- Pauline Leroux ArtEcoVert
Bonjour et bienvenue dans le podcast Artecovert, le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre, structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans, chaque jeudi, je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant. On part de la graine à la couleur finale. On parle plantes et autres sources tinctoriale, usages concrets, filières, santé. environnement, innovation et biotechnologie. Du textile à la cosmétique, de l'artisanat à l'industrie, du design aux fibres naturelles, une seule approche, relier la couleur du vivant aux usages réels. L'objectif est clair, fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous. Belle écoute ! Bonjour à tous, bienvenue sur le podcast Artecovert, je suis ravie de recevoir aujourd'hui un binôme pour l'écriture d'un livre, donc Sophie Maury et Solène Larnicole. Bonjour les filles.
- Sophie Morille
Bonjour.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Alors, ce que j'aimerais qu'on fasse, c'est aujourd'hui on va parler de votre livre, donc à quatre mains, l'atelier du teinturier guide pratique et graphique. J'aimerais que vous puissiez, pour les gens qui ne vous connaissent pas, vous présenter, mais que ce soit Solène qui présente Sophie. et Sophie qui présente Solène. Et s'il manque des choses, vous complétez parce qu'on va rentrer vraiment dans le détail de vos deux profils, de vos parcours. On va parler couleur végétale, forcément, mais on va parler aussi écriture, collaboration, illustration. Bref, on va se faire plaisir. Est-ce que Solène, tu peux commencer par présenter Sophie et s'il manque des choses, ce n'est pas grave, Sophie complétera.
- Solenn Larnicol
Je pense qu'elle va pas mal compléter. Du coup... Donc Sophie, moi j'ai découvert son travail en arrivant sur Nantes, donc je ne connais pas l'avant Sophie, mais je sais que tu as fait des études à Paris, à l'école du Perret, en textile et en section textile. Arrivée à Nantes, je ne sais plus tellement comment j'ai découvert ton travail. Mais gros coup de cœur pour... pour ses créations. Donc, Sophie, c'est pas que la teinture, c'est aussi ce qu'elle en fait après. Et je trouvais que c'était aussi quand même... Voilà, ce qui m'a beaucoup plu, c'était pas que les couleurs, que la teinture. Et c'était aussi les œuvres. C'est une vraie artiste. Voilà. Non, non, mais vraiment, c'est ce qui m'a plu aussi, c'est l'entièreté. Il y a toute la démarche de faire et aussi la création finale. Donc voilà, c'est l'étendue.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est l'étendue.
- Solenn Larnicol
Donc c'est le travail de la plante, le travail d'utiliser les fibres, partir de la nature pour créer aussi des œuvres. Et toute cette démarche-là m'a beaucoup touchée. Et aussi, je suis extrêmement sensible à la couleur et les couleurs qui découlent.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
de la teinture végétale c'est magnifique donc ça ça a été aussi automatiquement quelque chose qui m'a beaucoup touchée voilà je ne l'ai pas vraiment beaucoup présenté de toute façon on aura le temps de continuer mais c'est très bien ça veut dire que déjà on plante le personnage et toi Sophie est-ce que tu peux présenter Solène pareil un peu dans le même style ce qui t'a plu, quand vous vous êtes rencontré ce que tu sais d'elle Merci.
- Sophie Morille
Un peu pareil. Je l'ai découverte sur Instagram, je crois, sur les réseaux à la base. On s'était peut-être rencontrés sur un angle de marché. Je pense qu'on se suivait un peu de loin toutes les deux. C'est ça qui était assez marrant. Moi, pareil, j'aimais beaucoup la poésie dans son travail qui, je pense, relie aussi le mien. Et puis, ce qui me touche aussi dans son travail, c'est le fait qu'elle ne soit pas que illustratrice et pas que céramiste. les deux en fait donc c'est tout un monde super poétique et qui est l'ouvre et moi c'est ce que j'aime aussi dans mon travail et dans ma démarche que je fais de manière tout à fait naturelle de ne pas rester enfermée dans un seul médium d'ouvrir le plus possible ou en tout cas d'écouter vraiment ses envies pas forcément de se restreindre à juste une technique il y a ce travail là qui me plaît enfin ce côté là qui me plaît beaucoup Merci. dans le travail de Solène. Donc Solène, si je peux résumer, est céramiste et illustratrice et j'adore ses dessins. Je confirme.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Je confirme aussi, j'ai adoré. Merci. Du coup, là, on a planté un peu le décor. On va aller plus dans le détail, ne vous inquiétez pas. Moi, je voudrais savoir, vous ne vous connaissiez pas a priori, vous n'êtes pas de vieille copine d'école ou quoi que ce soit.
- Sophie Morille
Exactement.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est hyper intéressant, du coup, de comprendre que c'est aussi par les réseaux sociaux, le fait d'apprécier le travail de quelqu'un d'autre qu'on peut faire un partenariat, je trouve ça génial, parce que ça ouvre les chakras sur plein de trucs. C'est-à-dire que vous avez fait un super bouquin et en fait, c'est deux disciplines différentes. Qui ou comment s'est fait l'envie d'écrire un livre à quatre mains ?
- Sophie Morille
Tu veux dire Solène ou je raconte ?
- Pauline Leroux ArtEcoVert
On peut raconter. Vous pouvez être les deux à raconter.
- Sophie Morille
Ok, je vais juste démarrer par dire... En fait, moi, j'ai mon travail en tant qu'artiste classicienne d'un côté, et de l'autre, je fais des médiations et beaucoup de transmissions depuis très longtemps. Et depuis trois, quatre ans, je fais de la formation professionnelle et ma toute Première formation professionnelle, il y avait Solène. Aujourd'hui, je propose trois formats de formation professionnelle différentes. On peut y revenir peut-être plus tard. Et celle où elle était là, c'était ma toute première. Donc vraiment, initiation à la teinture végétale. Donc voilà. Et on était, je pense, très contentes de se rencontrer toutes les deux. Et voilà. Et c'était une formation de trois jours. Et voilà. C'est pour ça que ça crée du lien. Oui.
- Solenn Larnicol
C'est vrai qu'on a droit à des formations professionnelles dans le cadre de nos activités artistiques. On a un certain nombre d'heures, enfin, on a un budget. En fait, c'est via l'AFDAS. On a le droit à ça. Chaque artiste a le droit à ça. On cotise pour ça. Donc, c'est important aussi de voir un peu ce qui est proposé. Et ça ouvre parfois aussi des champs autres que nos disciplines, ce qu'on fait dans nos métiers. Par exemple, moi, je m'étais dit, j'adore le travail de Sophie. J'avais vu qu'elle proposait des formations, mais je ne pensais pas que faisant de la céramique, faisant de l'illustration, j'avais le droit aussi de participer à cette formation. Et en fait, si. Voilà, donc on remplit un petit questionnaire. Enfin, il y a tout plein d'étapes, mais j'étais hyper heureuse de pouvoir participer à sa formation parce que j'avais très... En fait, j'aime beaucoup toucher à... plusieurs médiums, on va dire. Et là, justement, aimant beaucoup le travail de Sophie, pouvoir accéder à sa formation, c'était une grande chance. Des fois, en faisant, c'est bien de ne pas partir avec des fois une idée de ce qu'on fera de cette formation, mais de se dire je vais juste apprécier, je vais juste profiter de ces quelques jours à m'ouvrir à une autre pratique et je suis sûre que suite à ça, des idées vont naître. L'idée de faire un livre, jamais ça ne m'était venu à l'idée avant de faire la formation. C'est suite à la formation, en découvrant tout son univers, en voyant toutes les plantes, en voyant ses créations en vrai, en voyant son atelier. J'ai envie de passer beaucoup de temps encore ici à dessiner.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
J'avais vraiment, en rentrant, l'inspiration pour ça.
- Solenn Larnicol
C'était de dessiner ce que j'avais vu dans la journée.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Donc, suite à ça, c'est vrai que... Pardon. C'est parce que t'es statut d'artiste que t'as le droit, comme tu dis, et que tu cotises à l'AFDAS. Ok, trop bien. C'est ça.
- Sophie Morille
C'est globalement un peu le statut des personnes qui viennent se former avec moi. Ok,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
d'accord.
- Sophie Morille
Ouais. Parce que moi, je passe par l'AMA, qui est une agence d'art contemporain. Du coup, qui a la certification Calliope. pour pouvoir donner des formations professionnelles. Et donc, cette agence, c'est vraiment autour de l'art contemporain. Donc, ce n'est pas exclusivement, mais quand même globalement que des artistes auteurs qui s'appellent des photographes, des architectes, des illustrateurs qui ont envie, comme Solène, d'ouvrir et de découvrir une technique. Donc, c'est super. Et pour la petite histoire, quand même, ce qui est quand même assez chouette, c'est Solène, pendant la formation, de ce que je me souviens, a vraiment joué le jeu, a mis pas mal de choses sur Instagram, des stories, etc. Et de ce que je me souviens, tu vas me dire, Solène, si je me trompe, mais il y a quelqu'un qui te suit, qui t'a dit « Ah, mais pourquoi vous ne feriez pas un livre comme le tien ? » Parce que du coup, Solène, il faut savoir qu'elle a dans la même collection que celui que nous avons fait, Solène a un premier livre qui s'appelle « L'atelier du céramiste » , qui a très bien fonctionné d'ailleurs, et qui fonctionne encore bien. euh Et du coup, cette personne-là qui se fit Solène, lui a dit, mais pourquoi vous ne feriez pas un deuxième livre comme le tien autour de la couleur végétale ? Et Solène, franchement, je me souviens très bien, m'a envoyé un petit message sur Instagram en me disant, est-ce que ça te dit ? Si ça te dit, j'envoie un message à Erol. Je lui ai fait, allez, go ! Très bien, trop bien. Je pense qu'on a eu un super feeling toutes les deux. Et voilà, Solène a proposé à Erol. Et bingo ! Voilà, et ça s'est fait très rapidement comme ça, en fait.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
D'accord. Et toi, Solène, je t'avais coupée, mais tu voulais dire quelque chose d'autre sur ce moment ?
- Solenn Larnicol
Je parlais peut-être du fait que je venais sans arrière-pensée, enfin, sans idée de ce qu'allait... Ouais, du coup, c'était vraiment pas calculé du tout. Et c'est chouette aussi de se dire, je m'autorise... des petits pas de côté et juste me dire je découvre aussi d'autres techniques et que ça nourrit tout le temps en fait quand on a un univers je pense qu'on a besoin de nourrir plein de choses et de prendre le temps de ça c'est pas le perdre du tout,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
au contraire vraiment il faut de la nourriture il faut de la nourriture de l'inspiration trop bien ce que tu dis alors maintenant on va faire si vous voulez un focus sur chacune d'entre vous Donc Sophie, moi, j'ai découvert ton travail sur Instagram. Il y a, je pense, tout au début où j'ai lancé un artecovert. Je me souviens d'une photo. Moi, j'appelle ça des écailles de poisson. Mais en gros, tu avais une œuvre avec. Et je me souviens, je me suis dit, mais c'est tellement beau. Et je me dis, mais franchement, avec les échantillons que moi, j'accumulais à l'époque, je me dis, mais quelle bonne idée elle a eue de s'en servir, quoi que ce ne soit pas gâché. C'est comme ça que j'ai connu. J'ai suivi. Je regardais ce que tu faisais, etc. et Et quand je vous ai vu démarrer votre projet de livre, parce que vous en avez parlé longtemps avant qu'il sorte, je me suis dit, mais ça va être dingue ce truc. Et donc, je suivais. Et donc, quand le livre est sorti, c'est pour ça que je me suis permise de te contacter en me disant, franchement, je viens le lire, vous recevoir. Voilà, donc moi, voilà comment je t'ai connue. Solène, je ne te connaissais pas, parce que l'illustration, j'ai déjà beaucoup de choses à... Je ne te connaissais pas, je ne savais pas pour ton livre, mais trop bien, j'ai regardé aussi. Moi, je voulais demander à Sophie, comment tu t'es formée, toi ? Donc, on a entendu l'école du Perret, mais comment tu es allée vers la couleur végétale, la teinture végétale ? Qui t'a formée ? Et entre guillemets, j'ai envie de te dire, surtout en ce moment, comment tu as fait pour tenir bon quand tu as les aléas, les difficultés, etc.
- Sophie Morille
Oui, alors il y a beaucoup de questions en même temps, mais j'ai essayé de répondre à tout. Donc voilà, comme l'a dit Solène, moi, j'ai fait l'école du Perret. donc de 18 à 22 ans et en fait j'ai 45 ans aujourd'hui donc c'était il y a déjà quand même un petit moment 25 ans au moins et à l'époque en fait c'était pas encore vu en fait la teinture digitale enfin on pratiquait pas, contrairement aujourd'hui où moi je vais former notamment des écoles d'art et donc je connaissais pas franchement à l'école alors que j'étais vraiment en art textile mais je connaissais pas voilà Et à l'âge de 25 ans à peu près, j'habitais dans la région de Cholet, en trangée Cholet, enfin pas très loin de Cholet. Et en fait, là-bas, il y a le musée du textile qui est un très chouette musée. Et un jour, il y avait du coup une démonstration de couleurs végétales. J'avais vu ça dans le journal, c'était vraiment, je me disais, mais trop bien, je vais aller voir. Et donc, j'ai découvert un monde là, mais j'ai vraiment eu un gros coup de cœur. Je me suis dit, mais c'est quoi ce truc ? C'est trop bien. Et donc, en fait, la personne qui faisait la démonstration s'appelle Pascale Moreau. Et c'est elle, du coup, qui a fait la préface du livre et c'est elle qui m'a initiée. Donc, il y a une bonne vingtaine d'années maintenant.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
D'accord. Voilà. Donc, c'est elle qui t'a formée là-dessus ?
- Sophie Morille
Oui, exactement. En fait, je suis allée la voir à la fin de la démonstration. Je me souviens, elle faisait des jaunes incroyables avec de la gaude. J'hallucinais complètement des couleurs et des motifs qu'on pouvait faire. Et en fait, de manière très sympathique, elle m'a dit, viens chez moi, je vais te montrer des petites choses. Et elle était une grande amie de Michel Garcia à l'époque. Ils étaient un petit groupe. En fait, elle n'est pas forcément connue dans le milieu parce que ce n'était pas franchement son métier. Mais elle était déjà bien insérée quand même dans cette pratique-là. Et donc, voilà. Donc, moi, j'ai démarré comme ça avec elle et puis à faire beaucoup toute seule au début. Et puis après, je me suis quand même formée avec Michel Garcia. Voilà, on passe quand même beaucoup auprès de lui. Michel Garcia, couleur Garance, j'ai fait plusieurs formations. Voilà, mais j'ai quand même beaucoup appris seule aussi, en fait.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
À force de faire,
- Sophie Morille
à m'enseigner dans les livres. Voilà, c'est vraiment un peu les deux. Et puis, à force de faire, en fait, il n'y a rien de mieux que la pratique.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Oui, clairement. Et alors, toi, tu as une singularité quand même, c'est que tu passes beaucoup par les plantes, les plantes que tu collectes, que tu récoltes, etc. Est-ce que tu fais aussi à partir d'extraits de plantes ? Ça t'arrive aussi ? Alors, extrait,
- Sophie Morille
peu. Alors, je peux acheter des plantes en poudre, mais j'ai un peu du mal. J'entends l'utilité, le gain de temps, le gain d'énergie, etc. Mais moi, ce qui me touche beaucoup et c'est ce dont j'ai vraiment besoin, c'est vraiment le rapport à la plante, en fait. Donc, pour moi, le fait de partir d'extrait, je vais exagérer un peu le trait, mais c'est un peu comme utiliser de la poudre. Non, j'exagère, bien sûr, mais en tout cas, dans la... Dans mon discours, il y a un truc qui me touche moins, qui est moins proche de moi.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est plus difficile de partir de la plante. C'est beaucoup plus difficile. C'est plus difficile.
- Sophie Morille
Pour moi, je pense qu'il manquerait quelque chose vraiment dans le côté vivant, poétique, d'aller artecovert, d'aller sécher. Pour moi, c'est hyper important. Moi, j'ai grandi en pleine campagne avec des parents agriculteurs. Donc, j'ai un lien quand même très fort avec la nature et les plantes. Il y a un truc, et c'est d'ailleurs ce que je dis souvent, en fait, c'est que quand j'ai découvert ces techniques, ça regroupait tellement tout ce que j'étais. C'est-à-dire le rapport à la couleur, que j'aimais dire beaucoup avec ma formation. Il y avait le rapport au motif qui me passionnait à du péré. J'étais vraiment à fond motif, dessin, voilà. Et troisièmement, le rapport à la nature, mon histoire, où j'ai grandi. J'ai vraiment grandi entourée de champs, en fait. C'est le kilomètre d'un petit village de mille habitants. En fait, ces trois choses, ça me parle totalement.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Je t'en parle parce que tu le dis bien dans le livre. Je trouve que tu l'exprimes bien, ton choix de partir de la plante du début. et c'est encore super bien mis en avant par les illustrations de Solène est-ce que Solène j'ai le droit de montrer des illustrations ou pas ? ouais bien sûr moi ce que j'ai adoré aussi alors on le verra mais c'est tout ce que t'as, en fait t'as réussi à mettre des tu vois pour les gens visuels comme moi t'as réussi à plonger les gens dans l'univers de Sophie l'atelier j'ai l'impression maintenant de le connaître clairement parce qu'on le voit d'en haut on le voit sur les côtés etc comment vous avez fait Merci. toutes les deux, toi Solène dans ton travail comment tu t'es dit, en fait non je vais essayer de poser bien ma question mais vous avez fait votre plan de livre je suppose et toi Solène à chaque fois tu t'es dit bon bah allez c'est parti, je voudrais retranscrire la technique, comment t'as fait pour en fait mettre en dessin en illustration hyper poétique, c'est vraiment agréable tout ce que Sophie a besoin en technicité ce qu'on voit derrière c'est hyper marrant c'est vraiment ça quoi, ici derrière vous Merci. Il n'y a pas de triche. Il y a la caisse, les bocaux. Il n'y a aucune triche. Oui, aucune triche.
- Solenn Larnicol
Ça m'a permis de squatter pas mal l'atelier de Sophie. C'était bien. Oui, j'allais dire. On s'est vus beaucoup. J'ai travaillé la pré-photo aussi. Après, le style de dessin, c'est mon style de dessin. L'expliquer, ça, j'ai plus de mal à dire comment j'ai dessiné ça. c'est ma façon peut-être de ressentir les choses en fait c'est un lieu on s'y sent très bien donc déjà ça va être pas mal c'est beau, les couleurs sont belles on n'a qu'une envie, moi j'avais qu'une envie c'est de tout dessiner donc automatiquement je suis allée vraiment dans le détail à fond les petites choses là qu'on a sous nos pieds, que vous voyez pas essayer de retranscrire le moindre détail pour que justement il y ait cette projection Et si ça marche, tant mieux. C'est vraiment un but. Et c'est chouette. Et tu dessinais sur quoi ?
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Tu faisais sur papier, sur tablette ? Comment tu faisais pour faire des dessins ? Moi,
- Solenn Larnicol
j'ai tout le temps des carnets. Là, avec mon sac à dos, j'ai tout le temps des carnets sur moi. Donc voilà, je vais dessiner. Je suis tout le temps avec ma petite palette d'aquarelle dans mon sac. Et du coup, je... Voilà, j'ai à cœur de dessiner... Il faut que tu montes un petit peu vos convois, Solène. Oui. Donc, oui, ça peut être des croquis de ce qui m'entoure.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Des personnages.
- Solenn Larnicol
Des personnages, des choses plus dans l'imaginaire, les plantes, la couleur, les associations de couleurs. Souvent, je m'arrête dans quelque chose parce que je trouve la palette belle et ça me touche. Il y a quand même un truc avec la couleur.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et comment tu passes de ton dessin papier à réussir à bien, à ce que les illustrations soient magnifiques dans le livre ? Là, tous les carnets de Sophie avec les échantillons, franchement, c'est hyper beau. Comment on passe d'un dessin sur papier à un dessin dans l'édition ?
- Solenn Larnicol
Eh bien, ça, c'est un travail de... C'est très long. En fait, c'est la phase un peu cachée et moins sympa, moins créative. C'est pas celle que je préfère, mais il faut y passer. C'est-à-dire que j'ai mes carnets. Je prends des carnets... Là, c'était un carnet à quatre. En fait, j'ai du mal à dessiner sur de très belles feuilles. Voilà. Moi, je suis très à l'aise dans le carnet. Il y a un côté, j'ai le droit de rater. Il y a un côté plus spontané que j'ai un peu le trac face à une belle feuille. blanches. Donc, je me suis dit, pour réussir à faire un livre et que ce soit un peu plus spontané, je vais travailler mes livres sur des carnets. Et du coup, ça se passe mieux. Donc, je le scanne avec un scanner. En plus, je n'ai pas un scanner pro. J'ai un scanner qu'on peut trouver dans le commerce. Avec mon ordinateur, je scanne mes dessins. Et il y a un gros travail de nettoyage des images. sur un logiciel de dessin de scan et du coup j'essaye de retrouver la couleur parce qu'automatiquement la page la feuille elle a une couleur elle a une matière, une texture donc ça il faut que je l'enlève pour ensuite me dire quand j'envoie à mon éditeur que ce soit que le fond soit blanc immaculé et que ce soit la couleur de leur papier qui soit qui soit dessous c'est très simple si c'est très
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Tu scans,
- Solenn Larnicol
tu nettoies l'image.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Je me suis dit, si c'est sur tablette, mon Dieu, quelle précision. Parce que là, c'est vraiment... J'avais cette question-là, moi, de me dire est-ce qu'elle fait ça sur tablette ? Parce qu'il y en a plein des illustrations. Il y en a partout. Il y a une centaine, je crois. Une centaine de références de dessins.
- Sophie Morille
Un boulot.
- Solenn Larnicol
Je ne sais pas combien de dessins en tout, mais j'ai rempli deux carnets. C'est l'enfer de l'avenir. les skins, c'est les carnets à quatre, donc je ne sais plus combien il y a de feuilles dedans, mais par feuille, j'en ai fait plusieurs, donc c'est énorme. Et là, les carnets, finalement, ce que tu vois dans le livre, qui sont assez réduits, le vrai dessin, c'est un demi à quatre, un à cinq. Donc aussi, il a été rétréci, donc en termes de détails, c'est vrai que...
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Ok.
- Solenn Larnicol
Oui, c'est hyper clair. Parce que c'était plus grand au départ et qu'il y a des dessins qui sont réduits.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Ok, top. Alors, du coup, sur la partie teinture, est-ce que, Sophie, tu peux nous dire... Donc, tu fais de la formation.
- Sophie Morille
Oui.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Est-ce que tu fais aussi des œuvres que tu vends, il me semble, que je les ai vues dans le livre. Donc, tu as une partie production, une partie transmission. C'est ça. Comment tu répartis ton temps ? Comment ça se passe ?
- Sophie Morille
Alors en ce moment, je n'ai pas beaucoup de temps pour créer depuis quelques temps là, mais oui, globalement, en effet, je répartis mon temps comme je peux. Dès que j'ai un peu de temps libre, une période où j'ai moins de formation, où j'interviens moins à l'extérieur, dans les écoles par exemple, là je me dis, j'ai deux jours, j'ai trois jours, je me focalise sur ma création. j'avoue que c'est pas simple de switcher là par exemple j'ai très très très envie j'ai un grand besoin de crier j'ai j'ai J'ai beaucoup d'idées en général pour ma création. Mais après, il faut trouver le temps, il faut trouver le bon timing et le bon dosage entre les deux. Ce n'est pas toujours simple, j'avoue. Des fois, je rêve d'avoir des semaines complètes pour créer. Et en même temps, j'aime beaucoup aussi la transmission.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Tu fentes dans quelle école, du coup ? Quelles sont les écoles où tu vas donner des cours ?
- Sophie Morille
Alors, en gros, soit je forme à mon atelier, soit des initiations d'une demi-journée, d'une journée, ou les formations professionnelles sont également à mon atelier. Et après, en effet, je peux aussi intervenir à l'extérieur. Il y a, par exemple, où je vais assez régulièrement au lycée de la mode à Cholet. Voilà. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai fait l'école du design à Nantes. J'ai fait l'école Lisa, qui est une école privée d'art appliqué. Il faut en oublier. Des écoles de couture. Ça peut être aussi... J'ai intervenu aussi avec des plus petits. Dans ma ville, là où j'habite, on avait fait des semaines avec plusieurs artistes. On intervenait dans toutes les écoles élémentaires. Franchement, c'est très large. Là, je vais intervenir dans un collège. J'avais aussi un dispositif Art Institute, qui est départemental, si je ne me trompe pas. où j'avais une salle dans un collège où j'ai pu exposer, j'ai rencontré les collégiens pour avoir des échanges sur mon travail, de la technique. Voilà, c'est... Assez large. Mais j'ai vu beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. J'ai fait le calcul il n'y a pas très longtemps, un peu pour m'amuser. Et je pense que j'ai dû former à peu près 1000 personnes quand même. C'est dingue quand même, depuis tout ce temps. Ça commence à faire pas mal.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est génial. Dans la transmission, moi qui n'arrête pas de dire ça, c'est génial ça, Sophie. Trop bien.
- Sophie Morille
Moi, j'ai besoin en fait de... Euh... Parce que je trouve que c'est quand même une technique qui n'est pas juste une technique. Il y a une philosophie de vie, il y a une vraie réflexion autour de comment on consomme, de la fast fashion. Et pendant mes stages d'initiation, c'est quelque chose qui revient vraiment beaucoup. Et je vois que les gens sont hyper intéressés. On interagit beaucoup autour de ça, notamment et puis également de la connexion à la nature. C'est une vraie philosophie de vie, je trouve. Et j'aime beaucoup, en fait, transmettre tout ça. Avoir des échanges autour de ça.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Alors, si on parle, parce que je sais qu'il y en a qui vont me dire « Ah, il faut parler des plantes » . Donc, comme toi, tu parles de la plante. Est-ce que tu pourrais nous dire ton top 5 des plantes que tu adores travailler, sur lesquelles maintenant tu es au top ? On a toujours à apprendre, on ne va pas… Mais quelles sont les plantes que tu travailles ? Comment tu les récoltes ? Est-ce que tu peux nous en parler des 5 qui font partie de ton top 5 ? de ta gamme et après j'aimerais bien, comme je t'avais dit, qu'on parle un peu de la grenade, des trucs dont on n'a pas souvent parlé sur le podcast.
- Sophie Morille
En tout premier, la plante qui me vient, c'est le sumac parce que c'est une plante que j'ai travaillée dès le début. Il y en avait dans le jardin de mes parents qui étaient encore à la ferme, dans leur ferme et du coup, c'est... J'ai une... J'ai une attache en fait au sumac qui est très forte. Je dis que j'en vois, ça me fait quelque chose. et le sumac en fait ce que j'adore c'est qu'en fait on peut faire déjà l'engalage avec donc il y a souvent les noix de gale qu'on va utiliser en fait de manière la plus évidente, enfin celle qu'on connait le plus mais le sumac en fait peut tout à fait très bien être utilisé pour l'engalage on met pareil à hauteur de 30% par rapport au poids du tissu je les mets en poudre je fais sécher mes feuilles de sumac je les mets en poudre et après j'utilise de la même manière que les noix de gale pour mes engalages Et également, j'aime beaucoup travailler toutes les couleurs gris, noir. Et en général, c'est le sumac que je vais utiliser pour faire des gris ou des noirs.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et alors, moi, ce qui m'a surpris, c'est que tu vois, généralement, dans les livres, ils parlent des sumacs, mais pas forcément des sumacs de Virginie. Et donc, j'étais hyper contente parce que j'en ai un au jardin. Alors, tu sais quoi ? J'aurais eu le piège de me dire que tu te servais des… Moi, j'appelle ça les queues de renard, les fruits. Et en fait, non, tu te sers des feuilles. Moi,
- Sophie Morille
je vous sers des feuilles. Il y a énormément de talent dans les feuilles également. Oui,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
et les couleurs que tu obtiens. Encore une fois, Solène, franchement, trop bien. Parce que c'est hyper beau. Alors, j'espère qu'on voit. Mais on voit tous les carnets de Sophie. OK, donc le soumac de Virginie, pareil. Tu vois, moi, je n'avais pas conscience que ce soumac-là pouvait fonctionner. Qu'est-ce que tu aimes bien aussi utiliser ?
- Sophie Morille
En deuxième, celle qui me viendrait, ce serait le mille-perçus.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Oui.
- Sophie Morille
Parce que dès le mois de juin, il y en a un peu partout autour de moi. Et je trouve que c'est une plante qui est très, très généreuse de par sa densité. On en voit un peu partout. Ça peut être au coin de la rue. Quand je vais chercher mes enfants à l'école, j'en vois. Donc, j'ai mes yeux qui scrutent un peu partout. Le long d'autoroutes, il y en a partout. Je trouve que c'est une plante très facile à trouver, à récolter. Et ce que j'aime beaucoup également, c'est ce jaune vert en couleur qu'elle va donner. pour moi je ne connais pas beaucoup d'autres plantes qui vont vraiment se donner ce vert qui n'est pas un vert aussi franc que quand on va passer par l'indigo mais qui est quand même un vert que j'aime beaucoup un jaune vert et ce que j'aime beaucoup dans cette plante c'est tout ce qu'elle a Merci. apporte aussi de manière plus globale en médicinal également. C'est un antipresseur. J'adore faire également de l'huile contre les brûlures. J'aime beaucoup toute cette...
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est intéressant de le redire, on s'est rendu compte que beaucoup de plantes tinctoriales avaient aussi des propriétés médicinales, elles étaient bioactives, etc. Et le millepertuis, franchement, c'est le top comme l'alchilée.
- Sophie Morille
Complètement, et j'en parle dans mon livre d'ailleurs. ce que tu dis c'est genre je crois que j'ai une phrase où je dis qu'en effet on observe que souvent c'est elles ont des propriétés autant tinctoriale que médicinales et ça c'est je trouve ça fabuleux en fait ouais et rien que la couleur c'est ça et rien que dans la couleur déjà c'est enfin je trouve ça fascinant parce que c'est tellement riche et on peut aller hyper loin dans la recherche de couleurs et en plus il y a tout l'aspect médicinal enfin c'est grandiose quoi je trouve ça hyper riche ouais trop bien donc voilà en deuxième je dirais le mille perfumes bon alors après vas-y donne-moi un autre hop Après, je fais vraiment spontanément...
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Que tu travailles beaucoup, que tu aimes bien, ou qui t'a donné du fil à retordre.
- Sophie Morille
Il y en a pas mal dans le livre. J'ai pas mal travaillé avec la gaude, quand même, qui donne du jaune. Mais elle me donne un peu du fil à retordre, comme tu dis, quand même. Des fois, je trouve que la couleur, alors qu'elle a été considérée quand même comme une pente de grandin, et moi, je trouve que parfois, elle bouge.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
étant donné que c'est du grandin parfois je passais pas par l'angala mais parfois j'ai trouvé qu'à la lumière c'est une couleur qui pouvait passer j'ai été un peu surprise en fait par je la trouve pas docile si je pouvais trouver ouais tu sais qu'en culture aussi on parle avec les agriculteurs et pareil ils disent que la gaude c'est pas hyper facile on avait eu des graines, alors déjà les graines elles sont microscopiques et en fait ça lève pas forcément donc même pour la cultiver c'est pas gagné et elle se fait doubler on va dire par les mauvaises herbes donc il faut vraiment veiller à ce qu'elle soit pas ouais bah voilà enfin c'est pas facile déjà à cultiver et j'ai eu beaucoup de retours comme toi sur ce fameux jaune qui est dit grandin mais finalement pas si ouais docile c'est le bon mot je pense c'est le bon mot pour dire ça ouais et du coup à chaque fois que tu voulais faire une fleur ou une plante et bah tu demandais à Solène Tu lui donnais un échantillon, une photo, tes cahiers, et à chaque fois, Solène, elle devait les faire. Alors,
- Sophie Morille
en effet, Solène avait accès à mes carnets, je crois. Je te les avais même prêtés à un moment, je ne sais plus. Je peux les montrer rapidement. Là, j'ai une page ouverte, par exemple, c'est quoi ? Le Cosmos Studio. Et en effet, là, on peut voir vraiment le côté fidèle. Moi, j'ai l'avis. C'est incroyable. C'est fidèle, en fait, des planches que Solène a pu faire. Merci. C'est exactement ça. C'est franchement...
- Solenn Larnicol
On avait quand même un groupe, on s'était fait une discussion sur le téléphone où il y a mes 50 000 photos. Enfin, même pour retrouver le fichier, parce que tu m'envoyais des photos de tes paniers avec, je me souviens, le mille-vertuis sec. Parce que fallait que j'aie... Sur Internet, on va trouver, mais il ne va pas y avoir toutes les ressources. Il ne va pas y avoir la plante broyée. Il ne va pas y avoir... Là, derrière, il y a les pots. On voit où il y a justement... les plantes à la fin de leur traitement. Et donc, j'avais besoin de ça. J'avais besoin de la plante en train de sécher. J'avais besoin de la plante un peu à la manière des planches d'herboris.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Botanique ?
- Solenn Larnicol
Ouais,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
un peu botanique. Ouais,
- Solenn Larnicol
c'est ça. Il y avait beaucoup de déclinaisons. Il fallait que j'ai l'intégralité pour chaque plante. Donc oui, il y avait un gros travail de...
- Sophie Morille
Beaucoup d'allers-retours pour que Solène soit sûre de ne pas faire de bêtises, entre guillemets, pour le dessin. Donc oui, je me souviens de beaucoup d'allers-retours. Oui, mais alors, à quoi ça ressemble ? Ta plantes tinctoriales ? Il faut que tu m'envoies le pot, une fois que c'est sec. C'est tellement fidèle, en fait, ce qu'on a voulu faire, je pense, toutes les deux. Quelque chose de très authentique et fidèle. Ben ouais, ça demandait beaucoup, beaucoup d'allers-retours et de travail.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Vous avez pris combien de temps à écrire ce livre toutes les deux ?
- Sophie Morille
Je crois qu'il y a eu un an et demi. Un peu plus d'un an et demi.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et la fin de deux ans. Et temps plein ou mi-temps ?
- Sophie Morille
Non, pas temps plein quand même. Pas temps plein, mais...
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'était quand même costaud. Il y avait des périodes... Franchement, c'est incroyable. Déjà, le nombre de dessins, la fidélité par rapport au cahier, à l'atelier de Sophie. Franchement, vous regardez le livre, on a l'impression d'être passé chez toi. Clairement. Donc, trop bien. Est-ce qu'on pourrait parler de plantes qu'on ne parle pas beaucoup sur le podcast, type la ronce et la grenade, par exemple ? Est-ce que tu peux m'en parler un petit peu ? Là,
- Sophie Morille
c'est marrant parce que je suis sur la page de la grenade, justement, tu vois, il n'y a pas de hasard. Oui, c'est chouette de le voir. On voit vraiment la...
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Alors, vas-y, raconte-nous un petit peu la grenade, ce que tu en fais.
- Sophie Morille
La grenade, ce qui est chouette, ça fait vraiment partie des plantes qui... On peut avoir confiance parce qu'il y a beaucoup de talent. C'est tout ceci que dès qu'il y a du talent, il y a quand même plus de certitude que ça tienne bien, que les couleurs vont rester fidèles dans le temps, à la lumière et au lavage. Et donc la grenade, moi j'aime beaucoup les teintes. Pareil, tout à l'heure je parlais d'un jaune vert qui n'avait pas beaucoup de teintes, mais finalement on ne voit peut-être pas très bien là, mais on est quand même dans… Dans un jaune vert aussi, donc j'aime beaucoup la gamme. Et puis moi, j'utilise aussi assez souvent, dans mes recherches en tout cas, du titane. Par exemple, je trouve que l'ensemble de la gamme de la grenade est quand même très belle. Il y a quelque chose de très chaud dans cette gamme. Et là, on peut voir justement avec le fer, on a vraiment un noir profond, ce qui montre également qu'il y a beaucoup de talent et qu'on peut avoir des couleurs vraiment solides.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Tu travailles avec les sels, donc tu fais alain, fer et titane ? et des mélanges parce qu'à chaque plante et à chaque planche on voit 8 teintes donc tu as gamme donc tu fais sans,
- Sophie Morille
tu fais avec ouais en fait moi ce qui je pense aussi me caractérise j'ai l'impression dans le travail de la teinture végétale c'est vraiment penser motif la plupart du temps pas que, je fais aussi beaucoup d'unis mais quand même je passe beaucoup par le motif et Et moi, j'ai trouvé ça génial dès le début de pouvoir avoir une déclinaison et des nuances de couleurs riches. Et donc, en effet, souvent, je fais 8 mordants différents pour avoir vraiment une petite déclinaison assez proche tout le temps, mais d'avoir des belles nuances. Et donc, en effet, je fais souvent à lin pur, fer pur, titane pur. Après, je vais couper souvent le fer avec de l'eau pour avoir des gris, des marrons plus désaturés. mélange à l'infer, mélange... Voilà, je fais vraiment mes... Donc, dans le livre, en effet, je propose, lui, mélange différent, avec un dosage précis, mais en proportion, mais on peut complètement, après, ce que je dis, on peut...
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Ouais, s'éclater.
- Sophie Morille
On peut tout à fait s'éclater et faire ses propres proportions pour lui, en fait.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Et ce que j'ai vu, c'est qu'à la fin du livre, tu proposes des réalisations, et notamment l'impression au mordant, et là, on voit tout ce que tu peux faire sur des... des t-shirts, ce que tu fais avec tes pinceaux, etc. Et donc, quand tu parles de motifs, je comprends bien parce que sur chaque planche, il y a des motifs. Et à la fin, tu proposes de travailler les motifs. Et d'ailleurs, encore une fois, Solène l'a hyper bien illustré parce que du coup, on voit exactement ce qu'on arrive à faire. Ça, c'est chouette.
- Sophie Morille
Et d'ailleurs, je propose une réalisation de suite qui est à la base blanc, un suite blanc, à teindre avec la grenade. Voilà, c'est celui-là. Ah oui,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
d'accord, c'est avec la grenade, celui-là. Là,
- Sophie Morille
c'est avec la grenade que j'avais fait. Oui.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
D'accord, donc la grenade. Comme tu dis, une valeur sûre. Comment tu fais ? Tu la cueilles ? Tu la… Ouais,
- Sophie Morille
j'essaie d'en récolter. Je dis un peu autour de moi aussi, si vous mangez des grenades, de me garder. Donc, j'ai dans mes petits pots, les pots. Après, il en faut quand même beaucoup, donc j'en achète également. Parfois, il y a des plantes comme ça où si je n'en ai pas assez, je vais acheter un petit complément en poudre. Mais j'aime quand même vraiment essayer au maximum de passer par soit de la récupération, comme les pelures d'oignon. aller dans la forêt juste à côté. Moi, c'est vraiment ce qui me plaît.
- Solenn Larnicol
Et puis, dans le livre, c'est peut-être mis en avant aussi, pardon. Mais dans le livre, c'est mis en avant, c'est d'utiliser des plantes qu'on a autour de chez soi, les rebuts alimentaires. Et cette démarche-là, c'est quand même génial.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Aujourd'hui,
- Solenn Larnicol
on a besoin de ça en plus. Donc, voilà, pas faire de ces plantes de l'autre bout du monde et de prendre ce qu'on a autour et d'essayer de voir autour toute la richesse. On ne soupçonne pas tout ça. C'était hyper enrichissant. Du coup, après la formation, je regardais partout autour de moi. Ah, ça y est, il perds-tu ?
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est vrai, ça nous change le regard.
- Sophie Morille
Complètement.
- Solenn Larnicol
Donc déjà que mon atelier était hyper encombré avec le dessin, la céramique, maintenant, il y a des gros sacs de pelure d'oignon, d'avocats qui me suivent. On dirait que mes déménagements. C'est vrai que... Ça prend de la place, mais... Je me dis, au bout d'un moment, j'en aurai suffisamment pour arriver à étudier tout ce que j'ai pu apprendre aussi.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Alors, est-ce qu'on peut parler encore une fois ? On pourrait parler de la ronce, par exemple, que tu récoltes. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ?
- Sophie Morille
Moi, ce que j'aime beaucoup dans la ronce, c'est comme l'ortie également, par exemple. C'est une plante qu'on considère comme une mauvaise herbe. Donc ça, j'en parle aussi dans le livre. J'aime beaucoup l'idée de remettre un peu sur le podium en fait des plantes hum... des mauvaises herbes qu'on n'aime pas, qu'on va couper. Alors en effet, la ronce, c'est quand même sacrément costaud. Et ça peut en effet... être gênant dans certains, j'entends. Mais en même temps, c'est très riche. Donc, il y a beaucoup de talent également dans la ronce. Pareil pour tout ce qui est gris et noir, hyper intéressant. Et dans la ronce, on peut prendre un peu tout. Ça peut être la tige et les feuilles également. Et ce qui peut être intéressant avec la ronce également, c'est faire du tatakisomé, qui est assez connu en couleurs végétales. J'en parle également dans mon livre. Faire des impressions de feuilles en tapant avec le maillet. Et la ronce, c'est une des plantes qui est intéressante à faire avec cette technique également.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Tu vois, moi, je la connaissais pour les feuilles de ronce, pour les encres un peu gris-violets. C'était Elisabeth Dumont qui m'en avait parlé. Et comme j'en avais dans le jardin, tu vois, pas beaucoup, mais je me suis dit, tiens, franchement, et je trouvais ça hyper joli parce que ça faisait un gris-violet. Je trouvais ça sympa. Et donc, de voir que tu l'utilisais aussi en teinture, je trouve ça chouette.
- Sophie Morille
C'est vrai que je l'ai sélectionné dans le livre parce que c'était, comme l'a très bien dit Solène, j'avais vraiment à cœur de mettre en avant les plantes qu'on n'aime pas, qu'on redécouvre un petit peu, des plantes qu'on a, finalement on passe devant, on ne les regarde plus, même si on les considère mal, comme l'ortie, et puis qu'on a beaucoup en plus, en quantité incroyable. Donc j'aime bien cette idée-là.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est clair, on ne les regarde plus comme des mauvaises herbes. Maintenant, on les regarde soit comme source de tinctoriale, même l'ortie. Tu vois, bientôt, on va recevoir sur le podcast un acteur des Hauts-de-France qui travaille l'ortie comme on travaillait le rami avant. Donc, on va faire des fibres. Et franchement, trop bien. Et colorées avec la couleur de l'ortie. Donc, oui, il faut changer un peu le regard de ce qui se passe autour de nous. Exactement. Alors, j'ai une question pour Solène. Bon, on a parlé des dessins, etc. Je sais que je vais la voir parce que sur Artecovert, on interroge des experts dans tous les domaines. Donc, on a la... la teinture, la savonnerie artisanale, les beaux-arts, etc. Dans les beaux-arts, il y en a plein qui vont me dire, est-ce que Solène utilise de l'aquarelle à base de couleurs végétales ? Je ne sais pas si c'est déjà le cas. Non, ça n'est pas encore le cas. Est-ce que tu t'es posé la question ? Est-ce que tu t'es dit, tiens, avec tout ce que j'ai récupéré, je ferais bien... On s'est posé la question et en même temps,
- Solenn Larnicol
on s'est dit, ça va être un frein à aussi la quantité de nuances qu'il y avait dans les carnets de Sophie, notamment. il fallait que je sois le plus fidèle possible à ces carnets à ces couleurs et utiliser une aquarelle que déjà je ne m'utilisais pas encore je pense que ça va venir au fur et à mesure j'ai certainement mis penché un moment à ajouter une couleur par ci, une couleur par là et puis Sophie propose aussi une formation pour créer sa propre palette Merci. couleurs. Donc ça, je me dis, en fait, j'aimerais dans ce cas-là, plutôt que les acheter toutes faites, bien sûr que je préférerais apprendre.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est du boulot aussi. En fait,
- Sophie Morille
c'est ce que j'allais dire, c'est que ça aurait demandé aussi tellement de temps. Ça aurait mis 5 ans, quoi. Là, c'était déjà très long, on parle de 2 ans, donc là, ça aurait été un boulot monstrueux, quoi.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Non, mais je suis obligée de la poser, parce que sinon, on m'aurait dit... Ça pourrait être intéressant, du coup, de creuser sur ce sujet-là. Alors, ce que j'allais dire, c'est comment, enfin, en fait, moi, ce que j'ai bien aimé dans ce livre, parce que des livres sur la couleur végétale, il y en a quand même pas mal qui sortent, on ne va pas s'en tirer. Moi, j'ai trouvé que là, votre combo, le fait de vous être associés toutes les deux, ça a rajouté, en fait, toi, Sophie, tu nous as expliqué toutes les phases. C'est vraiment hyper précis, les mords dans le stage, les étapes, les choses à ne pas oublier. Tu nous as montré même les stades des plantes, enfin, bref. Mais j'ai trouvé que le fait que vous soyez associés à deux, Solène, alors c'est peut-être parce que je suis visuelle, mais je trouve que Solène et tes explications, ça a été beaucoup plus clair. Parce que quand tu dis, Solène, je devais avoir tous les stades de la plante, c'est vrai, on ne se fait pas de fausses représentations. Tu montres les fleurs quand elles sont un peu fanées ou les feuilles quand Sophie les a broyées. Donc, on voit vraiment tous les stades. On n'est pas là à penser à autre chose. En fait, tu mets bien en valeur les propos et les étapes. Donc, je trouve ça beaucoup plus clair. Bref, ça c'était pour le préciser parce que j'ai apprécié ça sur le livre. Donc vous l'aviez dit, vous avez travaillé aussi par rapport à des photos, par rapport à... tu étais dans l'atelier clairement. Est-ce que Sophie, tu peux nous parler de ce qu'on voit un peu là derrière, etc. Comment tu gères toutes les plantes parce que tu travailles pas mal de choses. Tu les récoltes, tu les transformes, tu les sèches, tu les bois, tu les... comment tu fais pour... t'organiser dans tout ça ? Parce que tu as combien de nuances ? Tu travailles énormément de choses, il y a beaucoup de plantes dans le livre. Comment tu gères tout ça en plus de tout le reste ?
- Sophie Morille
Alors, comment je m'organise ? Je ne suis pas quelqu'un de super organisée, donc je ne vais pas étaler une organisation hyper précise, mais... Moi, je travaille vraiment de manière intuitive, en fait. C'est vraiment mon fonctionnement. Alors, évidemment, ça demande, je dis ça, mais évidemment que ça demande un minimum d'organisation, je ne peux pas passer à côté. Mais évidemment, que ce soit début du printemps jusqu'à là, bientôt, là, je suis en train de me dire, oh là là, il y a justement le SUMAC septembre, c'est pas mal. Là, je sais où il y en a, il faut vite que j'y aille. Donc voilà, il y a quand même ce laps de temps. qu'on ne peut pas passer à côté. Ça va être printemps jusqu'à la fin d'été où là, c'est la récolte des plantes. Donc après, j'étale un peu où je peux mes plantes pour les faire sécher. Et puis après, je les mets de côté. Alors des fois, je n'ai pas le temps, donc je les mets de côté avant de les broyer. Je fais ça avec un petit moulin, un petit moulin à café qui appartenait à ma grand-mère. En fait, j'aime beaucoup conserver quand même tous ces objets qui me sont chers et qui me parlent. Voilà. Je vais privilégier, même si je sais que ça va me mettre plus de temps, peut-être même parfois plus de jours, je pourrais acheter un mixeur beaucoup plus rapide, beaucoup plus performant. J'avoue que j'aime autant passer un peu plus de temps et le faire avec celui qui appartenait à ma grand-mère. En fait, c'est me connecter avec le vivant, avec mes ancêtres, avec ma famille. Il y a vraiment toute une démarche comme ça.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
et voilà pour tout ce qui est la étape récote séchage et est-ce que tu achètes quand même des choses dans ton atelier parce que là globalement tu récupères les grenades tu vas cueillir la tanaisie toutes les plantes on voit que globalement tu t'en occupes tu connais les spots tu les as repérés tu cueilles avec raison t'as un super meuble avec plein de tiroirs hyper bien illustrés encore par Solène donc tu vois on voit que t'as de quoi étaler t'as quand même une grande surface Merci. Est-ce que tu achètes quand même encore des choses ?
- Sophie Morille
Oui, j'en achète quand même un petit peu. Par exemple, ce que je n'ai pas pu récolter, parce que des fois, je vais passer à côté. Par exemple, cet été, il a fait très chaud, très rapidement, au mois de juin. Et en fait, le millepertuis, clairement, très vite, il était cramé. Et c'était trop tard pour avoir encore les substances tinctoriale. fin juin, franchement, fin juin, début juillet, enfin, j'exagère un peu, mais quoi que, alors que d'habitude, encore début juillet, ça le fait. Et là, il a fait tellement chaud, ben voilà, je suis un peu passée à côté du mille-pertes-huit, par exemple. J'en ai ramassé un petit peu, mais pas autant que j'aurais aimé. Donc, voilà, ce genre d'exemple, ben parfois, si je vois que dans l'année, il va me manquer, ben là, oui, je vais aller en acheter auprès de Michel Garcia, ou Couleur d'Arence, ou Greening. Donc, oui, en effet, je peux parfois quand même acheter un peu.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Oui, tu complètes. Et tout ce qui est tes selles, etc., pareil, ça, il n'y a pas de secret, c'est un peu droguerie. Et ça, c'est des choses que tu achètes. Il y a quand même des intrants dans ton atelier. Oui,
- Sophie Morille
un petit peu. Mais pareil, j'aime bien essayer au maximum d'aller artecovert. J'ai trouvé des morceaux de marbre à Emmaüs. J'en parle aussi dans le livre. Je vais beaucoup à Emmaüs. Donc, dès que je peux, les cuillères, j'essaie quand même le plus possible. d'aller les recruter et de recycler.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Le morceau de marbre, tu peux réexpliquer ?
- Sophie Morille
Alors là le marbre, on n'est pas du coup dans la teinture, on est plus du coup pour la fabrication des pigments, des encres, enfin pas des encres mais des pigments, après réalisation de bois, chaque aquarelle, voilà exactement.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
J'allais dire mais quel est le rapport avec le marbre et la teinture, j'ai oublié un truc !
- Sophie Morille
Non non non, en effet. D'accord,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
donc c'est pour voyer les pigments finement. C'est ça,
- Sophie Morille
exactement.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
alors les filles dans j'essaye de pas partir dans tous les sens mais dans cette collaboration à quatre mains c'est pas facile d'ailleurs cet épisode parce qu'on est trois déjà dans cette collaboration à quatre mains j'ai une question hyper pratico-pratique on a eu des épisodes de podcast pour parler de l'édition de livres de tout ça de ce que ça peut apporter pour une artisane de la couleur végétale donc là Sophie je me tourne vers toi Est-ce que toi, votre livre, ça fait combien de temps qu'il est sorti ?
- Sophie Morille
Il est sorti en avril, mi-avril.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Ok, donc ça fait cinq mois ? Quatre, cinq mois. Est-ce que tu peux nous dire les retours ? Est-ce que tu as eu déjà des retours ? Est-ce que ça t'aide dans ta visibilité d'artisane ? Qu'est-ce que ça t'a apporté ? Toi, en tant qu'artisane de la couleur végétale, et je demanderais pareil à Solène, du point de vue illustratrice, est-ce qu'on t'a proposé des nouveaux livres ? Vu que maintenant, les gens connaissent encore plus davantage tes dessins. Sophie, est-ce que ça t'a apporté quelque chose ?
- Sophie Morille
Je pense que déjà, ça apporte quand même une légitimité. on voit bien le fait d'avoir sorti un livre quand même ça ça donne une intimité et puis une confiance aussi en soi je suis quand même capable avec tout ce temps d'avoir posé dans un petit livre un petit objet tout ça en fait toutes ces expériences de pas mal d'années et ça fait du bien aussi de faire le point en fait de dire ah ok voilà j'en suis là Ah ! J'ai résumé tout ça, toutes les années, même on peut parler en décennies, mais ça fait quand même 20 ans que j'en fais. Et c'est chouette de faire le point, de se dire, OK, j'en suis là dans ma réflexion, dans mes recherches. Et puis oui, j'ai quand même eu beaucoup de très chouettes retours. On est quand même pas mal suivis, toutes les deux, avec Solène. Enfin, surtout toi, je crois, Solène, mais sur Instagram. Donc on a quand même une belle communauté. Et je trouve qu'on a eu quand même des très, très, très beaux retours. Voilà. Après, c'est un peu tôt encore pour savoir comment il s'est vendu, je crois. Solène pourra l'expliquer un peu plus parce que moi, c'est que mon premier livre, contrairement à Solène. Mais voilà, c'est un peu tôt encore pour savoir comment il s'est vendu, en tout cas. Mais de ce que j'ai entendu... Bien entendu, des retours que j'ai, les gens sont enchantés. Et en effet, ils me parlent beaucoup des illustrations à premier abord. Parce que la première chose qu'on voit dans un livre, c'est l'attirance visuelle. Et en effet, les illustrations de Solène donnent envie. Donc c'est chouette, avant l'écriture, ce que je comprends complètement. Et donc ça donne un peu l'envie, l'impulsion, je pense, de le lâcher, de se l'approprier. Et ce qui est quand même marrant aussi, c'est que moi, j'avais découvert le livre de Solène. sur la céramique et à un moment donné j'avais envie d'essayer la céramique aussi et j'avais justement été un peu fascinée par ce côté un peu BD, illustration et je pense que c'est vraiment en notre livre aussi tu vois le premier réflexe que j'ai eu moi,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
pardon Solène, c'est de le parcourir comme ça et avec tous les dessins de Solène je me suis dit, il y a plein de trucs et tu vois je me suis mise à le lire en disant si ça va me plaire, c'est sûr ça parle de tout Tu vois, et donc je pense que vraiment ça c'est génial, Solène, et qu'il y en ait autant. Tu vois, des fois tu as des livres où tu as allé deux, trois dessins, et là j'ai trouvé que la richesse... Mais vas-y, excuse-moi de t'avoir coupé, Solène. Vas-y.
- Solenn Larnicol
Non, non, en fait le défi de ces livres-là, que ce soit l'Atelier du céramisme qui était sorti en 2023, me semble-t-il, en janvier 2023, et celui-ci, c'était aussi ouvrir des univers aux gens sans forcément se dire, je m'adresse à des professionnels. Moi, ce que je trouve dans les guides pratiques, souvent, par exemple, la teinture végétale, j'avais l'impression qu'il y avait des termes, j'en avais jamais entendu parler, et qu'il fallait déjà être initié avant de pouvoir rentrer dans tout ça. Là, c'est aussi des livres qui peuvent s'adresser à tous, parce qu'on part vraiment du début. Et alors, il est épais, mais en fait, Sophie a vraiment bien détaillé chaque étape. Et c'est ce que j'avais fait aussi pour l'atelier du céramiste. été. Voilà, pour la céramique notamment, j'achète une tasse à un potier, quel est le travail qu'il y a derrière ? Et pas forcément, je veux me mettre à la céramique, comment je m'y prends ? Il y a aussi ça, mais il y a aussi quelqu'un qui juste a envie d'apprendre un peu plus sur une technique, il peut lire le livre sans que ce soit une formation professionnelle. Oui, d'accord,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
je comprends.
- Solenn Larnicol
Donc aussi, faire rentrer par les dessins, je pense que ça aide pas mal, ça vulgarise certainement un peu aussi les choses. ça détend que tout de suite des photos très pro et un peu froides voilà on est après il y a des livres aussi magnifiques avec des photos qui donnent vraiment très envie mais là on est sur quelque chose d'un peu hybride au niveau aussi de l'éditeur il savait pas trop comment ça allait fonctionner, si ça allait prendre parce que c'était un peu nouveau ils ont pris le risque et c'est un grand merci c'est une belle réussite
- Sophie Morille
Il y a un côté pédagogique, je pense, le côté illustré, un peu comme des manuels. D'ailleurs, manuel graphique, c'est marqué dessus. Il y a vraiment ce côté-là, manuel. J'ai eu un retour d'une amie qui m'a dit... En fait, c'est très simple. En effet, comme dit Solène, on parle de la base, comme le sien sur la céramique. Cette amie m'a dit, en même temps, tu ne me prends pas pour des débiles.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Tu mets les bons mots, les mots techniques.
- Sophie Morille
Oui, voilà. Je n'ai pas non plus simplifié le truc. Je pousse quand même la réflexion.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
J'avais une question. Là, ça ne fait que cinq mois, mais je vous ai vu. Vous êtes allé le présenter, faire des séances de dédicaces. Vous avez eu des relais presse, etc. Vous avez une belle communauté Instagram, toutes les deux cumulées, qui fait que ça rayonne. Est-ce que, point de vue concret, toi, Sophie, sur ton activité, tu as, par exemple, tes ateliers qui sont remplis à l'avance ? Ou est-ce que tu as eu des propositions ? Est-ce que le fait… Alors, on n'est encore qu'à cinq mois. on est bien d'accord. Mais est-ce que tu sens déjà une effervescence et une appétence ? Est-ce que grâce à ce livre, vous avez réussi à donner envie aux gens d'aller tester la couleur ? Ou c'est encore trop tôt ?
- Sophie Morille
Alors, c'est une bonne question. Franchement, je ne vais pas mentir, je ne sens pas non plus un phénomène. En fait, on est quand même dans une période un petit peu compliquée. Je pense un peu partout. Les formations professionnelles, j'ai moins de monde. Enfin, ce n'est pas moi, c'est tout le monde. Oui, c'est marrant,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
on a parlé hier de ça.
- Sophie Morille
Ouais, on est quand même dans une période très complexe, où tout le monde a beaucoup moins de travail quand même, et on ne peut pas le cacher. Donc, je sens qu'il ne sort pas forcément une période facile, j'ai envie de dire. Non. Moi, j'entends dire aussi que les librairies, c'est très compliqué. Donc, je pense que c'est un réel défi d'arriver encore aujourd'hui à faire vivre tout ça, et à ce qu'on puisse en vivre, et qu'il puisse y avoir des suites. C'est un défi, franchement. Après, c'est pour ça que là, moi, je découvre, c'est mon premier livre, il y a le travail d'écriture de livre, mais ce que je n'avais pas du tout compris avant, c'est qu'en fait, il y a un travail après, de déclin, il faut qu'on... pas qu'on démarche, mais qu'on fasse vivre encore. Et nous, on a un rôle à jouer en tant qu'auteurs, on a un rôle à jouer pour continuer à faire vivre le livre. le faire connaître et puis comme tu disais tout à l'heure Pauline il y a aussi du choix maintenant en couleur végétale il y a beaucoup de livres et puis les librairies elles ont quand même beaucoup de nouveaux livres donc c'est là il faut qu'on le travaille maintenant mais là on a des chouettes opportunités qui vont venir, de nouvelles dédicaces qu'est-ce qu'on a d'autre ?
- Pauline Leroux ArtEcoVert
J'espère que le podcast aidera aussi à sa petite mesure et puis c'est bientôt Noël aussi À Noël,
- Sophie Morille
c'est sûr que les... Oui, ça va faire fonctionner sur la vague de Noël. Après, je vois tous les gens qui viennent dans mon atelier quand même pour se former ou autre, où mes formations, ils ont tous acheté. Donc ça, c'est super positif. Je vois que quand même, ils donnent envie. Donc oui, je pense qu'on aura le recul.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
C'est bien que tu le dises. C'est bien que tu le dises qu'il n'y a pas que le travail... Enfin, que, mais déjà, il est phénoménal. d'écrire le livre, il y a aussi tout ce que vous devez faire toutes les deux ensuite pour animer le faire vivre,
- Sophie Morille
donner toujours un élan et on en avait parlé mais il faut qu'on mette tout ça en route avec Solène de démarcher aussi les médiathèques pour faire aussi des expos de nos travaux individuels et amener le livre et pourquoi pas des ateliers il
- Solenn Larnicol
y a plein de choses à faire il y a des petits événements à faire on a fait le test aussi de mélanger nos deux univers Au revoir. aussi personnelles ensemble et faire voilà des expos ça fonctionne très bien en fait c'est assez bien parce que finalement les couleurs que j'utilise dans mon travail les couleurs de Sophie ensemble ça fait des ouais des combos ça fonctionne hyper bien c'est trop chouette aussi de pouvoir se dire on va au-delà de la dédicace on peut aussi proposer des expos communes
- Pauline Leroux ArtEcoVert
animer autour du livre sortir du livre et mettre du contact du concret je comprends et toi Solène de ton côté parce que moi tout de suite j'ai pensé à un truc est-ce que toi Solène de ton côté le fait d'avoir fait ce livre tu as eu des demandes moi je pense à un truc j'ai des savonnières artisanales qui travaillent donc les pigments végétaux donc essentiellement les mêmes que Sophie mais pareil dans chaque domaine d'application la couleur végétale t'as des plantes particulière on va dire je me suis dit un livre comme ça sur l'atelier de la savonnière et je me suis dit tu vois alors j'étais là en train de partir bon bref je me suis emballée on pourrait décliner carrément les ateliers après
- Solenn Larnicol
ça m'en vaut quand même beaucoup de temps moi ça arrête ma production aussi qui me fait vivre c'est aussi la céramique l'édition c'est plus dur d'en vivre on passe énormément de temps sur des projets donc il faut aussi du temps pour un peu retomber sur ses pattes quoi mais c'est vrai qu'on pourrait décliner
- Pauline Leroux ArtEcoVert
sur plein de sujets.
- Sophie Morille
Et tu as eu des demandes depuis 5 mois. Alors encore une fois, je suis désolée, ça fait tôt, c'était les vacances, là c'est la rentrée, tout le monde est dans le tsunami. Mais est-ce que tu as senti des... Je ne sais pas, est-ce que toi aussi, ça peut te créer des opportunités ? Oui, des fois,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
ce n'est pas immédiat. Je sais que ça peut prendre du temps. Ça peut être une rencontre lors d'une dédicace, lors d'un marché. Ça peut être... Là, par exemple, avec Sophie, le livre s'est venu plusieurs années après mon premier livre, sans idée préalable de ce que ça va donner. Donc moi, je crois vraiment au chemin. Moi, j'ai un parcours un peu comme ça quand même, de base. Je viens de l'illustration, la céramique, ce n'était pas du tout prévu. Et finalement, je vis plus de la céramique que du dessin. Et je crois vraiment, c'est le petit chemin qu'il faut s'autoriser à prendre. Et c'est chouette, enfin, de se dire c'est ouvert, et puis je verrai bien vers quoi me mène la suite. Donc voilà, de rester ouvert sur ce qui nous inspire, ce qui nous touche, et ça mène à autre chose. J'aime bien me dire ça. Après, avoir un retour au bout de cinq mois, c'est trop tôt, même si on demande à notre éditeur.
- Sophie Morille
Oui, non, t'as raison.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
Il faut attendre un an. En général, c'est un an. Le livre, il est en librairie, il fait sa vie de livre, et puis ensuite, il y a le retour des libraires. Donc, c'est là où l'éditeur peut commencer à dire qu'on en a vendu tant, on en est là. Quand on le présente, il y a de super retours. On a fait une exposition à Paris, à Nantes. Ça s'est très bien passé. Là, on va en faire pour vendre septembre aussi. Il y a aussi un salon autour de la laine qui aura lieu à Nantes ce mois-ci.
- Sophie Morille
Il y a plein d'événements à l'automne sur la couleur végétale.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
On ira aussi le dédicacer là-bas. C'est vrai qu'on peut se dire, j'achète un écheveau de laine naturel, j'utilise ce livre pour le teindre. J'aime se tricoter, donc je me suis dit, j'ai très envie aussi de faire de la laine.
- Sophie Morille
Tu as plein de possibilités avec la couleur végétale. C'est ça qui est génial. Il faut aussi se dire,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
les gens en avant et en dessous en ce moment, c'est plus compliqué. là c'est un livre qui nous permet d'être créatif en utilisant ce qu'on a autour de soi c'est pas une activité qui revient chère à part les matières premières les sels tu trouves ces choses là moi je sais que je me suis fait en terminant la formation avec Sophie j'ai pu me procurer la base et puis me faire quelques coussins et je me suis dit c'est génial, on peut explorer plein de choses Merci. et là, par le biais d'un livre carrément,
- Sophie Morille
moi je trouve que c'est un livre tu vois, pareil je me suis dit j'aurais aimé le lire à l'automne c'est con, mais tu sais à l'automne avec un chocolat chaud et un truc parce que quand je l'ai lu cet été je me suis dit, ah j'aurais dû mais bon, c'est pas ce qu'on s'était dit mais tu vois, je me dis, c'est un livre pour moi d'automne moi je pense qu'il va avoir là son... son moment. Un livre plutôt coucou-nille, un cadeau de Noël. Tu vois, parce que les illustrations, c'est réconfortant. C'est mon avis personnel. Mais voilà, je pense que c'est mon point de vue. Alors, les filles, pour conclure notre entretien, je vous poserai la question de savoir si on a oublié des choses. J'ai trouvé un truc super intéressant qu'a dit Solène. Sophie, tu vas jusqu'au bout de la cueillette, jusqu'à la réalisation d'oeuvres d'art, de coussins, etc. Moi, j'aimerais qu'on revienne au fait ce qui m'a fait te connaître. Alors c'est pas exactement cette photo-là, moi t'avais fait un... c'était un peu plus arrondi, c'est ça qui m'avait fait te connaître. Oui. Est-ce que tu peux m'expliquer comment tu... donc avec tout le travail que tu fais, on a compris que tu partais de la plante, que tu fais tes cueillettes, ton séchage, ton broyage, que tu prends le temps, que tu aimes transmettre, que tu appliques les couleurs qui te plaisent, etc. Mais t'arrives à sublimer même les échantillons de teinture. ou même d'autres choses. Est-ce que tu peux nous expliquer comment tu arrives à faire des œuvres d'art à la fin avec tout ton travail de teinturière ? Comme ça, ça nous permet vraiment d'arriver jusqu'au bout.
- Solenn Larnicol
Oui. Parce qu'avant d'être formatrice ou avant de transmettre cette technique, je suis avant tout quand même artiste plasticienne. Et ce qui me plaît avant tout dans mon travail, c'est quand même, en effet, de faire passer des émotions, Donc, par exemple, j'avais fait une expo dans une galerie à Nantes qui s'appelle la Galerie du Réunion Vert il y a 3-4 ans et qui est assez grande. J'avais quand même un très grand espace. Donc, c'était une super opportunité pour moi, par exemple, cette exposition où... J'ai pu vraiment exprimer des choses que j'avais à dire. Notamment, il y avait toute une installation autour du féminin. Et là, je me suis vraiment éclatée. J'avais teint des robes, en fait, le haut en noir. Donc, des vieilles robes que j'avais récupérées avec des vieilles broderies. Enfin, vraiment, les vieilles robes de nos grands-mères, quoi. Assez fines, avec beaucoup de finesse, ces robes. Et du coup, j'avais teint le haut, en fait, en noir. et le bas, j'avais fait de l'éco-print de diverses fleurs et végétaux. Et en fait, je les avais installées. En fait, elles se donnaient la main. C'était un peu ça en même temps. Elles se donnaient la manche. J'avais attaché la manche et ça faisait vraiment un cercle. Et en fait, c'est tout un travail autour des femmes. Oui, plutôt des femmes de ma famille. Toute l'idée en fait de la transgénération, la psychogénéalogie. Enfin voilà, toute la sororité entre femmes. Enfin, il y avait vraiment... tout ce questionnement. En fait, j'avais fait des lunes tout autour. Donc, il y avait vraiment cette installation de robes au centre de la pièce. Donc, vraiment un cercle de cinq, six robes comme ça, comme j'ai dit. Et tout autour, il y avait donc les quatre murs en fait remplis de lunes. Donc, j'avais fait une variation en fait de lunes avec différents quartiers. Donc, pareil que en teinte en végétal, j'avais fait un arbre généalogique que j'avais fait il y a déjà une bonne dizaine d'années que j'avais aussi exposé. Donc, voilà, il y avait une bande son. également, j'avais écrit un texte voilà, je crois que j'ai beaucoup de choses à dire donc là je parle du féminin mais dans une autre salle j'avais également fait tout un travail autour du nœud mais du nœud du coup, du nœud qu'on peut avoir dans le ventre, du nœud j'aime beaucoup aussi parler quand même de la profondeur de ce qu'on est la profondeur en tant qu'être humain et de dévoiler en fait des choses peut-être plus sombres on m'a un peu voilà A la prochaine ! Je fais le retour qu'il y avait une part sombre aussi dans mon travail, malgré qu'il y ait beaucoup de couleurs. Et je travaille aussi le noir. Donc, il y a tout un mélange autour de ça. Il y avait aussi... Enfin, ouais, je parle après. Voilà, je parle de mon vécu, des moments de ma vie qui ont été un peu difficiles avec des soucis de santé. Donc, ça, j'en parle également dans mon travail. Justement, une espèce de nœud où j'avais fait une installation assez grande de choses rembourrées. qui ne sont pas très loin dans mon atelier, les nœuds au cerveau, enfin bon voilà, il y a tout ça. Et puis ce qui me plaît, c'est aussi de transmettre le beau. Je pense que je suis comme Solène, très sensible au beau, qui peut être un peu péjoratif dans le sens, c'est pas que le beau, mais quand même, il y a ce beau qui je pense fait du bien. à l'existence humaine et aujourd'hui on a quand même beaucoup besoin de se rattacher à ce beau que ce soit des fleurs qu'on va rencontrer ou justement une œuvre d'art et quand tu parles de mes écailles par exemple c'est justement ce que j'ai beaucoup aimé dans ce travail-là c'est justement comme tu dis on a plein d'échantillons en teinture végétale et ce que j'ai aimé dans ce travail en fait c'est les différentes nuances dans une même œuvre d'art en fait qui peut être pas forcément très grande mais ça peut être J'en ai fait des assez grandes comme des plus petites, ces fameuses écailles. C'est vraiment de travailler avec tout mon panel de couleurs de tissu et que je découpe au ciseau et après que je fais ma petite composition. Et ce que j'aime vraiment, c'est les différentes nuances de couleurs. Un rose peut avoir une centaine, même encore plus, je ne sais pas, 500 nuances de roses en fait. Et c'est ce qu'offre également la teinture végétale. Donc, c'est ça que je trouve génial. Et donc, de rassembler en effet ces tout petits bouts et de venir, par exemple, à un moment donné, casser avec un bleu ou casser avec, je ne sais pas moi, un rouge un peu plus franc. Voilà, faire vibrer à l'œil, en fait, ces couleurs et venir parfois avoir des uniques, un petit moment, un petit motif. Enfin, voilà, c'est ce qui me plaît dans ma création.
- Sophie Morille
Et puis, tu valorises tout, même jusqu'aux échantillons de teinture. Donc, franchement, les filles, moi, j'ai eu un gros coup de cœur pour ce bouquin. Je trouve encore une fois que, je le redis, mais ce n'est pas pour te brosser, Solène, mais les illustrations font, tu as envie de te plonger dedans. Je pense qu'il aura, comme je vous l'ai dit, là, c'est idéal pour l'automne, à offrir à Noël. Enfin, voilà. En plus, on est dans une thématique là où on va parler beaucoup de livres aussi. Moi, sur le podcast, je vais parler beaucoup de livres, de personnes qui prennent le temps de transmettre. Vous l'avez dit, ça vous a pris deux ans. Vous l'avez fait, vous transmettez, vous relayez la couleur végétale, vous relayez le beau. Vous avez pris ce temps sur vos métiers bien chargés déjà, donc franchement trop bien. Pour clôturer notre épisode, est-ce qu'on a oublié des choses ? Solène, sur la partie illustration, est-ce que tu te dis, attends, on a oublié de dire ça ? C'est de l'aquarelle. Ça, je ne sais plus si on l'a précisé. Et pour toi, Sophie, est-ce qu'il y a un message de fin ? Quelque chose qu'on a oublié, que tu as envie d'ajouter ?
- Solenn Larnicol
C'est vrai que, comme tu dis, c'est court, parce qu'il y a tellement de choses à dire. C'est très, très, très vaste, en fait. Non, je voudrais quand même revenir sur notre partenariat avec Solène, parce que les gens qui connaissent respectivement nos travaux, à toutes les deux, tout le monde nous dit « Mais c'est tellement évident, en fait, que vous bossiez ensemble. » Ah ouais ? Ah ouais, ouais, vraiment. il y a eu un... Donc voilà, moi, je voudrais plus revenir sur ce côté. C'est tellement évident. Et comme disait Solène tout à l'heure, quand on expose ensemble, on n'a rien prévu parce qu'on est un petit peu à la rage sous tes deux. On fonctionne pareil, on digresse beaucoup. C'est ça qui est génial, en fait, c'est qu'on a découvert aussi qu'on avait complètement le même fonctionnement.
- Pauline Leroux ArtEcoVert
On travaille vraiment de la même manière. Complètement. En fait, quand on bosse, on y va. Il y avait ce côté-là.
- Solenn Larnicol
Très efficace. Oui,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
très, très efficace. Là, on a besoin de quelque chose. vite, je recevais vite le texte de sauvetage sur la plante où il manquait ça enfin ça se passait vraiment très, avec beaucoup de fluidité et tant mieux parce qu'on avait vraiment une grosse quantité de travail, donc heureusement que notre duo a bien fonctionné là-dessus sans se connaître beaucoup,
- Sophie Morille
puisque ça,
- Pauline Leroux ArtEcoVert
c'est vrai donc c'est quand même un défi aussi humain, enfin c'est quand même quelque chose de travailler avec quelqu'un d'avancer en même temps, en illustration d'habitude moi je reçois un texte et les images viennent ensuite mais j'ai l'intégralité, là on avançait chacune de notre côté, donc il a fallu ajuster ça aussi, le livre il a avancé le texte en même temps que le dessin et il a fallu donc on se voyait aussi régulièrement pour faire un point t'en es où, là t'as besoin de quoi comment tu imagines ça il y avait aussi le regard de Sophie sur mes dessins, c'était important qu'elle me guide, qu'elle me dise il faudrait que tu fasses ça que ça se soit présenter. Moi, ça m'a beaucoup aidée aussi d'avoir Sophie comme pinôme qui m'aiguille sur l'avancée du livre.
- Sophie Morille
Franchement, elle est trop bien. Je le remontre avant qu'on en clôture. L'atelier du teinturier. J'irai voir l'atelier du céramiste du coup et puis il peut y avoir comme Martine à la plage. Martine, tu vois.
- Solenn Larnicol
D'être en déclinaison possible.
- Sophie Morille
Après, je suis ravie d'apprendre que vous ne vous connaissiez pas de longue date et que c'est une ouverture de chakra, que les réseaux sociaux permettent aussi ça de rencontrer des univers, de faire des belles rencontres, de faire des beaux partenariats, de continuer à transmettre. Moi, je suis contente parce que le but, c'est qu'on parle de plus en plus de la couleur végétale et je suis hyper contente à chaque fois qu'il y a un livre qui sort, d'en parler, de vous recevoir, de comprendre un peu les coulisses. Donc franchement, les filles, merci. donc le livre il est dispo partout il n'y a pas de surprise je remettrai peut-être un lien si vous avez un lien que je partagerai et puis écoutez je suis hyper curieuse d'avoir la suite vos retours dans quelques temps mais en tout cas un grand merci d'avoir passé cette heure avec moi pour présenter le livre aux auditeurs merci à toi merci beaucoup Pauline c'était super merci pour votre écoute pour soutenir La Couleur Végétale abonnez-vous au podcast Artecovert sur la plateforme d'écoute de votre choix et laissez un commentaire si vous avez appris quelque chose. Ça soutient vraiment le podcast. Pour les artisanes de la couleur végétale qui veulent aller plus loin, vous pouvez rejoindre la plateforme Patreon ou la communauté Artecovert à vie. Et pour les entreprises qui souhaitent creuser davantage le sujet de la couleur végétale, me faire intervenir dans leurs entreprises pour leur expliquer la filière et les enjeux, on se retrouve. Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant