- Emmy
Bonjour et bienvenue sur Antifambre, ton nouveau podcast sans tabou dédié à la sexualité pour toutes et tous. Je m'appelle Emy, j'ai 22 ans et je t'invite à débuter cette aventure ensemble pour explorer et vivre pleinement ta sexualité. Alors mets-toi à l'aise et viens écouter les voix d'Antifambre. Bonjour et bienvenue sur Antichambre pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui nous sommes avec Chloé, une sexologue. Merci beaucoup d'être venue.
- Chloé
Bonjour, merci de m'avoir invitée.
- Emmy
Est-ce que tu pourrais te présenter rapidement pour commencer ?
- Chloé
Oui, bien sûr. Alors, Alors, je m'appelle Chloé Duval, j'ai 51 ans et je suis sexologue et thérapeute de couple depuis maintenant un peu plus de deux ans. C'est une reconversion puisque j'ai fait une longue carrière avant dans le marketing digital.
- Emmy
Ah oui, c'est complètement différent.
- Chloé
Complètement différent. Pour ajouter que j'ai trois enfants, ados, 16, 18 et 21 ans. Ah oui,
- Emmy
ok. C'est dans l'âge où justement on découvre un peu sa sexualité.
- Chloé
Exactement.
- Emmy
Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cette reconversion justement ?
- Chloé
Excellente question à laquelle j'ai... parfois moi-même du mal à répondre, pour être très honnête. Je sais que c'est arrivé au moment du Covid. J'ai eu comme une espèce de ras-le-bol de mon métier d'avant, que pourtant j'adorais. Enfin, je l'ai fait avec passion et avec beaucoup de plaisir. Jusqu'à un certain moment où j'ai trouvé que le marketing digital, ça devenait très rapide, très technique. Ça me demandait une formation aussi permanente. Bon, bref. Il y a eu un moment où c'était trop. Et donc, j'ai cherché ce que je... pouvait faire d'autres. Et j'étais très intéressée depuis longtemps par tout ce qui concernait la psychologie, la nature humaine, ça m'intéresse beaucoup. Je commençais à avoir des conversations avec mes filles parce que mes enfants se sont trafis. Sur les sujets de l'amour, de la sexualité, je me rendais compte que à cet âge-là, ce qui est très présent sur la sexualité, c'est le porno. C'est quand même une source hyper importante d'apprentissage. Alors, j'ai rien contre le porno, et c'est vrai qu'on peut apprendre des tas de choses, mais ça dit pas tout, non plus sur la sexualité, bien loin de là. Et je me disais, mais qu'est-ce que je pourrais faire pour apporter une autre approche, en fait, que celle du porno ? Et puis, j'ai découvert le métier de sexologue, que je connaissais pas, pour être très honnête, il y a encore six ans, et qui m'a semblé absolument passionnant. Il rassemble... plein de choses qui m'intéressent sur le côté relation, le couple ou pas le couple d'ailleurs. En tout cas, la relation amoureuse, la connexion au corps, la compréhension de soi, la relation à l'autre. Bref, tout ça et encore plein d'autres choses, c'est dans le métier de sexologue. Et je me suis dit, ok, ça c'est pour moi, ça me passionne. J'y vais. Et donc je suis partie pour trois ans d'études.
- Emmy
Il y a des écoles, c'est dans une fac, c'est en ligne ?
- Chloé
Oui, alors il y a plein de choses. plein de choses possibles. Le métier de sexologue, il n'est pas réglementé, comme on dit. Donc, on peut avoir un diplôme de sexologue de plein de façons différentes. On peut le passer à la fac, il y a des DU de sexologie. On peut le passer dans des écoles privées. Et puis, ces écoles privées, elles sont soit en présentiel, soit en ligne. Et moi, je l'ai fait dans une école privée qui s'appelle l'école de psychosexologie de Paris, qui est à la Défense. C'est en présentiel, ça dure trois ans. J'ai adoré cette école et c'est passionnant. On nous a donné plein, plein, plein d'outils très pratiques. C'est ça que je cherchais en fait. Et ce qui pour moi fait une différence avec un DU en fac, c'est le côté hyper pratique de l'école. On nous a mis en situation, j'ai dû aller voir pas mal de fois des sexologues dans leur cabinet pour assister en tant qu'observateur. Et puis j'ai pu apprendre plein d'outils qui me paraissent indispensables, notamment des outils qu'on appelle de régulation émotionnelle. Parce que quand tu es en consultation, il peut se passer pas mal de choses. C'est parfois des émotions assez fortes qui surgissent. Il faut que tu aies des outils pour faire face à ça.
- Emmy
D'accord. Est-ce que tu pourrais nous définir le métier de sexologue ?
- Chloé
Oui. Alors les sexologues, ce sont des personnes qui se sont formées à tout ce qui concerne la sexualité humaine. Je dirais. Donc, ils sont capables d'accompagner toutes sortes de difficultés, blocages, plaintes, comme on appelle ça en cabinet, difficultés, blocages, plaintes autour de la sexualité et de la relation aussi. Il y a des sexologues qui sont médecins et des sexologues qui ne sont pas médecins. Parce que le terme de sexologue, ce n'est pas... Comme je te le disais, ce n'est pas une appellation réglementée. Les sexologues médecins, ce sont des médecins qui ont ajouté à leur formation plusieurs mois ou années de sexologie. Ça peut être des médecins généralistes, des urologues, des gynécologues, des psychiatres aussi. Et alors eux, on peut leur demander de faire un diagnostic, d'être ausculté, de faire des prescriptions médicamenteuses. Donc ça c'est une chose. Les sexologues non médecins, eux, ils sont spécialisés dans tout ce qui est la partie psychologique, émotionnelle de la sexualité. Parce que la sexualité, elle a une grande, grande part d'émotionnelle et de psychologique. Donc c'est ce que moi, qui suis sexologue non médecin, je propose. C'est un accompagnement sur tout ce qui est psychologique, psychosomatique.
- Emmy
C'est vrai que ce métier, on n'en entend pas tant, enfin maintenant beaucoup plus, mais avant, moins parler. Est-ce qu'il y a beaucoup de demandes ?
- Chloé
Comment te répondre ? Moi, je trouve qu'il y en a beaucoup, mais ça reste un métier qui n'est pas encore très connu, en France en tout cas. Je pense que dans d'autres pays, alors j'ai l'impression qu'au Canada, en Belgique, aux Etats-Unis, c'est nettement plus courant d'aller voir un sexologue ou un sexothérapeute. C'est un peu la même chose, je pourrais t'expliquer la différence, mais en France, ça reste pas très connu. D'ailleurs, quand j'ai dit autour de moi que je devenais sexologue, j'ai eu surtout des questions de « mais qu'est-ce que c'est ça ? C'est quoi ce métier ? Tu vas faire quoi ? » Mais je trouve que, au bout de deux ans, j'ai entre 15 et 20 rendez-vous par semaine. Alors, par rapport à un psychothérapeute, par exemple, ou un psychologue, je pense que c'est encore nettement moins.
- Emmy
Oui, c'est moins démocratisé aussi. J'ai justement, pareil, encore une question, mais c'était, est-ce que ce n'est pas aussi, entre guillemets, mal vu ? Je veux dire, si on va voir un sexologue, encore dans l'inconscient, comme les psys, c'est parce que j'ai un problème. Et la démarche... de se dire peut-être qu'est-ce qu'il faudrait aller voir un sexologue, je ne sais pas, une fois par an, juste pour voir si tout va bien. Je ne sais pas.
- Chloé
Tiens, tiens, c'est intéressant. Je devrais peut-être dire que oui, oui, il faut absolument. Mais non, je ne crois pas. Non, je ne crois pas. Alors d'abord, oui, ce n'est pas simple, je pense, d'aller voir un sexologue. Parce qu'on va parler vraiment de l'intime, de la sexualité. Et pour un bon nombre de personnes, je pense que c'est encore plus difficile de parler de sexualité que de parler de ses émotions, de ce qui se passe à l'intérieur de soi chez un psy. Et d'ailleurs, peu de gens disent à leur entourage, à leurs amis... Je suis allée voir un sexologue et c'était super. C'est d'ailleurs un problème, ou en tout cas une difficulté, pour obtenir des avis sur Google. Parce que...
- Emmy
Tu avais dit ouvertement.
- Chloé
Ouvertement sur Google, je suis allée voir, j'avais un problème d'érection. Les gens ne sont pas obligés, quand ils donnent un avis, de dire pour quel problème ils sont venus. Mais bon, ça reste un petit peu touchy, tu vois. Et donc, c'est compliqué d'avoir des avis sur Google. Sinon, tu me disais, est-ce qu'il faut y aller une fois par an régulièrement pour vérifier qu'on n'a pas de problème ? Non, pas du tout. On n'est pas du tout dans une sorte de prévention de santé ou quelque chose comme ça. On peut y aller quand on a... pas réellement de problème, ça, ça existe. Par exemple, si on a des questionnements, parfois, on n'est pas très au clair sur comment ça devrait se passer, qu'est-ce qui est normal. D'ailleurs, c'est une des questions que j'ai le plus souvent dans le cabinet, c'est est-ce que c'est normal ce que je vis ? Est-ce que je suis normale dans mon fonctionnement ? Est-ce que physiquement, tout va bien ? On peut avoir des questions, simplement, et ça suffit pour aller consulter un sexologue, mais la plupart du temps, les personnes qui viennent me voir, elles rencontrent une difficulté. Elles sont en souffrance, même parfois, vraiment. Elles ont un blocage. Voilà, elles ont une difficulté en lien avec la sexualité ou en lien avec la relation amoureuse.
- Emmy
Et t'as un exemple de, peut-être, problème qui revient souvent, ou que t'entends souvent, ou à moins que tous tes patients aient des problèmes différents, peut-être, mais...
- Chloé
C'est toujours différent. C'est toujours différent parce que les patients, ils sont... Ils sont uniques à chaque fois, même je suis à chaque fois étonnée à quel point la sexualité nous permet de vivre pleinement de choses différentes. Mais honnêtement, il y a quand même des choses qui reviennent. Du côté des hommes, ce qui revient beaucoup, c'est les difficultés d'érection ou les difficultés avec l'éjaculation. Alors les difficultés d'éjaculation, ça peut être j'éjacule trop vite, à mon goût, ou bien je mets beaucoup beaucoup de temps à éjaculer, ou bien j'éjacule pas du tout. Donc là, on part en exploration pour comprendre ce qui se passe. Du côté des femmes, ce qui revient le plus souvent, c'est, je crois, des difficultés avec le désir. J'ai l'impression de ne pas avoir de désir, ou de ne pas avoir de libido, ou peu de libido. Et puis aussi, un peu moins souvent, mais quand même, des difficultés avec l'orgasme. Des personnes qui se disent, j'ai du mal, ça met beaucoup de temps, ou bien je n'y arrive pas, ou j'ai jamais eu un orgasme. Et dans les couples... qui vraiment, la raison number one, c'est qu'on a un gap de libido, on n'a pas le même rythme de désir et ça nous pose un problème.
- Emmy
J'allais dire qu'il y a quand même une sorte de pression personnelle, en fait, qu'on se met peut-être tout seul, enfin là, entre le désir ou est-ce que j'éjacule trop vite, ou vu que notre sexualité nous appartient, moi j'ai l'impression que même quand j'en parle avec des amis, on se met tout seul, une pression sur ce qui est normal, comme on disait juste avant.
- Chloé
On se met une grosse pression tout seul, oui. Enfin tout seul. On va peut-être pouvoir y revenir parce que ça vient pas de nulle part non plus. Cette question-là, est-ce que je suis normale, est-ce que c'est normal ce qui se passe entre nous, est-ce que c'est normal ce qui se passe avec mon désir, ça vient du fait qu'on se met effectivement la pression. pression. Mais en fait, il n'y a pas de normalité en sexualité. C'est un des premiers trucs qu'on essaye de déconstruire en cabinet, c'est de se dire il n'y a pas de normalité. Il n'y a pas une norme qui dit on doit faire l'amour X fois par semaine et ça doit se passer comme ça et l'érection, elle doit être dure comme ça et puis elle doit durer aussi longtemps que ça. Non, ça n'existe pas ça. Donc en fait, c'est déjà revenir à soi, se détendre. se détendre sur la pression qu'on se met, réaliser que dans la plupart des cas, tout va bien en fait. Mais par contre, il est nécessaire d'avoir une approche plus personnelle de la sexualité, sans essayer de coller à des standards de performance, des trucs qu'on voit, qu'on entend et qu'on lit dans les films, dans les séries, dans les livres, tout ça. Ils nous font dire que dans la sexualité, ça devrait se passer comme ça. En fait, c'est faux. Ça nous donne en général des idées hyper caricaturelles de ce que c'est la sexualité en vrai. Alors, sans parler du porno, parce que...
- Emmy
Oui, d'arriver à...
- Chloé
La caricature, elle est maximale.
- Emmy
Et du coup, dans ton accompagnement, tu peux aider tes patients à se rechercher eux-mêmes, découvrir leur sexualité, peut-être s'ils n'en ont pas, enfin, les aider, les guider.
- Chloé
Oui, tout à fait. Je veux... pourrais le faire. Je suis en train de réfléchir, mais ça a été très rare, en fait, les personnes que j'ai reçues qui avaient cette interrogation sur leur orientation sexuelle ou sur le cheminement dans leur sexualité. Là, ce qui me vient en tête comme souvenir, c'est plutôt deux personnes tôt jeunes. Il y en avait une qui était très jeune. C'était une femme qui devait avoir 21-22 ans. et un homme récemment qui avait à peu près 28-30 ans et eux leur questionnement c'était est-ce que je suis homosexuel ?
- Emmy
Ou pas. Et en fait, très vite, on s'est rendu compte en parlant que ce n'était pas tant un questionnement sur leur orientation sexuelle qu'une forme d'angoisse extrêmement forte.
- Chloé
De l'être.
- Emmy
De l'être. Et c'est ce qu'on appelle un toque homosexuel, ça. Ça existe. C'est une idée. Et ça s'accompagne plutôt de la même façon qu'on accompagne un toque. C'est-à-dire, on va essayer de faire baisser l'anxiété autour de ça et de calmer l'agitation du cerveau qui finit par s'obsessionner sur cette idée-là. Voilà. Et une fois que le cerveau arrête de tourner en rond là-dessus, les choses se calment complètement. Et en fait, ces personnes-là, elles s'interrogeaient sur est-ce que je suis homosexuelle ? Mais elles avaient une vie sexuelle hétérosexuelle. Ok.
- Chloé
Tu vois ?
- Emmy
Oui. Et donc, le questionnement était étonnant. Et en fait, c'était une anxiété, c'était un stress. Et voilà, une fois qu'on a apaisé ça, elles ne se sont plus posées la question.
- Chloé
Oui, c'est vrai qu'on peut avoir des anxiétés aussi liées à la sexualité. Est-ce que tu as des exemples d'exercices pour aider justement à passer certaines angoisses ? Je ne sais pas si tu comprends ce que je demande.
- Emmy
Calmer des angoisses ? Le truc vraiment très puissant, qui a l'air de rien, ça paraît tout simple, pour s'apaiser et calmer l'anxiété, c'est la respiration. En sexualité, en tout cas moi en cabinet, je parle beaucoup beaucoup de respiration, c'est un des outils que j'adore, sur lesquels on s'appuie pour vivre une sexualité plus pleine et plus épanouie. Alors, calmer l'anxiété par la respiration, c'est assez simple, je ne sais pas si tu connais l'outil de cohérence cardiaque. Non. Non, c'est un outil qui, en fait, je vais me mettre à respirer pendant quelques minutes de façon lente, de façon profonde, c'est-à-dire... ventrale, enfin tu vois une respiration qui part non pas du haut du poumon mais tu gonfles le ventre à l'inspire et tu le rentres un petit peu à l'expire et pendant quelques minutes tu vas avoir une inspiration qui dure aussi longtemps que l'expire c'est un peu contraignant même 3 minutes ça peut sembler long en vrai on devrait faire idéalement les personnes qui ont du stress je leur recommande de faire 3 fois par jour 5 minutes sur un rythme... C'est long quand même. En tout, c'est un quart d'heure. Qu'est-ce que ça fait ? Ça fait baisser le taux de cortisol. Donc ça diminue le stress automatiquement et ça active ce qu'on appelle le nerf vague. Le nerf vague, c'est un des nerfs les plus longs à l'intérieur du corps, qui nous met, alors là je vais rentrer dans des trucs un petit peu techniques, mais en fait quand tu actives le nerf vague, ça nous met dans un état du système nerveux, qu'on appelle parasympathique, et en gros...
- Chloé
Ce mot me parle.
- Emmy
Ce mot te parle ? Oui. Quand ton système nerveux autonome est en état... parasympathique, ça veut dire que tu es détendu, relaxé. Et ça, t'en as besoin pour la sexualité. En fait, dès que tu arrives vers du sexe, vers un moment de sexualité et t'es stressé, tu risques de rencontrer des difficultés, des dysfonctionnements. Alors, ça peut être des difficultés physiologiques, genre, j'ai du mal à avoir une érection, alors que je suis excité, pourtant. ou genre je ne lubrifie pas ou bien l'excitation ne vient pas trop. Le stress, ça amène aussi une éjaculation hyper rapide. Tout dépend si tu es très stressé ou juste un peu. Et en fait, quand tu te détends, déjà tous les réflexes sexuels fonctionnent beaucoup mieux. Et puis, tu es capable du coup de mieux te connecter à toi, à tes ressentis, à tes perceptions. Il se passe quelque chose d'autre. Tu n'es plus en train de t'observer et de te dire, je fais quoi dans 30 secondes et dans 10 secondes ? Est-ce que l'autre va bien ? Tu as ton attention maintenue sur le partenaire ou la partenaire. Non, en fait, quand tu es détendu, tu es à la fois bien avec toi. Et du coup, ça te permet d'être beaucoup plus en lien avec l'autre.
- Chloé
C'est vrai que c'est quelque chose que j'avais déjà ressenti. Et pareil, encore avec des amis aussi. Dès qu'on est un peu stressé, notre corps parle pour nous. Voilà, tout à fait. Et j'y repense quand j'étais plus jeune, dans mes premières expériences sexuelles à 15-16 ans, où il y a plein de fois où j'avais très envie, j'étais persuadée que j'avais très envie, mais dans le fond, j'étais stressée pour X ou Y raisons, et sachant que je suis une personne très anxieuse, rien ne m'angoisse. Et du coup, j'avais beaucoup de problèmes pour lubrifier alors que j'avais envie et je comprenais pas. Et du coup, maintenant, j'essaye de vraiment me rendre compte, de me dire, OK, il faut que je sois bien et il ne faut pas allumer des bougies et un plaid non plus. Mais je sais que j'ai ce besoin d'être dans de bonnes conditions. Enfin, je l'accepte plus qu'avant. Je me disais quand même, bon, allez, j'en ai envie. Mais mon corps n'était pas forcément...
- Emmy
Je pense que c'est hyper important ce que tu es en train de soulever là, parce qu'en fait, ça va aussi avec cette idée de performance. On pense que, comme on est dans un moment de sexualité, c'est plus fun et plus excitant si on ose plein de trucs, si on va vite vers telle ou telle pratique, ou bien si on dit oui à tout. Je caricature un peu. Et en fait, en faisant ça, on se met à soi-même la pression et du coup on n'écoute pas ses propres limites souvent et parfois la limite c'est des choses toutes simples, j'aimerais que ça aille un peu plus lentement C'est la première fois qu'on fait l'amour, je préférerais que telle et telle pratique, on le garde pour plus tard si jamais ça se passe bien. J'aurais besoin qu'on se parle pendant l'amour. Des choses tout simples que parfois on se dit, mais en fait si je dis ça ou si je parle de mes besoins, est-ce que c'est cool ? Est-ce que ça se fait ? Est-ce que j'ai le droit de le dire ? Est-ce que ça ne va pas tout casser d'ailleurs ? Casser l'ambiance, casser l'excitation. Et du coup on ne l'écoute pas. Et ça peut, alors parfois, ça fonctionne quand même bien. Donc peut-être que le besoin qu'on n'a pas écouté, il n'est pas si fort que ça. Mais parfois... il y a des besoins forts qu'on n'écoute pas et du coup on est stressé et ça crée des petits blocages genre je comprends pas je suis excitée mais je lubrifie pas du tout du coup vite ayons recours à du lubrifiant parce que ça c'est très bien il faut y penser, c'est bien de l'avoir à côté si on peut, le lubrifiant moi je suis à fond pour le lubrifiant je trouve que c'est super et ça rend beaucoup de service Mais voilà, le lubrifiant ne fait pas tout. Après, quand on est stressé, c'est plus compliqué de ressentir et d'être bien, d'être dans l'échange, d'être dans un côté ludique aussi du sexe.
- Chloé
Et j'y pense là, est-ce que dans ton approche, la sexualité, vous n'allez parler que d'expériences physiques ou par exemple les sextos ou les nudes ? Toute cette sexualité-là, elle est abordée ou pas ?
- Emmy
Alors, elle pourrait être abordée. Les sextos, les nudes, tout ça. Mais je reconnais que moi, dans ma pratique, c'est-à-dire dans mon cabinet, ce ne sont pas des sujets qui sont souvent abordés. Mais je n'ai aucun problème à les aborder.
- Chloé
Je trouve que la sexualité, des fois, elle commence même avant. Il n'y a pas que l'instant T. Non,
- Emmy
il n'y a pas que l'instant T. C'est avant et c'est même après aussi.
- Chloé
Oui, aussi. On l'oublie toujours.
- Emmy
Le terme aftercare. En fait,
- Chloé
ça me parle complètement de tout ce que je lui dis.
- Emmy
Et alors, qu'est-ce que tu voudrais, avant la rencontre, ou avant le côté la rencontre physique, qu'est-ce que tu voudrais mettre en avant ?
- Chloé
Encore une fois, c'est mon cas personnel à chaque fois dans ce podcast. Je sais que je ne dissocie pas le sexe juste comme une expérience. Par exemple, embrasser un inconnu que je ne connais pas, c'est impossible. Et je sais qu'on est plusieurs comme ça. Et en même temps, j'en connais aussi qui, eux, n'ont pas du tout ce problème. Tu sais que pour avoir envie et même après pour être en confiance, pour avoir une relation sexuelle avec quelqu'un, il faut que je lui ai parlé. En fait, il faut que je sois vraiment en confiance. Parce que je ne me lâche pas aussi facilement avec quelqu'un que je ne connais pas. Du coup, je sais qu'il y a beaucoup des fois le avant. Et après, quand j'ai un partenaire régulier, je trouve que c'est hyper important de pouvoir se chauffer avant de se voir et pas que quand on se voit. Mais d'avoir un jeu un peu sur le long terme, en fait, on continue. Alors pas tout le temps, on ne fait pas que de se parler de ça, de sexe, mais d'entretenir un peu ce jeu, entre guillemets.
- Emmy
Oui, c'est super. Parce qu'effectivement, ce jeu, comme tu dis, il s'entretient. Et on peut aimer l'entretenir à distance avec l'aide des médias vidéo, caméra, photo, audio aussi. En plus, j'étais en train de penser, alors ça, c'est pas... avant le sexe. Enfin, quoique, mais il y a de plus en plus de couples qui sont à distance. Enfin, c'est-à-dire qu'ils vivent carrément à deux endroits différents et qu'ils se retrouvent de plus en plus rarement. Donc, c'est génial qu'on puisse entretenir de l'érotisme, de la tension érotique, grâce à ça, et s'amuser avec ça. c'est tout un langage alors ça pour le coup, tu vois j'y pensais pas tout à l'heure mais les personnes de mon âge ou plus l'utilisent un peu moins ça les photos, les vidéos, l'audio ouais on l'utilise un peu moins en tout cas je l'entends moins en cabinet mais c'est tellement créatif, c'est hyper riche c'est amusant comme tout,
- Chloé
enfin franchement c'est génial quoi bah oui, et puis je trouve qu'il y a un peu aussi cette hum non-question, je trouve que quand on est l'un face à l'autre, il y a une certaine vulnérabilité. Et que du coup, par message, il y a un peu ce jeu où personnellement je me dis, ah je tente un peu plus parce que je me sens un peu moins vulnérable et après on verra ce qui en découle.
- Emmy
Tu te sens moins vulnérable à distance toi.
- Chloé
Ouais, et même après pour du coup éveiller effectivement la tension ou discuter, je trouve que c'est un peu plus simple des fois même quand on va reprendre. parler de nos rapports, de le faire des fois par message, en ayant posé ses mots avant, prendre le temps de répondre, etc.
- Emmy
Oui, je comprends. Il y a d'autres personnes qui se sentent beaucoup plus vulnérables face à une caméra et qui préfèrent largement être en live avec l'autre. Ça, ça dépend de nous, c'est individuel. Je ne peux pas m'empêcher Ça, c'est ma casquette un peu prévention de me dire attention quand même à tout ce qui est vidéo, tout ce qui est photos, etc. Moi, j'entends beaucoup trop souvent dans les lycées, dans les collèges, des photos et des vidéos qui tournent alors que ce n'était pas voulu et que ce n'était pas du tout l'objectif du truc. Donc, vraiment, attention à ça. Est-ce que ce n'est pas vraiment dans une relation safe ?
- Chloé
Oui, surtout, c'est illégal de divulguer des... Ouais. Des photos et des vidéos.
- Emmy
Oui, bien sûr. Et pourtant, ça arrive. Donc, attention.
- Chloé
Oui, c'est vrai que ça arrive très souvent. D'ailleurs, en parlant de nude, on a quelques petits conseils à vous donner. Évitez de montrer, si vous en avez des tatouages ou des signes reconnaissables, de montrer sa tête ou même des bijoux. Envoyez des gens de confiance également. Vérifiez à qui vous l'envoyez aussi. Parce que du coup, je sais que ça m'est déjà arrivé. Par chance, rien de grave et on voyait pas ma tête. Bon, ça venait de moi donc... mais effectivement donc bien faire attention à ça
- Emmy
Merci pour tous ces conseils hyper important parce que quand on est dans le disons dans une relation où on est tout feu tout flamme et on pense que on a entière confiance on n'anticipe pas en fait comment ça peut mal tourner dans certains cas quand la relation s'arrête Donc, prudence. Tu me disais tout à l'heure que c'était difficile ou même impossible pour toi d'embrasser quelqu'un que tu ne connais pas. C'est ça ? Oui. Et tu n'étais pas la seule dans ce cas. Et tu disais, c'est un problème. Moi, je pense que ce n'est pas du tout un problème. Personne ne dit qu'on devrait être capable, et au nom de quoi d'ailleurs, d'embrasser... une personne qu'on ne connaît pas, ou de toucher une personne qu'on ne connaît pas. On a tous notre façon bien personnelle d'aborder le lien intime, le rapport physique. Embrasser, ça peut être très intime, ça peut être ressenti comme très intime. intime, ou pas. Il y a des personnes qui vont vous dire, ben non, moi j'embrasse n'importe qui, j'ai aucune difficulté. Bon ben ok, pour ces personnes-là, c'est pas intime. Mais il n'y a aucun problème, en fait, à avoir besoin de bien connaître une personne, ou d'être en confiance, pour passer à quelque chose de plus intime.
- Chloé
Ouais. Est-ce que t'aurais des conseils pour quelqu'un qui a envie de vivre une sexualité épanouie ? Encore une bonne question.
- Emmy
Très très bonne question. J'aurais envie de dire premièrement, écoutez-vous. Écoutez vos envies, écoutez vos besoins, écoutez vos limites aussi. Soyez... curieux de vous-même, soyez curieux de vos fantasmes. Cherchez pas à rentrer dans un moule ou à suivre ce qui vous paraît être la sexualité qu'il faut faire ou qu'il faut vivre. En fait, il n'y a pas une sexualité qu'il faut vivre. Il y en a plein. Et la sexualité, c'est un voyage en fait. C'est Esther Perel qui dit ça. Esther Perel, c'est une sexologue américaine et elle dit que la sexualité, ce n'est pas quelque chose qu'on fait. C'est un endroit où on va. Et je trouve ça hyper intéressant. En fait, où est-ce que vous avez envie de voyager quand vous faites du sexe ? Vous avez envie de découvrir quoi ? Vous avez envie de vous sentir comment ? Ce type de questionnement-là que j'invite à se poser. Et puis, un autre conseil, ce serait de communiquer. Communiquer avec l'autre ou avec les autres sur où on en est, comment on se sent, de quoi on a envie, où sont à nouveau ses limites. On a souvent peur de communiquer. En fait, soit on se dit que ça va casser l'ambiance, soit on se dit que ça va faire peur à l'autre. soit on se dit mais est-ce que j'ai bien le droit de poser telle et telle limite et bien sûr que oui on a le droit au contraire quand on communique on donne à l'autre des clés Pour que ça se passe mieux, pour que ce soit fluide. Parfois, on se dit aussi, communiquer sur quoi ? Parce qu'en fait, je ne suis pas sûre de savoir ce que je veux dire. Ou alors, je ne sais pas exactement ce que je veux. Mais pourquoi pas dire juste ça, justement ? Tu sais, j'aimerais bien te dire précisément, fais-ci ou fais-ça, mais en fait, je n'en sais rien. Est-ce qu'on peut explorer ensemble ? Est-ce que tu es avec moi, là, pour qu'on découvre ? Qu'est-ce qui va me plaire ?
- Chloé
Tu peux explorer seule aussi.
- Emmy
Et puis carrément, explorer seule. Explorer seule, c'est magnifique, c'est hyper recommandé, c'est un des meilleurs moyens, en fait, pour se connaître, connaître le fonctionnement de son corps, connecter à son corps, être à l'aise aussi avec son corps. Et quand on dit se connaître seule, je parle de masturbation, ça c'est sûr, mais c'est aussi un truc que je propose à des tas de gens, c'est regarder son sexe dans un miroir.
- Chloé
C'est ça. Je l'ai bien entendu quelque part.
- Emmy
Alors, ça peut paraître étrange, honnêtement. Mais c'est une expérience que j'invite tout le monde à tenter, en fait. On ne le fait pas. On ne le fait pas assez. Nos organes génitaux, ils sont super importants. Ils ont une place centrale dans notre corps, dans notre façon aussi de relationner avec le monde, dans notre énergie. C'est vraiment un lieu central du corps, en fait. Et on ne les regarde pas. Et on ne crée pas de connexion avec eux et on se dit, au moment où on rentre dans de la sexualité, on se dit, clac, hop, sexe, il faut que tu marches maintenant, il faut que tu fonctionnes. Ça ne marche pas comme ça. Ce que je propose aux personnes. personnes qui viennent me voir, c'est aussi de développer, même si ça peut paraître étrange, une relation continue en fait avec leur sexe. Il n'y a pas de bouton on-off quand on rentre dans la sexualité. En fait, c'est une espèce de conscience qu'on est des êtres sexuels. un peu tout le temps. Et qu'est-ce qu'on en fait de ça ? Et donc se regarder avec curiosité, avec amour, avec bienveillance, ça peut aussi faire partie de cette connexion au corps. Et la masturbation, juste un mot sur la masturbation, elle peut prendre tellement de formes différentes. Alors ça peut être... Quelque chose de rapide, un peu mécanique parfois, avec un sextoy ou sans sextoy. Et ça peut être aussi quelque chose de beaucoup plus méditatif, qui prend carrément plus de temps. On se donne le temps d'être même... en esprit, en fait, dans la sexualité, de développer un fantasme, de s'envoyer des tas de bonnes émotions et de laisser monter l'excitation. C'est comme ça qu'il existe de la masturbation méditative ou de la masturbation en conscience. Donc, il y a plein de sortes de masturbation.
- Chloé
Ça se rapproche du tantra, un peu ?
- Emmy
Alors non, pas nécessairement. Dans le tantra, il pourrait y en avoir.
- Chloé
C'est un épisode où on avait une invitée qui parlait de tantrisme. Elle expliquait que justement, elle avait appris à prendre conscience de son corps, de ses émotions, et du coup, comment avoir un orgasme. Et donc, d'une manière un peu plus la sensation que la rapidité et le mécanique.
- Emmy
En fait, quand même, ça m'amène à dire que plus on ralentit, plus on ressent. Quand on va très vite, c'est un peu comme si t'allais sur l'autoroute à 150 à l'heure, t'arrives à ton objectif, c'est sûr, mais tu vois rien de ce qui se passe à droite à gauche, tu vois. Par contre, si tu prenais des routes de campagne, tu fais un détour, tu t'arrêtes pour pique-niquer, puis pour faire une sieste, puis pour je sais pas quoi, t'arrives au même endroit, mais t'as vécu un voyage qui est complètement différent. Et le voyage a été intéressant. En sexualité, c'est pareil. On a beaucoup l'idée... que ça doit aller vite, fort, le côté sauvage et clac, clac, clac, lui va et vient. Alors, ça peut apporter beaucoup d'excitation et de plaisir, là, bien sûr, bien sûr. Mais, il faut savoir que... plus on ralentit, plus nos sensations et nos ressentis vont s'enrichir, et plus on va en avoir aussi. Et ça, ça peut être très intéressant.
- Chloé
Ça me parle, effectivement. Et pour revenir un peu sur ton... Enfin, on était déjà sur ton métier de sexologue, mais dans ta famille, dans ton couple, est-ce que tu as senti une différence, le fait de maintenant être sexologue, d'avoir fait des études ? Est-ce que ça, au niveau de votre relation, ça a aidé ?
- Emmy
Dans mon couple, on parlait déjà beaucoup de sexualité. Donc, ça n'a pas changé. Tout se passe très bien.
- Chloé
À part des peurs,
- Emmy
en tout cas, de la part de mon mari, parce que je suis mariée. Et au contraire, du coup, je découvre des choses, des nouveaux sites, des nouveaux jouets, des trucs comme ça. Et voilà, il nous arrive d'expérimenter.
- Chloé
Tu nous parlais de jouets avec ton mari. Est-ce que tu as des exemples, des marques ? différents jouets possibles.
- Emmy
Alors, sur les jouets, en fait, je trouve ça hyper personnel. Donc, vraiment, il y a de tous les goûts. Par exemple, j'entends autant de femmes qui me disent, le Womanizer, c'est génial, j'adore, que de femmes qui me disent, je déteste, ça ne me fait rien, ou même, ça m'est désagréable. Donc, tu vois, je trouve ça hyper difficile de recommander quelque chose. Donc, quand même, un truc que je trouvais... Très intéressant. C'est le rabbit snail vibe. Alors, ça ressemble à rien. Ou alors, on dirait un escargot. Et la coquille de l'escargot se déroule au fur et à mesure qu'il y a pénétration, avec une vibration qui est super intéressante, qui est vraiment une vibration profonde, très chouette. Et une pression aussi, qui est très intéressante. Donc, bon. Je recommande, mais encore une fois, après chacun sait. Bon, moi je ne suis pas convaincue des vibrations. par ailleurs. Enfin, j'ai rien contre les vibrations, mais les vibrations, elles ont ce petit souci qu'on ne peut pas les reproduire avec quelqu'un d'humain. Alors, soit si on aime beaucoup les vibrations, soit on utilise un sextoy avec son partenaire ou sa partenaire, soit aussi on peut utiliser des sextoys sans vibrations. Ils peuvent être très très chouettes. Et là, moi, je recommande des sextoys, donc c'est des vannes, en fait, qui sont en quartz ou en verre. ou en général, c'est des pierres semi-précieuses. Alors, c'est lourd, très dense et ça peut se chauffer ou se refroidir. C'est à vivre. C'est une matière vivante et je pense que c'est très intéressant.
- Chloé
Ok, ça me fait des petites listes. On arrive sur la fin de l'épisode. Merci beaucoup, Chloé. C'était super intéressant. On a une petite tradition. Il y a un pot avec une question. Tu vas piocher et il va falloir y répondre.
- Emmy
Ok. Alors,
- Chloé
je t'en prie, tu peux piocher.
- Emmy
Alors, as-tu un fantasme que tu n'as pas encore réalisé ? Eh oui, j'en ai pas mal que je n'ai pas encore réalisé. Et certains que je ne souhaite pas réaliser, mais qui restent des fantasmes très efficaces. Mais un fantasme que je n'ai pas réalisé et que j'aimerais bien réaliser, c'est coucher avec une femme.
- Chloé
Mais ça, pareil, il y a beaucoup de gens qui ont ce fantasme de coucher avec l'autre genre. Testez au moins une fois. Tu nous parlais de fantasmes que tu ne souhaites pas réaliser, est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Emmy
Oui bien sûr, les fantasmes en fait, il y en a de toutes sortes et il y a des fantasmes qu'on ne souhaite pas réaliser et qui nous servent en fait à soutenir une vie fantasmatique. désir, notre excitation, mais que jamais de la vie, on voudrait vivre dans la vraie vie. Un des exemples les plus connus, c'est les fantasmes de viol. C'est du fantasme. Et le fantasme, il a plein de raisons d'être. On fantasme sur des choses parce qu'en fait, il y a des choses très inconscientes derrière aussi. Et souvent, le fantasme nous permet de nous mettre dans une situation telle qu'en fait, on peut se laisser aller au plaisir et à l'excitation. Donc, ça demanderait pas mal d'explications derrière. Je ne sais pas si c'est clair là ce que je dis. Donc en fait, il ne faut pas avoir peur des fantasmes qu'on a. Ils ne disent rien spécifiquement de nous dans la sexualité, dans la vraie vie. En tout cas, ils ne sont pas obligés de dire quelque chose de nous dans la vraie vie. Ils nous servent de support aussi pour l'excitation et le plaisir. et l'orgasme. Du coup, quand on le comprend comme ça, on voit bien qu'il y a des fantasmes que jamais de la vie, on voudrait réaliser dans la vie. Et puis, il y a des fantasmes qui sont de nature différente et que, eux, on a envie de réaliser. C'est autre chose. Dernière chose que je voudrais préciser sur les fantasmes, il y en a qu'on a envie de communiquer à son ou sa partenaire. Et bien, très bien. Et puis il y en a qu'on n'a pas du tout envie de communiquer, et c'est très bien aussi. On n'est absolument pas obligé de tout dire sur tous ses fantasmes. Ça reste vraiment un jardin secret.
- Chloé
Oui, ça nous appartient. Ok, je vais piocher une question. Ton souvenir le plus érotique ? Excellente question. Là, tout de suite, j'en ai plein qui me viennent en tête, et je pense que ceux qui me viennent en tête, c'est avec mes copains. quand j'étais amoureuse et que c'était du coup très sensuel ce, ça a pris plus de temps on s'est touché, on s'est caressé on a pris du temps il y avait une ambiance lumineuse des bougies je pense que c'est ceux-là plus que les excitations intenses qui sont allées très vite c'est ceux que je retiens mais là j'en ai plein en fait j'en ai pas un en particulier qui pop dans ma tête voilà, bah merci beaucoup Chloé merci à toi Amy merci à vous d'avoir écouté et à bientôt sur Antichambre.
- Emmy
Production Studio Moya. Studio Moya.