Speaker #0Aujourd'hui, je te partage un morceau d'histoire que j'ai longtemps gardé pour moi. Une vérité qui, une fois assumée, a complètement changé ma manière de raconter mon histoire et de me présenter en affaires. Si elle résonne, peut-être qu'elle va venir bouger quelque chose en toi aussi. C'est parti Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune au cœur d'un petit village rural où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent au temps. autour de quelque chose de plus grand que soi et qui nous donne la permission d'être plein d'un humain. Ce n'est pas un hasard si j'ai étudié l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se réunir et se faire connaître. révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi Bienvenue sur le podcast À ta couleur Aujourd'hui, j'ai envie de t'amener dans les coulisses d'une conférence que j'ai donnée à la soirée de réseautage Black & White qui avait lieu à Québec le 6 novembre dernier. Le titre de cette conférence-là que j'ai offerte, c'était « L'audace de montrer sa vraie couleur en affaires » . Là, j'ai raconté ma plus grande transformation des trois dernières années, celle qu'on me parle le plus. Celle avec laquelle on m'aborde le plus souvent depuis trois ans. Tu t'en doutes, l'histoire que je m'apprête à te raconter, c'est un peu en lien avec ma crinière argentée. Mais je te promets une chose, c'est pas juste une histoire de cheveux. C'est une histoire bien plus profonde que ça. Ça parle de réconciliation, puis aussi de permission. Après avoir offert ma conférence, plusieurs femmes sont venues me voir. Les yeux brillants pour me dire à quel point le message avait vraiment vibré fort. Pour réel, il y en a une qui m'a pris dans ses bras, une autre qui m'a dit que j'avais été son coup de coeur de la soirée. Je sentais vraiment que l'énergie était réceptive, si on veut. J'ai vraiment senti que mon message a porté et c'est pour ça que je me suis dit « Hey, ce sujet-là mérite tellement d'exister sur mon podcast, je peux pas croire que je vais avoir dit ça une seule fois. » à une trentaine de femmes. Donc, j'ai voulu porter le message un petit peu plus loin. Aujourd'hui, je te propose de parler de vulnérabilité, de contrôle du regard des autres, mais aussi et surtout de retour à soi. Puisque j'ai vraiment aimé cette invitation-là que Joannie Robert du réseau Synergie m'a proposée. C'est le fait que j'allais pas là pour, en fait, former des femmes. ou convaincre des femmes que le storytelling, c'est puissant, ni pour les inciter à utiliser le storytelling dans leur communication. C'était pas ça, en fait. Bien, j'ai utilisé le plus grand pouvoir et le talent que j'ai d'oratrice et de communicatrice, bien sûr, en utilisant le storytelling pour passer mon message. Mais c'est ça que j'ai trouvé d'autant plus rafraîchissant puis puissant pour moi, c'est que j'étais pas là pour convaincre, j'étais vraiment là pour inspirer et pour... À quelque part, donner... pas donner, mais offrir la possibilité aux femmes qui étaient présentes de se donner une permission. Donc, voilà. Voilà pourquoi j'ai envie d'utiliser ce message porteur-là dans le podcast, puis te raconter finalement cette histoire-là qui a commencé le 6 août 2022. Le 6 août 2022, je suis sortie de chez ma coiffeuse avec le sentiment que ça allait être la dernière fois que je la verrais. Salutations à Laura, que j'ai pas vue depuis longtemps, d'ailleurs. Mais pour vrai, cette histoire-là commence vraiment bien avant ça. Elle commence le jour où j'ai commencé à avoir peur d'être vue telle que je suis. Le jour où j'ai intégré, sans vraiment m'en rendre compte, qu'il fallait être présentable, correcte, en contrôlant pour mériter d'être vue. La première fois que j'ai vu mes cheveux. Argentée, j'avais 21 ans. C'est jeune. Pis là, je parle pas d'un cheveu. blanc, tu sais, parmi tous les autres, je parle vraiment de cheveux argent massivement, OK ? C'est arrivé massivement. Mon premier réflexe, bien, ça a été premièrement de les traiter, c'est-à-dire de les... Bien, j'aurais pas pu les arracher parce qu'ils sont arrivés comme tout en même temps, j'aurais pu vraiment de cheveux sur la tête, mais j'ai comme... Je suis comme partie à la chasse des cheveux blancs, finalement, et c'est là que j'ai commencé à me teindre les cheveux. Moi, je ne m'étais pas vraiment teindue les cheveux avant 21 ans. J'avais ma couleur naturelle, donc j'avais les cheveux bruns, foncés. Et là, ça a comme commencé à partir de 21 ans à me faire teindre à tous les mois, à multiplier les rendez-vous chez la coiffeuse, comme si il fallait que je cache ça, ces cheveux blancs-là qui sont apparus tout d'un coup. La vérité, là, c'est pas que c'était mes cheveux blancs qui me faisaient peur, mais c'était... Ce qui pouvait révéler ces cheveux blancs-là, c'était la possibilité que quelqu'un les voit. C'était la possibilité qu'on voit que je n'étais pas parfaite, que je n'étais pas complètement en contrôle de ma vie, parce que mes cheveux blancs sont arrivés très rapidement suite à un gros choc émotionnel qui m'a pris plusieurs années à m'en remettre. Donc, oui, mesdames et messieurs, c'est possible qu'il y ait des chocs émotionnels, Bide. deuil, toutes sortes de moments dans la vie où les émotions sont vraiment dans le tapis, bien que nos cheveux s'en mêlent, on va dire ça comme ça. Puis ça, je trouve qu'on n'en parle pas assez, à quel point le corps réagit quand on vit quelque chose de gros, de grand, d'intense, des fois un petit peu trop lourd pour lui. Chez certaines personnes, ça peut même être des cheveux qui tombent. Moi, j'ai une amie, j'ai une amie, quand on était au secondaire, On a une de nos amies qui s'est enlevée la vie et elle, cette autre amie-là, a réagi en perdant ses cheveux. Et ça, des cheveux qui tombent, finalement, ne repoussent pas. Donc, c'est quand même fort à quel point le corps peut réagir quand on vit des gros chocs émotionnels. Donc, dans son cas à elle, elle a des cheveux qui sont tombés. Dans mon cas à moi, bien, ils ne sont pas tombés. Ils sont restés là, bien en place, mais ils ont... tout à coup virés au blanc. Donc, il y a même des gens que les cheveux changent de texture, ou encore des mèches, juste des mèches, peuvent changer de couleur. Moi, dans mon cas, c'est toute la tête au complet. C'était pas juste une zone, une section. C'était pas juste en avant ou juste en arrière. C'est ça qui est spécial parce qu'il y a beaucoup de gens qui m'abordent en me disant « Mais voyons donc, est-ce que c'est une teinture que t'as ? On dirait que t'as un balayage. Tes cheveux sont comme argentés tellement uniformément. C'est rare qu'on voit ça. » Bien, je sais pas quoi dire à part que c'est arrivé comme ça. Et à l'époque, je voyais ça vraiment comme une malchance, comme « bien voyons donc avoir des cheveux blancs comme ça à l'âge de 21 ans, ça a pas de bon sens » . Je voyais ça vraiment comme de la malchance, alors qu'aujourd'hui, je vois ça comme le cadeau caché de l'épreuve, là, on s'en reparle un petit peu plus loin. Mais tout ça pour te dire que les cheveux, c'est vivant, puis comme le reste du corps, ça réagit aux tempêtes. Puis aux tempêtes qu'on ne voit pas toujours de l'extérieur. Je parle, tu sais, du stress chronique, par exemple, des gens qui vivent des deuils, la maladie, de l'épuisement, la charge mentale. Nos cheveux peuvent réagir. Puis là, bien, il n'y a pas juste nos cheveux dans notre corps, il y a toutes sortes de parties qui peuvent aussi s'en mêler. Puis parfois, le corps va parler avant qu'on soit prête à admettre que ça ne va pas. Donc moi, mes cheveux ont réagi très fort, comme des panneaux lumineux. Hein ? Pour m'indiquer que ça n'allait pas. Je le savais que ça n'allait pas. Mais tout ça pour dire que le corps, lui, il ne peut pas tricher, il ne peut pas faire semblant. Il encode ce qu'on vit, il garde des traces. Puis dans mon cas, une de ces traces-là, bien, c'est mes cheveux. C'est le reflet d'un choc, d'une période de ma vie où absolument tout mon système a encaissé, en fait, ce qu'il ne pouvait pas porter. Puis ça aussi, c'est une forme de vulnérabilité, reconnaître que ce que tu as vécu a été assez grand. Pour laisser une marque, parfois même, physique. Puis là, je te pose une question. Quelle trace de ton histoire, ton corps, porte encore ? Puis que t'as peut-être jamais vraiment pris le temps d'honorer. Moi, j'ai pas pris le temps d'honorer cette crinière argentée-là qui ne demandait qu'à vivre pendant 15 ans. C'est fou pareil, hein ? Ça fait juste 3 ans que j'honore cette... Cette partie-là, on va dire, de mon histoire. C'est fou ce qu'on s'inflige juste pour pas être vu dans notre vulnérabilité. Je veux dire, on se colore, on se corrige, on va se discipliner pour être acceptable, pour rentrer dans le cadre, parfois pour ne pas déranger aussi. En affaires, ça ressemble à, par exemple, faire attention à ce qu'on dit pour ne pas froisser personne ou notre audience. Des fois, ça peut être aussi de s'empêcher de raconter son histoire par peur qu'elle ne soit pas assez professionnelle. Ça, je l'entends souvent. Ça ressemble aussi d'accepter des collabos ou d'accepter des clients, des projets. Juste parce que ça paraît bien, juste parce qu'on voit le signe de pièce au bout, même si au fond, ça nous ressemble pas, ça nous fait pas vibrer, ça accorde pas avec nos valeurs. Parce que ça arrive parfois qu'on va confondre être vu avec être jugé. On va même parfois confondre la vulnérabilité avec faiblesse. Puis on va même confondre parfois le contrôle avec le sentiment de sécurité. Mais ce qu'on perd là-dedans, c'est nous. Notre vraie couleur, notre vraie voix. Puis je te pose une autre question. Qu'est-ce que tu caches, toi, pour rester présentable aux yeux des autres ? Ça peut être des cheveux blancs, là, mais c'est pas obligé. Ça peut aussi être une émotion, un doute, une envie de ralentir, une fatigue, une peur, peut-être même un rêve qui ne fit pas avec ce que les gens attendent de toi. Qu'est-ce que tu caches, toi ? pour rester présentable, correcte, en contrôle aux yeux des autres. Je te ramène trois ans en arrière, on est en novembre 2022. Je viens d'apprendre que je suis sélectionnée pour une mission économique en France avec Québec Numérique, maintenant, qui s'appelle Capital Numérique. Et là, je te rappelle que ça fait trois mois que j'ai décidé d'arrêter de me teindre, donc je suis dans mon début, finalement, de processus de transition capillaire. Et là, j'apprends que je représente le Québec en France. Je pars une dizaine de jours avec la gang, justement, de Québec numérique. Et là, la peur me prend. La peur me prend parce que je pars représenter, tu sais, on s'entend, le Québec. Et là, c'est une question de, disons, de première impression qui va se jouer énormément parce que je vais aller serrer des mains, je vais rencontrer des entrepreneurs, rencontrer des organisations sur place. puis moi je t'en rappelle pleine transition capillaire. Et là, je dois te rappeler que trois mois, trois mois de repousse, c'est à peu près trois pouces, plus ou moins trois pouces de raies blanches que j'ai sur la tête. Je suis loin de l'assumer. Je suis dans un gros entre-deux. Je me souviens que je me suis regardée dans le miroir et je me suis dit, les gens vont tellement penser que je me laisse aller. Ils vont penser que je me néglige. Ils vont... Peut-être même penser que je suis moins professionnelle. C'est fou, hein ? C'est fou cette peur du regard de l'autre. Qu'est-ce que l'autre va penser, surtout dans ce contexte professionnel-là, où est-ce que j'ai été sélectionnée, je veux faire bonne impression, je veux que les gens se souviennent de moi d'une certaine façon, puis là, bien, je ne m'assume pas pas en tout dans qui je suis en train de devenir, en fait. J'ai eu envie de pleurer parce que... Je me suis rendue compte que ma transition n'était pas juste capillaire à ce moment-là. C'était une transition identitaire. Une transition qui venait bien gros jouer aussi avec mon système de valeurs. Dans le fond, j'étais entre qui j'avais appris à être depuis toutes ces années-là et qui je savais que j'étais en train de devenir. Entre l'ancienne définition de la fille en contrôle puis une nouvelle version de moi plus vraie, plus alignée. Mais encore un petit peu fragile quand même. Fait que là, qu'est-ce que j'ai fait ? À ce moment-là, je suis partie à la pharmacie, puis je me suis acheté un spray. Oui, tu sais, les fameuses petites canettes de spray, là, colorées, là, à notre couleur de cheveux, qu'on peut, comme, se mettre entre deux rendez-vous, là, chez la coiffeuse pour camoufler notre pouce. Donc, je me suis acheté ça, j'ai mis ça dans mes valises en me disant, c'est clair que j'utilise ce spray-là pendant toute la mission économique parce que je veux faire bonne impression, je veux fêter dans le groupe de personnes que, d'ailleurs, je ne connaissais pas du tout. J'avais jamais rencontré aucune des personnes de Québec numérique, j'avais aucune idée, aucune espèce d'idée avec qui je partais. Tout était vraiment de l'inconnu. Donc, j'avais mon spray et ma tuque, je dois le dire. J'avais ma tuque aussi, heureusement pour moi, à ce moment-là. On était fin novembre, donc la tuque était possible, on n'était pas en plein mois de juillet. Donc ça me rassurait un peu, ce spray et cette tuque-là. Je me rappelle que, rendue en France, à Angers, le matin, un des matins, dans ma chambre d'hôtel... J'ai sorti mon petit spray coloré. C'est un geste bien banal, là, mais tellement rempli de sens, parce que quand je suis en train de me push-pooter l'arrêt, je me disais, je suis tellement pas capable d'assumer, pas encore, tu sais, qui je suis en train de devenir tranquillement. Puis c'est exactement ça, je trouve, qu'on fait aussi parfois dans nos communications. On met un spray sur tout ce qui dépasse, ce qui peut déranger. On va, par exemple, retirer ou effacer ou supprimer ce qui pourrait être mal interprété. On va montrer la, là, je vais utiliser un beau jeu de mots, la version bien coiffée de notre message. On pense que c'est ça la sécurité, mais en réalité, c'est juste une forme de contrôle. Pis toi, où dans ta vie, où dans ton entreprise, tu te sens entre deux en ce moment ? Entre ce que tu montrais avant et ce que tu sais que tu veux incarner maintenant. Il y a un matin où j'ai arrêté de me cacher. Il y a beaucoup de choses qui se sont passées à Angers, en France, lors de cette mission économique-là. Un matin, je me suis levée, je me suis lavé les cheveux, puis j'ai pas mis le fameux spray. Aïe aïe aïe Ça a été comme... Cette mission économique-là a vraiment été comme un pèlerinage. Je l'ai vraiment sentie comme ça, là. C'est comme si la transformation intérieure avait été vitesse grand V, là. Il y a quelque chose qui s'est passé à Angers en novembre 2022. Donc, comme je te dis, j'ai pas mis mon spray. Je me suis présentée telle qu'elle, 100% moi. J'avais ma tuque, OK ? On s'entend que j'enlevais souvent ma tuque parce qu'on rentrait à l'intérieur, on allait visiter des entreprises. Donc, j'ai eu à l'enlever ma tuque, j'ai eu à la montrer marée blanche. J'étais pas encore parfaitement assumée, j'étais pas zen, pas en tout encore, tu sais, totalement avec ça. J'étais juste moi. Puis, bien, qu'est-ce que j'ai pris comme conscience à ce moment-là ? J'ai pris conscience que... Premièrement, il n'y a pas personne qui est mort de ça. Le monde ne s'est pas effondré à cause de marée blanche, mais moi, par contre, moi, comment je me suis sentie, c'est soulagé. J'ai commencé à respirer, on dirait. Comme s'il y avait un gros poids sur mes épaules qui s'était envolé. Puis là, j'ai compris une chose importante. Être vue, ce n'est pas une menace, c'est un retour à soi. Chaque fois que tu vas choisir la vérité au lieu du contrôle ou au lieu de la peur aussi, tu vas reprendre un bout de ton pouvoir personnel. Aujourd'hui, trois ans plus tard, vraiment trois ans plus tard parce qu'on est le 18 novembre 2025, puis moi je suis partie en mission économique en novembre 2022. J'ai arrêté de me teindre les cheveux puis j'ai gagné tellement, tellement plus profondément que juste cette crinière argentée-là qui, je le rappelle... Et véritablement, le cadeau caché de cette grande épreuve-là que j'ai vécue à l'âge de 21 ans, je le savais juste pas encore à ce moment-là. Puis je le dis souvent dans mes accompagnements, puis avec les personnes que j'accompagne, justement, à quel point ce cadeau caché-là, il y en a toujours un. Et qu'on le voit pas souvent dans le moment, mais qui se révèle beaucoup plus tard parfois. Et c'est ce qui nous permet de voir ce qu'on a appris, comment on s'est transformé, ce qu'on a gagné. Ce qu'on a gagné, puis moi la liste est longue des choses que j'ai gagnées, outre cette magnifique crinière maintenant, qui fait beaucoup réagir positivement, pour lesquelles on m'aborde souvent, il y a beaucoup de choses beaucoup plus importantes que ça, beaucoup plus transformatrices, qui se sont passées à l'intérieur de moi et qu'on ne voit pas au premier regard, parce que, bon, mes cheveux argent, c'est comme la pointe de l'iceberg, ce n'est que ce qu'on voit, mais à l'intérieur de moi, j'ai arrêté de demander la permission. C'est puissant, ça J'ai ralenti aussi, sans culpabilité, dans mon beat, avec mon entreprise aussi, dans ma vie personnelle, je m'autorise à ralentir et sans culpabilité. C'est surtout ce point-là qui est important ici, sans demander la permission à personne. C'était pas là, là, avant. C'est vraiment une transformation au cours des trois dernières années. Je dois dire aussi que je me suis... vraiment détachée du regard des autres. Je ne cherche plus autant à plaire. Et une autre chose hyper grande, je vais dire, qui est arrivée avec ça et à laquelle je ne m'attendais pas du tout et c'est que j'ai retrouvé de l'amour pour mon corps. C'est comme si, en me laissant pleinement être, et là je dis bien pleinement être pour ne pas dire en me laissant aller parce que c'est souvent. C'est souvent le terme qu'on va employer quand on arrête un standard de société ou quelque chose qu'on a toujours fait sans se poser de questions. C'est comme si on a l'impression parfois de se laisser aller. J'ai changé beaucoup ma vision par rapport à ça. Je me sens pas du tout laissée aller, je me sens pleinement être. Laissée être, c'est une nuance tellement importante ici. Mais tout ça pour dire que j'ai retrouvé de l'amour pour mon corps, c'est-à-dire que depuis que j'embrasse cette partie-là de moi, ma crinière argentée par exemple, c'est drôle, hein, mais je me suis pas pesée depuis trois ans. J'ai aucune idée du poids que j'ai. C'est venu aussi avec un arrêt de maquillage. C'est-à-dire qu'avant, je me maquillais... systématiquement tous les matins parce que j'avais toujours fait ça depuis mes 21 ans d'ailleurs. C'est arrivé en même temps que la teinture sur le maquillage. J'ai arrêté ça. Pourquoi je me maquille ? C'est tout ça important. Pour qui je fais ça ? Qu'est-ce que ça révèle sur moi ? J'ai tout arrêté ça. Bien sûr, je me maquille à l'occasion pour des événements, pour des sorties, mais quand j'ai envie de me maquiller, quand ça me fait plaisir de le faire et non pas juste parce que, systématiquement, c'est ancré dans une routine. Donc, J'ai retrouvé de l'amour pour mon corps. C'est fou à quel point j'accepte vraiment, vraiment qui je suis. Mon corps dans toute, je vais en dire, dans toute sa splendeur, mais ouais. J'ai arrêté, puis ça, ça vient avec quelque chose aussi de puissant, parce que quand on s'accepte davantage, quand on retrouve de l'amour pour son corps, ça vient aussi avec un arrêt de se comparer aux autres. Hum, ouais, parce qu'on est suffisant, parce qu'on s'aime suffisamment. Pour voir la valeur qu'on a. On n'a plus besoin de cette valeur-là dans les yeux des autres. Et on ne sent pas qu'on manque quelque chose. J'ai aussi renégocié ma définition du succès. J'ai aussi accepté l'inconfort comme grande preuve de croissance. Ouais, parce que cet inconfort-là, quand j'étais dans ma phase de 3 pouces de repousse, c'était très inconfortable pour moi. Les trois premiers mois ont été très, très, très inconfortables avant que j'assume. C'est pas long, tu sais, quand je pense trois mois dans trois ans, tu sais, c'est quand même pas long, trois mois, mais quand t'es dedans, c'est long, trois mois à vivre à tous les jours avec cette raie blanche-là. Trois ans, c'est sûr que ça demande de la patience, mais on dirait que ça a passé en un claquement de doigts parce que toutes ces belles transformations-là ont débuté très tôt dans le processus. Et d'accepter l'inconfort, pour moi maintenant, quand il y a de l'inconfort qui se vit dans ma vie, ça m'a appris que... c'est une preuve de croissance. C'est parce qu'il y a de la croissance qui est en train de se vivre ou qui se pointe le bout du nez. Et l'inconfort est nécessaire à cette croissance-là. Que ce soit une croissance personnelle, que ce soit une croissance au niveau entrepreneurial, que ce soit une croissance à plein de niveaux, l'inconfort est souvent un signe de cette croissance-là. Puis moi, maintenant, j'en ai eu la preuve avec cette transformation capillaire-là. Puis finalement, dernière transformation, J'ai découvert une paix intérieure qui n'a pas de prix. C'est fou comment on se sent libéré quand on ose être pleinement soi, quand on a l'audace de se montrer aux autres et à soi-même aussi, tel qu'on est. C'est incroyable à quel point ça... j'en reviens pas encore que ça a commencé. Cette histoire-là, à 36 ans, je me dis « aïe aïe, les 15 années pendant lesquelles j'étais tellement pas là » J'étais pas là là-dedans. Ça me fait un bien fou maintenant, puis honnêtement, je retournerais tellement jamais en arrière. On dirait qu'un coup qu'on s'est trouvé, qu'on a goûté à ça, cette liberté-là, cette acceptation-là, wow C'est très libérateur. Puis je dois dire aussi que, bon, mis à part toute cette transformation-là intérieure, ce bien-être intérieur-là que je vis depuis ma crinière argentée, j'ai aussi reçu... Plein de messages de femmes, puis pas juste de femmes, d'hommes aussi, qui m'ont dit « Hey, merci Merci parce que, sans le savoir, tu m'as donné la permission » Il y a des hommes aussi, puis ça, c'est arrivé à quelques reprises chez Métro, à Saint-Anne-de-la-Pérade, je vais toujours m'en rappeler, des messieurs d'un certain âge, bon, je leur donnerais la soixantaine avancée, si c'est pas 70 ans, qui m'ont arrêté dans l'allée. Dans l'allée des céréales, pour me dire, je dois vous le dire, madame, vos cheveux sont tellement beaux. Il y en a même un qui m'a dit, pouvez-vous venir voir ma femme pour essayer de la convaincre d'arrêter de se teindre ? Ça n'a pas de bon sens. Il y a même des hommes qui m'ont manifesté un peu leur incompréhension face au fait que leur femme était encore là-dedans, dans cette peur du regard de l'autre, puis dans cette démarche de... de se camoufler. Bref, ça m'a surpris, j'ai été agréablement surprise de ça, je m'attendais pas à ça, c'est arrivé plusieurs fois, je pense 3-4 fois, pis c'est tout au métro à Saint-Anne-de-la-Perrade. Je sais pas qu'est-ce qu'il y a avec le métro à Saint-Anne-de-la-Perrade. Mets-tu ça pour dire, sinon les femmes, il y a beaucoup de femmes qui m'ont écrit, mais tu sais, en vrai, ces femmes-là, elles avaient pas besoin de ma permission, là, elles avaient juste, je pense, simplement besoin d'un miroir. Parce que quand une femme s'assume pour vrai... Ça déplace, ça dégage de l'énergie, ça déplace de l'air autour d'elle, ça crée de l'espace, ça donne envie aux autres de s'assoumire aussi, c'est comme si c'était contagieux. Puis ça en affaire, c'est puissant, parce que ton audience, elle veut pas juste ton expertise, elle veut pas juste connaître ton CV, tes réalisations, elle veut savoir qui tu es quand t'essaies pas de performer. J'aimerais t'inviter à faire un petit détour par ta propre histoire. Imagine que tes cheveux blancs T'en as peut-être pas, là, mais imagine que tes cheveux blancs, mettons qu'on prend cette métaphore-là, c'est tout ce que tu caches. C'est tout ce que tu caches. Ça peut être ta fatigue, ton besoin de lenteur, ton côté très sensible. Peut-être que t'es une personne hypersensible comme moi. C'est peut-être quelque chose que t'essaies de cacher ou pas. Je le souhaite, en tout cas, que tu le caches pas. Tes opinions, peut-être, qui sont plus tranchées. T'as peut-être un humour qui est plus décalé, des valeurs qui ne fitent peut-être pas avec la façon. dont on te dit de faire du marketing, je t'invite à te poser ces questions-ci. Qu'est-ce que j'ai peur que les autres voient de moi ? Qu'est-ce que je contrôle beaucoup trop par peur de perdre l'estime ou la crédibilité ? Qu'est-ce que je gagnerais si je laissais tomber un petit 5% ? Juste un petit 5% de contrôle. Pas tout d'un coup. Là, je ne suis pas en train de te dire de te mettre à nu sur la place publique. Je te parle d'un petit 5% de plus de vérité. Un petit 5% de plus de toi. Être vu, c'est pas se jeter dans le vide, c'est revenir tranquillement à soi. Je te propose pas de tout dire tout le temps à tout le monde, c'est pas ça de l'authenticité. Je t'invite juste à te montrer un petit peu plus. Je t'invite à te montrer juste, à la bonne hauteur, à ton rythme, mais surtout à ta couleur. Concrètement, ça peut ressembler à nommer une peur que t'as déjà vécue dans ton contenu, au lieu de faire comme si t'étais née. Confiantes Partager un moment où t'as changé d'idée, où t'as renégocié peut-être ta définition du succès, montré les coulisses d'un lancement qui a peut-être pas été parfait, mais qui t'a appris des choses. Oser dire non à un projet qui respecte pas ton rythme ou tes valeurs, même si c'est une belle opportunité. Chaque fois que tu fais ça, tu t'alignes un petit peu plus, t'arrêtes de t'ajuster à l'image que les autres ont de toi, puis t'invites les autres à se reconnaître dans ce que tu vis vraiment. À la fin de ma conférence, le 6 novembre, j'ai invité les femmes à faire un geste tout simple. Je vais t'inviter à le faire toi aussi, maintenant, où que tu sois, si ça te tente, t'es pas obligée. Si tu veux, et si tu peux, touche une mèche de tes cheveux. Sinon, tu peux aussi poser ta main sur ton coeur, où tu veux, sur ton visage, ton bras, mais dis-toi doucement à l'intérieur de toi, je choisis d'arrêter de me cacher. Peut-être pas tout de suite. Mais un peu plus chaque jour. Là, c'est pas une promesse ou un serment officiel. C'est juste une petite permission que tu donnes à toi-même. Et si le prochain pas, c'était simplement de te laisser voir un tout petit peu plus, comme t'es déjà. Si t'as envie de me partager ce que cet épisode-là a réveillé chez toi, tu peux venir me jaser sur Instagram, la voisine pro, sur Facebook ou sur LinkedIn, Marie-Pierre Lemaire. Je t'invite aussi à partager l'épisode avec une femme. ou un homme de ton entourage à qui tu sens que ça pourrait faire du bien à entendre. Je te dis à la semaine prochaine avec un épisode avec Paul Calderon qui a commencé son parcours entrepreneurial en lançant un blog très personnel sur le haut potentiel intellectuel et l'hypersensibilité, un espace où il a lui-même appris à se comprendre et à se raconter, et aussi à créer une communauté engagée autour de ces thématiques-là. Dans cet épisode-là, on va parler de son premier blog. Puis de son deuxième aussi, puis de ce qui s'est passé entre deux, puis comment toi aussi, tu peux transformer ta propre histoire en base solide pour ton contenu. Salut là Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez, pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. C'est le quart en dit. Abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story, puis tagge-moi, la voisine pro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur