- Speaker #0
Et si ton histoire pouvait faire bien plus que te présenter ? Et si elle pouvait aussi défendre une cause, rallier des gens autour d'une vision et donner envie de poser des gestes plus conscients, un choix à la fois ? Aujourd'hui, je reçois Amélie Sandor sur ma galerie, la solopreneur derrière Je dépense local et le Vendredi fou québécois. Ensemble, on parle d'achat local, d'engagement, d'imperfection et du courage que ça demande d'incarner publiquement ce qu'on défend. Parce qu'une cause, c'est jamais seulement une idée qu'on répète, c'est quelque chose qu'on porte. qu'on assume, qu'on raconte et qui finit parfois par rassembler beaucoup plus grand que soi. Dans cet épisode, on explore ce qui arrive quand le storytelling ne sert pas seulement à vendre, mais à créer un mouvement. C'est parti Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi, c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune au cœur d'un petit village rural où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent autour de quelque chose de plus grand que soi. puis qui nous donne la permission d'être pleinement humain. C'est pas un hasard, hein, si j'étudie l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça, le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer.
- Speaker #1
Salut à toi,
- Speaker #0
bienvenue sur le podcast À ta couleur. Aujourd'hui, je reçois sur le podcast et sur ma galerie,
- Speaker #1
nous sommes là,
- Speaker #0
on est sur ma galerie, Amélie Sandor, passionnée d'achat local, la fille derrière, je dirais le mouvement. Je vais dire ça, du vendredi fou québécois. Bienvenue,
- Speaker #1
salut Merci à toi de me recevoir. On a de la chance parce qu'aujourd'hui, il fait super beau, il fait super bon, ça sent l'été. Je suis vraiment contente d'être là.
- Speaker #0
Sans le savoir, on a seté à notre agenda une journée parfaite pour côté météo. Pour ceux qui ne savent pas, il fait comme... Là, on est le matin, par exemple, il doit faire 24 degrés, mais aujourd'hui, il annonce 29-30, puis on n'est pas encore l'été. Fait que si tu nous écoutes dans tes oreilles pis que t'as envie de voir ça, ben, tu peux aller l'écouter sur la chaîne YouTube parce que tu vas voir ma belle galerie en prime. Voilà. Pour les gens qui connaissent pas encore ton entreprise, Amélie, Je dépense local, qui est le nom des comptes aussi de médias sociaux que tu utilises. On parle d'une initiative qui est née en 2016, c'est bien sûr.
- Speaker #1
Oui. La petite histoire. Je te raconterai rapidement la petite histoire. C'est plusieurs entrepreneurs en 2016 qui se sont réunis pour créer un petit peu une journée d'achat local, une journée « je dépense local » . Elles se sont mises ensemble, puis au fil des années, en fait, ça a comme grandi, grandi, grandi, ça a pris de l'ampleur. Il y a de plus en plus d'entrepreneurs qui ont rejoint le mouvement, parce que c'était vraiment un mouvement à la base. Puis, ils ont créé le mouvement « je dépense local » . Donc, à la base, c'était la journée du 3 novembre « je dépense local » . chaque année. Puis petit à petit, c'est devenu le Black Friday québécois. Donc l'objectif, c'était que plein de petites compagnies se réunissent pour offrir des rabais, pour devancer le Black Friday mondial, pour mettre de l'avant les compagnies locales, pour être compétitifs d'un point de vue de délai de fabrication, de délai de livraison par exemple. Puis pour donner la chance aussi aux gens de magasiner local et à rabais pour les cadeaux de Noël. qui donne plus la chance aux compagnies locales. Fait que t'sais, c'est comme la première semaine de novembre. Puis au fur et à mesure, c'est devenu une vraie compagnie, en fait, parce que Je dépense local, c'est la compagnie qui chapote et qui organise cet événement-là. Puis c'est cette compagnie-là que moi, j'ai rachetée en 2024.
- Speaker #0
Il y a deux ans, toi, t'as racheté ça.
- Speaker #1
C'était mon gros bébé de deux ans.
- Speaker #0
Puis on s'entend que tu l'as amené à un autre niveau. Ça a pris de l'ampleur depuis. que tu as repris les reines de Je dépense local. Puis ce que je trouve beau dans tout ça, c'est que Je dépense local, ça ne parle pas juste de consommation, OK ? Quoique c'est quand même un des piliers de ton contenu important, là. Mais ça ne parle pas juste de ça. Ça parle, je trouve aussi, d'entraide, de fierté, de territoire, de choix de société aussi. Et surtout, je dirais, des humains derrière les petites entreprises locales. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on découvre l'histoire. derrière, j'ose dire, ce mouvement-là. J'ose appeler ça un mouvement. Oui, oui,
- Speaker #1
c'est ça, c'est ce que c'est.
- Speaker #0
J'ai goût qu'on aille un petit peu dans ton histoire à toi, Amélie, dans ton amour du Québec.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ton why. On va parler de ton why aussi. La façon de défendre l'achat local sans culpabiliser les gens. Ça, c'est un sujet important aussi. Puis aussi cette idée d'un achat local plus décomplexé. plus humain, plus accessible. Bref, on va parler d'achat local, c'est sûr. Mais aussi en amont, en arrière-plan, si on veut, on va parler d'appartenance, sentiment d'appartenance, de vulnérabilité, puis de ce qui arrive quand une conviction personnelle devient une mission, un mouvement qui rassemble les gens. C'est vraiment ça que j'ai envie d'aborder avec toi. Creuser un petit peu plus loin derrière tout ce beau mouvement.
- Speaker #1
Il y a de quoi. T'es prête ? Oui, je suis prête.
- Speaker #0
Mais là, avant qu'on aille vraiment en détail et en profondeur là-dedans, j'ai envie de savoir, avant Je dépense local, c'était qui Amélie ?
- Speaker #1
Moi, à 19 ans, j'ai fait mes valises puis je suis partie. Je suis partie de la France pour venir vivre au Québec. Puis je suis partie avec juste une valise et mon chat. Toute seule. Oui, toute seule. Je ne connaissais personne. Je n'étais jamais venue ici. Puis, dès que j'ai posé le pied à l'aéroport de Montréal, je suis tombée amoureuse de ce pays. Je suis tombée amoureuse du Québec. J'ai vécu pendant quatre ans à Montréal. Puis ici, j'ai rencontré mon mari. On a déménagé à Trois-Rivières parce qu'on voulait avoir la chance d'avoir une maison, puis de construire une vie de famille. On a eu nos enfants. En fait, j'ai vraiment bâti ma vie d'adulte, puis ma vie de rêve aussi ici. Avec ma maison, mon mari, mes enfants. J'ai aussi ma compagnie où j'écris, je vends des livres pour enfants, qui fait comme aussi une grosse partie de mon salaire. Puis tu sais, j'ai aussi comme eu la chance de pouvoir vivre ce rêve, qui est mon rêve de petite fille, tu sais, d'écrire des livres puis d'en vivre. C'est pas mal ça que je suis.
- Speaker #0
Super intéressant. On va y revenir à ça, à ce passage-là de ta vie. Dans ta bio Instagram, c'est écrit « La Française qui aimait trop le Québec » .
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est quoi l'histoire derrière cette phrase-là ?
- Speaker #1
C'est... Il y a une grosse histoire derrière ça. Quand j'ai racheté Jeu des Penses Locales, j'ai commencé à faire des vidéos, puis j'ai beaucoup, beaucoup aimé ça, puis je me suis passionnée un petit peu pour la création de contenu, puis faire des vidéos, tout ça. C'est un truc qui me passionne. Et en fait, à force d'avoir de la visibilité, puis de me faire voir sur les réseaux sociaux, j'ai rapidement eu des commentaires de gens qui avaient un peu de mal à comprendre pourquoi je parlais d'achat local avec un accent français. Et au début, ça me mettait un peu hors de moi. Puis j'ai beaucoup pris ça comme mon plus grand défaut et mon plus grand problème, mon plus grand frein dans mon métier. Je me disais que c'était mon accent parce que j'aime le Québec, je parle du Québec, je parle d'achat local, puis j'ai un accent étranger. Et je me disais, ça met un frein parce que je ne suis pas légitime, les gens ne vont pas me croire, les gens ne vont pas me prendre au sérieux parce que j'ai un accent étranger. Et en fait, j'ai réalisé petit à petit que c'était ma plus grande force. J'ai décidé surtout d'en jouer et d'appuyer là-dessus parce qu'en fait, c'est mon histoire, c'est ce que je suis. C'est vrai que j'ai commencé à parler de cette histoire. J'ai remarqué que ça plaisait beaucoup et j'ai continué à en parler. Et j'ai fait une grosse vidéo, énorme vidéo d'ailleurs, que j'ai passé trois jours dessus. Entre le tournage et le montage, j'ai vraiment mis trois journées complètes sur cette vidéo-là pour raconter mon histoire à moi. Donc, l'histoire de la Française qui aimait trop le Québec. C'est mon histoire d'immigration, en fait, tout simplement. C'est comment je suis arrivée au Québec, comment je suis tombée amoureuse de ce pays, comment j'ai racheté cette compagnie-là. Et puis, la petite anecdote que je raconte beaucoup souvent, c'est quand j'ai fait ma cérémonie de citoyenneté. C'était un moment qui était super, super émouvant. On nous a dit un truc qui m'a énormément marquée, c'est le maître de cérémonie nous a dit « Maintenant que vous êtes Canadien, que ce pays vous offre tout ce qu'il a à vous offrir, Puis moi, je l'ai dit là, ce pays m'a déjà offert beaucoup de choses. Tu sais, ma maison, mon mari, tu sais, les systèmes de santé, j'ai une garderie subventionnée, tu sais. Je me rends compte au quotidien de tout ce que le Québec m'offre, tout ce que le Québec continue de m'offrir. Et ce maître de cérémonie, il a dit, maintenant que ce pays vous donne tout ça, qu'est-ce que vous, vous allez faire pour ce pays, pour lui redonner en échange ? Et ça m'a beaucoup frappée parce que dans ma vie, je ne me suis jamais demandé qu'est-ce que moi je pouvais faire. pour mon pays. Tu sais, c'est comme une question que je n'avais jamais, je ne me l'étais jamais posée. Tu sais, ce n'était pas...
- Speaker #0
Ce n'est pas naturel de se demander c'est quoi ma contribution à moi. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Je ne sais pas, ce n'était pas dans mes mœurs, ce n'était pas dans mes idées. Puis, tu sais, j'ai tellement conscience de tout ce que ce pays m'a offert que j'avais vraiment envie de faire quelque chose pour contribuer à ce pays à la hauteur de ce que moi, il m'a donné. Et c'est pour ça que... J'ai toujours cherché une manière de contribuer à ce pays. Puis quand j'ai eu l'opportunité de racheter Je dépense au cal, je me suis dit c'est ça. C'est ça que je vais faire. Puis c'est une manière pour moi de dire mon amour, de montrer mon amour au Québec, puis de redonner. tout cet amour que j'ai. Fait que c'est pour ça aujourd'hui que je travaille fort sur les réseaux sociaux, pour les dépenses locales, parce que j'ai comme ce besoin de redonner tout ce que ce pays me donne.
- Speaker #0
Quelle belle déclaration d'amour, Amélie J'ai envie de te demander, suite à ça, faire du pouce là-dessus, qu'est-ce que le Québec est venu toucher en toi ?
- Speaker #1
Une grande part de... de manque, de choses que j'avais pas là où je vivais avant. Et j'ai beaucoup trouvé tout ce que j'aimais. Je me suis beaucoup reconnue dans le Québec, dans la sympathie, dans l'accueil des gens, dans la proximité, dans les valeurs beaucoup, dans la sécurité, dans un petit peu tout. Un petit peu tout dans le Québec, tu sais, j'ai vraiment trouvé mon... L'endroit où je me sens chez moi, en fait. Je pense que je ne me suis jamais sentie autant chez moi que quand j'ai emménagé et depuis que je suis au Québec.
- Speaker #0
Quand tu dis « j'ai trouvé tout ce que je n'avais pas » , qu'est-ce que tu n'avais pas ?
- Speaker #1
Oui. En France, il me manquait beaucoup cet aspect, déjà l'aspect sécurité. Ça, c'était vraiment un des points, les plus grands points pour lesquels j'ai quitté la France. C'est que j'ai toujours dit que je ne voulais pas avoir des enfants dans un pays aussi peu sécuritaire. Tu sais, moi, j'ai passé toute une adolescence. Tu peux pas sortir toute seule dans la rue, passer 21 heures. Tu peux pas t'habiller trop court pour sortir le soir. Tu peux pas... Je pense qu'aujourd'hui, il doit y avoir aucune Française qui s'est déjà promenée dans la rue sans jamais s'être fait siffler ou s'être fait insulter ou quoi. C'est assez incroyable. Et quand je suis arrivée à Montréal, puis tu sais que tu retrouves cette sécurité, alors que pourtant, c'est Montréal qui reste quand même une grande ville. Parce que moi, j'ai grandi dans l'amour et la bienveillance. C'était vraiment ça que je recherchais pour mes enfants et pour mon avenir. Et d'avoir retrouvé tout ça au Québec, c'est ce qui me rend heureuse.
- Speaker #0
Ça me rappelle des souvenirs parce que quand je suis allée... Moi, je suis allée en France faire des études, une session quand même. Six mois en France quand j'avais 19 ans. Et ça fait un petit bout quand même, il y a 20 ans de cela. Et c'est quelque chose que j'ai remarqué. Je ne m'attendais pas à ça, en fait. Je n'en avais aucune idée. Je ne savais pas ce qui m'attendait. mais Quand tu dis se faire siffler, se faire aborder, par exemple, ça en était rendu tellement intense que c'était rendu que je les comptais. Pour faire un décompte dans ma journée, aujourd'hui, combien de fois, et ça avait un nombre, et non pas un chiffre, un nombre incroyable. Je me disais, bien voyons donc, on ne vit pas ça. Je ne vis pas ça au Québec. Quel gros choc comme culturel.
- Speaker #1
Oui, et puis ça a un impact sur ta confiance en toi, sur ton mental. Puis ça, c'est un des points. Mais tu sais, il y a aussi l'aspect... L'aspect de la justice, par exemple. Fait que, en tout cas, je pourrais en parler pendant des heures, alors. Mais, tu sais, tout l'aspect sécurité, l'aspect injustice, tout ça. Fait qu'il y a beaucoup de choses. Oui,
- Speaker #0
puis quand t'es arrivée au Québec, t'as pas senti ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Quand t'as repris Je dépense local en 2024, parce qu'on l'a dit que c'est une initiative qui avait déjà démarré en 2016, est-ce que tu savais déjà que tu portais quelque chose d'aussi grand ? Oups Tu l'as compris en chemin.
- Speaker #1
Je pense que je l'ai construit. J'avais conscience que c'était quelque chose de grand. Mais en fait, j'avais surtout conscience que ça pouvait devenir quelque chose de très grand. J'ai conscience aussi aujourd'hui que ça peut encore devenir quelque chose d'encore plus grand. Je sais que ça peut devenir énorme. Et le truc, c'est que ça avait été un petit peu, pas abandonné, mais l'ancienne propriétaire, elle avait comme plus le goût de le faire. Donc, c'est vrai que les dernières années avant moi, c'était comme pas... Pas génial, c'était pas énorme. Puis moi, dès les premières années, j'en ai fait quand même quelque chose de beau. Puis je continue aujourd'hui à faire des très belles choses avec. Je continue à aller chercher de la visibilité, à aller chercher encore plus de choses, encore plus d'initiatives. Mais je pense que ça peut devenir encore plus gros. J'espère un jour attirer les yeux du gouvernement du Québec. Faut savoir que je leur écris des lettres et je leur envoie des messages à chaque année avant l'événement.
- Speaker #0
C'est vrai ? Avant l'événement, le vendredi...
- Speaker #1
Du vendredi fou québécois.
- Speaker #0
Pour les sensibiliser, qu'est-ce que tu demandes ?
- Speaker #1
Je leur demande de l'aide sur la visibilité. Je leur demande de nous aider à faire connaître l'événement, ne serait-ce que de faire un post sur les réseaux sociaux, mais je leur demande de l'aide. Je n'ai jamais eu de réponse.
- Speaker #0
Pas encore ?
- Speaker #1
Pour l'instant, la seule chose que j'ai récoltée, c'était un message de l'association Saint-Jean-Baptiste avec une lettre de l'OQLF me demandant d'arrêter d'employer le mot Black Friday.
- Speaker #0
Ça vient de là, cette demande-là.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, ce que nous avons fait, je suis passée à Vendredi fou québécois à partir de 2026. Donc, il faut savoir que de 2016 à 2025, ça s'appelait le Black Friday québécois. Maintenant, ça s'appelle le Vendredi fou québécois.
- Speaker #0
Ok, ça va être la première édition du vendredi.
- Speaker #1
Oui, du vendredi. Ça va être là en novembre cette année, c'est 7 au 8 novembre. Puis ça va être les 10 ans aussi, puisque ça a commencé en 2016. Ça va être une grosse, grosse édition avec plein de surprises.
- Speaker #0
J'ai hâte de voir ça Est-ce qu'Amélie, tu penses que ton amour du Québec est devenu ton meilleur argument de connexion ?
- Speaker #1
Oui, parce que j'ai appris que mon histoire, c'était... Ce qui me connecte le plus aux gens. C'est pour ça que je suis très très active sur les réseaux sociaux et que les pages de Je Dépense Locale, autant sur Instagram, sur TikTok, sur Facebook, j'ai tourné ça. J'ai pris un virage des comptes de réseaux sociaux d'une entreprise à mes comptes de réseaux sociaux. Je me suis plus orientée vers la création de contenu, l'influence, tout ça. Parce que... Le meilleur moyen d'aller connecter avec les gens, en fait, c'est de leur parler de moi, de comment moi, je vis le Québec, comment moi, je ressens le Québec, comment moi, j'aime le Québec. Puis, je sens que tu as quelque chose à dire.
- Speaker #0
Je te l'ai juste approuvé, on dirait, je bois tes paroles.
- Speaker #1
Ben, tu sais, on est à l'ère de l'intelligence artificielle. Et je pense que les gens, ce qu'ils veulent le plus aujourd'hui, c'est connecter avec des gens. Puis de connecter avec des gens qui sont imparfaits. Parce que... personne n'est parfait dans la vie, puis je voudrais pas être la personne qui dit acheter local, faut tout acheter local, faut faire ci, faut faire ça, de faire culpabiliser les gens sur ce qu'ils sont pas. Moi j'ai plutôt envie de voir ça en bienveillance et de dire aux gens, ce que tu fais c'est déjà super. Essaye de t'améliorer et ça sera encore mieux. Mais si t'es pas capable, c'est pas grave. C'est comme, je l'avais dit d'ailleurs à Radio-Canada, tu peux aller toutes les semaines au Starbucks, tous les jours de la semaine au Starbucks, te prendre ton café. Tu sais, c'est correct. Je ne vais blâmer personne pour ça. Tu sais, si tu aimes ça, si c'est ton rituel, c'est correct. Mais si tu te dis, ne serait-ce qu'un jour dans la semaine, ah ben aujourd'hui, je vais aller prendre mon café, un petit café québécois, ben tu sais, ça serait vraiment super. Et c'est vraiment comme ça que j'essaie de parler aux gens, de les sensibiliser. J'essaie de leur dire qu'un petit geste, ça peut avoir un grand impact et que c'est comme ça que ça fonctionne l'achat local. Tu sais, on fait des petits gestes qui ont des grands impacts. Et on ne demande pas aux gens de changer du tout au tout, du jour au lendemain. Moi, j'essaye vraiment d'y aller. Regardez comment moi, je le fais. Moi, je suis imparfaite. Moi, j'aime le faire de manière imparfaite. Je pense à un poste que je fais beaucoup et c'est ça que j'étais en train de me dire dans ma tête. Je ne l'ai pas fait pour le mois de mai. Depuis le mois de janvier, à chaque mois, je fais un poste qui dit tout ce que j'ai fait de local au mois de janvier. Tout ce que j'ai fait de local au mois de février. Puis là, il faut que je fasse tout ce que j'ai fait de local au mois de mai. Puis c'est... tout simple, je vais dans mon caméra roll, je regarde les photos de ce que j'ai fait ce mois-ci, mais tu sais, j'ai souvent beaucoup de photos parce que j'ai des enfants et tout, puis tu sais, il y a des choses que je fais genre sans m'en rendre compte, puis tu sais, quand je vais dans mon caméra roll, je me dis ah ben oui, c'est vrai, j'ai fait ça, j'ai fait ça, j'ai fait ça, j'ai fait ça, j'ai fait ça, puis tu sais, ça me permet de prendre conscience de tout ce que j'ai fait de local ce mois-ci, puis tu sais, je le partage aux gens pour que les gens aient aussi conscience qu'ils font des choses pour l'achat local sans s'en rendre compte, puis tu sais, c'est vraiment ça aussi que j'ai envie d'aller Dieu. d'aller promouvoir, c'est de dire on fait des choses pour l'achat local, mais c'est des petites choses. On n'est pas obligé d'avoir une maison 100% full locale.
- Speaker #0
Comme un journal de bord. C'est un journal de bord, finalement, sans t'en rendre compte. C'est vrai que nos galeries de photos qui s'accumulent dans nos téléphones, ça fait office de journal de bord quand on les re-débrouille.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Ça me fait penser, Amélie, à ce que tu dis. J'ai l'impression que cette prise de conscience-là de l'importance de l'imperfection dans l'achat local, si on veut, J'ai l'impression que c'est une prise de conscience que t'as fait en cours de route. C'est-à-dire que j'ai vu un T-reel que t'as publié sur ton compte Instagram, Je dépense local, où tu confessais que même si t'es la fille derrière Je dépense local, ben ça t'arrive toi aussi des fois, bien sûr, comme tout le monde, de pas acheter local. Justement, tu disais à quel point ça t'avait causé une certaine forme d'anxiété, si on veut, de publier ce T-reel-là, où est-ce que tu te confessais, où est-ce que t'avouais finalement. que tu avais reçu beaucoup de commentaires positifs de personnes qui se reconnaissaient en toi, en ce que tu disais. Qu'est-ce que ce moment-là t'as appris sur la force de la vulnérabilité dans ton contenu ?
- Speaker #1
C'est l'une de mes plus grandes forces, simplement. Je ne suis pas du tout parfaite. J'achète très souvent chez Walmart. Je vais souvent chez Walmart. Une autre anecdote, d'ailleurs, que je n'ai pas beaucoup partagée, je pense que je vais la partager bientôt, c'est que tu as vu mon auto, il y a écrit « je dépense local » dessus. Eh bien, mon mari, régulièrement, il me prend mon auto pour aller chez Walmart. Je ne sais pas, des trucs x ou y. Et à chaque fois, il me dit, quand j'ai ton auto, je me parque loin. du Walmart parce que j'ai honte de mettre une auto avec écrit « je dépense local » devant le Walmart. Moi, ça ne me pose aucun problème parce que je sais maintenant, je ne suis pas parfaite. Oui, j'achète presque tous les vêtements de mes enfants chez Walmart parce que mes enfants sont des cochons et que je sais que les vêtements ne vont pas durer longtemps. Non, mais c'est vrai, je préfère mettre mon argent ailleurs et aller acheter des vêtements chez Walmart pour mes enfants et garder mon argent pour aller le mettre ailleurs dans des bons trucs locaux. Et c'est totalement correct. Et on peut me faire la réflexion que mes enfants sont habillés totalement au Walmart. En fait, l'objectif, c'est de se dire que j'ai fait ma part. Et tant que je pense que j'ai fait ma part, après, tu sais, c'est correct d'aller manger au McDo ou d'aller au Walmart. Mais le fait d'avoir confié ça, c'est vrai qu'au début, ça me faisait beaucoup d'anxiété. Parce que je me disais, les gens vont me juger, surtout sur les réseaux sociaux. Il y a souvent des commentaires de gens bêtes qui passent par là. Oui, hein ? Oui. Fait que je me dis, les gens vont me juger, les gens vont se désabonner, les gens vont me détester parce que, tu sais, je ne peux pas être la fille d'achat local et dire que je vais chez Walmart ouvertement, tu sais. Et en fait, non, il y a beaucoup, beaucoup de gens qui m'ont écrit en me disant, ben merci d'avoir fait cette confession parce que je pense qu'on a aussi beaucoup un complexe quand on voit les gens sur les réseaux sociaux, tu sais, quand on voit les influenceurs qui ont des vies parfaites, tu sais, qui ont des enfants parfaits, qu'il n'y a rien qui dépasse, que... Moi, derrière, je regarde mon salon avec des Legos qui sont partout. Puis je me dis, je suis très loin d'être parfaite. Puis je pense qu'on a un petit peu tous au fond de nous cette douleur de dire, cette comparaison de dire, ces gens-là ont une vie parfaite, moi, je n'ai pas une vie parfaite. Mais en fait, c'est faux. Il n'y a personne qui a une vie parfaite. Et le fait de se confier là-dessus et de dire la vérité sur les réseaux sociaux, je trouve que c'est super important, que ce soit pour l'achat local ou même pour n'importe quoi d'autre. c'est parce que Encore une fois, à l'ère de l'intelligence artificielle, c'est important qu'on montre que nous, les humains, on est imparfaits. Et les gens ont besoin de sentir que tout le monde est imparfait. Et c'est ce qui permet aussi de connecter avec les gens. C'est parce que les gens vont faire de la projection puis se reconnaître en toi.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Est-ce que ça t'a surpris, d'ailleurs, la réaction ? Tu ne t'attendais pas à ça ?
- Speaker #1
Oui, non, je ne m'attendais pas à ça. Non, non, je ne m'attendais pas à ça. Puis ça m'a surpris puis ça m'a convaincue. continuer à partager ma vulnérabilité puis mes imperfections.
- Speaker #0
Ce que j'appelle le fameux effet miroir.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
T'as réussi à ce moment-là à générer cet effet miroir-là. Les gens qui suivent, je dépense local, peut-être qu'en silence, même si c'est pas ton intention, même si en toute bienveillance, en toutes décomplexités. Comment ça dit-tu ? Hein ?
- Speaker #1
Et là ?
- Speaker #0
Et là ? toi t'arrives pis tu te dis écoute voici qui je suis en fait pis je suis pas parfaite ben ça donne moi ce que je vois là-dedans c'est que ça donne la permission aux autres de dire moi aussi dans le fond tu sais oui pis c'est de dire j'ai
- Speaker #1
le droit de dire que je soutiens l'achat local et que j'encourage l'achat local même si je vais chez Walmart et chez McDo et que je suis imparfait tu sais tout à fait il faut pas attendre d'être parfait pour dire qu'on aime ou qu'on soutient une cause. On peut aimer ou soutenir une cause, même si c'est un tout petit peu. On peut dire qu'on aime l'achat local, qu'on soutient l'achat local, sans nécessairement dépenser local dans le sens propre du terme. Même si c'est impossible de ne pas dépenser local dans tous tes achats. Si tu ne fais strictement aucun effort, si tu vas ne serait-ce que passer 5 minutes par jour ou même 5 minutes par semaine, à aller mettre des likes, à aller commenter des posts d'entreprise sur les réseaux sociaux, à mettre des avis, à partager. Mais pour moi, t'as fait ta part pour l'achat local. C'est dépenser local, c'est pour ça que ça s'appelle je dépense local. Il faut savoir qu'on met le pense en majuscule parce que l'histoire c'est de penser local. Mais donc dans dépenser local, c'est pas forcément monétaire. Et il faut pas être riche, il faut pas avoir de l'argent, il faut pas dépenser. Il faut pas... acheter, je vais arrêter le mot dépenser, il ne faut pas acheter nécessairement quelque chose de local pour soutenir l'achat local. Il suffit d'aller faire des petits gestes. Tu peux t'auto-proclamer comme quelqu'un qui adore l'achat local même si tu n'achètes rien. Si tu soutiens, c'est vraiment ça suffit.
- Speaker #0
J'ai l'impression que c'est de développer ce réflexe-là plus souvent, comme tu dis, d'y penser en amont. C'est comme ça vient teinter et notre vision aussi, à quelque part, notre état d'esprit. Quand vient le temps, bien oui, de sortir le portefeuille,
- Speaker #1
mais pas que. Oui, pas que. C'est dans les petits gestes du quotidien, en fait.
- Speaker #0
Amélie, tu as déjà partagé un autre huile que j'ai. Adoré sur Instagram, dans lequel ça t'a mené à une entrevue à la radio avec une journaliste. Dans ce reel-là, tu partageais ton why, ton moteur, le pourquoi tu fais ça, le viscéral. Qu'est-ce que ça t'a fait de voir que ton histoire, ce partage-là de ton why, pouvait attirer ce genre d'attention-là des journalistes ?
- Speaker #1
Je savais que j'avais besoin de faire cette vidéo. pendant longtemps j'y ai pensé c'est ma très grosse vidéo que j'ai mis 3 jours à faire c'est celle-là que j'ai scriptée pendant longtemps que j'ai beaucoup beaucoup réfléchi parce que j'ai beaucoup pensé que j'avais besoin d'avoir une vidéo sur mon profil qui montre qui je suis et pourquoi je fais ça parce que je reviens encore une fois avec mon accent français tu sais les gens qui tombent sur moi ils se disent mais qui c'est qu'est-ce qu'elle veut Pourquoi elle nous parle d'achat local alors qu'elle a un accent étranger ? C'est quoi son événement ? Et j'avais vraiment besoin de raconter mon histoire et de la rendre visible. De savoir que les gens allaient tout de suite pouvoir la voir et la comprendre cette histoire-là. C'est la vidéo qui s'appelle « La française qui est métro le Québec » . Donc je suis vraiment venue comme le romancer. Mais pas le romancer de manière à raconter des choses fausses là. la médecine. J'ai vraiment filmé cette vidéo comme si c'était un film, comme si c'était l'histoire de ma vie. Je voulais vraiment que les gens comprennent. Et oui, je savais que cette vidéo-là, elle allait m'apporter beaucoup de choses. Parce que forcément, quand on raconte son histoire, ça touche les gens. Puis, tu sais, c'est aussi... On pense souvent que les gens, ils arrivent quand ils vont nous rencontrer sur les réseaux sociaux ou quand ils vont tomber sur nous. Tu sais, ils vont tout de suite comprendre qui on est et ce qu'on fait, alors que c'est complètement faux. Fait que j'ai repris cette histoire. à zéro. Et le fait d'avoir repris cette histoire à zéro, ça a fait que les gens qui ne me connaissaient pas ou des journalistes qui sont tombés sur mon profil, qui sont tombés sur cette vidéo, se sont dit, ah ben, elle, elle a une histoire à raconter, on va la faire parler de cette histoire. Et en fait, je savais pertinemment en créant cette vidéo que c'est ce que cette vidéo allait m'apporter et c'est ce qu'elle m'apporte aussi toujours aujourd'hui. C'est que les gens qui tombent sur mon profil, ils voient cette vidéo, puis ils ont envie d'en découvrir plus, ils ont envie de m'en faire parler. Et ça m'amène à Radio-Canada ou alors ici, comme souvent. Puis j'espère que cette vidéo va m'amener ailleurs aussi. Je te le souhaite. Oui Faut aller la voir, en tout cas. Faut aller la voir. Elle est épinglée sur mon Instagram, épinglée sur mon TikTok. Elle est épinglée un peu partout. Elle s'appelle La Française qui aimait trop le Québec. Puis faut aller la voir parce que j'ai passé beaucoup de temps.
- Speaker #0
Mais je confirme. Je confirme que c'est du magnifique contenu. Du bonbon.
- Speaker #1
Oui. Ben c'est... C'est du bonbon pour les journalistes, puis pour les gens qui aiment les histoires, parce que c'est une histoire, c'est mon histoire. Et c'est super important de raconter son histoire parce que je pense que tu le sais. C'est la meilleure manière de créer des liens avec les gens, puis c'est comment les gens te connaissent et les gens apprennent à te connaître et à t'aimer à travers ton histoire. Une petite anecdote à laquelle je pensais hier que je pourrais raconter ici, c'est que euh Je suis un créateur sur Instagram qui s'appelle Jun Yu. C'est comme un coach pour créateurs de contenu. Encore un, il y en a des millions sur Instagram et tout. Mais lui, je l'ai trouvé parce qu'il a fait une vidéo où il raconte son histoire. Et son histoire, c'est que quand il était ado, quand il avait comme 9-10 ans, ils ont immigré aux Etats-Unis, puis leur maman a disparu. Leur maman a quitté, puis le papa s'est retrouvé tout seul avec ses deux enfants. à prendre trois emplois pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs enfants. Puis il a vécu dans la misère pendant longtemps. Puis quand il a eu 18 ans, il a beaucoup travaillé de ses réseaux sociaux. Il a posté tous les jours pendant 5 ans. Puis aujourd'hui, il a 5 millions de followers. C'est quelque chose d'énorme. Des compagnies qui font des millions de dollars. En tout cas, c'est un coach pour créateurs Instagram. Mais ce qu'il y a de différent, c'est qu'il raconte cette histoire de manière très vulnérable. Et ce que j'adore aussi, c'est que Il raconte cette histoire.
- Speaker #0
quasiment une fois par semaine sur les réseaux sociaux. Et c'est toujours la même histoire, mais je ne suis jamais lassée de l'entendre parce qu'à chaque fois, il change l'angle, il change la manière de la raconter. Et moi, c'est aussi dans ce sens-là que j'ai envie de m'orienter, c'est de me dire, j'ai une belle histoire à partager. J'essaie de partager régulièrement mon histoire, de souvent revenir. À mon immigration, à pourquoi j'aime le Québec. Je parle souvent de fierté québécoise parce que ça ramène dans mon histoire à chaque fois. Puis ça fait des rappels aux gens parce que les gens, ils ont beau avoir vu ma vidéo qui raconte mon histoire, ils vont peut-être en voir une deuxième, mais ils ne vont pas être lassés pour autant de l'entendre, cette histoire-là.
- Speaker #1
Tu apportes un point super intéressant. Puis j'entends souvent ça des gens que j'accompagne, cette peur-là de se répéter. Cette peur-là de... tanner son audience, par exemple, avec son histoire, alors que non, effectivement, comme tu le dis, au contraire, c'est du contenu que j'appelle du contenu à forte connexion ajoutée.
- Speaker #0
Ça, je te dirais, ça fait deux semaines que je l'ai réalisé. C'est justement en analysant le contenu de ce créateur-là, parce que j'ai vu régulièrement son histoire passer, puis je me suis dit, tiens, il me semble quand même qu'il raconte beaucoup son histoire. Je suis allée analyser son contenu, ça fait juste deux semaines, puis j'ai réalisé qu'une fois par semaine, il raconte son histoire. Mais c'est toujours la même histoire et je ne suis pas lassée. Et même s'il y a une semaine où je vais voir son histoire et je me dis « Ah, c'est bon, je la connais son histoire » , je passe à autre chose. Tu sais, je ne vais pas me désabonner, je ne vais pas dire « Ah, il est tannant » . Tu sais, quand tu scrolles là, tu scrolles. Ça fait que je n'accroche pas à son histoire cette semaine, je ne vais peut-être pas accrocher la semaine prochaine ou la semaine d'après. Mais tu sais, peut-être que dans un mois ou dans deux mois, il va la tourner sous un autre angle. Puis là, ça va m'accrocher. Puis je vais dire... Ah, ben tiens, c'est vrai que lui, il a une histoire qui est super intéressante, c'est inspirant. Fait que tu sais, je me suis dit, il faut que je trouve d'autres manières de raconter mon histoire et il faut que je la raconte encore et
- Speaker #1
D'autres angles, d'autres pépites de connexion qui sont utilisées, oui, de façon différente. Parfois, c'est varié le format, mais je partage tout à fait cet avis-là qu'on ne peut jamais trop raconter son histoire. Puis de toute façon, on va se le dire, c'est jamais tout le monde. tous nos abonnés qui vont voir notre contenu passé. On est les seuls à consommer 100 % de notre contenu. Donc, il ne faut pas l'oublier. Aujourd'hui, le contenu organique perd de plus en plus de sa visibilité. Alors, il ne faut pas penser que parce qu'on l'a publié une fois il y a deux ans que tout le monde connaît notre histoire et est tanné de l'entendre. Pas du tout. J'ai envie de te demander, Amélie, qu'est-ce qui devient plus simple quand on sait profondément pourquoi on fait les choses, quand on connaît notre « why » ? Qu'est-ce que ça simplifie ? Tout !
- Speaker #0
Absolument tout ! Tout ? Raconter son histoire, c'est un moteur pour tout le reste, en fait. Après, moi, je reste un profil créatif, mais une fois que les idées, elles sont claires, que ton why, que ton histoire... que ton contenu, que tu sais qu'est-ce que tu veux raconter, comment tu veux le raconter, pourquoi. En fait, c'est juste à chaque fois de faire ta poutine avec. L'important, c'est que ça te passionne. Si ça ne te passionne pas, c'est plus difficile. Mais tout devient plus facile après, c'est sûr.
- Speaker #1
Dirais-tu que de bien connaître son why, pourquoi on fait les choses, est-ce que ça t'aide aussi à prendre de meilleures décisions dans ton entreprise ? Est-ce que ça va jusque-là ? Je suis curieuse.
- Speaker #0
Alors, de meilleures décisions pour l'entreprise, je ne sais pas, mais pour moi, oui. Parce que je prends beaucoup, beaucoup de décisions à l'intuition. Moi, mes deux entreprises sont intuitives. Mes deux entreprises sont des entreprises de cœur. Je ne prends pas de décisions purement monétaires, c'est ça. Et j'ai toujours fonctionné comme ça et je fonctionnerai toujours comme ça. C'est si je le sens, si ça s'aligne avec moi, si ça vibre, je le fais. Par contre, si ça ne vibre pas, je ne le fais pas. Des fois, ça me fait perdre de l'argent. Parce qu'il y a des décisions monétaires que je dis non, je n'y vais pas. Oui, ça va peut-être me rapporter beaucoup plus d'argent, mais je ne le ferai pas parce que je n'aime pas ça et ça ne s'aligne pas avec moi.
- Speaker #1
Irais-tu jusqu'à dire, Amélie, que de bien connaître son « why » , pourquoi on fait les choses, ça peut aussi t'aider à prendre des meilleures décisions dans ton entreprise ?
- Speaker #0
Ça m'aide à prendre des décisions qui sont plus alignées avec moi-même et avec ce que je suis, mais parce que mes business sont très… Mes deux business fonctionnent comme ça, mais elles sont très, très moi, en fait. C'est beaucoup moi, puis ma business de livre, c'est aussi beaucoup moi aussi. Oui, ça m'aide à prendre des bonnes décisions qui font que je me sens bien et que j'aime ce que je fais dans mon quotidien. mais qui ne sont pas forcément des bonnes décisions monétaires. Par exemple, j'ai régulièrement des gens qui m'écrivent avec Je dépense local en me disant « Pourquoi tu ne reprendrais pas la suite du panier bleu ? » « Pourquoi tu ne nous ferais pas un Etsy québécois ? » Alors je pourrais, ça me rapporterait beaucoup d'argent c'est sûr, mais ça fait en sorte que ma business reste alignée avec moi et elle reste authentique avec ce que je suis. Je ne m'essouffle pas non plus dans ce que je fais.
- Speaker #1
Quand tu mets de l'avant une entreprise locale, Sur les médias sociaux, dans ton contenu, qu'est-ce que tu veux que les gens voient au-delà du produit ?
- Speaker #0
Une des choses que je parle beaucoup, c'est la réalité des petites entreprises. Et j'ai aussi beaucoup envie de mettre en valeur les gens qui sont derrière les petites entreprises. Parce que les petites entreprises, souvent sur les réseaux sociaux, on les voit comme un logo, un produit. Mais pas beaucoup comme une personne qui est derrière, qui travaille fort, qui a une histoire aussi, qui se démène. pour son entreprise. Autant plus en 2026, c'est tellement pas facile d'avoir une petite compagnie. Les propriétaires de petites compagnies portent tous les chapeaux. On est un petit peu écrasé par l'économie actuelle dans l'achat local. Pour moi, c'est super important d'humaniser les produits québécois, les entreprises, puis de faire prendre conscience aux gens aussi que quand ils achètent un produit québécois, ils n'achètent pas juste un produit dans le fond. C'est comme si tu donnes ton argent directement à... la famille qui vit plus loin. Tu sais, c'est vraiment encourager une famille, une vraie personne. Tu sais, ça peut être ma tante, mon oncle, une voisine. Tu sais, mais c'est vraiment donner son argent à quelqu'un que tu pourrais connaître en fait, tu sais. Fait que c'est aussi vraiment de faire prendre conscience aux gens que oui, tu soutiens une entreprise locale, mais tu sais, tu soutiens surtout une personne.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui te touche le plus dans les histoires des humains ? portent les petites entreprises locales ?
- Speaker #0
Ben, c'est souvent de me reconnaître, en fait. C'est souvent de me voir, de voir des mamans, de voir des femmes, de voir des hommes, de voir des immigrés, de voir des gens A, B, X ou Y, tu sais, des gens que tu peux croiser dans la rue et de te dire qu'ils ont une histoire qui est à eux, d'avoir toujours des points communs dans mon histoire par rapport à eux, tu sais. Soit ils ont des enfants, soit ils ont galéré à acheter une maison, soit ils ont... eu de la difficulté au début, soit ils ont commencé sur Etsy et maintenant c'est plus difficile. Tu sais, il y a toujours un point commun, il y a toujours une histoire que tu vas retrouver avec la tienne. Puis tu te dis toujours que c'est des gens qui sont terriblement accessibles et qui sont terriblement comme nous en fait. Comme toi, comme moi, comme la personne qui nous écoute peut-être en ce moment.
- Speaker #1
Puis selon toi, qu'est-ce qui fait que ces histoires-là, de ces petites entreprises locales-là, sont mémorables. Peut-être même davantage mémorables.
- Speaker #0
Parce que c'est des histoires qui sont authentiques. Puis c'est des histoires de gens qui nous ressemblent. C'est des histoires qui pourraient presque être les nôtres, tu vois. Si demain tu te lances en entrepreneuriat pour aller faire des bonbons, mettons, tu vas vivre les mêmes péripéties, les mêmes problèmes, tu vas faire les mêmes expériences, les mêmes aventures que la fille qui l'a faite. Je dis ça parce qu'on a les... confiserie de chocolat boréal devant nous.
- Speaker #1
Oui, j'ai d'ailleurs goûté, off the record, pour la petite anecdote, les caramels mous au barbecue. C'est surprenant.
- Speaker #0
C'est surprenant, c'est ça, c'est le mot.
- Speaker #1
On fait du placement de produits, c'était pas prévu.
- Speaker #0
Voilà. Non, c'est ça, c'est que les propriétaires de petites entreprises, ça peut être ta soeur, ta voisine, ta cousine, ça peut être n'importe qui, ça peut être toi dans 10 ans. C'est ça, ils ont chacun leur histoire qui est terriblement authentique, qui est terriblement québécoise.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu... Je pense que les entrepreneurs locaux sous-estiment le plus dans leur propre histoire.
- Speaker #0
À quel point il faut la raconter ? Ce n'est pas facile d'être un entrepreneur local. Ce n'est pas facile d'être une petite compagnie. À la base, quand on ouvre sa petite compagnie, c'est surtout pour créer des produits ou vendre ce qu'on aime. Puis là, on réalise qu'il faut créer du contenu, qu'il faut raconter son histoire, tout ça. Et là, c'est difficile parce qu'on n'a pas tous le fait de... d'aller de l'avant et de se mettre de l'avant, de se filmer, on ne l'a pas tous ça. C'est difficile pour les entrepreneurs locaux de comprendre qu'ils ont besoin de parler d'eux, que les gens veulent voir les gens derrière le produit. Les petites entreprises ont peut-être plus tendance à parler de leurs produits, ce qui est normal et ce qui est légitime. Tu vois un produit, tu as envie de parler de ton produit, ou tu vois un service, tu as envie de parler de ton service, c'est normal. Mais ils ont plus tendance à parler de leurs produits ou de leurs services que de parler d'eux. Et je pense honnêtement que c'est ce qui va faire toute la différence à partir de maintenant sur les réseaux sociaux, à l'ère de l'intelligence artificielle. C'est que le problème, c'est que les gens qui parlent de produits, n'importe qui peut le faire et n'importe quel IA peut te créer des textes et des images à partir de ton produit. Et les gens aujourd'hui, ils ont besoin de connecter avec des gens vrais, des gens authentiques et des gens imparfaits. Et on a besoin... de voir les processus de création, de voir les gens... J'ai vu une vidéo dernièrement de Chocolat Boréal, d'ailleurs, qui racontait qu'ils se sont trompés et qu'ils ont mis du sel dans un bonbon et qu'au final, ils ont décidé de le garder et d'essayer une nouvelle saveur avec. Et ça, c'est juste incroyable parce que ça fait partie de leur quotidien, ça fait partie de leur histoire, ça fait peut-être partie d'un tournant de leur entreprise, d'avoir mis du sel dans un bonbon et de l'essayer quand même. Et c'est ça que les gens veulent voir, les gens, ils veulent voir. des erreurs, ils veulent voir des échecs, ils veulent voir du drama, ils veulent voir des gens inspirants, des gens qui s'élèvent, des gens qui réussissent, des gens qui échouent, ils veulent... Des gens veulent voir tout ça parce que c'est de l'authenticité et les petites entreprises ont besoin de plus se mettre à raconter tout, tout. De dire ben moi je suis untel et j'ai avancé comme ça et je fais ça pour avancer et je crée ça et j'échoue comme ça. je réussis comme ça et je me trompe et je vends ou alors je vends pas. C'est ça que les gens veulent voir aussi.
- Speaker #1
100% d'accord, j'ai envie de dire alléluia.
- Speaker #0
Ça fait plaisir, je suis fusée de ma vitesse, j'allais te le dire.
- Speaker #1
Amélie, quand on porte une cause ou un mouvement publiquement, ça vient avec une forme de responsabilité.
- Speaker #0
La pression, oui.
- Speaker #1
Thomas, tu vis ça intérieurement ? Oui, avec la pression.
- Speaker #0
C'est aussi une grande fierté. J'ai aussi beaucoup de fierté. Souvent, quand on m'écrive en me disant « Ah, mais c'est gros, je dépense local. » Il y a des gens, encore la semaine passée, il y a quelqu'un qui m'a contactée en pensant que j'étais aussi grosse que le panier bleu et tout. Non, je suis toute seule derrière ma compagnie. Mais c'est une grande fierté. Mais oui, c'est beaucoup, beaucoup de pression. Et j'ai tout le temps peur de poster. J'ai tout le temps peur. Il faut savoir que je poste beaucoup, beaucoup de réels. Il y a des périodes où j'ai posté une fois par jour. Mais maintenant, j'essaie de poster peut-être 3 à 5 fois par semaine. Je fais beaucoup de contenu. Il n'y a pas une seule fois où j'appuie sur « Publier sans angoisser » . J'angoisse toujours quand je publie. J'ai des postes que je supprime parce que je regrette de les avoir fait. C'est vrai ? Oui, oui, oui. Souvent, je les même fais. Cette semaine ou la semaine passée, je crois. J'ai des postes que je supprime. J'ai des postes qui floppent et dont j'ai honte.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui fait que tu les supprimes, ces postes-là ?
- Speaker #0
Parce qu'il y en a où j'y vais un peu trop avec ma sensation, mon feeling. Je vais faire une concession du poste que j'ai supprimé, je pense que c'était avant-hier, cette semaine. J'ai fait une vidéo pour parler de, tu sais, les gars à Shawinigan qui ont brandi la bannière avec écrit « Je me souviens d'un Québec blanc » . Moi, ça me touche parce que je suis une immigrée qui parle d'achat local, qui a souvent des commentaires racistes.
- Speaker #1
Qui reçoit des commentaires. Oui,
- Speaker #0
oui, moi, je reçois des commentaires racistes parce que j'ai un accent, parce que je suis immigrée. Et c'est correct, maintenant je suis habituée, mais...
- Speaker #1
C'est pas correct, mais t'es habituée. Non, c'est correct,
- Speaker #0
mais oui. Mais, tu sais, ça me touche parce que je suis blanche, oui, mais je suis immigrée. Puis, tu sais, ces gens-là, c'est comme des anti-immigrés. Donc, j'ai fait un poste à froid, avec une réaction à froid là-dessus, en me disant, mais arrêtez de parler de ces gens-là avec leur bannière. Parce que si tu regardes bien l'image, là, ils sont genre 6-7 derrière une bannière. C'est tout. Et ça fait le tour du Québec et tout le monde en... parlent et en fait on véhicule leur message et moi ça m'énerve parce que c'est une minorité de chez minorité de chez minorité des Québécois qui pensent ça et c'est une minorité bruyante et ça fait du bruit et ça fait en sorte que les gens pensent que les Québécois sont racistes et tout. J'ai fait une vidéo en disant arrêtez de parler de ça et même pas 20 minutes après l'avoir posté je l'ai supprimé parce que je me suis dit c'est peut-être trop politique pour mon compte. Moi je suis là pour parler de choses bienveillantes et je suis là pour... pour soutenir l'achat local, pour dire j'aime le Québec et tout. Puis je me suis dit, c'est trop politique. Fait que je l'ai supprimé alors qu'elle faisait des bonnes vues, elle faisait plein de likes et tout, mais je l'ai supprimé parce que c'était trop spontané et tout. Tu sais, c'est correct. Des fois, on se trompe de direction. Des fois, on fait des choses et on se dit, ah ben non, finalement, ça ne va pas. Tu sais, c'est correct. Moi, mes business fonctionnent à l'intuition, encore une fois. Tu sais, tout est intuitif, tout est un petit peu au jour le jour. comme C'est comme ça.
- Speaker #1
Ça touche un point que j'ai déjà abordé dans mon contenu, cette réaction plus à froid quand on vit quelque chose, qu'on partage. C'est certain que quand on touche à l'actualité, c'est sûr que c'est pas mal à froid dans le sens où... Il faut battre le fer quand il est chaud. C'est maintenant que ça jase. Mais je trouve ça intéressant. Puis tu sais, clairement, tu n'es pas... Amélie, tu le sais, tu n'es pas la seule à faire ça. Il y a tellement de personnes que j'accompagne qui me disent, qui m'avouent... Écoute, le nombre de fois où j'ai supprimé un post, après l'avoir publié.
- Speaker #0
C'est correct.
- Speaker #1
Après coup, la peur a pris plus de place. Dans ton cas, je trouve ça intéressant, la langue que tu amènes en disant... Écoute, moi, c'est parce que je me suis questionnée à savoir est-ce que c'est à moi... de parler de ça ? Est-ce que ça fait partie de mes piliers de contenu ? Est-ce qu'en parlant de ça, je déroge pas un peu, peut-être, des lignes éditoriales que je me suis données avec Je dépense local, mais il y en demeure pas moins que c'est quelque chose, bien sûr, qui vient te toucher, puis que c'était bien senti. C'est du contenu spontané.
- Speaker #0
C'est la pression qu'on a aussi, tu sais, quand on commence à avoir de la visibilité et j'ai fait un gros, gros blocage aussi il y a deux ou trois semaines. J'ai fait une vidéo qui a fait, en deux jours, elle a fait 100 000 vues. Et juste après ça, elle m'a amené quelque chose comme 400 nouveaux followers. Et juste après ça, je me suis dit, qu'est-ce que je poste maintenant ? J'avais la pression de me dire, j'ai 400 nouvelles personnes qui viennent d'arriver, qu'est-ce qu'ils attendent de moi ? J'ai fait une vidéo à 115 000 vues, je crois. Et si la prochaine, elle ne fait que 500 vues ? Il y a toujours beaucoup de pression dans le fait de poster, de raconter, il y a toujours beaucoup de pression. Il faut composer avec.
- Speaker #1
Comme si là, tu venais d'atteindre un certain niveau, puis qu'à partir de ce moment-là, tu ne pouvais que continuer à augmenter.
- Speaker #0
T'as peur de... T'as toujours peur de régresser, t'as toujours peur d'être moins bien que ce que les gens attendent, mais tu sais, c'est correct, le fait de poster puis de raconter son histoire, c'est aussi accepter le... Faut accepter le flop, faut accepter l'échec, faut accepter le fait que tout n'est pas parfait. Une fois tu réussis, la fois d'après, t'échoues. Et euh... Moi, là, un truc qui me fait beaucoup de bien, souvent, c'est que je vais sur des comptes de gros influenceurs, puis je regarde les vues et les likes et tout qu'ils ont fait, mais ils font tout le temps des flops. Bah, tu sais, c'est des flops pour eux, là, tu sais. Ils font tout le temps des flops, ils font tout le temps des vidéos qui font pas de vues, puis au milieu, t'en as une qui réussit. Mais tu sais, il faut pas abandonner pour autant. Et c'est ça, tu sais, c'est d'avoir comme une certaine résistance à l'échec, de te dire, j'échoue, j'échoue, j'échoue, j'échoue, j'échoue, mais la fois d'après, je vais réussir. Puis après, tu vas rééchouer. C'est comme de dire que c'est normal d'échouer, en fait, et tu vas continuer à échouer. Il faut le faire quand même parce que sinon, tu n'avances pas.
- Speaker #1
Ça me fait penser à une citation que j'adore qui dit « On ne perd jamais. Soit tu gagnes, soit on apprend. » Je vais peut-être déformer un peu, mais en tout cas, l'essentiel du message, c'est ça. C'est que tu n'échoues pas dans le sens où tu apprends. C'est ce qui va te permettre de monter la prochaine marge de l'escalier pour potentiellement réussir la prochaine.
- Speaker #0
La différence entre quelqu'un qui réussit et quelqu'un qui échoue. Ce n'est pas la réussite ou l'échec, en fait, c'est le niveau de persévérance. Parce que quelqu'un qui réussit, c'est quelqu'un qui a échoué plus longtemps que quelqu'un qui a finalement abandonné sur son échec, en fait.
- Speaker #1
Toi, sur une échelle de 1 à 10, ton niveau de persévérance, Amélie, ressemble à quoi ?
- Speaker #0
En 250. Alors moi, je suis un bélier ascendant bélier. Ok,
- Speaker #1
on rentre dans l'astrologie, j'adore ça.
- Speaker #0
Et en plus, je suis un enfant du milieu, tu vois. Fait que moi, là, je fonce et je réfléchis après. Puis si je suis en train de foncer, tu peux tout essayer. Je ne m'arrêterai pas. Fait que c'est ça. Moi, je suis persévérante, peut-être même au point de l'obstination. Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
L'acharnement, tu veux dire. Oui, l'acharnement. La différence entre la persévérance et l'acharnement, oui. La ligne est mince. Toi, tu t'acharnes.
- Speaker #0
Oui, oui, oui, clairement. Jusqu'à échouer, d'ailleurs. C'est pas un problème, c'est comme ça que j'apprends, puis moi, je me prends des portes, voilà.
- Speaker #1
On en a un petit peu, on a effleuré un petit peu ça. Je suis pas mal dans mes dernières questions, Amélie, mais on a un petit peu effleuré ça. Mais comment tu fais pour défendre une cause sans tomber dans la confrontation ?
- Speaker #0
Ah, ça, c'est une question que je me pose souvent. que je réfléchis beaucoup avec mon Claude, parce que je parle de l'intelligence artificielle, mais moi je l'utilise beaucoup. Il ne me crée pas mon contenu, mais il m'aide un peu à réfléchir à comment les gens pourraient voir mon contenu.
- Speaker #1
Les angles morts.
- Speaker #0
Oui, les angles morts. Puis, une des questions qui revient souvent, c'est que j'ai beaucoup peur que mon contenu soit moralisateur. Parce que j'aime bien faire des carousels avec des titres un peu punchés, avec des fois des phrases un petit peu... criante, j'aime bien un petit peu rentrer dans les gens, mais j'ai toujours peur d'être moralisatrice. C'est pour ça que j'essaye un petit peu de varier entre des postes bienveillants, des postes je suis pas parfaite. Je fais des postes moralisateurs. Oui, j'en fais parce qu'il en faut. Il en faut. Mais j'essaie de faire attention à ne pas tomber à faire que ça non plus.
- Speaker #1
Dans l'équilibre.
- Speaker #0
C'est ça. Tout est dans l'équilibre. Mais je pense que les gens attendent aussi peut-être un peu de moi que je le sois de temps en temps. Tu vois ? Je pense que les gens attendent ça de moi aussi un petit peu de les secouer des fois. J'essaie toujours d'être en bienveillance, tout ça. Mais de temps en temps, les gens aiment bien être confrontés. Comme par exemple, que j'accuse, je l'ai fait il y a un petit moment. De dire, ben, t'es bien gentille d'aller donner des likes et des commentaires à Kim Kardashian, mais ta pote qui vient d'ouvrir sa petite compagnie, elle aussi, elle a besoin de tes likes et tes commentaires, tu sais. Avec ça, c'est le genre de confrontation que j'aime bien aller dedans, parce que c'est vrai que les gens vont beaucoup et souvent aller liker et commenter les posts des grandes entreprises ou des gens très connus. Puis dès qu'on a une amie qui se lance en affaire, c'est malaisant, c'est gênant, c'est... Alors que pourtant, les petites entreprises, les petits comptes, nos amis qui se lancent en affaires, c'est ceux qui ont le plus besoin de nous, de notre visibilité qu'on peut leur offrir. Des fois, les gens aiment bien aussi aller se faire confronter, de prendre la réalité en face, de leur dire « arrête de scroller, va faire quelque chose pour une compagnie » . Je ne pense pas que ce soit bon d'éviter à tout prix la confrontation. Je pense que ça doit faire partie aussi. de ton histoire, de ce que tu racontes sur les réseaux sociaux. Parce que si tu as des valeurs, ça veut dire que tu as des convictions. Et si tes convictions doivent aller confronter ce que les gens pensent, il faut le faire. Il ne faut pas oublier aussi que les gens aiment voir du drama. Et de temps en temps, c'est bien de faire un peu de drama. Et c'est bien d'aller confronter les gens aussi sur tes convictions versus leurs convictions. Parce que ça fait du mouvement, ça fait des choses qui bougent. Et c'est ce que les gens aiment aussi.
- Speaker #1
Je pense que ça ne peut pas avancer. Des causes, justement. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, si tu finis par perdre des followers, c'est tant mieux parce que ça fait un tri au niveau des personnes qui sont là. Et ça fait que les personnes qui sont là sont plus alignées avec toi, avec ce que tu es, ce que tu fais, que des personnes qui ne vont être pas d'accord sur telle, telle de tes valeurs, tu sais.
- Speaker #1
Tout à fait, 100% d'accord. Tout à fait, tout à fait. Oui. de mettre de l'avant ce que ce soit ses valeurs ou n'importe quelle autre pépite de connexion, que ce soit son why, ses alliés, son bouleversement, son épiphanie, bref, on pourrait tous les nommer. Ça amène une certaine forme de vulnérabilité parce que ça touche une question identitaire. Voici qui je suis, voici en quoi je crois, voici ma vision. C'est parfois vertigineux de publier du contenu comme ça parce que ça va plus loin que le contenu parfait. Ça peut mettre de l'avant nos opinions. Puis ça m'amène à te poser la question, est-ce que tu te considères, Amélie, comme une activiste ? à ta façon.
- Speaker #0
Oui, je me fais souvent traiter de roux. Ah oui ? Oui, j'en reçois des commentaires qui disent gentiment que je suis une woke mais je me considère comme engagée pour l'achat local, pour la fierté québécoise, pour le Québec. Je suis une activiste à ma manière. Je pense qu'on est tous des activistes de ce qu'on aime et de ce qui nous passionne en fait. Je pense que toi, tu es une activiste de storytelling et des histoires, tu vois. Et je pense que c'est aussi un peu le but dans la vie, c'est d'être un activiste de ce qu'on aime et de ce en quoi on croit. Parce que sinon, si on n'a aucune idée à défendre bec et ongle, ça fait que, pas qu'on est une personne plate, mais que je trouve que les gens sont intéressants à partir du moment où ils ont des idées bien arrêtées, qu'ils ont des choses à défendre, qu'ils ont des choses à dire. Quelqu'un qui ne donne jamais son opinion ou qui n'ose pas aller contrer une idée, ces plats, ce n'est pas amusant. Nous, dans l'authenticité, dans la vulnérabilité, il faut justement oser dire « je suis un activiste d'écologie » . Moi, j'adore aller discuter avec des gens qui sont véganes, avec des végétariens, avec des écolos, parce que ce sont des gens qui ont vraiment des gros points de vue à défendre, qui ont vraiment beaucoup de discussions, beaucoup de choses à dire, même si je ne suis pas d'accord avec eux. C'est toujours super intéressant de discuter avec ces gens-là.
- Speaker #1
Toujours plus attrayant. Je t'accorde.
- Speaker #0
Puis quand on est là, on parle de grosses causes. Mais mettons que si dans la vie, ce que t'aimes, c'est les chiens. C'est la même chose. Si dans la vie, ce que t'aimes, c'est les cordilles. Tu peux aller défendre les cordilles, bec et ongles, et puis aimer ça et t'impliquer là-dedans et tout. Je pense que ça revient un petit peu aux gens qui sont passionnés. Les gens qui sont passionnés, quand t'es à fond dans quelque chose. Je pense que c'est ce qui fait de toi quelqu'un qui va être intéressant, en tout cas sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Avoir une opinion, aujourd'hui en 2026, c'est ce qui permet de te démarquer de la masse.
- Speaker #0
C'est la plus grande force.
- Speaker #1
De démarquer du contenu générique.
- Speaker #0
J'avais lu un article qui disait, à l'époque, avant l'ère des réseaux sociaux, tout ça, mettons que t'étais un coiffeur, si t'avais les cheveux roses, ok, tous les gens du village, ils allaient pas venir chez toi parce que t'es quelqu'un de différent, parce que t'es pas comme tout le monde, parce que t'as des cheveux roses, parce que, enfin qu'à l'époque, si t'étais un coiffeur avec des cheveux roses, là, t'allais couler, c'est sûr. Alors qu'aujourd'hui, à l'ère des réseaux sociaux, si t'es un coiffeur avec les cheveux roses... tu vas plus te démarquer que tous les coiffeurs normaux de ce monde. Parce que, justement, ce qu'on veut voir sur les réseaux sociaux, c'est des gens qui sont différents, c'est des gens qui sortent du lot. Et justement, aujourd'hui, un coiffeur avec les cheveux roses qui va se montrer sur les réseaux sociaux, va faire plus de vues, va plus être connu, va plus être mis en valeur qu'un coiffeur avec une tête lambda. Pourquoi ? Parce que les gens, ils veulent des gens authentiques et des gens qui sont reconnaissables. Et on est authentique et reconnaissable. parce qu'on est nous-mêmes, en fait. Et peu importe de ce que peut en penser la société.
- Speaker #1
Super intéressant ce que tu abordes. Non, mais c'est super intéressant ce que tu abordes. Le déplacement entre dans la société à une autre époque, si on veut, l'importance de vouloir être comme tout le monde, versus aujourd'hui, au contraire, être différent pour se démarquer. Je pourrais partir là-dessus moi aussi, mais le temps avance. Justement, justement. Je pense que ça demande beaucoup de courage d'oser être soi-même, beaucoup de courage de prendre position publiquement aujourd'hui. Parce que prendre position, c'est accepter à quelque part que ce n'est pas tout le monde qui va nous aimer. On le sait, mais de le vivre, c'est autre chose. Oui, ça prend beaucoup de courage. Comment tu vis ça, toi, justement ?
- Speaker #0
C'est très difficile et au début, on n'est pas sûr de soi et au début, on se plante. et au début on se ridiculise et au début on se déteste et c'est à force de se planter et à force de se détester et à force de se ridiculiser qu'on découvre ce qu'on est vraiment. Je vais te prendre un exemple, c'est moi quand j'ai commencé à poster des vidéos, au début mes vidéos elles étaient plates, au début j'étais nulle, au début je ne savais pas quoi dire, j'avais peur, j'ai toujours peur aujourd'hui mais c'est juste qu'au fur et à mesure à force de le faire, À force de prendre position, à force de dire ce que tu penses, à force de montrer qui tu es, tu prends de plus en plus confiance en toi. Et aujourd'hui, j'ai plus confiance en moi qu'il y a deux ans, mais dans deux ans, j'aurai encore plus confiance en moi qu'aujourd'hui. Et dans deux ans, je rigolerai de ce que je suis aujourd'hui. Et aujourd'hui, je rigole de ce que j'étais il y a deux ans. Mais il faut le faire en fait, parce que le problème c'est que si tu le fais pas, tu peux pas évoluer, tu peux pas... et qu'il faut oser prendre position, il faut oser mettre des... émettre des opinions. Et si c'est mal vu, et si c'est ridicule, et s'il y a des mauvais commentaires, eh bien, tant pis. C'est dur, je sais, c'est super dur, mais il faut continuer à le faire.
- Speaker #1
Je suis sûre de toute façon, il n'y aura jamais personne qui est aimé de tout le monde. C'est impossible.
- Speaker #0
Le ridicule ne tue pas et les personnes qui vont te trouver ridicule au début sont les mêmes personnes qui vont te trouver génial. le jour où t'auras du résultat.
- Speaker #1
Est-ce que c'est un fait vécu ?
- Speaker #0
Non, c'est une phrase que j'ai vue hier ou avant-hier, je pense. Mais je peux te dire que c'est un fait vécu parce que moi, je l'ai vue et je le vois beaucoup. Mes amis de la vie de tous les jours, ce ne sont pas ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux. Ils ne m'encouragent pas, ils ne regardent pas mes vidéos. Alors, peut-être plus aujourd'hui, mais avant, je sais très bien qu'ils devaient se moquer de moi. Et mon mari a ouvert une compagnie et commence à poster des vidéos de lui. Et nos amis ne commentent pas, ils ne réagissent pas. Puis quand ils lui en parlent, ils sont là, genre, « Ah, t'es gênant, tu postes des vidéos, t'sais, c'est gênant. » Oui, mais le jour où il va faire beaucoup de vues et le jour où il va réussir, ses mêmes amis vont le trouver génial. Parce que moi, mes amis, aujourd'hui, me trouvent génial pour ce que je fais, alors que ses mêmes amis trouvent mon mari ridicule parce que lui, il vient de commencer.
- Speaker #1
Comme si on accordait plus de valeur au succès.
- Speaker #0
Au succès, à la réussite, à la preuve sociale. La preuve sociale. Si tu vois que les gens ont réussi, tu vas plus penser que ce sont des gens qui réussissent. Et c'est pour ça que c'est super difficile pour les petites compagnies aujourd'hui, parce que les petites compagnies qui commencent avec très peu de vues, très peu de followers, très peu de likes, les gens ont du mal à les prendre au sérieux, alors que... C'est les petites compagnies d'aujourd'hui qui sont les grosses compagnies de demain.
- Speaker #1
Très bien dit. Quelle version de toi, je dépense local, t'as obligé à devenir ?
- Speaker #0
La version de moi extravertie. J'ai toujours été introvertie, je suis toujours introvertie. Mais tu sais, ça m'a obligé à... pousser la version de moi, à pousser mon bélier qui est en moi, à pousser ma version de moi qui prend les devants, qui va se filmer, qui est tout le temps en train de sortir sa caméra. Un de mes plus gros défis, et qu'aujourd'hui c'est une des choses que j'aime le plus, c'est d'oser sortir ma caméra en public et de me filmer en public. Sortir ton trépied et te filmer en public devant des gens, là, C'est vraiment pas facile et jamais dans ma vie j'aurais cru que j'y arriverais. Et aujourd'hui, c'est une des choses que j'aime le plus.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Oui, j'aime ça parce que ça me fait sortir de ma zone de confort. C'est difficile, c'est toujours difficile de le faire. Mais une fois que je l'ai fait, j'ai comme ce sentiment d'accomplissement. Puis, une fois que je vais monter la vidéo et tout, je me dis « Waouh, j'ai fait ça ! »
- Speaker #1
J'ai réussi à passer par-dessus.
- Speaker #0
Réussi à passer par-dessus. C'est tout ce que ça m'amène, mon entrevue avec Radio-Canada, toutes ces choses-là, c'est des choses que je me serais vraiment crue incapable avant. Et je te résumerais, j'en étais incapable. Et aujourd'hui, ça me fait vraiment sortir, ça me fait découvrir une autre Amélie, en fait, qui est capable de faire tout. Et je pense que ça m'a vraiment fait découvrir le meilleur de moi-même.
- Speaker #1
J'avoue que de se filmer en public avec le regard des autres en direct, live, c'est un autre niveau. que de poster quelque chose seul dans ton bureau, derrière ton écran, qui est déjà un niveau quand même, on s'entend, assez élevé. Moi,
- Speaker #0
j'allais poser ton trépied en plein milieu de la rue, et une fois, je l'ai fait, il y avait des travailleurs d'Hydro-Québec qui étaient stationnés tout le long de la rue, puis ils étaient tous dans leur camion en train de manger. Puis moi, je me suis mise juste devant. Fait que j'étais en train de me filmer, puis en plus, ça a duré longtemps. Puis pendant ce temps-là... tous les travailleurs du Trou au Québec, ils étaient comme ça dans leur camion en train de me regarder. Puis il y avait des gens qui passaient, il y avait des autos et tout, mais...
- Speaker #1
Clairement, là, t'as passé le test, là.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais, là, ça, c'était... Ouais. Mais je suis contente parce que, tu sais, je me dis, ben, je l'ai fait, puis je suis capable de le faire et c'est bien parce que ça m'a vraiment sorti de ma zone de confort. Puis aujourd'hui, j'aime ça le faire.
- Speaker #1
Ça démontre, là, ce que tu dis, que justement, quand on ose sortir de notre zone de confort, que ça nous rend un petit peu inconfortable, qu'on met le pied. Dans l'inconfort, ça nous permet de prendre un petit peu plus de confiance, puis même de générer des émotions positives, que ce soit la fierté.
- Speaker #0
Oui, oui, oui, oui, oui, parce que sur le moment, c'est pas drôle. C'est pas drôle du coup, du tout. C'est très dur de sortir de sa zone de confort. J'en sais quelque chose, parce qu'il faut savoir qu'avant de racheter, je dépense local. Bon, j'ai eu mes deux enfants. Mais avant ça, pendant cinq ans, j'ai été adjointe administrative pour un courtier hypothécaire et je travaillais dans son sous-sol. dans le sous-sol de sa maison et la seule chose que je faisais c'était aller chez lui et repartir le soir à 16h30, je ne voyais personne d'autre, on n'avait pas d'amis avant d'avoir nos enfants, donc on voyait quasiment personne, on ne sortait pas le week-end et j'étais comme tellement réservée tu sais j'étais tellement dans ma bulle que même le fait d'aller sortir dans un bar avec des amis ça m'angoissait et j'en faisais des crises d'angoisse je pars de loin Tu vois, avec le fait de sortir de ma zone de confort, mais... Mais non,
- Speaker #1
j'arrive à faire des trucs de fou. Incroyable, des trucs de fou.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Puis là, Amélie, pour les entrepreneurs qui nous écoutent, puis qui sentent que, ben, ils portent un « why » fort, qui sentent qu'ils ont une mission forte à l'intérieur, mais qui n'osent pas encore le nommer publiquement, par où tu commencerais ? Quel conseil ? T'as envie de leur donner ?
- Speaker #0
Soyez ridicule. Il faut être ridicule. Voilà. C'est que je pense que la plus grande peur des gens de sortir de leur bulle, de sortir de leur zone de confort, c'est la peur d'être ridicule. La peur du regard des autres, je pense que la peur du regard des autres, en fait, ça nous amène à la peur du ridicule, la peur du jugement. Et en fait, il faut être ridicule. Il faut le faire parce qu'il n'y a que comme ça, de toute façon, qu'après on va prendre l'habitude et qu'après on va sortir. Et que si on peut réussir par la suite, c'est parce qu'on a accepté d'être ridicule au départ. Et de toute façon, tu vas être ridicule. Alors, il faut l'être. Et puis après, on en sortira petit à petit, mais tout le monde est ridicule. Même les gens qui sont super connus, même les plus grosses entreprises du Québec, même les plus gros influenceurs, tout ça. Ils font des vidéos, ils font des choses où ils sont ridicules. C'est juste qu'il y a tellement de gens derrière pour les suivre qu'on n'a pas l'impression que c'est ridicule, mais c'est ridicule. Et il faut oser être ridicule, parce que sinon, on en aura tout le temps peur, puis il faut sortir de ça.
- Speaker #1
Normalisant le ridicule, Amélie.
- Speaker #0
C'est ça, il faut normaliser le ridicule. Donc soyez ridicule, puis envoyez-moi vos vidéos ridicules, et moi, je serai la première à aller vous soutenir, à vous dire « Ouais, c'est génial ! »
- Speaker #1
Comme mot de la fin, ça aurait fait une belle fin, mais comme mot de la fin. Dernière question, Amélie. Selon toi, qu'est-ce qu'on gagne quand on accepte d'incarner publiquement ce en quoi on croit ?
- Speaker #0
Ce qu'on y gagne, c'est d'abord de la fierté puis de l'apport personnel. Moi, c'est aussi beaucoup venu avec ma famille. Quand j'ai commencé à dire non à mes parents et à poser mes limites avec mes parents, j'ai commencé à oser dire ce que je pensais. Ça vient sur le plan personnel, ça vient sur le travail et tout, mais quand tu commences à dire non, à dire ce que tu penses, à dire ce dont tu as besoin, à dire ce que tu es, ça t'apporte énormément d'un point de vue personnel, d'un point de vue intrinsèque. J'ai sorti le mot que je n'ai pas sorti depuis 1912.
- Speaker #1
Intrinsèque, j'adore.
- Speaker #0
À l'intérieur de toi, tu te sens bien, puis tu commences à devenir toi-même au-delà. de ce que tu es pour les autres, c'est de vivre pour soi-même. C'est quand même super important. Un truc que je dis souvent, c'est que dans la vie, il faut être égoïste. Moi, je suis égoïste. Je pense à moi d'abord. J'ai des enfants, je pense à mes enfants et tout, à mon mari, c'est sûr. Mais tu sais, je pense beaucoup à moi. Auprès de ma famille, tu peux demander. Toute ma famille te dira que je suis égoïste. Pourquoi ? Parce que je pense à moi, parce que je dis ce que je pense et que je me fais passer avant les besoins des autres. Et c'est ce qui fait que je suis heureuse. Voilà, donc l'égoïsme n'est-il peut-être... pas une forme de bonheur, je sais pas. Mais d'oser dire ce qu'on est, d'oser dire ce qu'on pense et d'oser prendre les devants et de s'affirmer, pour moi, c'est 1000% dans la quête du bonheur et dans la quête de soi, de s'aimer soi-même, en fait.
- Speaker #1
J'aurais pas pu mieux terminer un épisode que s'aimer soi-même. Voilà, je me dis. Quel beau mot. Amélie. Pour les gens qui nous écoutent, qui sont tombés en amour avec tes paroles et avec ton énergie, où tu as envie de les orienter, à quel endroit c'est plus facile de te contacter ?
- Speaker #0
Moi, je suis beaucoup active sur Instagram. Pour me contacter par courriel, par Instagram, j'ai toujours mon téléphone dans la main. On peut me contacter partout, je répondrai toujours, tout de suite. Je suis très, très contactable, j'allais dire.
- Speaker #1
Très accessible.
- Speaker #0
Très accessible, j'allais dire abordable. Non, ça ne marche pas. Je suis très abordable, je suis très accessible. Je réponds à tout le monde. Je travaille beaucoup avec des petites compagnies, donc pour moi, il n'y a pas une petite compagnie qui a plus de valeur qu'une autre. Il n'y a pas une personne qui a plus de valeur qu'une autre. Je réponds à tout le monde partout, par courriel. Je peux vous inviter à aller voir le site web de gedépenseslocales.com. Là-dessus, on explique un petit peu les événements, le concept, tout ça. mes réseaux sociaux Instagram TikTok Facebook c'est juste à commercial je dépense local tout ça sera dans les notes d'épisode moi je suis toujours contente quand il y a des nouvelles personnes qui rejoignent ce que j'appelle mon petit coin d'internet où on parle d'achat local il en faut un forcément je trouve qu'il n'y en a pas assez je trouve qu'il n'y a pas assez d'influenceurs il n'y a pas assez de gens qui parlent d'achat local sur internet fait que venez me rejoindre venez me découvrir puis moi ça me fera plaisir de compter une nouvelle âme dans mon petit coin d'Internet où on parle de chaloupette.
- Speaker #1
On va se joindre au mouvement, Amélie, avec grand plaisir. Merci pour ton passage sur À ta couleur, sur ma galerie. On a réussi le défi. J'espère à toi qui nous écoutes que tu as passé un bon moment avec Amélie Sandor de Je dépense le cal et moi-même. Et je te dis à dans deux semaines pour un prochain épisode.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Salut Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de t'avoir quelque part assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez, pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story puis tagge-moi lavoisinepro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur