Speaker #0T'as déjà eu l'impression qu'un jour, quelqu'un allait réaliser que t'étais pas si compétent que ça ? Comme si t'avais juste eu de la chance, que t'étais pas vraiment à ta place, pis que bientôt, on allait découvrir que t'étais un imposteur. Aujourd'hui, on va voir comment ton histoire peut devenir ton meilleur atout pour dépasser ce fameux syndrome de l'imposteur. Parce que non, c'est pas en accumulant des diplômes ou en attendant d'être parfait que ça disparaît. Allez, embarque avec moi dans cet épisode, on va remettre tes pendules à l'heure et célébrer ce qui fait ta vraie valeur. C'est parti Bienvenue dans notre village virtuel où chaque entrepreneur est un artiste qui colore le monde à sa manière. À ta couleur, c'est le rendez-vous où on jase de storytelling puis de personal branding, mais avec une twist. On le fait au service des petites entreprises locales. Ici, on célèbre l'unicité. Chaque entrepreneur... tête d'une petite entreprise locale ou que tu sois un solopreneur. Ici, c'est ta nouvelle maison, puis il y a une place pour toi dans notre village. En solo ou en voisin, la porte s'ouvrira à des invités ou même à des figures locales qui ont réussi à faire de leur entreprise ou de leur petit coin de pays le nouveau point de rendez-vous de la communauté. Alors rentre, fais comme chez toi et laisse-toi inspirer Salut à toi Bienvenue dans ce nouvel épisode solo d'À ta couleur. Aujourd'hui, on va aborder le fameux syndrome de l'imposteur et surtout, comment ta propre histoire peut devenir ton meilleur allié pour le surmonter. Ce syndrome de l'imposteur pointe souvent le bout de son nez quand on oublie de reconnaître sa propre valeur. Puis moi, je suis convaincue que pour en prendre pleinement conscience, il faut passer par un moment d'introspection. Parce qu'avant... pitcher ton histoire, tu dois d'abord la comprendre et la ressentir véritablement. Je veux donc t'inviter à découvrir le storytelling comme un processus d'exploration de soi, pas juste comme un outil marketing. T'as sans doute déjà entendu cette petite voix-là qui te chuchote. T'es qui, toi, pour parler de ça ? T'as pas assez d'expérience, d'autres sont bien meilleurs que toi. Toutes ces phrases qui érodent la confiance en soi, qui te fait croire qu'un jour, on va découvrir que t'es pas à la hauteur. Bref Ce sentiment-là qui t'incite à te cacher alors que t'as tellement de richesses à partager. Mais la bonne nouvelle, c'est que si tu prends conscience de ton parcours, en mettant en lumière tout ce qui fait ta force, tu peux apprendre à faire taire cette petite voix-là. Alors, je te pose la question. C'est quand la dernière fois que t'as pris le temps de réfléchir à ce qui fait ta valeur ? Qu'est-ce qui, dans ton parcours, pourrait aider quelqu'un d'autre aujourd'hui ? Alors moi aujourd'hui, je te partage des clés concrètes et des exercices pratiques. pour t'aider à reconnecter avec ta vraie valeur et raconter ton histoire avec plus de confiance. Mais avant de commencer ça, c'est quoi le syndrome de l'imposteur ? C'est quoi, puis pourquoi ça nous pourrit la vie ? Si tu ressens ça, ce syndrome-là, félicitations Ça veut juste dire que t'es humain, puis que t'oses sortir de ta zone de confort, mais pourquoi on ressent ça ? En fait, le syndrome de l'imposteur, c'est ce sentiment constant de pas se sentir assez, de jamais se sentir suffisant. Que malgré tes compétences, tes réussites, puis les preuves concrètes que tu fais bien ta job, bien un jour, on va découvrir que t'es pas légitime. Que t'as juste eu de la chance, que tu mérites pas vraiment ta place. Souvent, on va même se comparer aux autres. On a peur que notre succès soit un, disons, un accident, hein, ou que notre travail vaille pas grand-chose finalement. Peut-être que tu t'es même déjà dit, j'ai pas assez d'expérience pour proposer ce service-là. Mes clients vont s'en rendre compte que j'ai pas toutes les réponses ou les autres sont bien meilleurs que moi, je devrais attendre avant de me lancer. Ça te dit-tu quelque chose ça ? C'est-tu des phrases que tu t'es déjà dites ? Moi oui Mais en réalité, ce phénomène-là, c'est hyper courant, surtout chez les créateurs, chez les entrepreneurs et les grands perfectionnistes de ce monde dont je fais partie. En fait, 70% des gens l'ont déjà ressenti à un moment ou à un autre de leur vie. 7. personnes sur 10, quand même. C'est la raison de pourquoi on en parle aujourd'hui. Moi, je veux te rappeler que ce doute-là, c'est pas une fatalité. Puis qu'on peut le dissiper quand on se reconnecte à ce qui fait notre véritable valeur. Puis tu t'en doutes sûrement. Moi, je fais partie de ces 70 personnes-là aussi qui ont déjà ressenti le syndrome de l'imposteur. Un moment où ça m'a vraiment frappée particulièrement, c'est quand j'ai été sélectionnée pour faire partie d'une mission économique en France avec Merci. Québec numérique, qui s'appelle maintenant Capital Numérique. Au début, j'étais vraiment surexcitée d'avoir été sélectionnée. Puis quand cette vague d'excitation-là est passée, je te dirais que c'est plutôt le doute qui m'a envahie. J'allais être entourée d'experts ultra qualifiés, de stratèges numériques de renom, de grandes agences, pis moi, ben je venais à peine de me lancer à mon compte, pis je me suis dit « Mais qu'est-ce que je fais là ? » Ils vont vite réaliser que je suis pas à ma place. Et c'est là que mon cerveau a enclenché le mode, je vais dire, le mode camouflage. Je me suis fait une idée complètement erronée des gens de Québec numérique dans ma tête. C'était des gens corporate, très professionnels, ultra pros. Alors, mon réflexe, ça a été de vouloir compenser. Donc, j'ai rempli ma valise de veston, de vêtements très propres, un petit peu trop sérieux, disons, pour la voisine, parce que je me disais que je voulais fêter avec le reste du groupe que je ne connaissais pas. Je dois t'avouer que je ne les connaissais pas encore la première fois que je les ai vus en personne. C'était au moment de prendre l'autobus qui nous amenait à l'aéroport, là, pour la mission économique. Donc, je voulais ressembler à eux, mais de l'image que je me faisais d'eux aussi. Pour moi, une mission économique, c'était hyper sérieux. Fait que, bon, ben c'est ça. J'ai rempli ma valise de vêtements super propres, des talons, des vestons, des pantalons propres. Pis faut dire que moi, je voyage toujours très léger. Alors, j'ai vraiment utilisé juste une petite valise de cabine, t'sais. Je me suis pas amenée... 150 kits, on s'entend ? Donc j'avais vraiment que des vêtements propres. Sauf que, surprise, le premier jour, premier jour, je débarque, ben je débarque. On avait rendez-vous, en fait, dans le lobby de l'endroit où on habitait pour la première journée, vraiment, où on faisait des rencontres avec des entreprises, des entrepreneurs. Et là, moi, j'arrive habillée avec mon veston, mes talons, mes pantalons propres, pis... Tout le monde est en jeans, en t-shirt, avec des souliers sport. C'est moi qui détenais le plus de la gang. Je me suis dit « Oh my God Voyons, qu'est-ce que j'ai pas compris » Puis là, ben, c'est ça, hein ? J'ai compris quelque chose d'essentiel à ce moment-là. C'était pas mon look qui allait me donner de la crédibilité, c'était pas mon nombre d'années d'expérience qui allait faire que ma présence comptait, c'était mon histoire. Oui, c'est vrai qu'il y en avait qui avaient beaucoup d'expérience en agence qui étaient là. Certains avaient travaillé sur des gros projets d'envergure, mais moi, j'avais quelque chose qu'aucun d'eux n'avait. C'est un regard unique sur le développement des territoires. Grâce à mes 11 ans d'expérience à la MRC des genoux aussi, d'ailleurs, que j'avais fait en tant que salariée avant de me lancer en affaires, j'ai une approche très ancrée dans la proximité, dans la connexion, dans l'humain, alors que dans le monde du marketing numérique, on parle beaucoup. beaucoup en chiffres, en performances. Donc j'avais une perspective très terrain. Moi, je viens d'un petit milieu rural. Puis ça m'a permis de voir vraiment le numérique autrement. Ça me permet encore aujourd'hui de voir le numérique autrement. Donc tout ce qui me faisait douter de ma légitimité, bien en réalité, c'était ma plus grande force. Puis tu sais ce qui est le plus fou dans ça ? Bien c'est que c'est exactement la même chose avec ton histoire. Le syndrome de l'imposteur, ça nous fait regarder du mauvais côté. Ça nous pousse souvent à nous focaliser sur ce qui nous manque plutôt que ce qu'on apporte réellement. Puis ça nous empêche de voir nos pépites. Moi, cette expérience-là, d'avoir des vêtements beaucoup trop propres pour la mission économique à Angers, ça m'a ouvert les yeux sur quelque chose de bien plus grand. On ne se sent pas légitime parce qu'on essaie de prouver quelque chose aux autres. On se sent légitime quand on comprend réellement ce qu'on porte en nous, ce qui nous rend unique, ce qui fait notre force. C'est exactement ça que je veux te transmettre aujourd'hui à travers l'épisode. Le storytelling, ce n'est pas juste un outil pour vendre, c'est un moyen de se reconnecter à soi, de prendre conscience de sa valeur et d'oser la partager. Alors au lieu de te demander « est-ce que je suis vraiment à ma place ? » , demande-toi plutôt « qu'est-ce que mon parcours peut apporter aux autres ? » « Qu'est-ce qui, dans mon histoire, mérite d'être raconté ? » Puis là, petit fun fact, même les plus grandes personnalités ont avoué ressentir ce syndrome-là. Savais-tu que Beyoncé, Michelle Obama, Albert Einstein ont déjà dit qu'ils ressentaient le syndrome de l'imposteur ? Beyoncé a parlé de son syndrome de l'imposteur dans plusieurs interviews. Elle a mentionné à quel point, malgré son succès, encore aujourd'hui, elle a parfois l'impression de ne pas être à la hauteur. Michelle Obama, elle, dans une intervention dans une école de Londres en 2018, a dit, et je la cite, « J'ai encore un peu de syndrome de l'imposteur. Ça ne disparaît jamais. » Puis concernant Albert Einstein, il a confié à un ami, et là je le cite, « L'estime exagérée dans laquelle on tient mon travail me met parfois mal à l'aise. Il me semble quelquefois être un escroc malgré moi. » Et là, je te réserve même la citation d'une célèbre autrice et poétesse que moi j'admire beaucoup, et c'est Maya Angelou. « J'ai écrit onze livres, mais à chaque fois, je me dis oh oh oh » Cette fois, ils vont découvrir que je suis une imposteur. Fait que la moralité de l'histoire, c'est que même les plus grands doutes, on n'est pas les seuls, hein ? Pis ce qui les distingue, c'est pas l'absence de doute, mais c'est plutôt la capacité à avancer malgré ce doute-là. Pis c'est exactement ça que je veux te transmettre aujourd'hui. Le storytelling, c'est pas juste un outil marketing, c'est un outil de reconnexion à soi. Alors au lieu de te demander « est-ce que je suis vraiment à ma place ? » , pose-toi plutôt la question Qu'est-ce que mon parcours peut rapporter aux autres ? Quelle pépite de mon histoire mérite d'être racontée ? C'est en prenant conscience de ton propre ici que tu vas trouver ta légitimité. Et là, comment ce syndrome de l'imposteur-là se manifeste et pourquoi il touche surtout les gens compétents ? Oui, parce que c'est un fichu syndrome qu'on n'aime pas, qui peut prendre plein de formes au quotidien. Comme par exemple, t'attends toujours d'être parfait avant d'oser partager ton expertise. D'ailleurs, je me reconnais beaucoup là-dedans. J'en ai même fait un épisode complet, l'épisode numéro 14, qui s'appelle « Vaincre la procrastination malgré le perfectionnisme, mon histoire de lancement retardé » . Si ça t'intéresse, va écouter ça. J'en parle en long puis en large dans cet épisode-là. Ça prend aussi la forme de minimiser tes réussites, comme si c'était juste normal ou dû à un coup de chance. Tu stresses aussi dès qu'il faut parler de toi en public, parce que t'as peur qu'on te juge ou qu'on réalise que t'es pas à la hauteur. et pourtant ce qui est fou c'est que ce syndrome-là de l'imposteur touche surtout les gens compétents. Ceux qui ont envie de bien faire, ceux qui sont exigeants envers eux-mêmes, qui veulent constamment s'améliorer. Bref, sûrement toi qui écoutes ce podcast. Ce que disent les neurosciences, pourquoi notre cerveau nous sabote ? C'est quoi le lien à faire ici avec le syndrome de l'imposteur ? Bien, notre cerveau, il est programmé pour éviter le rejet. Ça, j'en ai parlé dans l'épisode juste avant. Les blocages qui nous empêchent de raconter notre histoire. C'est parce que notre cerveau est programmé pour éviter le rejet. Il fonctionne comme à une époque où l'humain devait survivre en groupe. On parle de milliers d'années en arrière. Puis où être exclu du groupe, ça signifiait un gros danger de mort. Donc dès que tu fais quelque chose de nouveau, il y a comme une alarme intérieure qui s'active dans ton cerveau. Attention, si tu prends la parole, on pourrait te juger. Si tu racontes ton histoire, tu pourrais être critiqué. Bref, résultat, on se freine nous-mêmes pour éviter ce fameux danger. alors qu'il est rendu totalement imaginaire à l'époque à laquelle on vit. Et d'où ça part, ce syndrome-là ? Bon, là, il y a comment notre cerveau fonctionne, ça c'est une chose, mais il y a aussi tous les conditionnements qu'on a entendus ou auxquels on a été confrontés dans notre enfance, par exemple. On nous répète souvent « Sois humble, ne te vante pas » . C'est vrai, l'humilité, c'est une belle qualité, on va se le dire. Ça nous permet de rester ouvert à l'apprentissage, de respecter les autres, de garder un certain recul. Mais Loïc, avec l'humilité... c'est que ça nous pousse souvent à minimiser nos compétences, à taire nos réussites, puis dans certains cas même, parfois à dénigrer nos propres capacités. Puis là, bien, c'est le piège de tomber dans l'autosabotage. Puis ça, l'autosabotage, c'est un terreau fertile pour le syndrome de l'imposteur. Donc si toi t'as grandi en attendant, c'est mal vu de parler de soi. On se met pas de l'avance et de l'orgueil. Attends que les autres reconnaissent ta valeur. Si t'as entendu ces phrases-là... C'est pas étonnant que l'idée de raconter ton histoire ou de mettre en avant tes forces, ça te semble être prétentieux. Donc, ce qui arrive, c'est souvent ces personnes-là vont pas oser parler de ce qu'elles font de mieux. Elles se sentent imposteurs à chaque fois qu'elles prennent la parole. Pourtant, on n'a pas besoin d'être parfait pour être crédible. Notre authenticité, le fait d'assumer nos forces puis nos vulnérabilités, c'est beaucoup plus attirant qu'une façade impeccable. Mais à force d'avoir appris à rester discret, on finit par douter de sa valeur. au point de se freiner dans ses ambitions. Puis là, c'est une humilité forcée dans ce que c'est qui devient comme une alliée involontaire au syndrome de l'imposteur parce que ça t'empêche de réaliser l'impact que tu pourrais avoir si tu assumais ton potentiel. Quand tu comprends pourquoi t'es légitime, comment tes expériences t'ont forgé, puis ce qui fait ta singularité, tu peux parler de toi avec justesse. Puis ça, c'est pas de se vanter, puis c'est pas non plus en s'effaçant. Parce qu'au fond, être humble, Ça veut pas dire ne jamais parler de soi. Pour moi, être humble, c'est admettre que t'as encore à apprendre, tout en étant conscient de ta propre valeur. C'est là que réside la vraie clé pour dépasser le syndrome de l'imposteur. Accepter ce qui fait ta force, rester ouvert à la croissance, puis inspirer les autres grâce à ton authenticité. Puis là, pourquoi je te parle du syndrome de l'imposteur et du storytelling aujourd'hui ? C'est quoi le lien ? C'est quoi le rapport ? entre les deux. La réponse, c'est que ton histoire peut devenir l'une des clés pour t'en libérer. Souvent quand on parle de ce fameux syndrome de l'imposteur, on oublie un aspect essentiel, c'est qu'il est directement lié à la manière dont on se perçoit. On a tendance à minimiser nos accomplissements, puis à comparer notre parcours à celui des autres, mais quand on regarde de plus près notre propre chemin, on se rend compte que nos réussites ne sont pas du tout le fruit du hasard. Chacune de nos expériences, que ce soit dans ton entreprise, ta carrière, ta vie personnelle, contient des preuves concrètes que t'as déjà... tout ce qu'il faut pour être là où tu es présentement. Quand on évoque le storytelling, on pense bien souvent à la façon de communiquer à l'extérieur, à comment mieux parler de soi aux autres. Pourtant, te raconter ton histoire à toi-même, c'est l'un des plus puissants outils de développement personnel qui existent. Le syndrome d'imposteur nous fait souvent oublier tout ce qu'on a déjà accompli. C'est pour ça que c'est hyper important de revisiter nos succès, nos défis surmontés, puis même nos erreurs pour les voir sous l'angle de l'apprentissage. Puis là, quand tu traces le fil rouge de ton parcours, avec tes études, tes expériences personnelles, professionnelles, tes moments de déclic, de bouleversement, bref, toutes les pépites qui font un bon arc narratif, tu réalises à quel point t'es pas arrivé ici par accident, ton bagage est beaucoup plus riche que tu l'imagines. Ce qui te semble, toi, normal aujourd'hui, bien en réalité, c'est le fruit de plusieurs années d'évolution. Puis c'est justement en te reconnectant à tout ça que tu peux commencer à déjouer le syndrome d'imposteur. J'aimerais ça que tu te rappelles que ton vécu, c'est ta plus grande force. Personne d'autre a exactement la même histoire que toi, bien sûr. Pis t'as pas besoin de diplôme ou d'une reconnaissance extérieure pour te sentir légitime sur ton sujet. Ce qui compte, c'est ton expérience réelle, ce que t'as appris, ce que tu peux transmettre à partir de là. Si t'as traversé une épreuve, pis que t'en as tiré des enseignements, ben t'es légitime pour en parler. Au lieu de te dire « je suis pas un expert » . Rappelle-toi plutôt, je suis passé par là, donc je peux aider quelqu'un qui est encore au début. Ce qui te semble évident aujourd'hui, quelqu'un d'autre a besoin de l'entendre. Parce que raconter ton histoire, c'est pas juste parler de toi. C'est avant tout transmettre quelque chose qui peut inspirer et qui peut aider les autres. Pis c'est là que la magie opère. Quand tu comprends pleinement la valeur de ton parcours, tu te libères peu à peu du doute qui te murmure « tu n'es pas assez » . On réalise pas toujours à quel point on a évolué avant de prendre le temps. de raconter son parcours. Alors, petit exercice rapide ici. Fais la liste des trois plus grands défis que t'as surmontés, puis qu'est-ce qu'ils t'ont appris. Tu vas voir là à quel point, déjà, tu vas avoir une inspiration. Le deuxième exercice que je te propose, c'est le « Pourquoi moi ? » inversé. C'est quoi ça, le « Pourquoi moi ? » inversé ? Bien, au lieu de te demander « Pourquoi moi ? » , demande-toi « Pourquoi pas moi ? » . Écris une phrase qui commence par « Je suis légitime pour parler de ça, parce que... » Trois petits points complètent la phrase. Par exemple, je suis légitime pour parler du storytelling, non pas parce que j'ai lu des tonnes de livres sur le sujet, mais parce que j'ai aidé plusieurs dizaines d'entrepreneurs à raconter leur histoire et à obtenir des résultats. Plus tu collectes des preuves tangibles de ta légitimité, plus tu vas chasser cette voix-là qui te murmure « t'es pas assez » . Un autre exercice que tu peux faire, c'est de raconter une mini-histoire qui montre ton évolution. Donc en trois étapes. La première étape. Fais une liste des moments où t'as eu peur, où t'as douté, où t'as hésité, mais que t'as quand même avancé. Et là, reformule ces expériences-là en leçons, en mettant en avant les forces que t'as découvertes en toi à chaque étape. Donc par exemple, ta résilience, ta persévérance, ta créativité. Et après ça, à l'étape 3, relie ces forces-là à ton activité actuelle. Comment ces forces-là, comment ces traits-là... t'aide encore aujourd'hui à faire avancer ton projet, ton entreprise, ou même ta vie personnelle, à l'heure actuelle. Par exemple, au lieu de dire « j'ai échoué à tel projet » , tu pourrais le reformuler en disant « grâce à ce projet-là, j'ai appris à mieux structurer mes idées, puis à valoriser mes forces » . Tu vas voir qu'en faisant cet exercice-là, ton storytelling va déjà être rempli, disons, de preuves tangibles que t'es légitime, que tu mérites de prendre ta place, puis bien sûr que ton histoire vaut la peine d'être partagée. Dernier exercice que j'ai énormément utilisé en 2024, c'est de se trouver un mantra. Identifier une phrase, une valeur ou une cause qui nous anime particulièrement dans le moment, mais des fois, c'est quelque chose qui nous anime depuis des années aussi, puis c'est quelque chose qui traverse parfois tout notre parcours au complet. Moi, par exemple, mon mantra en 2024, c'était « mieux vaut fait que parfait » . Ça, j'en ai parlé aussi dans mon épisode 14, à quel point le perfectionnisme m'a souvent figé. m'a souvent fait stagner. Mieux vaut fait que parfait, c'est un mantra qui m'a suivi pis qui m'a, disons que j'ai utilisé comme une boussole. pour me rappeler pourquoi j'étais légitime, pourquoi c'était suffisant ce que j'avais à apporter. Et c'est ce qui m'a permis d'ailleurs de m'aider à lancer Pépite d'or. Donc voilà, je t'encourage vraiment à faire au moins un des trois exercices que je te propose aujourd'hui. J'aimerais bien que tu me tiennes au courant de ce que ça t'apporte. Tu peux venir m'écrire en DM, par courriel. Ça me fait toujours super plaisir de poursuivre les discussions de mon podcast de l'autre côté. En conclusion... Je te dirais que le storytelling, c'est pas juste un moyen de se démarquer, c'est un véritable processus d'exploration puis de transformation. Parce qu'avant de raconter ton histoire, faut d'abord que tu la comprennes, que tu la ressentes, que tu l'incarnes pleinement. Pour moi, les récits les plus puissants, c'est pas ceux qu'on va rédiger ou qu'on va créer pour plaire aux autres, mais c'est ceux qu'on ose se dire à soi-même. Puis c'est vraiment là que se trouve la clé pour surmonter le syndrome de l'imposteur. Ça disparaît pas en cochant des cases de perfection ou en accumulant des diplômes. Le syndrome de l'imposteur va s'atténuer quand tu vas réaliser que ton histoire a de la valeur, puis surtout que t'oses la partager. Ensuite, dans un deuxième temps, mais avant de te concentrer sur comment la raconter, il faut d'abord que tu prennes le temps de te connecter, peut-être même reconnecter à toi-même, à ta valeur, de saisir toute la richesse de ton parcours. C'est vraiment cette introspection-là qui va te permettre de t'aligner, d'être en phase avec ton histoire, puis d'inspirer les autres à faire la même chose. Pour moi, c'est une étape cruciale. pour développer une marque personnelle authentique, pour te positionner aussi en tant qu'entrepreneur, puis pour transmettre tes valeurs aux autres. Puis c'est précisément à cette étape-là que je t'invite à faire un premier pas. Je t'ai préparé une masterclass gratuite, un espace où tu vas pouvoir commencer à explorer les pépites cachées de ton propre parcours. Cette masterclass-là s'intitule « Comment les pépites de ton histoire peuvent devenir ton meilleur argument de vente » ou je dirais plutôt « peuvent t'aider à vaincre ton syndrome d'imposteur » . Le lien pour la visionner est dans les notes de l'épisode. Je te dis un gros merci d'avoir écouté À ta couleur aujourd'hui. Dans le prochain épisode, je reçois la designer de marque Joannie Gastonguay et ensemble, on va parler de storytelling visuel. J'ai super hâte de te la présenter en direct de son magnifique salon vert. Salut là, on se retrouve dans deux semaines. J'espère que tu repars avec de nouvelles idées pour colorer ta propre histoire et pour connecter avec ta communauté. Continue à te démarquer, à créer des liens en apportant ta touche personnelle. Puis d'ici là, si tu apprécies notre moment ensemble aujourd'hui, ça serait génial si tu pouvais laisser un avis sur le podcast. C'est comme un petit signe de la main quand on se croise dans notre village virtuel. Ça me réchauffe le cœur, puis ça me donne une meilleure idée de ce qui t'intéresse vraiment. N'hésite pas non plus à partager cet épisode-là avec tes amis ou sur les réseaux sociaux. 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