- Speaker #0
Il y a des histoires qu'on écrit pour mettre un peu d'ordre dans sa tête, puis d'autres qui, sans qu'on s'en rende compte, deviennent le point de départ d'un vrai tournant entrepreneurial. Paul Calderone, lui, il n'avait pas prévu rien de tout ça. HPI, hypersensible, il écrivait en secret un blog juste pour mieux se comprendre pendant une période où tout était en pause, la pandémie. Ce qu'il ne savait pas encore à l'époque, c'est que ce blog-là deviendrait le socle de son entreprise et la porte d'entrée vers une communauté entière qui se reconnaîtrait en lui. Aujourd'hui, Paul nous montre comment, grâce à l'introspection et à une profondeur assumée dans du contenu long, tu peux attirer des clients qui se reconnaissent en toi et faire de ton storytelling un véritable levier de croissance pour ton entreprise. C'est parti ! Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi, c'est Marie-Pier, mais tout le monde m'appelle La Voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune, au cœur d'un petit village rural, où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent. qui nous rassemble autour de quelque chose de plus grand que soi et qui nous donne la permission d'être plein d'un humain. Ce n'est pas un hasard si j'ai étudié l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent des gens en eux. C'est ça le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors, installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi ! Bienvenue sur le podcast À ta couleur. Aujourd'hui, je reçois quelqu'un qui a transformé ses différences en véritable force. Mon invité, c'est Paul Calderone. Paul a commencé son parcours avec un premier blog très personnel sur le haut potentiel intellectuel, HPI, on dit souvent ça pour nommer ça, puis aussi l'hypersensibilité, un espace où il a appris à se comprendre, à se raconter et à créer une communauté engagée. Puis, comme dans toute bonne histoire, il y a un pivot. Ce premier blog-là, il a ouvert la porte. à un deuxième blog. Là, je le prononce peut-être pas correctement. Business Bacon. Je vais dire ça comme ça, avec mon accent québécois. Un blog, c'est un blog, un écosystème aussi, où tu enseignes comment vivre de son contenu en ligne, même quand on ne se reconnaît pas dans les chemins classiques du succès. Donc, dans cet épisode, on va parler de son premier blog et de son deuxième, de ce qui s'est passé entre les deux, puis de comment, toi aussi, tu peux transformer ton propre parcours en base solide pour ton contenu et ton entreprise. Salut Paul !
- Speaker #1
Salut Marie-Pier !
- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast À ta couleur !
- Speaker #1
Merci beaucoup, je suis ravi d'être là !
- Speaker #0
Moi aussi, je suis vraiment contente que tu sois là, d'autant plus que, petite précision pour celles et ceux qui nous écoutent, on se connaît pas du tout dans la vraie vie, toi pis moi. C'est la première fois qu'on se parle pour vrai. Ça c'est quand même une première, je pense sûr, presque une première. sur mon podcast, tu m'as écrit un courriel en me disant, en gros, je pense que j'ai un bon sujet pour ton podcast. Comment j'ai utilisé mon histoire personnelle pour créer mon blog, et comment ça m'a aidée à lancer aussi le deuxième blog. Puis moi, bien évidemment, dès que quelqu'un me parle d'histoire personnelle puis de business en même temps, ma curiosité s'active. Donc, j'ai accepté, je suis vraiment heureuse qu'on prenne ce moment-là ensemble, pour jaser de tout ça. Toi qui es à Istanbul, c'est ça que tu me disais, on mélange les fuseaux aujourd'hui.
- Speaker #1
On est à l'autre bout du monde presque.
- Speaker #0
À l'autre bout du monde, mais ce n'est pas ton lieu de vie habituel, tu es comme en escapade, c'est ça ?
- Speaker #1
Je suis nomade depuis un an, donc j'ai pas mal voyagé là depuis un an. On a fait du coup deux mois à Montréal et on est arrivé, on a fait quoi ? L'automne à Montréal, là on est à Istanbul pour un mois. Et ensuite, on va retourner en France pour faire les fêtes chez mes parents. Et après, on repart. Enfin, on n'a plus d'appart. Donc, pour le moment, je suis vraiment à Istanbul. C'est vraiment mon lieu de vie.
- Speaker #0
Wow ! Wow, le beau projet ! OK, génial ! OK. Donc là, bien écoute, pour commencer, Paul, moi, j'ai envie qu'on remonte au tout début, au moment où l'idée de parler de haut potentiel intellectuel, puis aussi d'hypersensibilité... En ligne ? En ligne et pas en ligne, parce que bon, tu pourras nous préciser tout ça. J'ai envie qu'on remonte au moment où ça germait dans ta tête. Si on prend une grande ligne du temps de ta vie, par exemple, à quel moment précis tu t'es dit... Ok, moi je vais créer un blog sur ces sujets-là, qui est le haut potentiel intellectuel, hypersensible. Qu'est-ce qui venait de se passer dans ta vie à ce moment-là pour que cette idée-là germe ?
- Speaker #1
Eh bien, alors il faut remonter au COVID. Avant le COVID, donc j'habitais à Paris et j'organisais des soirées pour les entreprises à Paris. Et puis le COVID nous a mis complètement à l'arrêt et je fais partie de ceux qui ne tiennent pas trop en place. Et je me suis dit... je ne peux pas rien faire, rester enfermé chez moi. Il faut que je fasse quelque chose. Et je savais que j'aimais bien créer des sites Internet, mais je ne savais pas du tout de quoi parler. Et quelques années avant, quand j'étais au lycée, on m'avait détecté HPI, moi avec ma psychologue. Mais sur le moment, en fait, je m'en fichais complètement. On s'en fout, ce n'est pas grave. Et là, je me suis dit, c'est l'occasion de creuser le sujet, d'apprendre plein de choses dessus et de digérer l'info et la recracher sur le blog, dire ce que j'ai compris. Et ça a commencé comme ça. Vraiment, j'assimile, je lis plein de bouquins dessus, des études scientifiques, tout ça, sur tout ce que je trouvais, tout ce que je pouvais avoir sous la main. Et j'apprends sur moi et voilà, je le partage. Donc, ça a commencé comme ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu cherchais avant tout en créant, là, ça s'appelle le blog en question, le premier blog de l'article Connect the Dots, c'est bien ça ?
- Speaker #1
Exactement, oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu cherchais exactement d'abord en créant ce blog-là ? Est-ce que c'était, par exemple, mieux te comprendre toi-même, aider les autres ? Est-ce que tu étais dans un modèle de test, de modèle d'affaires, un mélange des trois ? Bref, quand ça a démarré, c'était quoi l'intention vraiment derrière ?
- Speaker #1
Il y a eu une première intention qui était quand même très égoïste. C'était, je ne veux pas m'ennuyer parce que je suis enfermé dans un appart. Et je veux me comprendre. Je veux... Je comprends. J'aime bien partager, mais je pense que le partage, il était encore une fois d'un but plus égoïste, c'est que quand je dois expliquer quelque chose à quelqu'un, je le comprends mieux moi-même. Et je me suis dit qu'en l'expliquant, au début j'écrivais, il n'y avait personne qui lisait, mais en expliquant au monde, je comprenais mieux moi, ça m'aidait à mettre en forme mes idées et à vraiment comprendre de quoi j'allais parler, de quoi je parlais et ce que je venais d'apprendre. Donc, c'était très égoïste. Après, très rapidement, je me suis dit, il commence à y avoir des lecteurs. Peut-être qu'il y a un moyen d'en faire quelque chose de cette histoire, de gagner un peu d'argent avec ça et pourquoi pas d'envie, même si à l'époque, c'était très, très flou pour moi, tout ce business model. Mais le premier but était vraiment égoïste.
- Speaker #0
Oui, mieux te comprendre toi-même. Puis j'imagine que ça a demandé un beau travail d'introspection aussi à faire. Complètement. Toi-même. Oui, comme un peu, je ne sais pas, j'ai la vision comme de... Une espèce de journal intime, public, à la limite.
- Speaker #1
En un sens, c'était ça. Il y a plein d'articles que j'ai aujourd'hui supprimés parce que j'ai trop honte. Mais au début, je parlais de plein de sujets dont on ne peut pas parler là, sinon ton enregistrement va être boycotté de tous les réseaux. Mais j'allais vraiment dans des sujets hyper personnels. Et c'était aussi le côté où c'était un projet totalement secret. Personne de mon entourage n'était au courant que je faisais ça. Et c'était moi, mon jardin intime. public, donc c'était un peu bizarre, ça c'est contradictoire, c'est-à-dire que c'est un truc intime, mais en même temps c'est public sur Internet. Mais moi, ça me faisait énormément de bien, et je pense que ça m'a permis aussi de me mettre un peu des œillères de la période Covid qui était un peu oppressante. J'étais là, dans mon truc, je lisais des articles sur le HPI, je faisais de l'introspection, et ça m'a fait beaucoup de bien dans cette période.
- Speaker #0
Pour les personnes qui nous écoutent, puis qui n'ont aucune espèce d'idée, Qu'est-ce que ça veut dire, HPI ? Est-ce que tu pourrais nous vulgariser ça, juste pour la compréhension de tous avant d'aller plus loin ? Qu'est-ce que c'est exactement au potentiel intellectuel ?
- Speaker #1
Tu fais très bien de me demander. Moi, c'est vrai que c'est du jargon, mais tu peux bien me demander. En gros, d'un point de vue, on va dire technique, c'est avoir les cautions intellectuelles. Du coup, il y a la moyenne à 100 et c'est représenté comme une courbe de Gauss, c'est-à-dire qu'il y a la plupart des gens qui sont à 100. Il y en a qui sont un peu en dessous, d'autres un peu au-dessus. La partie HPI, c'est ceux qui sont au-dessus à partir de 130. Donc 130 et plus, ça représente en gros 2,5% de la population. Et d'un point de vue technique, c'est juste vraiment ce gros QI. Après, ça veut dire qu'il y a des connexions nerveuses qui sont faites différemment dans le cerveau. Il y a un mode de pensée qui est différent. Et chez quelques gens, pas chez tous, ça induit des spécificités dans les modes d'apprentissage, dans certaines gestions des relations sociales et dans des manières d'appréhender le monde. Donc c'est plus des questions là-dessus. Et ça peut poser des problématiques à l'école, surtout qu'en fait, les périodes où on doit apprendre des choses et où on est vraiment en décalage. Un enfant de 3 ans qui a l'âge intellectuel d'un enfant de 6 ans... On va voir une grosse différence quand on a 50 ans et qu'on a l'âge intellectuel de 53 ans. La différence se gomme. Du coup, c'est vraiment quand on est jeune que ça se remarque et que c'est plus intéressant de le savoir.
- Speaker #0
Merci, merci pour ça. Merci de l'explication. Puis le côté hypersensible, parce que c'est un sujet aussi que tu as traité sur ton premier blog. Et c'est, j'imagine, parce que tu es une personne considérée comme hypersensible aussi ? OK. Est-ce que l'hypersensibilité est souvent collée aux personnes avec un HPI ou pas nécessairement ?
- Speaker #1
Il y a un gros débat parmi la recherche scientifique. Il y en a qui disent que tous les HPI sont hypersensibles. Il y en a qui disent seulement une partie. Il y en a qui disent pas plus que tout le monde. Tu peux être HPI et hypersensible ou pas hypersensible. Donc franchement, je ne sais pas. Moi, je sais que je suis les deux. Ma psychologue m'a dit « Paul, t'es les deux, t'as eu le bingo. » Jackpot ! Voilà, jackpot ! Débrouille-toi dans la vie maintenant !
- Speaker #0
Fait que là, tu lances un blog sur, en fait, sur qui tu es, sur une partie de ton identité. À quel moment tu te rends compte, Paul, que ça vient plus grand que toi, ce projet-là ?
- Speaker #1
Oui. Et bien, au bout de, je dirais, à peu près six mois que je m'étais lancé, il y a eu en France la série qui s'appelle HPI, qui est sortie aussi, et qui, en France, ça a été une des plus grosses séries de tous les temps. Je crois que c'est la troisième ou quatrième série française de tous les temps au niveau record d'audience. Et ça m'a donné, en gros, tout le monde s'est demandé s'il était HPI. Ça a popularisé vraiment le mot à ce moment-là, l'expression. Tout le monde s'est demandé s'il était HPI, et moi, je crée du contenu depuis déjà six mois dessus. J'avais déjà quelques vidéos, un peu de blog et tout ça. Et d'un coup, il y a eu une vague énorme de gens qui se questionnent sur le sujet. Et c'est là que je me suis rendu compte que ça prenait des proportions. Ça a été vraiment du jour au lendemain presque où je me suis dit, OK, il se passe un truc. Je n'ai pas du tout le contrôle de ce qui se passe. Et là, ça me dépasse complètement. Et surtout, là, je me suis rendu compte, je m'étais dit à moi-même, si un jour tu viens à gagner de l'argent de ce projet, Tu en parleras à ton entourage. Mais jusqu'à ce moment-là, non. Et là, du coup, très vite, il y a eu plein de gens qui se sont fait des recherches sur le sujet, plein de connaissances à moi qui m'ont dit « Paul, je t'ai vu sur YouTube, c'est quoi cette histoire ? » Et je me suis mis à gagner assez rapidement de l'argent avec la publicité de YouTube. Et d'un coup, j'ai dû faire mon genre de coming-out blogueur. Et tout s'est enchaîné très, très vite à partir de ce moment-là.
- Speaker #0
Quelle opportunité incroyable ! Quand tu parles d'une série, c'est une série télévisée, là. Oui, oui, oui. OK. On n'a pas eu le même bug ici, au Québec. En tout cas, ça a passé plus hors radar. C'est peut-être juste moi, mais c'est fascinant. Comme quoi, des fois, sur notre ligne de vie, il y a quelque chose que, sans le savoir, toi, tu préparais, puis que là, bien, t'étais... Mon Dieu, tu étais là quand les gens se sont mis à taper ça dans Google et ailleurs, mais là, toi, tu ressortais dans les résultats de recherche, tu avais déjà documenté beaucoup et c'est là que c'est arrivé. Wow !
- Speaker #1
Tu sais,
- Speaker #0
on le sait, parler de soi, ce n'est pas quelque chose de simple. Je comprends peut-être pourquoi tu as réticence aussi d'en aviser ou d'en informer tes proches, ton entourage de ce projet-là, tu sais, parce que... T'abordes des sujets quand même très personnels, très identitaires aussi. J'imagine que ça n'a pas été simple à partager. Quel aspect de ton parcours t'a demandé le plus de courage à raconter publiquement à travers ce premier blog-là ?
- Speaker #1
Je pense que ça a été l'aspect de comment je gère certaines relations sociales. C'est-à-dire que je suis très... méthodique, j'ai des listes pour tout, quand j'échange avec quelqu'un, je vais noter son nom sur une note de mon téléphone, dire ce qu'on s'est dit comme ça, et je sais que quand je vais revoir des gens je retrouve cette note, et je vois les sujets qu'on a abordés, et je sais quoi faire j'ai un côté comme ça un peu j'ai des notes sur plein de choses et j'ai abordé ces sujets là ou dire que des fois il y avait des discussions avec des gens que je trouvais complètement futiles et que je me faisais chier avec eux et Et je voulais être totalement honnête dans le blog. Et je me suis dit, si un jour, les gens viennent à lire ça, je suis foutu. Ça a été... Sur le moment, en fait, ce n'était pas spécialement un acte de courage parce qu'il n'y avait personne qui lisait à ce moment-là. C'est plus après, je me suis dit, OK, là, il y a du monde qui lit. Est-ce que je laisse ça en ligne ou non ? Finalement, je l'ai laissé en ligne. Et on en rigole avec des proches qui m'ont dit « Ah, mais en fait, là, on est en train de te parler, mais ça te plaît pas trop la discussion. Je vois où il se passe ça, où tu vas te faire une note sur ce qu'on s'est dit. » Et maintenant, on en rigole. C'est devenu plus une blague, donc ça va mieux.
- Speaker #0
Est-ce que tu dirais que ça t'a libéré de quelque chose, d'avoir osé dire ces choses-là ?
- Speaker #1
Complètement. Oui, complètement. Déjà, je me suis rendu compte que j'avais très peur, moi, que... Je pensais que tout le monde allait regarder toutes les vidéos, lire tous les articles et tout ça. En fait, pas du tout. Enfin, tous mes amis, ils s'en fichent. Et ça va plus être maintenant. Du coup, j'ai beaucoup moins peur d'en parler parce que je sais que les personnes concernées ne le relieront pas. Et ça m'a habitué à pouvoir dire de manière sympa des choses qui peuvent fâcher. De savoir comment les amener. Et ça m'a beaucoup plus déculpabilisé dans un sens. Sans chercher de la méchanceté, de l'attaque à tout prix. Ce n'est pas le but. Mais de dire, moi, cette chose-là, je la ressens comme ça, c'est pas méchant envers toi, c'est pas bien, je dis pas ça pour me glorifier, mais juste, j'ai pris beaucoup d'assurance là-dessus, quoi. Là où avant, je pouvais être très cru dans ce que je disais.
- Speaker #0
J'aime quand tu dis, tu sais, mes proches, mes amis n'ont pas lu l'entièreté des articles que j'ai écrits ou des vidéos que j'ai pu publier, tu sais. Puis ça, c'est drôle parce que t'es pas le seul à avoir cette... pensée-là, on a l'impression que justement tout le contenu qu'on publie est lu ou est consommé de la même façon que nous on le consomme. C'est sûr que nous, on est les premiers, on est les seuls et uniques à consommer l'entêté de notre contenu. C'est comme si on a l'impression que c'est vraiment de se mettre à nu devant tout le monde quand on fait ça, mais effectivement, qui prend le temps de lire de tout notre contenu, d'aller... Personne, tu sais. Personne. Il y a quelqu'un qui... qui a lu tout mon contenu, qui a écouté tous mes épisodes de podcast, venez m'écrire, ça m'intéresse de vous connaître. Mais effectivement, ce que tu dis, et moi je le constate aussi, quand on prend conscience de ça, ça aide quand même à faire le prochain pas, ça aide quand même à se dévoiler davantage.
- Speaker #1
Ce qui m'a beaucoup déculpabilisé, mais fait du bien aussi, c'est que j'avais très peur de me dire « Mais si je publie ça et que c'est pas lu et je vais avoir... » honte ou si cette vidéo, elle fait zéro vue, je vais avoir trop honte. Sauf qu'après, je me dis, mais si elle fait zéro vue, c'est que personne n'a vu qu'elle a fait zéro vue. Donc, tu ne vas pas avoir honte au pire, tu la supprimes. Si personne l'a vue, personne ne peut... Tu ne vas pas avoir honte que personne ne l'ait vue, tu vois.
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
ça me fait beaucoup de bien.
- Speaker #0
Ça passe incognito dans les deux sens, d'un côté ou de l'autre. Oui, oui. Exact. Ah oui, ah oui. Intéressant. Ben oui. On trouve des façons, les entrepreneurs, de mieux vivre avec le fait de créer du contenu puis de se dévoiler. C'est vrai que dans les deux sens. Puis justement, en parlant d'entrepreneurs, j'aimerais ça qu'on se place du côté des entrepreneurs qui nous écoutent. Il y en a beaucoup qui se disent que leur histoire est banale, à la limite ordinaire, plate, que ça ne vaut pas la peine d'être racontée. Beaucoup de solopreneurs se disent, mon histoire n'a absolument rien d'exceptionnel. Qu'est-ce que tu leur réponds, toi, à partir de ton propre parcours puis de ton expérience avec ton premier blog ?
- Speaker #1
Oui. Bah, je dirais que déjà, c'est beaucoup se sous-estimer de mon histoire n'a absolument rien d'exceptionnel, que je reste persuadé que la mienne n'a rien d'exceptionnel non plus. Je suis HPI, mais je pourrais faire un blog sur le fait que je suis très grand. Ça se voit pas à la caméra, mais je suis gigantesque. C'est vrai. Et des galères que je suis très, très grand. Mais voilà, j'ai décidé de faire un business là-dessus. Ce qui compte plus, ça va être l'authenticité avec laquelle on crée le contenu. pour pouvoir créer la relation avec l'audience et trouver une audience qui résonne avec ce contenu. Et si on pense qu'on a une vie plate, visiblement, il y a plein d'autres gens qui pensent qu'ils ont des vies plates. Je pense encore une fois que c'est faux, que personne n'a une vie plate ou une vie similaire à celle de tout le monde. Je dirais plus de ne pas chercher ce qui nous rend différents, mais plus d'y aller en étant totalement transparent et honnête et décomplexé.
- Speaker #0
C'est souvent ce qui fait aussi qu'une audience va s'identifier plus facilement à nous aussi, à notre histoire, à ce qu'on a à raconter. Souvent, je dis, ça fait du sens avec ce que tu dis, il n'y a pas grand monde dans le monde qui ont monté l'Everest, qui ont vécu une attaque de requins, qui ont eu des histoires complètement, je vais dire folles, mais extraordinaires. C'est plus difficile dans ces cas-là de se reconnaître, de s'identifier. Oui, ça peut parfois nous inspirer, ça peut nous inspirer à aller de l'avant, à faire le prochain pas, mais en termes d'identification, l'effet miroir, l'effet... Tu sais, quand on lit ou qu'on consomme du contenu, puis qu'on se dit « Oh, mon Dieu, ça fait du bien, ça me fait du bien parce que je me sens compris, moins seule, moi aussi, je suis comme ça ou comme ceci, je me reconnais là-dedans » , ça a un grand pouvoir. Un grand pouvoir, ça, tu l'as constaté ? Est-ce que tu l'as constaté avec ton blog ?
- Speaker #1
Oui, le message que je reçois le plus, c'est « Merci de mettre des mots sur ce que je ressens » . c'est le côté HPI ou hypersensibilité il y a beaucoup de en France c'est reconnu via un test sur tout le HPI qu'il faut aller passer mais qui coûte super cher donc tout le monde n'a pas les moyens d'aller le faire et il y a des tests dispo en ligne et tout ça qui permettent de, on va dire un prévalidage prévalidation pardon ou un truc comme ça mais qui sont très basés sur le ressenti voilà un indice et c'est très basé sur son ressenti à soi est-ce que je me sens comme ça, oui ou non c'est moins factuel Et je pense que ça joue un peu en ma faveur, mais il y a beaucoup de gens qui me disent « Merci, je me comprends enfin » ou « Je me suis toujours senti bizarre » . Et voilà, beaucoup de gens qui se reconnaissent en fait. Et ça déjà, ça fait très plaisir. Mais ça vient dans le fait qu'il faut aussi parler des moments difficiles et arriver à dire « Moi, ça, j'aime bien, ça, j'aime pas, je suis comme ça » . Et plus vraiment jouer la transparence. C'est ce qui a toujours marché pour moi, en tout cas.
- Speaker #0
Tout à fait. Tout à fait. Puis tu sais, il y a une autre question aussi qu'on me pose souvent, c'est « Jusqu'où je vais ? » Autrement dit, comment doser entre cette transparence-là puis le contenu utile qui va potentiellement aider celui qui me lit, qui me consomme ? J'ai envie de t'entendre là-dessus. Pour un entrepreneur qui veut raconter son histoire, comment on trouve l'équilibre entre se livrer juste assez, puis livrer du contenu qui aide à la fois ?
- Speaker #1
Oui, j'ai essayé, moi j'ai toujours, donc c'était beaucoup, je lis un article scientifique sur un sujet du HPI ou de l'hypersensibilité, je le vulgarise, je dis comment moi je le ressens, et enfin si je suis d'accord ou pas d'accord, mais si je le vis comme ça ou non. Et j'essayais toujours de donner des exemples persos en lien avec l'article scientifique ou le bouquin, le contenu que j'étudiais, entre guillemets, je ne suis pas spécialiste, mais entre le sujet et du contenu. Et comme ça, ça donnait du perso, mais du perso qui était en lien avec le sujet. Et après, dans la question d'aller trop loin ou pas trop loin, je pense qu'au début, je suis allé très loin dans le... je donne tout, je suis 100% transparent et qui a pu avoir avec certains un peu, j'ai oublié le nom, mais tu sais quand les gens tombent amoureux de leur psychologue ?
- Speaker #0
Ah ah ah ah oui !
- Speaker #1
Et j'ai reçu des fois des genres de lettres d'amour ou des choses comme ça et je pense que ça s'est lié un peu aux gens qui se disent « Paul il m'a trop compris ! » et qui après vont regarder des heures et des heures de contenu de moi et qui créent une genre de relation complètement asymétrique et ça je pense que c'est lié aussi au côté vulnérabilité. On tombe amoureux des gens, mais quand on s'attache aux gens, si on voit leur vulnérabilité, qu'on voit leur faille, c'est bien de les montrer, mais il faut aussi avoir ça en tête, que c'est un peu à double tranchant.
- Speaker #0
Oui, mon Dieu, mais quelle anecdote, effectivement. Comme si ces personnes-là se sentaient tellement tout à coup comprises par toi, en l'occurrence, que là, il y avait comme un mélange de, c'est quoi, l'avenue de la relation. Oui,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Oui, mais en même temps, ça témoigne d'une grande valeur de transformation, de révélation, j'oserais même dire peut-être d'épiphanie chez des personnes qui trouvent enfin écoute, on va dire, ou se sentir moins seule. C'est une grande révélation quand on se rend compte que je ne suis pas le seul ou la seule au monde à vivre ça quand on a longtemps pensé qu'on était seul, bizarre ou... déconnecté du reste de la société. Ça doit être une grande révélation pour plusieurs. Ouais, fait que là, c'est à partir de ce moment-là, moi, ce que je comprends dans l'anecdote que tu racontes, que t'as commencé à peser peut-être un peu plus ce que t'allais partager.
- Speaker #1
Oui. C'est là que je me suis dit, OK, plus je me suis rendu compte que ce que je disais était écouté. Je me suis dit, tu parles plus tout seul dans ton salon, reste calme, Polo. Et... Merci. Et plus me dire ok. Est-ce que cet exemple, cet élément personnel que je raconte, cette vulnérabilité que je montre, est-ce qu'elle apporte réellement quelque chose, oui ou non ? Ou est-ce que c'est plus moi qui l'utilise vraiment comme un défouloir, comme un journal intime, ce que je faisais au début, et où j'ai pu dire des choses que moi je trouvais en lien, mais que maintenant avec le recul et l'œil, ça c'était il y a cinq ans, je me dis là je suis peut-être allé un peu trop loin dans le... Et en même temps c'est dur de dire j'aurais pas dû faire ça parce que ça m'a amené là où je suis, donc c'est cool aussi. Mais je pèse plus le pour et le contre maintenant, ça c'est clair.
- Speaker #0
Ah, c'est l'expérience qui rentre aussi. Oui, l'effet vider son sac, moi j'appelle ça comme ça, l'effet vider son sac. Puis souvent, cet effet-là arrive quand on... Moi je ne pensais pas qu'on était impulsif, mais on est encore dans l'émotion souvent aussi, qu'on a ce réflexe-là, si on veut, de... de se libérer, de sortir ça. C'est un peu comme, justement, comme on disait, comme quand on écrit dans notre journal intime, juste pour se décharger. Oui, c'est ça. Donc, j'en comprends que ça, oui, c'est ça. Ça a eu un impact au départ. Puis, tu as rectifié le tir à un moment donné quand tu as pris conscience que, oui, attends un peu, qu'est-ce qui apporte de la valeur à mon audience qui, maintenant, me lit ? Oui,
- Speaker #1
c'est des gens.
- Speaker #0
Exact, c'est ça. Parce que se raconter, c'est puissant, mais ça vient aussi avec des défis. Ça vient avec des défis aussi en même temps. Puis comme tu l'as expérimenté, on les découvre, ces défis-là, dans le chemin, en avançant dans le chemin et rarement au début. C'est quoi, selon toi, le pire réflexe à avoir quand on commence à parler de soi en ligne pour servir son entreprise ? Je dirais mentir.
- Speaker #1
Ne jamais mentir. Je préfère trop en dire que dire un mensonge. Parce que ça va se sentir... Soit, enfin, jouer un rôle, mentir dans sa personnalité, mentir dans ce qu'on veut, mais ça va se savoir à un moment ou à un autre. Et je pense que si on n'est pas honnête dans la façon d'être, dans la personnalité, ça va... Les gens le ressentent. Et si on dit un mensonge sur je ne sais pas quoi, à un moment, on va se contredire. Et là, les gens vont perdre la confiance aussi. Et ce qu'on essaye de... Enfin, maintenant, j'ai une vision beaucoup plus pragmatique de cette vulnérabilité. C'est-à-dire qu'au début, ça a commencé, j'étais naïf. J'ai raconté vraiment ce que je voulais. Maintenant, je me rends compte que c'est un atout énorme et que ça crée une audience qui est beaucoup plus à même d'acheter. Et le... le côté mensonge, ne pas être honnête, ne pas être transparent, fait perdre cette confiance. Et si on regarde la casquette entrepreneur, c'est pas bon pour le business.
- Speaker #0
Non, clairement. C'est ce qu'on veut quand on est entrepreneur, c'est surtout avoir la confiance. Avoir la confiance. Alors, cette confiance-là est quand même je dirais pas difficile à gagner, mais tout de même, elle se fait pas en claquant des doigts. Ça, c'est sûr. Oui, il faut la bâtir, cette confiance-là, mais effectivement, par contre, elle peut se perdre plus rapidement. Oui. Très bon point, très bon point. Puis tu sais, toi, Paul, t'as choisi le format du blog, donc un contenu long, pour une bonne partie de ton histoire, quand t'as lancé ton premier blog Connect2Dots. J'ai envie qu'on explore ce que ce format-là permet plus que... les simples posts sur les médias sociaux. Selon toi, qu'est-ce qu'on peut se permettre de raconter sur un blog qu'on racontera peut-être moins dans un post Instagram, par exemple ?
- Speaker #1
Oui. J'irais... Plus la profondeur. J'ai jamais été très bon pour les petits contenus, les contenus un petit peu snack, ou faire trois phrases impactantes. J'ai jamais été bon là-dedans. Par contre, j'ai plus été bon pour arriver à expliquer une idée, mais en un gros pâté bien long. Et c'est pour ça que je me suis plus tourné vers du blogging principalement. Ça me laissait plus le temps vraiment d'expliquer mon idée, de dire « Ok, j'ai pensé ça, j'ai lu ça, j'ai fait ça, machin. » Là où j'estimais que je n'avais pas le temps de le faire avec une story ou un post ou quelque chose comme ça. Ça ne me ressemblait pas. Encore une fois, je pense qu'on revient aussi un peu sur cette histoire de... d'honnêteté, de transparence. Je ne consomme pas le contenu des réseaux sociaux non plus, donc je n'ai même pas les codes. Et je ne le consomme pas à titre perso. Par contre, un blog, moi je suis un gros lecteur et tout ça, donc ça me ressemblait plus en plus dans le type de contenu que je produisais.
- Speaker #0
Oui, fait que c'était plus authentique pour toi d'utiliser un format qui te correspond davantage à qui tu es, bien sûr. Puis est-ce que tu dirais que le blog, parce que tu as parlé de profondeur, toute cette recherche, je peux me permettre peut-être plus de profondeur dans un contenu plus long, est-ce que tu dirais que la connexion avec un article de blog, bien en fait, pas l'article même, mais la personne derrière l'auteur de cet article-là, est plus profonde justement que sur les médias sociaux ?
- Speaker #1
Je pense que c'est un peu le danger, c'est-à-dire qu'il y a moyen, il y a la possibilité que ce soit plus profond, parce que la personne reste plus de temps que sur juste une story ou un post qui va se lire beaucoup plus vite. Par contre, il faut faire en sorte que l'article de blog reflète une personnalité, sa personnalité du coup. Que si c'est froid, s'il n'y a pas une photo du visage qui aide beaucoup, s'il n'y a pas des éléments personnels tout au long du truc, enfin de l'article, c'est vraiment juste. des lignes et ça peut être le danger du blogging. Là où sur des médias sociaux, souvent c'est accessible via le smartphone, les gens sont beaucoup plus proches que le blog, c'est sur l'ordi, il y a un peu de distance. Donc il faut trouver un moyen de rendre le blog plus personnel et un peu moins froid, mais si on y arrive, je pense que c'est beaucoup plus puissant.
- Speaker #0
J'aime ça que tu parles de l'humain derrière parce que je m'en vais vers ça avec mes prochaines questions. En écrivant des articles de blog, tu as commencé à recevoir des messages. À un moment donné, quand tu as commencé à être lu, avec la série HPI qui a créé une belle opportunité pour toi, tu t'es mis à échanger avec ta communauté. J'imagine que ça t'a peut-être aidé à assumer encore plus cette partie-là d'antitaire de toi aussi, avec d'autres personnes qui te communiquaient « moi aussi, moi aussi » , comme vraiment une communauté en essence. Je trouve ça vraiment beau et puissant. Je dois dire que je l'ai un peu vécu moi aussi, mais de l'autre côté de l'écran, Paul, parce qu'en lisant sur l'hypersensibilité, je me suis reconnue dans plein de choses que tu décrivais, au point où j'ai passé ton test, le fameux sensibilité. Est-ce qu'on est une personne hypersensible ? Je le sais, je me définis comme ça depuis plusieurs années déjà, mais je me suis prêtée au jeu pour aller voir selon le test. Mon score m'a clairement confirmé que oui, je coche énormément de cases, moi aussi, sur l'hypersensibilité. Donc, je le sais comme lectrice à quel point ça peut faire du bien de se sentir moins seule dans sa manière de fonctionner, dans « Ah, mon Dieu, c'est vrai, je suis tellement comme ça. Ah oui, je prends conscience à travers le petit test en ligne qui a été fait de certains traits que, ah, c'est vrai, bien oui, je suis comme ça. » Ça a ce pouvoir-là de se sentir moins seule, c'est ça, sur la manière qu'on fonctionne. Comment une communauté... peut devenir un miroir identitaire ?
- Speaker #1
Elle est dure, ta question ! Je saurais pas trop dire. Je me suis jamais posé la question de comment faire ça pour moi. Ce que je sais, c'est qu'il y a eu beaucoup de... Enfin, ça s'est fait un peu sans faire exprès. J'ai créé un groupe Facebook à un moment, plus, mais là, c'était la casquette... business qui reprenait le dessus, je me suis dit il faut que j'ai plein de points de contact avec les gens et tout ça, que je les perde pas et tout, que je puisse les agripper de partout. Et du coup, j'avais créé une communauté sur Facebook, une HPI, une hypersensible. Celle hypersensible a beaucoup pris. Il y a énormément de monde maintenant.
- Speaker #0
Comment tu apprends cette communauté-là ? Excuse-moi, je veux pas te couper, mais est-ce qu'elle est encore active ?
- Speaker #1
La partie HPI, oui, mais moyennement. La partie HPI, le groupe, il s'appelle Le Troupeau, je crois. Il y a un jeu en français où ils disent que les HPI, c'est des zèbres. Je me suis dit que ça va être un troupeau de zèbres. Et pour les hypersensibles, je crois que le groupe s'appelle Le Refuge des Hypersensibles sur Facebook.
- Speaker #0
Mais je ne les gère plus du tout. Ok, ok, ok.
- Speaker #1
Ils sont en cas ? Plus du tout, moi. Ils sont accessibles. mais c'est plus moi qui les gère parce qu'il y avait trop de pas assez de temps et puis la casquette entrepreneuriat qui disait c'est pas assez rentable ça a créé, là je pense qu'il y a eu un gros esprit de communauté sinon après ça a vraiment été je me suis toujours demandé comment je pouvais rendre ma newsletter plus parce qu'en fait c'était moi qui envoyais un mail à des milliers de gens mais je voulais que ces milliers de gens aient un moyen de communication entre eux s'ils étaient ok j'ai jamais trouvé la réponse là dessus Mais ça a été des idées que j'ai eues.
- Speaker #0
Ça me touche ce sujet-là parce que, bon, je l'ai dit, moi, je suis moi-même hypersensible. Il y a eu un moment où j'ai arrêté de me dire, dans mon histoire, « Faut que je sois moins sensible. » Parce qu'il y a eu un moment où est-ce que la croyance de nos traits de personnalité face à cette, bon, dans mon cas, l'hypersensibilité, qu'on voit ça parfois comme une faiblesse. Il y a un moment dans l'histoire, en tout cas dans la mienne, où j'ai longtemps vu ça comme une faiblesse, puis, ouh, il y a eu un pivot, puis j'ai commencé à me dire, « Bien, si c'était ça, dans le fond... » mon super pouvoir, on va dire ça comme ça. Et si c'était une force, si on virait ça de bord, complètement, puis aujourd'hui, je réalise que c'est ce qui me permet à moi de me connecter aux histoires des autres avec beaucoup plus d'intuition, beaucoup plus de sensibilité. Et j'ai envie de te retourner comme la question dans un autre angle. Est-ce que tu dirais que cette, on va dire cette hypersensibilité-là est utilisée ? peut être utilisé comme une stratégie de connexion à travers des articles de blog, à travers des infolettres, par exemple.
- Speaker #1
Je pense que ça a joué énormément en ma faveur. Le côté où moi, j'arrivais beaucoup plus facilement, je pense, à connecter avec les gens. Je n'ai jamais l'impression d'avoir fait des efforts là-dessus, mais jouer l'honnêteté, ça a toujours joué pour moi. Et je pense qu'il a été très facile. Encore une fois, joué en ma faveur, ça a été le fait que beaucoup de mes lecteurs et lectrices, c'était des HPI ou hypersensibles assez incompris et qui avaient besoin de se raccrocher à quelqu'un ou quelque chose, mais ça a été quelqu'un dans mon cas. Donc, je pense que ça a beaucoup joué là-dedans, mais tu vois, dans le côté email ou création de la communauté. Je pense que c'est l'hypersensibilité, moi, qui m'a fait petit à petit rejeter ce blog et ce pan de mon activité. J'avais beaucoup de gens qui venaient me voir en me disant « Paul, merci, je me sens enfin compris ou comprise. Moi, il m'est arrivé ça, ça et ça dans la vie. Je ne suis pas bien parce qu'il y a ça. Qu'est-ce que je fais ? » Et je n'ai pas réussi toujours à mettre une barrière et à ne pas me retrouver complètement attrapé dans les histoires des gens. Tu vois, de « je me sens mal » . J'ai envie de faire des bêtises, plein de choses. Et j'ai eu beaucoup de mal, vraiment, à ne pas laisser mon hypersensibilité prendre le dessus sur ces points-là. Donc, je pense que ça a été un avantage parce que j'étais très bon, je dirais un peu naturellement, pour arriver à comprendre les gens qui venaient me parler. Mais je l'ai surtout vécu là-dedans, sur ce point-là, vraiment, l'emailing et la création d'une communauté comme un poids parce que... Je me sentais trop éponge envers les gens.
- Speaker #0
Ah, puis ça, c'est un trait, Paul. Clairement, des super sensibles à être éponge, avoir de la difficulté parfois à mettre la ligne entre ses propres émotions versus les émotions des autres, lesquelles m'appartiennent, lesquelles ne m'appartiennent pas. Comment ça, tout à coup, je me sens comme ça ? Alors que, voyons, moi, mon énergie dans laquelle je suis présentement, ce n'est pas ça. Je me ramène à mon essence. Ah, ça, c'est... Je partage tout à fait ce point-là avec toi, c'est un trait que j'ai aussi. On dirait que, je ne sais pas si c'est le fait d'être hypersensible, mais on attire à soi aussi ce genre de confidence-là. C'est comme si, en racontant notre histoire, on donne la permission aux autres aussi de le faire à leur tour, de se raconter à leur tour. Mais la ligne vient parfois plus difficile à tracer entre « je ne suis pas un psychologue » , « je ne suis pas en relation d'aide » , « oui, je te comprends parce que j'ai une hyper-empathie développée de par mon hypersensibilité » , « oui, ça me touche énormément ce que tu vis » , puis quand ça nous touche, on vient qu'on a naturellement, là je vais parler au « on » Paul, mais tu pourras me corriger si ce n'est pas le cas, on a naturellement envie d'aider. On a naturellement envie de soulager, de faire sentir mieux la personne qui se confie à nous, mais c'est pas toujours notre rôle. Notre rôle, ça peut être l'écoute, mais ça peut s'arrêter là. Mais effectivement, c'est quelque chose qui est, quand on se lit publiquement, quand on a une entreprise en ligne ou quand on a un blog, puis qu'on est hyper sensible, on est, en tout cas, moi, ça m'est arrivé aussi, ça m'arrive encore aujourd'hui. Puis je me ramène toujours, c'est ça, OK. Je veux pouvoir en donner, je veux pouvoir être là, mais à un moment donné aussi, il faut être capable. C'est un bel apprentissage, ça, à travers le contenu qu'on publie, être là suffisamment. pas non plus prendre l'histoire et les émotions des autres sur notre dos, quand même. Puis là, bien, j'ai envie de savoir, Paul, à quel moment tu as réalisé que ce blog-là, il ne se limitait plus juste à Connect the Dots, mais qu'il y avait besoin d'un nouveau projet ? Parce que là, il y a un deuxième blog qui est apparu à un moment donné. Qu'est-ce qui a fait en sorte qu'on ait passé d'un premier blog au deuxième ? C'est quoi la prise de conscience derrière ça ?
- Speaker #1
Ça s'est fait en plusieurs étapes. Il y a eu plusieurs éléments. Il y a eu déjà beaucoup de gens. Moi, c'était quoi ? 2022, donc je pense deux ans, deux grosses années après avoir commencé, en gros. J'avais pas mal de gens dans mon entourage qui me disaient, Paul, tu vis avec un blog. Comment on fait ? C'est quoi cette histoire ? Apprends-moi. J'avais des gens dans ma liste email, pareil, qui me disaient, je te suis depuis deux ans, avant, tu étais un petit inconnu. maintenant c'est un métier que tu as, tu arrives à en vivre, c'est quoi la stratégie derrière, comment on fait ? Et là je me suis dit, il y a peut-être du contenu à créer là-dessus, donc ça c'était un premier élément, il y a eu que moi, en apprenant, en me formant au blogging, à la vente de formation et tout ça, la stratégie derrière s'est mise à beaucoup m'intéresser, donc je me suis dit, je pourrais aimer créer du contenu là-dessus, et il y a eu un autre point, c'est que... Comme je te le disais, moi, je commençais à vouloir prendre un peu de distance avec certaines personnes. Enfin, plus, je me sentais trop... Je n'arrivais pas à mettre un mur entre moi et certains des gens qui me parlaient. Je me sentais trop investi. Je me disais, ça va pour le moment, mais tu ne vas pas tenir plusieurs années. Ce n'est pas sain pour toi. Il faut que tu arrives un peu à te protéger. Et je pense que j'avais creusé tout le sujet. J'adore apprendre. Ce qui me passionnait au début, c'était de trouver une nouvelle étude scientifique qui vient de sortir, la lire, la vulgariser, en parler. Mais ce n'est pas un sujet qui avance assez vite pour que j'ai tout le temps du nouveau contenu à produire. Et au bout d'un moment, j'avais l'impression de tourner en rond et de remâcher un peu du contenu que j'avais déjà dit et tout ça. Et on arrivait un peu là-bas, justement. Je n'étais pas 100% honnête et 100% aligné avec le contenu que je produisais. Et c'est là que je me suis dit, peut-être on va Ou faire 50-50, c'est là que je me suis dit, je vais lancer cet autre projet, Business Bacon, pour faire 50-50. Et petit à petit, je me suis griffé, je suis parti à 100% sur l'autre projet.
- Speaker #0
Est-ce que ton histoire personnelle est encore le moteur principal de ton deuxième blog ou c'est devenu autre chose ? Comment tu le travailles ? Comment tu l'intègres aujourd'hui ? Quelle place tu dirais que ça prend dans Business Bacon ?
- Speaker #1
Je dirais que ça prend quand même beaucoup. Parce que je l'ai créé suite à des demandes de mon entourage et de mes abonnés. Donc, ce n'est pas moi qui ai eu cette idée tout seul. C'est des gens de mon entourage qui m'ont soufflé l'idée. Ça vient à un moment où moi, j'en avais marre du premier contenu. J'avais envie de créer du contenu sur un autre sujet que j'aimais. Au début, en plus, je le marketais un peu en mode « je vais vous apprendre à faire ce que j'ai fait avec ce premier blog » . Donc, ça suivait cette histoire personnelle. Comme si maintenant, ce premier blog, je n'en parle plus trop dans mon marketing actuel. Donc, ça a continué là-dedans. C'était moins personnel dans le sens où le HPI et l'hypersensibilité font partie de moi. Là, le business web, c'est mon métier actuel. Mais je ne dirais pas que ça fait partie de moi. Aussi bien dans cinq ans, je me suis réorienté, je fais complètement autre chose. Et ça aurait été une partie de ma vie. Le HPI, je vais le garder toute ma vie. Donc, c'est plus... C'est un sujet qui me passionne en ce moment. Et ça, ça fait partie de moi.
- Speaker #0
Puis là, on parle de blog depuis le début. On ne peut pas parler de blogging avec toi sans poser la grande question que tout le monde se pose en 2025, 2026. Est-ce qu'on peut vivre d'un blog à l'aube de 2026 ? Parce que bon, on est à la fin de l'année 2025, au moment où l'épisode sort. On peut-tu encore vivre en 2026 avec un blog ?
- Speaker #1
Alors, la grande réponse, c'est oui, mais ce n'est pas l'Eldorado que c'était avant. Il y a beaucoup plus de concurrence, c'est normal vu qu'il y a eu beaucoup de monde qui s'y est mis, beaucoup plus de contenu, et en plus, depuis deux ans qu'il y a ChatGPT et plein d'outils d'IA, c'est devenu beaucoup plus facile de créer du contenu en masse. Et il faut trouver des moyens de se démarquer de la concurrence. Donc oui, c'est totalement possible. Moi, aujourd'hui, je pense que 95% des revenus que j'ai et qui me permettent d'en vivre très confortablement, ça vient de Business Bacon, le blog. Parce qu'il y a aussi le podcast et tout ça, mais c'est le blog en lui-même, le référencement Google, qui me permet de générer 95% de mes revenus, je pense. Donc j'en vis, je suis la preuve. Mais c'est pas... C'est moins... facile qu'avant, je dirais. Et surtout, c'est beaucoup moins sexy. Les gens, ils veulent de l'IA, ils veulent du dropshipping, ils veulent du Amazon FBA. Ils ne veulent pas d'un blog. C'est vieux jeu, ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a le plus changé, selon toi, depuis que toi, tu as lancé ton premier blog ? En 2020, tu disais comment le marché s'est transformé. Bon, là, tu as nommé quelques éléments, mais j'ai envie de t'entendre approfondir un petit peu là-dessus. Quelqu'un qui se lance six ans plus tard, alors que j'ai l'impression que le... Le pic, l'âge d'or du blog est peut-être un peu en déclin. Qu'est-ce qui a pu se changer ?
- Speaker #1
Je pense qu'en déclin, surtout, c'est la mode du blog. Le modèle d'affaires qu'il y a derrière est toujours totalement viable. C'est un moyen d'attirer du monde comme un autre. Juste la manière de le faire est différente. Et là, avec l'IA, notamment, Google met de l'IA dans ses résultats de recherche, tout ça. C'est encore un peu flou sur comment... On fait pour toujours bien se positionner. Avant, il y avait 10 résultats dans la première page de Google. Maintenant, il y en a un peu moins. Donc, la barre est un peu plus haute. Avant, on pouvait faire des contenus passables. Maintenant, tout le monde peut faire des contenus passables avec l'IA. Donc, il faut trouver un moyen de faire des contenus mieux. Donc, la barre est un peu plus haute. C'est plus difficile qu'avant, mais c'est totalement faisable.
- Speaker #0
Puis, si j'ai des autres stars qui nous écoutent, qui ont soit un blog... à réactiver. Il est là, mais tu sais, il n'est pas trop actif. Ou des auditeurs qui se disent « Hey, moi, j'ai envie, là, en 2026, de lancer mon blog une fois pour toutes. » C'est quoi les meilleurs trucs, conseils que tu as envie de leur donner pour démarrer ou pour réactiver un blog existant ?
- Speaker #1
Réactiver ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors, si c'est pour... Bon, non, mais les deux, c'est les mêmes. Il faut du contenu, du contenu de qualité. Donc, c'est mettez-y toute votre âme. Avant, il y avait beaucoup de... je ne sais plus comment ça s'appelle, mais on visait un mot-clé et il fallait mettre un peu ce mot-clé dans les titres et écrire des textes plus pour Google tout en étant lisible et compréhensible pour un humain. Maintenant, Google devient de plus en plus humain et l'IA aussi. Donc, il faut écrire pour l'humain d'abord. Et je pense qu'il y a un switch un peu à faire, c'est-à-dire qu'écrire du contenu qui répond à la question que le lecteur se pose et arriver à rendre ce contenu intéressant. Les gens, ils n'ont pas le temps de lire des contenus longs, sauf certains, mais du coup, il faut arriver à, quand quelqu'un scanne la page, à ce qu'ils se disent, soit, ok, ça a l'air intéressant, j'ai envie d'aller plus loin, soit qu'ils trouvent directement la réponse. Donc, c'est faire des titres qui structurent bien le texte, mais où on comprend, en gros, en scannant la réponse, ajouter plus d'images, trouver un moyen de rendre le contenu, l'article, plus sympa à lire et à survoler. Donc, ça, c'est le gros point contenu. Et après, il y a un gros volet sur les backlinks. Donc, c'est les liens que les autres sites font vers notre blog à nous, qui est la partie hyper chiante à faire. Mais ça, il faut vraiment... Enfin, comme c'est chiant, il y a beaucoup moins de gens qui le font. Et ça rend le truc encore plus facile d'avoir des bons résultats. Donc là, je pense que ça vaut vraiment le coup d'y aller dessus. C'est de l'article invité, c'est du... passer dans des podcasts de gens qui permettent d'avoir des liens dans les descriptions, c'est des choses comme ça.
- Speaker #0
Dirais-tu que le storytelling, quand on injecte, en fait, de notre histoire dans nos articles de blog, ça permet à rendre notre article plus sympa, comme tu disais ? Est-ce que ça en est un, l'ingrédient, ça, qu'on doit encore en 2026 injecter dans notre contenu ?
- Speaker #1
Je pense, oui, il faut trouver un moyen. il y a deux types de personnalisation qu'il faut injecter. Il y a beaucoup d'articles qui sont des copiés-collés de ChatGPT. Donc il faut arriver à personnaliser son article qu'on l'écrive avec ChatGPT ou à la main pour que visuellement il soit différent de ce qu'on voit ailleurs. Pas forcément besoin des trucs flamboyants qui clignotent, mais juste trouver un moyen que la personne se dise, il y a eu un peu de travail ici, c'est bien fait. Et après... dans le contenu, c'est-à-dire utiliser sa voix, trouver un moyen de personnaliser le texte pour ne pas le rendre fade. Et là... Le premier, c'est pour que les gens qui scannent, ils se disent « tiens, ça vaudrait le coup de lire » . Et le deuxième, c'est pour que la personne qui lit, elle se dise « tiens, Paul, il a l'air sympa, je vais m'abonner » .
- Speaker #0
Réussir à injecter de sa personnalité, sortir du contenu générique, du contenu strictement, peu réduit, éducatif. Je pense qu'on en est moins là, en tout cas, du moins à l'heure où on est. Merci, Paul. Merci tellement. d'avoir accepté l'invitation, finalement, d'être avec moi aujourd'hui. Je te remercie pour cette transparence-là, pour cette générosité-là, pour tout ce que tu permets, sans même peut-être le savoir encore aujourd'hui à ceux et à celles qui peuvent se reconnaître dans ton parcours. Est-ce qu'il y a quelque chose, Paul, qui n'a pas été mentionné, qui n'a pas été dit, que tu aurais envie, toi, d'ajouter à la discussion ?
- Speaker #1
Je pense à un moyen simple que j'ai. pour savoir si mon contenu écrit, il est honnête avec moi et avec qui je suis, c'est que toujours, je le relis à voix haute. Et si jamais une phrase, que ce soit dans une infolettre, dans un article ou peu importe, si jamais une phrase, je me dis non, c'est pas Paul qui dit ça, ça c'est le Paul écrit un peu prout-prout, je supprime la phrase et je la dis comme je la dirais à l'oral. Et je pense que ça aide beaucoup à ajouter du Paul dans le texte. Et voilà. C'est un truc tout simple, mais petit conseil de juste... lire son truc à l'oral, à voix haute.
- Speaker #0
Et si ça ne sonne pas,
- Speaker #1
c'est qu'il faut refaire.
- Speaker #0
Oui, j'aime ça que tu dis ça, sortir du ton générique, puis aussi du ton qu'on nous a, en tout cas, je ne sais pas si c'est comme ça en France, mais qu'on nous a appris à l'école à utiliser quand venait le temps de faire des productions écrites ou des productions orales, d'avoir un ton, je ne sais pas comment on pourrait l'appeler ce ton-là, pas professionnel, mais en tout cas, un ton générique. On a été... calibré, je pense, comme ça à l'école. Et là, c'est comme si on devait désapprendre, en tout cas, toutes ces années-là où ils ont montré une seule façon de rédiger ou de s'exprimer. Puis là, bien, le beau défi, moi, je trouve que c'est un beau défi, c'est d'insérer, d'ajouter de la personnalité, notre propre ton authentique dans nos textes. À l'heure où, justement, l'intelligence artificielle peut produire des contenus à une vitesse. assez hallucinante, c'est d'autant plus important, je trouve, de trouver sa couleur, pour ne pas faire un jeu de mots avec le podcast. Chacun sa couleur, mais effectivement, de le ressentir entre les lignes. Puis moi, ce qui me donne souvent l'indice que c'est mission accomplie, c'est quand je lis un texte puis que j'entends la voix, on dirait de la personne. Bien sûr, pour ça, il faut que je la connaisse un peu, mais... Oh mon Dieu, j'ai l'impression que c'est toi qui me le lis. J'ai l'impression de t'entendre le dire quand je le lis. C'est souvent un signe qu'on a touché vraiment juste à cette tonne de personnalité-là. Merci Paul. À toi qui nous écoutes, si tu repars avec une seule idée de cet épisode-là, j'aimerais ça que ça soit une idée qui te permette de comprendre que ta différence n'a pas besoin d'être, je dirais... corrigée, polie, pour être utile. Elle a juste besoin d'un espace pour s'exprimer, que ce soit un blog, que ce soit un podcast, une infolettre ou que ce soit un bon vieux post sur Instagram, peu importe quel média, ton histoire mérite d'exister à quelque part. Pas seulement pour inspirer les autres, mais aussi pour t'aider, toi, à mieux te voir, comme ça a été le cas. avec Paul, avec ton projet de blog. Merci beaucoup, Paul, pour ton passage. Les personnes qui aimeraient connecter avec toi davantage, qui aimeraient peut-être découvrir ce que tu as à offrir, à quel endroit tu as envie de les diriger ?
- Speaker #1
Il y a plusieurs endroits. Actuellement, je suis beaucoup plus sur le blog Business Bacon. J'ai une infolettre qui s'appelle Les Cerveaux Libres et le podcast Side Project qui est toutes les semaines aussi. C'est ces trois-là. où je suis le plus réactif. Après, on peut essayer de me joindre via Connect the Dots, mais le mieux, ce serait plutôt de me joindre pour parler de Connect the Dots via une de ces nouvelles moyens de me contacter, parce que sinon, je vais survoler juste les e-mails.
- Speaker #0
Génial, c'est noté. Puis sachez que toutes les notes, tous les liens plutôt, vont être dans les notes de l'épisode. Fait que si jamais vous avez envie d'aller connecter avec Paul, d'en savoir davantage sur Business Bacon, qui... C'est un grand écosystème d'offres, parce que là, on parle du podcast, du blog, mais aussi, j'ai vu des formations gratuites offertes également pour un entrepreneur qui a envie d'aller pousser plus loin. C'est une plateforme assez intéressante à aller zyoter. Donc, merci Paul. Puis à toi qui m'écoutes, je te dis à la semaine prochaine pour un épisode solo sur le podcast à ta couleur. Salut, salut ! Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part assis avec moi sur ma galette. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que tu n'avais pas encore vue en toi. C'est le quart en dit. Abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story, puis tag-moi, la voisine pro. J'adore te lire puis partager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode d'Attaque couleur !