Speaker #0Salut, je m'appelle Nadine, j'accompagne les cavaliers et cavalières à mieux se comprendre, pour mieux comprendre leur cheval. Si tu as déjà ressenti le doute, la peur, le stress ou la sensation de ne pas être à la hauteur, sache une chose, tu n'es pas seul. A travers la sophrologie, l'équitation de légèreté et l'éthologie, j'ai appris que la relation ne se force pas, elle se construit, avec présence. patience et persévérance. Dans ce podcast, chaque épisode est une invitation à explorer comment ton savoir-être transforme la relation avec ton cheval. Si ce chemin résonne en toi, abonne-toi et avançons ensemble ! Toutes et tous et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'aimerais te poser une question. Pourquoi voulons-nous autant tout contrôler ? Pourquoi avons-nous tellement de mal à laisser une place à l'imprévu ? Pourquoi avons-nous besoin que notre cheval réagisse exactement comme prévu ? Que notre journée se déroule parfaitement ? Que les personnes que nous aimons agissent comme nous l'espérons ? Que notre avenir soit déjà écrit en bref ? Je crois que cette question dépasse largement le monde du cheval. Elle nous concerne tous. Parce qu'au fond, nous avons tous essayé un jour ou l'autre de contrôler quelque chose. Eh ben, ça commence par notre travail, notre couple, nos enfants, notre santé, pourquoi pas, notre alimentation, notre image, nos émotions et surtout notre cheval. Comme si contrôler allait nous protéger de la souffrance. Pendant longtemps, j'ai cru que contrôler, c'était être responsable. Je pensais qu'anticiper, prévoir, éviter les erreurs, c'était être une bonne cavalière, mais aussi une bonne professionnelle, une bonne épouse et tout simplement une bonne personne. Aujourd'hui, je crois que le contrôle raconte une toute autre histoire. Il parle moins de ce que nous voulons maîtriser que de ce que nous avons peur de vivre. En fait, le contrôle n'est pas à notre ennemi. Je crois que nous faisons souvent une erreur. Nous nous reprochons notre besoin de contrôler, nous aimerions être plus détendus, plus spontanés et confiants. Mais si le contrôle n'était pas un problème ? Et si il essayait simplement de nous protéger ? Cette idée, elle a changé beaucoup de choses pour moi, parce qu'elle m'a permis d'arrêter de lutter contre moi-même. Derrière chaque besoin de contrôle, il y a souvent une peur. Je vous avoue que c'est la peur d'échouer, de décevoir, la peur de souffrir, d'être rejeté, la peur qu'il arrive quelque chose à ce qu'on aime. Alors notre cerveau, il fait ce qu'il sait faire de mieux. Il essaie d'anticiper, de prévoir, de contrôler. Non pas parce qu'il est contre nous, mais parce qu'il cherche désespérément à nous maintenir en sécurité. Et je vous avoue que le contrôle est épuisant. Pendant longtemps, je pensais que j'étais fatiguée parce que je travaillais beaucoup. Aujourd'hui, je crois que j'étais surtout fatiguée d'essayer de tout porter, de penser à tout, de prévoir, d'organiser, de réamblier, d'essayer d'être à la hauteur partout. Je voulais que tout fonctionne, que tout le monde aille bien, que mes chevaux soient bien, que mes élèves soient satisfaits, que mon couple fonctionne. que mon entreprise avance, je croyais que c'était de la responsabilité. Avec le recul, je crois que c'était surtout une immense tentative de contrôle. Et contrôler demande une énergie considérable. Mais attention, le contrôle est parfois invisible. Quand on parle de contrôle, on imagine souvent quelqu'un de très autoritaire, quelqu'un qui veut tout décider, un bon dictateur. Mais il existe des formes beaucoup plus discrètes. Comme vouloir que tout le monde soit content, répondre immédiatement aux messages, toujours être disponible, essayer de ne jamais décevoir, chercher à être parfait, vouloir que les autres nous apprécient. Au fond, c'est encore une autre manière d'essayer de contrôler, non plus les événements cette fois, mais l'image que les autres ont de nous. En fait, nous ne cherchons pas le contrôle. Nous cherchons la sécurité. Je crois que c'est une phrase importante. Nous ne cherchons pas le contrôle, nous cherchons la sécurité. Nous pensons que si tout est sous contrôle, nous serons enfin tranquilles. Eh bien, je ne sais pas vous, mais moi la vie, elle me montre chaque jour que ce n'est pas possible. Le vivant est en mouvement, il est imprévisible, et c'est précisément ce qui le rend vivant. Allez, j'aimerais te poser une petite question. Pense à l'un des plus beaux moments de ta vie. Une rencontre, un éclat de rire, une balade, une naissance ou un coucher de soleil, pourquoi pas. Est-ce que tu l'avais planifié jusque dans les moindres détails ? Probablement pas. Les plus beaux moments naissent souvent lorsqu'on laisse enfin un peu de place à la vie. Alors j'aimerais te proposer une expérience maintenant. Si tu peux le faire maintenant, ferme doucement ton poing. Serre-le très fort, encore un peu. Est-ce que tu sens cette tension ? Tu vois comment ça te demande de l'énergie ? Maintenant, ouvre doucement ta main et respire. Sens ce qui se passe. Je crois que nous vivons parfois notre vie entière. Avec le poing fermé. Cette prise de conscience, je ne l'ai pas eue dans un livre. Je l'ai vécue avec Lady. Quand j'ai recommencé à travailler Lady, j'avais peur. Peur de tomber. Peur qu'elle parte brusquement. Peur de ne pas être capable non plus. Alors sans même m'en rendre compte, à nouveau je voulais tout contrôler. Son allure, ses réactions, son énergie, le moindre détail, afin que ça se passe bien selon moi. Je pensais que si je faisais tout parfaitement, il ne pourrait rien m'arriver. Mais Lady L, elle m'a montré exactement l'inverse. Plus j'essayais de contrôler, moins j'étais avec elle. J'étais dans mes scénarios, dans ce qui pouvait arriver, dans ce que je voulais éviter. Je n'étais plus du tout dans la relation. Puis un jour, au montoir, je me suis arrêtée. Je n'ai pas cherché à monter. Je n'ai pas cherché non plus à vaincre ma peur. Je me suis simplement demandé comment puis-je trouver suffisamment de sécurité pour être vraiment présente. Alors j'ai respiré, j'ai attendu, je me suis régulée. Et j'ai attendu que Lady retrouve elle aussi son calme. Ce jour-là, je ne suis pas montée parce que j'avais réussi à contrôler la situation. Je suis montée parce que nous avons retrouvé de la sécurité. Toutes les deux. Et je crois que cette différence est immense. Les chevaux, eux, vivent autrement. Ils ne vivent pas dans deux mains. Ils vivent maintenant. Et dans ce maintenant, ils observent. Ils sont, ils s'adaptent. Et je crois que c'est pour ça qu'ils nous enseignent autant. Ils nous rappellent sans cesse que la sécurité ne vient pas de tout contrôler. Elle vient de notre capacité à revenir dans le présent. Alors maintenant, je te propose d'imaginer un arbre. Quand le vent souffle, il ne cherche pas à arrêter le vent. Il développe des racines suffisamment profondes pour rester debout. Je crois... Nous faisons souvent l'inverse. Nous dépensons énormément d'énergie à vouloir empêcher le vent de souffler, alors que nous pourrions apprendre à développer nos racines, notre calme, notre présence ou notre sécurité intérieure. La vraie question aujourd'hui que je me pose, c'est que je ne me demande plus comment faire pour tout contrôler, je me demande plutôt comment puis-je devenir suffisamment en sécurité Pour ne plus avoir besoin de tout contrôler, et bien cette question, elle change tout. Pendant longtemps, je pensais que le courage consistait à dépasser mes peurs. Aujourd'hui, je crois qu'il consiste d'abord à les écouter, à ne plus me battre contre elles, à comprendre ce qu'elles essayaient de protéger, puis à créer doucement Les conditions qui permettent à mon système nerveux de retrouver suffisamment de sécurité pour avancer. Je crois que c'est plutôt ça que mes chevaux m'ont appris. Ils ne m'ont jamais demandé d'être parfaite. Ils ne m'ont jamais demandé de ne plus avoir peur. Ils m'ont simplement invité à être présente, encore et encore. Et finalement, je crois que la paix ne n'est pas lorsque tout est enfin sous contrôle. Elle naît lorsqu'on découvre que l'on peut rester profondément présent, même quand la vie ne l'est pas. Et si la prochaine fois que tu sentais ce besoin de tout contrôler, tu ne cherchais pas à le faire taire ? Et si tu lui demandais simplement, de quoi essayes-tu de me protéger ? Peut-être que cette simple question ouvrira un chemin différent. Un chemin où il ne s'agit plus de maîtriser la vie, mais d'apprendre à l'habiter. Et si tu avais envie d'un moment pour ralentir et revenir à toi, j'ai créé une séance de sophrologie offerte. Un temps pour soi. Le lien est disponible dans la bio ou dans la description de cet épisode. Et si cet épisode t'a aidé, j'aimerais te demander une seule chose. Choisis une personne à qui il pourrait faire du bien et partage-lui cet épisode. Merci d'être là, prends soin de toi, prends soin de ceux que tu aimes et surtout, n'oublie jamais que la relation la plus importante que tu construiras dans ta vie et celle que tu entretiens avec toi-même. Rappelons-nous que les clés du bonheur et de l'harmonie sont déjà en nous. Le cheval nous apprend juste au regarder. Alors abonnez-vous pour continuer cette aventure avec moi. A très vite !