Speaker #0Bienvenue dans Au coeur des femmes, un espace où on parle de toi, de nous, de tout ce qui fait que parfois on se sent écrasé par le poids des responsabilités, par l'attente des autres, par cette sensation de devoir toujours être disponible, efficace, performante, bref, tu as compris. Aujourd'hui on va parler d'un sujet qui touche presque toutes les femmes, la charge mentale. Tu sais, cette impression de ne pouvoir jamais arrêter de penser. même quand tu es censé te reposer, même quand tu es censé prendre du temps pour toi, tu as toujours cette voix dans ta tête qui te rappelle les choses à faire, les gens à qui tu dois penser, ce que tu dois prévoir, ce que tu dois organiser, comment tu dois le gérer, et ça c'est pas juste un emploi du temps chargé. Tu sais c'est un poids sur tes épaules, une pression constante que tu portes, sans même t'en rendre compte, elle est là. Cette pression t'accompagne 24h sur 24. Et je vais te poser une question, une seule. Quand est-ce que tu as pris un vrai moment pour toi la dernière fois ? Alors entends-moi bien. Pas un moment volé. Pas une pause entre deux obligations. Pas un moment que tu... Tu t'es soi-disant accordé, mais pendant lequel tu faisais quelque chose d'utile. Non, non, non, rien de tout ça. Un moment qui t'était destiné rien qu'à toi. Toi, avec toi-même. Un moment où tu n'étais pas en train d'anticiper les choses à venir, de préparer ce qui va arriver. Et surtout un moment... où tu ne te sentais pas coupable. Tu sais, ce moment où tu prends du temps pour toi, mais que tu ne culpabilises pas. Alors si tu dis non, je ne sais pas, écoute l'épisode jusqu'au bout, tu es vraiment concerné par la charge mentale. Si tu dois réfléchir à ce que je viens de te dire, si tu te poses la question et que tu n'as trouvé ni aujourd'hui, ni hier, ni durant la semaine, ni la semaine passée, C'est peut-être parce que ce moment n'existe plus dans ton quotidien et qu'on s'entende bien. Ce n'est pas une question de volonté. Si je devais te résumer ça, c'est comme si je dirais qu'en fait ton temps ne t'appartient plus. C'est dur de l'entendre. Mais finalement, on t'a quelque part dépossédé de ton temps. Peut-être que tu es en postpartum et que depuis l'arrivée de ton bébé, tes journées sont un enchaînement de tâches et de sollicitations. Forcément, tu dois être disponible 24h sur 24 pour ton bébé. Tu dois le nourrir, tu dois le bercer, le changer, répondre à ses besoins, répondre à ses pleurs, l'endormir, recommencer. Et dans tout ça, finalement même respirer ça devient du luxe. T'as pas le temps d'aller aux toilettes, t'as pas le temps de prendre une douche. Et puis quand on te dit, mais t'as mangé quand la dernière fois ? Euh, je sais plus, c'était hier. Je te dis, respirer ça devient du luxe. Puis peut-être que tu es étudiante, et que tu ressens cette pression constante de devoir réussir. Tu dois jamais rien lâcher, étudier constamment. Parce qu'attention, tu risques d'échouer. Ah oui, on t'a fait peur avec l'échec. Il n'y a pas d'apprentissage. C'est une question constante. Il faut étudier, il faut réussir, il faut aller de l'avant. Et puis on te met dans une case à laquelle tu dois correspondre et il faut absolument que tu fasses tout exactement comme il faut. Mais peut-être que tu travailles, que tu enchaînes les journées. On te voit, girlboss. Parce qu'on en attend toujours plus de toi. Quoi que tu fasses, c'est jamais assez. Faut toujours donner plus. Et puis quand tu penses avoir fini, ah ben non, on a autre chose à te demander. Et en plus, le soir, quand tu rentres chez toi, et que tu te dis que tu allais enfin souffler, ben finalement, t'es trop fatiguée, en fait, pour pouvoir en profiter. Ou peut-être que tu es simplement une femme qui jongle par dos entre plusieurs rôles, qui porte plusieurs casquettes. de t'occuper de tes proches, tu as des obligations, ta vie personnelle. Mais dans ce parcours-là, toi tu as été mise de côté. Et ça, c'est épuisant. C'est épuisant tant physiquement que moralement. de s'être perdu dans son propre chemin. Tu sais, le problème, c'est qu'on a appris que, finalement, se mettre sur un piédestal, se donner de la valeur, se prioriser, en fait, c'est égoïste. Tu ne dois pas te mettre en avant. Mets-toi un peu en retrait. Il faut d'abord penser aux autres, parce que c'est généreux. Mais pourquoi tu veux prendre ce temps pour toi ? Fais quelque chose d'utile. D'ailleurs, quand un enfant dit « je m'ennuie » , ben trouve-toi un truc à faire. Ben non, c'est bien de s'ennuyer. Ça nous apprend à prendre du temps pour soi. Dès le plus jeune âge, on nous dit « une femme » . Ça doit être disponible, ça doit assurer 24h sur 24, ça doit tout gérer sans faillir. Une femme, c'est un robot sur lequel il y a le bouton ON, mais il n'y a pas de bouton OFF. Une femme, c'est une intelligence artificielle qui doit parfaitement pouvoir faire les choses. Elle n'a pas le droit à l'air. Une femme, c'est un disque dur dont la mémoire est infinie. Elle doit pouvoir tout stocker. Et là j'imagine que tu penses à la même chose que moi si tu es maman. Si tu es un conjoint, si tu as des enfants, des frères et soeurs ou peu importe. Tu es la personne qui sait où se trouve chaque chose dans ta maison. Tu es la personne qui retient les dates d'anniversaire de tout le monde. Tu es la personne qui sait ce qu'il y a dans le frigo, ce qu'il manque dans les armoires. Tu es la personne qui sait exactement quand il va manquer du lait pour ton bébé ou des pamperses. Et c'est à toi qu'on va poser la question. C'est toi qui dois gérer l'administratif de la famille. Tu vois le robot ? Il y a un bouton « on » . Mais il n'y a pas de bouton « off » . Et dans tout ça, toi tu continues encore et encore et encore jusqu'à ce que tu sois tellement épuisé que même quand quelqu'un te dit « est-ce que tu respires correctement ? » tu le regardes en disant « mais j'ai pas le temps moi pour ça » . Tu te rends compte ? Tu n'as pas le temps de respirer correctement ? C'est devenu une tâche pour toi ? C'est devenu un fardeau ? Et le pire, le pire, c'est quand enfin tu as un moment pour toi Tu culpabilises. Tu culpabilises de te prendre ce moment pour toi. Parce que pendant ce moment-là, tu aurais pu faire quelque chose d'utile. Tu aurais pu très bien être productive. Tu aurais pu apporter quelque chose aux autres. C'est là que la charge mentale devient un piège. C'est un cercle vicieux. Parce qu'elle ne va te laisser aucun répit. Tu vas constamment être sollicité. Mais tu as le droit de t'arrêter. Tu as le droit de t'arrêter. Là, maintenant, peu importe l'heure à laquelle tu écoutes le podcast, c'est ton moment. Tu as le droit, sans culpabiliser, sans justifier, c'est légitime, tu as le droit de t'arrêter. Et dans tout ça, il faut créer de l'espace pour soi-même, même dans le chaos. On ne va pas se mentir, on ne peut pas tout arrêter, ce n'est pas possible. On peut changer certaines choses un petit peu à la fois, un peu chaque jour. Dans un premier temps, je t'invite à revoir ton temps différemment. Si tu es en postpartum, tu es en train de donner énormément. Mais au lieu de penser, je n'ai pas le temps pour moi. Je dois tout faire, je dois absolument tout faire. Demande-toi comment tu peux exister dans ce que tu fais déjà. Écouter un podcast ou de la musique pendant que tu alètes ou que tu donnes le biberon. Profiter d'un pot à pot avec ton bébé. Pendant qu'il est en pot à pot, tu me fais de la respiration diaphragmatique. Fais-toi du bien. Libère ton ocytocine. Produis de la sérotonine. Fais-en profiter ton bébé. Si ça peut t'encourager, si ça peut te booster de savoir que si tu te fais du bien à toi-même, tu en fais à ton bébé, je te le dis. Respire, prends le temps de respirer parce que ça va t'être profitable à toi, mais également à ton bébé. Et puis rien ne t'empêche de porter ton bébé. porte-bébé physiologique qu'on s'entende bien, ou un écharpe, et aller te promener 10 minutes. Même 10 minutes, 1 heure, 3 quarts d'heure, ce que tu veux. Mets ton bébé en écharpe et va te promener, va faire un tour, seul ou avec une amie, peu importe. Choisis le moment qui te fait du bien à toi, que tu veuilles être accompagné ou que tu veuilles le faire pour toi, tant que ce moment est consacré à toi. Deuxièmement, tu peux alléger ta charge mentale avec des rituels. Par exemple, en préparant des repas à l'avance, pour ne pas avoir à y penser tous les jours. Personnellement, ce que je dis à mes patientes, c'est, si tu es sur ta fin de grossesse et que tu sens que tu as encore de l'énergie, fais des plats et congèle-les. Parce que le jour où tu verras que tu n'as pas le temps, tu seras bien heureuse de savoir qu'en ouvrant ton congélateur, les repas seront prêts. Crée-toi des habitudes fixes. Tous les matins, réveille-toi 10 minutes avant les enfants, pour avoir 5 minutes pour respirer, boire ton café, méditer, peu importe. Mais pour commencer ta journée en t'étant mise en valeur, en t'étant accordée, en t'ayant, en t'étant, en ayant, en t'ayant qu'à accorder du temps. Je vais y arriver. Et puis, j'ai envie de te dire... Tu n'es pas un disque dur. Concrètement, tu es une femme, tu es un être humain, tu n'es pas un disque dur. Alors mets sur papier ce que tu as à faire. Écris-le. Laisse ton cerveau se libérer. Décharge-le. Prends un vrai moment intouchable. Si tu es en postpartum, demande à quelqu'un de garder ton bébé. 10 minutes. Va prendre une vraie douche. Fais tes soins, fais ce que tu veux, mais c'est une vraie douche. Profites-en, savoure-la. Si tu travailles, fais une pause sans téléphone, sans distraction. Tu peux par exemple fermer les yeux. 10-15 minutes. Recharge ta batterie. Si tu es étudiante, qu'en ce moment tu es en train d'étudier, que tu es en plein blocus, que tu prépares ton mémoire ou peu importe, accorde-toi 10 minutes. Sans culpabiliser, sans te justifier, c'est légitime, tu y as droit. Tu y as droit tant que tu te l'accordes. Ce moment doit être sacré. Accorde-le-toi, il est à toi. Quatrièmement, arrête de sacrifier ton sommeil. Qui a dit que tu étais obligé de renier sur tes heures de sommeil pour avoir du temps pour toi ? Tu sais que si tu es fatigué, ta tolérance à la douleur, ta tolérance à tout ce qui est insupportable diminue. Tout devient plus lourd. La fatigue peut être meurtrière. Si ton bébé est encore petit, et que tu es réveillé souvent la nuit, dors en même temps que lui. Même si c'est court. Alors je sais, tu dois te dire, je déteste cette phrase, c'est n'importe quoi. Quand bébé dort, on en profite pour faire autre chose. J'en reviens à la priorité. Tu t'es peut-être réveillé 3-4 fois cette nuit. La journée, t'as pas eu le temps, t'as peut-être eu des visites, peu importe. Et là ton bébé dort. Ta priorité, est-ce que c'est de t'endormir ne serait-ce que 15 minutes pour recharger ta batterie et faire ce que tu as à faire, ou t'épuiser encore plus, à tel point que tu ne seras plus capable de fonctionner ? Médite là-dessus. laisse les tâches secondaires de côté. Si le linge n'est pas plié tout de suite, ce sera fait plus tard. Si le linge n'est pas plié par toi, il sera plié par quelqu'un d'autre. Ce n'est pas la fin du monde s'il n'est pas plié. Accepte l'aide qu'on te propose, peu importe qui c'est. Ta famille, ta belle famille, tes amis, peut-être un groupe de femmes qui t'accompagne, peu importe qui c'est. Accepte l'aide qu'on te propose. Par aide, c'est faire le ménage, faire à manger, garder tes enfants, je ne sais pas, promener le chien, faire ta lessive. Peu importe ce que c'est, accepte. Ça ne peut que te décharger. Ça n'amoindrit pas ta valeur. Tu n'en es pas plus autant faible. Au contraire. Et si tu travailles ou que tu étudies, essaye. de ne pas toujours repousser l'heure à laquelle tu vas dormir. C'est important. Tu sais, cette liste, cette to-do liste que tu vas t'écrire, elle va souvent être longue. Et puis au fur et à mesure de la journée, il est même possible parfois qu'en ayant écrit ta to-do liste, tu aies oublié des choses et tu rajoutes des choses sur cette to-do liste qui était déjà faite. Parce que t'as pas arrêté de cogiter sur cette to-do liste qui était censée te décharger. Je vais te rajouter un truc. Point 6, point bonus, appelle-le comme tu veux. Tu vas faire une to-do liste. Mais sur cette to-do liste, tu vas prioriser 3 choses. Pas 10, pas 15, 3. Uniquement 3, que tu feras dans la journée. Parce que si tu en mets 10, si tu en mets 15, quand une sera cochée, 3 autres apparaîtront. Et finalement... il n'y a plus rien de prioritaire. Tout sera prioritaire. Tu n'auras jamais de temps pour toi. Et ça ne s'arrêtera jamais. Et finalement, ton temps, ça deviendra un sable mouvant. Le but, c'est que cette charge mentale diminue. Alors peu importe l'heure à laquelle tu écoutes mon podcast, que ce soit ce soir ou peut-être demain matin en conduisant pour un long travail, peu importe. J'aimerais t'inviter à te poser une question. Et s'il faut, je te le répète 100 fois, écris-la, Ausha sur un papier, grave-la dans ta tête. Cette question c'est, qu'est-ce que je vais faire pour moi, là, maintenant ? Tout de suite, pose-toi la question, prends le temps de trouver la réponse, même si c'est une seule chose. Qu'est-ce que je vais faire pour moi, là, maintenant ? Même cinq minutes. Même un tout petit geste. Mais fais-le. Parce que tu sais, si tu ne te mets jamais sur ta propre liste, personne ne le fera pour toi. Personne ne va te prioriser. Tu es responsable de toi-même. Tu es responsable de ton temps. Ne laisse personne te déposséder de ton temps. Mets à profit chaque personne autour de toi. Ne porte pas le poids des responsabilités des autres. Apprends à déléguer. Déléguer à ton conjoint, déléguer à ton ami, déléguer à ton frère ou ta sœur, déléguer à tes enfants, déléguer à tes parents. Parce que finalement, déléguer à l'autre, c'est aussi lui permettre d'assumer le poids de ses responsabilités. Et n'oublie pas que si tu dis non à l'autre, ce n'est pas le déshonorer, ce n'est pas lui manquer de respect. C'est te dire oui à toi. Et peut-être qu'en disant non à l'autre, et en te disant oui à toi, en te permettant d'avoir de la valeur, en te permettant de te reposer, en te permettant d'avoir du temps pour toi, tu seras même plus à même de pouvoir être bienveillante par rapport aux autres. Parce que la bienveillance, elle commence par soi-même. Si tu t'es senti concerné par mon épisode, par le sujet de l'épisode qui est la charge mentale, n'hésite pas à venir en discuter avec moi par message sur Instagram, par mail. Et puis, souviens-toi que tu n'es pas seul. On est toutes concernées. Et surtout, tu mérites mieux que de passer ta vie à tout donner sans jamais rien garder pour toi. Et maintenant, fais-toi une promesse. Ne laisse pas cette réflexion s'arrêter ici. Dès que cet épisode se termine, fais une chose, une seule, mais fais-la pour toi. Quelque chose qui te fait du bien, quelque chose que tu ne fais jamais sans culpabiliser, quelque chose qui n'est pas productif, mais juste pour toi. Et si tu veux me dire ce que c'était, tu peux me l'écrire par mail, tu peux me l'écrire par message sur Instagram ou en commentaire ici si tu veux partager ton expérience avec les autres. Parce que je veux que tu prennes ta place, parce que tu la mérites. Si cet épisode t'a parlé, abonne-toi pour ne rien rater des prochains épisodes. Et surtout, partage-le avec les femmes autour de toi. Peut-être ta sœur, ta mère, une amie, une collègue. Peut-être que si toi tu ressens ce poids, elles aussi. On a toutes besoin d'entendre ces mots. À très bientôt dans Au cœur des femmes, le podcast qui te veut du bien.