tous mes invités donc c'est en lien avec mon activité si tu pouvais reprendre le pouvoir sur une compétence une capacité ou un fonctionnement de ton cerveau ce serait quoi ?
- Speaker #0
c'est la mémoire il y a des fois Voilà. alors c'est plus dans le perso mais j'ai l'impression qu'il faut que je repose la question une heure après ou une semaine après j'ai toujours, je pense avoir compris sur le moment ou alors je sais pas,
- Speaker #1
je suis pas attentive oui c'est ce que j'allais dire je me demande si c'est une question de mémoire ou d'attention et oui et donc ça,
- Speaker #0
l'attention peut-être mais peut-être que c'est ça mais ouais des fois c'est mais attends il m'a expliqué, j'avais compris et là je doute de ce que j'ai retenu Après, j'ai de la mémoire qui est bonne pour d'autres trucs, mais des fois, je me dis, je crois que j'ai des neurones qui ont dû cramer à une certaine période. Parce que je ne sais pas si on peut reprendre le contrôle.
- Speaker #1
Peut-être pas le contrôle, mais en tout cas, comprendre pourquoi. Parce que ça peut être plein de choses. Ça peut être de la fatigue. Ça peut être, comme tu dis, qu'à ce moment-là, la tension n'était peut-être pas totale parce que tu avais d'autres choses en même temps. Donc, une espèce de petite surcharge cognitive. La maternité aussi, ça peut jouer sur certaines périodes. Oui,
- Speaker #0
c'est clair que tu as l'impression que ton cerveau a des priorités.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Au début de la maternité, il y a des choses qui sont tellement mises en second plan. Tu es en mode survie sur d'autres choses. C'est ça. Donc, il a fatigue, évidemment. On ne va pas se le cacher. Oui, voilà.
- Speaker #1
Donc, ça,
- Speaker #0
c'est évident. Merci. Tu me diras si tu peux m'aider.
- Speaker #1
Pourquoi pas. On pourra faire un petit bilan à l'occasion.
- Speaker #0
Ça marche. Merci.
- Speaker #1
Merci beaucoup à toi. C'était extrêmement intéressant. Malgré que je connaisse ton travail, j'ai encore appris des choses. Merci pour ça. Je te souhaite beaucoup de réussite dans ton entreprise, encore beaucoup de beaux projets.
- Speaker #0
Merci Valérie, toi aussi.
- Speaker #1
Plaisir de te recroiser.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
À bientôt. Entrepreneur, entrepreneuse, est-ce que ça te parle ? Manque de confiance en toi dans certaines situations professionnelles ? Difficultés d'organisation qui te font sentir constamment débordée ? Productivité en montagne russe qui affecte ton moral et tes projets. Si tu te reconnais, sache que tu n'es pas seul. Je propose un accompagnement personnalisé qui va bien au-delà des simples rendez-vous ponctuels. Ensemble, nous travaillerons sur ton estime et ton affirmation de toi. Nous optimiserons tes outils, ton emploi du temps et nous adapterons tes rythmes pour améliorer ton efficacité durablement. Ce n'est pas un programme standard, mais un parcours sur mesure qui nous adapteront selon tes besoins, avec des séances individuelles d'hypnose et aussi de techniques de neurosciences cognitives, des ateliers de groupe et une communauté qui te soutient dans les hauts comme dans les bas. Si tu veux en savoir plus ou si tu veux participer à ce podcast, rendez-vous sur le lien anti-pitch dans les commentaires pour réserver ton appel découverte gratuit et transformer ton quotidien de chef d'entreprise.