Speaker #0Quand on est entrepreneur, on dirait qu'on passe notre vie à devoir se présenter. Sur les médias sociaux, dans les événements de réseautage, dans une séquence de bienvenue, dans un texte à propos, puis la liste est encore très longue de tous les endroits où on doit le faire et le refaire. Comment on fait pour se présenter de façon à laisser une impression mémorable ? Dès les premiers mots, reste avec moi. Aujourd'hui, on parle de comment arrêter de passer dans le beurre quand on se présente aux autres. Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi, c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune, au cœur d'un petit village rural, où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent autour de quelque chose de plus grand que soi, puis qui nous donnent la permission d'être pleinement humain. C'est pas un hasard, hein, si j'étudie l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, à aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens. se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi Bienvenue sur le podcast À ta couleur Je suis vraiment contente de te retrouver aujourd'hui pour un épisode solo sur un sujet qu'on sous-estime souvent, alors qu'il nous suit littéralement partout en affaires. On va parler de la manière dont on se présente. Pas juste sur LinkedIn, dans une bio Instagram ou dans un fameux pitch de réseautage. Je te parle de toutes les fois où on doit ouvrir la bouche. Ou son clavier Pour dire qui on est, qu'est-ce qu'on fait, puis pourquoi quelqu'un devrait nous écouter, finalement, sur les médias sociaux, dans une séquence de bienvenue, au début d'une conférence, ça peut être dans un 5 à 7, quand quelqu'un te demande juste, bien simplement, c'est quoi que tu fais, toi ? Quand t'es invité sur un podcast, quand tu lances peut-être aussi ton propre podcast, quand t'écris ton à-propos, quand tu réponds à un DM, quand t'envoies une note vocale, bref, la liste pourrait être encore super longue. on passe notre vie à se présenter. Puis pourtant, je trouve qu'on est encore plusieurs entrepreneurs à se présenter comme si on lisait les premières lignes de son CV. Tu sais, le classique « J'aide les entrepreneurs à... » afin que... Ah On le voit partout On la voit partout, cette phrase générique-là. Puis là, attention, là Je ne suis pas en train de dire que cette structure-là n'est pas pertinente. Cette structure-là peut être bien utile. Un peu clarifié, mais en clarifié, puis marqué, les esprits marqués, ouais, être mémorable, il y a un monde. Puis aujourd'hui, c'est exactement de ça qu'on va jaser. C'est un sujet que j'ai d'ailleurs abordé avec les dix membres de mon accompagnement. En fait, mon espace collectif, le village, il y a deux semaines, ça a été un des ateliers les plus appréciés. Et c'est aussi le sujet de la conférence que je vais aborder dans le cadre de la 10e édition du Congrès des adjointes virtuelles le 24 avril prochain. Je te le dis tout de suite, si le nom du Congrès fait référence aux adjointes virtuelles, ça s'adresse quand même pas juste à elles, pas en tout même, ça s'adresse à tous les entrepreneurs qui veulent mieux se présenter, mieux se positionner, mieux connecter. Donc, si tu as envie d'apprendre à te présenter comme un entrepreneur mémorable, à laisser derrière toi le pitch froid puis générique, puis à construire... Une présentation qui crée une connexion dès les premiers échanges. Le lien affilié pour te joindre à nous est dans les notes de l'épisode. Puis si je te parle de ça aujourd'hui, c'est entre autres parce que le défi brutal d'Alex Martel d'hier m'a inspiré une réflexion que j'ai d'ailleurs partagée sur LinkedIn. Une réflexion qui pourrait se résumer comme ça. On a transformé le mot professionnel en excuse pour sonner comme tout le monde. On dirait que dès qu'il faut se présenter, il faudrait soudainement devenir la version beige de nous-mêmes. Tu sais, celle qui choisit ses mots avec précaution, qui cache ses opinions derrière des formulations neutres, qui essaie pas trop de déranger, pis qui espère quand même avoir de l'impact. Comme si avoir l'air crédible, ça exigeait d'effacer sa couleur, sa posture, son point de vue. Pis je trouve que ça se voit partout. On lit des affaires du genre... Bienvenue dans mon podcast où nous abordons le leadership, la communication et le développement personnel. Objectivement, c'est pas faux là ça, c'est pas mal écrit, c'est pas gênant d'entendre ça, mais ça raconte rien. Ça prend pas position sur rien. Ça fait sentir personne derrière le message. Ça pourrait ouvrir 500 podcasts sans que personne s'en rende compte. Puis après, on se demande pourquoi les gens oublient. On est dans du partage d'informations pur et dur. On n'est pas dans du ressenti. On n'est pas dans l'émotion. À l'inverse, quand t'entends une intro comme celle du podcast « Voix révolutionnaire » de Stéphanie Metté, par exemple, pour te donner cet exemple-là, ça commence par « Aujourd'hui, c'est terminé de se taire » . T'es pas ici pour plaire, mais pour partager un message, une vérité, une vision pour le monde. Wow Là, il se passe quelque chose Il se passe quelque chose Pas mal plus que bienvenue dans mon podcast où on aborde le leadership, la communication pis le développement perso, à vous On sait pas encore tout, mais on sent une posture, une tension. T'sais, on sent un point de vue, on sent qu'il y a une personne qui porte un message, là, fort. Pis t'sais, si je te donne un exemple aussi avec LinkedIn, les titres, l'espèce de petite phrase courte qu'on peut, où est-ce qu'on va aller mettre notre... Notre titre, on peut voir souvent des titres comme exemple enseignant formateur, expert dans tel domaine, formateur en intelligence artificielle. Ça, on le voit partout. Ça aussi, c'est une façon de se présenter. C'est aussi une façon de se présenter le titre qu'on va aller écrire, par exemple, sur LinkedIn. Alors, au lieu d'écrire formateur en intelligence artificielle... Je te propose une version plus incarnée que j'ai tirée d'une personne peut-être que tu connais, et c'est « En relation, amour-haine avec l'intelligence artificielle générative » . C'est le même niveau de sérieux, mais c'est pas la même ressentie, la même colonne. On sent qu'il y a quelqu'un derrière ça qui a une opinion, qui a quelque chose à dire. C'est exactement ça mon point. On s'entend, je suis loin d'être contre le professionnalisme, mais je suis contre la version appauvrie, par exemple, qu'on en a faite. La version ou professionnelle est comme devenue, on dirait, un filtre qui pousse à cacher ce qu'on pense vraiment, à adoucir les convictions qu'on a, à lisser notre voix parmi toutes les autres, même que ça fait en sorte, je trouve, que ça nous fait disparaître un peu dans le décor. En 2026, dans un marché où les services se ressemblent énormément sur papier, sonner comme tout le monde, ce n'est pas une preuve de sérieux. C'est souvent une excellente façon de passer dans le beurre. Puis aujourd'hui, c'est de ça qu'on va parler. Pourquoi on devrait arrêter de réciter notre CV, nos titres ? Je pense qu'il y a un vieux réflexe collectif en entrepreneuriat, on pense qu'une bonne présentation de soi, c'est une présentation qui explique bien. Alors on a le réflexe d'aligner notre titre, nos services, des fois même nos certifications, nos diplômes, nos années d'expérience, parfois même nos programmes qu'on a suivis. Alléluia Mais le problème, c'est que souvent... Oui, ça informe, mais ça fait pas retenir rien, si on veut, à ta cible, de qui tu es. Une présentation mémorable, c'est pas juste une présentation qui explique ce que tu fais. C'est une présentation qui donne un point d'entrée, une porte d'entrée vers toi, une image mentale, un petit angle. En d'autres mots, c'est quelque chose qu'on peut retenir sans avoir besoin de prendre des notes comme si on était dans un cours à l'université. Moi, par exemple, quand je me présente en personne, je sors pas la phrase qu'on lit partout. Je dis pas « j'aide les entrepreneurs à raconter leur histoire afin de connecter avec leur audience, blablabla » . Je pourrais, là. Ça serait vrai. Mais c'est pas ça que je dis. Je dis plutôt « quand j'étais jeune, moi je rêvais de devenir archéologue. Aujourd'hui, je suis une chercheuse d'art. Pas avec une truelle, pis en creusant dans la terre, mais une chercheuse de pépites cachées dans les histoires d'entrepreneurs. » Pis là, je poursuis. C'est mon entrée en matière, en fait. Pis cette phrase-là, elle fait... plusieurs choses en même temps. Elle dit mon métier, autrement. Elle est bien sûr en cohérence avec mon univers. Elle montre ma couleur. Mais surtout, elle intrigue, elle pique la curiosité, puis elle se retient. Elle devient mémorable. Puis ça, c'est précieux. Je compte plus le nombre de fois où on m'a dit, après, « Mon Dieu, j'ai tellement aimé ça, ta présentation. C'était original. Je m'en souviens encore. J'ai tout de suite compris ton univers. » Pourquoi ? Pourquoi les gens me disent ça ? Parce que c'était pas compliqué. Hein, au contraire. Il y avait une image mentale. C'était en cohérence avec mon univers, puis ça crée un petit... Moi, je trouve que quand, par exemple, on fait un tour de table, le meilleur exemple, janvier dernier, réseautage en personne à Québec, tour de table de toutes les personnes qui sont là pour justement dire qu'est-ce qu'on fait, se présenter, et quand vient mon tour, je ne sors pas mon titre, puis je ne sors pas d'où j'arrive, puis les études que j'ai faites, mais je sors avec cette phrase-là que je viens de te dire. Et là, je vois les têtes se relever tranquillement. Parce qu'il y en a qui avaient déjà perdu l'intérêt au fil de, ça faisait peut-être une demi-heure que tout le monde se présentait. Et là, tout à coup, il y a comme quelque chose qui se passe. Il y a comme des regards. Je suis capable d'avoir des contacts juste visuels avec les gens. Je me dis, ok. Ça, pour moi, c'est un signe. C'est un signe qu'il y a quelque chose qui vient de se passer. Il y a un signe que je fais lever les têtes. On dirait que je fais décrocher, pas négativement, je fais accrocher les gens à mon histoire, à ma présentation. Puis c'est ça qu'on veut. C'est ça qu'on veut. Puis là, je ne suis pas en train de te dire qu'il faut que tu sois théâtrale, que tu t'habilles en fluo ou que tu sois super visible. Ce n'est pas ça. Je veux juste te dire que juste être moins interchangeable, c'est-à-dire que toutes les présentations se ressemblent. On va être plus originaux que ça, ok ? On veut marquer les esprits. J'ai envie de te donner un autre exemple d'une de mes amies, Jessica Leib. Jessica, elle, elle commence souvent ses présentations en mentionnant une de ses pépites de connexion, d'ailleurs, que je salue Jessica, là, puis la façon dont elle se présente, je trouve ça fascinant, puis elle aussi, elle aussi, elle reçoit souvent des commentaires positifs après ses présentations, et elle met de l'avant un de ses alliés précieux, qui est son micro. Puis elle fait pas juste le nommer, là, elle le sort pour vrai de sa sacoche. quand on en parle. Fait qu'en plus, bon, il y a pas juste l'image qu'on peut avoir mentalement, il y a le micro. C'est tellement mémorable. Ça fait toujours son petit effet. Pourquoi ? Parce qu'elle se contente pas de dire ce qu'elle fait. Elle va créer une petite scène, elle donne un détail, elle l'incarne, puis elle laisse passer une pépite, une pépite de connexion. Puis c'est exactement ça dont je veux te parler aujourd'hui. Comment construire une présentation qui ne sonne pas comme une fiche descriptive, mais comme un point de rencontre avec les autres ? Une bonne présentation, c'est quoi, au fond ? Pour moi, une bonne présentation va contenir quatre ingrédients. Premier ingrédient important, la clarté. On doit comprendre ce que tu fais. Pas dans tous les détails, pas avec une liste complète de tous tes services, mais au moins assez de clarté pour se dire « ok, je comprends son terrain de jeu » . Puis là, je te le dis, pas une liste complète de tes services, parce que ça a dû déjà t'arriver, justement, dans un événement de réseautage à Québec en janvier dernier. À un moment donné, parmi les personnes qui se présentent, il y en a une qui part, puis qui est long, puis c'est long, puis elle est, tu sais, puis elle parle de tous ses services en détail, quasiment le processus dans lequel on doit passer. C'était interminable. C'était interminable. Alors là, on perd l'attention, tu sais. Puis là, bien, la clarté, on ne l'a plus, on est dans le flou parce qu'il y a trop d'éléments. Donc... On veut juste être capable de comprendre c'est quoi ton terrain de jeu, tu sais. Deuxième ingrédient, il faut savoir à qui tu parles, à qui tu t'adresses. On doit sentir pour qui tu es là, OK ? Pas nécessairement une niche hyper, hyper précise, genre j'aide l'égauchère, je sais pas, végétalienne de 42 ans qui aime la céramique. Bon, on s'entend là, je caricature à fond. Mais on doit avoir un feeling quand même de qui tu aides. OK ? C'est important. Troisième ingrédient, c'est quoi que ça change ? Finalement, c'est quoi la transformation que t'apportes ? On doit comprendre ce que ta présence, ton approche, ton service vient transformer. Est-ce que c'est plus de clarté, plus de confiance, plus de cohérence, moins de flou ? Puis la quatrième, en fait le quatrième ingrédient, c'est mon préféré, c'est tes pépites de connexion. Donc on doit sentir, je dirais, ta couleur, tiens. C'est là qu'entre les fameuses pépites de connexion, je le répète souvent, puis je vais le répéter encore et encore, on connecte pas juste avec ce qu'on fait, on connecte avec ce qu'on porte à l'intérieur. Parce qu'une présentation sans pépites de connexion, là je vais te prendre une belle métaphore, si tu me suis depuis un bout, tu sais que j'adore les métaphores, c'est comme une soupe sans sel, ça nourrit techniquement, mais il manque quelque chose, ok ? Puis là, tes pépites de connexion, qu'est-ce que ça peut être ? Bien, si tu me suis, tu sais que dans mon univers, il y en a dix. Le why, une valeur que tu portes, le combat que tu mènes, un opposant, un allié, ça peut être une croyance. Puis les croyances, d'ailleurs, cachent souvent des opinions, une vision du monde qu'on porte. Ça peut être, bon, une épiphanie, un bouleversement, une leçon, il y en a plusieurs. Puis ces pépites-là, c'est ce qui fait que ta présentation, elle ne pourrait pas sortir de la bouche de n'importe qui dans ton domaine, OK ? C'est vraiment ces pépites-là qui viennent apporter... ta couleur, qui viennent te différencier, qui fait en sorte que ça ne peut qu'être toi qui dit ça, OK ? Moi, il n'y a pas personne d'autre qui dit qu'il est une chercheuse d'art, qui rêvait d'être archéologue, puis qu'aujourd'hui, il fouille dans les histoires d'entrepreneurs pour révéler les pépites cachées, là. Je suis la seule et unique à dire ça dans le domaine du storytelling, OK ? Je vais te donner des exemples, là, des exemples de phrases, disons, génériques, OK, qu'on peut dire, puis je vais te donner Après ça, la version qui est beaucoup plus incarnée, qui contient des pépites, des pépites de connexion. Mettons, un exemple, une célébrante de vie pourrait dire, de façon générique et floue, « J'offre des espaces de sens et de présence où les passages de vie peuvent être honorés avec douceur et vérité. » Hum, qu'est-ce que ça dit, ça ? Ah, c'est... Avoue que y'a plusieurs personnes qui pourraient dire qu'ils offrent des espaces de sens et de présence, hein ? Où on honore des passages de vie avec douceur et vérité. C'est quand même pas distinctif, on s'entend, de cette célébrante de vie-là. Mais si elle dit « Je refuse qu'on te fasse croire qu'il faut suivre un script pour vivre ton deuil » , oh là là, là on est dans quelque chose d'autre. On est dans une opinion, un point de vue, une vision du monde, une croyance, un c... combat Un combat Et ça, c'est une pépite incroyable. Et ça vient de la différencier des autres célébrantes de vie, parce qu'elle, elle refuse quelque chose qu'elle porte fortement. Là, on n'est pas juste dans une description de service floue, on est dans un combat. Puis là, bien, je vais te donner l'exemple de Mélanie, que j'accompagne dans le village, qui est célébrante de vie. J'aime bien ça, te donner des exemples, finalement, réels de mes clientes que j'accompagne. Puis, c'est un exemple ici. Donc, beau combat Tellement un beau combat à mettre dans sa présentation, et ça peut être le début de ta présentation, ça peut être ça, on s'entend ? Plutôt que de la bonne phrase générique qui est ennuyante finalement, puis qu'on retient pas. Et là, je dois te dire qu'avoir une seule bio aujourd'hui, ça ne suffit plus. C'est l'autre point important que je vais aborder avec toi, c'est qu'on ne peut plus penser notre présentation comme un texte unique qu'on va copier-coller partout. Ta bio Instagram ? Elle va pas faire la même job que ton profil LinkedIn, ta séquence de bienvenue par exemple, un pitch oral, un intro de conférence, ton texte à propos, l'intro de ton podcast. C'est pour ça que j'aime parler d'écosystème de bio. Une même essence, une même colonne vertébrale, mais plusieurs formats. Alors moi j'aime ça penser l'écosystème de bio, de présentation finalement de toi, j'aime ça le voir en quatre versions. ultra courte, ok ? C'est celle que tu utilises quand tu as vraiment très peu d'espace. Comme par exemple, ta bio Instagram qui doit contenir, il me semble, 150 caractères et moins. Quel travail de synthèse et de concision ici Une petite ligne, une petite ligne dans un profil. Comme tantôt, je parlais de LinkedIn, la petite ligne de ton titre de profil LinkedIn, ça aussi, c'est de l'ultra court. C'est aussi une présentation, ok ? Une signature rapide en pied de page d'infolettre ou d'un courriel, ta signature électronique, hein ? Ça peut être une phrase qui est là, que tu loges là. Pis t'sais, c'est tellement le format le plus dur, honnêtement, l'ultra-court, parce que plus c'est court, plus chaque mot doit travailler fort. Ça demande énormément de concision, d'esprit de synthèse, de précision. Chaque mot doit travailler, chaque mot doit mériter sa place. Donc non, c'est pas plus facile parce que c'est plus court, c'est souvent... L'inverse, ça me fait penser justement à un post sur LinkedIn qu'Alex Martel a partagé il y a une semaine ou deux en disant à quel point ça avait été plus difficile pour elle de rédiger, créer sa présentation de 15 minutes versus quand il y a là à le faire pendant une heure, tu sais. Puis je partage tout à fait cette opinion-là parce que j'ai eu à le faire aussi avec Émilie Laliberté une mini-conférence dans le cadre du cabinet des curiosités à l'automne 2025, puis c'était un 10 minutes. On devait faire une présentation de 10 minutes qui mariait nos deux univers. C'était tout un défi. Donc on avait environ 5 minutes chacune. C'était quelque chose, ça nous a demandé énormément de travail, beaucoup plus que si on avait à faire une heure ou deux. Alors l'ultra-courte présentation, c'est, à mon sens, la version la plus tough à créer, finalement. Ensuite de ça, vient la courte. Donc, la version courte. Celle-là, c'est par exemple une introduction orale qu'on va faire de 20 à 30 secondes, un petit texte de présentation qu'on a à faire dans un formulaire d'inscription où on pose notre candidature, par exemple, un encadré sur une page d'accueil, un début de webinaire, un début de live aussi. On va être dans une formule courte ici. Troisième version, bien, la moyenne. C'est la présentation moyenne, bien, c'est exemple sur LinkedIn. Ta page d'accueil, qu'on va développer un petit peu plus. Une page d'accueil, on peut penser à un site web, par exemple. Une présentation dans un événement. Une courte section à propos, d'un texte à propos sur un site web. Et enfin, la version longue. Là, on parle, par exemple, d'un texte à propos complet, d'une séquence de bienvenue. Si tu as une infolettre, peut-être que tu as, j'espère, une séquence de bienvenue pour accueillir les gens quand ils s'inscrivent. Donc là, on est dans une version un petit peu plus longue, plus narrative de notre présentation. Ça peut aussi prendre forme dans un dossier média, dans une bio de conférencier aussi, ou ça peut être une intro plus narrative de podcast ou d'un programme dans lequel t'accueilles des gens. Donc, quatre versions ultra courtes, courtes, moyennes et longues. Tu vois que ça prend un écosystème quand même, avec différents formats de présentation, puis c'est bien, bien, bien pertinent d'avoir toujours une phrase ou deux de prête pour se présenter quand... Il y a toujours une personne qui va, de façon informelle, nous dire « Hey, qu'est-ce que tu fais, toi ? C'est quoi que tu fais ? » Au lieu de partir, puis trop savoir, puis revenir, puis faire des allers-retours, puis jamais dire la même chose d'une fois à l'autre, bien tu peux te préparer déjà une phrase toute faite qui te permet d'amorcer, qui te permet d'être davantage mémorable, puis sortir de la phrase générique « j'aide afin que » . Alors voilà, un peu comme celle pour moi qui dit mon rêve de jeunesse, puis ce que je fais aujourd'hui avec l'image. de l'univers de l'archéologue qui creuse puis qui déterre des trésors, tu sais. Là, je vais te donner trois phrases trouées. Puis là, je te les fais volontairement simples, pas pour que tu les copie-colle mot pour mot, mais pour qu'elles t'aident à démarrer si tu sens que t'es dans le champ, peut-être un petit peu présentement, que tu sais pas par où commencer. Puis là, sache que je te présente trois phrases trouées très simples ici dans le podcast, mais il y en existe vraiment plus desquelles on peut s'inspirer. Pour te donner une idée, j'en ai montré une dizaine aux membres du village, mon espace collectif que j'accompagne, mais pour le podcast, je t'en ai sélectionné trois. Donc, il y en existe beaucoup plus que ça et bien évidemment, dans la conférence que je vais donner au congrès virtuel le 24 avril prochain, je vais te donner un gabarit plus complet aussi pour pouvoir créer une présentation mémorable. Donc voilà, je te donne déjà un petit aperçu ici juste pour te donner l'inspiration, la motivation de débuter par quelque chose. Première phrase trouée que tu peux utiliser d'emblée pour créer cette phrase mémorable lors de ta prochaine présentation. Le fameux « je refuse, je crois » . Le « je refuse, je crois » , c'est très bon pour faire sentir une posture. Donc, par exemple, « je refuse » . Et là, c'est quoi que tu refuses ? Y'a-tu quelque chose que tu refuses ? C'est quoi le combat, la lutte que tu mènes ? C'est là que la pépite de connexion vient s'insérer. « Je refuse » . C'est à toi de trouver qu'est-ce que tu refuses. Après ça, j'aide. J'aide qui ? À faire autrement. Donc exemple, par exemple, je refuse les cérémonies qui sonnent comme un texte qu'on pourrait lire à n'importe qui. Je crois aux hommages qui ressemblent vraiment à la personne qu'on célèbre. Je refuse, je crois. OK ? Qu'est-ce que tu refuses, toi ? Il est où ton combat ? À quoi tu t'opposes ? Tu crois à quoi ? En opposition à ce combat-là, là. À quoi ? À quoi tu crois ? Là, je t'ai donné un exemple, encore une fois, de Mélanie dans le village, qui est célébrante de vie. Donc, elle, elle refuse les scripts interchangeables qu'on peut lire dans les cérémonies. Pour l'exemple, on dirait que ce qui monte en moi, c'est les fameuses funérailles. On dirait que c'est toujours le même script qu'on voit partout. Mais elle, elle refuse ça. Elle croit aux hommages qui vont vraiment ressembler à la personne qu'on va célébrer. Donc, le « je refuse, je crois » . Qu'est-ce que tu refuses ? Puis à quoi tu crois ? À la place. Ça, c'est fort. Ça, c'est franchement intéressant. Comme phrase mémorable quand on se présente. Ça donne tout de suite le ton. Deuxième phrase ou gabarit, si on veut, pour t'aider à cogiter cette présentation-là. Le gabarit mini-manifeste. Ça, c'est super bon pour une bio très courte. Ça ressemble un peu à « je refuse, je crois que je viens de te présenter » . Mais on est plutôt dans ce qu'on croit. et ce qu'on fait. C'est bon pour une bio ultra courte, Instagram ou le titre de profil sur LinkedIn. Par exemple, je te donne un exemple. Une promesse employeure ne devrait jamais être plus belle que la réalité. Ça, c'est une croyance, c'est une pépite de connexion. Ensuite de ça, j'aide les organisations à aligner les deux. Donc, une croyance et après, ce que tu fais. Mais ce que tu fais, c'est pas ta liste de services au complet. part pas dans tous les sens. C'est court, c'est précis. Donc, je crois qu'une promesse employeur ne devrait jamais être plus belle que la réalité. J'aide les organisations à aligner les deux. Donc, petit mini-manifeste avec une croyance ici. Dernier exemple, le gabarit « je vois ce que » . C'est très bon pour les métiers d'observation, d'intuition, par exemple. Je vois ce que les autres ne voient pas et je le transforme en résultat. Alors, par exemple, je vois les pépites cachées dans les parcours humains. Je les transforme en messages plus mémorables. OK ? Donc, ça, c'est bon. Je vois ce que les autres ne voient pas. Je le transforme en... Et là, tu donnes ton résultat. Donc, ça met de l'avant la transformation, la pépite de la transformation ici. C'est très puissant parce que tu peux ajouter la clientèle cible à qui tu t'adresses et le résultat que tu leur apportes. Donc, ce sont des petits exemples de phrases trouées, si on veut, qui peuvent t'aider à cogiter, à réfléchir à « ok, qu'est-ce que je dirais, moi ? » Et ça fait en sorte qu'on sort des phrases génériques qui ne veulent plus rien dire parce qu'on les entend de tous bords, de tous côtés. Et ça permet d'être davantage mémorable parce que ce que tu crois, la transformation... que tu offres, ce que tu vois, c'est souvent pas mal plus unique à toi. Puis je trouve aussi qu'il y a quelque chose de vraiment intéressant quand ta façon de te présenter est cohérente avec ton univers, si t'en as un. Puis ça, ça me fait vraiment penser à aimer la biscornue que j'ai reçue sur le podcast. Si t'as pas écouté cet épisode-là où on parle de création d'univers, tu retrouveras le lien pour l'écouter dans les notes de l'épisode. Donc, ouais, je trouve ça vraiment intéressant quand on se présente, puis c'est en cohérence avec notre univers. Moi, si je parle de chercher de l'art dans les histoires des entrepreneurs, bien, c'est cohérent avec mon imaginaire, avec les pépites de connexion, avec ma façon de travailler aussi. Quelqu'un d'autre va peut-être parler de boussole, de couture, de lumière, de voie, de souffle, de maison, de jardin. Bref, selon son champ lexical, selon son univers. Et ça peut être super fort si c'est cohérent. Le but ? C'est pas d'avoir une formule funky pour faire original à tout prix. Le but, c'est de créer une présentation qui te ressemble assez pour que tu puisses le porter longtemps, sans te tanner. Tu vois, la voisine m'a donné un exemple. C'est un univers que je porte quand même depuis 2021. Il s'est précisé en 2023, mais en 2021 déjà, c'était là. Je ne suis pas encore tannée en 2026. Puis ce n'est pas grave, tu peux te tanner, tu peux évoluer. Tu peux absolument, je ne suis pas en train de dire que c'est quelque chose qui doit être bétonné à tout jamais, ta présentation, pas du tout. Tu vas être appelé à la changer, mais il faut qu'elle te ressemble pour que tu aies envie de la porter. Parce que la vérité, c'est que la meilleure présentation, ce n'est pas nécessairement la plus brillante. C'est celle que tu as envie de dire puis de redire. C'est celle que tu assumes. C'est celle qui t'allume un peu quand tu le dis. Ça, ça transparaît tellement dans l'énergie que tu dégages aussi. Donc, ce que j'ai envie de te proposer aujourd'hui, c'est un petit défi tout simple. Va revoir ta bio Instagram, ton titre de profil LinkedIn, peut-être même ton texte à propos, ta présentation quand tu te présentes en réseautage. Tu n'en as peut-être même pas encore. Peut-être que, justement, ça pourrait être l'occasion de se dire « Ok, moi, là, si j'ai envie de me préparer un hook, ça va être quoi mon hook ? » De départ, quand je vais me présenter au prochain 5 à 7 ou au prochain événement de réseautage, quand on va faire un tour de table, puis que ça va être à mon tour. Puis pose-toi ces trois questions-ci. Est-ce que c'est clair ? Est-ce qu'on sent ma couleur ? Est-ce qu'il y a au moins une pépite de connexion là-dedans ? Je te rappelle les pépites de connexion, ce que c'est. Alors, ça peut être une valeur, ton why, le combat que tu mènes, une croyance, une leçon, un allié. Un opposant, un bouleversement, une épiphanie ou une transformation. Il y en a dix dans mon univers. Parce que ces pépites-là, ça fait en sorte que ta présentation, le texte, bref, que tu vas dire, elle ne pourrait pas sortir de la bouche de 47 autres personnes dans ton domaine. Je te promets une chose, si tu prends le temps d'intégrer davantage de pépites de connexion dans ta présentation, tu vas sentir une vraie différence dans la façon dont les gens t'écoutent, te regardent et se souviennent de toi. Et surtout, se sentent interpellés. Donc aujourd'hui, ce que j'aimerais que tu retiennes, c'est qu'une bonne présentation, c'est pas juste un résumé de ce que tu fais. C'est un petit espace stratégique pour clarifier, connecter, positionner et laisser une trace mémorable. Je veux que tu saches qu'une seule version de bio, ça suffit plus non plus. T'as besoin d'un écosystème de bio. Donc, une bio ultra courte, courte, moyenne. et la version en langue. Puis là, bien, tu vas utiliser chacune de ces versions-là selon l'endroit où tu te présentes, selon le format. Puis surtout, si tu veux sortir du générique, n'essaie pas de juste mieux formuler ton service. Essaie de faire entrer un petit peu plus de toi. De toi, c'est qu'est-ce que je veux dire quand je dis ça ? Bien, je veux dire, en quoi tu crois ? Qu'est-ce que tu refuses ? Qu'est-ce que tu veux défendre ? Ce que tu vois, ce que tu veux faire ressentir. Puis là, c'est exactement pour ça que mes petits produits viennent t'aider à clarifier tes pépites de connexion puis la manière d'y utiliser dans tous ces différents formats-là de bio, que ce soit pour écrire un texte à propos avec mon petit produit La Fonderie, pour créer du contenu médias sociaux plus incarné avec mon petit produit Le Filon, ou même pour bâtir une intro de podcast avec le petit produit collaboratif qu'on s'apprête à lancer. Émilie Laliberté et moi, ça s'appelle Fondasson. Ce qu'on cherche toujours, c'est toujours la même affaire finalement dans nos bios, c'est de faire émerger ce qui nous rend plus humains, plus reconnaissables et plus difficiles à faire oublier. Je t'ai nommé Fondasson, je t'ai pas trop dit ce que c'était, je t'ai juste dit qu'on lançait ça le 13 avril prochain. En fait, c'est quoi Fondasson ? Bien, ça s'adresse autant aux entrepreneurs qui ont le projet de lancer leur podcast en 2026 qu'aux podcaster, podcasterse qui sentent que leur jingle actuel, il colle plus vraiment avec ce qu'ils sont devenus, avec ce qu'ils portent aujourd'hui. Puis que leur jingle mériterait, mettons, une petite mise à jour. Ça m'est arrivé, moi, ça, personnellement. J'ai changé mon narratif de jingle de podcast entre la saison 2 puis 3. Donc, des fois, on évolue. Quand je te disais tantôt qu'une bio, on n'a pas nécessairement toujours la même toute la vie. Donc, ça m'est arrivé, moi, d'ailleurs, avec mon intro de podcast. J'ai été appelée à la modifier. Donc, voilà. Si ça t'intrigue, si jamais t'as le goût d'en savoir davantage, ben tu peux t'inscrire à la liste d'attente pour être tenu au courant de tous les détails avant tout le monde. Pour fondation, pis tu vas trouver aussi le lien vers tous mes petits produits dans les notes de l'épisode. Merci d'avoir été avec moi aujourd'hui. Dans deux semaines, je reçois Alex et Nathan de Bohème Académie pour parler de comment leur histoire est devenue la fondation de leur entreprise. J'espère que tu seras à l'écoute. Merci d'avoir été là jusqu'à la fin. On se dit à dans deux semaines. Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story puis tague-moi, la voisine pro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur