- Pauline Leroux ArtEcoVert
Bonjour et bienvenue dans le podcast Artecovert, le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre, structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans, chaque jeudi, je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant. On part de la graine à la couleur finale. On parle plantes et autres sources tinctoriale, usages concrets, filières, santé. environnement, innovation et biotechnologie. Du textile à la cosmétique, de l'artisanat à l'industrie, du design aux fibres naturelles, une seule approche, relier la couleur du vivant aux usages réels. L'objectif est clair, fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous. Belle écoute ! Donc bonjour à tous, bienvenue dans le podcast artecovert. Aujourd'hui, je suis ravie de recevoir Véronique Tabuy, des mots qui portent. Bonjour Véronique.
- Véronique Thabuis
Bonjour Pauline.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Alors, tu as fait un carton dans la guilde quand tu es intervenue. Tu as même créé des vocations, c'est-à-dire des personnes qui n'avaient pas d'envie d'écrire des livres sur ce qu'elles faisaient, se sont lancées. Elles veulent même qu'on crée dans la guilde des espaces pour se motiver à l'écriture. Donc, tu as fait des ravages. maintenant je me suis dit ce serait hyper intéressant aussi que tu puisses relayer la méthode à plus de monde et puis qu'on puisse profiter de ta présence pour faire un clin d'oeil aux personnes qui ont le courage de se lancer dans des projets d'écriture et comme le sujet du podcast et la couleur végétale et tout ce qui gravite autour on prendra un petit temps si tu veux bien pour parler des livres qu'on a vu passer j'en ai rassemblé pas mal c'était lourd pour mon dos j'ai en fait vidé toute ma bibliothèque mais bon ça ce sera pour après est-ce que Véronique tu peux te présenter pour nos auditeurs ? ton parcours, même avant les livres, et ce qui t'a amenée au livre, à l'écriture, à l'accompagnement.
- Véronique Thabuis
Oui, donc déjà avant tout ça, un petit préambule. En fait, toi et moi, on a quand même quelque chose d'assez fort qui nous a liés tout de suite, puisqu'on a commencé ensemble, au même moment, notre folie d'entrepreneur, il y a quatre ans. Je me souviens, on était presque synchros là-dessus. Et en plus, c'est chouette parce que Dominique Cardon a été l'une de tes premières à être dans le podcast. Et ça, moi, j'en suis super fière. J'étais heureuse. En plus, à ce moment-là, il y avait justement ce podcast dédié qui était créé. Je me disais, mais mon Dieu, le monde est en train de bouger. Enfin, c'est trop génial. Et voilà. Donc, nous, on a ce lien. Et pour moi, c'est important, les liens. Et on en reparlera tout le long. On parle de livres, on parle de liens. Mais en fait, les livres, c'est comme les plans. Pour moi, c'est la même chose. On prend le temps de les observer, on prend le temps de les comprendre. Parfois, ça marche, parfois, ça ne marche pas. Il ne faut pas se décourager, il faut reprendre, il faut recommencer, il faut être bien entouré. Moi, souvent, je fais cette comparaison. Et quand tu as dit que ce podcast qu'on a enregistré au mois de juin a créé des plans, des projets, c'est tant mieux parce qu'écrire, on oublie tout le reste, on oublie toute la méthode, on oublie toute la technique, on oublie tout l'univers. Écrire, c'est l'élan créatif. est celui-là. il ne faut pas le casser. Au contraire, il faut foncer. On fonce, on fonce. Et comme je dirais, à un moment donné, une fois que cet élan-là a été rassasié, on peut avoir envie de publier, mais là, là, il y a un gros stop, un feu rouge, ne le grillez jamais. C'est juste ça, en fait. La méthode, elle est là. Écrivez, recommencez, essayez, allez-y, foncez, toujours. C'est toujours intéressant, mais... Si vous voulez publier, et donc on va en parler, et bien là, il y a une méthode.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Donc on voit que Véronique est déjà à fond, elle va vous accompagner déjà, Léo Taquet. Est-ce que Véronique, tu peux parler de ton parcours ? Qu'est-ce qui a fait que tu t'es lancée là-dedans ? Je veux dire, accompagner à l'écriture, avoir une maison d'édition. Est-ce que tu peux nous raconter comment ça s'est fait dans les grandes lignes ? Et ce que tu fais aujourd'hui, avant qu'on parle de la méthode ? Parce que bien sûr qu'il y a plein de gens qui écoutent, qui ont secrètement des envies d'écriture ou des envies de publication. Ce n'est pas aisé, ça on va le voir après. Mais d'abord raconte-nous toi.
- Véronique Thabuis
En fait, moi-même je suis surprise, ça fait 25 ans que je suis dans l'édition. 25 années de bonheur. Franchement, je suis arrivée un petit peu par hasard. Moi, je viens de la communication. Ça, c'était mon parcours, communication et marketing. Et dans une autre vie, j'ai travaillé à la fois... dans des environnements industriels, dans des environnements de service et beaucoup aussi en association, notamment quand j'étais à Montréal et j'ai accompagné des femmes migrantes. Mais toujours en communication. Et puis, à un moment donné, c'était quand j'étais en France, j'ai eu cette opportunité de découvrir le monde de l'édition. Alors, ce qui est génial en 25 ans, c'est que j'ai connu différentes maisons. Et surtout, j'ai pratiqué différents métiers. Et c'est ça qui est chouette. Parce que bien évidemment, avec mon parcours de communication, d'abord, je suis arrivée comme attachée de presse là-dedans. Et après, j'étais directrice de la communication. Et après, de fil en aiguille, et de confiance en confiance, finalement. J'ai été chargée. d'une collection, de la collection de la maison d'édition, et je suis devenue éditrice. Donc, en fait, tout ça, c'est un parcours qui s'est fait sans que je m'en rende compte. Mais comme je dis tout le temps, la vie ne vaut la peine d'être vécue que pour les rencontres qu'on y fait. Et ce sont ces rencontres qui ont vraiment façonné mon parcours, très franchement. Et je suis heureuse. Je suis heureuse de ce parcours-là, et pour tout l'ordre du monde, même s'il y a eu vraiment des gros moments difficiles. Il y a eu une traversée du désert de malades, mais en même temps, c'est comme ça. C'est comme ça, c'est pas grave, c'est la vie, ça forge. Et puis, dans ces moments de traversée du désert, on sait sur qui on peut compter. Et je vais le dire, j'ai vraiment pu compter sur Thierry Thévenin, qui était là en me disant, on t'attend, on t'attend.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Génial.
- Véronique Thabuis
Et oui, mais enfin, on m'attend, on m'attend, mais ce n'est pas simple. Et oui, tu peux le faire. Et franchement, je dois beaucoup à Thierry pour la création des mots qui portent.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Génial.
- Véronique Thabuis
À un moment donné, je me suis dit, en fait, je pourrais faire autre chose. Je pourrais aller vendre des pommes sur le marché. Moi, j'adore être sur les marchés. Mais en même temps, je me dis, ce que tu sais faire, c'est les livres. Donc, allez. Donc, j'ai voulu créer cette maison d'édition, les mots qui portent, mais plus jamais comme avant, parce que j'avais vu pendant 25 ans ce qui s'est passé. Vraiment, franchement, beaucoup de choses. Et en même temps, quand je crée les mots qui portent en 2023, on est en plein moment de la RSE, de l'éco-responsabilité. Moi-même, j'ai une prise de conscience de grande malade en me disant, bon, maintenant, il faut arrêter. Chaque geste compte, même si je ne vais pas changer la face du monde. La façon dont je conduis mes affaires, c'est aussi une façon importante. qui construit, qui façonne le paysage. Donc, je n'ai plus voulu faire comme avant. Et je savais que je me lançais dans une situation, dans un projet ambitieux, mais surtout périlleux. Parce qu'une maison d'édition, on va le voir, contrairement à ce qu'on imagine, en fait, on ne gagne pas d'argent avec ça. Mais en même temps, il faut quand même que je gagne mes vies. Donc, en fait, ce qui s'est passé, c'est que j'ai créé cette maison d'édition. Puis en même temps, j'ai rencontré et je rencontre encore beaucoup d'auteurs frustrés, déçus, courageux par le monde de l'édition. comprennent rien. C'est quoi ce truc-là ? J'ai signé un contrat, mais ça ne marche pas. Et maintenant, je signe un contrat et je découvre que... Et je suis partie en auto-édition, j'ai des bouquins, j'en fais quoi ? Ok. Donc là, je me suis dit, aujourd'hui j'ai 60 ans. Je me suis dit, ok, il y a deux solutions. Cette expérience, cette expertise, je la mets dans un tiroir et c'est terminé. Soit je la partage. Et en fait, c'est vraiment très simple. Mon projet, c'est de partager ces 25 ans d'édition avec le plus grand nombre. Et transmettre... partager, parce qu'en fait, souvent, les gens, ils me disent, mais, tu m'as tellement éclairé, mais c'était tellement simple. Il suffit de parler avec les bonnes personnes. Il suffit de s'adresser aux bonnes personnes et que les bonnes personnes disent les choses aussi. Ça, c'est important. Parce que le monde de l'édition, c'est beau. Ah ouais, c'est beau. C'est vraiment, mais c'est hyper obscur, c'est hyper compliqué, c'est complexe. Et puis, comme partout, il y a des loups. Il faut savoir les trouver, les loups. Il faut savoir les voir avant qu'on tombe dessus. Donc, moi, je dis toujours, L'accompagnement que je propose aujourd'hui, en même temps que cette maison d'édition qui est toute petite, l'accompagnement que je propose au sein du studio des mots, j'ai appelé ça comme ça, en fait, ce n'est pas le temps passé à. Pour moi, la valeur d'un accompagnement, c'est les erreurs que j'aurais pu faire éviter. C'est l'autonomie aussi, et ça c'est important, l'autonomie aussi que je partage. Moi, j'aimerais que les auteurs, quand ils viennent, ils ne viennent qu'une fois. Et après, ils soient autonomes, ils apprennent des choses. On peut se tromper la première fois, mais quand on a après la bonne signalétique, on ne se trompe plus la deuxième fois. Donc pour moi, cet accompagnement, c'est vraiment éviter des erreurs, éviter de perdre du temps, éviter de perdre de l'argent, et surtout, gagner en autonomie. Reprendre en main, on peut reprendre en main ça aussi. Voilà, c'est vraiment le projet, il est là, et j'ai un plaisir fou de toute manière à travailler les textes, à travailler les livres, à faire émerger, parce que souvent c'est un projet, à faire émerger un livre qui... porte quelque chose, qui montre quelque chose, qui fait apprendre quelque chose aux autres. Et c'est ça qui est... Aujourd'hui, un livre, ça sert à ça. Non, ça sert à rien d'en faire. À un moment donné aussi, il faut se dire les choses. Faire du livre pour faire du livre, et là, on va en parler tout à l'heure. Le livre, le marché est surchargé. Il est saturé. Mais il y a beaucoup de livres qui se ressemblent. Puis il y en a beaucoup d'autres, et ça, c'est mon expression qui me tombe des mains. Pourquoi ? Parce que le boulot n'a pas été fait. C'est trop facile de faire du livre. Il y a des plateformes, il y a plein de trucs. Ce n'est pas le tout de faire du livre. C'est quoi le contenu ? C'est quoi l'objet livre ? Est-ce que le livre rencontre son lecteur ? Ça, c'est important. Et surtout, est-ce que le livre... répand à ce que vous vouliez faire, vous, vraiment.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Véronique, pourquoi je suis hyper contente de te recevoir ? Parce que, tu vois, tu l'as dit, on s'est lancé dans des projets qui étaient plus pour avoir un impact, pour transmettre, etc. Donc, prendre des risques, clairement, pour transmettre tout ça. La couleur végétale, on ne va pas refaire le débat, c'est un sujet qui s'est déjà perdu par le passé, on ne veut pas que ça se reperde, c'est un sujet qui revient. C'est un sujet où il y a énormément de parutions quand même, je trouve, pour un sujet niche. Il y a beaucoup de livres qui sortent, on en parlera. Voilà, donc il y a beaucoup de livres qui sortent. Par contre, c'est hyper intéressant d'avoir, comme tu dis, des angles, des points de vue différents, des livres qui valent la peine d'être là, avec un effort artistique. Tu parlais de l'objet livre, etc. Ou dans les... Tu vois, ça peut même être des livres auto-édités, donc moins jolis esthétiquement, mais avec un contenu que tu trouves nulle part. Il faut vraiment, comme tu dis, pas faire pour faire, mais faire pour faire, passer un message, passer un bon moment ou passer une info. Donc, la transmission, on l'a compris, c'est hyper important. Toi, tu as aussi choisi un angle particulier qui est l'édition éco-responsable. Alors, ça peut paraître, les gens vont dire, attends, c'est quoi l'édition éco-responsable ? Est-ce que tu peux expliquer un petit peu les choix que tu as faits et qui font que toi, tu mets ça derrière l'édition éco-responsable ?
- Véronique Thabuis
C'est très simple et aujourd'hui, je ne suis pas la seule. Soyons clairs, je ne suis pas la seule maintenant à défendre ça. On a mis du temps. Les co-responsabilités déjà, c'est... Moi pendant longtemps, je le dis, je l'ai fait comme ça. Les livres, ils étaient imprimés à l'étranger. Ce n'était pas un problème en soi. Si, c'est un problème. C'est un gros problème. Parce que déjà, je le dis bien, les Slovaques, ils travaillent super bien. Super bien. Il n'y a rien à dire. Mais en même temps, pendant des années, on a fait imprimer en Slovaquie. Les conditions de vie en Slovaquie, les conditions sociales sont toujours les mêmes. Et en fait, ça n'a pas fait évoluer le pays plus que ça. Donc au fond, moi aujourd'hui, déjà la première chose, c'est imprimer en France sur du papier certifié PFCF. Et ça, attention, là aujourd'hui, les imprimeurs souffrent. Là, il y a encore pas mal d'imprimeurs en France, ils sont en train de disparaître. Et j'ai souvent des conversations comme ça. Et en fait, globalement, on risque de se retrouver avec trois imprimeurs en France. Donc il faut faire travailler les imprimeurs en France. Moi, je fais imprimer en France maintenant, sur du papier certifié, ça c'est la première chose. La deuxième chose... parmi tout. Bon, déjà, j'ai pas de collection parce que les collections, ça vous brille dans un format. Et aujourd'hui, à chaque fois, il faut réfléchir au format. Le contenu. Ce contenu, à quel format est-ce qu'il exige ? En fonction des photos, en fonction du texte, en fonction de plein de choses. Mais surtout, comment on va optimiser l'usage du papier ? Le papier coûte cher. Entre février 2026 et aujourd'hui, il a pris 20% de papier. Alors, je vous explique pas. Déjà qu'il était élevé suite à l'Ukraine, etc. Et là, en plus... Il a pris 20%. Donc, si vous voulez, une page compte. Moi, des pages blanches, c'est non. Je suis navrée. On en voit plein à la fin des livres parce qu'on travaille par cahier en impression. On ne travaille pas par page. Bon, ça, c'est quelque chose. Et l'autre chose qui est vraiment là, le pilon, l'industrie du livre est une des industries les plus polluantes de la planète. Oui, oui. Et pourtant, le livre, c'est beau, c'est précieux. Oui, mais attendez. Parce que... Étant donné que finalement, le critère, parce que toutes ces entreprises, ce sont des entreprises, ce sont des maisons d'édition, ce sont des entreprises qui ont des critères de rentabilité très élevés. Donc, on fait imprimer à l'étranger, une chose, pour avoir un prix de revient moins cher. Mais surtout, on tire beaucoup, on fait du gros tirage, peu importe les capacités de vente. Et comme aujourd'hui, les capacités de vente sont ce qu'elles sont, c'est-à-dire elles sont très mauvaises. Eh bien, en fait, on a un prix de revient très bas, mais les livres ne se vendent pas. Les libraires, ils les prennent, ils les retournent, parce que ça c'est encore un autre problème avec les libraires qui ont le droit, entre guillemets, de retourner les livres. Ce n'est pas un droit, c'est un usage. Toujours est-il que les livres invendus, ils sont renvoyés à l'éditeur, les libraires sont remboursés. Et on fait quoi de ces livres invendus ? Quand on peut les remettre en commercialisation, très bien, mais un livre qui a été exposé en librairie, il est souvent abîmé, corné, griffé. Et donc déjà, on le pilonne. Et comme il y a eu un tirage très élevé et que les ventes n'ont pas été celles qu'on attendait, le livre a malheureusement une durée de vie courte. On va pilonner les livres. Donc oui, bien évidemment, on va rebasculer tout ça en pâte à papier. Mais pour rebasculer tout ça en pâte à papier, c'est de l'électricité, c'est de l'eau, c'est des capacités énergétiques énormes.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Du blanchiment des pages à nouveau.
- Véronique Thabuis
Et puis il y a tout le problème de l'encre derrière, attention. c'est le même problème avec les textiles.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est la même chose.
- Véronique Thabuis
Et ça, les gens ne le savent pas. Donc, chez moi, il n'y a pas de pilon. Donc déjà, je fais du tirage du bas, du petit tirage. Si jamais ça se vend, je retire. Donc mon prix de revient, il n'est pas bon. Il n'est pas bon, mon prix de revient.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Il va optimiser.
- Véronique Thabuis
Non, mais il n'est même pas bon, parce qu'en impression, vous avez au démarrage des charges fixes, que vous tiriez 100 000 charges fixes. Mon prix de revient, il est mauvais. Et c'est pour ça aussi que ces petites maisons d'édition, on ne gagne pas d'argent. On ne peut pas se payer. Ce n'est pas possible. Mais parce que... En même temps, moi, je ne veux pas avoir plein de bouquins, je ne sais plus quoi en faire et je vais devoir les jeter, c'est pire que tout. Donc c'est ça les co-responsabilités. C'est un prix.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
D'accord, ok. Alors, hyper intéressant, tu vois, on organise des rencontres les 18 et 19 novembre prochains à l'IUT de Béthune. On va rassembler toute la famille de la couleur végétale. C'est un travail de titan, mais dedans, il y aura les encres et notamment des acteurs des encres d'imprimerie. Et l'idée, c'est vraiment de faire germer et de lever les problèmes. technique des encres, tu vois, de réussir à ramener plus de végétal dans les encres de tirage, dans nos imprimantes, etc., et lever ces défis-là. Donc ça, c'est aussi un sujet qu'on lâche pas sur les encres d'impression, parce que, comme tu dis, c'est hyper puant. Je ne sais plus l'ordre exact, il y a eu un classement, mais oui, c'est dans le top 10 des trucs les plus polluants, et notamment aussi avec l'histoire de reblanchir derrière quand tu recycles le papier. Donc ça, on est complètement raccord. Alors, dans cet épisode, j'aimerais bien qu'on parle.
- Véronique Thabuis
Juste une petite parenthèse, moi, dans l'accompagnement que je propose, souvent, les auteurs sont choqués. En fait, ils arrivent avec un projet, par exemple, couleur. Alors, bon, pour ce qui est teinture, on est presque obligé de faire de la couleur, mais pour d'autres projets. Et en fait, il s'avère qu'on n'a pas besoin d'utiliser la couleur. On n'a pas besoin d'imprimer en quatre couleurs. Parce que le contenu le permet. Par contre, on peut avoir, même s'il y a quelques photos en noir et blanc, ça peut très bien ressortir. Mais n'empêche que là, déjà, on agit sur les coûts. Il y a un levier coût et il y a un levier aussi éco-responsabilité.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Donc, ingérez sur les couleurs. Bon, c'est vrai que pour la couleur végétale, là, c'est un peu compliqué. C'est un peu plus compliqué. Je regarde là, sur le côté, il n'y a que des livres avec plein de couleurs, des photos de plantes. C'est trop génial. Si, il y a peut-être, tu sais, les éditions de la BNF, là, où oui, le livre est tout en noir et blanc, vu que c'est des manuscrits. Oui,
- Véronique Thabuis
c'est un peu sobre. Mais en couleur végétale, honnêtement, par définition, je ne penserais même pas proposer ça.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Oui, voilà. Bon, ok. Alors, du coup, ce que j'aimerais qu'on voit toutes les deux dans cet épisode, c'est saluer les gens qui ont écrit des livres. Alors, soit on le fait maintenant, soit on le fait après, tu me diras. Parler de l'auto-édition et de l'édition en maison d'édition. Et surtout, parler du projet, de la différence entre écrire et publier un livre. Tu veux qu'on fasse dans quel ordre ? On commence par ça.
- Véronique Thabuis
On commence par ça parce que c'est le déroulement naturel, en fait. Donc, effectivement, écrire et publier, c'est deux choses différentes. Et la distinction, elle est fondamentale. Mais la plupart du temps, on saute. C'est la même étape pour tout le monde. Écrire, c'est déposer un savoir, c'est déposer une histoire. Mais c'est aussi, comme on vient de dire tout à l'heure, répondre à cet appel du cœur. Les gens me disent souvent, j'ai eu une envie impérieuse d'écrire. Ça résume tout. Allez-y, foncez, surtout, surtout, ne vous bridez pas. Et en plus, comme tu l'as dit toi-même tout à l'heure, il faut oser, oser se lancer. Oser aller jusqu'au bout. Moi, déjà, je dis bravo. Peu importe quel est l'état de l'écrit. Bravo. Après l'écrit,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
oser affronter le regard des autres quand même. Alors, justement, c'est là. Nous, dans notre petit milieu.
- Véronique Thabuis
Voilà, c'est là. Après avoir écrit. Bon, deuxième étape. On peut avoir besoin de le montrer, de le rendre public. On oublie que publication, c'est rendre public un livre. Et c'est là que le regard arrive. Donc. Pour moi, publier, c'est choisir la manière de faire vivre un savoir ou une histoire. C'est vouloir aussi créer une rencontre entre un écrit, un auteur et des lecteurs. Ça aussi, c'est important. C'est un lien. Un livre, c'est un lien. C'est participer, et c'est pour ça que c'est important, c'est participer du même coup à la propagation de nouvelles idées, à la diffusion de nouvelles idées. Alors pour moi, publier, c'est un acte engageant. On ne publie pas. n'importe comment. On ne publie pas n'importe quoi. En tout cas, moi, c'est comme ça que je vois les choses. Donc, à partir de là, effectivement, ce n'est pas parce qu'on a un savoir précieux, qu'on a une bonne idée, une bonne histoire, que c'est automatiquement un livre. Non. Là, ce sont deux étapes. Et prendre plaisir à écrire ou écrire dans un premier jet, ce n'est pas automatiquement avoir écrit un livre. Donc, pour passer d'une étape à une autre, il y a Merci. du travail éditorial. Et ça, quel que soit le chemin qu'on va choisir derrière. Pour moi, en fait, le chemin, pas important tout de suite. Ce qui est important, c'est la destination du livre. Donc une fois qu'on a écrit, ce que je disais tout à l'heure, il y a un grand stop, il y a un feu rouge. Et là, il va falloir répondre à trois questions avant d'aller plus loin. Pourquoi ce livre ? Qu'est-ce que j'ai eu envie de transmettre ? Pour qui ? C'est pas anodin, on n'écrit pas pour des lecteurs, non, non, ça c'est pas la réponse. Donc pourquoi ce livre ? Pour qui ? Et qu'est-ce que j'en attends ? Pour moi, ça... ces trois questions, elles sont fondamentales. Et en fait, mon rôle, c'est d'aider les auteurs à prendre des décisions éclairées dans un univers complexe, sur le meilleur chemin à prendre pour atteindre la destination. Donc en fait, la question naturelle, quand on vient me voir, c'est « comment je vais faire pour publier ? » Moi, je réponds par une autre question. Qu'est-ce que vous avez à transmettre ? On va voir ça plus tard. Le chemin, on verra plus tard. Qu'est-ce que vous avez à transmettre ? Parce que même en littérature, un roman, ce n'est pas une histoire pour une histoire. Rien n'est une histoire. Il y a des messages. Ou alors, j'ai envie de dire, passez votre chemin. C'est ça, la littérature. La littérature, c'est aussi ça. Alors, dans le monde de la teinture végétale ou dans plein d'autres sujets, mais c'est encore plus important. Donc, on commence par quoi ? C'est d'abord cette question du pourquoi. Oui, Pauline ?
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et donc, du coup, ça peut être, tu vois, là, je regarde tous les livres sur le côté, ça peut être parler d'une technique dans notre sujet, de la couleur végétale. Ça peut être parler d'une technique. Ça peut être parler d'une civilisation. Ça peut être parler de travaux de recherche. Il y a aussi des livres qui sont publiés, CNRS, etc. Ça peut être, un peu comme Dominique Cardon, on va les voir après les livres, mais pour remettre au goût du jour des oublis, des écrits oubliés, et les rendre utiles pour la pratique du quotidien. Ça peut être mettre en avant des plantes, un univers aussi, des fois. Des fois, quand tu as des tinctoriale, elles font... le même travail que d'autres, mais elles ont une façon de le faire différente. Qu'est-ce que je regarde après ?
- Véronique Thabuis
Mais oui, en fait, c'est ça. C'est-à-dire que tous ces exemples que tu donnes là, derrière les attentes des auteurs, n'étaient pas les mêmes.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Les mêmes, c'est clair.
- Véronique Thabuis
Et c'est pour ça qu'en fonction de ces trois questions, on va voir quel est le meilleur chemin. En fait, c'est un peu comme vous êtes guide de montagne, vous arrivez avec votre groupe en bas de la montagne, il faut monter au col là-haut, et il y a plein de chemins. Et vous avez devant vous des gens qui sont... expérimentés, pas expérimentés, qui veulent aller vite, qui ne veulent pas aller vite, qui sont équipés, qui ont des tongs, qui ont des chaussures de montagne. Peu importe. Moi, je ne vais pas décider à leur place quel chemin ils vont prendre. Moi, je vais simplement leur expliquer « Attention, vous voulez quoi vraiment ? Ok, vous voulez aller vite ? Bon alors peut-être que ça va être par là. Vous voulez avoir votre nom dans le livre des records ? Ok, ça, ça va être autre chose. » Donc en fait, c'est à peu près ça.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Moi,
- Véronique Thabuis
c'est vraiment aider les auteurs à prendre des décisions éclairées et pas... Tout de suite, on me dit, mais quel logiciel ? Quel éditeur ? Quelle plateforme ? Quel imprimant ? Non, non. En fait, ce n'est pas que je m'en fous, mais ça arrive trop tôt, ces questions-là.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et dans, tu disais, il faut se poser dans la troisième question, c'est les attentes d'un livre. Est-ce que les attentes, ça peut être, pour certaines, de la notoriété ? Faire connaître leur méthode ? On peut revenir là-dessus ? On va reprendre question à question.
- Véronique Thabuis
Le premier objectif, donc d'abord, c'est pourquoi ce livre ? Comme tu dis, une teinturière, une cultivatrice de plantes. tinctoriale, une chercheuse, une formatrice. Elle veut écrire un livre, mais elle ne cherche pas forcément à vendre 2000 exemples. Elle peut chercher à transmettre un savoir. Elle peut chercher à asseoir une expertise. Elle peut chercher à structurer des années de recherche. Ça aussi, c'est important.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Là, c'est Dominique Cardon.
- Véronique Thabuis
Elle peut chercher à vouloir contribuer à la filière ou à gagner sa vie avec la vente de livres. Ça, c'est tout à fait entendable. Il faut le dire dès le début. Selon les objectifs, déjà. tous les éditeurs ne seront pas intéressés. Donc ça ne sert à rien de perdre son temps à envoyer des bouquins partout, à envoyer des manuscrits partout. Selon les objectifs, tous les éditeurs ne seront pas intéressés. Selon les objectifs, l'objet livre ne sera pas le même. Non, pas du tout. Parce qu'il y a des livres qui vont durer le temps, on va dire, durée de vie classique d'un livre, mais il y a des livres qui vont être des livres de fond. Donc l'objet livre ne sera pas le même. Et selon les objectifs... et ça c'est très important et je vais insister, la diffusion, la distribution et la communication ne seront pas les mêmes. Parce que c'est pas le tout d'écrire, de publier, il reste encore plein de choses derrière à faire. Et c'est pour ça qu'en fait c'est hyper complexe l'affaire. Donc ça c'est les objectifs. C'est pour ça qu'il faut vraiment se poser et poser les questions. En fait souvent les auteurs, ils pensent se poser les questions. Non, moi en fait je pose des questions, moi je réponds pas, je pose des questions. J'amène les auteurs à réfléchir. Ouais, mais j'avais pas vu ça comme ça. Bon en fait c'est sans doute ça. Donc là on structure tout ça. Après, quel cible ? Et ça, c'est super important, le public visé. Parce que souvent, maintenant, avec les réseaux, on a une communauté. Déjà, dans un premier temps, quand on a écrit, on a écrit pour soi. On peut le dire comme on veut. On a écrit pour soi. Voilà. Donc ça, OK. Donc déjà, passer à l'étape de publication, à rendre public quelque chose, il faut changer de posture. Il faut changer le regard. Et ça, ça ne se fait pas automatiquement. C'est une véritable, c'est un acte volontaire. Surtout pour le premier livre. Après, quand on sait, on s'adapte tout de suite. Mais quand on ne sait pas pour le premier livre, en fait, il faut changer le regard. Et ça, ça ne se fait pas non plus comme ça. Donc, changer le regard de « j'ai écrit pour moi » , parce qu'en fait, c'est passer d'une posture d'expression à une posture de transmission. Et là, on est dans de la communication. Ce n'est rien d'autre. Parce qu'en fait, on connaît tellement bien ces choses. Est-ce qu'on a réussi à transmettre pour plus de gens ? Et c'est là qu'arrive le public. Souvent, on écrit d'abord pour soi et aussi pour sa communauté. Attention. La communauté sur les réseaux, les followers, c'est très bien. Vous allez passer beaucoup de temps à construire une grosse communauté, à avoir des milliers de followers qui vous suivent, qui aiment ce que vous faites, qui interagissent, etc. Tout ça, c'est très, très bien. Pendant des années, vous avez fourni du contenu, gratuitement. Et donc, quand on dit « Ouais, moi, c'est super, j'ai 50 000 followers » , très bien, et là, moi, je dois dire « Attention, on ne va pas vendre 50 000 livres. » Je ne sais même pas si on va en vendre 5 000. Non, parce que là aussi, on découvre. Pendant des années, on offre des choses gratuitement. Il faut passer à la casque et là, on tombe de haut. Par ailleurs, la communauté, de toute manière, elle sait, elle connaît. Moi, je pense qu'aujourd'hui, il faut aller chercher d'autres publics. Et l'exemple de la teinture végétale, elle est hyper importante. Oui, on a failli perdre ce savoir. Oui, on l'a récupéré. Et aujourd'hui, c'est presque l'autre extrême. Aujourd'hui... La teinture végétale, elle concerne presque tout le monde. Et par exemple, le zéro déchet. Le zéro déchet, aujourd'hui, pelure de nion, résidus de bois, etc. C'est de la teinture végétale. Ces gens-là, ils ne savaient même pas qu'ils pouvaient faire des trucs avec. Et ça les intéresse. Donc ça veut dire que ce n'est pas le cœur de cible de la teinture végétale. Il faut aller chercher du public à l'extérieur. Et c'est là qu'on a une marge de manœuvre au niveau des livres. Parce que élargir, élargir les lecteurs. élargir le lectorat. C'est-à-dire, en fait, on ne va pas vendre un livre pour vendre un livre, on va vendre un livre sur une thématique. Vous qui êtes intéressés par le zéro déchet, en fait, ça, ça veut aussi dire derrière qu'on peut réutiliser tout ça pour créer de la nature végétale. Donc c'est pour ça que sa communauté, c'est un cœur de niche, on ne peut pas la négliger, mais elle est un peu piège, parce qu'on pense que tout le monde veut acheter du livre. Ça, c'est non. Et ça, l'expérience, moi, me l'a montré chaque fois, quel que soit le sujet. Et la deuxième chose, c'est que moi, je pense quand même que, quitte à rendre public quelque chose, il faut aussi essayer d'aller chercher d'autres lecteurs.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Ce que j'allais te dire, Véronique, est-ce que les maisons d'édition incitent, parce que j'ai plusieurs fois eu le retour, parce que j'ai reçu pas mal de personnes qui avaient écrit des livres dans la couleur végétale, et ils m'ont dit, beaucoup de maisons d'édition les incitent à être soit plus accessibles pour le grand public et pas partir dans les trucs trop techniques. pour justement toucher à un public plus large. Donc ça, je pense que c'est aussi le boulot des éditeurs, des maisons d'édition.
- Véronique Thabuis
Ça devrait être le travail, mais en même temps, on est bien d'accord qu'aujourd'hui, surtout aujourd'hui, avant c'était différent, mais aujourd'hui, vouloir avoir un livre qui permette de toucher tout le monde, c'est difficile. Moi, je préfère prendre des risques et assumer des choix, et de se dire, il y a du livre technique, mais les plantes, c'est la même chose, les plantes en général. On peut avoir du livre grand public. Et ça, c'est chouette. Mais une fois que les gens ont acquis ces bases, on peut les amener vers des choses plus techniques par rapport à la botanique. Donc, en fait, toujours la même chose. Quel est l'objectif ? Quel est l'objectif ? Toujours la même chose. Prendre ce temps. Et en fonction de ça, même l'auteur qui va voir un éditeur pourra lui expliquer aussi. Voilà. En fait, moi, mon objectif, c'est ça.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Est-ce que tu veux que je monte quelques livres avant qu'on fasse la deuxième partie ? Ou tu veux qu'on fasse trois ? Non, non,
- Véronique Thabuis
on va parler... Donc, des objectifs, des résultats qu'on en attend de ce livre. Les objectifs découlent bien évidemment des deux premières questions. Est-ce que je veux la visibilité de mon savoir-faire ? Est-ce que je veux la visibilité de mon entreprise, de ma personne ? Prêt dans la filière aussi, comme référent ? Il faut le dire, il n'y a pas de sujet tabou, il faut le dire. Je veux gagner de l'argent. Qui veut gagner de l'argent ? On va voir si c'est possible au lieu de partir dans des projets impossibles. Donc, selon les réponses à ces trois questions, on ne va pas choisir le même chemin.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et ça, vraiment, c'est important. Et même si on choisit le chemin de la maison d'édition, on n'aura pas non plus la même relation avec son éditeur. Parce qu'on va lui parler de choses, on va parler un peu égal à égal. Souvent, les auteurs, ils arrivent, ils ne connaissent pas le nom de l'édition. Donc là aussi, il y a un décalage au niveau de la discussion, de l'échange. Et ça, je trouve que ce n'est pas très bon. C'est pour ça que moi, j'insiste vraiment que l'auteur, il peut gagner en autonomie. Il peut gagner en autonomie au niveau de l'édition. Édition ou auto-édition. Vous l'aurez compris, ce n'est pas une question d'idéologie. Vraiment pas. Moi, je défends les deux. Surtout, je dis que l'auto-édition, ce n'est pas l'échec de l'édition. Ce n'est pas parce qu'on n'a trouvé personne, on n'a pas trouvé d'éditeur. Et c'est souvent ça. Je n'ai pas trouvé d'éditeur, alors je fais de l'auto-édition. Non. Pour moi, ce n'est pas acceptable comme argument. En tous les cas, moi, je pense que je ne défends pas un modèle plus qu'un autre. Je choisis. Pour moi, l'auto-édition, c'est un choix éditorial comme un autre. Et les deux modèles sont intéressants. Il va falloir choisir celui qui correspond le mieux à ce que l'auteur a à transmettre, aux gens qu'il veut toucher et à ce qu'il en attend. C'est tout.
- Véronique Thabuis
Moi, par rapport à l'auto-édition, je trouve que maintenant, depuis 2-3 ans, même les sujets business, les gens se font des livres auto-édités, leur message passe, leur méthode passe. Et ils le disent clairement, c'était aussi pour aller plus vite et gagner aussi plus d'argent par rapport à ce livre-là. de pouvoir l'éditer, tu sais, comme tu disais, maintenant avec les solutions, tu peux éditer à la demande et puis être tanqué de 12 000 cartons dans ton bureau de livres à vendre. Non, moi, je ne voyais pas du tout l'auto-édition comme j'ai raté, je n'ai pas séduit. Non, non, je ne le vois pas du tout comme ça. Enfin, en tout cas, plus maintenant, quoi.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Alors, tu viens de donner une idée reçue. Moi, je vais en casser trois, là, tout de suite, d'idées reçues. Parce que franchement, justement, oui, l'auto-édition, tout le monde en fait. Enfin, tout le monde, il y en a beaucoup. attention, attention quand même, parce qu'on peut y laisser des plumes, des plumes matérielles, physiques et mentales. Déjà, première idée reçue que je veux casser, une maison d'édition prend tout en charge. Non, ça dépend du contrat. Donc déjà, il faudra bien lire le contrat. Il faudra regarder précisément ce qu'elle prend en charge et ce qu'elle ne prend pas, notamment est-ce qu'elle a la diffusion et la distribution sous-traitées et la communication. Ce n'est peut-être pas écrit dans le contrat. il faudra en discuter. Donc là, il y a ce qui est écrit dans le contrat, il y a ce qui est entre les lignes, et ce qu'on discute. Et quoi qu'on en dise un contrat, ça se négocie. On en parlera plus tard. L'éditeur ne décide pas de tout, tout dépend de ce que vous allez, avec lui, décider. Mais une fois que c'est signé, c'est signé. Un contrat, c'est engageant. Deuxième idée reçue que je veux casser. L'auto-édition, ce n'est pas cher. Celle-là, j'y crois,
- Véronique Thabuis
mais tu ne vas me dire pas quoi.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Pas nécessairement. Elle peut sembler moins coûteuse parce qu'il y a moins d'intermédiaires. Ben oui, l'intermédiaire, ça va être l'imprimeur. Mais donc, voilà, d'accord. Mais en réalité, quand on s'auto-édite, on devient responsable de toute une chaîne, de toute une chaîne de métiers. Conception éditoriale, correction, graphisme, fabrication, impression, diffusion, distribution, communication. Moi, le coût, pour moi, il n'a pas disparu, il s'est déplacé. Le coût n'a pas disparu, il s'est déplacé, je le répète, et il est souvent invisible. Mais il n'est pas invisible si on fait de la comptabilité. Mais ça, il faut vraiment l'avoir, quoi. Mais je vais vous donner des chiffres tout à l'heure, vous verrez. En fait, la réalité, elle est très nuancée. Autre troisième idée reçue, la dernière que je veux casser, je gagnerais bien plus en faisant de l'auto-édition. Bon, ben moi, je vais en faire, peut-être pour moi. Non, je ne vais même pas la faire. La mécanique financière est très mal connue. Mais très mal connue. Et je vais y venir. Donc la mécanique financière, elle est super mal connue. Et quand on dit, bah ouais, l'éditeur, il gagne beaucoup d'argent, et l'auteur des clopinettes, c'est la raison pour laquelle je vais faire de l'auto-édition. Non, la réalité, elle est bien plus nuancée que ça. Alors maintenant, on va rentrer dans le détail. Mais encore une fois, avant de rentrer dans le détail, je viens à une case qui est pour moi... On ne va même pas parler d'argent. On va juste parler de mon cœur de métier, c'est la conception éditoriale. Et ça, quoi qu'on fasse. Et même si on passe par une maison d'édition, c'est plutôt chouette d'avoir un auteur qui arrive à discuter avec l'éditeur au niveau conception éditoriale, si l'éditeur en fait. Pour moi, c'est un travail essentiel qui répond. Ce travail-là va permettre de répondre aux attentes et aux besoins du marché, ce que tu disais tout à l'heure. Et en plus, il faut respecter l'essence de l'idée et aussi la patte de l'auteur. La singularité de l'auteur. Et ça, pour moi, c'est ça, le travail éditorial. Il y a le marché, les attentes, mais il y a également l'auteur, son idée, sa singularité, son originalité. Et tout ça, il faut faire un joli travail là-dedans. Donc, ce travail-là, il faut le faire. Qui le fera ? Les maisons d'édition, oui, elles le feront, si elles le feront encore, parce qu'aujourd'hui, on est quand même dans un monde assez compliqué. Elles le feront en interne, elles peuvent le faire en externe. Malheureusement, il y en a... beaucoup qui ne le font plus. Et c'est pour ça que moi, je découvre des livres qui me tombent des mains. Des livres publiés par des maisons d'édition qui me tombent des mains, et pas des moindres parfois, parce que le travail éditorial n'a pas été fait. Voilà. Et là, je me dis c'est trop dommage. Donc, il y a des maisons d'édition qui vont vous prendre le livre en l'état. Pour moi, déjà, il y a un problème. Et je vais prendre un exemple que j'ai adoré parce qu'il y a des maisons d'édition qui travaillent super bien aussi, et ça, je le sais. C'est le livre de Caroline Cochet sur l'indigo. Errol a fait un travail formidable, un travail éditorial formidable.
- Véronique Thabuis
Caroline,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
elle est arrivée avec son expertise. Ils ont fait un livre, ils ont transcendé l'expertise. Ils lui ont créé un univers. Vous vous rendez compte ? Ils lui ont créé un univers. Superbe ! Ils ont passé du temps. Elle-même, elle était un peu perdue au début. Elle se dit, mais c'est quoi ? Ils ont réussi à transcender ce savoir pour qu'il touche. Moi, même si je ne connais pas l'indigo, si j'aime le Japon, J'y vais. J'apprends plein de choses. Et il y a des choses que je n'utiliserai pas, mais peut-être que je serais tentée quand même de planter quelques graines juste pour voir comment c'est joli. Je n'irai pas faire de la teinture. Mais franchement, ils ont fait un travail éditorial énorme à partir d'un savoir-faire. Et ça, c'est d'autres travails à nous d'éditeurs, qu'on soit éditeurs indépendants, freelance. Donc ce travail-là, il faut le faire. Si Caroline avait publié ce qu'elle avait comme ça... Ça ne m'aurait pas donné ça. Là, c'est superbe. Donc, dans tous les cas, et dans les deux cas, maison d'édition ou auto-édition, ce travail-là est indispensable pour déployer la pensée dans la durée, la nuance et la complexité. Parce qu'un livre, ce n'est pas, je vais sur une plateforme, je dépose et ça y est, non. Et ça exige un recours à des éditeurs, à des graphistes, à des correcteurs. Tout ça, c'est plein de métiers. Donc, je rappelle que rendre public... Un livre, c'est contribuer à la propagation d'idées. C'est une responsabilité sociétale qu'on se donne. En tous les cas, moi, je le vois comme ça. C'est prendre position sur un sujet. Moi, je n'ai juste pas envie que mon nom soit associé à un truc qui ne soit pas chouette. Donc, toujours cette histoire de livre qui me tombe des mains. Et je suis sûre que tout le monde en a fait l'expérience. En mode, disons que j'ai payé ça 20 euros, 25 euros. Ben, j'arrête, quoi. Il y en a plein. Donc, on l'aura compris. Écrire n'est pas... publié et maintenant cette comparaison je parle de contrat d'édition je parle pas de maison d'édition parce que n'oubliez pas que dans une maison d'édition on signe un contrat et quand c'est signé c'est signé et après la personne même un magicien peut plus rien faire pour vous donc contrat d'édition ou et auto édition chaque chemin comporte des avantages des inconvénients des dangers des risques pas aussi de la lumière du bonheur seul l'investissement financier physique, humain, diffèrent. La méthodologie en amont, elle est la même. Donc, concrètement, dans une maison d'édition, bah oui, il n'y a pas d'investissement financier. Et souvent, c'est le premier point qui motive les personnes à chercher une maison d'édition. Bah moi, je donne une idée, eux, ils font et ils payent. Malheureusement, pour moi, ce critère-là n'est pas le meilleur critère. Oui, c'est vrai, une maison d'édition, elle prend des risques financiers. Mais y aller rien que pour ça, je ne suis pas sûre que ce soit le meilleur critère. On signe un contrat, on cède ses droits. Et regardez la durée de cession des droits. On cède ses droits sur son savoir, sur une idée, à une tierce personne. On l'autorise à concevoir, à fabriquer, à faire imprimer, à commercialiser, à diffuser tout ça en notre nom. Moi, si j'ai des enfants, je ne confie pas mes enfants à n'importe qui. Je vais déjà un peu regarder. Donc non seulement, il y a bien évidemment le contrat qui dit des choses, mais pas tout. Moi, je voudrais voir quelles valeurs il porte. On a parlé tout à l'heure des co-responsabilités. Donc ces grandes maisons d'édition, moi, je vais toujours voir où le livre a été imprimé. Et je montre ça aux auteurs. C'est comme vous voulez. Moi, personnellement, je n'ai pas envie de faire imprimer des livres à l'étranger. Parce qu'aujourd'hui, je n'en ai plus le droit, moi, en tant que maison d'édition. Ça, c'est ma façon de concevoir les choses. Quelle éthique ? Les droits d'auteur.
- Véronique Thabuis
C'est combien de temps que tu cèdes tes dorons en général ? Les droits d'auteur, ils le cèdent combien de temps ? Il y a une moyenne ?
- Pauline Leroux ArtEcoVert
En fait, tant que le livre est commercialisé, c'est-à-dire tant qu'il est sur un site internet, l'éditeur garde ses droits, même s'il ne travaille pas beaucoup, parce qu'en fait c'est ça le truc, c'est qu'il est sur le site, mais plus personne ne travaille le bouquin. On va y revenir à ça, ça c'est toutes les choses en coulisses qui ne sont juste pas très belles. Quelle position écologique cet éditeur a ? Quelle diffusion ? Quelle distribution ? Quels engagements ? Tout n'est pas dit dans le contraint. Il est important de pouvoir échanger avec un éditeur, d'oser poser d'autres questions. pour négocier certains points. Il est également important d'analyser et d'étudier le catalogue de l'éditeur. On apprend plein de choses. Son site internet viendra après le temps de voir si les promesses annoncées et édites sont tenues. Alors ça, ça va être encore un autre problème, mais les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Mais aussi en termes de conception du livre, quand même. Mais ça, en fait, les auteurs, ils oublient. Ils sont tellement contents d'avoir trouvé un éditeur qu'ils oublient de poser toutes ces questions. Après, en fait, le livre, il faut y ressembler. pas grand chose, mais par contre il est là. Au-delà de toutes ces questions classiques, juridiques, de cession de droit, droit d'auteur, on ne peut plus ignorer à mon sens aujourd'hui, les questions d'éthique, les questions d'écologie, les questions d'éco-responsabilité, parce qu'on est responsable de ce qu'on met sur le marché. Et même si ce n'est pas l'éditeur qui imprime, c'est lui qui met sur le marché des choses, des livres. On se fait l'impression quelle empreinte carbone, quel papier, quel tirage, est-ce qu'on pilonne les livres ?
- Véronique Thabuis
Donc,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
à mon sens, le premier mot d'or. quand on veut aller dans une maison d'édition, c'est la confiance. C'est ce que je disais tout à l'heure avec les enfants. Vous cherchez une nounou, vous allez la voir, vous posez toutes les questions dérangeantes. Vous n'allez pas laisser votre enfant à quelqu'un si vous n'avez pas vraiment vérifié comment il fonctionne. Pour de vrai, d'une façon plus globale, cependant, il ne faut pas oublier qu'une maison d'édition, c'est une entreprise. Elle a des employés, elle a du personnel, elle doit être économiquement viable, sinon elle va disparaître. Et il y en a beaucoup qui disparaissent tout de suite. Mais toutes ne mettent pas le curseur au même endroit, d'une part, et toutes n'ont pas non plus les mêmes objectifs. Il y a des rentabilités économiques, donc à partir de là, la messe est dite. Il faut un prix de revient très bas. Et avec tout ce que ça découle, il y a des objectifs qui sont plus en éco-responsabilité. Donc là, ça va être autrement. Certains vont défendre des textes qui savent... qui ne vont pas avoir un grand public, mais ce sont des livres essentiels. Moi, c'est ce que je fais. Les livres de Dominique Cardon, ce sont des livres de fond. Ce savoir-là, on ne le trouve pas sur Internet. Moi, j'ai entendu sur des festivals qu'on me dit « je vais aller voir sur Internet » . Je dis « non, n'allez pas voir sur Internet, il n'y a rien » . Et je vais tout faire pour qu'il n'y ait jamais rien. Jamais rien.
- Véronique Thabuis
Et donc,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
pour moi, ce sont des livres de fond. Et c'est un travail de mémoire que Dominique nous offre. Et pour moi, il faut que quelqu'un le fasse. Je suis tellement fière de le faire. Vraiment. Donc, c'est ça aussi. Les éditeurs n'ont pas tous les mêmes ambitions. Clairement. Donc, il faut voir. Auto-édition. Ah ben, il n'y a pas de contrat. Ah ben, la vie est belle. Pas de contrat de mariage. Super. Contrôle total, surtout. Investissement total. Responsabilité totale. Interlocuteur unique. Ok, super. C'est le couteau suisse. De la conception à la commercialisation, en passant par... Les logiciels graphiques, la mise en page, la langue française, la stratégie de communication, c'est beaucoup. Ça inclut aussi les relations avec les libraires. Aujourd'hui, ça inclut la facturation électronique. Là, on va s'amuser. Et personne n'y échappe, attention. Ça inclut la comptabilité libraire, ça inclut la relation avec la presse, avec les médias. Donc, vous ne serez pas étonnés si je vous dis que dans ce cas-là, c'est une voie éditoriale que je défends. Mais il faut y aller en connaissance de cause. Et en fait, ce n'est pas de connaître tous ces métiers, mais c'est savoir s'entourer des bonnes personnes. C'est tout. Et ça, c'est possible après d'aller en auto-édition. C'est possible. Mais donc, savoir s'entourer des bonnes personnes, ça peut être un éditeur freelance, ça peut être des prestataires extérieurs, peu importe. Savoir s'entourer des bonnes personnes, de quoi on a besoin. Mais en plus de ça, et j'insiste, Il faut être honnête avec soi-même sur sa capacité d'endurance. C'est un gros chantier qui se trouve. Et comme tous les chantiers, il y a toujours des choses qu'on n'avait pas prévues qui nous tombent sur la tête. Et il faut faire face. Donc il y a toujours des imprévus. Donc il faut avoir de l'endurance, il faut avoir vraiment de la motivation, de la résistance physique financière aussi, parce que... Ça ne sert à rien de mettre en place un chantier si on ne le finit pas. Donc j'insiste aussi là-dessus. Je dis des choses qui ne sont pas toujours agréables en tant que soit, mais c'est que je ne veux pas que les gens s'embarquent dans des chemins comme quand on fait de la montagne. En fait, on fait demi-tour parce qu'on se rend compte qu'on est mal embarqué. On va avoir des gros problèmes. Moi, je ne veux pas ça. Donc, si vous voulez vendre 3 000 exemplaires, il faut le dire tout de suite. Moi, je sais ce qu'il faut faire. Ce n'est pas impossible, mais je sais ce qu'il faut faire. Ce n'est pas vous qui allez pouvoir vendre 3 000 exemplaires seul. Parce que derrière ça, comme vous avez dit, les bouquins dans le bureau, il faut les envoyer, il faut aller à la poste. Il faut de l'emballage, mais pas de l'emballage à deux balles, de l'emballage chez Raja. Alors justement, parlons des frais. La réalité financière, ce n'est pas que l'auteur... gagne des clopinettes et l'éditeur gagne beaucoup. C'est très nuancé. Je vais parler chiffres. J'aime pas ça. Moi, je sais lire, mais je sais pas compter. Donc là, je vais devoir regarder. Le prix moyen d'un livre, le prix de vente d'un livre, réparti de la façon suivante pour un livre publié par une maison d'édition. Le libraire reçoit 33% de remise. Le diffuseur et les distributeurs, eux, ils prennent une commission de 20%. Ça, c'est un livre publié par une maison d'édition qui a... Un distributeur et un diffuseur. Enfin, tinctoriale. Les droits d'auteur s'élèvent à 12% dans les maisons d'édition qui défendent une rémunération équitable et éthique, comme les mots qui portent. Mais souvent, c'est 5, 7 ou 8. Ça, je le dis franchement. Moi, j'estime aujourd'hui qu'il faut donner le maximum. On ne peut pas faire plus que 12. En tout cas,
- Véronique Thabuis
12%, c'est ce qui revient à la personne qui écrit son livre.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est les droits d'auteur.
- Véronique Thabuis
Chez toi, les droits d'auteur.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
L'impression en France sur du papier certifié, ça correspond à 17% du prix public du livre. Donc si j'additionne bien mes choses, je suis à 82% de charge pour une maison d'édition. Donc 18% pour l'éditeur qui n'a pas encore payé son personnel, ses prestataires, lui au passage. Donc en fait, pour s'en sortir, il faut du volume. Et pour avoir du volume, il faut avoir un prix de revient bas. Et c'est comme ça qu'on explique pourquoi les grandes maisons s'en sortent. Ben oui. Et tous ces livres politiques qui sont en train de sortir pendant cette année présidentielle, vous rentrez dans une librairie, vous butez dedans. Ça a été tiré, mais à un nombre d'exemplaires, moi je ne peux même pas dire les milliers tellement qu'il y en a. Et tout ça, ça va partir au pilon de toute manière. Mais voilà. Donc, la marge de manœuvre. Ça, pour une maison d'édition, imprimée à l'étranger, faire du gros volume, du gros tirage. Maintenant, en auto-édition, ça ressemble à quoi ? le prix public de vente d'un livre en auto-édition, la pression en France, ça reste toujours de 17% sur du papier certifié. Les libraires reçoivent toujours 33%, donc ça fait 50%. Mais l'autre moitié revient effectivement à l'auto-édité, sauf que lui n'a pas encore payé ses prestataires, parce que je pars du principe qu'il se sera entouré de gens pour avoir un joli livre. Donc il faudra payer les prestataires, et puis il y a tous les coûts cachés. l'expédition. Je vous rappelle que le Colissimo, aujourd'hui, c'est l'horreur. Même un petit livre de 300 grammes, c'est 750. L'emballage, tout. Et la poste, ça augmente au mois de janvier, au mois de juillet. Toutes les années. Et là, ils vont nous mettre une taxe essentielle. Donc, si vous voulez, mine de rien, les déplacements, l'expédition, l'emballage, les impôts, le temps passé. Ok, il a 50%. À mon avis, très franchement... Il va encore y aller sur ses 30%. Donc,
- Véronique Thabuis
pour toi, ce n'est pas cette raison-là qui doit faire resculer vers l'auto-édition. Pour moi,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
ce n'est pas le critère déterminant. Non. On peut jouer. Allez. Oui. Mais après, physiquement, vous allez tenir le chemin. Et puis, vous avez souvent autre chose à faire. Parce que là, ça va être quelque chose qui va prendre beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps. En mode, je ne fais que ça. Parce que là-dessus, on parle de ça. Mais en même temps, ce même auto-éditer... je l'attends sur le terrain de la communication. Il faudra qu'il y aille sur le terrain, auprès des libraires, auprès de son public, porter le livre, défendre son livre. Mais en même temps, il faut qu'il fasse des cartons, il faut qu'il passe à la poste. Donc, à voir. Conclusion, pour moi, la comparaison charge versus profit, ce n'est pas si tranché que ça. Alors, il existe aujourd'hui des plateformes. Attention aux plateformes. Souvent, les plateformes, elles sont quand même vachement calibrées. Vous ne pouvez pas nécessairement choisir votre format, par exemple. Et ça, par exemple, c'est embêtant quand on a de l'illustration. Pour moi, c'est l'illustration, ce sont les photos qui déterminent le format. Et en fait, j'ai vu par exemple récemment un photographe qui avait vraiment des trucs très chouettes, et je lui ai dit, écoute, il est beau, donc ok, mais pour moi, il y a un problème de format. Vous vous êtes trompé. Et c'est là qu'il m'a dit, mais en fait, je n'avais pas le choix. C'est embêtant, c'est embêtant. Mais parce que les photos, elles manquent. Elle manque de vie, elle manque de lumière. C'est comme sur une scène de théâtre, on occupe l'espace. Ce n'est pas fait. Et en plus, vous déposez des fichiers. Il n'y a pas un travail éditorial. Pour moi, il y a un problème quand même. Donc tout ça, on peut effectivement faire de l'impression à la demande si en amont, le travail éditorial a été fait. Pourquoi pas ? Et le travail éditorial, ça permet aussi de calibrer, justement, cette impression, enfin, ces détails techniques de fichiers imprimeurs qu'on appelle. Moi, je ne sais pas faire ça. Moi, j'ai des gens qui sont derrière. Après, je vérifie. Pas plus tard qu'hier, j'ai vérifié un truc. Je dis, attends, Là, sur la couvre, il y a juste un petit souci là par rapport au port perdu, parce que j'ai l'œil. Donc, si vous voulez, tout ça, ce sont des métiers. Ce sont des métiers. Donc, écrire n'est pas publier, soit... Mais publier ne suffit pas, je suis navrée. Et ça, c'est la bibliodiversité à l'épreuve. Parce que là, on va parler de visibilité. Et en fait, qu'on soit en auto-édition ou en édition, on se retrouve sur un chemin commun à nouveau. Les deux chemins s'étaient éloignés. On était sur la conception éditoriale, le travail éditorial. On a choisi notre chemin. On était sur nos trois questions, la conception éditoriale. On a choisi notre chemin. On se retrouve sur un même domaine, un même terrain, la visibilité. Et ça, c'est compliqué. Faire exister un livre, peu importe s'il est édité par une maison d'édition, demandez à Caroline Cochet, elle, elle y est allée, chez les libraires, et elle est tombée un peu de la roi. Donc, livre édité en auto-édition ou dans une maison d'édition, dans un écosystème saturé, fragile, avec un pouvoir d'achat fragile aussi, un marché qui se détourne aussi de l'objet livre pour aller vers d'autres supports de loisirs, de lecture et de loisirs d'ailleurs. Sur un marché, au passage, verrouillé par des mastodontes qui ont une force de frappe en médias, en pub, en com, hors normes. Mais nous, on joue dans la même cour, mais on est tout petits. Donc, on ne joue pas à armes égales, ça c'est sûr, mais on joue dans la même cour que les gros. Et au passage, sans parler de la mainmise de deux groupes sur l'ensemble de la filière, la bibliodiversité est à l'épreuve. et il va falloir quand même se battre et monter au créneau. Et pourtant, aujourd'hui encore, je la défends. Aujourd'hui encore et toujours, je crois au pouvoir du livre. Pour moi, le livre, ça reste le seul outil, le seul support qui permette d'accompagner pendant des périodes de transition, qui permette de structurer une pensée, qui permette aussi de réfléchir autrement. Il y a d'autres moyens, je dirais. Mais pour moi, le livre, ça reste quand même le moyen de prédilection. Et ça, ça ne disparaîtra pas, je pense. Parce qu'on a pris beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à faire tout au même endroit. À penser à tous ces gens qui allaient nous lire pour être sûrs qu'on a bien pris en considération toutes les choses. Pour moi, le livre, ça reste vraiment le moyen pour vraiment avancer dans la vie et pour être accompagné. effectivement, il y a des livres qui ne vont pas durer longtemps parce que ça répond à une problématique courte. Mais il y a plein de livres de fond. Mais des livres de fond qui vont nous accompagner toute notre vie. Là, je pense aux plantes. Là, je pense d'un coup à Pierre Liutagui. Moi, les bouquins de Liutagui, je les ai et je les regarde encore aujourd'hui. Même si j'ai d'autres livres qui sont tout aussi bien. Parce que, en fait, les livres, moi, c'est ma déco dans ma maison.
- Véronique Thabuis
Oui, carrément.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Carrément ! Enfin, j'ai pas d'autres décos, mais je peux pas m'en séparer. C'est pour ça que moi, je crois au pouvoir des livres quand même.
- Véronique Thabuis
Vraiment. Ouais, et puis moi, je vois les livres comme un moyen d'apprendre, un moyen de, comme tu disais, il y a des livres qui t'accompagnent à un moment donné de ta vie et il y a des livres que tu lis à un temps qui, en fait, te servent pas. C'est trop précoce ou je sais pas quoi. Tu vas les relire trois ans après et là, tu vas dire, bam, c'est pile le bon moment, etc. Et je trouve, tu vois, dans notre sujet qui est la couleur végétale, l'apprentissage, le livre permet de progresser, d'avancer sans dépenser forcément des formations à 6000 balles et faire des déplacements. C'est la connaissance accessible pour voir si c'est vraiment un chemin qu'on a envie d'emprunter ou pas.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est exactement ça. Puis aussi, le livre, et ça, ça va être ma transition avec ma toute dernière partie, on va aller assez vite, mais en fait, le livre, pour moi... Pourquoi il est essentiel ? C'est parce qu'en fait, il va créer un lien avec un auteur. Et je parlais de Liotégui. Vous avez rencontré un jour Pierre Liotégui. C'est bon, le lien, il est fait. Alors Thierry Thévenin, c'est la même chose. Et en fait, c'est ça pour moi. Un lien avec un auteur, même si on ne le connaît pas bien. Et en fait, ce lien, c'est indestructible. Donc c'est pour ça aussi que c'est la rencontre d'un auteur avec ses lecteurs. C'est comme ça que le livre va avoir sa visibilité. Et là, qu'on soit dans une maison d'édition ou qu'on soit en auto-édition, de toute façon, la maison d'édition aujourd'hui, c'est très rare qu'elle s'occupe de la communication. Mais en même temps, je me dis, qui mieux que l'auteur ? peut aller porter son livre. Oui, sur les sèches. Il ne faut pas aller vendre un livre pour vendre un livre, non. Il faut aller à la rencontre du public, il faut aller sur le terrain pour parler d'une problématique, pour parler d'une thématique. Après, il y a un livre en support. Moi, c'est comme ça. Là, c'est la communicante qui vous parle. Pour moi, c'est comme ça. Présenter un livre pour présenter un livre. Aujourd'hui, malheureusement, le livre n'a pas bonne presse. Ça coûte cher, machin, bidule. Alors qu'en fait, il faut juste détourner un petit peu la posture. Parler d'abord de « je vais répondre à un besoin » . je vais répondre à une problématique. Donc, j'en parle, j'explique. Et après, bon, bah oui, effectivement, il y a un bouquin.
- Véronique Thabuis
Ce que je voulais dire, c'est que la rencontre entre l'auteur, son lecteur et un temps autour du livre, je trouve ça hyper important. Et tu vois, aux rencontres, là, en novembre, on va vraiment dédier du temps à ce qu'il y ait des dédicaces de livres. Donc, si les personnes ont leurs livres et que les gens qui les ont écrits sont là, il y aura des temps pour... parler autour des livres et j'aimerais, tu sais, afficher, alors je ne sais pas d'ailleurs si j'ai le droit, mais tu sais, afficher toutes les premières découves des différents livres pour qu'on ait comme une bibliothèque imprimée. Tu as le droit. Tu as le droit. Ça, c'était mon objectif, tu vois, aux rencontres du 18 et 19, c'est d'avoir tous les livres, moi, qui m'ont aidée dans mon cheminement aussi. Et puis aussi, c'est un respect, non, j'ai presque une admiration, c'est ça le mot, pour les gens qui prennent le temps. temps, parce que tu vois, j'en reçois, j'en ai reçu pas mal sur le podcast et on en parlera quand je montrerai les livres, qui ont passé deux ans, voire plus, à écrire leurs livres, qui ont eu l'impression de faire un enfant supplémentaire, vraiment de... vraiment la comparaison avec la maternité était forte, donc je veux vraiment rendre hommage, donc ça, il y aura ce temps-là sur les livres, on va vraiment en parler pendant les rencontres.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et puis surtout, j'ai envie de dire aussi qu'aujourd'hui, quand vous cherchez une information que vous avez sur Internet, ben moi j'y vais plus parce que... Je ne sais pas si ce n'est pas l'IA qui me répond. Donc moi, si j'ai besoin d'apprendre quelque chose, je vais voir s'il n'y a pas un livre. Parce que je sais que le livre, il a été écrit par un auteur. Il a été écrit par de l'humain. Parce qu'effectivement, c'est rapide. C'est gratuit. On revient encore à ce problème de gratuité. C'est gratuit et c'est rapide. Mais en fait, moi, quand j'ai une réponse, je ne sais pas qui c'est qui me l'a faite, la réponse. Donc, par rapport à ce dont j'ai besoin, je préfère si c'est... pour apprendre des choses, pour enrichir mes connaissances, etc. Moi, je préfère savoir de qui ça vient, parce que là aussi, quelle est sa posture, quelle est son expertise, quelle est sa place dans la filière, etc. Il y a l'IA, quoi. Donc, je pense qu'encore plus qu'avant, pour moi, le pouvoir du livre, il va revenir. Moi, j'y crois, franchement.
- Véronique Thabuis
Ouais, attention quand même. Moi, je vois beaucoup de choses passer et j'ai été contactée pour écrire des livres via l'IA. par rapport à tous les épisodes de podcast que j'avais faits, parce qu'ils me disaient « Mais quelle production, c'est incroyable, il faut absolument écrire un livre, et maintenant l'IA peut vous accompagner, on reprend tous les transcripts, etc. » J'avoue que ce jour-là, je me suis dit « Ouais, écrire un livre, ça fait partie d'un de mes rêves, mais comme tu dis, moi je suis hyper pragmatique, en même temps, c'est un temps de dingue, aujourd'hui, il n'y a plus du tout de bande passante. Tu vois, entre le podcast, faire vivre la guilde, faire vivre les acteurs entre eux, organiser les événements de novembre, faire que les gens se rendent compte, être dans l'éthique plutôt que le business, tu n'as plus de bande passante. Donc là, le livre, c'est un vrai rêve, mais alors pas tout de suite. Mais par contre, oui, il y aura des trucs intéressants à dire, mais ce que je veux dire, c'est que l'IA, maintenant, tu peux reprendre des contenus et ils te font un bouquin.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Mais oui, il faudra faire gaffe à ça aussi. C'est ça, la question, il faudra faire gaffe à ça, c'est-à-dire que toi, Pauline Leroux, est-ce que tu acceptes que ton nom soit sur un livre généré de cette façon-là ?
- Véronique Thabuis
Voilà.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Ça va toujours être la même histoire. toujours la même histoire. L'éthique que tu adhères. Il y a peut faire des choses fantastiques, pas de problème là-dessus, mais après, c'est une question d'éthique, une question de posture, c'est tout. Donc moi, là-dessus, je me dis quand même, alors, je fais attention, quand je reçois des manuscrits, je ne connais pas tout le temps les gens, quand moi je reçois plein de gens que je ne connais pas, que je découvre, mais c'est la même chose. Une maison d'édition, elle choisit aussi ses auteurs. En tout cas, moi, c'est comme ça que je travaille. Donc, mine de rien, ce livre qui est là, d'une façon ou d'une autre, il faut le faire vivre. Et il faut aller faire des conférences, il faut aller faire des animations, il faut aller porter ce livre. Et ça, c'est beaucoup, beaucoup de travail. Du podcast, c'est beaucoup, beaucoup de travail. Mais mon Dieu, je trouve que là, c'est un poisson dans l'eau. Oui, parce que vous connaissez votre sujet. Les gens qui viennent vous voir, ils vous aiment déjà, c'est sûr. Sinon, ils ne viennent pas vous voir, clairement. Et ça, c'est... C'est vraiment génial. Alors, oui, c'est beaucoup de temps en souhait. Oui, parfois, surtout en festival et tout ça, ça ne se vend pas bien. Mais en même temps, on ne sait pas. On n'achète pas tout de suite, peut-être qu'on achète plus tard. Moi, j'aime bien me dire, c'est comme le petit pousset. Moi, c'est un peu la façon dont je détermine mon métier. Moi, c'est le petit pousset. Moi, je pose plein de petites pierres. Dès que je peux poser des petits cailloux, je les pose. Après, on regarde. Est-ce qu'une graine a poussé ? Pas tout de suite, plus tard. Ce n'est pas grave. Mais pour moi, c'est vraiment ça. Finalement, je vais conclure parce qu'il y a peut-être des questions. Moi, je veux vraiment vous redire, vous consacrer beaucoup de temps à étudier les plantes, essayer des teintures, trouver la bonne couleur, sa profondeur, etc. Vous acceptez aussi que ce travail-là, parfois, il faut le refaire, il faut prendre le temps, il faut s'arrêter. C'est la même chose avec le livre, avec n'importe quel livre. Tout livre est précieux. Alors, ne bridez jamais votre élan créatif. C'est l'élan de la vie. Écrivez, cherchez, expérimentez, recommencez, trompez-vous, recommencez. Mais, une fois que vous avez terminé, feu rouge, stop, posez-vous. les trois questions. Posez-vous les trois questions. Ne grillez jamais ce feu rouge parce que vous voulez aller vite. Ça ne sert à rien. Regardez votre projet, regardez votre lecteur, regardez-vous. Qu'est-ce que vous en attendez ? Le plus important, ce n'est pas de publier vite. Le plus important, c'est de bien déterminer sa destination pour choisir le bon chemin, celui qui servira le mieux à ce que vous voulez défendre, porter et créer. Et si un jour vous avez besoin d'un regard extérieur pour passer ce stop, je répondrai présente. Parce que moi, c'est ça qui m'anime en fait. C'est vraiment ce qui m'anime. Aider. Aider les auteurs à prendre des décisions éclairées. Et vraiment, vraiment, leur fournir, leur transmettre une méthode, leur transmettre finalement un process qui va après les accompagner. pour d'autres choses. Donc ça, pour moi, je n'ai pas envie qu'ils perdent leur temps, je n'ai pas envie qu'ils perdent leur énergie, je n'ai pas envie qu'ils perdent aussi leur enthousiasme parce qu'ils se cognent contre des murs parfois et après, en mode, ça ne va pas, c'est pourri, non. Moi, je veux vraiment les aider à choisir la voie qui leur correspond.
- Véronique Thabuis
Ce que je te propose, Véronique, c'est qu'on mettra tes liens dans l'épisode, le descriptif du podcast. Pareil, si vous voulez avoir un vrai cours d'une heure avec Véronique, c'est dans la Guilde. C'est le travail qu'on a fait et qui a beaucoup plu. Et je te dis qu'il y a créé des vocations. Donc vraiment, tu n'y abordes pas la même chose. Tu y abordes la même chose, mais là, tu es vraiment dans la méthode. En fait, on n'a plus qu'à suivre. Ce que je voudrais faire avec toi maintenant, c'est balayer. J'en ai plein, mais voilà, qu'on en parle. Tu peux, si ça te parle, relever si c'est un pourquoi, si c'est quelles attentes on peut espérer de ce livre. quels sont les dessinateurs, j'aimerais qu'on les balaye ensemble, ça te va ? Comme ça, on conclut là-dessus. Merci beaucoup, Véronique.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Merci à vous, merci à toi.
- Véronique Thabuis
Je n'ai qu'un livre auto-édité, un anglais, c'est Rebecca Desnos, tu vois, et il y a exactement ce que tu dis, c'est-à-dire qu'on voit que certaines photos sont tronquées, tu vois, que les... Après, ça reste bien. Il y a du blanc, il y a plein de blanc, c'est fait avec Amazon Édition, tu vois.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
En fait, on le sent tout de suite à cause du format.
- Véronique Thabuis
En fait,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
ce format me paraît très grand.
- Véronique Thabuis
Moitié et moins,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
ça aurait pu être vu que c'est quand même pratique, pratico-pratique, ce livre. C'est le seul livre que j'ai eu,
- Véronique Thabuis
donc en auto-édition. Bon, on va parler de Dominique Cardon, et on va parler aussi de Thierry Thévenin. « Vieilles racines et jeunes pousses » , « Les 157 couleurs de Paul Gou » , là, c'est un vrai objet, couverture rigide, etc. Et là, on n'est pas du tout sur des illustrations, je vais dire, dessins. C'est vraiment là des essais. de teinture, avec les recettes. Si tu veux, moi,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
ce bouquin-là, pour moi, il répond vraiment à ce que Dominique fait. Je veux dire que je n'aurais pas mis une couverture rigide pour autre chose. Pour moi, c'est un livre de fond, c'est un manuscrit du XVIIIe siècle. Enfin, il faut tout de suite donner l'ambiance, l'univers. C'est pour ça qu'à chaque fois, il faut réfléchir.
- Véronique Thabuis
Très original. Dans ce livre, il y a une colonne en français et l'autre en anglais. Donc, il est bilingue intégré. Ça, j'avais rarement vu.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Oui, là, je peux te dire qu'en termes de graphisme, il y en a un qui s'est vraiment... En fait, il est devenu chauve. Non, mais franchement, là, c'est vraiment un challenge au niveau mise en page. Parce qu'il faut que ça se termine au même endroit.
- Véronique Thabuis
C'est ça. Non, mais je me suis dit... Ça, j'avais rarement vu. Ensuite, on continue sur Dominique Cardon. Ça, c'est un des premiers que j'ai eus. Des couleurs pour les lumières, Antoine Jeannot. Et là, c'est une autre édition, c'est CNRS Éditions. J'en ai d'autres des CNRS Éditions. Et là, couverture souple, pareil, là vraiment, elle raconte tout, l'analyse. C'est un prémisse, je trouve. Ça, c'est l'intro à celui d'après. Il y a toutes les pages du manuscrit, enfin bref. Donc celui-ci, en édition souple. Qu'est-ce que je voulais te dire ? Alors, j'ai essayé aussi de choisir des livres qui vont parler d'autres sujets. Tu vois, là, j'ai un livre d'un chercheur, « Les couleurs du vivant » . Pourquoi les papillons ? Pourquoi les poissons ? Pourquoi la génétique et tout ça ? Et l'épisode qu'on a fait ensemble, il m'a dit, mais c'est génial de pouvoir parler sur un podcast, je n'en ai jamais fait. Et donc, il nous a parlé de génétique, etc. Donc, il fallait des fois s'accrocher. Mais tu comprends pourquoi les flamants roses sont roses ? Qu'est-ce qui… qu'est-ce qui interagit dans la couleur. Et c'est hyper intéressant. On revient à des plus grands classiques. Alors ça, tu vois, j'ai cru, le livre de Beste Bonnard, j'ai cru que c'était auto-édité. Mais en fait, c'est Rustica Edition. Et tu vois, c'est un peu le même format, petit, souple. Et là, on est sur les teintures et les coprints. Donc là, vraiment,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
c'est recettes.
- Véronique Thabuis
Du concret, des recettes, du passage à l'action. Donc là, Sophie, Maury et Solène Larnicole, c'est un livre hyper récent. ces deux personnes qui se sont associées. Il y a une illustratrice, céramiste et une teinturière. Je les ai reçues sur le podcast. L'épisode va passer soit avant le tien, soit après le tien. Et là, pareil, tu vois, moi, je kiffe. C'est quand j'ai les dédicaces. Elles ont même fait un dessin sur... Ah ouais ! Je kiffe ça. Et donc, c'est hyper magnifique. Là, il y a un travail de... Il y a 300 illustrations, tu vois. C'est magnifique. Et donc là, on revient sur toutes les bases de la couleur végétale jusqu'à comment... de collecter les plantes tinctoriales jusqu'à réaliser des œuvres d'art. Donc, top, avec, comme tu disais, l'histoire des zéro déchet, comment on recycle aussi avec des matières autour de chez soi.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Tu vois, c'est ça, en fait, c'est qu'à chaque fois, OK, on parle de la teinture végétale, mais à chaque fois, il faut trouver l'originalité et la singularité du truc. Et là, celui qu'on vient de voir, clairement, j'ai envie de dire, c'est pas un bouquin qui va réinventer la roue, mais en même temps, La présentation avec justement les œuvres d'art là, ça c'est hyper intéressant. Et ça c'est unique, donc ça c'est chouette.
- Véronique Thabuis
Et l'épisode était hyper sympa, donc j'invite tout le monde à l'écouter. On a parlé des différentes plantes et du travail de l'illustratrice. J'ai vraiment voulu que Sophie et Solène soient là toutes les deux pour expliquer comment on travaille un bouquin à deux et pourquoi on s'associe, etc. Ensuite, on change complètement de registre, mais hyper intéressant. Là, c'est vraiment sur l'historique de la couleur. Bon, je n'ai pas tout pris, mais Michel Pastoureau, donc tout. toutes les couleurs, vert, rouge, bleu, j'ai le blanc, j'ai... Bref. Par contre, j'ai une question là-dessus, donc aux éditions. Les livres qui sont réédités, réaugmentés, qui décide ça ? Est-ce que c'est l'auteur qui dit, tiens, j'ai rajouté pas mal de choses, il faudrait rééditer ? Ou c'est la maison d'édition qui dit, tiens, ce serait pas mal de remettre à jour les couleurs ou dans ça ?
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Alors, tous les livres que tu présentes là, il faut aussi... On n'a pas le temps de regarder, mais... Ce qui serait important de connaître, c'est les dates de parution, notamment les ouvrages de Michel Pastureau. Parce que c'était un autre monde, c'était une autre époque. Attention, même CNRS, même CNRS avec Dominique Cardon. Attention, on n'était pas dans la même configuration, ni écosystème livre, ni économique. C'était complètement différent, ni éco-responsabilité. Par rapport à ce que tu dis, en fait, un éditeur, s'il a encore des livres chez son distributeur diffuseur, il ne va pas vouloir réimprimer. Il va falloir déjà attendre qu'il y ait déjà écoulement total du livre. S'il y a écoulement total du livre, et si l'éditeur estime qu'il y a encore une possibilité de vente et de marché, il pourra effectivement dire, on va réimprimer. Normalement, c'est prévu au contrat, toutes les réimpressions, on doit en informer l'auteur. On ne réimprime pas comme ça. Et quand on réimprime, quitte à réimprimer, s'il y a une coquille, déjà on va la corriger, parce qu'il peut y avoir une coquille. Et puis ? dans des sujets comme ceux-là, on peut peut-être dire, est-ce qu'il y a une mise à jour à faire ? Le livre de Thierry Thévenin sur les plantes sauvages, quand je l'ai réédité, on était à la quatrième édition, avec les mots qui portent. Et chaque fois, on a changé plein de trucs.
- Véronique Thabuis
C'est comme le guide des teintures naturelles de Dominique Cardon, il l'est réédité plusieurs fois et en plus, c'est... Ah,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
le gros, là ? Oui, mais je pense qu'il est réédité en l'état. Je ne pense pas que Dominique fasse...
- Véronique Thabuis
Des fois, c'est écrit réaugmenté. Ah, c'est écrit augmenté,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
parce que normalement, on le dit. Pour que les gens qui l'ont déjà, ne l'achètent pas une deuxième fois sans savoir. Oui,
- Véronique Thabuis
voilà.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Par contre, si on l'achète, on achète le même. Il y a des trucs qui m'ont manqué. Vraiment, ça, c'est les ouvrages de fond. On a ça aussi avec les huiles essentielles, etc. Franchement, moi, en tous les cas, les ouvrages de fond, j'y tiens. Et effectivement, quand c'est épuisé, je réédite parce que pour moi, c'est d'ouvrages de fond. Mais une fois de plus, ça va s'écouler doucement.
- Véronique Thabuis
Là, je voudrais te parler d'un livre que j'ai adoré et d'une personne que j'ai adoré. Donc, le livre noir de la mode d'Audrey Millet. Et c'est des éditions, les Pérégrines. Apparemment, pareil, c'est des éditions, petites maisons d'édition. Ça, c'est un livre sur le désastre de la mode, de la fast fashion, etc. ce livre et l'épisode qu'on a fait avec Audrey Millier qui est toujours disponible c'est un des épisodes qui a le plus cartonné et qui a fait le plus prendre conscience aux gens de la problématique qu'on avait avec le vêtement, la surconsommation et les colorants de synthèse et franchement j'ai adoré l'échanger avec Audrey Millier c'était trop top, je vais dans n'importe quelle heure, je te montre un livre magnifique, vraiment franchement j'en ai plein des coups de coeur mais Quand tu dis il faut être original, là je salue le travail de Julia Tabakova, le bagnole de teinture. Donc la boîte c'est Taylor, je ne sais pas comment on prononce. Ce livre-là, donc Inside Indigo, je te montre. C'est un truc de fou. Déjà le format, t'imagines, pour l'emballer, etc. Ouais,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
déjà le format.
- Véronique Thabuis
Ouais, et regarde-moi ça. Ici, elle a vraiment, elle s'est vraiment fait kiffer. Elle a fait un livre de chimie sur l'indigo. Ce livre-là qui explique en illustré toutes les réactions. Une par une, ce qu'on doit observer à l'œil, ce qui apparaît au-delà de la cuve, les réactions chimiques, quels sont les précurseurs de l'indigo, comment on vérifie, toutes les expérimentations qu'on peut faire. Ce livre, c'est un truc de fou. Elle a parlé aussi des recettes avec le lait farmacique. Regarde, toutes les manip et tout. Ce livre, c'est franchement un truc de malade. Et quand tu es nulle chimie, parce que tout le monde me dit, toi tu as des bases, tu as fait une école, tu as fait de la science. Et ce livre-là, si vous cherchez à comprendre l'indirubine, l'indigotine, les précurseurs, comment ça se passe dans la feuille, franchement, énorme coup de cœur de rendre ludique un sujet complexe. Franchement,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
tu peux quand même me dire où il a été imprimé, ce bouquin, parce qu'ils n'ont pas dû en tirer beaucoup.
- Véronique Thabuis
Alors, édition Terracol. J'en ai plusieurs de Terracol, d'ailleurs. Édition Terracol. Et donc, tu regardes à la fin pour voir où il est imprimé ? Oui,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
juste les mentions légales à la toute fin. Au tout début.
- Véronique Thabuis
Ou au tout début, parce que là, ils y sont pas. Non mais ce livre, c'est ouf. Je pense que,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
vu le format, je suis quand même... Là, aujourd'hui, en France, un format pareil, ça pique. Alors,
- Véronique Thabuis
il y a une édition en anglais d'abord, une édition en français, j'ai l'ISBN. D'ailleurs, ça, tu peux peut-être en parler, c'est vraiment le code de référence.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Vous êtes obligée. Même en auto-édition, il faut avoir un ISBN. Il y a des éditeurs qui ne le mettent pas.
- Véronique Thabuis
Ouvrage déposé à la Bibliothèque nationale de France. Obligatoire.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Dépôt légal. Dans le mois qui suit l'impression.
- Véronique Thabuis
D'accord. Édition Terracol. Je ne vois pas où c'est imprimé. Imprimé aux Pays-Bas sous la presse de PUMBO. P-U-M-B-O. En février 2025.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Voilà. OK. Parce que là, c'est quand même un sacré morceau.
- Véronique Thabuis
Ah ouais, non mais ça a dû lui prendre un temps de dingue. J'ai hâte et je lui relance l'invitation qu'elle vienne en parler sur le podcast. Elle est venue dans plusieurs quinzaines, etc. Mais voilà. Alors, un autre livre que tu dois peut-être connaître, Anne Varichon, « Couleurs, pigments et teintures dans les mains des peuples » . Non mais alors là, les amis, pareil, couverture, je ne sais pas, les éditions, les éditions Seuil. Tous les livres d'Anne Varichon, c'est la folie. Franchement, il y a toutes les couleurs, toute l'histoire. tout le lien avec les civilisations.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est ça qui est intéressant, c'est qu'au fond, moi, je peux ne jamais avoir mis les doigts dans un bain de teinture, mais ça, ça peut me passionner parce que j'adore l'histoire. Et c'est ça, tout l'intérêt des livres, c'est d'aller chercher un public qui, à la base, c'était pas fait pour, quoi. Mais l'histoire, là, c'est trop... Et puis en plus, c'est tellement riche, justement, ailleurs par rapport à ça, que c'est chouette, vraiment.
- Véronique Thabuis
Et donc, Anne, allez, passez aussi sur le podcast Archéologue. ethnologues, ministères d'exposition, hyper en lien avec l'histoire. Il n'y a que des anecdotes sur les peuples. Il y en a un autre couleur des peuples, enfin un autre un peu plus grand, un peu carré, pareil, passionnant, Anne-Marie Chon, franchement, et elle en a écrit plein. Je ne vous ai pas tout mis parce que sinon j'allais passer trois heures. Pour faire un clin d'œil à Michel Garcia, Couleur Végé, aux éditions Édits Sud, ça date d'il y a longtemps quand même. C'est ça. Là, tu vois que ça a pris un petit coup, même les couleurs, même les dessins.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est un peu le problème aussi, c'est qu'il faut bien réfléchir à tout ça, parce que parfois, un livre vieillit mal. Ce n'est pas tant le contenu que la maquette.
- Véronique Thabuis
Non, parce que le contenu est génial. Voilà, mais la maquette.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et donc, comme ça a été fait à une époque où on faisait du gros tirage, et Dissut faisait du gros tirage, le problème, c'est que là, on est pris avec ce truc qui se vend parce que c'est Michel Garcia. Et donc, en fait, les gens vont plutôt le prendre dans ce sens-là. Mais très franchement, c'est un peu dommage parce que je suis sûre qu'il serait OK pour qu'on refasse sa maquette, de faire quelque chose qui aussi lui correspond plus aujourd'hui. C'est un peu le problème. Attention au gros tirage parce qu'à un moment donné, quand ça ne s'est pas vendu, c'est toujours là.
- Véronique Thabuis
Donc là, 2016. Ça fait 20 ans,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
tu te rends compte ?
- Véronique Thabuis
Oui,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
ça fait 10 ans.
- Véronique Thabuis
Oui, 10 ans. Alors ensuite, le guide de la teinture végétale, Abigail Booth. Tu l'as, celui-là ? Alors là, pareil, je trouve qu'on voit énormément l'univers. C'est un de mes premiers vraiment tournés sur la cueillette parce qu'elle a fait énormément de cueillettes. Donc voilà, pareil. Alors des fois, c'est marrant, je vois des photos et ça me fait penser à des livres qui sont sortis après. Je pense que tout le monde s'inspire.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est aussi un peu le problème, garder la singularité de l'idée, de l'auteur. Quand on est sur un marché qui devient un peu saturé, comme c'est le cas là maintenant sur la nature végétale, il faut faire attention à ce qu'on sort.
- Véronique Thabuis
Tu vois des images que tu revois dans des livres d'après. Voilà. Mais donc, ça fait longtemps. Celui-là, c'était un des premiers que j'ai eus, donc plus avec Gail Booth. Pour parler filière, Fibershed. Fibershed, ouais. Là, c'est un livre vraiment tourné filière. Donc, en anglais, c'est les éditions Worsit. Et là, par contre, c'est toute la filière tinctoriale. Enfin, pas tinctoriale, justement, du tissu. Et on parle de la couleur végétale. Mais ça, c'est vraiment un livre tourné filière, le groupe. Et donc, encore un point de vue différent. désolé ça va prendre un peu de temps mais je voudrais rendre vraiment hommage donc tu as créé vos peintures naturelles avec Hélène Chevalier qu'on a aussi reçu sur le podcast des éditions Terran,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
c'est une petite maison d'édition mais vraiment ils sont vraiment très actifs au niveau écologie exactement,
- Véronique Thabuis
ce que j'allais te dire, il n'y a que des livres au Terran ils ont vraiment beaucoup de choses et ce livre là franchement je l'ai adoré c'est tout ce qu'on peut faire avec les plantes, les couleurs à quelle période il faut les récolter noter les essais qu'elle a fait elle-même. Ce n'est pas compliqué. Il n'y a pas 12 000 trucs de chimie. C'est vraiment pratico-pratique. Et elle a mis toutes ses œuvres à elle. Et franchement, magnifique. Franchement, j'ai adoré. Elle est venue sur le podcast en parler. Vraiment top. Désolée. Allez sur les plantes. Marie Marquet. Tout le monde connaît son petit guide vert qu'on emporte partout. Ça, c'est vraiment un objet que tout le monde embarque dans ses cueillettes. Celui-là, c'est son dernier, les plantes tinctoriales aux éditions Terre vivante. Et Marie Marquet, qui travaille, qui est agricultrice, qui aide à créer des jardins tinctoriaux dans plein d'endroits, là, a vraiment fait un bouquin sur la culture des plantes tinctoriales, et des recettes aussi à la fin. Franchement, il est génial. J'ai encore appris plein de trucs. Elle a même mis des notions de rendement, etc. pour les agris. C'est hyper intéressant. Franchement, super livre. Et pareil, elle était venue en parler. Elle a aussi... Donc, tu vois, ça, c'est le même format qu'elle avait avant. Là, c'est sur les champignons. Parce qu'il ne faut pas oublier que les champignons donnent de la couleur. Elle a toujours ces magnifiques nuanciers qu'elle a faits, proposés par les maisons d'édition Belin. Et elle est associée à Caroline Palliard. Et donc là, pareil, c'est le petit format comme elle l'avait sur la teinture, avec les couteaux. Ça, c'est chouette. Rapidement, on a parlé de la BNF, où ils éditent des trucs. Donc ça, ne faites pas la même erreur que moi, ne l'achetez pas. Vous l'avez gratuitement sur les éditions de la BNF. C'est le livre sur les plantes industrielles, parce qu'il faut savoir qu'à l'époque, les plantes tinctoriales étaient considérées comme des plantes industrielles, puisque tout passait par la couleur végétale avant les colorants de synthèse. Donc là, on a tous les manuscrits sur les plantes, on apprend plein de choses. comment c'était cultivé, le nombre de personnes, les rendements à l'hectare, enfin bref, voilà. Et il n'y a pas que les tinctoriale, il y a aussi les plantes à balais, les plantes à cannes, les salifères, les oléaniens.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Il a été écrit quand ce bouquin ?
- Véronique Thabuis
1859 par Gustave Eusé.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est trop génial.
- Véronique Thabuis
C'est génial. Et donc, ne l'achetez pas, enfin ne l'achetez pas, si vous voulez avoir le livre, mais sinon il est à la BNF. Tu vois, pour montrer aussi qu'il y a des... Enfin voilà, il y a un peu de tout. J'ai reçu Tata Kizobe, donc là on est sur une technique. Rustica Edition, la technique du tatakisomé, donc de taper au marteau. C'est Julie Laforêt qui m'a gentiment envoyé son livre. C'est du tatakisomé, mais aussi un peu de spiritualité. Tu vois, il y a un peu de cueillette, le lien avec la nature, comment se rapprocher. tout ce qu'on peut faire. Donc, tu vois que là, c'est singulier pour le coup. Ça, je n'en ai pas vu beaucoup des livres où on parle de ça.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est ça qui est chouette.
- Véronique Thabuis
Alors, un livre que j'adore. Désolée, c'est bientôt fini. Non, non, mais ce n'est pas grave.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
J'allais juste dire qu'en fait, ça montre vraiment la diversité de tout ça.
- Véronique Thabuis
C'est ce que je voulais faire ce matin.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et en fait, je veux dire que tout est bien. Après, il faut savoir ce qu'on recherche, ce qu'on veut, etc. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, ça devient difficile quand même de se positionner sur ce marché parce qu'il y a déjà eu tellement de choses. Et je pense à la... thèse de Vanessa, qui pour moi, finalement, c'est à partir de là qu'on peut avoir encore des sujets hyper innovants. Plus difficile à transmettre, parce que là, on est sur de la recherche, mais dans cette thèse-là, il y a des trucs de ouf.
- Véronique Thabuis
Moi, je pense que, on dévie, mais je te le dis, je pense que les chercheurs devraient, et c'est ce que je fais de les contacter, devraient plus passer sur des podcasts pour pour parler de ce qu'ils font derrière leur labo, de pourquoi leur recherche est importante pour les praticiens de la couleur végétale. Parce que c'est bien beau de découvrir que les précurseurs de l'indigo, c'est ça, c'est ça, mais concrètement, l'agriculteur qui fait son extraction d'indigo dans son champ, ça change quoi à sa vie ? Et en fait, les chercheurs devraient plus passer sur des médias, des podcasts, prendre le temps d'expliquer le pourquoi du comment, prendre le temps de faire des livres, on est complètement d'accord pour... Les livres, pas facile,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
parce que ce changement de posture du projet au livre, il y a un vrai travail. Mais très franchement, je pense que si on veut chercher des sujets innovants dans le monde éditorial et teinture, c'est par là que ça va passer.
- Véronique Thabuis
Je te montre un autre livre que j'adore, L'Odyssée des graines, chez Gallimard. Ce livre est tellement beau, mais je vous jure, je vais essayer de vous le montrer, mais c'est magnifique. Il y a toutes les formes de graines avec des illustrations incroyables. Franchement, c'est magnifique. On apprend plein de choses. Il n'est pas très long à lire, mais il y a plein d'anecdotes sur des plantes, des systèmes de graines, comment la vie se conserve, se met en dormance et tout. Et bon, bref, pour les plantes.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et c'est un livre plein d'espoir, ça, justement. Moi, j'aime ces bouquins. C'est un livre plein d'espoir. Parce qu'on se dit, quoi qu'il arrive, de toute façon, ça, ils ne pourront jamais l'éradiquer, quoi. Jamais.
- Véronique Thabuis
Non.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Ça repartira d'une façon ou d'une autre. Et ça repartira. Déjà, on le voit, la canicule, c'est triste à mourir de se promener. En même temps, on voit ce qui devient vert d'un coup, ce qui est en train de replier. Moi, j'adore et je m'accroche à ça en me disant, bon, malheureusement, il y en a d'autres qui sont vraiment séterminés, mais on voit quand même que ça s'accroche.
- Véronique Thabuis
Et donc, la graine, c'est ce symbole-là. Et c'était aussi un clin d'œil aux plantes tinctoriales, puisque toutes les graines des plantes tinctoriales sont toutes différentes. Il y en a avec des silices pour le pastel. Il y en a toutes petites, le réseda, où tu les perds entre tes doigts. Les graines de persil caire, il faut regarder la couleur. Et ça, c'est le propre des agris qui savent regarder quand la graine est mûre à être collectée, comment ils la conservent. Enfin bref, j'adorais ce livre-là. Aurélia Wolff, teinture végétale, carnet de recettes et cahiers d'inspiration aux éditions Erol. Donc là, pareil, on est sur toute l'initiation à la teinture et la réalisation d'objets déco pour la maison, avec toutes les étapes des plantes, donc ça avec des projets. par saison. Aurélia qui est venue aussi sur le podcast plein de fois. Je change Beaux-Arts. Alors là, c'est un livre rigide aux éditions Vial, je ne sais pas si tu connais. Colorant et pigments végétaux, histoire et technique. C'est Nathalie Beurier, une spécialiste de la restauration de peinture et des pigments du XVIIe siècle. Je fais court Nathalie, tu m'excuseras si je ne suis pas complète. Et là, on reparle de toutes les techniques des Beaux-Arts. comment les différents flacons, les pigments rares, les plantes. J'ai adoré lire parce que j'ai appris plein de trucs que je ne savais pas. Donc, trop bien. Et pareil, elle part sur toutes les plantes. Et ce livre était super bien. Et elle est venue nous faire une table ronde sur les pigments du XVIIe siècle. Et franchement, je suis hyper chanceuse d'avoir ces témoignages-là. Alors, tu parlais des collections. Là, c'est Lucie Broisinchor. qu'on a aussi reçu sur le podcast. Donc là, on part en Alsace. C'est fabriquer son matériel d'œuvre d'art. Donc, comment tu fais tes pinceaux, tes palettes pour l'aquarelle, etc. aux éditions Ulmières. Et je pense que c'est ça, quand tu dis une collection, résilience, c'est une sorte de collection.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est une collection chez Ulmer, résilience.
- Véronique Thabuis
Parce qu'il en existe... Voilà, regarde, en plus, je vais tomber dessus. Dans la même collection. Et donc là, tu as tous les autres systèmes. Et donc là, vraiment, tu apprends à regarder ce qui se passe autour de toi. à faire des croquis, à faire avec des ocres, etc. Enfin bref, trop bien. Tout petit livre, format rigide, pareil. C'est ça,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
c'est la collection qui est comme ça. La collection Résilience, elle est comme ça.
- Véronique Thabuis
Bon, j'enchaîne, je t'en fais encore cinq, après j'arrête. Ici, on a Doriane Chagomanzui, qu'on a aussi reçue sur le podcast. Elle, sa singularité pour moi, c'est la cueillette et les laines, le travail des laines. Aux éditions Erol, elle est sur les plantes tinctoriales. C'est, tu vois, un peu le même format que tout à l'heure. Bien détaillée sur les plantes et très tournée, laine, etc. Donc ça, Doriane. Un deuxième d'Aurélia Wolff, que j'ai beaucoup aimé, tu sais pourquoi ? Parce que là, c'est couleur végétale au sens large. Et moi, c'est ce que je prône sur Artecovert, c'est de ne pas être que sur la teinture, mais de s'ouvrir. Et là, donc Aurélia, elle parle des encres. On parle d'autres techniques, de plantes. Et ça, je trouve ça bien. Dans l'alimentaire, elle propose même des recettes. Dans la, tu vois, de colorer son riz, machin, etc. C'est ça, c'est ça. Des recettes de cuisine. Et ça, ça ouvre. Ça ouvre les chakras. Et c'est vraiment ce que moi, j'essaye de faire. C'est-à-dire de ne pas s'enfermer.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Pour un certain public, c'est un premier pas. C'est-à-dire tester, colorer son riz, ses pâtes ou n'importe quoi. Porter de la couleur. Voilà. Et c'est tellement joli sur l'assiette.
- Véronique Thabuis
Voilà. Donc ça, c'était super bien. Après, j'ai Laurence Loiseau-David sur les impressions végétales. Ça, j'ai adoré ça. C'est un type, ouais, cyanotype, écotype, tatakisomée. Donc là, on est sur de la technique. Pareil, Laurence, elle est venue dans le podcast. Par contre, là, elle a mis le paquet. sur la saisonnalité des plantes, la forme des plantes, les plantes qui fonctionnaient bien, etc. Ce livre, je l'ai adoré.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Moi aussi.
- Véronique Thabuis
Et quand on est passionné de plantes, bon bah, passionné de plantes. Et pareil, à la fin, il y a des travaux pratiques à faire.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et une fois de plus, moi, la teinture, je ne connais pas vraiment, je n'ai jamais mis les mains dans un bain de teinture. Mais ce genre de livre-là, moi, ça me passionne pareil. Et il y a d'autres livres que tu as montrés que je connaissais. Ce n'est pas parce qu'on n'est pas teinturière que ce n'est pas intéressant. On peut vraiment aller chercher du public.
- Véronique Thabuis
Ouais, carrément. Beau travail. Céline Philippe, peinture sauvage, qui a, si tu veux avoir son compte Instagram, une patte dans ses photos. Elle fait des photos. Bah ouais, déjà, la couvre. Bah voilà. Et édition... Alors, désolée pour la prononciation. Et Béqueux. Je ne connais pas. Ici, l'idée, c'était de parler de son univers. Tu vois, les photos, elles sont incroyables. Ils ont vraiment réussi, là, à faire de l'univers de Céline. Enfin, tu vois, c'est...
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Là aussi, il y a un énorme travail édito.
- Véronique Thabuis
Céline, pour moi, sa particularité, elle est passée aussi dans le podcast, c'est une reconversion de Céline. C'est vraiment quelqu'un qui était juriste, qui a tout lâché, qui s'est rapprochée de la nature. Et elle, son parti pris, c'est éviter l'alin de potassium. C'est sa démarche. Donc en fait, elle fait beaucoup de biomordants. Donc elle nous parle des biomordants, elle nous parle de ses techniques. Et surtout, tu vois, j'ai toutes mes notes, le... Elle a un univers avec ces photos qu'elle fait elle-même. C'est elle qui les fait. Elle s'appelle comment,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
elle ?
- Véronique Thabuis
C'est Céline Philippe Teinture Sauvage. Tu peux aller voir sur Instagram. Franchement, Céline, ça a été une super rencontre. C'est ça.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Il faut arriver à monter son projet, à le rendre unique aussi. Et après, là aussi, on va chercher des gens qui vont rentrer dans un univers et le découvrir. Donc, en fait, on ne parle pas de livres, là. On parle d'autres choses. Et c'est ça qui est important aujourd'hui pour faire vivre les livres. Et là aussi, c'est un changement de posture, clairement.
- Véronique Thabuis
Imprimée, j'allais dire, imprimée en Italie. Et elle, elle a son site qui est un site éco-responsable. Elle fait tout pour que son site Internet ne prenne pas trop de... Je ne sais pas comment on dit, mais tu sais que ça ne consomme pas trop d'être sur son site Internet.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
D'être stockée parce qu'en fait, il y a les serveurs qui stockent tout ça. Et effectivement, ça bouffe beaucoup.
- Véronique Thabuis
Et bien, elle, elle fait attention à ça. C'est le seul éco-site que j'avais lu. Alors, Ça, c'est un livre que j'ai adoré. Élisabeth Dumont, « Encre de plante » . Alors là, franchement, celui-là, je l'ai relu, relu sur les encres. Donc voilà. Pour moi, les encres, c'est la façon la plus simple de passer à la couleur végétale. Donc on cueille peu de manière raisonnée et on a tout de suite des résultats. Donc là, pareil, on parle technique, on parle histoire, on parle recette, on parle chimie, ce qui se passe. On passe par des vieux manuscrits, l'enluminure. Je pense que j'ai adoré les plantes et tout, il est génial. Donc voilà, ça c'était un super livre et pareil, à chaque fois, tu vois les liens avec l'histoire. Bref, il y a toutes mes notes. Elisabeth Dumont qui est venue sur le podcast, qui est venue en table ronde. Et allez, j'en fais deux derniers, j'arrête d'embêter tout le monde.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est pas grave.
- Véronique Thabuis
Franchement, je n'ai jamais l'occasion de le faire et je n'ai pas tout pris encore.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est chouette.
- Véronique Thabuis
Ça, c'est quelqu'un que je ne connais pas, mais qui libérait votre créativité. 12 semaines pour réveiller l'artiste en soi. J'ai énormément de personnes. dans la couleur végétale qui me disent être saturé, ne plus réussir à... à recréer, c'est un petit clin d'œil pour ça. Allez vous inspirer, allez prendre des vacances, même si tout le monde se dit, prendre les vacances, c'est mal vu. Là, il y a plein d'exercices pour se remettre en mode créatif, inspiration, regain, etc. Puisqu'avec le contexte politique, écologique, etc., il y a plein de personnes qui sont en train d'être dans une phase descendante. Donc, un peu de créativité, d'ouverture, d'aller se nourrir ailleurs, c'était mon petit clin d'œil. Là, je pense à ces...
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est Chantal qui m'a parlé de ce livre-là. Je lui ai dit, mais Chantal, pour moi, c'est hyper dur. Donc, c'est le dictionnaire encyclopédique des textiles aux éditions Erol. C'est un vrai dictionnaire. C'est tous les termes de l'univers du textile. Mais tu ne peux même pas imaginer comme ça a révolutionné ma vie, parce qu'en fait, moi, je ne suis pas de l'univers du textile. Moi, je suis ingénieur agronome. Par contre... dans la teinture végétale, tu as plein de gens qui y créent, qui design, qui travaillent autour des textiles. Et c'est, alors je ne retrouve plus son nom, Chantal, tu vois, de la mémoire, qui m'a dit, si tu es perdu dans les termes, achète ce livre-là, tu ne seras plus jamais perdu. Tu n'imagines même pas, tous les types de dentelles, tous les types de points, tous les trucs techniques. Non, mais tu n'imagines même pas. Et en fait, tu n'es pas obligé de le lire, bien sûr, je ne l'ai pas lu en entier. Mais non,
- Véronique Thabuis
c'est un dictionnaire.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Mais oui, mais par contre, dès que j'étais là, Qu'est-ce que tu crois ? de quoi on va me parler, et là j'étais en train de regarder. Donc ça, quand même...
- Véronique Thabuis
Ça, pour moi, je suis admirative devant ce genre de livre, parce que déjà, ça coûte une blinde à faire, mine de rien, c'est tellement épais. Et en plus, ça se vend au compte-gouttes, mais ça se vend. Et il y a un éditeur qui est là. Et ça, moi, je dis bravo. Les éditeurs, certains éditeurs font des travails de ouf. Prendre des risques pareils, là, il ne peut pas en tirer à la demande, là, il en tire quand même un minimum. Il faut le stocker, c'est gros, ça s'abîme. Bravo, bravo, bravo. Ça, ça fait vraiment plaisir. Mais en même temps, l'auteur qui a fait ce dictionnaire, alors là, c'est au-delà du travail de mémoire.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Tu vois, c'est Maggie Baum et Chantal Boyle-Dieu.
- Véronique Thabuis
Incroyable, incroyable.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Elles ont dû y passer du temps. Donc, c'est pareil, Chantal qui est venue dans le podcast et en Corse. qui a travaillé dans toutes les maisons de luxe de la mode. On a fait un super épisode de podcast et elle me dit, je lui ai confié que des fois, j'étais mal à l'aise de ne pas savoir. Maintenant, je ne suis plus mal à l'aise. Je vais regarder avant l'épisode. Là, je fais un clin d'œil aux scientifiques, aux gens qui rattachent toute cette couleur à des molécules, des pouvoirs des plantes, phytochimie et pharmacognosie de Jean Bruneton aux éditions Laboisier. Ce livre doit être hyper vieux. Je l'ai eu... presque dans une brocante, tu vois. Mais en gros, c'est le pouvoir des plantes, les formules chimiques, les formules de chimie, le lien entre les molécules bioactives, etc. Ça, c'est pas pour tout le monde, on est bien d'accord. Mais pour les personnes qui regardent la couleur avec des molécules qui sont un peu chimistes dans l'âme et qui veulent relier ça au pouvoir des plantes et des propriétés bioactives, anti-UV, anti-machin, anti-truc. et bien là on est pile là-dedans alors je ne l'ai pas lu, j'en ai lu des passages sur les plantes qui m'intéressaient, tu te doutes mais franchement, je pense que l'aspect toxique des plantes, pourquoi certaines huiles procurent telle truc,
- Véronique Thabuis
franchement je trouve bien c'est un livre de référence il en faut et merci à ses auteurs ils gagnent pas beaucoup d'argent mais l'éditeur non plus mais mon dieu, on en a besoin de ces livres-là et on les refera pas on les refera pas ceux-là il n'y a plus personne qui veut partir dans ce genre de délire Ce sont des délires qui sont tellement utiles.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
87. Il a quasiment mon âge. T'imagines ? Je voulais quand même le montrer parce que c'est aussi faire un clin d'œil à la couleur végétale qui est de la chimie pure, des pouvoirs des plantes. On a cette chance-là. L'épisode sera long. Si les gens veulent s'arrêter à l'édition, ils s'arrêteront, on leur mettra le timing. Et s'ils veulent découvrir les lus de la couleur végétale, ils feront le petit bonus. C'est pas grave. Merci,
- Véronique Thabuis
merci vraiment pour ce temps. Et vraiment, moi, j'ai été ravie de pouvoir échanger, de dire en toute authenticité les choses. Vraiment, il faut continuer comme ça, je pense. Il faut continuer à se parler, à échanger, à se questionner, à oser. Et puis, ça va le faire.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
En tout cas, moi, Véronique, je te remercie pour ce que tu as fait dans la guilde pour accompagner les personnes. Je te remercie là d'avoir encore planté des graines. Je remercie... qu'on ait pris le temps de rendre hommage à toutes ces personnes qui avaient pris, elles, leur temps pour transmettre sur la couleur végétale. Je redis mon invitation à venir parler des livres sur les podcasts, c'est hyper important, et je reparle de l'événement du 18 et 19 novembre, j'ai une petite info en exclusivité, Minique Cardon sera là aussi, et donc elle va aussi pouvoir dédicacer des livres, et on prendra vraiment le temps de parler de tous ces ouvrages autour de la couleur végétale, qui font que tout ça, ça se transmet et qu'on avance dans le bon sens.
- Véronique Thabuis
Et moi, je t'envoie les 85 couleurs d'Antoine Jeannot.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Ouais. Bah ouais. Sinon, viens avec.
- Véronique Thabuis
J'aimerais bien, mais je pense que ça va être que committant avec Brive. Je pense. J'avais déjà vu ça. Merci, merci en tous les cas. Un grand merci Véronique. Et puis bonne continuation aussi en courant. Merci beaucoup. Merci, à bientôt.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Merci pour votre écoute. Pour soutenir La Couleur Végétale, abonnez-vous au podcast Artecovert sur la plateforme d'écoute de votre choix et laissez un commentaire si vous avez appris quelque chose. Ça soutient vraiment le podcast. Pour les artisanes de La Couleur Végétale qui veulent aller plus loin, vous pouvez rejoindre la plateforme Patreon ou la communauté Artecovert à vie. Et pour les entreprises qui souhaitent creuser davantage le sujet de la couleur végétale, me faire intervenir dans leurs entreprises pour leur expliquer la filière et les enjeux, on se retrouve sur artecovert. Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant