- Speaker #0
Salut à toi, et bienvenue dans Attitude Discute, le nouveau format qui donne la parole à ceux qui vivent l'hypersensibilité au quotidien. C'est toujours moi, Florian, mais je ne suis pas tout seul, car dans ce format je te propose des échanges authentiques avec des invités qui viennent partager leurs expériences personnelles. Que tu sois toi-même concerné ou simplement curieux, sois le bienvenu, car Attitude Discute est là pour te faire découvrir et mieux comprendre les multiples facettes de l'hypersensibilité. Alors bonne écoute à toi, et à tout de suite sur Attitude, notre nouvelle habitude. Salut tout le monde, et bienvenue dans ce nouveau numéro d'Attitude Discute. Aujourd'hui j'ai le plaisir de discuter avec Romain, qui est le fondateur du cocon dont on aura le plaisir de discuter évidemment un petit peu plus tard dans l'épisode. Je vous en dis pas plus, et je vous laisse découvrir cette discussion entre deux jeunes adultes de la génération 90. Salut Romain, je te souhaite la bienvenue sur Attitude Podcast, Attitude Discute aujourd'hui. Et avant de commencer, j'aimerais bien savoir un petit peu comment tu te sens, comment tu vas ?
- Speaker #1
Salut Florian, merci beaucoup. Comment je me sens vraiment ? Un peu stressé, un peu de tension, mais en vrai on est là et tout va bien se passer.
- Speaker #0
Ok, je te confirme, je pense qu'il n'y a pas de soucis à se faire, c'est normal. Je ne ressens pas du tout, moi, le stress, en tout cas, dans ce que tu dis. Mais moi-même, je sais qu'on m'a déjà dit que j'avais un peu la voix qui tremblait au début. Et justement, je trouve ça bien, je trouve ça vivant, je trouve ça authentique. Ça, c'est un mot, je crois, qui nous est un peu en commun dans ce que tu fais et ce que je fais ici. Donc, écoute, on aura l'occasion d'en reparler. Ce que j'aime bien faire, et je t'avais un petit peu prévenu en avance, j'aime bien demander à mes invités de se présenter selon trois mots qu'eux choisissent. Donc, si tu veux bien, je te laisse la main là-dessus.
- Speaker #1
Oui. Par chance, tu as pu me prévenir de cette question à l'avance, donc j'ai pu préparer un petit peu la chose, et c'est la seule question que j'ai préparée. Donc merci pour ne pas m'avoir fait ce piège. J'aurais pu dire justement ce côté authentique, mais on ne sait jamais vraiment si on est 100% authentique. On peut tendre vers, mais je ne sais pas, j'ai peut-être des biais. Donc je vais plutôt choisir introspectif. quelque chose qui me définit quand même pas mal, le côté bienveillant, parce que je veux vraiment le bon chez les personnes, je ne suis pas mauvais, et perfectionniste. Et ça, c'est cool, mais c'est aussi une vraie plaie au quotidien, puisque le perfectionnisme, ça nous fait être souvent lents et perdre du temps inutilement sur des détails.
- Speaker #0
Je vois ce que tu veux dire, ça nous fait un peu des nœuds au cerveau et parfois je vois ce que tu veux dire, enfin je pense savoir ce que tu veux dire quand tu dis lent parce que du coup on se dit qu'on peut toujours mieux faire avant même d'avoir lancé la chose qui fait qu'on ne se lance pas. Et ça c'est effectivement ce qu'il faut peut-être éviter quand on arrive à s'en rendre compte mais c'est plus simple à dire.
- Speaker #1
Après c'est un bon point aussi parce que ça fait que quand on fait quelque chose et quand on le commence, on sait qu'on va le faire bien mais il y a cette notion de des fois on veut tellement trop faire bien que ça en devient une excuse et finalement on perd juste du temps. Donc il faut juste avoir le temps. juste au milieu de je fais bien des choses mais jusqu'au moment où je peux le permettre de le lancer, de le poster de passer à l'action la distinction,
- Speaker #0
la frontière elle est fine absolument et ce qui peut peut-être aider à faire ça et tu me fais une petite passe décisive en l'évoquant c'est peut-être justement de faire de l'introspection et d'apprendre à mieux se connaître et c'est là dessus que je voudrais commencer un petit peu cette discussion avec toi parce que au final je ne te connais pas tant que ça, on a discuté un petit peu au téléphone je dirais en tout, allez, peut-être une petite demi-heure. Et donc, moi je te connais surtout par le biais d'Instagram, parce que tu es apparu dans mon feed, comme chez bon nombre de personnes ces derniers temps, parce que tu produis du contenu qui est vraiment touchant, qui est justement qui touche du doigt un petit peu cette introspection, le fait de mieux se connaître, de mieux vivre avec soi-même. J'aimerais que tu me dises un petit peu qui tu es, toi, dans la vie de tous les jours et Merci. Quel a été le point de départ de ce que tu fais sur Instagram ? Avant qu'on présente un peu plus en détail ce que tu fais.
- Speaker #1
Pour être tout à fait transparent de la manière dont tout s'est passé, je suis passé par plein de quêtes et de recherches. Et encore aujourd'hui, j'essaye de trouver un petit peu cette voie. Instagram, ça fait très longtemps que je poste dessus. Mais au départ, quand j'ai créé ce compte Instagram, c'était pour de la photographie. Et ça a été vraiment le point déclencheur, c'était ce fait de vouloir partager juste les photos, mais c'était il y a 5, 7, 10 ans. Et en fait, de fil en aiguille, j'avais toujours eu cet attrait pour le développement personnel et tout ce qui est lié à ces domaines-là. Donc j'ai toujours essayé un petit peu de faire du contenu, mais j'ai jamais réussi clairement à trouver la voie ou un format qui marche ou quoi que ce soit. En parallèle, j'ai beaucoup voyagé, etc. On en parla tout à l'heure. Mais ce qui m'a fait et ce qui fait que tu sois tombé sur mon compte d'armement, c'est juste une période de vrai chaos total. Et cette période de chaos total... Un jour où j'étais vraiment au plus mal, j'ai osé partager une vidéo, et une vidéo dont je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit vue en fait. Je l'ai postée, mais je l'ai mis en réel décès, et je me suis dit bon ça va faire 10 vues, et ce n'était pas le but qu'elle fasse des vues, c'était juste presque une bouteille à la mer, et on verra ce qui se passera. Bon, près de 2 millions et quelques vues plus tard, c'est trop bien parce que ça a créé tout ce que... est en train de se créer aujourd'hui, le cocon, les cercles des paroles, etc. Mais j'ai été vraiment choqué et ce n'était pas le but. Donc voilà, toute la création de contenu, elle est arrivée un peu de manière où moi, j'essaye vraiment de trouver un certain format et j'ai du mal et je tente plein de choses et il n'y a pas grand-chose qui se passe jusqu'à ce moment-là un peu charnière où c'est le moment le plus vulnérable et le plus authentique qui amène ce que je n'avais jamais eu. c'est-à-dire une certaine audience et visibilité que j'essaye de mettre à profit au sein de cercle de parole et de choses un peu cool.
- Speaker #0
Ok. Tu as dit plusieurs choses sur lesquelles j'aimerais vraiment dire. Je vais essayer de rester structuré. C'est quelque chose que j'ai beaucoup de mal à faire ici, surtout quand j'improvise. Déjà, est-ce que cette vidéo, parce que je pense que pour les auditeurs qui ne l'ont pas vue, c'est un petit peu curieux, ou en tout cas, ils aimeraient en savoir plus. Est-ce que tu veux bien revenir un petit peu dessus ? Peut-être pas dans le détail, là-dessus tu partages ce que tu veux, mais qu'est-ce qui s'est passé avec cette vidéo ? Qu'est-ce que tu as abordé ? Qu'est-ce qui a déclenché tout ça ?
- Speaker #1
Ce qui a déclenché tout ça, initialement, c'est une rupture sentimentale. Et je pense que c'est des douleurs, vraiment, à tous les humains, qui... Elles nous relient tous. Et ce jour-là, ce moment-là, il m'a vraiment défoncé. J'ai passé quatre mois dans le chaos le plus total. Et ça fait très longtemps, du coup, dans cette... quête de vouloir faire du contenu mais pas pour faire du contenu j'aime vraiment le côté un peu storytelling le côté vidéo etc et surtout je pense qu'il y a une part de nostalgie en moi donc j'aime beaucoup capturer des instants que ce soit par la photo d'où initialement le fait que je sois photographe aussi par la photo ou par la vidéo parce que ça me permet plus tard de pouvoir revoir ces moments et donc tu vois c'est par la nostalgie que je fais tout ça, tout ça pour dire que du coup j'ai vraiment cette habitude de filmer très souvent mon quotidien Ça peut être des introspections, ça peut être justement le côté introspectif, je parle face caméra pour me rappeler de comment je pensais et l'évolution. Donc en fait, j'ai tout documenté pendant des années. Ça peut être des sessions avec des amis, ça peut être des bivoies, ça peut être plein de choses, des podcasts, vraiment, je filme très souvent. Autant dire que là, dans une phase de chaos total, comme ça, souvent, je prenais la caméra pour parler face cam et pour expliquer ce que je ressens un petit peu dans l'instant. Puisque dans 20, 30 ans, 40 ans, je serais peut-être content de revoir un petit peu par quoi je suis passé. S'il faut écrire des articles, s'il faut faire une vidéo, enfin bref. Il y a plein de choses pour lesquelles ça pourrait être utile. Et ce jour-là, donc non seulement je suis en chaos par rapport à la rupture, mais je pense que la rupture fait écho avec un trou béant qui est une perdition totale, un burn-out existentiel. C'est je ne sais plus ce que je veux, je ne sais pas quoi faire. Professionnellement, il y a plein de possibilités, mais il n'y a pas une voie qui est toute tracée. Plein de questions comme ça qui me remuent. Et donc je pose la caméra. dans la voiture, comme à mon habitude, et juste je parle face cam de ce que je traverse. Et à un moment, l'émotion est tellement forte que je me laisse juste aller, donc je pleure et je crie. Et la voiture, c'est un exutoire de dingue. Toutes les personnes qui sont pas bien et qui veulent vraiment se lâcher, la voiture, c'est dans les personnes qui nous ont... Ouais, c'est trop bien. Alors, dans les commentaires, tu me disais, oui, il faut faire attention parce que tu conduis. Bon, ça va, les gars, déconnez pas, on fait attention, mais... le fait de pouvoir se lâcher dans la voiture, c'est ce que j'ai fait, du coup j'ai crié, vraiment j'ai crié avec mes tripes, et cette vidéo, enfin moi je savais qu'il y avait la cam, mais je m'en foutais, je faisais comme si elle n'était pas là, pourquoi ? Parce que je savais très bien que cette vidéo elle était pour moi, elle n'était que pour moi, dans 20-30 ans peut-être, je ne pensais pas à la poster, et en fait de toute la vidéo qui dure peut-être 10-15 minutes, en fait le jour où j'allais le plus mal, je me dis c'est quoi là que tu pourrais poster qui représente le plus ta douleur ? Et en fait, là où je parle pendant des fois, je sais pas, 12 minutes d'affilée, j'ai pris que 5 secondes de l'extrait où je crie. Je crie... Vraiment, les personnes qui sont connectées à une certaine douleur en ce moment, ou les personnes qui sont assez sensibles ou quoi, je sens que ça vient des tripes. Là, aujourd'hui, je la revois, cette vidéo, elle ne me fait plus grand-chose. Elle ne me fait rien, d'ailleurs. Mais je me rends compte que quand je suis dans un état un peu moyen, je suis en bad mood ou je suis mal, je le ressens. Le cri touche le fond des tripes. Et ça, on le ressent en tant qu'être humain. Donc, elle a été postée comme ça, dans ce contexte-là.
- Speaker #0
D'accord, ok. Je suis heureux de l'apprendre aussi en ce contexte-là. Je vois un peu ta façon d'extérioriser, de gérer cette charge émotionnelle. Toi, tu dis que ça vient des tripes. Effectivement, moi, je suis pareil. Je sais que ça peut varier un petit peu en fonction des gens. Mais en fait, tu en as vraiment ce besoin d'évacuer et de trouver un moyen d'extérioriser. Toi, tu l'as trouvé et la voiture sera un bon conseil pour ceux qui nous écoutent et qui cherchent un moyen de le faire. En tout cas, je... comprend tout à fait la démarche et donc pour en finir cet extrait que tu décides de publier, est-ce que derrière il y a un but d'aller chercher du soutien des gens qui passent à ce moment-là par les mêmes émotions ou vraiment aucune attente juste tu postes parce que tu veux un souvenir je
- Speaker #1
comprends honnêtement je pense qu'à ce moment-là juste c'est le jour c'est le pire des quatre mois c'est le pire donc je me dis naturellement c'est quoi le truc le plus vulnérable que tu pourrais poster sachant que quoi qu'il en soit il ya d'autres contenus les derniers jours où je partageais le fait que j'allais pas bien etc mais c'était pas dans un format où tu vois un mec juste crier à en crever tu vois mais quand je le poste j'écris juste une bio enfin une description partageant ce qui se passe et initialement il n'y avait pas de but du tout C'est juste à la fin, je me suis dit, putain, il faut toujours, normalement, qu'un contenu, il amène sur quelque chose. Même là, si t'es mal, qu'est-ce que tu voudrais ? Mais en fait, ce que tu voudrais fondamentalement, c'est ce que tu recherches depuis des semaines, c'est-à-dire être dans des co-living, ou participer à des événements, ou faire ce genre de trucs. Et c'est vrai que pendant les quatre mois, j'avais qu'une envie, c'était de fuir mon quotidien. Ce que je faisais auparavant, c'était de partir, notamment sur Bali, mais là, il fallait vraiment que je fuie. Enfin, c'était pas vraiment une fuite, mais il fallait que je bouge. plutôt, c'est pas une fuite, je retire ce mot, il est péjoratif. Il fallait que je me mette en mouvement, donc j'ai recherché tout, des co-living, des événements, quoi que ce soit pour pouvoir aller rencontrer des gens, etc. Donc là, à l'instant où je pose, je me dis, ce que tu voudras en fait, c'est connecter avec des gens. Donc, pourquoi pas organiser un cercle de paroles ? Donc si tu postes cette vidéo, tu peux réunir 5, 6, 7 personnes, c'est magnifique. Au moins toi, tu pourras avoir un espace dans lequel parler, tu vas pouvoir connecter, et peut-être que ça va aider d'autres personnes. C'est dans cette idée-là que ça s'est créé. Et finalement, c'est plus de 500 personnes qui ont réagi. Le premier cercle, il y a eu 40 personnes. Enfin bref, ça m'a dépassé totalement. Vraiment, ça m'a dépassé.
- Speaker #0
Ok. En fait, je pense, je comprends et je trouve ça super parce que je pense qu'il n'y a rien de plus, comment dire, réunissant. Je ne sais pas si le mot existe. En tout cas, je le tente. Né. Dans ce que tu as partagé, il y a le côté vulnérable, tu le dis toi-même. Il y a le côté transparent. Aujourd'hui, il n'y a pas de masque. Voilà ce que je ressens, voilà comment je l'exprime. Et je pense que les gens sont en quête de ça, tout simplement. Parce qu'on a tous notre petite vie et on a tous nos ressentis. Et moi, en me lançant sur le podcast, je me suis rendu compte qu'on a peut-être tendance parfois à... à manquer de recul et à penser qu'on est les seuls à vivre certaines situations ou à avoir ce type de ressenti. Et en fait, pas du tout, au contraire. Et j'imagine qu'en partageant ta vidéo, t'as parlé à plein de gens, ça a fait écho chez plein de personnes qui vivaient ou qui ont traversé des moments aussi délicats, aussi pénibles que tu le faisais toi à ce moment-là. Et donc, moi, déjà, j'encourage ce genre d'action. Donc, je suis vraiment admiratif de ce que tu as fait. Et puis voilà comment j'explique les choses. Et du coup, pour aller plus loin, puisqu'on ne va pas s'arrêter là, 500 personnes qui ont réagi. Et puis en fait, cette nouvelle audience que tu as créée, tu ne t'es pas arrêté là puisque tu en as fait quelque chose. Tu l'as un petit peu utilisé pour justement accélérer cette phase, je dirais. d'introspection, de développement personnel et de partage, puisque tu as créé du coup le cocon, que tu as mentionné brièvement. Là-dessus, c'est ton bébé. Donc, je te propose d'expliquer un petit peu ce que c'est et puis quel but, quelle mission derrière la fondation de ce cercle-là.
- Speaker #1
Oui. Concrètement, pourquoi le cocon ? C'est parce que quand j'étais à Bali, je me suis rendu compte qu'on avait des potes, on avait des amis, et on avait le cocon. Et pour moi, le cocon, c'est le cercle vraiment très proche, très fermé, les piliers un peu sur lesquels on se construit. Donc cette notion d'amitié, pour moi, est super importante. C'est une vraie valeur. Donc le cocon, il a été choisi comme nom, pas pour rien, et c'est vraiment lié à ça. Du moment qu'il y a eu ces personnes qui ont réagi, il y a eu une première problématique. C'est qu'initialement, moi, cette vidéo, elle n'allait pas marcher. Elle n'était pas là pour marcher. Pas du tout. Donc, elle allait avoir cinq personnes et ça allait être facile à réaliser, à mettre en place. On allait juste se retrouver sur Zoom ou peu importe, on allait faire le call. Or, quand il y a près de 100, 150 demandes les premiers jours et que le premier cercle de parole est dans quatre jours et que tu n'as jamais fait ça, il faut même réfléchir techniquement à comment ça se passe. Donc, bref, je me suis un petit peu creusé les méninges pour essayer de trouver la bonne manière de fonctionner. Et j'ai trouvé le fonctionnement qui est de, en fait, je vais faire en sorte que les personnes vont se retrouver dans des cercles de cinq personnes, mais tous indépendamment. C'est-à-dire qu'on se retrouve tous dans une room au départ. Il y a toute une introduction, une présentation, etc. Et après, toutes les personnes sont divisées dans des groupes de cinq personnes avec une marche à suivre. Il y a une intro qui permet un petit peu de cadrer un peu les choses. Mais concrètement, c'est la solution que j'ai trouvée. Ce qui veut dire qu'au début, finalement, je n'étais pas trop participant au cercle que moi-même, je voulais des bases créées pour moi.
- Speaker #0
Tu es plus un organisateur au final.
- Speaker #1
C'est ça. Finalement, j'ai plus eu cette casquette, mais je n'avais pas le choix. J'ai dû trouver les technologies, etc. Mais ça, c'est plus mon métier parce qu'à la base, je suis dans la communication, je suis dans le digital, etc. Ça faisait partie du jeu et en vrai, j'aime bien. Ça s'est très bien passé les premières fois. Les autres fois, j'ai pu aussi être participant. Et j'ai vu, en fait, la puissance de ce genre de lieu. J'ai vu la puissance des... J'ai vu surtout la puissance qu'une telle vidéo peut amener en termes de connexion. C'est-à-dire que là, on attire des personnes. On sait que si elles viennent jusque dans le cocon, jusque dans les cercles, c'est automatiquement des personnes qui traversent des choses dures, mais surtout qui ont du cœur. Beaucoup de cœur. Alors je dis pas dans l'eau c'est possible qu'il y ait des personnes qui passent à travers les mailles du filet, jusqu'à présent c'est pas arrivé, et vraiment, ce côté bienveillant et ce côté vulnérabilité, safe place, il est surprenant. Moi, presque, il m'étonne pas parce que j'estime que c'est normal, pour moi ça devrait être une norme que tout le monde soit juste gentil, bienveillant, etc. Je dis pas qu'on peut pas avoir des névroses, qu'on peut pas des fois avoir des mauvaises pensées, etc. Mais juste qu'on soit bon. Mais là, toutes les personnes qui sont attirées dans ce cocon-là, je les trouve super, en fait. Et c'est ça, moi, qui me plaît. Et ce côté juste... Je sais que si je vais mal, je peux venir. Si je vais bien, je peux venir. Dans tous les cas, je vais juste trouver des personnes qui sont bien, qui sont bienveillantes, qui sont agréables et avec qui je vais pouvoir parler de tout.
- Speaker #0
OK. Parce que du coup, pour être concret sur la façon dont ça se réalise, en fait, les gens viennent... La question que je me pose, c'est est-ce qu'il y a des thèmes, entre guillemets, ou est-ce qu'une fois qu'ils sont réunis en petits groupes de cinq, même si toi tu parles d'une démarche à suivre, est-ce que quelqu'un peut venir avec, je ne sais pas, un problème qu'il a en ce moment, un truc qu'il a sur le cœur, et puis les autres vont un petit peu se transformer en écoute ? thérapeute improvisé pendant la séance et ensuite, jusqu'à ce que tout le monde ait pris la parole ? Est-ce que c'est ça ? Est-ce que je rate des choses dans ce que je viens de dire ? Non, c'est toujours ça.
- Speaker #1
A préciser, c'est que je dis à tout le monde qu'on n'est pas thérapeute. Alors, même s'il peut y en avoir, très souvent, on ne l'est pas. Donc, faire très attention à ne pas venir avec le syndrome du sauveur, ne pas venir en voulant copier l'autre ou réparer l'autre. C'est vraiment plus un espace où je sais que je vais pouvoir être entendu, donc je vais pouvoir écouter avec présence. évidemment, si derrière il y a des choses avec qui ça résonne, je vais pouvoir en parler, je vais pouvoir partager mon expérience, je vais pouvoir conseiller un petit peu. Mais on va conseiller lorsque c'est sollicité. J'essaie vraiment de dire à tout le monde à chaque fois au début de ce cercle, je fais appel à leur intelligence sociale, je fais appel à leur ressenti, pour percevoir quand ils vont être dans l'ego, pour percevoir quand ils vont vouloir juste conseiller. Non, juste observer. On le voit, on le voit sur le corps, ça se voit sur les mimiques. ça se voit quand c'est bienvenue ou malvenue. Donc faire juste super attention à ça. Donc concrètement, oui, ça se passe comme ça. Les gens viennent, il n'y a pas vraiment de thématique. à terme ce sera possible qu'on ait des thématiques et des choses très spécifiques j'ai aussi la vision de pouvoir aller plus loin que le cocon et potentiellement faire venir des intervenants des experts des thérapeutes des psychologues sur des thématiques spécifiques si quelqu'un s'identifie par exemple au fait d'être un profil qui peut ressentir de la l'immérence ou par exemple il a vécu une rupture sentimentale qui est très compliqué on va faire venir un expert dans ce domaine là pour avoir un atelier une conférence une interview peu importe quelque chose sur ce domaine. Mais sinon, jusqu'à présent, les personnes viennent avec la volonté d'être vulnérables et entourées et elles partagent ce qu'elles ont en ce moment sur le cœur et pour le moment, ça se passe super bien. Les retours me dépassent et les retours sont vraiment surprenants et sont vraiment incroyables.
- Speaker #0
Ok. Écoute, c'est super. Et moi, je te propose, je vais relayer un petit peu les choses. Je mettrai dans la description du podcast et quand on sortira l'épisode, je mettrai un petit peu le lien. et la démarche pour pouvoir y participer si certains sont intéressés. Parce que pour moi, en fait, pour les personnes qui sont prêtes à partager, à connecter, je pense que le mot connecter que tu utilises et que j'utilise également est hyper important. Je pense que c'est une superbe solution parce que, tu vois, on a un petit peu ce frein dans les thérapies. Je vais parler un petit peu de ça, qui est déjà la barrière d'être face à face avec quelqu'un que je ne connais pas pour certains. Et aussi le côté financier. Ça, c'est une réalité. Pour ceux qui souhaitent le faire, mais qui n'ont pas forcément les moyens, je pense que même si tu as dit, je vais relayer ce que tu as expliqué, ce n'est pas des thérapeutes ou quoi que ce soit, le fait de juste pouvoir peut-être partager, se sentir écouté, ça peut déjà faire une différence. Donc, moi, je trouve que c'est une superbe solution intermédiaire. Et donc, je relaierai ça, évidemment.
- Speaker #1
C'est gentil. Je précise juste un truc, justement, c'est que... Quand j'ai posté cette vidéo, j'ai reçu énormément de DM, de personnes qui se sentaient mal et se sont identifiées. Le nombre de personnes qui se sentent mal, qui n'osent pas le dire ou qui n'ont pas l'entourage, et surtout qui n'ont peut-être pas les possibilités financières aujourd'hui d'avoir un psy, c'est impressionnant le nombre de personnes qu'il y a dans ce cas. Et en fait, il n'y a quasiment pas d'alternative à ça. Donc le cocon est une réponse. Il y en a sûrement d'autres. Mais ça reste une petite réponse à mon humble échelle de cette problématique.
- Speaker #0
Oui, c'est bien. Je pense qu'il y a de plus en plus de contributeurs à la santé mentale de manière générale. Il y a une dynamique positive là-dessus, c'est très bien. J'ai eu l'occasion notamment de discuter ici avec l'association Nightline. Je ne sais pas si tu connais, mais c'est une association étudiante. Pareil, il y a des similitudes avec ce que tu fais dans le sens où ils ouvrent des lignes téléphoniques le soir pour les étudiants. qui ont besoin de discuter. Là, c'est pareil, c'est entre étudiants, c'est anonyme, mais ça converge quelque part avec ce besoin de sortir ce qu'on a à l'intérieur. Cette charge émotionnelle, c'est de la chimie, c'est de l'électricité, on a besoin de la faire sortir. De se sentir écouté, ça fait toujours du bien. Je ne pense pas en tout cas que ça puisse faire de mal. Night line ? Night line, oui. C'est assez sympa ce qu'ils font. et c'est associatif et j'applaudis tout autant que toi ce que tu réalises la santé mentale justement moi je la lis comme tout le monde je pense au développement personnel je la lis également à notre génération la génération 90 puisque toi et moi on est assez proche dans les âges même si je sais que tu es plus jeune on en a discuté un petit peu par rapport à ça je voulais avoir ton point de vue est-ce que tu penses qu'on est la génération du développement personnel. Est-ce que tu penses que ça a pris de l'ampleur ? Quel est ton avis sur cette question qui est assez large ?
- Speaker #1
Je pense qu'on est la génération du début de l'Internet. Et je pense qu'Internet a changé énormément de choses dans le monde et dans la société. L'accès à l'information, on l'a. La différence peut-être avec les jeunes qui naissent aujourd'hui, c'est que nous, on a encore connu une enfance... où on jouait avec des cailloux ou des bouchons en guise de ballon de foot. On jouait aux cartes. On a eu un peu cette enfance-là. Alors aujourd'hui, il y en a encore qui l'ont. Mais je veux dire, très souvent, les écrans sont quand même au milieu, très jeunes. Et je ne sais pas si ça, ça n'a pas joué un petit peu. Après, honnêtement, est-ce que la génération 90, on est là ? Toi, c'est ce que tu penses ? C'est ton ressenti ?
- Speaker #0
Moi, c'est ce que je pense, parce que selon moi, les générations précédentes, jusqu'à nos parents et la petite génération intermédiaire, je pense qu'ils se posaient moins de questions, effectivement du fait qu'ils avaient moins d'informations, ça c'est une réalité, mais je pense aussi qu'ils étaient un petit peu plus dans la dynamique de faire comme leurs parents, de suivre un petit peu un schéma, un système qui était déjà en place, et nous on est venu un petit peu le challenger. Si je prends un exemple dans les entreprises, je pense qu'on est la génération, peut-être les gens juste avant nous, qui est venue mettre un petit peu d'horizontalité dans les structures. C'est-à-dire pas juste écouter des ordres, répondre à une hiérarchie sans se poser de questions. Au contraire, on est venu challenger ça. Après, comment je l'explique ? Je ne suis pas un expert, je ne suis pas sociologue. Mais je pense que nous, on est venu justement avec plus d'informations. Il y a plus de questions qui sont venues se poser. Il y a aussi des actualités, il y a aussi les questions environnementales, sociétales, enfin tout un tas de choses. Et je pense vraiment qu'on est les premiers à être venus se poser davantage de questions. Et ça a amené aussi aux questions sur nous-mêmes. Qu'est-ce qu'on est en train de faire dans la société, mais nous-mêmes aussi, qu'est-ce qu'on est en train de faire pour notre propre cause. Donc je pense que peut-être que ça n'a pas commencé avec nous avant, mais on a certainement amplifier les choses.
- Speaker #1
Clairement. Et d'un point de vue spirituel, je ne sais pas si c'est parce qu'il y a un éveil des consciences, je ne sais pas si c'est parce que il y a l'énergie de la planète qui augmente, je ne sais pas, il y a plein de possibilités. Mais je pense qu'Internet, en tout cas, est l'un des facteurs. Ça me paraît assez évident. Une fois, je l'avais vraiment perçu, mais Internet permet d'accéder à tellement d'informations, il permet tellement de connecter avec n'importe qui dans le monde, que ça ouvre un champ des possibles aussi. Et si... dans mon cerveau, dans ma conscience, je peux ouvrir un champ des possibles, je peux percevoir, avoir de nouveaux rêves, de nouvelles idées, etc. Ça s'amplifie derrière. Et je pense que toute notre génération, tout a changé du moment que la technologie est arrivée. Pour le bien et pour le mal, mais je pense que c'est aussi un des facteurs. Et après, notre génération, oui, mais pour le coup, on se cherche beaucoup, pour le coup, on s'intéresse beaucoup au développement personnel. Merci au livre, merci à Internet, merci à YouTube. mais je sens quand même aussi une sacrée perdition au niveau de la génération 90.
- Speaker #0
Oui, clairement. Et en fait, justement, c'est un peu à double tranchant cette histoire parce que tu vois toujours dans les entreprises, je pense qu'autour de toi, tu peux le voir aussi, on est aussi cette génération qui change de travail beaucoup plus régulièrement qu'avant. Alors, parce qu'avant, ça ne se faisait pas forcément, mais aussi parce qu'on cherche justement du sens, parce qu'on cherche quelque chose où on se réalise, où on s'épanouit. Et ce n'est pas simple. Franchement, déjà, c'est pour moi un petit peu une quête, une mission du quotidien et peut-être sur toute la vie. Mais je pense que le travail doit s'aligner avec ça. Et c'est ça qui a changé. Ce n'est pas juste je dois travailler parce qu'il faut le faire et parce qu'il faut que je subienne à mes besoins. Non, il faut que ce soit quelque chose de plus, de plus concret, de plus épanouissant. Donc, effectivement... et j'en suis la preuve parce que j'ai repris mes études l'année dernière à 28 ans et autour de moi mes amis du même âge quasiment tout le monde a déjà changé ou s'est reconverti parce que pour moi c'est symptomatique on a besoin de faire quelque chose qui nous plaît pas juste se lever le matin pour aller chercher un salaire à la fin de mois beaucoup plus d'entrepreneurs d'auto-entrepreneurs dans ce sens là Euh...
- Speaker #1
mais voilà ce que je pense et après on oublie certainement plein de choses je sais pas si t'as d'autres idées en tête par rapport à ça je suis totalement aligné je suis totalement aligné avec tout ça j'ai pas les réponses sur le fait de chercher sa voie, j'ai que des petits exercices la seule chose que je comprends peut-être dernièrement c'est que peut-être que quand on cherche tant à avoir une mission, c'est ça qui nous met dans la sauce un petit peu et qu'en fait faudrait juste comprendre que La vie c'est des hauts et des bas, oui, phrase classique, ok. Mais ce que je veux dire, c'est qu'à un moment, on va aimer la photographie, bon, on se met sur la photographie. Et puis à un moment, on aime autre chose, et juste suivre un petit peu le flow, plutôt que de penser, ok, il faut déjà que je trouve juste le truc, ma mission de vie, le truc. Je suis comme ça, mais est-ce que ce n'est pas ça qui amène justement cette perdition d'air, plutôt que juste être là et être kiffé, je ne sais pas.
- Speaker #0
Oui, c'est une très bonne réflexion. Et ça va me permettre de faire une transition avec un autre sujet dont on a discuté avant d'enregistrer là. Mais oui, je pense que tu as raison. C'est encore une fois double tranchant, parce qu'on risque peut-être de ne jamais avoir de repères à faire ça. Et pourtant, il n'y a qu'un moyen de le savoir, c'est de le faire, de le tenter, de vivre les expériences. Et par rapport à ça, pareil, quelque chose... d'assez générationnelle, je pense, c'est notre besoin de partir, notre besoin de s'évader. Beaucoup de gens autour de moi et autour de toi, je pense, et toi-même, être concerné, beaucoup ont ce besoin de partir, de prendre un petit peu une parenthèse dans leur vie, d'aller voir autre chose, de s'évader. Et toi, tu l'as fait pendant plusieurs mois, je ne sais plus exactement combien, mais tu es parti. Bali, notamment, mais... Pas seulement, je crois. En tout cas, je te laisserai évidemment expliquer. Je veux bien que tu reviennes là-dessus. Pourquoi tu l'as fait ? Est-ce que ça a apporté ? Pareil, c'est très large. Choisis d'aller là où tu veux. Mais le micro est à toi.
- Speaker #1
Vraiment. La notion du mouvement, moi je l'appelle comme ça. Le mouvement, c'est ce qui revient tout le temps. On en parlait d'ailleurs avec un ami hier. Quand quelqu'un ne va pas bien, la chose qu'il faudrait faire, c'est le mouvement. Ça passe soit par le sport, soit par le fait de peut-être voyager ou en tout cas de se mettre en mouvement donc je la trouve super intéressante cette notion et moi je l'ai appris du moment que j'ai commencé à justement vraiment appliquer le délire en personnel et aller à la rencontre de personnes que je ne connaissais pas d'inconnus, d'étrangers, etc. comme tu l'as fait par exemple avec les aventureurs moi je l'ai fait avec des colléding au départ, avec des personnes qui étaient assez connues sur LinkedIn, etc. que j'ai pu rencontrer Merci. et en fait c'était la première fois que je sortais de ma zone de confort vraiment, que je rencontrais des étrangers etc et ça m'a tellement apporté sur le niveau du développement personnel mais vraiment très appliqué tu sais vu que t'es un peu dans l'introspection, les choses qui se passent en concret, les discussions que tu as, les rencontres ça m'a tellement fait grandir et je me suis dit ok le mouvement c'est vraiment une clé Bali je l'avais toujours eu en tête depuis gamin parce que j'avais plus la chance de le découvrir avec mes parents et je m'étais dit cette île je la kiffe Merci. j'y retournerai. Ça a mis vraiment beaucoup d'années avant que ça se mette en pratique. Surtout que j'étais dans une longue relation et ce n'était pas possible, etc. Mais du moment qu'on s'est séparés, ça a mis un an ou deux à la préparation. Au milieu, il y a eu le Covid. Mais je suis parti. Je suis parti sans billet retour. Je suis parti sur Bali parce qu'il y avait justement toute cette quête qu'on a mentionnée tout à l'heure. Ce côté un petit peu perdition. Oui, j'ai plein de cordes à mon arc, mais je ne sais pas quoi faire. vraiment quelle voie suivre même si oui il y a une agence à ce moment là même si oui il y a des projets en communication oui même si elle ce côté créateur du site internet etc mais en soit je suis pas aligné donc je veux partir voyager pour me découvrir un petit peu me mettre dans le bain apprendre à nager etc et finalement ça se termine au bout de huit mois dans lesquels j'ai fait du coup l'Indonésie j'ai fait la Thaïlande et j'ai fait le Laos A savoir qu'à chaque fois, il y a eu évidemment des rencontres, des événements, des circonstances, plein de choses qui sont passées et qui m'ont énormément rapporté. Et notamment, avant de partir, j'avais réussi à contacter une croisière, une croisière très premium sur Raja Ampat, donc c'est au large de l'Indonésie. Et c'était une croisière où vraiment on passe son temps à plonger. Il y a au moins une trentaine de plongées sur les 12 jours. Et je les avais contactées. et en fait on a fait un deal où je passais mon temps sur le bateau pour pouvoir un petit peu faire du contenu de la photo, de la vidéo et en échange j'avais la croisière qui est quand même sacrément coûteuse offerte donc ça tu vois ça a été l'un des événements parmi d'autres qui m'ont vraiment apporté kiffé et où je me suis rendu compte que de partout dans le monde j'étais toujours capable de me démerder, de trouver des trucs de me faire héberger ou quoi et ça c'était trop cool c'est clair et puis
- Speaker #0
en allant justement te challenger, en allant demander, c'est comme ça que tu obtiens aussi. Parce que tu es sorti justement de ce cocon personnel, si je reprends le terme, de la thématique. Et du coup, je comprends et honnêtement, je ne l'ai pas fait aussi longtemps que toi. Mais il y a peut-être un truc qui se passe avec Bali, je n'en sais rien. Je ne suis pas non plus... Comment dire ? j'aime bien aussi les belles victoires donc là dessus on va se rejoindre et j'ai envie de dire qu'il y a quelque chose qui se passe avec cette île parce que ceux qui m'écoutent et je te le disais juste avant savent que c'est moi le point de départ du podcast pareil, je vais commencer à essayer de comprendre davantage comment je suis. Et je pense qu'effectivement, pas forcément Bali, mais partir, être dans un environnement inconnu, ça nous plonge dans un rapport différent à nous-mêmes. Parce que ça nous met dans des conditions qu'on ne connaît pas forcément et où on se révèle vraiment. Où on va venir retirer un petit peu ces masques du quotidien. Parce qu'on en a plus ou moins tous, par rapport à nos relations, par rapport à notre travail, par rapport à... Bref, à la vie qu'on mène, la vie quotidienne. Donc, c'est vrai que c'est un exercice, je pense, qui est vraiment très intéressant et très enrichissant d'un point de vue personnel. Et donc, pendant huit mois, moi, je me pose la question, est-ce qu'il n'y a pas des moments où on trouve ça long, justement, d'être loin ? Ou au contraire, est-ce qu'on trouve ça formidable et c'est difficile de rentrer ? Comment ça se passe ? Si tu peux juste résumer un petit peu cette période-là.
- Speaker #1
Je pensais partir et rentrer en ayant trouvé des réponses. Je ne les ai pas toutes trouvées. Je pensais rentrer avec 100 000 euros sur mon compte. Pas du tout. Je pensais rentrer différent. Et en fait, je suis rentré avec des souvenirs et avec des choses en plus. Mais fondamentalement, la coquille, elle est sur nous. On se la porte. comme un escargot. Peu importe où on va dans le monde, peu importe ce qu'on fait, si on ne change pas là où on est maintenant, on ne changera pas. Et ça, on le sait. Je le savais avant de partir. Je savais ce truc-là. Néanmoins, je m'attendais à ce que, quand même, là-bas, le fait de me mettre dans tout ça, j'allais faire plus. Non. Mais c'est OK. Et ça fait partie du voyage. Et ça ne change rien aux rencontres que j'ai faites, ça ne change rien aux expériences que j'ai faites. Donc, durant les huit mois, je sais que, par exemple, ça m'a appris des choses très factuelles, en fait, sur la vie. Justement, cette notion de pote, ami, cocon. Cette notion de, peu importe où je vais, je sais que je suis un débrouillard. Je suis un mec stressé, mais je me débrouille. Ça m'a appris des choses très simples, mais sur moi-même. Ce n'est pas des grands changements de vie, mais c'est juste que j'ai appris à mieux me connaître. Et ces petites brides par petites brides, finalement, ça fait qu'à la fin, on sait mieux comment agir, on sait mieux comment se prendre, etc. Et ça, c'est cool. C'est plus subtil.
- Speaker #0
mais c'est cool c'est clair j'aime bien cette notion que tu as de cocon, d'ami, de relation c'est vrai que moi je les appelle mes piliers les amis les plus proches ils sont quelques-uns, ils se reconnaîtront mais je pense que exactement Et je pense que c'est une vraie chance de pouvoir compter sur des personnes comme ça. Et puis, si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave, puisqu'il y a des solutions qui existent, comme le cocon maintenant. Mais justement, je pense que je vais aller sur ce sujet-là. Tu en as parlé tout à l'heure, les amitiés, les relations de manière générale. Je pense qu'en fait, au même titre que toi, qu'il n'y a rien de plus précieux, qu'avec le temps, on sait un petit peu ce qu'on attend d'une relation. qu'elle soit amicale ou amoureuse, même s'il y a des différences évidemment, on sait en fait ce qu'on recherche, mais aussi surtout ce qu'on ne souhaite pas retrouver dans notre environnement. Et je pense que c'est vraiment des choses avec le temps qui viennent, qui paraissent de plus en plus évidentes. Est-ce que tu partages un petit peu le même avis ? Quel est ton point de vue là-dessus ?
- Speaker #1
Sur l'amitié du coup.
- Speaker #0
sur les amitiés, sur l'évolution des relations avec le temps, que tu recherches, ton rapport à ça ?
- Speaker #1
Justement, je ne recherche rien. Pour le coup, c'est un des rares domaines de vie où je ne recherche rien. C'est d'ailleurs le domaine qui va très bien, c'est une prise de conscience en instant réel. Peut-être qu'il faudrait arrêter de chercher à chaque fois à tout contrôler. Mais concrètement, non, les amis, je suis juste... Moi, je sais que je suis... quelqu'un de bon, fondamentalement, je veux le plus d'un de mon entourage. Et mon entourage est pareil. Et j'ai vraiment un bon entourage pour le coup. C'est des gens gentils, c'est des gens bons, ils sont bien éduqués, ils sont agréables, ils sont intelligents, ils sont fun. Enfin franchement, un entourage de dingue. La chose pour moi la plus fondamentale, c'est la bienveillance, l'authenticité, l'honnêteté. L'honnêteté, une valeur très importante. Honnêteté slash... Sincérité. Loyalité,
- Speaker #0
j'en jeterai.
- Speaker #1
Et la loyauté. La loyauté, mille fois. Mais les amis, notamment par exemple ces quatre derniers mois, quand j'étais dans le chaos le plus total. il y en a notamment un, celui avec lequel je fais le podcast celui avec lequel je fais tout en fait qui est mon meilleur ami, qui est mon frère qui est mon brother from brother mother sincèrement la relation de 18 ans d'amitié on s'est tellement élevé on s'est tellement apporté et c'est tellement un pilier que ouais c'est magnifique et un truc comme ça où on voit qu'on se tire vers le haut où on s'amène à être meilleur où on est aussi ultra honnête mais une honnête qui fait pas lire les autres personnes autour de nous mais nous on sait que c'est que du love mais c'est une vraie honnêteté radicale bref tout ça trop important mais j'ai pas vraiment de clé ou quoi c'est juste faut choisir son entourage moi j'essaie j'arrive pas à me détacher des gens donc j'adore cette notion de une fois que tu rentres dans ma vie bah tu vas rester dans ma vie en fait d'où le fait que les wallahs soient amoureux ça peut être compliqué Mais j'adore cette notion de mon entourage, c'est mon pilier. Donc, mon pilier, je veux qu'il reste là toute ma vie. Je n'ai absolument pas ce truc d'un jour, je vais être déloyal ou quoi que ce soit, parce que je veux qu'on soit toutes nos dix ensemble. Moi, mon plus grand rêve, mon objectif, c'est un, faire des co-living, mais deux, c'est avoir un lotissement à l'étranger, peu importe, des tiny house, des petites villas, je ne sais pas la forme. Je vois ce que tu veux dire. Avec ma famille, mon entourage et mes piliers, tu vois. Clairement, c'est le rêve.
- Speaker #0
C'est clair. C'est clair, et ça me fait penser à quelque chose. C'est hyper intéressant ce que tu dis, et ça résonne vraiment à 200% chez moi. J'en ai déjà parlé avec des potes, avec des amis. Je ne sais pas comment ça se passe pour toi, qui es basé à Nice, mais moi, en fait, je viens de Bourgogne, mais je viens vraiment d'un village à la base, ou d'une petite ville en tout cas. Et en fait, nous, on est amenés, avec mes amis d'enfance, à devoir se séparer une fois le lycée terminé, pour les études. On a le choix entre plusieurs villes, mais... En fait, les occasions de se voir, après, elles sont vraiment rares. Et ça, c'est vrai que c'est quelque chose, moi, qui m'a toujours un petit peu ennuyé. Et du coup, ce que tu viens de dire, ça fait quoi ? 200% ce que je me dis, mais ma vie serait tellement plus riche, plus intéressante encore si tous mes amis étaient dans la même ville. Parce qu'en fait, ça voudrait dire qu'on ferait tout le temps les quatre sons qu'on sent, qu'on serait tout le temps pourris les uns chez les autres. Et j'avoue que, du coup, ton concept, là, si tu le lances un jour, je serai associé ou je serai investisseur, j'en sais rien, mais ça m'intéresse, tu me le feras signe, parce que vraiment, c'est une idée que je trouve vraiment très intéressante. Mais blague à part, vraiment, je te dis, ça fait écho à 200% ce truc, parce que quand tu sais que ces personnes-là sont les personnes avec qui tu veux passer du temps, quand tu sais que c'est les personnes avec qui, justement, tu peux être transparent, tu peux être honnête, parce qu'ils le sont aussi en fait t'as tout gagné mais j'ai fini mon petit monologue donc c'est nickel et donc on va conclure si tu veux bien je vois l'heure là qui passe donc on conclut quoi on fait un contrat par rapport au co-living et tout pour qu'on sache on va regarder comment on peut fonder une association ou un but non lucratif ou un concept je sais pas de franchiser parce que ça touchera plein de gens mais vraiment cette notion là de co-living c'est trop bien
- Speaker #1
Et c'est là où ça a le plus d'impact à chaque fois. Alors, quand j'ai participé au début au colliding à Ténérife avec les gens de DigDin, ou après les autres événements, notamment un sur Bali qu'on avait organisé, ce que ça apporte, ce que ça apporte, c'est trop bien. Et de vivre en communauté et tout, c'est trop kiffant. Moi, j'aime trop.
- Speaker #0
C'est clair. Mais ça me fait penser à l'apprentissage par les autres, tout simplement. Au-delà de tout ce qu'on a pu dire depuis tout à l'heure. En fait, chaque personne que tu vas rencontrer, elle va te marquer plus ou moins, mais elle va t'apporter quelque chose. Et ça, honnêtement, je trouve ça hyper stimulant. Donc oui, le co-living, je n'y ai jamais vraiment pensé, mais c'est vrai que c'est une option qui est hyper intéressante à rajouter dans la checklist. Écoute, on va arriver à la fin de cette discussion. J'ai un dernier point que je voulais aborder autour du développement personnel. J'ai... pu constater qu'on était tous les deux amateurs de mantra, de phrases un petit peu motrices. Et du coup, en allant chercher un petit peu le contenu que tu mets à disposition, il y a quelque chose que tu as mis, que j'aimerais en fait t'entendre détailler si tu veux bien. Tu parles, et j'ouvre les guillemets, donc tu dis qu'une action réellement désintéressée, on appelle toujours une autre. J'aimerais en fait que tu développes un petit peu ce que tu entends derrière ça, parce que c'est quelque chose vraiment qui m'intéresse et j'aimerais avoir ton... ton point de vue là-dessus ?
- Speaker #1
Je devais être sacrément inspiré ce jour-là pour écrire cette phrase. Une action réellement désintéressée, on appelle toujours une autre. Je pense que c'est surtout cette notion de si vraiment, je suis dans le don, dans le partage, dans la bienveillance la plus totale, et ça, il n'y a que la vie, Dieu, les vibrations qui peuvent le déceler, je pense que ça nous reviendra sous une autre forme. Ça veut dire aussi que quand on fait cette action désintéressée, il ne faut pas le faire en pensant à ça. Il faut que ce soit vraiment désintéressé à 1000%. Et ça reviendra sous une forme ou une autre, par un mieux-être, par une bonne énergie, par une action, par une rencontre, par une parole, par un cadeau, peu importe.
- Speaker #0
Ok, donc partagez des bonnes ondes et elles vous reviendront, en gros.
- Speaker #1
Ouais, clairement, c'est un peu le béabat de la attraction. C'était un jour, j'avais même écrit, les vrais cadeaux que tu peux offrir à quelqu'un sont ceux dont la personne n'est même pas au courant que tu l'as offert. En gros, c'est quand tu fais vraiment le nécessaire. Je ne sais pas, ça peut être la personne, elle ne s'en rend pas compte, mais tu as déposé chez elle un petit présent. Je n'ai pas un bon exemple, ce n'est pas un bon exemple. Tu déposes quelque chose pour la personne et la personne, elle n'a même pas vu encore. Elle n'est même pas au courant que ça vient de toi ou que c'est un cadeau. Je trouve que c'est finalement le cadeau le plus pur. Parce que tu cherches ni remerciements, ni reconnaissances, ni quoi que ce soit. Alors, je ne suis pas un sage. Ça, c'est juste, ça a dû m'arriver une ou deux fois. Sinon, j'aime beaucoup donner un cadeau et avoir le visage de la personne en face. Mais je pense que les vrais cadeaux désintéressés et dont la personne n'est même pas au courant sont super purs, très purs.
- Speaker #0
Ça marche. Écoute, moi, je propose de conclure sur cette vibe positive. Si ça peut inspirer des gens, si ça a juste fait passer un beau moment aux auditeurs, en fait, on aura tout gagné. Donc, merci à toi, Romain, d'avoir accepté l'invitation. J'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec toi. C'était vraiment…
- Speaker #1
Plaisir partagé.
- Speaker #0
Très pertinent,
- Speaker #1
question très cool, très bonne vibe. Plaisir partagé.
- Speaker #0
Et puis, quelques points communs. Je ne dirais pas dérangeants, mais cette histoire de tiny house et cette histoire de lotissement par… affection, par relation il y a quelque chose à faire donc on en discutera peut-être en off écoute,
- Speaker #1
le prochain événement physique, le premier événement physique qu'il y a avec le cocon, ce sera sûrement par ici, ce sera aller dans la nature, faire des bivouacs, faire des feux de camp faire des ateliers, faire plein de choses t'es carrément bienvenu mille fois.
- Speaker #0
Ecoute, c'est gentil j'apprécie l'invitation et on se tient au courant là-dessus avec grand plaisir et puis en attendant je repartagerai du coup ton contenu ta page Insta et le cocon, tout ça dans la description. Allez-y, je vous recommande pour ceux qui ont un besoin, de la curiosité, peu importe, allez-y. Romain fait ça très bien. Donc, merci encore une fois. Merci aux auditeurs d'avoir écouté. Et puis, on se retrouve très vite sur Attitude. Ciao,
- Speaker #1
Merci encore.