Speaker #0Aujourd'hui, je retourne voir la fille que j'étais en 2024, celle qui lançait ce podcast avec le cœur qui débat, puis la croyance qu'elle devait être parfaite pour être crédible. Je lui lis une lettre, puis peut-être que cette lettre-là va te parler à toi aussi. Je te raconte ce qui s'est transformé en moi depuis, et comment tes propres leçons peuvent devenir ton meilleur point de connexion avec ton audience. Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi, c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune, au cœur d'un petit village rural, où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent autour de quelque chose de plus grand que soi, puis qui nous donnent la permission d'être pleines même. C'est pas un hasard, hein, si j'ai étudié l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, à aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens. se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi Si c'est la première fois que tu m'écoutes, bienvenue ici. Moi, c'est Marie-Pierre, mais tu vas souvent m'entendre sous le nom de la voisine. En fait, tout le monde m'appelle la voisine. J'accompagne les entrepreneurs à raconter leur histoire avec plus de profondeur puis d'humanité pour connecter plus profondément avec leur audience. Puis mon approche, c'est un mélange d'introspection et de marketing où on ne cherche pas la perfection, mais on cherche ce qui est authentique à raconter. Puis là, bien... Mon Dieu, que je suis contente de te retrouver, de retrouver mon micro après deux mois de pause, qui devait plutôt être un seul mois. Je pensais vraiment reprendre début février le micro et le podcast de la saison 4, mais comment je te dirais bien ça ? Les virus se sont invités chez nous, fait que j'ai dû reporter. J'ai fermé l'ordi, j'ai pris soin de mon fils, j'ai pris soin de moi. Pis je veux commencer par ça, parce que... La santé, ça passe avant tout. Avant le podcast, avant Instagram, avant les lancements, avant tout le reste dans ma business. Parce que je crois qu'on bâtit rien de solide quand notre corps nous dit stop. En fait, dans ce cas-ci, nous crie stop. Je pense que ça donne le ton parfait pour la saison 4 qui commence officiellement là, là, aujourd'hui. Parce que, durant cette saison-là... je vais faire les choses autrement. Pas de lancement, pas de carousel pour t'annoncer la liste complète des invités à l'avance. Je vais vraiment procéder de façon plus spontanée au fil des épisodes. En fait, je vais t'annoncer à la fin de chaque épisode solo qui va être mon prochain invité. Pourquoi je fais ça ? Ben, simplement, simplement, parce que j'ai pas encore confirmé tous mes invités pour la saison. J'ai pris du retard. C'est la vie. C'est la vie. Puis au lieu de me mettre cette pression-là pour figer quelque chose qui est encore en mouvement, qui n'est pas encore 100% planifié du début à la fin, j'ai décidé de me laisser de la flexibilité, de me garder des portes ouvertes en fait. De me laisser surprendre aussi parce que parfois, bien, il y a des opportunités qui peuvent se présenter aussi. Puis j'ai envie de laisser cette saison-là évoluer en cours de route. Puis ça, pour moi, là, c'est un gros changement. C'est un gros changement parce qu'avant, en fait, dans mes trois saisons avant, j'aurais voulu tout contrôler, tout planifier, tout sécuriser. C'est ce qui s'est passé. J'étais vraiment prête dès l'épisode 1 de chaque saison. Tout était planifié, ma saison au complet, tous mes sujets pratiquement, tous mes invités aussi. Je faisais des lancements. Je faisais pas des gros lancements quand même, mais j'annonçais à l'avance à ma communauté sur les médias sociaux de... qui sont ces fameux invités-là. Aujourd'hui, j'ai choisi vraiment de faire différent. Puis ça m'amène une question pour toi. Dans ton entreprise, est-ce que tu pourrais te laisser un peu plus de flexibilité au lieu de vouloir tout planifier d'avance ? Parce qu'on pense souvent que la crédibilité passe par la rigidité. Quand je dis rigidité, je veux dire une certaine structure, une certaine planification. Mais parfois... Moi, je trouve que ça passe par l'alignement. Puis l'alignement, là, ça demande de l'espace. Autre chose importante aussi à propos de cette saison-là, c'est que la fréquence va changer aussi. En fait, je dis « elle va changer » , mais elle va revenir à ce qu'elle était avant la saison 3, c'est-à-dire ma saison 1 et 2. Donc, je vais revenir aux deux semaines jusqu'au 30 juin, c'est-à-dire que je vais publier les épisodes aux deux semaines jusqu'au 30... juin. Donc on va finir ça en beauté à ma fête. Donc c'est ce qui va clore la saison 4. Un total de 10 épisodes. Puis ça va définitivement être la plus petite des saisons que j'aurai lancée avec mon podcast. Puis tu sais quoi ? Je suis vraiment en paix avec ça. Avant, j'aurais voulu... Avant, j'aurais vu ça comme quelque chose de moins ambitieux. Comme de moins impressionnant. De pas avoir planifié d'avance. De pas pouvoir faire... Un fameux carousel qui dit tous les invités que je vais avoir durant la césar, mais aujourd'hui là, je vois ça vraiment plus comme intentionnel. Ouais, je vois ça comme étant plus intentionnel, avoir moins d'épisodes, mais l'intention ici, c'est d'avoir encore plus de profondeur. Peut-être moins en quantité, mais plus en présence. Ça, c'est quelque chose qui revient, que je t'ai déjà parlé si t'es abonné à mon infolet, j'en ai parlé à quel point en 2026, là, je voulais que ce soit une année plus en présence pour moi. C'est comme un peu mon, je pourrais dire mon mot fort ou mon souhait fort de 2026 finalement. J'ai une question pour toi. Est-ce que tu mesures encore la valeur de ce que tu crées à la quantité ou à l'impact ? Parce que dans nos têtes d'entrepreneurs, je trouve qu'on associe encore souvent plus à mieux. Plus de contenu, plus de post, plus d'épisodes, plus de visibilité. Mais est-ce que ça veut toujours dire plus aligné ? Durant cette saison-ci, je veux privilégier la qualité des conversations, la profondeur, je te l'ai dit, puis peut-être aussi mon énergie, parce que je veux que ce micro, mon micro, reste un espace vivant, puis pour ça, bien, il faut que je me sente libre. Alors oui, la saison 4 sera plus courte, plus souple, plus organique, un peu comme moi en ce moment, puis bien, j'aime l'idée que mon podcast évolue dans le temps, au même rythme que moi, j'évolue. Peut-être que toi aussi, t'es dans une saison différente. J'aime ça, ce concept-là de saison. On a toutes des saisons dans lesquelles on traverse, puis peut-être que ton entreprise a besoin, toi aussi, de ralentir un peu ou de respirer autrement, de tester peut-être aussi une nouvelle cadence. Est-ce que tu donnes le droit de faire évoluer ton rythme sans te justifier ? En guise de premier épisode de la saison 4, aujourd'hui, je vais faire quelque chose d'un peu vulnérable. Je veux revenir sur le tout premier épisode de podcast que j'ai publié. Le 4 février 2024. Ça me semble être tellement loin, là, quand je... Tu sais, ça fait juste deux ans, mais c'est fou à quel point j'ai l'impression qu'il y a une vie entière qui a passé dans ces deux années-là, tellement ça me semble lointain, tellement j'ai l'impression d'être une personne tellement loin de qui j'étais à ce moment-là. Ce que j'ai fait, en fait, c'est que j'ai réécouté mon premier épisode. Que j'ai... publié, ok ? Du podcast À ta couleur. Donc il y a presque, presque 50 épisodes de ça. Donc il s'en est passé quand même des épisodes d'entretemps. Pis tu sais, j'irais écouter ça avec mes oreilles de 2026, avec ma sensibilité d'aujourd'hui, avec la femme que je suis devenue. Pis disons que j'ai une réaction très claire. Mon Dieu que j'étais bien stressée Parce que je l'entends dans ma voix de 2024, cette tension-là, ce besoin de bien faire, cette volonté-là de... contrôler. Puis tu sais, juste quand j'y repense, là, je me sens encore, là, tu sais, comme les épaules, là, dans les oreilles, là. Tellement, tu sais, quand on est stressé, là, on dirait qu'on a tendance inconsciemment à remonter nos épaules, là. Je me sens encore comme ça, là, la tension, là, tu sais, dans mon cou puis dans mes omoplates. Ouf Puis je me suis demandé, c'est quoi exactement que j'essayais de protéger ? Parce que ça, c'est une question qui vaut de l'or, là, autant pour moi que pour toi qui m'écoutes. Qu'est-ce que j'essayais de protéger à ce moment-là ? À cette époque-là, il y a juste deux ans, mais comme je te dis, j'ai l'impression que ça fait plus que ça, j'avais une peur du regard des autres, un perfectionnisme aussi qui me pourrissait la vie. Oui, oui, le mot est fort, peut-être, pourrir la vie, mais c'est vraiment comme ça que je le sens. Quand tu te mets de la pression dans ton contenu, qu'est-ce que tu essaies de protéger au fond ? C'est ça la question que je me pose, que je me suis posée. Est-ce que c'est ton image, ta crédibilité, ton sentiment de légitimité, ton besoin peut-être d'être compris ? Juste le fait de penser à ça, ça peut débloquer quelque chose. Aujourd'hui, en regardant le chemin parcouru, en faisant un petit peu d'introspection, je réalise quelque chose. J'avais jamais, jamais, jamais soupçonné tout l'impact que ce chemin-là, avec ce canal-là qu'est mon podcast, allait avoir sur moi. Tous les apprentissages, toutes les leçons, autant dans mes rencontres avec les invités que moi en solo, derrière mes applications de montage. C'est comme si, à travers tous les épisodes... Il y avait un objectif caché que je n'avais pas vu, qui est celui d'apprendre à embrasser l'imperfection, puis aussi à incarner une authenticité plus grande. Tu as peut-être déjà commencé un projet avec un objectif officiel sur papier, te rendre compte en cours de chemin que ton apprentissage, ton vrai apprentissage, bien il était ailleurs. Ça t'est-tu déjà arrivé ça ? Si oui, garde ça en tête parce que ça, c'est une méga pépite de connexion. Je me rappelle encore mon stress à enregistrer mon premier épisode. Puis ce qui est fascinant, c'est que j'étais pas stressée, tu sais, sur le message à passer, pas stressée sur les mots, pas stressée sur le contenu non plus. J'étais stressée comme sur moi, sur la peur de m'enfarger dans mes mots, d'hésiter, d'avoir des béquilles vocales, tu sais, de faire des... toujours des hésitations, des hum, des t'sais, ce genre de... C'est ça, de béquilles vocales, de patois là. Puis aussi, je doutais de la qualité du son que j'allais avoir. Je me demandais, est-ce que ça va être assez bon ? Est-ce que ma voix va être agréable aux oreilles des gens ? Ou je vais avoir un thème de voix, tu sais là, comme fatigant. Oui, j'avais cette... Je me mettais cette pression-là d'avoir cette voix radiophonique-là. On s'entend qu'on a la voix qu'on a. Mais ça n'en faisait beaucoup. Ça en faisait beaucoup, pis c'était une nouveauté pour moi, complètement un monde nouveau qui s'ouvrait. Bref, quand je t'ai dit tout ça, ce qui revient, c'est que j'avais la peur de ne pas être assez. Pas assez fluide, pas assez peut-être professionnelle, pas assez radio, pas assez parfaite. Ça, je t'en ai déjà parlé, là, de cette imperfection-là qui m'a tellement fait peur dans le passé. Puis aujourd'hui, quand je réécoute ce premier épisode-là, j'entends une femme tellement loin de celle que je suis maintenant. Pas parce que j'étais moins bonne, c'est pas ça. Je pense que j'étais moins libre. Dans ton contenu-là, qu'est-ce que tu tentes encore de cacher ou de contrôler pour éviter le jugement ? Parce que souvent, quand on pense qu'on veut être professionnel, mais en réalité, c'est qu'on veut être parfait. Puis ça, être parfait, là... C'est lourd à porter, je sais de quoi je parle, je veux pas dire que je l'ai déjà été parfaite, parce que bon, qui l'est, hein ? Mais c'est lourd à porter, c'est très très lourd à porter, c'est épuisant énergétiquement. Quand je réécoute ce premier épisode-là, j'entends vraiment une femme crispée, concentrée, rigoureuse. Bonne, j'étais bonne, je trouve, mais j'étais crispée, t'sais. Pis ça me touche beaucoup, parce que je sais qu'elle faisait de son mieux, que je faisais de mon mieux. Ça me fait curieux de parler de moi à la troisième personne. Mais je vois aussi à quel point je n'étais pas encore détendue dans ma propre voix. Regarder en arrière, regarder son parcours avec les lunettes d'aujourd'hui, ce n'est pas se juger. C'est tellement une belle façon de mesurer son évolution. Parce que ton audience, elle ne connecte pas juste à ton expertise, elle connecte à ton évolution. C'est exactement là. Que l'exercice d'aujourd'hui devient précieux, parce que revenir sur nos débuts, ça fait deux affaires. Ça nous rend plus tendres avec nous-mêmes, plus bienveillants avec nous-mêmes. Ça nous montre le chemin parcouru, oui, pis ça, c'est une pépite de connexion incroyable, parce que ton audience, elle connecte pas juste avec tes résultats, ni avec tes compétences ou ton expertise, elle connecte avec tes prises de conscience, tes transitions, tes avant-après. interne, à l'intérieur de toi, qui se sont produits. Si tu regardes ton toi d'il y a un an, ta version de toi-même d'il y a un an, ou peut-être deux ans, qu'est-ce qui a changé dans ta manière d'être ? Pas dans tes compétences, ok ? Dans ta façon d'être dans ta vie, dans ton niveau de pression, dans ta patience, dans ta douceur, ton courage. Est-ce que tu te donnes le droit, dans ton contenu, de raconter ça ? Avant de te lire ma lettre à la moi d'avant, Parce que c'est vraiment ça que je m'apprête à faire, je me suis écrit une lettre à la version de moi en 2024. Je vais te poser une dernière question qui va te suivre pour le reste de l'épisode. Si tu continues à créer exactement comme tu crées ton contenu en ce moment, est-ce que ça t'amène vers plus de liberté ? Ou vers plus de pression. Garde ça dans un coin pas trop loin de ta tête, parce que moi, en 2024, j'aurais répondu « liberté » . Mais mon corps, lui, il aurait répondu « pression » . Puis c'est là que ça devient intéressant, parce qu'en réécoutant mon premier épisode, j'ai compris quelque chose d'important. Oui, je cherchais la liberté, mais je la cherchais à travers le contrôle, aussi paradoxal que ça peut paraître. Puis ça, c'est une pépite que j'avais pas encore déterrée à l'époque. Au lieu de me juger, Ben, j'ai envie de me parler comme on parle à quelqu'un qu'on aime, comme on parle à une amie, avec patience. Fait que j'ai écrit une lettre à la moi d'avant, celle qui sait pas encore tout ce qui l'attend, celle qui sait pas pantoute ce qui l'attend, avec ce podcast-là. Alors ça va comme suit. Cher mois de 2024, je te vois. Je te vois te préparer à enregistrer ton premier épisode avec le cœur qui bat un peu trop vite. Je te vois ajuster ton micro. vérifier ton son, réécouter une phrase trois fois, puis te dire « Non, ça sonne pas comme il faut, là » . Je le sais que tu penses que le défi, c'est de livrer un bon épisode. Mais le vrai défi, là, c'est tellement autre chose. Le vrai défi, c'est de te laisser exister dans un espace où tu peux pas contrôler chaque seconde. Puis je te le promets, le podcast va t'apprendre ça. Pas d'un coup, mais tranquillement. À force de répéter, à force d'oser. À force de publier, même quand tout n'est pas parfait, tu vas développer un laisser-être que tu ne soupçonnes même pas. Un jour, tu vas monter tes épisodes différemment. Tu vas arrêter de tout couper. Tu vas laisser tes respirations s'entendre. Tu vas laisser des petites pauses vivre. Puis tu vas réaliser quelque chose de fou. Quand tu laisses de l'espace, tu laisses entrer l'humain. Avant, tu coupais tout tes respirations, puis ça affectait le rythme. Ça laissait très peu d'air. Très peu de place. Plus tard, tu vas comprendre que l'air, c'est pas un défaut. C'est une présence. Puis tu sais quoi ? Se laisser être là, il va se refléter ailleurs aussi. Dans ta manière de parler, dans ta manière d'écrire, puis aussi dans ta manière de te montrer. Autre chose, tu vas développer une écoute. Une écoute où t'es vraiment avec l'autre. Au lieu de préparer ta prochaine question dans ta tête, comme une élève studieuse, tu sais de quoi je parle. À force de discuter avec tes invités, tu vas apprendre à entendre ce qui n'est pas dit, sentir quand quelque chose est important, relancer avec délicatesse. Dans le fond, tu vas laisser l'autre prendre sa place. Puis ça, ça va changer ton rapport aux humains, ça va changer tes conversations, ça va changer tes relations. Tu vas devenir plus lente, plus attentive, moins pressée de prouver quoi que ce soit à quiconque. Tu vas apprendre à être douce avec toi-même. Pas tout de suite. Au début, tu vas encore vouloir t'améliorer. Tu vas croire que chaque épisode, c'est une occasion de corriger quelque chose en toi. Ta diction, ton débit, ta structure, ton assurance. Mais tranquillement, tu vas comprendre que t'es pas un projet à optimiser. T'es une présence à habiter. Pis ça, c'est une révolution silencieuse. Tu vas aussi réaliser que ton perfectionnisme, c'est pas ton ennemi. Que c'est juste une tentative maladroite de te protéger. Protéger ta crédibilité, ta légitimité, ton sentiment d'être pas assez. Mais plus tu vas avancer, plus tu vas comprendre que ta valeur, elle se joue pas dans la fluidité d'une phrase. Elle se joue dans la vérité de ton intention. Il va y avoir des épisodes, là, vraiment, où tu vas douter. Des épisodes où tu vas te demander si ça intéresse encore quelqu'un. Des moments où tu vas, parfois, te comparer aussi. Pourtant. Tu vas continuer. Parce que tu t'es engagé envers ce que ça te fait vivre, tu vas découvrir que le podcast, c'est pas juste un outil de communication, c'est un espace de croissance, un endroit où t'apprends à te tenir sans armure. Tu vas te surprendre à dire des choses que t'aurais jamais osé formuler avant, à poser des questions plus vraies, à laisser émerger des silences qui ne cherchent plus à combler un vide, mais à accueillir quelque chose. Puis surtout, tu vas arrêter de vouloir être parfaite. Tu vas choisir plutôt d'être cohérente. Cohérente avec ce que tu crois, avec ce que tu ressens, avec la femme que tu deviens. Il va y avoir un moment, là, pas spectaculaire ni dramatique, où tu vas enregistrer un épisode, puis tu ne penseras plus à comment tu sonnes. Tu vas penser à ce que tu partages. Puis ce jour-là, là, tu ne t'en rendras presque pas compte, mais ça va être une victoire immense. Parce que tu ne chercheras plus à impressionner, tu vas chercher à connecter et tu vas réaliser que c'est ça, le vrai pouvoir du micro. de rejoindre. Je veux te prévenir, tu vas te surprendre à aimer ta voix. Pas parce qu'elle est radiophonique, parce qu'elle devient familière, parce qu'elle devient ta maison. Tu vas arrêter d'écouter ton thème de voix. Comme un juge, tu vas l'écouter comme une amie. Puis au fond, c'est ça que t'apprends. À devenir ton amie. À te parler comme tu parles aux autres, avec une patience que tu offres si facilement aux autres, mais parfois un peu moins à toi-même. Alors, s'il te plaît. Quand tu vas te remettre à douter, rappelle-toi ceci. T'es pas en train de te pratiquer à être une meilleure podcasteuse. T'es en train de te pratiquer à être toi, sans t'excuser, sans te freiner, sans t'effacer entre deux phrases. Continue. Je te promets, un jour tu vas réécouter ce premier épisode, puis au lieu d'entendre ce qui cloche, tu vas entendre tout ce qui a commencé, puis tu vas avoir envie de te serrer fort dans tes bras. Je t'embrasse. C'est tout un exercice de faire ça, j'en ai des frissons. Wow C'est une chose de l'écrire, mais c'est aussi une chose de la lire. Publiquement, dans ce cas-ci. Puis là, en te lisant cette lettre, je me dis que ça dépasse mon histoire. Parce que si moi j'ai une version d'avant à rassurer, peut-être que toi aussi. On a tous une version de nous-mêmes d'hier, à quelque part, qui fait de son mieux avec ce qu'il savait à ce moment-là. Alors avant qu'on aille plus loin, j'ai envie de te poser une question. Si t'avais à écrire une lettre à la version de toi d'il y a un an ou deux, tu lui dirais quoi ? Regarder son parcours, c'est puissant. Pas pour se flatter, pas pour se dire à quel point on est bon, on est bonne, pas pour se comparer non plus, mais pour identifier ses pépites, ses fameuses pépites de connexion. Les moments où on a grandi, où on a évolué, nos prises de conscience, les virages. qu'on a fait dans nos vies qui peuvent parfois être invisibles quand on ne prend pas le temps de les observer. Si tu veux connecter plus fort avec ton audience, parle de ça. Pas juste de tes offres, pas juste de tes résultats, parle de ce que tu pensais avant, de ce que tu comprends maintenant, ce qui a changé à l'intérieur de toi, ce qui t'a surpris. Parce que ton audience, je te le répète, elle n'achète pas juste ton expertise, elle s'attache beaucoup à ton humanité. Donc j'ai envie de te donner une piste super concrète, après la portion émotive, que je viens de... je sais pas si toi t'étais dans l'émotion, mais en tout cas moi clairement je l'étais. Ouais, je veux te donner une piste super concrète pour utiliser ces leçons-là dans ton contenu. Pas pour être plus performant, mais pour connecter plus profondément avec ton audience. Tu peux raconter un avant-après que t'as vécu à l'intérieur de toi. T'sais, c'est pas obligé d'être des grandes révélations. puissante et profonde, là, ça peut être très simple, hein ? Je veux vraiment pas que tu te mettes cette pression-là d'aller jouer du violon, d'avoir, donc, une scène dramatique ou une vulnérabilité à tout casser, là. Ça peut être un simple « avant, je pensais que... aujourd'hui, je comprends que... » Aussi simple que ça. Ça, c'est une petite structure qui montre la transformation assez rapidement. Ça crée un effet miroir chez l'autre. Tu sais, des exemples de phrases, là, que tu peux dire qui suivent cette structure-là. Tu sais, par exemple... Avant, je me mettais cette pression-là. Je pensais que je devais être parfaite pour... Trois petits points. Aujourd'hui, j'ai compris que l'espace, c'était pas un manque, c'était un cadeau. Donc, je retourne avec la petite structure. Avant, je pensais que... Trois petits points. Aujourd'hui, je comprends que... Exercice hyper simple que tu peux, même juste dans ta tête, y réfléchir sans tellement avoir besoin de l'écrire. Si t'es en voiture, si t'es en train de prendre une marche, si tu m'écoutes en pliant du linge, peu importe ce que tu fais, tu peux te rappeler de cette structure-là. Avant, je pensais que. Aujourd'hui, je comprends que. Donc, c'est un avant-après intérieur, un switch intérieur qui s'est passé. Je te laisse réfléchir. Puis bien évidemment, si toi aussi t'as envie de rédiger une lettre à ta version d'avant, tu peux le faire parce que c'est tellement une pratique puissante que j'ai découverte. C'est honnêtement la seule et unique fois que j'ai fait ça. Puis ouais, c'est un exercice vraiment qui m'apporte beaucoup. Parce qu'une lettre, ça fait quelque chose que peu de contenus font, c'est-à-dire que ça crée une certaine intimité. On s'entend ? Je t'ai amenée pas mal loin dans mes prises de conscience avec la lettre que je t'ai lue. Ça met un peu de douceur, de tendresse sur le chemin parcouru. Ça transforme ton histoire en pont. L'idée est simple, tu choisis une version de toi, peu importe quand dans ton histoire. C'est pas obligé d'être il y a 10 ans ou quand t'étais petite, là. Ça peut être toi au début de ton entreprise, toi avant ton premier lancement, avant ta première vidéo. Il y en a qui ont cette crainte-là de se filmer dans leur contenu, peut-être, à la version de toi avant d'augmenter tes prix. Peut-être avoir une grosse décision, une grosse période difficile. Bref, tu peux choisir une version de toi qui était différente de celle que t'es aujourd'hui. Puis on va aller l'identifier par rapport à un moment. Tu sais, par exemple, moi, dans ma lettre, j'ai commencé en disant mon premier épisode de podcast. Il y a comme une date. On n'est pas obligé d'avoir une date précise, mais on cible un moment, tu sais. Donc moi, c'était la diffusion de mon premier épisode de podcast. Donc toi, c'est quand ? Puis tu lui écris. Pas pour te juger, je le répète. Mais pour reconnaître, ça peut être ton courage de te dire ce que tu ne savais pas encore à ce moment-là. Concrètement, mini-exercice, ça peut prendre la structure de ton choix. Puis là, vraiment, je ne veux pas te mettre dans une case et trop structurer ça, mais rapidement comme ça, on peut le structurer en quatre parties. Moi, j'ai commencé par « je te vois » . Ça met tout de suite, je trouve, dans la compassion. « Je te vois » . Après ça, j'ai décrit ce que la version de moi de 2024 vivait, ce que je ressentais, ce que j'essayais de contrôler, ce que je craignais, les peurs que j'avais. Donc, je te vois, toi qui es comme ceci, comme cela, toi qui fais ceci. Bref, et là, on révèle des choses que cette version-là de nous ignore. Donc, c'est quoi qu'elle va apprendre, c'est quoi qui va s'ouvrir pour elle, ce qu'elle va cesser de porter, ce qui va s'adoucir peut-être aussi. Donc, je te vois. On décrit comment on était à ce moment-là. On lui révèle trois choses, quatre choses, cinq choses, un nombre de choses qu'on veut, que notre version de nous-mêmes avant ignore. Puis on termine avec une phrase de permission. Quelque chose comme « t'as le droit de » trois petits points. « T'as pas besoin de » trois petits points. Ou tout simplement « je suis fière de toi » . Moi, je termine en disant « je t'embrasse » . « Je te prends fort dans mes bras » , quelque chose comme ça. Donc on est dans une phrase de permission, de bienveillance. Quand t'écris cette lettre-là à la version de toi d'avant, t'écris aussi indirectement à la version d'avant de ton audience. C'est important de comprendre ça, hein ? Tu leur tends la main. Donc, je te repose la question. Si t'écrivais une lettre à la version de toi qui a commencé ton entreprise, qu'est-ce que tu lui dirais ? Qu'est-ce que tu voudrais qu'elle arrête de porter ? Qu'est-ce que tu voudrais qu'elle sache, là, maintenant ? Parce que je te le promets, là, dans cette lettre-là, il y en a des pépites. Ces pépites-là, c'est des points de connexion immédiats avec ton audience. En fait, je te raconte tout ça aujourd'hui, mes débuts avec mon podcast, toute la pression que je me suis mise, la voix que j'essayais de contrôler, c'est parce que je sais à quel point un podcast, ça nous confronte vite à une chose, notre présence. Pas juste ce qu'on dit, mais comment on sonne, l'énergie qu'on dégage, l'univers qu'on installe dès les premières secondes. Parce que le jingle d'un podcast, c'est un peu comme la première poignée de main. Puis ça, c'est l'image que mon amie Émilie Laliberté donne quand elle veut illustrer l'impact d'une intro de podcast. D'ailleurs, tu sais qu'Émilie Laliberté, c'est elle qui a fait d'ailleurs tout mon audio d'intro et de conclusion de mon podcast. Justement, justement, pourquoi je te parle d'elle, là ? Bien, c'est parce qu'on collabore présentement, elle et moi, à la création d'un nouveau petit produit. Puis c'est un petit produit, je suis bien, bien fière, j'en ai pas parlé encore vraiment, c'est comme je lance ça pour la première fois ici sur mon podcast, un petit produit qu'on va lancer au printemps et qui a pour objectif de t'aider à rédiger le narratif d'intro de ton podcast à partir de tes pépites de connexion, puis aussi à t'aider à trouver la signature sonore qui incarne ton univers. Fait que si jamais t'as dans l'idée de lancer... un podcast en 2026, ou si t'as déjà un podcast, peut-être aussi, puis que t'as envie de revoir, je m'en allais dire le brand, mais tout son univers, ton introduction, ton jingle, de revoir aussi peut-être la direction sonore, ou peut-être que t'as lancé un podcast puis t'en as juste pas d'intro, hein, j'en écoute des fois des podcasts qui commencent sans intro aussi, ben là écoute, je te dis qu'on va lancer de quoi d'assez hot au printemps, si tu veux être parmi les premiers informés, bien écoute... je t'ai mis un lien dans les notes de l'épisode, un lien pour t'inscrire afin d'être informé quand tout ça va sortir je te le dis, ça va venir vite quand je dis au printemps, c'est comme les premiers jours du printemps pas mal, à moins qu'il y ait des changements des petites accroches en cours de route mais ça s'aligne vraiment pour être très bientôt petit produit collaboratif avec Émilie Laliberté, je suis tellement fière, ça me rend tellement, ça me fait tellement du bien de créer avec des amis Des produits que je sais, qu'on sait, je vais parler au « on » parce que je sais qu'Émilie pense ça aussi, qu'on sait qu'ils vont tellement, tellement, tellement, tellement aider des personnes à faire en sorte de créer un univers distinctif qui leur colle à la peau, qui les fait sentir fiers, autant dans les mots que dans le son. Donc, j'ai bien, bien hâte de lancer ça. C'est le prochain lancement pour moi qui s'en vient. Si tu veux t'inscrire sur la liste, même si t'es pas sûr peut-être de lancer ton podcast, écoute, ça t'engage à rien. De toute façon, c'est juste pour avoir les informations quand on va être prêtes à lancer, avant les autres, dans le fond. Fait que c'est comme une petite liste VIP, on pourrait dire ça comme ça. Puis ça se pourrait qu'on réserve une petite surprise aux personnes qui s'inscrivent via ce lien-là. Donc, je dis ça, je dis rien. Je t'invite à aller t'inscrire. Merci d'avoir été là pour ce retour au micro, ce petit voyage dans le temps avec moi. Merci d'avoir écouté jusqu'ici, jusqu'au bout. Si t'es rendu là jusqu'à présent, c'est précieux pour moi de te savoir à l'écoute, vraiment. Si cet épisode t'a fait réfléchir, viens me le dire. J'adore ça vous lire, j'adore vous sentir là de l'autre bord. Tu peux aussi partager cet épisode-là sur les médias sociaux, identifier des entrepreneurs, des amis à qui tu penses que ça pourrait parler. Surtout, reste à l'affût du prochain épisode où je reçois Aimée Desrosiers, alias Aimée Labiscornu. On va parler de création d'univers, justement. Comment construire un univers de marque, un monde narratif pour soutenir ton storytelling et renforcer le sentiment d'appartenance autour de ton projet. J'espère vraiment t'y retrouver le 10 mars prochain. Salut là Merci d'avoir été là C'est toujours un privilège de t'avoir quelque part assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez, pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story puis tag-moi, la voisine pro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode d'Attaque couleur