- Speaker #0
La plupart des témoignages de violences sexuelles contre les enfants mettent en lumière des adultes pédocriminels. Mais qu'en est-il des viols et agressions sexuelles d'un enfant sur un autre enfant ? Joshua nous livre un témoignage rare. D'ailleurs, après l'enregistrement, il a eu envie d'aller plus loin dans certaines de ses réflexions. Vous entendrez avec parcimonie des messages vocaux qu'il m'a envoyés. Vous les reconnaîtrez car à mon grand désarroi, les messages vocaux WhatsApp s'avèrent être de meilleure qualité que l'enregistrement à distance. Je sais que l'écoute d'un témoignage enregistré à distance peut être désagréable, mais le témoignage de Joshua est si précieux que je vous serai très reconnaissante si vous allez jusqu'au bout de l'épisode.
- Speaker #1
Alors, j'ai 19 ans, je vais avoir 20 ans, je suis étudiant en distance. En même temps, je travaille dans plusieurs métiers, à la fois au niveau des jeunes, au niveau beaucoup plus culturel. J'habite dans une petite ville, moins de 30 000 km vers là où j'habite. Ce qui m'est arrivé, moi, c'était il y a maintenant 13 ans pour les premiers faits, et j'ai une amnésie qui m'a pris longtemps pour les premiers faits, 11 ans et demi. Voilà, donc ça fait maintenant deux ans que je suis au courant. Non, avant, je n'avais pas vraiment de... je n'avais pas trop de poids. Tout ce qui m'était arrivé.
- Speaker #0
L'amnésie traumatique, il y a eu un événement, quelque chose qui a fait qu'elle a été levée ?
- Speaker #1
Oui, j'ai enseigné des thérapies à partir de l'âge de 15 ans. C'était une vraiment très longue, très longue pour moi parce que ça a duré deux ans, mais rien n'avançait. J'en étais une deuxième, une troisième. J'étais à la troisième thérapie avec une psychanalyse. Je ne sais pas si ça a quelque chose que j'en parle de cela.
- Speaker #0
Si tu penses que c'est utile, tu peux carrément en parler.
- Speaker #1
J'ai perdu ma soeur avant que je sois là, avant que je n'aie. Mes parents avaient une fille qui est déchaînée. Et au moment où ils ont appris que j'étais un garçon, ils ne me voulaient pas du tout, parce qu'ils voulaient une fille. Finalement, ils sont revenus sur leur décision et tout ça avait créé pas mal d'insécurité. Moi, je pensais que je venais pour ça, vers ce psychanalyste. Et lors d'une séance, elle m'a dit que... Pour elle, il y avait autre chose. C'était une partie du climatisme qui pourrait venir de ça, de cet événement. Mais quand même, il y a des symptômes qui sont assez graves. Et en fait, c'est en sortant de cette séance que je m'ai revenu à la première place. Et en fait, c'était devenu le vif. Ça m'a stocké. Et en même temps, au fond de moi, j'étais au courant. Mon cerveau le savait. Voilà, c'est comme ça que l'amnésie s'est levée, en fait, et elle s'est levée au fur et à mesure. Je me suis d'abord souvenu d'un événement, puis de trois, puis tout ça a un peu explosé. En plein d'événements, plein de choses qui me disaient qu'en fait ça n'avait pas duré qu'une seule fois, ça avait duré deux ans et demi. Dernièrement, il y a trois mois ou quatre mois, sont venus, je pense, les derniers événements, impliquant en fait pas une deuxième personne. Et ça, je m'en souviens pas encore, il y a 3-4 mois.
- Speaker #0
Les personnes que tu cites, c'était des personnes qui étaient connues de ton entourage et qui sont peut-être toujours connues de ton entourage ou pas spécialement ?
- Speaker #1
Les personnes que j'ai connues de mon entourage, pour mieux situer, quand même, il y a l'une des deux personnes qui est un petit peu plus âgée que moi. Il doit avoir 2 ans et demi, le plus que moi, ou 3 ans. Mais on s'est retrouvés dans la même classe, par plein de problèmes, parce qu'il n'était pas né dans le même pays. Il y a eu plein de soucis administratifs. Il a redoublé son parcours scolaire, il devait avoir 2 ans et demi. C'est la seule personne qui vient dormir chez moi. Je suis très connu de ma famille, moi je vais chez lui, etc. La deuxième personne c'est son père, et cette personne était aussi connu de ma famille. Aujourd'hui, dans le sens où on ne se côtoie plus, ma famille ne se côtoie pas du tout, mais par contre on habite toujours dans la même ville. Très très très souvent je le vois dans la rue, en tout cas pour la personne qui avait après mon âge. Donc voilà, c'est toujours une personne qui fait partie de mon entourage puisque l'un des endroits où je travaille est sur une place un peu connue de ma ville. j'arrive avec des amis pour ces endroits, et on travaille là-bas le soir. Lui, il a le soir et très souvent, quand je sors, il arrive. Et il n'y a pas une seule fois où il ne s'approche pas de moi, ou dans la rue, il ne vient pas vers moi, ou tout ça. Voilà, il y a toujours un lien.
- Speaker #0
Et toi, comment tu le vis, ce lien qui se perpétue malgré toi ? Est-ce que t'as envie, c'est absolument pas une obligation là ce que je vais te demander, mais si jamais t'as envie de décrire un petit peu plus en détail ce qui s'est passé, c'est possible.
- Speaker #1
J'ai été harcelé physiquement, haché gravement. J'arrive de se percer seul et c'est la seule personne qui vient vers moi. Je suis vraiment en train de défoncer dans la cour en fait, constamment. Je n'ai pas personne qui vient vers moi et qui est un peu plus avec moi. C'est un enfant assez déstabilisé, un peu à la même âge que moi. Il est un peu plus grand que moi. Il est plus fort que moi, donc je me dis que c'est un peu... J'ai eu un peu de mal à me faire, ça a commencé quand j'étais enfant, parce qu'il y a eu énormément de poids en fait. Ça a commencé quand j'étais enfant, je sais que ça se passait surtout dans les toilettes de l'école. Avant je disais qu'il y avait eu surtout, il pourrait être un peu de temps, je dis surtout, il n'y a eu pas... Il y avait des choses qui étaient... Comment dire ? Je ne sais pas si je peux dire les choses... Oui, je ne sais pas, dans le milieu, si ça fait ou pas... Bien sûr, c'est...
- Speaker #0
C'est très bienveillant de ta part, en tout cas.
- Speaker #1
Des actes de connaissance, des choses qui se passaient, et c'est... temps, type, chassez normal, amis. Puis en fait aussi, j'ai des phrases qui me sont revenues comme si tellement je disais quelque chose, il aurait peut-être aussi se passer au niveau de mes parents, ou bien que moi je me faisais des chutes et bien que lui, il aurait... après, j'avais eu ce que j'avais fait, j'étais sûr que ça, j'étais tellement matrixé, comme ça, que ce que je faisais après, je me rends compte que j'allais au toilette, moi je devais être sûr, et c'est ce qui s'est passé en fait. absolument à tout niveau. Voilà, au début c'était assez... tellement trop gros, gros, gros, gros que j'y mêle. Parce que c'était pas... c'était moins violent qu'en fait à la fin. Au début on était vraiment que sur... des assautements, donc ils nous demandaient de... Et puis, pour moi, je ne savais pas du tout ce que c'était. Puis, après, ça a fini par des actes, comme je l'ai dit, des actes aussi plutôt... j'avais pas retrouvé le mot, des détails digitaux du coup. Puis vraiment quand j'avais 10 ans, je commence à lire, à écrire avec le reste, et je commence à lire, et je me rends compte que les autres petits garçons de mon âge, il n'y a pas ça dans le livre. Ça n'existe pas ce que tu avais mis dans le livre. Et je commence à lui demander pourquoi. Et en fait, à ce moment-là, j'ai devenu vraiment beaucoup plus violent. Là, il y a eu des violences physiques. À ce moment-là, j'ai 10 ans, il doit y avoir 12 ans, comme ça. 10 ans et demi. Vraiment très très maigre. Et oui, il était assez grand, assez fort et du coup, ben, il voyait mettre anglais, ça lui frappait. Et ça a vraiment terminé par des... Oui, je crois par des viols assez... C'était un peu redondant de dire des viols... ...mais voilà, c'était beaucoup plus violent que ça avant. Donc ça, ça me faisait entendre les faux-accomptes de Philippe. j'ai déjà fait un papier mais ça ça ne l'avait l'esprit assez clair à me dire mais ça dans des lignes ou c'est bien que nous faisons retomber tout de suite dedans complètement on aime quoi une question même à même alors que le comparaison à me dire non il n'y a pas ça ça n'est pas là Je vais aussi... Et cette personne est venue chez moi, c'est la première fois où il y a vraiment un filiole comme on l'entendrait en été, comme la plupart des gens l'entendent, vraiment comme une première idée qu'on s'en fait, même si elle est fausse. C'est vraiment à ce moment-là que je me suis dit que c'était la première fois, et ça serait peut-être une fois où on part en personnelle. parce qu'on habite dans une région où il y a vraiment la possibilité de faire du ski, etc. À ce moment-là, on est pris dans un grand chanel. Il sort de l'île au Mucres et demande une chambre. Ses parents demandent aussi une chambre particulière. On peut le suivre, on peut aller plus loin. C'est la seule chambre de tout le palais qui n'est pas un emploi et qui est complètement fermée. Donc c'était assez. C'est pourvu parce que dans des situations qui sont difficiles d'arriver, c'est assez approximatif, mais après avoir à peu près multiplié les jours, etc., les possibilités, c'était à changer vraiment entre les jours et puis que, on arrive à peu près entre... Un peu plus d'une centaine, je pense, entre temps, et un peu plus, soit des viols, soit des attaques. Voilà. Maintenant, je sais, après, c'est agréable, on va dire, c'est un petit peu la qualité de l'enfance, ça, durant ces deux ans. Donc là, c'est tout ce que je sais. Ce qui s'est vraiment passé avec lui, l'époque, tu m'en veux plus, je sais plus.
- Speaker #0
Tout à l'heure, tu parlais aussi de son père, c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais, il y a eu une fois où on me dit, on dirait que dans notre famille, c'est pas du tout ce qu'ils se font. D'aller avec les autres comme ça, il n'y avait pas du tout. C'est la seule personne avec qui mes parents ont confiance, mais son père est très agréable, qui a fait du bon problème et j'y vais, parce que mes parents avaient assez peur. Je me rends compte que le genre de choses que j'ai rencontrées, en fait... Sa mère s'est absentée, j'étais là-bas toute la journée, sa mère est partie parce qu'en fait elle devait travailler en dernière minute. Et je me suis retrouvé seul avec son père. J'ai pas une grande chose en termes de souvenirs exacts. Ce que je sais c'est que j'ai aussi du coup un... Oui j'ai aussi ma... en fait lui aussi était présent et que lui aussi a dû subir. Il avait une stratégie assez pour un enfant de 10 à 12 ans et demi. Et en fait c'est vraiment son père qui m'a mis sur moi à l'université aujourd'hui. C'était un adulte qui aujourd'hui avec tout ce que j'avais. et en témoignage, etc. Je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas vraiment la stratégie, que c'était d'une violence inouïe et en même temps d'une intelligence bien difficile. Donc oui, j'ai été reproduit une fois, j'ai été mis à m'instaurer chez eux, parce qu'après ça, c'était pas vraiment représenté. Et là, c'est faux, je devais retourner chez eux, je n'ai jamais voulu y aller, sans expliquer pourquoi à mes parents, mais j'avais vraiment peur de son père, vraiment peur de eux. de retourner dans cette maison et aujourd'hui de ne plus avoir de idée de où était cette maison, ni de où était cet endroit. Voilà à peu près...
- Speaker #0
Par rapport à la levée de l'amnésie traumatique, au moment où tu te rappelles de tout ça, où tu te rappelles de ce qui s'est passé, etc., qu'est-ce que ça te fait émotionnellement à ce moment-là quand les souvenirs réapparaissent ? Qu'est-ce que ça te fait en toi et qu'est-ce que ça change dans ta vie aussi ?
- Speaker #1
Ce que ça fait à moi, c'est que... Ok, la fin de la question. Ce que ça m'a fait, c'est que souvent, quand j'étais effondré, au centre-ville, j'avais des pleurés, parce que vraiment, je me suis effondré par terre, j'ai mis à pleurer, j'étais complètement effondré de savoir ça, et parce que la première fois, c'était un infarct, c'était quand même aussi la douleur, autant physique que mentale, et en même temps, c'est une forme de pleurement, parce que toutes les... que j'avais depuis 10 ans, bah en fait ça avait une explication. Donc il est vraiment fou à la fin. Et en fait d'un coup je me suis rendu compte qu'il n'était pas une raison. Ça m'a expliqué pourquoi. J'avais lu certains textes, par exemple sur Téoré, et lorsqu'elle parle, bah son viol, de tout ça, d'autres personnes que j'ai pu écouter comme The Gartoys ou la NSS Ringgold, pourquoi est-ce que ce sentiment qu'elle racontait, ça m'évoquait quelque chose. Je savais ce que c'était. Et en fait, ça m'a expliqué des choses. En l'avenir, on n'en connaît pas du tout de ces situations. C'était un genre de mélange entre la tristesse, le soulèvement, et de se rendre en grande colère contre tout le monde. La deuxième partie, ça a changé dans ma vie. À ce moment-là, il y a eu une grosse fatigue. Ça ne m'avait plus aucune énergie. Le matin, j'étais confiant. J'ai commencé à me refermer complètement. À tout du tout, j'étais quelqu'un qui parlait beaucoup. J'ai pu tout parler, à enquêter sur ce qu'était la blague de ma vie. J'ai complètement arrêté de pleurer, j'ai eu une sorte aussi de barrière, c'est à dire mes sentiments. J'avais vraiment du mal à savoir ce que je ressentais. J'avais décidé de ne pas en parler du tout. J'avais décidé. C'est à dire que c'était plus inconscient. J'essayais d'en parler à un psychanalyste et j'ai jamais réussi à tirer mon signe mot. En fait, j'ai juste resté 15 minutes sans voix, complètement nué. J'arrivais plus à parler, à rien dire. Et j'ai complètement arrêté la psychanalyse parce que j'ai eu vraiment peur de faire taf à tout ça. Et en fait, c'est que l'ami, ma meilleure amie à ce moment-là, la honte c'est que quand il est là comme ma soeur, il me raconte l'histoire de cette amie, et l'histoire de la sienne, enfin, c'est un petit genre de gueule, dans les familles qui sont anormales et dont elle avait tellement besoin de parler. Et à la fin de la décision, j'ai juste pu dire, moi aussi en fait. et j'ai pas eu besoin de poser le mot. J'ai rien eu besoin de dire, c'est elle qui avait posé le mot. J'ai juste eu besoin de dire le mot aussi. Et à partir de ce moment là, elle m'a vraiment aidé, elle a été un appui fortement. Je n'ai pas eu l'air à dire quand ça va pas, je ne le dirai jamais, même à elle. Par contre, elle me voyait. Donc du coup, je n'ai jamais eu besoin de le dire. C'est vraiment elle qui m'a aidé à ce moment là. Et après j'ai pu en parler un peu avec des amis, en parler de conséquences dans ma vie d'aujourd'hui, de choses que j'avais et qui me dérangent, et de choses que je passe. Je parle de la caméotomie, de choses qui me sont arrivées et qui étaient particulièrement difficiles. C'est un peu tout ça. Et aussi en fait, il m'a posé des questions. Il m'a dit « Mais t'as été qui à lui ? » Et il me demande, ben, il n'a pas eu à le dire non plus. J'ai vraiment des amis qui ont réussi à m'aider, parce qu'il y a eu lui, un troisième. Et puis là, tout récemment, une dernière personne aussi à qui j'ai pu en parler. C'est vraiment un vrai soutien, pas de voulant, qui m'a vraiment beaucoup aidé à me dire que c'est possible, en fait. En parler, ça aide.
- Speaker #2
Il faut s'attendre quand même au fait que les gens sont maladroits. Ils veulent être gentils, ils veulent nous poser des questions, ils veulent s'intéresser à nous. Mais en fait, parfois, c'est maladroit. Et c'est ce qui s'est... passé. Un ami m'a par exemple déjà demandé si finalement tout ça, par exemple le fait avec le père, pouvait ne pas venir de mon imagination. Ou bien demander est-ce qu'on est vraiment sûr ? Comment est-ce qu'on le sait ? Est-ce qu'on peut en être convaincu ? C'est toutes des questions qui sont petites, qui n'ont pas l'air d'être très très violentes, mais qui en fait font mal. Parce qu'elles remettent en cause ce qu'on a vécu et tout ça. Il n'y a pas d'autre chose, il y a des petites remarques. Les gens ne savent pas quoi faire. Parfois, ils veulent trouver une solution, peut-être aux personnes qui écoutent et qui n'ont pas vécu ça, mais qui ont automatiquement quelqu'un à côté d'eux qui l'a vécu, étant donné qu'il y a tellement de gens. En fait, c'est juste d'écouter, juste de te croire, juste de dire « je te crois » , juste de dire « ce n'est pas ta faute, tu n'as pas à avoir honte, qu'est-ce que tu as besoin ? » Parce qu'on ne peut pas vraiment savoir de quoi l'autre personne a besoin dans ce genre de situation. Mais parfois, la seule chose dont on a besoin, c'est de parler, c'est qu'on nous écoute, c'est de dire d'accord. Ce n'est pas de dire que je te comprends, parce qu'on a du mal à comprendre ça. Mais de dire, j'imagine, ça a dû être compliqué. T'es courageux, t'es courageuse. Tout ça, c'est le genre de choses qui font du bien et qui prend dans son tout petit.
- Speaker #1
Ce qui est aussi une intimité incroyable, et que je ne peux pas vous en dire. en tout cas qui est plus... qui est plus forcée quand on a tout ça, qui va m'esforcer, ben il y a une témoignage quand même en posant ça, je vois, quand on le vit. Et bien d'après quand on s'en rend compte, même si j'avais cherché une détente, même si j'avais vu les Pieds de Poil, tous ces gens-là, ou dans le livre, la petite piste à la vente, même si on a vu tout ça... on se sent seul quand même. Mais si on est déjà féministe ou non féministe, même si on a l'impression qu'on est seul et qu'on va jamais y arriver. Et moi, c'est aussi les témoignages qui m'ont aidé. C'est les podcasts comme le tien, c'est des témoignages de personnes qui ont vécu des choses trop difficiles et qui sont en train de boue et qui sont tellement courageuses. Et puis aussi beaucoup, beaucoup d'autres. de tout ce qui se faisait aux Etats-Unis, qu'est-ce que c'était, c'est compliqué, mais c'était... Aux Etats-Unis, il y a eu un moment où on en parlait énormément, notamment au livre de l'étude de la Nouveau, qui en parlait, qui donnait des conseils très bien, mais qui aussi juste réconfortaient, il y avait pile de mots qu'il fallait, et c'est vraiment tout ça qui m'a permis, moi en tout cas, de me relever, de vivre, et... et puis de passer de victime à survivant on va dire. Et puis aujourd'hui je me rends bien compte quand même que je vais avoir besoin d'un suivi psychologique. Du coup voilà, la saison 2, ce que je vais mettre en place prochainement, je vais aller vers la ressource financière nécessaire qui fonctionne, parce que j'ai quand même passé 2 ans chez une psychologue sans qu'elle ne me voie rien, alors que vraiment le syndrome de sphère automatique était évident, c'était un symptôme qui était... alarmant à ce sujet, mais bon, ils sont pas formés. Je vais trouver quelqu'un de formé, mais qui est... Parce que ce sont des moroséans, fatalons, mais du coup, je vais pouvoir mettre ça en place et pouvoir régler, on va dire, des choses qui vont me permettre à faire vraiment des choses en tête.
- Speaker #2
Il y a aussi un autre symptôme dont je parle pas, que tout le monde a, l'hypervigilance. Ça, c'est extrêmement pénible. Pour les personnes qui nous entourent, je trouve que c'est important de se souvenir qu'il y a ce symptôme de l'hypervigilance. C'est grave dans le sens où tout nous fait peur. Aujourd'hui, j'ai plus de symptômes, mais par contre, il en reste quelque chose. Si seulement quelqu'un bouge à côté de moi, je le sens le moindre petit mouvement. En fait, je suis hypersensible, donc ça a rajouté à ça, et ça m'a aussi rajouté de l'hyperacousie. C'est très pénible, puisque j'entends tout extrêmement fort, constamment. Et j'entends des petites choses. Et c'est vraiment ça, en fait, qui est pénible, puisqu'en fait, tout peut être énervant, sacré. Ce truc de se dire qu'on est tout le temps un peu en danger, et du coup, on est constamment en train de chercher ça, constamment en train de chercher autour de nous des choses qui pourraient nous mettre en danger. Ça, ça part, mais cet état de vigilance, des fois, il reste un peu. Moi, il est resté à cause de l'hyperacousie, par exemple, ou bien en l'aggravant, entre guillemets, l'hypersensibilité, qui n'est pas une maladie. Je voulais parler aussi aux personnes qui n'ont pas vécu ça, faire attention aux personnes qui sont victimes ou survivantes, parce qu'il y a encore des choses qui ne sont pas acceptables pour nous. L'hypervigilance, par exemple, on peut s'y adapter en faisant attention, en ne faisant pas de gestes trop brusques. Lorsque la personne nous dit qu'on ne peut pas toucher certaines parties de son corps, ne les touchons pas, faisons attention. J'ai des amis qui, moi, dans toute amitié, sont très tactiles. Moi j'ai du mal avec le fait d'être actif et surtout certains endroits sont assez complexes pour moi. J'ai certains endroits où je ne supporte pas qu'on me touche, parce qu'ils me rappellent des événements qui sont pas top. Je déteste qu'on me touche au niveau des coudes, des épaules, qu'on me touche même vers la gorge. Ces personnes touchent à ces endroits sans y penser. Lorsqu'on nous dit ce genre de choses, faisons attention, parce que ça peut replonger la personne dans des choses vraiment pas cool. Et si seulement on fait attention, alors on fait que cette personne puisse aller bien, mais vraiment bien.
- Speaker #1
Tout ça aura lieu que les relations amicales et amoureuses, le financier, le social, ça. On est assez pénalisé sur tout et on n'est pas vraiment aidé en ce moment, ni sur le remboursement, ni sur le fait qu'il laisse encore à des érements.
- Speaker #0
Est-ce que tu verrais d'autres conséquences, d'autres choses ? Des aspects de ta vie qui ont été impactés par ce que tu as vécu ?
- Speaker #1
L'avancement qui me fait, j'ai toujours une chance en moi qui est à zéro. Malgré le travail thérapeutique récent, j'y arrive pas du tout. J'ai des amis, il y a comme une voix dans ma tête qui me dit que... et il n'y a plus rien, tout ça c'est vraiment des fausses qui restent, c'est pour tout, je suis en vigne et de faire vigne, je vais même avoir confiance en soi, et ça c'est quand même vraiment très handicapant. J'ai 14 ans aussi, 7 ans, 7 fois je m'en souviens, enfin je ne me souviens pas à ce moment-là de ce qui m'est arrivé, mais une fois, c'est même sans m'en souvenir, et c'est Myriam Salmona qui a fait ça dans plusieurs vidéos et plusieurs conférences. où il y avait des images, et je me dis mais... parce que les images, on a tous des viols, et je me dis mais ils doivent être fous. Et à la fin, je me suis dit, mais en fait, je pense que peut-être, peut-être que je suis dangereux, quoi. Et il y avait mon pensée, et à ce moment-là, quel moyen d'arrêter ces images, c'est de me dire, il faut que... bah, j'ai commencé à vouloir avoir des idées. C'est une façon de désirer sur ses voies en fait. Oui. Quand vous essayez de mettre ça en exécution, vous avez 14 ans sans savoir pourquoi. Et ça, ça change quand même vraiment la façon de vivre quoi. Parce que, il y a eu un moment où tu as été proche de toute la vie. Et ça change quand même vraiment ta façon de voir les choses. Ça impacte autant tes relations amicales que tes plus grandes relations... Je suis proche aussi, parce que quand tu es trop l'un de toi, c'est pareil. Et avec ta famille, ça fait un certain distance aussi d'avoir tout ça et de ne pas pouvoir, à ce moment-là, de rien pouvoir dire. Je ne sais même pas ce qui m'est arrivé là-bas. C'est vraiment une des choses qui m'a beaucoup plu dans ma vie de tous les jours. J'ai forcément été bien émoté, les autres, parce que je savais qu'elles m'oubliaient.
- Speaker #2
Ça m'a rendu à fantaisie, c'est-à-dire qu'avant, j'avais des images dans ma tête, et maintenant, je n'en ai plus des images dans ma tête, je n'en ai plus d'images. Ça, c'est extrêmement pénible. C'est quelque chose qui n'est pas souvent écrit, mais aujourd'hui, de plus en plus de personnes pensent que la fantaisie, donc ce fait de ne pas avoir d'images dans sa tête, ou bien des images extrêmement floues, ça peut être causé soit dès la naissance, soit par un traumatisme. Quand j'ai entendu que ça pouvait être causé par un traumatisme, aujourd'hui, selon certains japonais, en fait, c'est devenu logique, étant donné qu'avant, j'avais l'impression que je savais ce que ça voulait dire, quand on me disait, imaginez... Aujourd'hui, c'est très difficile, ça me demande beaucoup, beaucoup de concentration de le faire, j'ai quand même des souvenirs de tout ça, sans le mettre en images, ni en émotions. Donc même, si j'ai plus ça, qui m'a enlevé ça, que j'ai les images, par contre, de lui, c'est pas mal. J'ai les images de ces deux personnes. Il faut encore faire. C'est pour ça que je dis que c'est sûrement traumatisme. Parce que j'avais les images d'avant. Et bien aujourd'hui il m'a donné la possibilité de ressentir tout ce que je vis. Alors c'est horrible de dire qu'il m'a donné la possibilité de. Mais en fait c'est malheureusement le cas. Et c'est un peu une vengeance aussi contre eux.
- Speaker #0
Il y a eu aussi des choses comme par exemple des poules alimentaires, ça va avec la demande de conscience en soi, je me demande, c'était soit je mangeais beaucoup, il y avait besoin de me dire que je mangeais énormément et c'était vraiment un peu plus contrôlé, je partais en grosses truies à manger des quantités astronomiques, des bouquets d'étiquettes, comme la famille ne le voit pas du tout, mais que je mangeais. espérer un ou deux fait semblant de manger ça c'est des choses que j'ai fait aussi mais c'est pas possible si on peut se faire accompagner je peux aussi en parler chez des amis si on peut et si on veut parce qu'ils peuvent vraiment nous aider parfois même J'avais cet ami là qui m'envoyait des messages pour savoir si tellement j'avais mangé ou non. Si, quand on était ensemble, je faisais vraiment attention à ce que je mangeais, comment ce que je faisais, est-ce que ça allait en ce moment sur ton niveau. Donc c'est bien aussi de se retrouver à ce moment-là côté. J'ai aussi le fait de se laver, ça a porté commun à tout le monde. Je me lavais à l'excès pendant quelques années, 7 ans et demi, 10 ans, qu'après. C'est mon l'impression qu'il y a quelque chose qui était sale sur moi, mis par prendre des tortes de gout de poros et essayer d'enlever, mais ça n'a rien enlevé à celle que j'avais dans la tête. C'est vu la feuille, ce qu'il dit dans... je crois que c'est dans son interview, où il dit que... il pourrait réussir à s'enlever celle de la boue de la tête. Bah c'est un peu ça, j'essaye de l'enlever, mais je suis pas encore certain. Je ne sais pas du tout les outils que j'ai utilisé, même pour... à ce qui faisait mal, quoi. il fallait aussi essayer de se nettoyer quoi, pour qu'il y ait des traces de sommeil. J'ai un petit long-choc déjà depuis que j'ai fait le petit, ça a vraiment, bah vraiment un temps pendu, comment on va dire ? En plus ça va mieux au niveau du trident que, mais bon après on développe la technique, on prend les réciproques des endroits, on peut le faire quoi. C'est long mais, enfin, mais... pour le texte dans le sens que victime en tant que victime en tant que victime on est bien adapté quand même aussi les peurs et les soumis, j'ai aujourd'hui, j'ai eu déjà des familles hommes pendant très longtemps je m'en éloignais, j'avais peur d'être une entreprise de jeunes, j'avais vraiment une peur de prendre des pommes je n'arrivais pas du tout à l'expliquer une peur aussi de me faire se faire alors que alors que j'en ai rien fait mais pour moi la figure paternelle aujourd'hui qui a des têtes complètement défigurées pour moi, c'est dangereux les hommes pour moi c'était horrible et encore aujourd'hui j'ai du mal à faire un talin à un homme ou à serrer les mains d'un homme ça me dérange et puis la phobie de certains endroits ça peut être tout le temps tout ce qui est garantie de vie, se faire accuser, tout ça tout ça dans mes peurs bleues Je n'arrive pas à dormir dans la salle, j'ai des crises d'angoisse. Il y a aussi des situations qui sont très difficiles. J'ai eu des crises de soirs quand ça fait plus de lumière. J'ai eu des crises d'angoisse à me mettre dans un coin de la salle de bain et à ne plus pouvoir boire. C'est en fait quand j'ai encore une certaine objection avec la surcôté quand même. J'ai été extrêmement manié à côté de moi. que du reste autour de moi. C'est même pas pénible pour mes vivants autour de moi parce que c'est vraiment... J'ai vraiment besoin que tout soit très propre, que je sois très propre, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade des bras, que tout le monde me lade C'est vraiment un mélanger, ça. Pour des choses, même, la plupart des gens ne l'auraient pas. C'est pas très grave, quoi. C'est un peu des produits qui sont commis, là, très peu de victimes. Le survivant est survivant, à peu près.
- Speaker #1
Voilà un peu les choses qui ont un peu de conséquences. Je fais des études de linguistique. Je considère comme important la façon dont on parle de ça. Aujourd'hui, je me concerne comme survivant, et je ne dis pas victime, parce que c'est différent. Il y a même des gens qui disent post-victime. Je trouve ça beau. Il y a aussi des gens, et je trouve ça important de le dire, qu'on ne se fait pas violer. On ne se fait pas. On a été. C'est un poème qu'il le dit, alors malheureusement je suis désolé, j'ai complètement oublié le nom. Christiane Taubira le lit sur Youtube, ce poème est magnifique. Mais on ne se fait pas, nous on y est pour rien. Le problème ici c'est que la syntaxe signe notre faute. Et ça c'est Julia Foss qui le dit, la syntaxe signe la faute. C'est aujourd'hui, c'est quand on dit ça, qu'on montre que c'est notre faute, alors que ça n'est pas du tout notre faute. Et c'est pas notre histoire, c'est pas notre viol. C'est son histoire, son viol, son problème. C'est nous qui nous sommes retrouvés dans cette histoire-là, mais en fait, on n'avait rien à y faire dans cette histoire. C'est eux qui nous l'ont mis. Donc du coup, c'est toutes des choses où aujourd'hui, il va falloir aussi prendre l'importance de la linguistique. La linguistique, alors, il y a une théorie de Sapir-Whorf. qui dit que la langue aussi qui est très connue, la parole influence notre esprit. Alors je pense les deux, c'est un peu plus mitigé. Quand on étudie après cette théorie, on se rend compte que c'est beaucoup plus mitigé que ça. La théorie, c'est que notre parole influence notre esprit, et notre esprit influence notre parole. Alors changeons notre état d'esprit pour parler différemment, et cette parole pourra changer la façon de penser des autres. Le fait de dire, j'ai été... Son histoire à lui, ça a été ça. Et moi, je me suis retrouvé dedans. Le fait d'utiliser survivant, tout ça, ça rendra plus réel ce que c'est réellement. Pas hésiter à utiliser amnésie traumatique, dissociation, tout ça, c'est important.
- Speaker #0
C'est vraiment impossible. Je sais pas si d'autres personnes ont déjà dit ça ou s'ils ont pris un coup. Mais une peur, c'est de faire du mal à l'autre quoi. Là c'est le truc de se dire qu'on va être dangereux, même dans la possibilité d'avoir des enfants en fait. J'ai cette possibilité et c'est très effrayant. J'ai mis un livre, alors ça fait une fois que je suis arrivé au Thémo d'Alex. dans Brackett, le dossier, comment il s'appelle, un nom et un prénom de l'Est, donc il est polonais, comme il s'appelle, et qui parle de ça, d'un père qui se retrouve à avoir un enfant, à une fille, et lui-même a été victime en fait, et il a peur constamment. Alors d'un point de vue, comment est-ce qu'il a décrit le monde des associations féministes de temps, mais la vision qu'il a des choses, de comment ça se passe dans notre tête. Dans ce sens de se dire, peut-être que moi je vais reproduire quelque chose d'horrible. Ça par contre, c'est bien écrit. C'est vraiment ça que je trouve les relations amoureuses, de se dire quand il y a un autre enfant.
- Speaker #1
Quand on va de mieux en mieux, quand même il y a des choses qui s'arrangent vraiment. On peut croire souvent que c'est un peu désespéré. Mais la conscience du danger, après commence un peu à faire ça. Il y a ce dérèglement qui est fait. On ne sait plus vraiment ce qui est dangereux, on ne sait plus vraiment ce qui ne l'est pas. On a du mal à faire la différence. Ça, ça va de mieux en mieux, ça, ça s'améliore. Parler pour la capacité d'avoir une idée, de pouvoir se mettre en couple ou pas, ça aussi, ça s'améliore quand même. Ça devient de mieux en mieux avec le temps. Mais ça prend du temps. Ils ne sont pas hésités à en parler aux autres et à s'en occuper, quoi.
- Speaker #2
Il y avait une autre question que j'avais à te poser, c'est si tu avais entamé un parcours judiciaire, et si tu ne l'as pas fait, pour quelles raisons est-ce que tu ne l'as pas fait ?
- Speaker #0
Je ne sais pas comment je dois faire ce genre de choses, alors ça va savoir. Je ne suis pas dans une grande ville. des amis qui travaillent au tribunal, en pénal, et puis aussi d'autres qui font autour des assises, etc. Je me dis que ça finirait par être assez vite, parce que les gens le savent vraiment, j'ai pas non plus la capacité financière du tout de le faire, un avocat, ou tout ça, c'est vraiment très cher, donc je pense qu'il me suffit de moyens pour le faire, vraiment, ce qui m'empêche beaucoup. plus et j'ai peur de comment je vais le mettre dessus. au niveau de la condamnation, c'est vraiment très nul. Dans un autre livre que je lisais, ça doit s'appeler « 160 000 enfants, violences sexuelles et délits sociaux » , je crois, d'Edouard, je ne sais plus comment il s'appelle.
- Speaker #2
Edouard Durand, peut-être.
- Speaker #0
Exactement, c'est tout à fait ça. C'était 70% des cas des enfants, je pense qu'il concerne des enfants qui sont... mis en classement en plus, et 3% pour un condamné coupable, c'est beaucoup plus quand même déjà que pour les femmes, qui, encore une fois, même si aux enfants, sont discriminées, mais c'est déjà très très très bas, et je n'ai pas de... ma parole est mon parcours chaotique. les conséquences en ma vie, le récit de ce qui s'est produit. Mais, terme physique, déjà il y a presque toute preuve, on sent qu'on ne retrouvera certainement pas d'EVM. Même si j'ai été blessé par deux de ces fois-là, quand même, physiquement, pour lui, il doit quand même rester une cicatrice. Tout est tellement mis des fois contre les vies que... J'en ai un peu peur. J'ai pensé à faire une main courante, notamment en écoutant ton podcast. En fait, j'ai découvert la main courante en écoutant ton podcast. Je ne la connaissais pas du tout avant. Et j'ai appris, là je l'ai regardé dernièrement sur le site, que le procureur de la République, s'il décide que cette affaire est trop grave pour une main courante, alors il la passe en plainte. Après ça, je me suis dit que je ne vais pas y aller, je vais poser une main courante, pour la fin des cas, pour ma volonté, ça devienne une lien avec la loi.
- Speaker #2
C'est ça. En plus, d'après ce que j'ai compris aussi, moi, de mon côté, c'est que les policiers avaient tendance maintenant à refuser les mains courantes pour des viols, parce que ce sont des faits qualifiés de trop graves pour, entre guillemets, une simple main courante et qu'il faut tout de suite passer au stade de la plainte.
- Speaker #1
je pense aujourd'hui aussi par rapport à la police que c'est compliqué de dire si c'est bon il faut y aller ou pas je suppose qu'il faudrait d'autres solutions c'est bien Gilles Mépande qui me fera en discussion dans un podcast alors je sais plus lequel soit c'est Vierge Lili dépente dans la poudre, soit c'est Vierge Lili dépente dans les couilles sur la table. Et dans ces deux podcasts qu'elle fait, il y en a un des deux où elle parle de la police en disant que c'est peut-être pas la meilleure idée d'aller à la police parce que c'est encore aller voir à pas pour rétablir la justice. Peut-être qu'il faut inventer de nouvelles manières pour rétablir cette justice. Peut-être inventer aussi des manières entre nous. pas de remplir la justice nous-mêmes, mais peut-être les associations, si seulement il y a plus de moyens, notamment. Pouvoir, elles, saisir la police, pouvoir apporter un poids, parce que seules, malheureusement, on n'a pas beaucoup de poids, mais aussi, peut-être, trouver une autre solution, alors je ne l'ai pas, et Virginie Dépendant, il n'a pas encore, tout à fait, mais, voilà, inventer de nouvelles choses entre nous, pouvoir régler ça. Malheureusement, aujourd'hui, la justice ne répond pas vraiment à notre appel. Je ne fais pas correctement les choses. Il y a malheureusement extrêmement peu de condamnations. Personnellement, enfant, si seulement j'avais conscience de ce que je ne devais pas faire, et que ce n'était pas juste, par exemple, dire aux enfants, au lieu de dire attention au monsieur dans la camionnette, dire aux enfants attention à toute personne qui vous fait ça, On a peur parce que ça pourrait choquer les enfants, mais on ne devrait pas parce que malheureusement, ça arrive. Et donc je pense que ça serait important que les enfants sachent aussi que c'est un moyen sur deux choses, qu'on parle à papa, maman, mais aussi à la police. et qu'il ne faut pas se laver, alors c'est très simple à dire. Personnellement, j'aurais peut-être jamais réussi. Surtout, ne pas forcer quelqu'un qui vient de subir ça autour de vous. Si vous pouvez l'empêcher de se laver pour aller aux UMJ, c'est fantastique. Mais ne faites pas vivre une deuxième agression, quoi. Pas oublier qu'il faut prendre un avocat. Il y a des avocats vraiment gentils qui essayent de ne pas faire payer les premières fois tout ça. pas hésiter de demander à des associations, de demander l'aide juridictionnelle, tout ça, pour avoir le droit de se défendre. Et puis pareil pour le reste, est-ce qu'on peut pas inventer autre chose, quoi ?
- Speaker #0
Je crois qu'on va prendre le temps, pas par manque de moyens, que la justice a plus d'argent, mais aussi... Par des fois, je change de volonté et c'est assez des fois incroyable de voir qu'on s'est attendre, combien de temps et la façon dont on peut faire. C'est vrai que c'est un peu particulier de me dire qu'il y a des personnes qui le font, il y a des personnes qui gagnent. On a l'exemple de la société médico, l'exemple des enfants. Si des enfants s'attaquent à la chorale de Sparnek, ça donne un peu d'histoire. Peut-être que ça répond à eux, ça n'a pas l'air de vouloir. Je ne sais pas comment ça va faire pour eux, peut-être moins là-haut. Mais ça donne un peu d'histoire. Je me dis que peut-être dans quelques années, je pourrais porter fin en me disant qu'il y a une vraie possibilité pour cette gagne. Et peut-être que des victimes aussi de cette personne, ou de ces personnes, pourront s'exprimer. Parce qu'en même temps... j'attaquerai à la fois leurs valeurs et quoi de lui serait victime en fait. Donc ça c'est aussi très particulier et le fait que Rahim n'était pas malheur, c'est aussi très particulier puisque je ne sais pas trop comment ça se passe et que les bonnes impressions sur internet c'est pas grand chose et même sur les personnes qui témoignent, il y a de temps en temps des illusions à ce moment de situation. mais jamais vraiment par la suite ni dans les détails de ce qui s'est produit. C'est un peu perplexe face à tout ça quoi. C'est particulier dans le sens où il n'y a pas eu encore d'intervention en termes de témoignages. Pourtant là je voyais un témoignage de la masquerade interne d'une personne qui parlait des violences sexuelles ou des violences sexuelles aux Etats-Unis. Elle parlait en disant que les chiffres en fait sont très rares. Ce serait que pour un père, un têcheur, etc., il y aurait une affaire de sexe de frères. C'est pour, je suis député, parce que quand même, la majorité d'hommes qui sont les agressés, sont frères qui, avec les frères, leurs soeurs, les frères, nous, nous. Il y en a quand même beaucoup, mais pas beaucoup de témoignages encore. Heureusement quand même qu'il y a toutes les femmes qui ont témoigné quand même. ces femmes n'ont finalement pas qu'à échapper au nombre de paroles de l'homme qui sont en cause. Et ce sont les femmes qui ont pour but aussi la parole aux hommes, et pour qu'ils puissent en parler, pour qu'ils puissent en parler à tout le monde. Il y a quand même une grande majorité malheureusement des femmes, mais aussi des enfants et ceux sans distraction de genre, mais encore une fois les petites filles sont très peuples. Mais ça fait que tout le monde n'a pas aimé le patriarcat, parce que ça nous détruit nous aussi, en fait c'est dangereux même pour nous. Seulement on ne correspond pas tous à ce qui est demandé. Alors on est des fous et on peut dire de l'ordre de fous aussi, rien ne nous protège. Donc je cherche que physiquement ça peut être défaillant à un jeune âge que 6 ans. Le vécu c'est pas rien, le scolarité c'est pas rien. Et on a le pouvoir de vivre même si on est un homme, même si on a une famille, même si on est dans un corps. On a le droit d'être scolaire, ça serait cool.
- Speaker #1
Cette personne est venue encore deux ans après les faits, devant mon collège, me dire de me taire. Cette personne me disait déjà de me taire absolument tous les jours, à ce moment-là, ou bien me menaçait. Mais pendant deux ans après, il a continué à dire ce genre de choses. Et c'est pour ça que c'est important aujourd'hui pour moi de parler, parce qu'on m'a dit pendant 4 ans et demi de ne rien dire, de me taire, que je dise, que c'était mieux que l'on ne dise rien, etc. Mais en fait, c'est la seule façon qu'on a de se venger. C'est un jour une personne que je connais, qui a vécu de nombreuses choses, qui elle en parle très louvainement, et qui disait, ils nous ont tout pris. Ils nous ont pris une partie de nous, ils ont pris une partie de ce qu'on est finalement. Ils nous ont mis en plus de ça du dégueulasse dans la tête. Notre seule façon de pouvoir nous venger, c'est de parler. Quand on parle, c'est la seule façon qu'on leur dit « Voilà, vous m'avez eu peut-être une partie de ma vie, mais vous n'avez pas toute ma vie, et vous n'aurez pas ça de moi. » Et c'est des choses qui sont importantes parce que, par exemple dans mon cas, ça a été très très compliqué de parler, étant donné que je pensais qu'il ne fallait rien que je dise. Mais c'est possible, ils disent ça parce qu'ils ont peur. qu'on le dise. Quand nous, après, on le dit, ben, peut-être que ça peut faire que certains se disent, ben, aujourd'hui, il y en a tellement qui parlent, que peut-être moi, la personne à qui j'ai fait du mal va parler. Et ça peut être dangereux pour eux, ça.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #1
ça je le dis mais je me sens encore honteux, je me sens encore coupable pourquoi est-ce que je n'ai rien dit ? qu'est-ce qu'il a fait que je ne m'en souvienne pas ? pourquoi est-ce que je ne m'en souvienne pas ? alors je connais tout le dominement psychologique, tout ça, et psychique et pourtant on continue d'avoir de la culpabilité mais c'est important de se dire qu'on ne voulait juste pas crever en fait C'est pour ça qu'on n'a rien dit. On le comprend très très bien quand on lit par exemple Valérie Bacot, avec son livre Tout le monde savait, elle vit l'enfer avec son mari, elle ne dit rien mais parce qu'elle ne voulait pas crever. Elle ne dit rien pour ses enfants parce qu'elle ne veut pas qu'ils crèvent non plus. C'était normal de rien dire. Et c'est quelque chose à nous dire, ça ne changera pas dans le fait qu'on aura encore de la honte et de la culpabilité. On pourra encore en avoir. même si on apprendra à laisser la place au soulagement je pense aussi que on n'a pas à avoir peur parce qu'il y a de la colère automatiquement personnellement j'ai comme une sorte de colère un peu spontanément présente j'ai vu une personne qui a une inaccessibilité à sa colère mais là c'est une colère contre tout par exemple quand Harvey Weinstein a Un de ces cas a été réexaminé, puisqu'en fait il a été considéré qu'il n'avait plus d'assez de preuves. Ça m'a mis dans une colère folle, alors que c'est pas de moi que ça concerne. Quand bien sûr Robin Polanski a été nominé, et qu'Ellenel a fait ça, s'est barré. Tout ça, c'est des choses qui mettent en colère. Et je pense qu'il faut laisser une place à cette colère, puisque... Aujourd'hui, l'une des rares choses qu'on écoute et c'est bien les indépendants qui en parlent, c'est la colère, et surtout si elle est puissante. Et il faut laisser place, il ne faut pas se sentir coupable. On a raison d'être en colère. On pourra s'apaiser avec le temps, mais on a le droit d'être en colère, on a le droit d'être triste, on a le droit de ressentir quelque chose. Ils nous ont enlevé une partie de notre façon de penser. Si en plus de ça, ils nous enlèvent nos sentiments, ils auront presque gagné, quoi, en fait.
- Speaker #0
Je pense un jour, ou bien en tout cas il nous prend un peu le temps en main, pour être trop légère.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Mais bon, enfin voilà, c'est un peu pour ça que c'est important de le dire, parce qu'aujourd'hui on a toujours eu des témoignages de plein de sortes, pas encore des témoignages sur les enfants, c'est pas certain, parce que comme tu dis, les personnes qui ont des enfants, comment est-ce qu'elles ont éligé ? C'est la pornographie. Il a pu oublier ça, peut-être. Même en famille, quand la personne est plus grande, enfin, pas rien à la culpabilité, mais quand c'est un enfant, c'est différent. Il a quand même une culpabilité de se dire la fête, de se dire la fête, d'ailleurs, de se dire la fête. Mais d'où est-ce que ça lui vient, quoi ? Est-ce que c'est par parents ? Est-ce que ça lui a un vrai problème dans la société, quoi ? On parlait aujourd'hui de témoignage. C'est la dernière étape, où on passe du victime à l'autre. J'avais celui avec sa honte et ses responsabilités qu'il doit avoir. Donc ouais, je pense que le témoignage c'est ça, c'est un peu la dernière étape. Pour que des fois l'un comme ça, oublie et des gens vont l'entendre, mais juste avec sa famille ou ses amis. et aussi l'un de soi et le poteur, quoi. Et peut-être un autre truc, ouais, de remplir que... On a souvent le sentiment que quand on va en parler, on va casser l'ambiance. On ne pense pas, on n'a pas envie de faire du mal aux autres. Mais on a ceux en tout cas qui, soit le litent encore, ceux qui écrivent qu'ils le litent encore, mais aussi ceux qui le gardent pour eux et qui malheureusement n'ont pas encore pu en parler. On va pas cacher l'ambiance, c'est juste normal. On a le droit d'aller mieux et on peut s'entorper, si seulement on s'entorpe fort. Et quand on s'entorpera, c'est juste la preuve qu'ils ont été forts, qu'ils ont pensé qu'ils pouvaient nous détruire et échapper. Et que ça, aujourd'hui, ce qui nous est arrivé, ça sera toujours une partie de nous, mais qu'on peut en fait être plus de nous. parce que, pour le moment, on est... On est partout dans les choses, on parle aujourd'hui sans traiter, on part à des réseaux comme ce serait, même juste entre nous, on peut être bien bien à la porte. On a la possibilité aujourd'hui d'avoir une quantité incroyable de l'écriture, sur ça, on a une théorie, on a une dépanne qui est énorme, justement, on est plus à côté, on a... Mon premier livre s'appelle Vegemois, c'est d'une violence inouïe. Félicitamment on a le coeur accroché à la musique, pour vraiment pas se forcer. Mais c'est un livre bien fou dans le sens que c'est tout à fait un petit peu rush. Et puis il faut écouter aussi les gens comme Julia Roche, elle a écrit, c'est le dernier truc que j'ai reçu en part. Elle a mis une lettre sur YouTube. qui s'appelle « Lettre à toi à qui ça vient d'arriver » ou « Lettre à celle à qui ça vient d'arriver » . Et c'est juste bouleversant. Ça dure 7 minutes, mais c'est tout ce qu'on a besoin d'entendre quand ça va pas. Et c'est important d'écouter tout ça, de lire tout ça, parce qu'aujourd'hui, on l'a. Ça, c'était pas le cas il y a...
- Speaker #2
Merci à Joshua d'avoir témoigné. Lors de son témoignage, il a cité des livres ou des vidéos. Toutes les références sont à retrouver dans la description de l'épisode. Vous venez d'écouter le 24e épisode du podcast Au bénéfice du doute. Si vous pensez qu'il peut être utile à d'autres personnes, n'hésitez pas à le partager, que ce soit aux victimes et survivants que vous connaissez ou aux autres. Vous pouvez aussi attribuer la note de 5 étoiles au podcast. Ça lui donne plus de visibilité auprès des futurs auditeurs et auditrices. Ce podcast est entièrement autoproduit par Julie Dussert, la musique originale a été composée par Sandra Fabry et l'image a été dessinée par Camélia Blandot. Au bénéfice du doute, le podcast où les personnes victimes de violences sexuelles prennent la parole.