- ArtEcoVert Pauline Leroux
Bonjour et bienvenue dans le podcast Areco Vert, le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre, structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans, chaque jeudi, je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant. On part de la graine à la couleur finale, on parle plantes et autres sources tinctoriales, Usage concret, filière, santé. Environnement, innovation et biotechnologie. Du textile à la cosmétique, de l'artisanat à l'industrie, du design aux fibres naturelles, une seule approche. Relier la couleur du vivant aux usages réels. L'objectif est clair, fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous. Belle écoute !
- Timothée Xanthopoulos
Bonjour à tous, bienvenue sur le podcast Aréco Vert. Je suis ravie de recevoir aujourd'hui
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Timothée Xanthopoulos. Bonjour Timothée.
- Timothée Xanthopoulos
Bonjour, bonjour Pauline.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors bon, c'est le premier épisode de podcast de Timothée et c'est la reprise, donc soyez indulgents. On va commencer avec toi Timothée. Ce que j'aimerais, c'est que tu puisses te présenter et présenter Polybridge, puisqu'aujourd'hui on va parler emballage, emballage vertueux, on va parler bioéconomie, algues, etc. Donc commençons par les bases. Est-ce que toi tu peux te présenter et présenter Polybridge ? pour les gens qui ne connaissent pas et qui ne te connaissent pas.
- Timothée Xanthopoulos
Oui, bien sûr, Pauline. D'ailleurs, bonjour à tout le monde. Et merci, Pauline, de m'avoir invitée aujourd'hui pour disputer de ce sujet qui me tient beaucoup à cœur, qui est un peu mon bébé, on va dire, presque. Alors, moi, je suis Timothée Xanthopoulos. Je suis marketing manager à Polybridge et je suis un des fondateurs du Polybridge Pack. Alors, pour comprendre ce que c'est que le Polybridge Pack, peut-être je vais expliquer aussi ce qu'est Polybridge. En fait, on est un organisme de recherche dont le siège est à Strasbourg et on a aussi des locaux à l'île de la Réunion. Et on parcourt notre site un peu un organisme de recherche qui travaille sur des sujets, surtout ce qui est valorisation de biomasses différentes. Donc, on travaille sur des sujets d'extraits de bois qui sont des tannins, des antioxydants naturels qui sont extraits de soja et aussi sur des emballages qui sont faits à partir d'algues. Et donc moi je suis basé à Strasbourg, Pascal est basé à l'île de la Réunion et en fait Pascal Xanthopoulos qui est donc mon père. Et en fait après mes études de marketing à la Rotterdam Business School, j'ai décidé de monter le projet Polybridge Pack avec Pascal qui lui est chimiste de formation. Donc on a une belle complémentarité, moi j'ai plus le côté technique commercial et lui le côté chimiste et on a décidé de monter ce projet à deux. Voilà ça va faire bientôt cinq ans qu'on monte ce projet.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors pourquoi moi je suis hyper contente de te recevoir ? Pour plusieurs raisons. Les auditeurs sont au courant de la bioéconomie, de valoriser des biomasses. On a eu pas mal d'acteurs sur les tannins qu'on utilise beaucoup dans la couleur végétale, notamment dans la teinture, mais aussi dans d'autres domaines. On a pris connaissance que là où il y avait de la couleur végétale, il y avait des antioxydants, il y avait d'autres choses hyper intéressantes. Et on s'ouvre, on n'est pas que sur le végétal, on explore aussi les algues, les animaux. Donc bref. On va se régaler, on a plein de choses à se raconter. Et le sujet hyper intéressant aussi, Timothée, c'est que tu vas ouvrir un sujet avec l'emballage, qui est une problématique qu'ont beaucoup d'acteurs de la couleur végétale. Et notamment ici, on va parler des savonières, mais en fait, ça peut s'adresser à tout le monde. Les lois se durcissent, ça commence à devenir contraignant. Tous les emballages ne fonctionnent pas, etc. Donc là, aujourd'hui, on fait un combo de tout ça dans ce podcast. C'est vraiment trop content. On a compris que Polybridge, c'était vraiment la recherche, la valorisation de biomasse, etc. Là, vous, vous êtes sur les algues comme matière première, ce que vous avez choisi. Est-ce que tu peux m'expliquer pourquoi vous avez plutôt choisi cette biomasse-là comme base de votre solution d'emballage, sachant qu'il y en a plein d'autres, et tu en as parlé, le bois, la cellulose, etc. Qu'est-ce qui vous a poussé, vous, à aller sur les algues, alors que tu es plutôt basé sur Strasbourg ? peut-être plus en lien que la Réunion, qu'est-ce qui fait que vous êtes parti sur les algues ?
- Timothée Xanthopoulos
Très bonne question. Déjà, pour comprendre, le Polybridge Pack, c'est un emballage hydrosoluble fait à partir 100% d'algues. Alors, pourquoi est-ce qu'on a choisi la matière d'algues ? Tout d'abord, les films hydrosolubles, ça existe déjà. Je ne sais pas si vous avez déjà vu des pastilles vaisselle qui se dissout au contact de l'eau. Donc, c'est des technologies qui existent déjà, mais malheureusement, qui sont pétrosourcées. C'est fait à partir de PVA. Par exemple, les pastilles vaisselle qu'on met dans la vaisselle, on pense que ça se dissout, mais en fait, ça laisse des microplastiques. Les centres d'épuration ont du mal à gérer complètement ces microplastiques qui sont laissés lorsque le film se dissout. En plus, c'est pétrosourcé, donc ce n'est pas biosourcé. Déjà, on s'était dit qu'on voulait un emballage qui se dissout pour laisser zéro déchet. le PVA, ce n'était pas la bonne solution. On s'est ensuite dit, ah, cuide des protéines animales. Il existe des films qui se dissoutent aussi, qui sont faits à partir de lactose, donc à partir de protéines de lait. Il y a une belle société qui fait ça. Cependant, pour le marché de la cosmétique, on s'est dit que ça peut poser problème par rapport au mouvement vegan, au bien-être animal, etc. Donc, on s'était dit, on ne va peut-être pas regarder du côté animal, on va regarder question plante. Alors, on peut faire de merveilleuses choses avec les plantes, mais il n'y a pas tout qui est bien pour la santé. L'arsenic, c'est une plante, mais on va dire que c'est dangereux. Donc, on s'est dit, laquelle choisir ? Et les algues avaient cette capacité d'avoir des propriétés filmogènes, c'est-à-dire qu'on peut faire des films avec. Et donc, bon, après, c'était de nombreuses années de recherche qu'on a fait avec Pascal pour trouver les bons grades d'algues qui ont ces... capacités filmogènes et hydrosolubles aussi. Et après trois années de longues recherches, on a développé une formulation qui permettait de faire un film qui soit hydrosoluble et 100% à partir d'algues. Alors pourquoi Strasbourg ? En fait, nous, la société était déjà créée à Strasbourg et Pascal était à l'île de la Réunion parce qu'on a monté ce projet à l'île de la Réunion parce qu'ils ont des gros problèmes de gestion, de management des déchets plastiques sur les îles insulaires. C'est un gros sujet. les plastiques, les déchets des plastiques. Et donc, ils avaient une grosse problématique, surtout au milieu hôtelier. Vous savez, souvent, il y a des petits flacons de savon qu'on a dans les hôtels et ça fait énormément de déchets et ils ne savent pas comment régler ce problème. Pareil pour les savons solides, souvent, il y a un emballage qui est utilisé et ça crée un déchet. Et le meilleur déchet, c'est celui qu'on ne crée pas, on va dire. Et donc, c'est sur la réunion que le projet a commencé à naître, on va dire, en partenariat avec différents savonniers sur l'île et avec des milieux hôteliers. Et à Strasbourg, moi aussi, en fait, moi, je suis sur Strasbourg parce qu'on a commencé à implémenter la même chose en métropole et en Europe. Et en fait, ces algues sont récoltées dans la Manche. Ah,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
d'accord. Donc, c'est du mailing France. C'est du haut de France. OK.
- Timothée Xanthopoulos
Oui, ce n'est pas loin.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, ce n'est pas loin. Ok, donc des algues de la Manche. Je suppose que vous avez pris une biomasse qui est importante, régulière, qui pose problème aussi. C'est aussi ça qui fait l'intérêt du projet ?
- Timothée Xanthopoulos
Alors, l'algue que nous utilisons, c'est le Laminaria digitata. C'est une algue brune qui est récoltée dans la Manche. Et bien sûr, nous, on voulait faire attention à toute la chaîne de valeur. C'est-à-dire, OK, on veut utiliser une algue, mais il ne faut pas non plus faire de la déforestation marine. Donc, on a choisi une société qui récolte l'algue dans le respect de l'environnement et qui suit des réglementations gouvernementales qui sont strictes. Par exemple, on n'arrache pas les algues, on va venir les couper pour que ça puisse repousser derrière. Et il y a une quantité limitée qu'on peut produire et récolter chaque année pour vraiment rester dans le respect de l'environnement. Donc,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
c'est un filière durable, en fait.
- Timothée Xanthopoulos
C'est ça, c'est ça. Complètement. Et ce qui est très intéressant, ce que vous venez de dire, c'est qu'il existe des algues qui sont embêtantes. Les sargasses, par exemple, invasives, c'est des espèces invasives et qu'on ne sait pas quoi faire avec. Généralement, soit on va les enterrer, parfois on les brûle. Vraiment, c'est un casse-tête. En plus, ça pollue les plages. Niveau odeur, pour le tourisme, c'est terrible. Et on est en train d'explorer. Alors, pour l'instant, on n'a pas encore développé... de films à partir de sargasses, mais on est en train de faire des recherches dessus pour voir si certaines sargasses n'auraient pas des propriétés filmogènes pour pouvoir les valoriser justement et trouver une utilité à ces sargasses.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Il y a des propriétés tectorielles en tout cas sur les sargasses puisque quand j'étais en formation, il y avait un plongeur qui avait trouvé de la couleur dans les sargasses et qui en faisait du matériel pour les beaux-arts. Donc il faudrait que je retrouve le nom. Ok,
- Timothée Xanthopoulos
ça serait très intéressant.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Je te l'enverrai, je vais me le noter. Ça, c'est hyper bien. Et j'ai beaucoup de... Alors, c'est marrant, des fois, il y a des synchronicités, mais j'ai du coup eu des chercheurs sur Tours aussi qui se tournent sur les algues. Et j'ai aussi des designers qui m'ont contacté récemment pour savoir ce qui se passait sur les algues et la couleur. Donc, je ne sais pas si c'est le fait d'avoir un épisode sur les algues qui fait que d'un coup, j'ai l'impression d'en avoir partout. Mais je trouve que c'est un sujet qui monte. Alors, il y a, par exemple, comme designer, il y a Tony Joanneau. qui a commencé, je pense, il y a bien dix ans, à travailler sur les algues. Aujourd'hui, il travaille sur le violet des oursins. Et je veux dire, c'était le premier à... Je pense que c'était le premier à regarder un peu ce qui se cachait comme couleur dans les algues. Mais c'est un sujet qui passionne, parce qu'en fait, oui, il y en a sur toutes les côtes françaises. Souvent, comme tu dis, il y en a qui sont envahissantes, problèmes de tourisme. Enfin, tout ce que tu viens de dire, c'est hyper intéressant. Et ça donne en plus un sens supplémentaire que d'utiliser des ressources qui ne sont pas agréables. en en faisant des choses valorisables. Donc, trop bien. On comprend du coup pourquoi les algues. Qu'est-ce que je voulais te dire ? Algue, par rapport aux films, tu ne peux pas avoir des films avec le bois, l'amidon, la cellulose. Tu ne peux pas avoir des films hydrosolubles.
- Timothée Xanthopoulos
Alors, on n'a pas exploré ces pistes-là. Ce n'est pas quelque chose qu'on a exploré. Mais vraiment, l'avantage des algues, c'était vraiment ce côté-là où on a… En fait, c'est déjà connu par le marché de la cosmétique. Parce qu'on va dire, le marché de la cosmétique est très exigeant par rapport aux matières premières qui sont utilisées dans les formulations ou dans les emballages. Et les alginates, donc c'est les extraits d'algues. D'ailleurs, peut-être que je vais montrer un exemple. Ça ressemble à ça, en fait, quand on fait les emballages. C'est de la poudre blanche. Voilà, c'est des extraits d'algues. Ces alginates, elles sont connues dans le marché de la cosmétique, mais elles sont utilisées dans des formulations de crème parce qu'elles ont des propriétés hydratantes. Et donc, c'est déjà connu par le marché de la cosmétique. Donc, ça rassure aussi beaucoup. parce que parfois avec les dossiers, c'est très compliqué quand on introduit une nouvelle matière première de vérifier le niveau toxicologique de ces matières premières. Et c'est assez compliqué, on va dire, pour le marché cosmétique. D'ailleurs, c'est quelque part une bonne chose. Mais c'est pour ça qu'on a décidé de partir plus avec cette matière première que d'autres, avec les amidons qui sont peut-être moins connus dans le marché de la cosmétique.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord, il y a ça aussi. Tu as raison de gagner du temps et de l'acceptation. D'un marché qui connaît déjà ce produit-là.
- Timothée Xanthopoulos
C'est ça.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors, là, pour l'instant, ce que je comprends, c'est que cet emballage, il est vraiment plutôt destiné aux savonniers. Tu sais que nous, on accompagne les savonniers artisanaux et prioritairement ceux qui utilisent des colorants végétaux, donc plutôt issus de l'indigo, de la garance, de tout ce qui pousse en France. Et dans la guilde, le système qu'on a créé pour… regrouper tous les métiers autour de la couleur végétale, les savonniers achètent les couleurs de nos agriculteurs et tout ce beau monde travaille ensemble pour se faire vivre. Les savonnières ont remonté, et je te jure, j'ai le sondage, le sujet qui les intéresse fortement aujourd'hui, donc il y a quelque temps, c'était les allergènes, puisqu'il y a eu des changements, des tictages sur l'emballage, etc. Et là, aujourd'hui, avec tous les nouveaux changements liés à la rentrée, beaucoup se questionnent sur les emballages. Comment les réduire, comment trouver l'emballage qui va bien, c'est-à-dire qui permette quand même de voir le produit mais qui protège aussi la couleur du savon puisque en travaillant des colorants végétaux on a besoin que la couleur soit protégée pour durer le plus longtemps possible et donc moi ce que je voudrais voir avec toi c'est qu'est-ce que ça révolutionne entre guillemets votre emballage pour une savonnière qui voudrait travailler vos produits très bonne question
- Timothée Xanthopoulos
Il y a beaucoup d'axes de direction, je vais essayer de répondre à tout. Tout d'abord, c'est vrai qu'il y a beaucoup de réglementations qui tombent par rapport au sujet des emballages. Déjà, une des plus grosses, c'est lié au... On n'a plus le droit de vendre des savons à nu. On est obligé d'avoir une étiquette ou un emballage qui explique le contenu des savons, etc. Et en fait, il y a... Je suis en contact avec beaucoup de savonnières qui, avant, vendaient leur savon à nu parce qu'elles ne voulaient pas laisser de déchets. C'était vraiment dans l'idée de mon savon, il est fait à partir de matières premières qui sont safe pour l'environnement et je ne veux pas créer de déchets derrière. Et donc, ça posait cette première problématique, c'est comment est-ce qu'on peut avoir un savon qui soit emballé, donc pas à nu et qui laisse zéro déchet. Donc déjà, ça répond à cette problématique, là, vu que l'emballage va se dissoudre au contact de l'eau. Ensuite, par rapport aux emballages, un autre point, c'est qu'en effet, en fonction de la forme des savons et aussi de la taille des savons, ça peut être un casse-tête d'emballer un savon. Parfois, il y en a qui ont des formes de, par exemple, une forme de tortue ou une forme d'île, une fleur. Et emballer un savon qui a une forme très spécifique, ça peut être un casse-tête en utilisant du craft, par exemple. Et là, ici, avec cette méthode, en fait, peut-être que ce sera plus simple de comprendre comment on emballe avec le Poly Bridge Pack pour comprendre comment ça peut aider. En fait, avec les poudres d'algues, on va les mélanger avec de l'eau et on a une solution liquide, une solution un peu visqueuse comme celle-ci, on dirait un peu du miel. Et ensuite, on vient prendre son savon et on le trempe dans la solution. Et au final, on aura un revêtement qui va se sécher. autour du savon, un revêtement protecteur. Donc en fait, ça vient épouser la forme du savon et peu importe la taille, peu importe la forme, en fait, ça sera très facile d'emballer le savon. Donc déjà, ça répond à cette problématique-là. Troisièmement en effet il existe beaucoup de technologies d'emballage différentes qui existent que ça soit le plastique j'aime pas critiquer le plastique parce que le plastique c'est quand même quelque chose qui nous permet de faire beaucoup de choses mais c'est vrai qu'en terme d'emballage on a un problème de gestion des déchets des plastiques il faut trouver des alternatives différentes et il existe il y en a beaucoup qui utilisent du papier craft par exemple pour emballer Merci. Mais c'est vrai que ce qu'on ne sait pas, c'est que souvent dans ce papier craft, il y a une fine lamelle de plastique qui est à l'intérieur. Et ce papier craft n'est pas biodégradable. En fait, il y aura des microplastiques qui vont être générés. Pourquoi ? Parce que le carton n'est pas résistant aux graisses. Souvent, un savon, ça va venir sointer ou c'est assez graisseux. Et même parfois, peut-être des savonières, on l'a remarqué, quand elles emballent leur savon dans un papier craft ou un carton, le carton va être un peu humide ou va avoir des taches de graisse. Et c'est normal. Et pour éviter cela, les emballages qui disent qu'elles sont résistantes aux graisses sont obligés d'avoir une fine lamelle de plastique à l'intérieur. Donc, ça pose problème. Ici, ce qui est intéressant, c'est que les algues ont des bonnes propriétés barrières aux graisses. C'est-à-dire que là, par exemple, le savon que je tiens dans ma main, bon, là, il n'a pas été 100% enveloppé. Donc, en fait, de ce côté-là, il y a le revêtement. Et derrière, j'ai collé une feuille pour... qu'on puisse voir. En fait, cette feuille, le revêtement qui est là, permet une propriété barrière au graisse pour que, en fait, quand on tient le savon, on a une matière douce qui est touchée et ça évite que le savon sointe ou, par exemple, quand on veut prendre son savon quand on est en boutique et qu'on veut le ramener chez soi, que ça va graisser tout le sac. Je ne sais pas si j'ai répondu à tous les points, vu qu'il y en avait plusieurs, Pauline, n'hésite pas à me dire.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Donc, il y avait la partie réglementaire. Donc, plus de savon à nu, ça répond à la question. Le casse-tête des étoiles, fleurs, de toute la créativité de nos savonières avec leurs différents moules, ça répond à emballer convenablement tout le produit. OK. Éviter le plastique avec cette solution-là, éviter les transferts de graisse, etc. Ça, OK. Est-ce que sur ce revêtement, on peut apposer une étiquette ? Parce qu'il y a aussi... Donc, tu parles de l'emballage. Il y a aussi le fait maintenant qu'elles doivent avoir une étiquette, peu importe le savon qu'elles vendent, il doit y avoir un contenu qui vient avec. Complètement. Ok. Donc, ça veut dire qu'elles peuvent mettre une étiquette sur ça.
- Timothée Xanthopoulos
C'est ça. Donc, par exemple, ici, sur le savon où il y a un revêtement, on peut coller une étiquette dessus. C'est collable. Et ensuite, le client, quand il rentre chez lui, il a juste à retirer l'étiquette et passer le savon sous l'eau. Et il y a le savon qui se libère sous l'eau. Mais c'est vrai que tu viens de me faire penser à quelque chose, Pauline. C'est très important l'essence dans la cosmétique, que ça soit l'odeur, que ça soit le visuel. Et souvent, les emballages carton ou autre, on ne voit pas le savon à travers. Ça veut dire que les savonières vont faire des jolis designs, des jolies couleurs pour leur savon, mais ceux-ci vont être cachés par l'emballage. L'avantage, c'est que là, ici, le film... Il est transparent, translucide. Donc, on peut voir la forme du savon et on peut voir la couleur du savon, ce qui est assez important aussi pour les savonnières.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Et du coup, Timothée, je te pose une question qui, moi, m'intéresse particulièrement par rapport à la préservation des couleurs végétales. Est-ce que vous avez fait le test de savoir si votre film protégeait peut-être des UV ou pas le produit en dessous ? C'est-à-dire, est-ce qu'avec votre solution, les personnes qui travaillent les... les colorants végétaux dans leur savon, il y en a de plus en plus, et il y en a vraiment beaucoup, je ne m'attendais pas à ça. Est-ce qu'on peut dire à ces personnes, en mettant cette solution, en plus qu'on voit votre produit, qu'on voit tout le travail que vous faites avec la couleur végétale, ça protège la couleur et ça la fait durer plus longtemps ? Est-ce que ça, tu as des recherches ou est-ce que c'est quelque chose que vous pouvez faire ?
- Timothée Xanthopoulos
Ça, ce n'est pas quelque chose qu'on a exploré parce qu'on ne pense pas que ces algues aient des propriétés résistantes aux UV. C'est pendant... On sait aussi, avec les savonniers et les savonnières avec lesquelles on travaille, les savons ne sont pas souvent exposés au soleil. Déjà, quand on laisse la cure, c'est à l'abri du soleil. Même les savonniers qui font des marchés, ils protègent toujours leurs savons à l'abri et à l'ombre. Donc, ce n'est vraiment pas exposé directement au soleil. On n'avait pas eu de retour ou de problématique par rapport à ça, mais c'est très intéressant, Pauline. Peut-être que tu peux m'en dire plus. C'est un problème pour des savonniers. d'avoir leur savon qui change de couleur. En fait,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
tu vois, on a eu dans la guilde, toutes les semaines, on a des interventions d'expertes et on a eu une intervention de nos deux expertes, Alison Fleck de la Savonnerie Baba et Aline Rouleau de l'Atelier de la Réserve. Et l'idée, c'était, quelles sont les techniques ? pour préserver au maximum la couleur végétale dans les savons. Et une des solutions, c'était notamment le challenge de l'emballage. Pourquoi ? Parce que quand elles manipulent leur savon, donc par exemple les savons qui sont en vitrine ou les savons qui sont les modèles d'expo, quand tu manipules ton savon, tu as un pH sur les doigts, quand tu le touches, tu aussi fais changer la couleur par le pH de la manipulation, du toucher. Et les savons qui sont exposés, Si tu as des vitrines, si tu as des trucs, etc., ils sont quand même plus exposés que les autres aux UV. Et donc, il a été pointé du doigt qu'une des solutions pour faire que vraiment on se dise que la couleur végétale, franchement, ça n'a que des avantages, c'est d'avoir un emballage qui permettrait de protéger ces savons. Même ceux qui sont en démo, pour voir la beauté des savons, soient protégés des UV et ne soient pas altérés avec aussi le contact. Mais voilà, ça c'est par rapport au... Je n'avais pas conscience de ça au moment où on préparait, mais je sais qu'on a eu un direct là-dessus. Et je trouve que c'est hyper intéressant de se poser la question aussi, de savoir si ça peut protéger et faire durer davantage la couleur végétale.
- Timothée Xanthopoulos
Oui, je pense que c'est très intéressant. En effet, je n'avais pas eu ce retour, donc c'est une première pour moi. Mais ce que je peux peut-être ajouter, c'est que vu qu'il y a le revêtement qui est autour du savon, ce revêtement va protéger le savon lorsqu'il est manipulé et touché.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, déjà pour la manipulation.
- Timothée Xanthopoulos
D'ailleurs, des savonniers avec lesquels on travaille, Ils utilisent ça lors des marchés parce que souvent, les gens, quand ils viennent devant leur stand, ils sentent le savon. Il y a parfois des enfants qui vont mordiller, parfois ils vont toucher, triturer le savon. Et donc, ils utilisent le revêtement pour protéger leur savon du toucher humain, justement. Donc, peut-être que ça peut protéger de la lumière dans ce sens-là. Ce n'est pas des pistes qu'on a explorées, donc je ne préfère pas m'aventurer là-dedans tant qu'on n'a pas d'informations.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors ensuite, ce que je voulais voir avec toi, c'est le mode opératoire. Parce que du coup, moi maintenant que je prends conscience du travail des savonières, je vois les étapes. Tu as parlé de la cure, tu as parlé des moments où elles sont en production. Il y a le moment où le savon « sèche » pour être présentable, ne pas trop, comme tu dis, transférer, coudler, machin. Il faut que la cure soit bien faite. Est-ce que tu peux nous expliquer le temps que ça prend de venir mettre justement ce film ? comment tu manipules ça, est-ce que tu le fais à la main, est-ce qu'il faut prendre une pince, est-ce que ça peut être fait sur une grille, etc. Et dire aux gens aussi que tu vas intervenir dans la guilde auprès de nos, je crois que maintenant on est à presque une petite trentaine de savonières, pour venir vraiment répondre à leurs questions, entrer dans le détail, et très tourner couleur végétale. Donc je pense que l'histoire des UV et tout ça, tu vas pouvoir en parler. Et à chaque fois qu'on fait intervenir quelqu'un qui vient nous présenter quelque chose, toi tu t'es proposé Merci. de fournir à Aline, qui est notre expert, un kit pour qu'elle nous fasse aussi ses retours par rapport à la couleur végétale. Donc, si tu peux nous expliquer le process, et après, j'invite les gens à nous rejoindre dans la guilde pour continuer à creuser ces sujets-là, mais est-ce que tu peux nous expliquer le process et la manière dont l'utilisent toutes les savonières qui travaillent ce produit ?
- Timothée Xanthopoulos
Oui, bien sûr. Oui, d'ailleurs, c'est tout à fait juste avec Aline. On a fait ces essais ensemble, bon, à distance. Je n'étais pas sur place, mais... Par appel WhatsApp guidé, en fait, c'est presque une recette de cuisine. On a vraiment réfléchi à ce que ça soit un procédé qui soit rapide. Les savonnières de base, elles fabriquent leur savon de A à Z avec l'huile de coude, si je puis dire. Ici, c'est pareil avec le procédé pour les emballages. Alors, il faut savoir que déjà, les savonnières et savonniers emballent eux-mêmes, lorsque le savon est prêt, leur savon par la suite. Et en fait, on a voulu suivre dans la continuité des choses pour que le procédé soit tout aussi simple et prenne autant de temps que ce qu'elles font d'habitude. Alors, le procédé, ça prend une dizaine de petites minutes, on va dire, pour mélanger les alginates avec l'eau. C'est comme une recette de crêpe. On va rajouter petit à petit l'alginate dans un bol d'eau. Avec un mixeur, on vient mixer. En 10 minutes, la solution est prête. On avait réfléchi à plusieurs méthodes de fabrication d'emballage. La première, c'était la méthode cast, c'est-à-dire qu'on a la solution visqueuse ici, qu'on vient étaler sur une surface plate, on la laisse sécher, et ensuite, à la fin, on a une feuille, lorsqu'elle sèche, qui ressemble à celle-ci. Sauf qu'on s'est dit, au début, on avait ce procédé-là pour... pour emballer les savons, on s'est dit c'est peut-être un casse-tête parce qu'on revient au problème où derrière, ils ont une feuille, un emballage et ils doivent essayer d'emballer leur savon avec c'était re un casse-tête et c'est là où en fait, grâce au travail avec les savonniers plus particulièrement une savonnière sur l'île de la Réunion qui s'appelle la Savonnerie Roselin d'ailleurs que je remercie, elle a réfléchi à un procédé de trempage C'est-à-dire qu'on vient prendre le savon et qu'on vient le tremper avec un gant. Donc, on met un peu de solution visqueuse sur notre gant et on vient revêtir le savon avec nos mains. Et ensuite, on le pose soit sur une grille, soit sur du papier sulfurisé. Et en quelques heures, le revêtement est séché. Donc, en fait, ça suit vraiment le même procédé de base que quand une savonnière ou un savonnier a son savon solide, vient prendre son papier craft. emballé derrière ou une pochette carton et elle vient ici c'est le seul différence et le temps de préparation qui prend dix minutes pour préparer un batch on va dire de solutions visqueuses et ensuite ça va très vite on a un savon dans une main on a la solution dans l'autre tac tac tac le savon est prêt on passe déjà au savon d'après et même c'est je trouve même c'est moins chronophage que d'emballer un savon qui est de petite taille ou d'une certaine forme En tout cas, des savonniers avec lesquels on travaille, ils disent que le procédé est plus rapide pour eux dans ce sens-là.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord, donc c'est plus rapide, voire le même temps, que de déballer tous ces cartons, de les préplier et de faire la méthode. En fait, c'est une autre forme d'organisation.
- Timothée Xanthopoulos
C'est ça.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Mais voilà, ça sèche en combien de temps du coup ?
- Timothée Xanthopoulos
Alors, ça dépend de la région en France où on se trouve. À l'île de la Réunion, ça peut être en 2-3 heures. sinon en une nuitée c'est sec ça veut dire si on a préparé un batch la journée,
- ArtEcoVert Pauline Leroux
le lendemain c'est sec d'accord et du coup ça se fait à quel moment ? est-ce qu'il faut attendre que la cure soit finie ? c'est à dire on prépare ses savons on les coupe, on les laisse sécher et ensuite on vient les emballer c'est à quel moment du procédé où on va venir faire cet emballage ?
- Timothée Xanthopoulos
c'est au même procédé que le procédé actuel des savonniers quand le savon est prêt et prêt à être emballé. C'est à ce moment-là. C'est ça. Par contre, c'est important de noter que les savons doivent continuer à respirer en fonction de la saponification. Du type de saponification, on a eu des questions par rapport à des savonnières qui me demandaient, oui Tim, est-ce que mon savon respire après ? Parce que c'est important que la vie du savon continue après même sa fabrication. Et même avec le revêtement, en fait, ça permet de respirer au savant. Donc, pour le restant, pour la continuité.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'accord. Donc ça, OK, c'est hyper clair. Donc, ça change une étape, mais ça ne la rallonge pas. Elle arrive au même moment. Moi, j'avais des questions. C'est ce que je t'avais posé quand on a préparé. C'était par rapport à la microbiologie. Est-ce que ça impacte, comme ce n'est pas un... C'est pas un carton, c'est pas du craft, c'est quelque chose de naturel, de fabriqué avec une eau. Pareil, est-ce qu'il faut mettre une eau dériné-linéralisée ? Est-ce qu'il faut une eau du robinet ? Est-ce que ça a un impact ? Et est-ce qu'il y a des risques microbiologiques, vu qu'on utilise de l'eau, qu'on apposerait sur les savants ? Oui, c'est une très bonne question qui revient souvent, même Pauline. Pour comprendre l'étape où il y a la solution visqueuse, où il y a l'eau qui est mélangée avec l'alginate, celle-ci, on va l'utiliser tout de suite pour emballer ses savons. Elle peut être ensuite conservée au frigo, dans un tupperware pendant une à deux journées, grand maximum, parce que, comme on a dit, quand il y a de l'eau, il y a présence microbiologique. Donc, pour la solution, la préparation de la solution, on ne peut pas la conserver trop longtemps. Cependant, par rapport au film, en fait, le film se forme autour du savon parce que l'eau s'est évaporée. Donc, il n'y a plus de présence d'eau. Donc, pas de risque microbiologique. Et on a fait des essais avec des laboratoires pour justement calculer cette présence microbiologique de nos films avec des feuilles A4, donc ces feuilles-là qui se trouvent. autour du savon lorsque celui-ci, le revêtement est séché. Et il n'y avait pas de problème par rapport à ça du tout. D'ailleurs, par rapport aux matières premières qui sont utilisées, les alginates aussi, bien sûr, il y a les technical data sheets, les safety data sheets de toutes ces matières premières pour que les toxicologues puissent voir la complémentarité entre l'emballage et le savon. Parce que pour chaque formulation de savon, il faut une savonnière est obligée de voir avec son toxicologue le contenu contenant, c'est important et donc ça généralement vu qu'on a les fiches techniques des matières premières et on n'a jamais eu de retour par rapport à des toxicologues qui ont dit que ça posait problème par rapport à la contenance du
- Timothée Xanthopoulos
savon voilà le truc qui va être bien c'est que quand tu vas venir dans la guilde pour parler de cette solution On aura le toxicologue expert qui sera là. Moi, les points de remarque qu'il m'a fait, c'était par rapport à utiliser de l'emballage alimentaire, etc., connaître un peu plus. Donc, il a commencé à regarder, mais je pense que du coup, ça sera génial d'avoir une discussion là-dessus. Donc, ça, c'est top. Donc, ça, ça se passera dans la guilde. On fera aussi, ce sera l'occasion de faire un point sur l'emballage. Donc, ça, c'est moi aussi qui vais m'en charger de tout ce que j'ai benchmarké chez les savonières. Qu'est-ce qu'elles font ? Qu'est-ce qu'elles utilisent ? Qu'est-ce qui va se tordre avec la réglementation ? Qu'est-ce qui va être de plus con ? plus en plus compliquées, l'inflation sur les matières premières, bref, toutes les belles choses qui nous attendent. Donc, dans la guilde, ce sera l'occasion de faire ça. J'ai aussi, moi, constaté un point intéressant par rapport à votre solution, c'est qu'on va recevoir Janine Savonnerie, qui est, on va dire, la référence dans le topping pour la savonnerie, c'est-à-dire le fait de venir mettre des pétales, on va dire du topping pour un dessert, au-dessus d'un savon. et ma question c'était est-ce que votre solution permet qu'est-ce qu'elle permet par rapport au topping et pour moi à première vue comme ça le topping quand tu vends tes savons il se peut qu'il y ait certaines pétales qui partent avec la manipulation certaines graines que tu as mis au-dessus qui bougent etc. et je me demandais si vous la solution Polybridge Pack du coup le fait que ça vienne tout englober est-ce que du coup ça atténue ou ou à des dommages sur le topping, ou au contraire, ça n'a pas de dommages, et en plus, ça me permet de tenir, d'être un peu collée, on va dire, entre guillemets. Est-ce que ça, tu peux nous en dire un petit peu plus ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
C'est une question très intéressante, parce qu'en fait, on l'a découvert cette année, lorsque je faisais la tournée des savonniers en France, pour rendre visite à différents savonniers qui avaient reçu des kits d'essai, qui faisaient des essais chez eux. Et j'avais remarqué, en effet, qu'il y en avait beaucoup qui avaient des toppings. par-dessus leur savon, soit pour faire de la poudre exfoliante, soit c'était pour des niveaux de décoration avec des petites fleurs, etc. Et c'est vrai qu'une problématique qui revenait souvent, c'est que lorsque leur client tenait le savon pour le regarder, en fait, il y en avait qui s'effritaient. C'était une problématique qu'ils avaient. Or, on a découvert, en fait, plusieurs savonniers ont commencé à faire ça, c'est que lors du procédé de séchage du revêtement autour du savon, On peut... ajouter de la poudre exfoliante ou rajouter des toppings par-dessus. Et en fait, lorsque le revêtement va sécher, ça va servir d'adhésif. Donc en fait, ça va faciliter le collage de ces fleurs ou de ces poudres exfoliantes sur le savon. En fait, il y a même des savonières qui n'utilisent pas notre Poly Bridge Pack comme emballage, mais plus comme adhésif pour leurs fleurs et leurs toppings. C'était intriguant d'ailleurs par rapport à ça, mais oui.
- Timothée Xanthopoulos
Donc, ça veut dire que, par exemple, mon savon a des fleurs dessus, on ne met pas la solution par-dessus, on met la solution autour du savon et ensuite, on vient mettre le topping.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, c'est ça. Alors, pour renforcer encore plus, on peut même rajouter par-dessus si on veut parce que de toute manière, ça va sécher. On peut faire les deux. Ça dépend de la forme. On va dire si c'est de la poudre exfoliante et que c'est petit, on peut le rajouter pendant le séchage du revêtement. Si c'est des grosses fleurs, par exemple, ici, c'est un exemple. Ah ben, j'en avais un. ça c'est un savon il y avait des feuilles qui étaient dessus et pareil là ça a servi d'adhésif ça ne se décollera pas et ça a été rajouté par dessus le savon donc ce n'était pas incrusté dans le savon avant donc là c'est avec le Polybridge Pack que ça a été collé par dessus voilà donc c'est vrai que ça a cette utilité là et pardon parce qu'en fait Et originalement, l'idée de la poudre exfoliante qu'on voulait rajouter par-dessus, c'était parce que notre film est transparent. Donc on ne voit pas forcément, ici par exemple, le revêtement a été mis. À part au toucher, on ne voit pas qu'il y a un emballage. Peut-être qu'il y a un petit côté plus clair, comment on appelle ça, brillant, qui permet de voir, mais sinon, il n'y a que au toucher qu'on voit qu'il y a un revêtement. Et donc, c'est pour ça qu'on rajoutait cette poudre exfoliante au début avec quelques savonnières pour essayer de rajouter des designs pour qu'on voit qu'il y a bien un emballage.
- Timothée Xanthopoulos
D'accord. Donc, ce qu'on fera, c'est qu'on en parlera du coup avec Émilie de Janine Savonnerie sur cette histoire de topping, un peu le figé, le trop bien. On sait bien que c'est tout ce qui arrive là dans la suite du programme. Alors, ce que je voulais savoir, c'est du coup, on a compris que ça résout pas mal de soucis. Quand le client arrive chez lui avec son savon ? Comment il se « débarrasse » de cet emballage qu'on ne voit pas forcément, qu'il protège, etc. ? Comment ça se passe ? Est-ce que dès que ça passe sous l'eau, il s'en va complètement ? Comment ça fonctionne ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, en fait, en quelques secondes, ça se dissout. On a réfléchi aussi à une certaine épaisseur de viscosité de la solution liquide pour que lorsque ça sèche autour du savon, qu'il y ait une pellicule qui soit assez fine pour que ça soit résistant. pour l'emballage, mais aussi que ça se dissout rapidement. Parce qu'il ne faut pas que ça prenne trop de temps pour quelqu'un qui veut se laver avec le savon. Et là, en frottant sous l'eau avec ses mains, on sent très rapidement, en quelques secondes, qu'il y a de la mousse qui commence à arriver et que le savon commence à prendre effet. Donc, c'est très rapide.
- Timothée Xanthopoulos
D'accord. Et j'avais vu que, je crois que je l'ai lu sur le site, que cet emballage devenait un actif pour hydrater la peau, dans le sens où... C'est comme tu disais, les algues qui servent dans la cosmétique. Donc, est-ce qu'en plus de ça, il se dissout, mais il vient mettre à la première utilisation un point positif ou pas ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, justement, c'est ce qu'on parlait tout à l'heure, Pauline, c'est que les algues ont des propriétés hydratantes. Et les grades d'algues qui sont filmogènes dans ce Polybridge Pack ont aussi des propriétés hydratantes. Et donc, en fait, lorsqu'on va… dissoudre le film en fait on va ça va avoir une matière douce qui est aussi ajoutée par le savon mais ça fait partie d'un des brevets de poly bridge c'est que ces films ont des propriétés hydratantes pour la peau alors aujourd'hui ça s'adresse à qui en
- Timothée Xanthopoulos
attend il ya une question auquel on n'a pas répondu quand tu prépares ton ta solution est ce que c'est de l'eau déminéralisée qu'il faut ou
- ArtEcoVert Pauline Leroux
tu peux mettre ton eau du robinet on peut utiliser l'eau du robinet ça n'a pas d'impact du tout moi ce que je voudrais savoir c'est aujourd'hui ça s'adresse à qui ?
- Timothée Xanthopoulos
spécifiquement les savonières ou est-ce que vous avez déjà en tête de vous en servir pour d'autres choses ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
en fait le Polybridge Pack peut être utilisé pour tout ce qui est anhydre parce qu'en fait le pack il se dissout au contact de l'eau Donc, ça ne pourrait pas emballer, par exemple, du savon liquide, ni des bombes de bain qui sont trop réactifs lors de la préparation. Parce que, comme dit, il y a 80% d'eau dans cette solution visqueuse. Quand on va le mettre autour de la bombe de bain, ça va être trop réactif. Donc, il faut un produit qui soit anhydrée, pas réactif. Et on a réfléchi au savon, au shampoing et même au déodorant. Déodorant solide aussi. récemment parce que ces déodorants, il y en a qui l'utilisent, qui vendent des déodorants, des savonnières qui vendent des déodorants qui sont solides et qui sont très graisseux. Et donc, lorsqu'elles le mettent dans un emballage qui est en carton, l'emballage devient très graisseux, ça traverse tout de suite. Et en fait, ils utilisent le Poly Bridge Pack pour justement permettre de conserver lors du transport. le déodorant. Et donc, on va dire que c'est surtout pour ces produits anhydres qu'a utilisé le Polybridge Pack. On a aussi réfléchi peut-être pour des bougies, des bougies qui sont très graisseuses aussi lors du transport. Ça, c'est des pistes qu'on est en train d'explorer pour les bougies. On n'a pas encore trop de retours par rapport à ça, mais en tout cas, pour les déodorants, savons et shampoings solides, on a eu des retours très positifs.
- Timothée Xanthopoulos
C'est très bien parce que les savonières avec qui on travaille, nous ont demandé justement d'élargir aussi le travail sur les colorants végétaux aux cosmétiques solides. Donc exactement ce que tu viens de dire, le shampoing solide, quels colorants on peut utiliser, etc. Donc ça veut dire qu'en plus, ça pourrait être emballé par là. Et pareil, des eaux solides et le make-up solide, genre les baumes à lèvres. En fait, c'est des pans qu'elles font aussi. Et comment intégrer les colorants végétaux ? Et du coup, si tu dis que c'est que des trucs à nidrer un peu de la cosmétique solide, ça veut dire qu'il y a encore d'autres pistes à explorer. Donc, trop bien. Est-ce qu'on a oublié de dire des choses ? Ah oui, je voudrais avoir une notion de coût aussi. Puisqu'aujourd'hui, on ne va pas se mentir, toutes les charges, tout augmente partout. Votre solution, elle est placée comment par rapport à des emballages conventionnels ? Est-ce que vous êtes un peu au-dessus ? Est-ce que vous êtes en dessous ? Est-ce que vous nous donnez un peu une notion de prix pour savoir ? pour les savonnières qui font des gros batchs de savon ou un peu moins, le coût que ça peut représenter.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Oui, complètement. C'était aussi un point qui était important pour nous parce que certes, on aime tous avoir un produit qui soit plus responsable, écologique, mais si le prix ne suit pas, c'est très difficile, surtout que les matières premières augmentent. Ces temps-ci, pour les savonnières, il y a beaucoup que je rendais visite et ce n'est pas facile pour elles. Et donc, il faut serrer les bretelles souvent. et donc c'était une question qui revenait souvent et nous on a fait en sorte de proposer des kits de tailles différentes pour des savonniers qui ont des productions de tailles différentes parce qu'il y en a qui font des batchs de 1000 savons par an, d'autres 10 000, d'autres 50 000 et généralement on est dans des coûts qui sont très similaires aux autres emballages craft voire moins chers que des emballages carton ça peut aller entre en fait ça dépend vraiment de la taille du kit et de la forme des savons de la taille des savons parce qu'entre un savon de 100 grammes et un savon de 15 grammes avec le même batch on peut en faire une quantité différente mais on va envoisiner autour des entre 2 centimes et 12 centimes en fonction des kits la taille des savons ça dépend de la taille, ça dépend de la quantité du kit mais c'est entre 2 et 10 centimes par savon
- Timothée Xanthopoulos
D'accord, ok.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Peut-être si je peux revenir sur un point qui est important où en fait, on essaye de conscientiser beaucoup les savonniers. Après, c'était plus sur les îles insulaires que le projet est né, surtout par rapport au milieu hôtelier. Et peut-être parler plus de ce sujet-là qu'on n'a pas exploré, c'est que le milieu hôtelier, c'est vraiment un milieu où la gestion des déchets commence à être un gros problème. Et je pense qu'il y a beaucoup d'hôtels qui commencent à repasser au savon liquide, malheureusement, parce que Parce que, par exemple, il y a des nouvelles réglementations qui tombent par rapport à la gestion des déchets plastiques ou la gestion des déchets au milieu hôtelier. Or, s'il y a des savons qui sont solides et qui sont emballés d'une manière avec un papier craft ou plastique, c'est une gestion de déchets pour ces hôteliers. Et donc, leur waste management va leur dire, ah, ça va poser problème, surtout dans les îles insulaires où il ne faut plus laisser de déchets. Et donc, le projet, il est vraiment né par rapport à ça pour répondre à cette problématique, pour permettre aux hôteliers d'utiliser des savons solides tout en laissant zéro déchet. Et c'est surtout présent dans les îles insulaires. Alors, je ne sais pas si en métropole, le milieu hôtelier est si conscientisé par rapport à ce problème-là, mais il y en avait qui, malheureusement, passaient au savon liquide de nouveau avec les dispensers parce qu'ils n'avaient pas de solution là. Merci. et je pense que c'est aussi une porte d'ouverture pour les savonniers de pouvoir proposer un savon solide qui laisse zéro déchet pour répondre à ce problème-là du milieu hôtelier de management, de gestion des déchets.
- Timothée Xanthopoulos
On a pas mal de savonnières qui ont comme canal de distribution aussi l'hôtellerie et même la restauration qui vont proposer leurs solutions. Donc, tu as raison de le rappeler, ça peut être une belle opération opportunité pour elle d'aller proposer ses solutions avec cet emballage qui fait que on n'a pas l'impression qu'il est emballé, mais il est emballé. Et ça, on le glisse. De toute façon, je sais qu'il y en a pas mal qui le font déjà d'aller voir les hôtels. Donc, c'est une piste en plus pour elle.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Un point qu'on est en train d'explorer, c'est que le film Poly Bridge Pack, il est transparent. et c'était aussi la raison pour laquelle j'étais rentrée en contact avec toi Pauline c'est que on cherche un moyen de colorer notre film pour qu'il soit translucide mais avec une couleur parce qu'actuellement le revêtement on voit le savon à travers mais on ne voit pas qu'il y a un emballage j'aime bien le dicton il semble invisible mais il ne passe pas inaperçu voilà et on cherche vraiment une solution soit des colorants ou des pigments qui pourraient s'intégrer dans le procédé de fabrication de la solution visqueuse pour colorer le film lorsque le revêtement sèche autour du savon. C'est vraiment quelque chose qu'on cherche. Alors, on a exploré certaines pistes de colorants et pigments différents. Pour l'instant, on avait plus de pistes à niveau colorant. Ça s'intégrait mieux dans le procédé. Surtout, par exemple, par rapport aux pigments. Lorsqu'on avait essayé des pigments, il y avait un très bon rendu. Mais lorsque le film se dissolvait, ça teintait la main. Parce que les pigments, ils ne s'étaient pas intégrés dans la solution. Et donc, avant de se laver les mains, il faut des colorants pour que ça se dissout et ça ne teinte pas la main. Et on cherche des colorants, plus particulièrement à partir d'algues. Ça serait intéressant. pour nous, et je pense que tu l'avais mentionné Pauline, qu'il y avait un chercheur qui travaillait sur ce sujet-là, sur des colorants à partir d'algues, ça pourrait vraiment nous intéresser pour s'intégrer au projet, parce qu'un emballage qui fait à partir d'algues 100%, et avec un colorant, ça serait le graal pour nous, en tout cas. C'est quelque chose qu'on explore.
- Timothée Xanthopoulos
Donc du coup, pour répondre à ta question, nous là... Donc le boulot d'Areco Vert, c'est déjà de se focaliser sur les agriculteurs en plantes tectoriales. Donc moi, je n'ai pas d'agriculteur, enfin d'algoculteur, bref, je n'en ai pas. Nous, on travaille sur les plantes tectoriales, donc te proposer toutes les couleurs, toutes les palettes, on a tout dans le réseau Areco Vert. Par contre, moi j'appelle là à tous nos auditeurs, donc on est 1700 par mois en moyenne qui écoutent le podcast, j'invite ceux qui travaillent avec les algues. qui ont eu des résultats de couleurs, etc., de se rapprocher de Timothée ou de se faire connaître. Parce qu'effectivement, si on arrivait à sublimer, entre guillemets, l'emballage que vous avez travaillé, la solution innovante, et qu'en plus, on pouvait y apposer des couleurs, ce serait trop bien. Là, aujourd'hui, je n'ai pas de réponse technique à t'apporter. Je sais que c'est un sujet qui est montant, c'est ce que je te disais tout à l'heure. Je sais qu'il y a des chercheurs qui bossent dessus, notamment nos rencontres qu'on organise à début novembre. Je sais qu'il va y avoir des sujets sur les algues parce qu'en fait, ça s'invite à la table de la couleur végétale. C'est vraiment des sujets qui montent. Donc là, pour nous, là aujourd'hui, c'est vraiment jeter une bouteille à la mer. Qui, c'est le cas de le dire, qui travaille les algues, a des couleurs et a envie d'évaluer, de travailler avec vous pour y apporter de la couleur. On a des auditeurs dans les territoires d'outre-mer. Donc, on a des gens à La Réunion, on a des gens en Guadeloupe, etc. Donc, n'hésitez pas. Si vous avez en plus des solutions, ce serait trop bien. Et l'idée, c'est qu'on se tienne au courant, notamment de ce qui va sortir et des contacts qui vont pouvoir aboutir. Moi, je vais te retrouver le plongeur qui travaille la sargasse. Il y a sûrement dans les gens qui écoutent des personnes qui ont des solutions. Et franchement, allez-y. C'est le moment de les mettre soit en commentaire de l'épisode, soit de nous envoyer un mail. Je mettrai ton mail, Timothée, si t'es OK. Oui, avec plaisir. on avance là-dessus et c'est ça qui est bien aussi c'est que le podcast il puisse aider à faire avancer des projets comme ça donc si c'était des couleurs en lien avec des plantes terrestres on avait tout ce qu'il fallait ça il n'y a aucun doute on a tous les agris là sur la partie algues je pense qu'il faut faire appel à un ami comme on dit et donc à l'intelligence collective et donc ils sont au courant que vous cherchez une solution et donc l'idée c'est qu'ils se manifestent et qu'on synthétise tout ce qu'on va recevoir et que vous, vous puissiez voir ce qui peut vous intéresser. Dans les choix des couleurs, tu avais des idées ? Est-ce que, par exemple, tu as des envies particulières ? Comme ça, ça cible un petit peu ce qu'on peut trouver ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors, on était en train de réfléchir au côté soit vert, rouge ou bleu. C'est ces trois couleurs-là. Après, on est vraiment ouvert, déjà, c'est vraiment plutôt exploratoire pour voir si on peut déjà trouver une solution Merci. à partir d'elle qui peut colorer mais si c'est une de ces trois couleurs ça serait incroyable trop bien,
- Timothée Xanthopoulos
en tout cas si t'es intéressé par du violet d'oursin je te recommande Tony Joannet aussi, pourquoi pas son violet est magnifique magnifique
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Avec plaisir, merci Pauline.
- Timothée Xanthopoulos
Et surtout n'hésitez pas à rebondir, l'idée c'est vraiment que le podcast permette de faire avancer tous ces projets, qu'on parle davantage de la couleur végétale et qu'on intègre de plus en plus la couleur végétale comme aussi une solution bioéconomique. Ça vient des plantes, c'est naturel, c'est biosourcé, autant que ça profite à tous ces projets-là. Donc on élargit, on ne s'éloigne pas trop mais on élargit parce que quand j'ai regardé ce que vous disiez, il y a plein de choses qui m'intéressent aussi. Et donc, je voudrais venir sur les tannins. Donc, tu l'as dit en introduction, c'est aussi une partie que vous travaillez. Moi, ce que je voudrais comprendre, c'est est-ce que les tannins, pour vous, vous servent par rapport à la couleur ou pas du tout pour d'autres propriétés ? Parce qu'on a reçu Marc-André Sélos sur le podcast et nous a expliqué tout ce que les tannins faisaient. Et franchement, on n'a pas assez d'une vie pour passer tout ça en revue. Pour vous, à quoi vous servent les tannins et est-ce qu'il y a un lien avec la couleur ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors, c'est vrai que les tannins ont des propriétés très variées et extraordinaires. Nous, on est plus axé dans les applications industrielles pour ces tannins. C'est-à-dire, en fait, on travaille avec une société qui s'appelle Silvatim, qui est un des leaders de la technologie des tannins en Italie. Et eux, on va dire, leur core business, c'est plus dans l'onologie, la nourriture animale ou dans le cuir. Et nous, chez Polybridge, c'est de travailler avec eux et d'essayer de trouver des nouvelles applications industrielles pour ces tannins qui ont vraiment plein de propriétés différentes. Les deux qui sont le plus en lien avec la couleur ou la peinture, c'est que les tannins ont des très bonnes propriétés anti-rouille. Ça veut dire qu'elles sont utilisées dans des peintures pour éviter la création de la rouille. Et pour... Non, pardon. Pour imaginer qu'on a de la rouille sur du métal, on va généralement, avant de repasser un coup de peinture, appliquer une couche qui va enlever l'antirouille et ça a des très bonnes propriétés antirouille donc pour détruire la rouille et on est en train d'explorer pour voir si ça a également des propriétés préventives à la rouille donc ça c'est pour le marché des peintures on est en train de travailler avec différents acteurs dans l'industrie de la peinture pour voir avec eux, ça c'est des projets de recherche sur lesquels on travaille et l'autre sujet c'est en tant que qu'agent de fixation dans les textiles. Ça a des propriétés d'eye-fixing agent, d'agent de fixation, pour permettre que la couleur reste sur les textiles, sur nos vêtements, et qu'elles ne partent pas au lavage, par exemple, ou des choses comme ça. C'est les deux axes de direction dans les couleurs auxquelles on pense au tanin. Et il y en a une troisième, et là, c'est dans les applications carton. Dans les cartons, les tannins sont utilisés pour des applications de réologie des cartons. Lorsqu'on fabrique un carton ondulé, on a une plaque de carton, un carton qui est ondulé et on recolle une plaque de carton pour créer une résistance. Ici, on utilise des colles naturelles pour coller ces cartons. Ces colles, en fonction de la viscosité, collent plus ou moins bien. Donc la qualité du carton va être impactée par l'aréologie de la viscosité de la colle. Et les tannins sont intégrés à ce niveau-là. Sauf que les tannins, comme tu le sais sûrement Pauline, c'est coloré, c'est ambre. Et en fait, souvent les cartons recyclés sont grisâtres. Ici, on vient rajouter des tannins pour... d'une part, augmenter la qualité du bondage des cartons, mais aussi pour donner une couleur naturelle au carton, pour ne pas qu'on rajoute des colorants synthétiques pour donner une couleur naturelle du carton recyclé. Je dirais que c'est ces trois applications-là pour les tannins.
- Timothée Xanthopoulos
Alors, je me permets de rebondir. L'application anti-rouille, je n'en avais jamais entendu parler. Je trouve ça super intéressant, sachant que là, nous, à Recover, on sera... des peintures industrielles aussi pour leur montrer qu'on a trouvé des solutions pour encapsuler on va dire la couleur végétale et s'en servir dans la peinture à plus grande échelle donc la peinture extérieure donc ça trop bien les textiles c'est par ça qu'a commencé à récouvrir les tanins ont des propriétés de préparer les tissus de permettre la fixation de la couleur dans la fibre et aussi après de encore tenir tout ça donc ça on est on est au fait et il ya plein plein d'épisodes de podcast où on parle de ça, du rôle des tannins. et toutes leurs capacités. Je reparle de l'épisode de Marc-André Sélos. où il a écrit un bouquin complètement sur les tannins, où on parle de l'énologie, comment ça se passe aujourd'hui, même les copeaux de bois, comment ils font maintenant des infusions pour donner aussi un goût au vin. Enfin bref, c'était passionnant. Donc ça, très bien. Et sur le carton, je trouve ça génial par rapport à l'histoire de la couleur, puisque les alternatives, c'était de mettre notamment aussi des encres minérales pour recolorer les cartons, il me semble. Et ça, ce n'était pas bon, parce que ça avait de la migration vers ce qu'il y avait à l'intérieur. Donc, ça veut dire que vous proposeriez une solution qui, en plus, viendrait résoudre un autre problème. Donc, franchement, je suis trop, comment je vais dire, curieuse de suivre ces avancées sur ces trois sujets, parce qu'en fait, c'est hyper intéressant, même pour la filière territorial, de suivre tout ça. Donc, trop bien, tu vois, on a bien fait de creuser ce sujet-là.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
D'ailleurs, Pauline, si tu as des questions par rapport à ça, n'hésite pas à m'en poser aussi par mail ou quoi que ce soit sur ce sujet. On peut essayer de créer des liens avec le Silva Team, qui ont des centres de recherche là-bas et qui peuvent répondre à des questions, des problématiques que vous pouvez avoir. Alors, moi,
- Timothée Xanthopoulos
j'avais échangé avec un spécialiste du tannin, je crois, en France. Je crois que c'est Kingtree. ou Tricking, le roi. Je te remettrai ça. Comme je te dis, c'est la rentrée, tout mon cerveau n'est pas encore bien connecté. Mais donc, j'avais échangé sur eux. C'est un très gros industriel des tannins, notamment des tannins de châtaignier. Donc, tous les tannins ne se valent pas, tous les tannins ne fonctionnent pas si bien dans le cuir, etc. Mais voilà. Carrément, mettons l'intelligence collective et parlons de tout ça. Et pareil, s'il y a des acteurs autour du micro qui tombent sur cet épisode et qui sont acteurs des tannins, allez-y, faites-vous connaître. Il y a plein de choses à faire. Et moi, mon but, c'est qu'on exploite à fond la couleur végétale, qu'elle revienne en avant, qu'on trouve de nouveaux domaines d'application. C'est vraiment le but d'Arrêco Vert, donc avec grand plaisir. Qu'est-ce que j'allais dire ? J'avais des questions sur les emballages biosourcés, mais je pense que tu as déjà répondu. répondu. Et j'avais une autre question, c'est quel serait le défi technique par rapport... Tu en as parlé aussi. Ça, je couperai parce qu'en fait, tu as déjà répondu. Pas de souci.
- Speaker #2
On était trop efficaces. On était trop efficaces.
- Timothée Xanthopoulos
Alors, maintenant, une question de projection. Donc, toi, vous avez trouvé une solution sur ces histoires d'emballage. On en a parlé, on n'y revient pas. Dans 10 ans, si Proli Bridge Pack a réussi, en gros, à quoi ça ressemblerait à un rayon cosmétique solide dans une boutique, qu'elle soit artisanale ou en supermarché ? Ce serait possiblement tout emballer avec votre solution, quoi.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Alors, oui. Alors, ce serait la situation idéale. Je ne te le cache pas, Pauline. Mais je dirais que, déjà, l'emballage, il est transparent. Donc, on ne le verra pas. Je ne pense pas que ça changerait le visuel des boutiques. peut-être dans le côté où il y a les fleurs. Moi, je pense que le marché qui serait le plus impacté, ce serait vraiment ce marché de l'hôtellerie. Je pense que ce n'est pas dans les boutiques des savonniers qu'on verrait cette différence. Ce serait vraiment au niveau des hôtels qu'ils passent. Et justement, la mode, elle revient vers les savons solides. C'est une trend qui arrive parce que les gens commencent à être beaucoup plus conscients par rapport aux problèmes des savons liquides où on transporte 80 % d'eau. et je pense que ça va plus être au niveau de là où peut-être les boutiques auront beaucoup plus de... Les savonniers vendront beaucoup plus de savon solide plutôt que des savons liquides et les hôteliers aussi auront beaucoup plus de propositions de savon solide à proposer dans leur chambre d'hôte.
- Timothée Xanthopoulos
Ok, top. Alors maintenant, un petit message aux savonières artisanales. qui nous écoutent et qui sont en train de réfléchir à leurs emballages parce que le carton, ça coûte cher, le craft, ce n'est pas idéal, les emballages qui sont bimatériaux ou plus sont compliqués à recycler, etc. Comment elles peuvent faire si elles ont envie d'essayer votre méthode ? Est-ce que tu fais des petits kits pour essayer ? Est-ce qu'elles peuvent te poser des questions ? Comment on fait ? Sachant que celles qui seront dans la guilde, elles auront les réponses à toutes leurs questions. on va prévoir vraiment un temps là-dessus mais pour celles qui sont en train de tomber sur cet épisode et qui se disent tiens franchement j'ai bien envie d'essayer comment elles font ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Ah oui, bien sûr. En fait, ça fait maintenant plus d'un an et demi qu'on a distribué un peu partout en France et en Europe des kits d'essais. C'est des petits kits qui permettent vraiment de faire des essais sur une petite cinquantaine de savons, une vingtaine, cinquantaine de savons, pour avoir le coup de main, pour voir comment le procédé fonctionne, pour voir le rendu sur leur savon, faire différents savons de différentes tailles, de différentes formes. Et aussi, je fais des tours, parfois des tours, des déplacements pour... faire les essais en présentiel. Donc, soit je me rends sur place parce que parfois, je suis dans le sud de la France, dans le nord, dans l'est, l'ouest. Et généralement, je préviens les savonniers que je suis dans les parages pour faire des essais en présentiel. Et sinon, j'envoie des kits d'essais. Et il y a une recette, une notice qui explique le procédé pour faire les essais. Et même pour répondre à des questions, je suis très joignable par téléphone. Et même... comme je l'ai fait pour l'atelier de la réserve. C'était par appel WhatsApp. Je guidais à travers le procédé par vidéo caméra. Donc oui, je reste disponible à répondre à toutes les questions parce que chaque savonnier a des problématiques différentes, a des savons différents, a des idées différentes. Et donc, je reste complètement joignable pour brainstorm ensemble en fonction des projets des uns et des autres.
- Timothée Xanthopoulos
Timothée, si t'es OK, je mettrais l'adresse du site internet parce que pareil, il y a toute l'explication. Moi, j'ai vraiment été creusée sur le site. Ton adresse mail pour les gens qui ont trouvé des colorants dans les algues qui veulent te contacter ou les savonniers qui seraient intéressés d'essayer, c'est l'occasion d'avoir des retours. Surtout, ce qui est hyper intéressant, c'est ça, c'est de se faire des retours. Est-ce qu'on a, selon toi, avant qu'on ne se quitte, oublié des choses par rapport à... votre entreprise, donc Polybridge, les sujets de recherche que vous faites par rapport à la couleur végétale et cette solution Polybridge Pack. Est-ce que pour toi, on a oublié quelque chose ?
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Si jamais, peut-être une petite précision aussi, Pauline, je te transmettrai notre Instagram, notre page Instagram, parce qu'on poste aussi des vidéos explicatives du projet avec des reportages, des articles. On est passé sur France Réunion Première, par exemple. On met les reportages dessus aussi et ça permet aux Savoyards de mieux comprendre le projet en voyant des vidéos qui sont beaucoup plus explicatives peut-être qu'à l'oral.
- Timothée Xanthopoulos
Ok, top. Donc on mettra ça, adresse mail, adresse du site et le compte Insta. Écoute, franchement, Timothée, un grand merci parce que c'était pas un sujet hyper facile à expliquer en audio et je pense qu'on s'en est très bien sortis. Nous, on se donne rendez-vous dans la guilde. On va vraiment... prendre le temps de décortiquer. J'espère que tu pourras faire des démos et on aura le retour des personnes qui auront testé. Plus largement parler aussi des problématiques sur l'emballage. Donc, vraiment trop bien. Écoute, si c'est bon pour toi, moi, je te remercie d'être venu passer cette heure avec nous et je mets tous les liens pour qu'on puisse continuer l'aventure à creuser tous ces sujets-là.
- ArtEcoVert Pauline Leroux
Merci beaucoup, Pauline, en tout cas, pour m'avoir permis d'intervenir. Ça me fait beaucoup plaisir, en tout cas. Merci et merci aux auditeurs.
- Timothée Xanthopoulos
Merci pour votre écoute. Pour soutenir La Couleur Végétale, abonnez-vous au podcast à Récovers sur la plateforme d'écoute de votre choix et laissez un commentaire si vous avez appris quelque chose. Ça soutient vraiment le podcast. Pour les artisanes de La Couleur Végétale qui veulent aller plus loin, vous pouvez rejoindre la plateforme Patreon ou la communauté à Récovers à vie. Et pour les entreprises qui souhaitent creuser davantage le sujet de la couleur végétale, me faire intervenir dans leurs entreprises pour leur expliquer la filière et les enjeux, on se retrouve sur le podcast ArtEcoVert. Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant