Speaker #1J'étais prof de PS, j'ai trois enfants et je suis un aventurier dans l'âme. Je suis un passionné des sports outdoor en général. Je suis un pratiquant assidu du raid aventure. et des formats de trail très très longs XXL. J'ai 53 ans aujourd'hui. Moi, jeune, j'étais sur un stade d'athlétisme de nombreuses heures par semaine. J'ai commencé par l'athlétisme. Et donc j'avais une pratique de la course à pied plutôt sprint. Et je m'en suis écarté, je suis parti sur les sports de plein air variés. Et la course à pied était un... C'était un entraînement complémentaire de toutes mes autres pratiques de plein air. Et puis, dans les fins des années 2010, j'y suis revenu parce que les efforts en solitaire m'intéressaient. Et donc, je suis parti. Je me suis remis à m'entraîner un peu plus sérieusement à pied, on va dire, sur de la course à pied. Alors que ce n'était pas le cas entre mes 30 et 45 ans. D'accord, voilà, donc c'est plutôt, voilà, ça a été ma première activité, et c'est de nouveau une de mes activités principales aujourd'hui, mais ça n'a pas été le cas toute ma vie. J'en avais marre de tourner en rond autour d'un stade, sur un stade de 400 mètres, j'ai eu envie de changer de vie, j'étais en région parisienne, j'ai eu envie de soleil, et j'ai eu envie de découverte un peu avant mes 30 ans, et voilà. C'est le hasard des rencontres aussi, souvent, qui modifie nos pratiques, moi j'ai un... J'ai un ami qui m'a fait découvrir un raid par équipe de deux sur Dijon, où on alternait la course à pied, du vélo et du kayak. Ça a été un petit peu le coup de foudre et je suis parti sur cette activité de raid multisport aventure. Moi, je suis jurassien, mais j'ai vécu en région parisienne jusqu'à mes 28 ans. Et puis ensuite, j'ai eu envie de soleil, je suis parti dans le Vaucluse. Je suis dans le Vaucluse depuis 25 ans. Mais si tu veux, mes racines sont jurassiennes. J'étais venu... Je participais à un trail de red light dans les années 2010, mais c'était à peu près ma seule venue. Si j'étais venu en famille une fois un week-end, j'avais une méconnaissance totale de la chartreuse. Et c'est vraiment la Terminorum qui m'a fait découvrir ce massif. Pour être franc, c'était surtout la Barclay qui me faisait rêver. Et quand j'ai voulu m'inscrire à la Barclay, j'ai essuyé un échec à ma première demande. Et je me suis dit qu'il ne fallait pas que je reste là-dessus et qu'il fallait que je teste la version française. Et voilà, c'est un peu comme ça que je me suis inscrit sur cette Terminorum en 2023, en me disant que ce serait une super préparation pour la Barclay. Et je t'avoue que quand je regardais les premières éditions, ça me paraissait infaisable. Et voilà, je ne m'étais pas engagé sur la Terminorum les premières éditions parce que ça me paraissait... à lire, à observer les résultats. Je me disais que c'était un chantier impossible. Et voilà, donc j'étais plus parti sur la barque que dans un premier temps. Dès la première édition, j'ai suivi comme un observateur intéressé. Et je regardais chaque année un petit peu comment ça se passait, les résultats, d'autant que les coureurs qui participaient, je les connaissais bien. Par exemple, David Barranger, c'est un copain qui fait du raid. Donc voilà, je suivais un peu. Et avec un gros point d'interrogation en me disant que cette course ne va même pas au-delà du troisième tour. Je me disais que c'est un tort des géants en orientation et le timing annoncé me paraît impossible. C'était mes réflexions à l'époque. Parce que c'est tout ce que j'aime. C'est une aventure, c'est en orientation, c'est hors des sentiers. C'est un grand jeu. Ce que j'aime dans le raid d'aventure, c'est que c'est un jeu au final. C'est hyper ludique. C'est étonnant de parler de courses ludiques sur des durées aussi longues. Mais pour moi, à chaque fois que tu trouves une balise, à chaque fois que tu trouves une coupe pour gagner du temps, c'est jubilatoire. moi c'est ce que j'aime, alors dans le Red Adventure on est en équipe j'adore aussi ce partage sur une Barclay, sur une Terminorum, on est aussi en équipe au final ça je l'ai découvert très vite dès ma première expérience à la Terminorum c'est-à-dire que seul c'est très compliqué les premiers tours et qu'on est bien plus fort en équipe et c'est ce que tu remarques tout de suite sur un premier tour il y a une énorme solidarité en 2023 on s'est retrouvé très rapidement avec François et lui avait de l'expérience sur cette course cours c'est pas moi et il m'a énormément aidé à être finisher c'est clair d'avoir fait deux tours avec François Deveau ça a été un tremplin et je sais pas si au final j'aurais réussi sans lui j'étais venu comme ça j'ai envie de te dire un peu sans avoir approfondi le sujet parce que j'étais pas venu reconnaître la chartreuse j'avais suivi assez de loin enfin j'avais suivi l'épreuve chaque année mais quand même de loin et en fait j'ai un petit j'ai eu un peu un coup de foudre Et puis bon, la PN a été tellement énorme, tu vois, j'étais le premier finisher, ça m'a marqué au fond. Et puis, c'est un peu, quand tu participes à une course comme ça, c'est comme la Barclay, tu rentres dans une famille et c'est pas évident ensuite de ne pas être présent. Tu vois, en 2024, j'y étais pas, je suis pas venu et j'ai suivi la course, mais là pour le coup, mais non-stop, à lire tous les articles du Dauphiné, tu vois, c'était... Et ça marche ! Ça m'a perturbé de ne pas y être. Ça m'a dérangé même. Donc voilà, je pense que ces courses-là, elles te happent en fait. Elles te font rentrer dans un petit cercle et tu as juste envie d'y rester. Parce qu'il y a tout ce que j'aime. Il y a de la simplicité, il y a de la chaleur, il y a de la solidarité, il y a de la bienveillance. Ça n'a rien à voir avec une grosse course de trail. C'est un petit truc à part. C'est une famille. Tu rentres dans une famille. Clairement, ça a été un tremplin pour moi. Je finis avec beaucoup d'avance. Je suis le premier. Derrière, il y a eu une médiatisation de fou. Je ne te cache pas que je suis arrivé, j'avais eu un peu de visibilité avec ma victoire au Thor. Avec ma victoire au Thor des glaciers. Globalement, je restais le coureur de Red Adventure un peu dans l'ombre. Et au niveau médiatique, ça a été énorme. J'ai eu des appels. Tous les grands médias nationaux en ont parlé. Ça a été énorme. Ça m'a permis également d'avoir des sponsors. Enfin, tu vois, ça a quand même changé complètement ma carrière. Ça a été comme une rampe de lancement. Et c'était inattendu. Parce que j'avais fait... Si tu veux, j'étais en pleine saison de Red Aventure. La Terminarum, c'était un moment de la saison. Mais je l'avais préparé... Je ne l'avais pas préparé spécifiquement, j'avais enchaîné avec mon entraînement de Red Adventure qui était parfait pour ce genre d'épreuve. Donc ça a été une énorme surprise parce qu'en même temps, je venais en me disant que ça devait être compliqué de faire moins de 80. En même temps, moi, je ne me fixe jamais de limite, donc j'y crois. Au départ, j'y crois. Et puis au fur et à mesure des tours, je me dis que oui, effectivement, c'est jouable. Mais en fait, c'est une surprise que tu découvres au premier tour, au deuxième tour. À la fin du deuxième tour, je me disais que c'était bon. que c'était jouable, mais avant le départ, j'en avais aucune idée. C'était un petit cadeau du ciel, ça m'a fait sourire, en fait, ça fait sourire. Parce qu'à 50 ans, t'as pas forcément besoin de ça pour vivre. Donc c'est un petit clin d'œil. Je trouve que c'est un super message, en fait, à tous les quinquagénaires, et même les quarantenaires, de dire, bon ben voilà, on est loin d'être finis, les gars, les filles, il faut y aller, quoi. Il faut croire, il faut y croire, et puis on peut continuer à rêver, non ? Si tu veux, ouais, c'est un petit clin d'œil de la vie, ça m'a fait sourire. Après... Aujourd'hui, ça me permet de passer, d'essayer presque d'envie, parce que toutes mes activités pro vont être en lien avec la course à pied, le trail. Aujourd'hui, ça me permet un changement pro, c'est assez fou. C'est un challenge qui est hyper excitant. Quelque part, la terminera, mais c'est un peu grâce à elle aussi. Je me suis préparé de façon classique avec beaucoup de dénivelé. J'ai tenté un pari fou. J'avais programmé une tentative de record du GR20 fin mai, mais il y avait trop de neige. J'ai repoussé et j'ai fait 11-12 jours avant. Le GR20 en Corse en mode non-stop depuis 40 heures. Et ce n'était pas sûr que je récupère. Je m'étais bien préparé au mois de mai. J'avais été blessé à la Barclay. J'avais eu un mois d'avril de convalescence. Je me suis bien préparé au mois de mai avec beaucoup de dénivelé sur ces deux objectifs, cet enchaînement GR20 et Terminoron. Et au final, je n'avais pas des sensations extraordinaires sur le GR20. Par contre, le rebond a été très bon pour la Terminorum. Du coup, j'ai bien surcompensé comme si le GR20 avait été un week-end choc d'entraînement et assimilé. C'était un challenge d'enchaîner les deux, mais ça s'est bien passé. En 2023, j'avais largement été en dessous des 80 heures. Je me doutais bien que le Triumvirat me voyait en revenir à l'époque. poser un challenge vraiment très difficile. Donc, mon expérience de la Barclays cette année m'a aidé psychologiquement à rebondir pendant la course parce que je savais que cette terminorome cette année serait peut-être aussi très très compliquée à finir. Ce qui m'a permis de revoir mes objectifs et de viser une fun run au vu de la chaleur et du parcours. Je suis extrêmement heureux d'avoir fini cette fun run, surtout à 4 minutes du cut. ils ont rajouté une difficulté c'est qu'ils nous ont fait partir à minuit donc ça veut dire qu'on est parti avec une nuit blanche et du coup pour finir la terminorome cette année il fallait quasiment 4 nuits blanches ce qui est injouable en 2023 il y a 2 ans comme j'avais de l'avance j'avais dormi après chaque tour j'avais dormi dans ma tente sur mon matelas entre le tour 2, tour 3 entre le tour 3, le tour 4 et entre le tour 4 et le tour 5 ce qui m'avait permis d'aller au-delà, de finir en ayant un peu de sommeil pendant la course. Cette année, en partant à minuit avec un parcours long comme ça, ça voulait dire qu'il fallait faire cinq tours sans dormir. Et je t'avoue que 80 heures sans dormir, la sans dopage, c'est quasiment impossible. Je pense qu'avec un niveau physique comme j'avais cette année, un départ en fin de nuit et une chaleur moindre, c'est peut-être envisageable mais ça fait beaucoup de 6 j'aurais trop envie de revenir l'année prochaine et de me dire allez on va aligner les 3 6 que je t'ai dit là et on va le faire sauf que j'ai envie aussi de faire une traversée des Pyrénées en mode record et le mois de juin c'est idéal je veux faire la PTL pour la première fois aussi la petite trottinette et en fait je ne peux pas tout caser dans une saison de 3-4 mois d'été où il y a tellement de projets d'anses. Donc écoute, c'est encore en réflexion. Je reviendrai un jour à la Terminorum quand je sais pas. En tout cas si je reviens pas je vais suivre ça. Je te répondrai pas la même chose pour les deux éditions que j'ai faites. En 2023, la Terminorum c'était plus un trail orientation pour moi, c'est à dire qu'on était essentiellement quasi tout le temps sur des des chemins et des sentiers, même assez courants. on pouvait avoir une bonne moyenne de course. Cette année, à Terminorum, on a eu énormément de hors-sentiers, on a évolué dans des rivières, avec des livres vraiment très compliqués à trouver. Ils nous ont proposé des vieux sentiers qui étaient quasiment fermés. Donc là, on se rapproche d'un parcours Barclay qui lui est quasiment complètement hors-sentier, dans des pentes improbables, avec un sol fuyant. Donc, la différence est moindre qu'il y a deux ans. C'est-à-dire qu'on s'en rapproche dans la philosophie. Alors, la philosophie est la même. Le concept de course, il n'y a pas beaucoup de différence. Il reste une différence très importante, c'est la durée. C'est ce qui va peut-être rendre à l'avenir la Terminorum aussi dure, voire pourquoi pas plus dure que la Barclays, c'est cette durée de 80 heures. Tu peux faire ça. Il n'y a aucun problème pour ne pas dormir pendant 60 heures. 80 pour moi, c'est une limite qui devient très compliquée. Donc ça, c'est une réelle différence. Il y a une autre différence qui n'est pas anodine. C'est la relation aux médias, aux réseaux sociaux, à la pression que peut mettre la Barclay à ce niveau-là. Le point négatif de la Barclay, c'est qu'ils veulent que ça reste... Un petit club très fermé, non communiquant. Et ça génère beaucoup de stress pour les assistants et les coureurs. Parce qu'il faut faire gaffe de ne pas faire des bourges, il ne faut pas être quelqu'un... Aujourd'hui, tout le monde parle de tout, et des fois, à ta place, on va parler de ta participation à la Barclay, alors il ne faut pas le dire. La Terminorum est beaucoup plus décontractée à ce niveau-là, il y a un suivi live de journalistes, les assistants peuvent aller à beaucoup plus d'endroits. Il y a une simplicité et une connexion aux médias actuels et aux manières de fonctionner qui est beaucoup plus simple. et du coup qui est beaucoup plus zen pour les coureurs genre tu vas te faire une séance de dénivelé en mode hamster, tu fais des allers-retours et puis tu vas faire 4000 mètres de dénivelé sur une pente de 200 mètres tu vois c'est des trucs de ce style là c'est des entraînements où tu es complètement focus sur un objectif, tu vas aller chercher la pente la plus raide et tu vas la répéter la répéter, la répéter, la répéter en écoutant de la bonne musique parce qu'il peut y avoir des moments un peu longs, ça peut être du reggae moi j'adore le reggae mais ça peut être du rock un peu pour te réveiller Merci. des musiques plus douces pour t'apaiser. J'ai une playlist assez hétéroquite. La plus grosse erreur ? Cette année, je ne pense pas en avoir commis. Si, la plus grosse erreur pour moi, c'est en 2023, après l'arrivée, d'avoir un peu trop dit à haute voix, sans trop réfléchir, la façon dont j'avais ressenti les choses. Et ça a pu me faire passer pour quelqu'un de blasé. qui n'avait pas forcément... Tu vois ? Alors que ce n'est pas du tout moi. Juste, j'avais 8 heures d'avance sur les 80 heures et au final, ça changeait pas mal la donne de la façon dont je l'avais vécu. C'est ça que je voulais exprimer. Mais en aucun cas, je voulais dire que c'était une course facile. C'était de la rigolade, tu vois. Et ça, ça peut être perçu comme ça, alors que ce n'est pas du tout moi. Moi, je respecte vraiment les organisateurs, les courses. Des fois, voilà, quand tu n'as pas dormi depuis 70 heures, tu parles sans réfléchir. Tu vas être sincère, mais en même temps, ça va... avec les médias actuels, ça ne va pas être compris comme toi tu as voulu le dire. Mais voilà, ça a été une erreur de communication que je regrette, mais de toute façon, une fois que c'est dit et que c'est relayé, c'est marrant. Alors là, cette année, c'est le passage au col sous le Charvençon. Tu sais, il y avait plein de monde. Pour moi, c'est un moment magique, c'est-à-dire que je suis à la tombée de la nuit, je vois du monde au loin et puis ça s'agit. et puis ça crie et là je suis tendu sur le timing et ça me donne une énergie il y a tous ces campeurs qui vont faire une Ausha mes supporters quelques suiveurs comme toi c'est un moment magique que tout coureur voudrait vivre dans sa vie tu repars, t'as plus le sommeil c'était ma troisième nuit, je me suis dit il ne faut pas que tu sois happé par le sommeil en l'occurrence là, j'ai pas du tout eu le sommeil derrière Là tu es focus, tu regardes l'heure, tu essaies de bien te souvenir par où tu es passé la fois d'avant, les livres. Je suis hyper concentré et hyper motivé derrière, c'était grandiose. Au Tor des Glaciers, il y a toujours un accueil dans les refuges, surtout quand je suis passé en tête. C'est vrai que le coureur qui est en tête sur le Tor, quand il arrive dans les bases de vie, mais encore plus dans les refuges, c'est phénoménal l'ambiance. Tu as les cloches qui sonnent, ils crient, ils t'encouragent. Mais des fois, tu es à 500 mètres et ils te voient arriver sur la crête. Tu pleures. Moi, je pleure à chaque fois. C'est des moments que je fais. Si je fais ces épreuves-là, c'est pour aussi vivre des émotions. Et là, les émotions personnelles que tu ressens dans ces moments-là, elles sont inégalables, quasi. La Terminorum, j'ai pleuré. Je me souviens plus si j'ai pleuré, j'étais hyper ému en tout cas. Je me souviens plus s'il y a eu l'armazan coulé. J'étais dans l'expectative sur la fin de cette fun run et puis j'ai été boosté. Après le dernier livre, j'ai senti que c'était bon. Ça n'a pas été au dernier moment que j'ai vu que ce serait bon. J'ai un peu accéléré à la fin parce que je voyais que le timing approchait. J'ai déjà eu des émotions plus fortes, mais c'était très émouvant d'arriver à se cocher 4 minutes avant. J'avais décidé de ne pas repartir parce que dans l'autre sens, c'était beaucoup plus lent. Je l'avais vu au deuxième tour. J'allais vraiment démarrer dans la troisième nuit sans dormir. J'avais zéro chance sur 100, en toute objectivité, de finir ce tour dans le timing. Il aurait fallu que je le finisse en 15h30 alors que le deuxième, je l'avais fait en plus de 16h. Faire un quatrième tour plus vite qu'un deuxième, c'est juste improbable. Surtout avec une nuit complète dedans. Si tu veux, c'était se faire mal. Je dis toujours que tant qu'on n'est pas éliminé par le timing, on doit continuer, on doit se lancer. Mais là, quelque part, j'ai été éliminé par le timing, même si j'avais le droit de repartir. Il y avait zéro chance. J'adore être dans l'effort, j'adore me battre jusqu'au bout. Mais là, une troisième nuit blanche de suite pour du beurre, le risque c'était que je me blesse, que je me fasse mal. que je prenne des risques sur la suite de ma saison. Donc, ça n'avait aucun intérêt. Et puis, voilà, tu finis sur une fin de run avec 4 minutes. Pour moi, c'était une victoire. Je préférais rester sur une victoire que sur un échec, sur un quatrième tour qui était écrit. Une chose à la terminale, c'est difficile. Quelque chose qui ne me plairait pas. Oui, je ne sais pas. Suite à l'expérience de cette année, je dirais que je voudrais interdire un départ avant 4 heures du matin. Si on pouvait mettre une fourchette entre 4 heures et 12, ce serait mieux. Il y a ces 80 heures. Il ne faudrait pas qu'un jour un coureur prenne des risques ou que des coureurs en viennent à se doper pour ne pas dormir. voilà, j'ai trouvé un bon argument pour qu'on ne parle pas avant 4h c'est toujours marrant de voir les commentaires d'après course de la part de gens qui ne connaissent absolument pas cette course et c'est vrai que c'est un ovni ça paraît complètement Pour certaines personnes, ils ne comprennent pas. Ils se disent, c'est quoi ce cours ? Ça ne sert à rien. Et moi, je trouve qu'au contraire, la Terminorum, elle a toute sa place dans le calendrier, son côté unique, différent. Voilà, cette épreuve, en quelques années, elle est devenue pour moi incontournable du calendrier parce qu'elle offre un visage différent de ces épreuves d'ultra. Elle est unique. Les choses qui sont comme ça, uniques, doivent absolument perdurer, parce que sinon elles vont manquer au paysage de l'ultra-trail. Je ne sais pas si on peut la caser dans l'ultra-trail, parce que si on pouvait la caser plus peut-être dans l'aventure, dans le domaine des courses aventure. Mais voilà, c'est une course à part entière, et vive la Terre minorande.