Speaker #0Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi, c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune, au cœur d'un petit village rural, où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent au monde. autour de quelque chose de plus grand que soi et qui nous donne la permission d'être pleinement humain. Ce n'est pas un hasard si j'ai étudié l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se réunir, révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif. Un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi Bienvenue au podcast Attaque Willer Et surtout, bienvenue dans la saison 5 Cinq saisons Honnêtement, je sais pas si je réalise complètement ce que ça veut dire encore, mais je suis rendue là. On est rendu là. Si tu tombes pour la première fois sur mon podcast, bienvenue officiellement Moi, c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Pis ben, je fais du storytelling, mon expertise. J'aide les entrepreneurs à... identifier dans leur vécu ce qui mérite d'être raconté, parce que je crois que ce qui crée le plus de connexion, c'est pas juste l'expertise, c'est l'humain derrière. Mon approche tend davantage vers le développement personnel, la connaissance de soi, avec bien sûr un beau mélange avec le marketing. Puis je trouve ça particulièrement intéressant de commencer cette nouvelle saison-ci avec un épisode qui parle de vision, de réalignement. Puis de la façon dont on veut réellement bâtir nos entreprises. Parce que là, on est en septembre, ça a toujours été un moment pour moi très particulier, septembre. Je te dirais que je le ressens un peu comme le deuxième nouvel an. Je vais y revenir à ça. Avant d'aller plus loin, j'ai envie de te donner un petit aperçu de ce qui s'en vient cet automne, puis cet hiver aussi sur le podcast, parce que j'ai réussi à réunir une méga belle brochette. d'invité. Je suis vraiment excitée, vraiment, par cette brochette d'invité-là face à ces discussions-là que je vais prendre le temps d'avoir avec chacune d'entre elles. Je commence ça tout de suite. Je peux pas attendre plus longtemps. Je suis trop excitée. Cette saison, je vais entre autres recevoir Geneviève Gauvin. C'est Geneviève Gauvin. Avec Jeanne, on va parler de marque personnelle, mais surtout de ce qui se passe en dessous. De cette idée-là que le personnel branding C'est peut-être aussi une forme de développement personnel pour apprendre à mieux se connaître, comprendre ce qu'on pense vraiment, assumer son point de vue, puis accepter aussi que notre identité bouge, évolue. Puis même qu'elle nous oblige parfois à redéfinir la façon dont on se présente au monde, on va parler de l'écriture comme miroir, de ce que ça révèle sur nous-mêmes l'écriture, de la façon dont on peut s'en servir pour aider à clarifier notre pensée. on va aussi jaser de ce qui arrive quand la personne derrière la marque change plus vite que la marque elle-même. Du besoin d'être aimée, de la peur d'être mal comprise, de ce qu'on s'autorise enfin à dire ou à montrer. Et évidemment, on va parler de s'obstacter, parce que c'est devenu pour Jen un espace vraiment intéressant pour vivre tout ça, écrire plus longuement sa pensée, justement penser plus librement, laisser sa voix se déployer autrement. J'ai tellement hâte de parler avec Merci. Jen Gauvin et ça va sortir en début de saison en plus, cet épisode-là. Je cherche encore le titre parfait pour l'épisode. D'ailleurs, je sais pas comment je vais finalement appeler ça. À suivre Autre invité cette saison-ci, je vais recevoir Pascal Hubert pour une conversation qui risque de s'intituler « Est-ce qu'on fait vraiment le même métier ? » Pis là, je t'avoue que cette discussion-là... Elle va venir avec un petit niveau d'inconfort supplémentaire. Puis pour vrai, c'est ça que je trouve intéressant dans tout ça. Parce que Pascale, c'est une experte en storytelling, elle aussi. Comme moi, on s'adresse toutes les deux, d'ailleurs, à des entrepreneurs. On vend toutes les deux notre expertise. Tu sais, si on regarde ça avec nos bonnes vieilles lunettes de business, Pascale entre techniquement dans la catégorie de mes concurrentes. OK ? Puis normalement, une concurrente, on est supposé faire quoi avec ça ? Est-ce qu'on l'espionne ? Est-ce qu'on essaie de se différencier le plus possible ? Est-ce qu'on essaie d'éviter d'y montrer un petit peu trop de nos cartes ? Bien moi, visiblement, j'ai décidé de l'inviter sur mon podcast. Puis j'aime beaucoup l'idée que ça vienne me challenger, parce que oui, il y a une petite vulnérabilité à donner quand même, volontairement, de la visibilité à quelqu'un qui pourrait théoriquement vendre quelque chose de semblable à ce que je vends. Mais j'ai surtout envie qu'on aille voir ensemble si cette concurrence-là, elle est... autant réelle qu'on le pense, autant réelle qu'elle a l'air. Donc, mon intention avec cet épisode-là, c'est qu'on mette nos deux visions sur la table, regarder où est-ce que nos visions se ressemblent, où est-ce qu'elles divergent, pour voir si finalement, avoir le même métier, ça veut vraiment dire qu'on fait la même chose. J'ai aussi accepté de recevoir Janie Ligrenier, comptable. Avec elle, on va jouer dans le terrain où la comptabilité rencontre quelque chose de beaucoup plus personnel. les histoires qu'on se raconte sur l'argent. Parce que là, ça me tentait pas d'avoir, tu sais, un épisode où on parle de revenus de dépense, de taxes, de ce qui nous reste dans nos poches, bref, tout ce qui a rapport avec la comptabilité, qui d'ailleurs est ma bête noire à moi. J'avais envie plutôt qu'on parle de ces histoires-là qu'on se raconte sur l'argent. Donc, par exemple, à quoi on pense quand quelqu'un augmente ses prix ? À ce que ça veut dire, par exemple, réussir. financièrement. Qu'est-ce que ça veut dire quelqu'un qui en veut plus d'argent ? Bref, on va parler de chiffres, oui, mais surtout de ce que ça vient réveiller en nous, ce que ça risque de venir brasser. Je pense que ça va venir brasser des affaires en dedans quand même. Toute cette perception-là qui entoure l'argent. Je vais aussi recevoir Julie Weber. Julie, elle est stratège en communication RH, puis elle a récemment repris les reines de TEDxQuébec. Puis avec elle, j'ai envie de voir... c'est quoi qui se passe quand on accepte de prendre la relève de quelque chose qui a déjà une histoire, qui porte déjà une identité forte, une réputation qui est faite, puis surtout quand beaucoup de gens sont attachés à ce projet-là. C'est pas d'hier que TEDx existe. TEDx Québec aussi. C'est sûr qu'il y a de la fierté de reprendre les rênes, j'imagine, d'une organisation comme ça, mais il doit bien avoir la peur, peut-être aussi, de décevoir le poids de ce qui a déjà été bâti. J'imagine que Julie, elle a envie de respecter l'héritage, mais sans nécessairement se cacher ou disparaître derrière cet héritage-là. Fait que bref, on va parler de ce moment-là où il faut trouver le courage de se dire « Hey, je vais honorer ce qui existe déjà, mais je vais aussi oser y mettre de moi, y mettre de ma couleur, de ma vision. » Je trouve qu'il y a de quoi de beau là-dedans, parce que parfois, prendre sa place, pour moi, c'est pas repartir de zéro. C'est d'accepter de recevoir quelque chose de précieux. puis de devenir à notre tour la personne qui va l'amener un petit peu plus loin. Autre invitée cette saison-ci, Laure Daudier de Maslow Boîte. Gros coup de cœur sur Laure lors d'un événement web à laquelle je l'ai entendue partager sa vision et j'ai tellement eu un coup de cœur sur elle, sur sa vision justement, que je l'ai invitée, elle, personnellement. Je lui ai demandé de venir sur le podcast, donc... Avec elle, on va venir challenger une croyance qu'on entend, je trouve, moi en tout cas personnellement, partout en entrepreneuriat, que pour grandir, pour évoluer, pour accomplir quelque chose de grand, il faut absolument sortir de sa zone de confort. Tu l'as sûrement déjà entendu toi aussi, sors de ta zone de confort En tout cas, moi je l'entends souvent, mais là on va plutôt parler de la zone de confort comme un espace de création, de singularité, puis même d'ambition. Là, je répète le mot, là. D'ambition. Donc, rester dans sa zone de confort, ça peut aussi être synonyme d'ambition, OK ? Puis juste ça, je trouve que ça fait du bien parce qu'on entend tellement souvent qu'il faut se dépasser, se pousser, aller dans l'inconfort, que j'ai vraiment hâte d'explorer avec l'art cette autre possibilité-là. Et si rester dans sa zone de confort pouvait être une façon de construire quelque chose de grand ? Hyper hâte Hyper hâte de te présenter ça. Finalement, finalement, je vais recevoir aussi Christine Gamache pour parler de pub, publicité à échelle humaine. Parce que oui, on peut utiliser Meta pour faire rayonner son entreprise, rejoindre plus de bonnes personnes, amplifier ce qui connecte déjà. Sans se transformer en panneau publicitaire ambulant, ni vendre son âme aux dieux de l'algorithme. Donc, on va jaser d'une autre façon de faire de la pub, plus humaine, plus naturelle, puis surtout, beaucoup plus à sa couleur. Donc, tu vois un petit peu le fil conducteur de la saison. J'ai envie, bien sûr, dans cette saison-ci, qu'on continue, évidemment, à parler de storytelling, mais surtout de tout ce qu'il y a en dessous du storytelling. Là, je pense entre autres à l'identité. Les croyances, la vision, la relation qu'on entretient avec notre entreprise, la façon dont on définit la réussite, ça, ça va revenir dans les entrevues. Parce qu'avant de raconter une entreprise aux autres, il faut quand même savoir quelle entreprise on est en train de bâtir. Puis ça, bien, ça m'amène directement au sujet d'aujourd'hui. Il y a quelques semaines, j'ai accepté de participer à un sommet web qui a lieu en septembre, puis qui s'appelle « Oser voir grand » . Je suis pas toute seule à participer à ça, on est une vingtaine d'experts de l'entrepreneuriat web. Puis quand j'ai commencé à parler de cette participation-là à ma communauté, j'ai fait quelque chose que j'aurais peut-être pas osé faire quand même, il y a quelques années. J'ai dit que le nom de l'événement me créait un certain malaise. Ça a touché mes abonnés à mon infolettre, ça a touché aussi les gens qui me suivent sur LinkedIn, parce que ce post-là sur LinkedIn et ce sujet-là d'infolettre... a généré plus de réponses, de discussions et d'engagements que pas mal toutes que ce que j'ai publié, je te dirais, depuis un bon bout. Puis je pense que je le sais pourquoi. Je pense que je suis loin d'être la seule à être un petit peu tannée du discours entrepreneurial qui nous dit constamment qu'on devrait faire plus. Atteins ton prochain niveau, défonce ton plafond de verre, multiplie ton impact, vise plus haut, vois plus grand, fais plus, deviens plus, sois plus. Je t'ai soufflé juste à le dire. Mais là, je veux être claire ici. Je ne pense pas qu'il y a quelque chose de mal à vouloir croître. Je ne pense pas qu'il y a quelque chose de mal à vouloir gagner plus d'argent, à avoir plus de clients, à bâtir une équipe, à avoir un grand impact, à faire des conférences devant des milliers de personnes, créer peut-être même des entreprises qui vaut des millions. Si toi, c'est ça qui t'allume, pour vrai, let's go, vraiment, je t'encourage. Mais le problème pour moi... Le vrai problème, ça commence quand on transforme une définition possible de la réussite en définition universelle de la réussite. C'est là, moi, que ça me dérange, quand « voir grand » devient automatiquement synonyme d' « avoir plus » . Parce que, clairement, je ne suis pas la seule. Je ne suis pas la seule à qui ça ne parle pas tant. Puis je l'ai remarqué, là. Je te dis ça en connaissance de cause, je l'ai remarqué parce que j'ai reçu des réponses. d'abonnés à mon infolettre et de gens qui me suivent sur LinkedIn qui étaient d'accord et qui l'affirmaient eux aussi. Ça m'a pris un certain temps à être capable de le dire sans me demander si je manquais pas d'ambition. Tu te rappelles, je parlais tantôt de l'ambition qu'on va jaser avec l'art, d'audier, parce que ça aussi, c'est insidieux. Tu sais, si tu veux pas bâtir une grosse équipe, est-ce que c'est parce que t'as peur ? Si tu veux pas faire 7 chiffres, est-ce que c'est parce que tu te limites ? Si tu veux pas devenir LA référence incontournable de ton industrie, est-ce que c'est parce que tu joues trop petit ? Ben peut-être pas. Peut-être que tu sais juste c'est quoi que tu veux. Pis surtout, peut-être que tu commences à comprendre ce que tu veux plus aussi. Pis honnêtement, en y repensant, parce que je te dirais que j'ai retourné cette question-là plusieurs fois dans ma tête, avant de faire cet épisode-ci, pis je pense que ça prend quand même énormément d'ambition pour bâtir une entreprise. qui nous ressemble dans un environnement qui essaie constamment de nous convaincre de vouloir autre chose. Moi, je trouve que ça prend de l'ambition pour dire « oui, je pourrais faire ça, mais j'ai pas envie » . Ça prend de l'ambition pour choisir la profondeur plutôt que le volume, que la quantité. Ça prend de l'ambition pour bâtir une business autour de sa vraie vie au lieu de bâtir sa vie autour des besoins de sa business. Ça prend de l'ambition pour décider que notre définition de la réussite... elle rentrera peut-être pas parfaitement dans une capture d'écran de Stripe. Ouais, celle-là, je l'aime bien. Puis pour moi, c'est là que ça commence à devenir intéressant. Puis là, évidemment, ça soulève une question. Tu dois te dire, bien, Marpierre, si tout ça te dérange, pourquoi t'as accepté de participer à un événement qui s'appelle Oser voir grand ? Puis je te le dis, là, moi aussi, je me l'ai supposé. Je te dirais, là, j'ai pas accepté automatiquement en recevant cette invitation-là. J'ai reviré ça plusieurs fois dans ma tête. J'ai pris quelques jours pour y réfléchir. Pis t'sais, j'aurais pu, là, j'aurais pu décider que cet événement-là, je trouvais que ça me ressemblait pas assez. J'aurais pu... Regarder la façon dont l'événement était présenté, puis de me dire « bon, encore les mêmes discussions, encore les mêmes discours, j'aurais pu chialer de mon bord » Mais à un moment donné, je me suis dit quelque chose d'assez simple. C'est pas en chialant de l'extérieur que je vais contribuer à changer ce qui se passe à l'intérieur. Puis là, je précise, ok ? Je suis pas en train de parler spécifiquement des organisateurs de cet événement-là. Je parle pas d'une personne en particulier, je parle d'un mouvement qui est beaucoup plus large dans l'entrepreneuriat web. On peut passer des années à dire que tout le monde dit la même affaire, que les mêmes modèles sont toujours mis de l'avant, que l'entrepreneuriat en ligne manque parfois d'humanité, que les discours sont trop agressifs, que tout tourne autour de la fameuse performance. Mais si toutes les personnes qui portent une vision différente, peut-être comme moi, décident de ne pas participer aux endroits où les conversations ont lieu, qu'est-ce qui va se passer ? Bien, ça va continuer à avoir juste une seule vision représentée. Ça me fait un petit peu penser, là, bon, toute proportion gardée, aux gens qui disent « les politiciens sont tous pareils, ils comprennent rien, ils font jamais ce qu'ils disent, on sait bien la politique » . T'en as sûrement entendu dans ton entourage, ou peut-être que toi-même, tu t'es déjà dit ça. J'ose espérer, par contre, que si tu dis ça, tu vas voter, que tu t'impliques moindrement, que tu participes, ok ? Parce que moi, il n'y a rien de pire qui m'énerve quand des gens chialent à propos, exemple, de la politique, mais qui votent pas, qui s'impliquent pas, qui participent à rien. Pis ils passent leur temps à critiquer les gens qui, eux, sont là, qui donnent de leur temps, on s'entend ? Encore une fois, je dis pas que tout le monde devrait se lancer en politique demain matin, là. Pis d'ailleurs, merci de pas m'écrire pour m'inciter à poser ma candidature aux prochaines élections. Non, merci. Ce que je veux dire, c'est que parfois, notre pouvoir se trouve justement dans le fait d'entrer dans la pièce avec notre différence. Pas pour arriver en disant « vous avez tout tort pis moi j'ai raison » . C'est pas ça mon point. J'ai surtout pas cette prétention-là de dire que j'ai raison. Mais juste pour ajouter une chaise. Tu sais que moi, j'aime ça ajouter des chaises, surtout sur ma galerie. Mais ajouter une chaise, ajouter une autre perspective, une autre possibilité. Puis je me suis dit, si je veux qu'un ou qu'une entrepreneur qui ressemble aux personnes de ma communauté participe à ce sommet web-là, oser voir grand, puis entendre quelqu'un dire, « Hey, peut-être que voir grand pour toi, là, c'est pas devenir énorme. » Bien, il faut qu'il y ait quelqu'un qui soit là pour le dire. Évidemment Puis je me suis dit, et si cette fois-ci, c'est quelqu'un-là, bien, ça pouvait peut-être être moi. Puis là, je te l'avoue, on dirait que plus le discours ambiant donne l'impression d'aller dans une seule direction, puis surtout qui est différente de celle que moi, j'ai envie d'emprunter et que j'emprunte, plus je réalise que mon apport pourrait être pertinent. Parce que moi, je veux pas juste, là, créer une petite chambre d'écho autour de moi, là. Rempli de gens qui pensent juste comme moi, je veux être capable de porter mes convictions dans des endroits où on peut apporter des nuances. Ça pour moi c'est vraiment vraiment plus intéressant. Puis c'est aussi ça, être polarisant. Être polarisant là, pour moi, ça veut juste dire d'avoir suffisamment réfléchi à ce qu'on croit pour être capable de le dire clairement. Puis d'accepter que tout le monde va pas adhérer à tes idées, à ta vision. Parce que... Je veux pas dire des affaires à contre-courant juste parce que ça fait des bons hooks sur LinkedIn. Ça, c'est... Moi, je trouve ça pas très difficile. Tu sais, tu trouves une opinion qui est populaire, t'affirmes le contraire en majuscule, t'ajoutes « Personne ne veut vous dire ça » , pis normalement, l'algorithme va faire le reste. C'est pas ça qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, c'est d'être capable d'expliquer pourquoi je pense ce que je pense, pis d'assumer les nuances. FAC. Si voir grand, ça veut pas nécessairement dire « avoir plus » . Qu'est-ce que ça veut dire pour moi ? Hum, très bonne question. Je pense que ma définition de voir grand a beaucoup changé depuis que je suis entrepreneur. Je rappelle, moi, je me suis lancée en plein cœur de la pandémie en 2020, puis il s'est passé quand même six belles années. Aujourd'hui, voir grand, pour moi, c'est surtout voir plus loin que les indicateurs qu'on peut facilement mesurer. C'est me demander quelle entreprise j'ai envie d'habiter tous les jours. Pas juste quelle entreprise je veux montrer aux autres, là. Quelle entreprise j'ai envie de vivre ? Avec qui ? À quel rythme ? Avec quel genre de conversation ? Avec quelle proximité ? Avec quelle valeur ? Parce qu'on peut bâtir quelque chose de super impressionnant de l'extérieur, mais être solidement très mal à l'intérieur. Puis à l'inverse, on peut aussi bâtir quelque chose qui ne gagnera jamais de prix, de croissance entrepreneuriale, mais qui crée exactement la vie qu'on souhaite avoir. Puis ça, moi, je trouve ça pas mal plus grand. Je vais te donner un exemple très concret. Récemment, je me suis retrouvée impliquée dans une big collabos qui s'en vient cet automne. Je ne peux pas te dévoiler cette collabos pour l'instant, ça s'en vient, mais c'est une collabos avec plein d'entrepreneurs, plein d'experts. plein de monde aussi que je ne connaissais pas nécessairement encore. Puis moi, assez spontanément, j'ai commencé à aller voir les comptes Instagram de certaines des personnes avec qui j'allais collaborer. Je me suis abonnée à leurs comptes, j'ai même envoyé quelques petits messages, pas dans l'objectif de, tu sais, la voisine, c'est pas son genre d'aller réseauter stratégiquement pour espérer vendre de quoi un peu plus tard. C'était pas du tout mon intention. C'était juste, hey, on va collaborer ensemble, j'ai envie de savoir qui t'es, j'ai envie de créer. un début de lien potentiel avec toi. Puis pour certaines personnes que j'ai contactées, j'ai senti absolument rien. Pas de retour. Ou des retours... Des retours décevants, je te dirais. Des retours décevants. Il y a une personne qui m'a envoyé un vocal pour me souhaiter la bienvenue sur son compte. Wow, je trouvais ça vraiment cool. Au premier abord, ça me semblait être un début de possible connexion. Et termine son vocal en me disant, je suis curieux de savoir comment tu as découvert mon compte. Et moi, de lui répondre avec un vocal tout aussi enthousiasme que dans le fond, c'est qu'on faisait une collaboration ensemble. Puis que moi, j'aime ça aller découvrir les personnes avec qui je vais collaborer, que je trouve ça important pour la connexion et tout, Et de me faire répondre par un pouce, un emoji de pouce en l'air. J'étais tellement déçue. Je m'attendais, tu sais, honnêtement. Quand j'ai vu le pouce, je me suis dit... C'est une personne qui a juste pas le temps de me répondre présentement, puis la suite va arriver plus tard. Mais non, ce n'est pas arrivé. Et pour une autre personne que j'ai contactée aussi, de cette façon-là, même question, même affaire, je suis curieuse de savoir comment tu m'as découvert. Alors là, je lui explique qu'on fait partie de la même collabos, puis qu'au plaisir de connecter, ils suivent un peu ce que cette personne-là fait, puis moi, je m'intéresse aux gens, tu sais. Elle de me répondre « Ah, bien tiens, si tu veux, si tu viens ici sur mon compte pour rejoindre le coaching de ce soir, je te mets le lien. » Puis là, je me suis dit « Bien voyons, c'est pas ça que j'ai dit, c'était pas pour suivre le coaching, c'était vraiment... Ok, bien peut-être que j'aurais pu aller dans le coaching puis apprendre à la découvrir davantage, effectivement, mais en plus, cette personne-là, c'est une Française, donc... » Le coaching de ce soir à 20h, moi il était en plein milieu de la nuit, t'sais, on a comme un petit décalage horaire de 6h quand même à prendre en considération, fait que je l'ai gentiment remercié de son offre, mais que c'était pas possible pour moi étant donné le décalage horaire, et j'ai eu aucun retour. Fait que, c'est ça, on dirait que ce manque d'ouverture-là, le manque de petites étincelles, t'sais, la petite étincelle, là, hey cool, c'est cool, on va faire quelque chose ensemble, je suis super contente que tu m'aies contacté, c'est cool la collabo, t'sais. Je suis peut-être trop enthousiaste, peut-être. Mais ça m'a déçue. Ça m'a déçue plus que je pensais aussi. Puis je me suis demandé, pourquoi t'es si déçue que ça ? Pourquoi ça te touche tant que ça ? J'ai réfléchi à pourquoi. Parce que, tu sais, rationnellement, ces personnes-là ne doivent rien. On ne s'abonne pas à quelqu'un sur Instagram avec un contrat notarié qui oblige la personne à venir prendre un café virtuel avec toi pour connecter, on s'entend. Non, tu sais, j'en suis bien consciente. Puis je ne m'attends pas à ça, tu sais. Mais ça m'a permis de réaliser quelque chose quand même. Parce que... Quand moi je pense à une big collaboration, une grande collaboration, le mot grande, c'est pas relié au nombre de personnes qui participent. C'est relié à la qualité de ce qui peut se créer entre ces personnes-là. Je peux être dans une collaboration d'une centaine de personnes puis trouver que c'est très petit humainement. Comme je peux prendre un café virtuel avec une seule personne, puis repartir de ce café-là, de cette discussion-là, avec l'impression qu'il vient de se passer quelque chose de grand. Une idée, une connexion. Une envie de collaborer, une conversation, tu sais là, tu sais là, une conversation qui nous suit pendant plusieurs jours. Ça t'est sûrement déjà arrivé. Moi, ça m'est déjà arrivé. Puis ça là, ça pour moi, c'est ça ma façon de voir grand. C'est pas juste agrandir mon réseau, je veux approfondir mes relations. J'ai envie que les personnes me connaissent mieux. Je veux pas créer du contenu qui touche cent mille personnes si au bout du compte, personne ne se sent touchée. Je préfère mille fois recevoir un message qui dit « Crème Marie-Pierre » . Je pensais que j'étais toute seule à penser ça. Puis c'est exactement, d'ailleurs, ce qui s'est passé avec mon contenu Oser voir grand. J'ai reçu beaucoup de réponses à mon infolettre, en ce sens, de gens qui me disaient à quel point ça, ce message-là, ça résonnait pour eux, puis que ça leur faisait du bien d'entendre ça. Ça m'a rappelé quelque chose d'important. Parfois, notre contenu le plus puissant, il n'arrive pas quand on essaie de trouver ce qui va fonctionner. Il arrive quand on réussit à mettre des mots précis sur quelque chose qu'on ressent en nous depuis longtemps. pis que, visiblement, d'autres personnes aussi ressentaient, sans peut-être avoir trouvé les mots justes. Pour moi, ça, ça fait partie d'une pépite, des pépites de connexion, que je les appelle dans mon univers. Pis c'est ici qu'on arrive au deuxième gros morceau de cet épisode-ci, réaligner son storytelling avec l'entreprise qu'on veut bâtir. Ça veut dire quoi, ça, concrètement ? Premièrement, notre storytelling, c'est pas juste des belles anecdotes qu'on raconte dans nos publications. Pour moi, c'est l'histoire globale qu'on raconte au sujet de notre entreprise. C'est cette histoire-là qui se cache partout, tu sais, dans les victoires que tu vas décider de célébrer publiquement. C'est dans notre définition du succès, dans les clients qu'on va mettre de l'avant, dans les mots qu'on utilise sur notre site web, dans ce qu'on promet, dans ce qu'on présente comme étant désirable. Dans ce qu'on montre de nos journées, tout ça, ça raconte quelque chose. Puis parfois, l'histoire qu'on raconte publiquement est encore alignée avec une ancienne version de notre entreprise. Ou pire, pire, avec une entreprise qu'on pensait qu'on était supposé vouloir. Le mois de septembre, je te l'ai dit tantôt, je trouve que c'est un moment vraiment intéressant pour aller regarder ça. Je sais pas pour toi, mais mois septembre, ça a toujours eu beaucoup plus d'énergie que le nouvel an. beaucoup plus d'énergie que le 1er janvier. Comme deux périodes dans l'année, je sais pas si toi tu les sens comme ça, mais septembre, la rentrée, le retour des vacances, on dirait qu'on se remet en mouvement, l'élan, la motivation est là. Et le début de l'année aussi, je sais que pour beaucoup de personnes, ça a cet impact-là aussi. Pour moi, c'est vraiment le mois de septembre qui a cette énergie-là. Beaucoup plus que janvier, d'ailleurs. Septembre, là, on dirait que j'ai des crayons neufs dans le cerveau. On dirait qu'on revient de l'été, le rythme change, la rentrée arrive. Puis devant nous, on a aussi quatre mois avant que l'année se termine. Puis moi, je trouve que c'est le moment parfait de se demander, OK, je m'en vais où pour finir l'année ? Où est-ce que je m'en vais pour vrai ? Pas juste, qu'est-ce que je veux vendre cet automne ? Qu'est-ce que je dois lancer ? Combien je veux faire ? Pas juste ça, mais plutôt, quelle entreprise je suis en train de renforcer avec toutes les décisions que je prends ? Parce qu'on peut dire qu'on veut une entreprise humaine puis bâtir une stratégie qui nous éloigne constamment des humains. On peut dire qu'on veut... plus de lenteur, mais créer un modèle d'affaires qui nous oblige à produire toujours plus vite. On peut aussi dire qu'on veut de la profondeur, puis publier chaque jour des affaires qu'on a pensées pendant 30 secondes, parce que ça allait être bon pour l'algorithme. On peut dire que notre marque repose sur la proximité, puis automatiser absolument toutes les occasions d'avoir une vraie conversation. Puis là, je ne te dis pas ça pour culpabiliser. Je ne veux pas te culpabiliser, ce n'est pas ça mon point. Parce que moi aussi, j'utilise de l'automatisation. Moi aussi, je travaille avec des outils numériques. Bien évidemment que je crois à l'efficacité, hein ? Bon. Mais je pense qu'on devrait régulièrement se demander, est-ce que mes façons de faire sont encore au service de l'entreprise que je veux bâtir ? Ou je serais peut-être pas plutôt en train de bâtir une entreprise différente parce que c'est ce que le modèle dominant m'encourage à faire ? Pis notre storytelling peut nous aider énormément à voir ça. Parce que si tu m'écoutes depuis un petit bout, tu m'as entendu dire ça. C'est pas la première fois que je le répète, le storytelling agit comme un miroir. Va lire tes dix dernières publications sur les médias sociaux, va lire ta page de vente, va écouter les derniers épisodes de ton podcast si t'en as un, va regarder ce que tu célèbres dans tes stories. Quelle définition de la réussite revient constamment ? Est-ce que tu racontes toujours une histoire où avancer, réussir, ça signifie grossir ? Une histoire ou une petite liste courriel est nécessairement une liste. à faire grandir. Une histoire où plus d'abonnés est toujours présenté comme mieux. Peut-être que tu racontes une histoire où le but ultime d'un service personnalisé, c'est forcément de devenir un jour une offre scalable qui nécessite plus du tout ta présence. Peut-être que oui, puis c'est correct si c'est ça. Mais peut-être que non aussi. Peut-être que t'aimes ça, toi, travailler directement avec cinq clients. Peut-être que ton objectif, c'est pas d'avoir plus. Peut-être que ton objectif, c'est pas de ne plus avoir à faire ce travail-là. Peut-être que ce travail-là, c'est justement la partie que tu veux protéger. Puis ça, ça change complètement l'histoire. Réaligner son storytelling, c'est pas inventer une nouvelle version sexy de ton entreprise. C'est faire en sorte que les histoires que tu racontes aujourd'hui nourrissent la direction dans laquelle tu veux aller demain. Alors, je vais te proposer un petit exercice. Prends une feuille, ou bien tu peux ouvrir une note dans ton téléphone si ça te tente. Complète cette phrase-ci. Je veux bâtir une entreprise qui... Trois petits points. Puis là, essaie de ne pas répondre avec un chiffre. Essaie de ne pas répondre avec un revenu, un nombre d'abonnés, un nombre d'employés. Décris-moi plutôt ce qu'on ressent dans ton entreprise. Comment tes journées se passent ? Quel genre de relations t'entretiens avec tes clients ? Quel type de travail tu fais ? Quelle place ton entreprise occupe dans ta vie ? Comment les personnes qui entrent en contact avec ton entreprise se sentent ? Qu'est-ce que tu veux avoir davantage ? Mais surtout, qu'est-ce que tu veux avoir moins ? On pourrait poser la question à l'inverse. Qu'est-ce que tu veux avoir moins ? Peut-être moins d'urgence, peut-être moins de clients, mais des relations plus profondes, peut-être moins d'offres, moins de compromis peut-être aussi, moins de contenu, moins d'obligations que tu t'es peut-être toi-même créé parce que quelqu'un sur les internets a dit que c'était comme ça qu'on bâtissait une vraie business. Puis ensuite, pose-toi la deuxième question. Quelle histoire sur la réussite ? est-ce que je continue de raconter juste parce que c'est valorisé autour de moi ? Même si ça ne correspond plus vraiment à ce que je veux. Là, ça peut gratter un petit peu ici. Je sais, là, c'est piquant d'essayer d'aller voir le décalage entre ce qu'on veut et ce qu'on dit. Puis, tu sais, il y a des affaires qu'on finit juste par croire parce qu'on les entend tellement. Par exemple, une entreprise qui réussit grossit chaque année. Pour être crédible, il faut être connu. Si mon offre fonctionne, je dois la scaler. Si je peux travailler davantage, je devrais travailler davantage. Si une opportunité est grosse, je devrais nécessairement dire oui. Mais est-ce que c'est vrai ça pour toi ? C'est là que se fait le réalignement. Puis si tu veux pousser l'exercice juste un petit peu plus loin, écris-toi une phrase boussole pour ton automne. Une phrase que tu pourrais relire avant de dire oui à une opportunité. Avant de créer une nouvelle offre, avant d'écrire ton prochain post, avant de décider ce que tu veux mettre de l'avant, avant d'accepter une invitation à un événement. Puis cette petite phrase-là, ça peut être juste quelque chose comme « cet automne, je veux bâtir une entreprise qui me permet de... » Trois petits points. Puis là, tu complètes la phrase. Parce que voir grand, finalement, ça demande peut-être pas toujours d'ajouter quelque chose. Parfois, ça demande d'enlever, de choisir, de protéger, de renoncer à certaines possibilités, de dire non à quelque chose. Peut-être qu'il paraît impressionnant pour faire de la place à quelque chose qui nous ressemble davantage. Puis je pense qu'il y a quelque chose de profondément puissant là-dedans. Puis si je devais commencer cette saison 5 avec une seule idée, ça serait peut-être celle-là. Celle de ne pas emprunter automatiquement la vision de quelqu'un d'autre sous prétexte qu'elle est plus grande. Prends le temps de définir la tienne, puis ensuite raconte-la. Même si cette définition-là est à contre-courant de ce qu'on entend, même si elle est moins impressionnante peut-être sur papier, même si quelqu'un d'autre te dirait que tu pourrais tellement faire p... plus. Parce que peut-être, justement, que tu veux pas plus. Peut-être que tu veux mieux. Peut-être que tu veux plus humain, plus cohérent. Puis ça aussi, ça peut être une sacrée grande vision. Avant de te laisser, j'aimerais vraiment, j'aimerais ça, que tu me répondes à cette question-là. Quand t'enlèves complètement le mot plus de l'équation, ça veut dire quoi pour toi ? Voir grand. Si t'as le goût de me répondre sur la plateforme d'écoute de podcast, tu peux me répondre directement là, tu peux venir m'écrire sur Instagram, sur LinkedIn, sur Facebook, peu importe, par courriel. Je suis vraiment curieuse de savoir quelle définition de « voir grand » , « oser voir grand » , ça ressort chez toi. Pis si, ben, tout ce que je viens de te raconter, ça t'intrigue par rapport au fameux sommet web « oser voir grand » , je te laisse le lien pour t'inscrire directement dans les notes de l'épisode, pis là, pour être transparente, c'est vraiment pas un lien affilié. OK ? Quoique j'en ai souvent des liens affiliés, ici, ça n'en est pas un. J'ai aucune commission. Quand tu t'inscris, je te le partage juste parce que, bien, j'y participe, parce qu'il va y avoir une vingtaine d'experts qui vont apporter leur propre perspective, puis parce que, justement, j'ai choisi d'y apporter la mienne. Donc, va voir si ça te parle, puis si ça te parle pas, bien, c'est bien correct aussi. Zéro pression pour toi de t'inscrire à cet événement-là. Mais je vais être là, moi, pour parler de business humain, de connexion. De la façon dont notre storytelling peut nous aider à bâtir une entreprise qui connecte profondément à notre couleur. Merci d'avoir été là pour ce premier épisode de la saison 5. Je suis vraiment contente de recommencer à jaser avec toi. On se retrouve très bientôt dans un prochain épisode avec invité avec nous l'autre que Jen Gauvin. Salut là Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant. Juste assez pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story, puis tagge-moi, la voisine pro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur