Speaker #0Authentique. C'est probablement l'un des mots les plus utilisés et les plus galvaudés en entrepreneuriat depuis les dernières années. On nous dit d'être vrai, d'être nous-mêmes, de nous montrer tel qu'on est. Mais est-ce que l'authenticité, c'est vraiment juste ça ? Dans cet épisode, j'ai vraiment envie de revenir à la base et de te partager les trois piliers qui ont complètement changé ma façon de réfléchir ce mot-là. Trois piliers qui pourraient toi aussi t'aider à remettre du sens derrière ce mot-là et à voir comment il peut réellement prendre forme dans ta communication. C'est parti Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune au cœur d'un petit village rural où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent au temps. autour de quelque chose de plus grand que soi et qui nous donne la permission d'être plein d'un humain. Ce n'est pas un hasard si j'ai étudié l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se réunir et se faire connaître. révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi Bienvenue dans ce dernier épisode de la saison 4 d'Attaque ta couleur. Je trouve ça beau de terminer la saison 4 au mois de juillet. On est exactement dans cette période de l'année où beaucoup de solopreneurs commencent à lever le pied. J'en fais partie d'ailleurs, je réduis toujours mes heures l'été pour pouvoir profiter de la saison, mais surtout du temps avec mon fils. Peut-être que tes vacances approchent, peut-être qu'elles sont déjà commencées, peut-être que tu m'écoutes alors que t'es en vacances présentement. Je trouve que c'est une période l'été où le rythme ralentit. C'est aussi un beau moment, je trouve, pour garder le chemin qu'on a parcouru avant de penser à ce qui s'en vient. Puis quand je dis à ce qui s'en vient, dans ma vie à moi, je fais référence à l'automne, la rentrée, qui est toujours un gros moment, je te dirais le plus gros moment de mon année, avec la voisine. C'est peut-être ton cas, à toi aussi. Je trouve ça toujours important, avant de restarter la machine si on veut, de prendre le temps. de faire un petit bilan. Donc, ben tu vois, avant d'entrer dans le sujet du jour, j'ai envie de prendre quelques minutes pour te parler du podcast, de cette saison 4 qui se termine aujourd'hui, puis aussi de la suite. D'abord, petit rappel hyper important, si t'écoutes À ta couleur depuis un moment, que ce soit sur Spotify, Apple Podcasts, YouTube ou ailleurs, puis que t'es pas encore abonné, c'est vraiment le plus beau des petits gestes que tu peux faire pour soutenir le podcast. Je regardais mes statistiques récemment, puis j'ai vu que 41% des gens qui visionnent les entrevues sur YouTube ne sont pas abonnés à ma chaîne. Puis là, tantôt, juste avant d'enregistrer l'épisode, je suis allée rezieuter ma chaîne YouTube, puis je me suis rendue compte qu'on était rendu à 100 abonnés. J'étais vraiment contente. Merci à toi, si t'es 700e abonné. Merci aux 100 autres aussi. Donc là, je me permets une petite demande. Si t'aimes le podcast, si certains épisodes t'ont fait réfléchir, t'ont... Accompagné peut-être dans une marche, dans ton char, dans ton ménage, bref, dans un moment peut-être même aussi de remise en question, abonne-toi. C'est gratuit, ça prend juste quelques secondes, puis c'est vraiment une des meilleures façons de soutenir le podcast. Ça aide les plateformes à comprendre que le contenu d'À ta couleur, il mérite d'être proposé à d'autres personnes. Ça permet aussi à mon podcast de continuer de grandir tranquillement, mais sûrement. Puis je trouve ça beau parce que cette saison 4 aura été celle où j'ai reçu le plus d'approches. pour recevoir des invités. J'ai été contactée par des maisons d'édition et ça, ça m'a fait prendre conscience vraiment de la portée puis aussi de la qualité du podcast. Ça m'a fait bien plaisir, je l'avoue, de recevoir des propositions de maisons d'édition. J'ai aussi été approchée par des solopreneurs, des personnes qui écoutent fidèlement le podcast, peut-être toi qui m'écoutes, des gens qui se reconnaissent dans l'univers de ta couleur puis qui ont eu envie de proposer leur histoire, leur expertise, leur regard. Puis je veux le dire, ça me fait toujours hyper plaisir de recevoir des candidatures. Évidemment, ça veut pas dire que je peux accueillir tout le monde, parce que, ben, le podcast, il y a une ligne éditoriale quand même, mais j'aime beaucoup découvrir les propositions. Même que je suis en train de refaire mon site web présentement à partir des fameux prêts à publier de mon ami Rosalie et Laurence Lortie, pis je songe... à intégrer une section sur mon site web pour que les gens puissent déposer leur candidature, je vais en dire spontanée, oui, pour mon podcast. Donc ça s'en vient, je travaille là-dessus durant l'été. Mon intention, c'est vraiment de lancer mon nouveau site web cet été. Parce que mon ancien site web datait de mes débuts quand même en affaires en 2020. Il y avait déjà six ans. Mon entreprise depuis a changé, il y a beaucoup de services qui se sont ajoutés, puis mon expertise s'est aussi beaucoup plus nichée en storytelling en cours de route. Mon univers s'est beaucoup précisé. Bref, mon nouveau site web va refléter tout ça, j'ai vraiment hâte de t'en dévoiler plus. Et en travaillant justement sur ce nouveau site web-là, sur les mots que je veux utiliser, sur la façon dont je veux me présenter aujourd'hui, je me suis retrouvée à réfléchir à qu'est-ce que ça veut vraiment dire, au fond, être authentique dans sa façon de communiquer. Il y a des mots qu'on a tellement entendus qu'on finit presque par ne plus les entendre. Des mots qui, à force d'être répétés... Partout, que ce soit dans les bios Instagram, dans les conférences qu'on entend, les pages de vente, les carousels, les publications LinkedIn, bref, ça finit par perdre de leur impact. Discuter avec une amie solopreneur l'autre jour, puis elle s'est presque excusée d'utiliser le mot « authenticité » pour m'expliquer sa vision, comme si elle commettait une faute. Comme si ce mot-là était à proscrire de son vocabulaire, qui avait mauvaise presse. Même chose dans un épisode de podcast que j'écoute, la podcasteuse mentionnait qu'elle aimait pas ça utiliser ce mot-là. authentique, authenticité, parce qu'elle considérait ça comme trop galvaudé. Alors je me suis dit, peut-être qu'au lieu d'arrêter de l'utiliser, ce mot-là, il serait peut-être temps de lui redonner du sens. Parce que, bon, le sous-titre de mon podcast, c'est quand même storytelling authentique pour entrepreneurs. Je me suis rendue compte récemment que j'utilise ce mot-là depuis des années, que je l'ai placé au cœur de mon positionnement. Je le répète souvent dans mes accompagnements, dans mes contenus, dans mes réflexions, puis j'ai jamais vraiment pris un épisode complet. Pour te dire, qu'est-ce que je veux dire, moi, quand je parle d'authenticité ? Puis pourtant, l'authenticité, c'est profondément lié à ma façon d'aborder le storytelling. Parce que je crois que, pour créer des vraies connexions avec les autres, il faut d'abord être capable de porter un regard honnête sur soi, sur ce qu'on vit, sur ce qui nous façonne, sur ce qui compte vraiment pour nous, puis la façon dont on choisit ensuite de se présenter. Pour moi, c'est là que le storytelling devient beaucoup plus qu'une façon de raconter des belles histoires. Ça devient une façon de mieux se connaître pour créer des liens plus vrais avec les autres. Authentique, on l'entend souvent comme être vrai, être soi-même. Tu l'as sûrement déjà entendu, peut-être que tu penses ça aussi. Oui, c'est vrai, mais encore. Parce qu'être soi-même, c'est peut-être beau et c'est peut-être inspirant, mais dans la vraie vie d'entrepreneur, être soi-même, ça ressemble à quoi ? Ça ressemble à quoi quand tu crées du contenu ? Quand tu présentes ton offre, quand tu racontes ton histoire, quand tu reçois une demande pressante, quand tu doutes, quand t'as peur d'être trop intense, trop sensible, trop différente, pas assez professionnelle, pas assez nichée, pas assez claire, pas assez parfaite, ça veut dire quoi ? Rester soi-même, dans ce contexte-là. C'est là que le mot « authenticité » devient intéressant, selon moi. Pis cet épisode-là, il m'est venu comme idée, là. L'idée a germé, disons, pendant mes vacances d'été à Tadoussac, sur la galerie de la Maison Tremblay, en jasant avec mon amie Christelle. J'ai raconté une situation assez banale, mais très révélatrice quand même de notre époque, où tout va super vite. J'y disais que j'avais reçu un courriel d'une personne qui voulait obtenir des infos sur mes formations. Le courriel a été envoyé à 8h le matin, puis là, dans le message, la personne me propose qu'on se rencontre ce jour-même-là. virtuellement, à 10h. Je te laisse faire le calcul, là. Entre 8h et 10h, il y a juste 2h. Donc, j'avais 2h pour prendre connaissance du courriel, répondre, m'organiser, me rendre disponible, puis là, faire l'appel. 2h. Pour une formation qui devait avoir lieu en novembre 2026. On s'entend, il n'y avait pas le feu, c'était pas une demande urgente, c'était pas pour demain. Puis je trouve que c'est tellement représentatif du monde. dans lequel on évolue, un monde où tout est rapide, où tout est urgent, tout est instantané. C'est comme si on s'habituait de plus en plus à ce rythme-là, puis qu'on l'exigeait de plus en plus aux autres, mais à nous-mêmes aussi, on se l'exige parfois, même souvent à nous-mêmes, d'être rapide, d'être vite, d'être productif. Tu sais, on envoie un message à quelque part, puis on s'attend presque à l'autre personne qui soit déjà en train de nous répondre, à la minute même. Sauf que moi, ce matin-là, j'ai pas répondu avant 10h. J'ai répondu plus tard, même si je l'avais lu, là. Même si je l'avais lu avant 10h, j'y ai répondu après 10h, puis j'ai envoyé mes disponibilités pour la semaine d'après. On était vers la fin de la semaine en plus. Puis là, je racontais ça à mon ami Christelle. Puis je réalisais que c'était pas seulement une question d'organisation, c'était pas une affaire d'agenda, là, c'était pas une affaire d'agenda vraiment, c'était une limite, une limite saine. Pour moi, là, c'est une façon de dire, tu sais, oui, mon entreprise est importante, oui, mes clients sont importants, les opportunités aussi sont importantes, mais je suis pas disponible instantanément, tout le temps, en dedans, d'une heure ou deux, là, tu sais. Fait que là Ça a donné lieu à ce qu'on ouvre la porte à une discussion, Christelle et moi, sur les trois piliers de l'authenticité. Christelle, mon amie, il faut que tu saches qu'elle a suivi une formation avec Benoît Chalifoux. Benoît Chalifoux, je l'ai reçu d'ailleurs sur le podcast l'année dernière, l'épisode 48, qui porte le titre « Créer de la connexion dans un monde pressé » . Donc si jamais tu veux réécouter cet épisode-là que je te recommande, c'est vraiment... J'aime tous les épisodes, mais celui-ci, c'est du bonbon. Je le mets dans les notes de l'épisode, fait que tu pourras aller l'écouter. Mais bref, tout ça pour dire que Christelle, elle a reçu la formation, elle, avec Benoît Chalifoux, puis elle avait retenu que l'authenticité, ça se résumait pas à être vrai ou à rester soi-même, on s'entend ? C'était comme beaucoup plus profond que ça. Donc, l'authenticité, ça se vit de trois façons. Je te les présente, les trois piliers de l'authenticité, ok ? Premièrement. Deuxièmement, avoir le courage d'accepter ses imperfections. Troisième, être capable d'établir ses limites. C'est ça, les trois piliers de l'authenticité, puis je suis d'accord avec ça à 100%. Ces piliers-là, on ne les a pas inventés, là, OK ? C'est quand même Bernie Brown qui l'aborde, notamment dans son livre La grâce de l'imperfection. Et j'ai aussi un épisode où j'aborde les enseignements de Brené Brown, si ça t'intéresse, c'est l'épisode numéro 7, ça s'appelle « Dévoiler sa vulnérabilité, un outil puissant en storytelling » . Donc je veux revenir sur le premier pilier, que je te rappelle, c'est d'accepter d'être vulnérable. Parce que je pense que la vulnérabilité, c'est probablement l'un des aspects de l'authenticité qui a été le plus mal compris dans les dernières années. on a parfois confondu la vulnérabilité avec le dévoilement. Total de soi. Comme si être vulnérable, c'était tout dire, tout montrer, tout partager en temps réel, ouvrir son journal intime sur les internets, vider son sac, se filmer en train de pleurer. Bon, t'as peut-être des images qui te viennent en tête, j'en ai beaucoup dans mon fil d'actualité, ce genre de contenu-là. Mais pour moi, la vulnérabilité, c'est pas ça. C'est d'avoir le courage de se présenter et d'être vu quand on sait qu'il n'y a aucune. Garantie. C'est oser dire « moi aussi j'ai douté, moi aussi j'ai pas toujours su, j'ai voulu être parfaite, j'ai eu envie d'être aimée, moi aussi je me suis déjà raconté des histoires pour éviter de poser une limite » . La vulnérabilité, c'est pas de raconter n'importe quoi à n'importe qui, c'est de choisir consciemment une parcelle de vérité qui peut créer un pont avec l'autre. Dans mes accompagnements, je reviens souvent à cette idée-là, ton histoire personnelle a pas besoin d'être spectaculaire pour être puissante. Elle a besoin d'être honnête dans ce qu'elle révèle. Ce qui touche les gens, c'est pas toujours l'événement lui-même, c'est ce que l'événement dit de toi, ce qu'il dit de ton regard, ce qu'il dit de ta façon de comprendre le monde, de voir le monde aujourd'hui. Quand je raconte que j'ai longtemps été perfectionniste, et oui, j'ai été perfectionniste, puis c'est pas pire parce que là je parle au passé, ça veut dire que c'est vraiment, je dirais pas 100% réglé, mais en bonne voie de l'être. Mais quand je dis que j'ai été perfectionniste, c'est parce que cette partie-là de mon histoire explique beaucoup de choses. Elle explique pourquoi je suis sensible aux entrepreneurs qui attendent que leur message soit parfait avant de le partager. Ça explique aussi pourquoi je parle souvent de nuances, de profondeur, pourquoi je crois qu'on peut créer du contenu super humain sans avoir besoin de performer sa vulnérabilité. La vulnérabilité dans mon univers, c'est ce qui permet à l'autre de se reconnaître. C'est ce qui crée un miroir. C'est ce qui dit, t'es pas seul à vivre ça. Et dans un monde entrepreneurial où beaucoup de gens essaient d'avoir l'air en contrôle, en croissance, en maîtrise, en expansion, en éternel lancement, en planification, en optimisation, ouf La vulnérabilité, je trouve que ça devient quasiment un acte de résistance. Parce que ça nous ramène à l'humain derrière l'entreprise. Mais ça demande aussi du discernement. Parce que c'est pas tout qui a nécessairement besoin d'être partagé. Tout ce qui est personnel n'est pas automatiquement pertinent non plus. C'est là que la vulnérabilité, je trouve, devient intéressante. C'est pas juste l'élan de se raconter, mais c'est aussi un choix qu'on fait consciemment. Donc le premier pilier, c'est d'accepter d'être vulnérable, mais pas dans le sens de performer sa vulnérabilité. On s'entend ? La nuance est importante ici. Le deuxième pilier, c'est l'acceptation de l'imperfection. Celui-là, là, ouf Je pourrais vraiment consacrer une série complète sur le sujet de ce deuxième pilier parce que l'imperfection, c'est un thème qui m'a accompagnée longtemps. Puis encore là, j'ai un épisode. C'est vrai, j'ai un épisode là-dessus, sur le sujet de l'imperfection. C'est l'épisode numéro 14. Ça s'appelle « Vaincre la procrastination malgré le perfectionnisme, mon histoire de lancement retardée » . C'est un des épisodes solos que j'ai le plus aimé partager. Donc bref, tout ça pour te dire que moi, je suis une ancienne perfectionniste. Une vraie, là. Une vraie. Puis le problème avec le perfectionniste, c'est qu'il se déguise souvent en exigence. On se dit qu'on veut bien faire. qu'on veut être crédible, qu'on veut livrer quelque chose de qualité, puis c'est sûr qu'on veut bien faire. C'est pas un défaut de vouloir bien faire, on s'entend là-dessus. Avoir des standards, c'est précieux, c'est important. Se soucier de la qualité de son travail aussi, c'est important, mais souvent, sous le perfectionnisme, va se cacher une peur. Ça peut être la peur d'être jugée, de se tromper, d'être incomprise, la peur que quelqu'un voit une faille en nous, La part de... publier quelque chose et de se dire deux heures plus tard « Ah non, je n'aurais pas dû formuler ça de même, je vais le formuler autrement. » L'acceptation de l'imperfection, ce n'est pas non plus devenir, comment je te dirais bien ça, devenir brouillonne. Ce n'est pas de dire « Bon, je vais faire les choses à moitié et je vais appeler ça de l'authenticité, ça serait super pratique. » Mais non, accepter son imperfection, c'est plutôt reconnaître qu'on peut être compétent, mais sans être impeccable, irréprochable. Dans mon propre parcours à moi, accepter mes imperfections, ça a changé beaucoup ma façon de créer. Ça m'a permis de laisser de la place au processus. Ça m'a permis de dire, voici où j'en suis aujourd'hui, avec ce que je comprends maintenant. Puis peut-être que dans deux ans, ça sera plus ça. Peut-être que je vais être en mesure de préciser davantage, je vais peut-être être en mesure de nuancer plus, je vais peut-être avoir le goût de reformuler. C'est correct. Une pensée, ça évolue. Une entreprise aussi. Une personne authentique aussi, ça évolue. Puis peut-être que l'authenticité, c'est pas de toujours se présenter dans une version finale de soi, mais c'est d'accepter de se montrer comme une personne en chemin, sans transformer chaque étape en performance. Donc, le deuxième pilier, c'est l'acceptation de ses imperfections. Alors, je m'adresse à tous les perfectionnistes qui nous écoutent. Est-ce que c'est un pilier à travailler ? Je te laisse réfléchir. Troisième pilier, c'est les limites. Je dois t'avouer que celui-là, je le trouve particulièrement intéressant parce qu'on ne l'associe pas toujours spontanément à l'authenticité. On parle beaucoup de vulnérabilité. Il me semble que le lien, pour moi, se fait toujours très naturellement et spontanément. Vulnérabilité, authenticité, ça va ensemble. On parle beaucoup aussi d'être soi-même, on parle beaucoup d'oser se montrer, mais de poser ses limites, on dirait que ça sonne peut-être un peu moins sexy, mais honnêtement, si tu m'avais demandé il y a quelques années ce qui définit une personne authentique, je t'aurais jamais répondu quelqu'un qui pose ses limites, t'sais. Pis pourtant, plus j'y pense, plus je trouve que c'est probablement l'une des plus belles preuves d'authenticité. Pis cette idée-là, en en jasant avec Christelle sur la galerie à Tadoussac, ça m'a ramenée à un souvenir que j'ai assisté à une conférence. en 2024, à la journée de la valeur à Québec, il y avait une experte, que je me rappelle plus de son nom, je pense que c'était Andréane ou Audreyane, bref, elle a parlé de design de service. En gros, elle disait que c'est pas le client qui devrait décider de la façon dont tu travailles, c'est toi. C'est à toi de designer tes services autour de tes forces, de ton énergie, de tes limites, du type de relation que tu veux créer. Parce qu'à force de vouloir s'adapter à tout le monde, on finit parfois par construire une entreprise qui ne nous ressemble plus. Je trouve que c'est une idée extrêmement puissante. C'est comme si j'avais logé ça à quelque part dans mon cerveau. Puis là, dans cette discussion-là avec mon ami, c'est ressorti. Fait que tu sais, chaque fois que t'es tenté de dire oui à quelque chose qui te ressemble pas, chaque fois que tu penses modifier complètement ton processus pour une seule personne, pour un seul client. Chaque fois que tu te demandes si tu devrais être disponible, plus disponible le soir, les fins de semaine, chaque fois que tu culpabilises peut-être de ne pas répondre assez vite, poser ses limites, ça raconte ce qu'on protège. Puis ce qu'on protège, ça dit souvent plus sur nous que ce qu'on montre. Depuis cette discussion-là, je repense souvent à ça. Qu'est-ce que je protège ? Hum, je te laisse méditer là-dessus toi aussi. Bref, je vais continuer d'utiliser le mot authentique dans le sous-titre de mon podcast, même s'il est galvaudé, même s'il est trop utilisé. Je continue d'utiliser parce que je crois encore profondément au fond du mot. Je crois encore que les entrepreneurs ont besoin de raconter leur histoire d'une façon plus humaine. Je crois encore que nos contenus peuvent créer autre chose que de la visibilité. Ils peuvent créer de la reconnaissance, de la confiance, de la résonance, de la connexion. Mais pour que ça arrive, je pense qu'il faut aller plus loin que « sois toi-même » , on s'entend. Il faut apprendre à choisir ce qu'on partage, à accepter ce qui n'est pas parfait, à poser des limites claires. Parce qu'une authenticité sans maturité, ça peut devenir de l'impulsivité. Une authenticité sans limites saines, ça peut devenir de la surexposition. Une authenticité sans imperfections acceptées, ça peut devenir de la performance. Puis franchement, on n'a vraiment pas besoin de nouvelles performances. En 2026, on en a déjà assez selon moi. Fait que j'ai envie de te demander, lequel ou lesquels de ces trois piliers t'as besoin d'incarner davantage pour tendre vers plus d'authenticité ? Je te les rappelle. Le premier pilier, c'est accepter d'être vulnérable. Le deuxième, avoir le courage d'accepter ses imperfections. Et le troisième... Être capable d'établir ses limites. Si t'as envie, viens me partager ta réponse en privé, par courriel, ou tu peux même le partager en story si ça te tente, en me taguant, la voisine pro. J'aime toujours ça me recevoir tes réflexions après les épisodes. Et si cette réflexion sur l'authenticité te parle, si tu sens que l'été pourrait être un bon moment pour revenir un petit peu plus à toi, à ton histoire, à ce qui te définit, mon petit produit Le Filon est toujours disponible. Parce qu'avant de chercher à communiquer avec plus d'authenticité, moi je suis... convaincu qu'il faut apprendre à mieux se connaître. C'est la base, ça part d'une meilleure connaissance de soi, à mon sens, incarner une authenticité. Le filon, mon petit produit, c'est une expérience d'introspection guidée qui t'aide à revisiter ton parcours, tes valeurs, tes croyances, tes prises de conscience, pour identifier toutes tes pépites de connexion cachées dans ton histoire, grâce à un petit robot que j'ai entraîné avec mon approche. Puis je trouve que l'été, c'est une période vraiment propice pour ce genre de démarche-là. En tout cas, je parle pour moi, là. Moi, l'été, j'ai plus d'espace mental, j'ai beaucoup plus de recul, j'ai beaucoup moins de pression aussi. Puis je pense que la cinquantaine de personnes qui ont déjà acheté le filon, bien, il y en a beaucoup qui ont choisi de se déposer pendant l'été, puis ça me surprend pas, parce que le filon, c'est pas juste un outil pour trouver des idées de contenu, c'est aussi une façon de prendre un temps d'arrêt pour mieux comprendre qui t'es, ce qui t'a façonné, puis ce qui, dans ton histoire, peut créer des points de connexion avec les autres. Fait que si ça te parle, si t'es curieux, curieuse, si t'as le goût d'aller voir ça, je t'ai déposé le lien dans les notes de l'épisode. Puis maintenant, il me reste juste à te dire merci, merci, merci d'avoir été là pendant cette saison 4, merci pour tes écoutes, tes partages, tes messages, tes commentaires, tes retours après certains épisodes. Je le dis souvent, mais je le pense vraiment, c'est grâce à toi que le projet continue, parce qu'un podcast, ça peut avoir l'air, en fait, un podcast. C'est tellement une affaire solitaire, je trouve. Bon, à part les épisodes avec invités, là. Mais sinon, on enregistre avec un micro, on est seul dans son bureau. Mais à chaque fois que tu m'écris pour me dire qu'un épisode t'a fait réfléchir, que tu t'es reconnu dans mes propos, que t'as envoyé cet épisode-là à un ami, que t'as vu quelque chose autrement en toi, je me rappelle pourquoi je fais ça. Alors merci, merci de faire vivre à ta couleur avec moi. Je te souhaite un été doux, un été où tu pourras peut-être ralentir un peu, même si c'est pas parfait. Je te souhaite de vivre des moments qui ne deviendront jamais du contenu, puis aussi... Des moments qui, plus tard, deviendront peut-être des histoires magnifiques parce que tu vas les avoir laissées mûrir. On se retrouve en septembre prochain pour la suite. D'ici là, prends soin de toi Salut Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story, puis tag-moi, la voisine pro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur