Speaker #0Bonjour, je suis Cécile Manchon, je suis sexothérapeute. Sexothérapeute, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tous les jours, j'accompagne des personnes ou des couples à retrouver les chemins du plaisir pour vivre une intimité confiante et épanouissante. Vous vous dites que vous êtes cassé, anormal, que vous ne fonctionnez pas normalement. J'accompagne les femmes à s'approprier leur intimité. Ça fait quelques années maintenant que j'exerce et je me rends compte que bon nombre de situations sont partagées par beaucoup de couples. Aussi, maintenant, je vous ouvre un podcast avec la possibilité de débloquer une situation, une croyance et des outils concrets pour y répondre. Chaque épisode examine une situation dans trois dimensions, la tête, le cœur et le corps. Bienvenue dans Au-delà du corps. Aujourd'hui, je vous parle d'une situation à nouveau très courante, que je vois tout le temps en consultation. Sans doute le premier motif de consultation des couples, en fait, la plus fréquente. La symétrie du désir. Vous voyez tout de suite de quoi je veux dire. L'un a envie de faire l'amour, on va dire, trois fois par semaine, et l'autre, si on fait une fois par mois, ça me va très bien. Bref, on n'est pas sur la même fréquence. Mais le schéma est toujours le même. L'un veut, l'autre non. L'un est ici, l'autre évite. L'un se sent rejeté, l'autre se met sous pression. Je suis désolé d'avance si j'ai tendance à m'exprimer au masculin pour la personne qui a envie. C'est vraiment la situation qui arrive 9,5 fois sur 10. Mais j'ai vraiment rencontré aussi d'autres situations où c'était plutôt la femme qui était plus désirante. Donc je peux avoir des tics de langage dans le sens où c'est le genre masculin qui va être plus désirant. Ne vous sentez pas ciblé. Je pense vraiment dans une forme d'équité. L'idée, c'est que ça crée une tension invisible et un non-dit qui pèse lourd, parce qu'il y a des associations d'idées au fait de désirer et d'avoir envie. Et du coup, dans le fait de ne pas avoir envie, ça crée aussi d'autres associations, du fait de « pourquoi t'as pas envie ? » « tu m'aimes plus » . Et l'autre « pourquoi tu veux toujours ? » « tu penses qu'à ça ou tu ne m'aimes que pour ça » . Bref, tout ça, c'est un gros décalage et ça crée de l'éloignement surtout. que par rapport aux interprétations et aux associations d'idées qui sont associées au désir. Ce qui est important que vous sachiez, et on va vraiment partir là-dessus pour cet épisode, c'est que l'asymétrie du désir, c'est normal. C'est même la norme, en fait, dans les couples qui durent. D'accord ? Le problème, ce n'est pas l'asymétrie, mais c'est comment vous la gérez ou comment chaque couple la gère. D'accord ? Donc aujourd'hui, on va explorer pourquoi cette asymétrie existe, ce qu'elle révèle. et surtout comment vivre avec sans détruire le couple et sans vous détruire vous-même. Donc toujours les trois dimensions, la tête, le cœur et le corps. C'est parti ! Alors première partie, la tête. Donc pourquoi la symétrie du désir, c'est la norme ? La première chose à comprendre, c'est ça. La symétrie du désir, c'est pas un bug, c'est une caractéristique. Dans les débuts d'une relation, souvent les deux partenaires ont un désir spontané, l'envie arrive en même temps ou presque, c'est la lune de miel, les hormones, la nouveauté, la découverte, l'attirance est là, l'envie est constante ou en tout cas très régulière. Mais voilà, après quelques mois, et c'est normal, cette synchronisation disparaît. Pourquoi ? Et bien en fait, pour plusieurs choses. Déjà, il y a l'espèce de shoot hormonal qui est lié à la rencontre qui s'apaise. Nous sommes à la base des mammifères qui sont faits pour procréer, et donc nos hormones font bien les choses quand on se rend compte, on a vraiment un shoot qui nous donne envie. Et puis, une fois que pendant quelques mois on a bien consommé, mais qu'on a aussi des moyens de contraception, l'élan retombe, et c'est là que les véritables dynamiques apparaissent, et donc les dynamiques individuelles aussi se révèlent. À la base, on n'a pas tous le même niveau de désir. Certains en ont naturellement plus, d'autres ont moins de libido. On a aussi des cycles personnels au niveau hormonaux, énergétiques, émotionnels. Les contextes de vie sont différents, plus ou moins de charge mentale. Parfois, on peut traverser des enjeux particuliers, le fait d'être au chômage, d'intégrer un nouveau job, de, je ne sais pas, faire construire sa maison, de passer un diplôme, un examen. Bref, tout ça, c'est des phases de cycles. où naturellement l'envie est moins présente. Et on va aussi avoir chacun des façons particulières et différentes de gérer le stress. Et ça, c'est très important parce que le sexe, ça peut être une façon de gérer le stress et de récupérer de la détente. Donc, l'idée que dans un couple sain, les deux devraient avoir envie au même moment, tout le temps, c'est un mythe. Ça, c'est vraiment quelque chose sur lequel c'est important d'arrêter de courir après. Et c'est même un mythe dangereux d'ailleurs, parce qu'il vous fait croire que si vous n'êtes pas synchronisés, il y a un problème. Que quelqu'un est cassé et que la relation est finie. Et donc ça, c'est pas vrai. Vous êtes juste deux humains différents, avec des réalités individuelles particulières différentes. Ce qui est important de savoir, c'est ce que le désir représente pour l'autre. Pour beaucoup, le fait d'être désiré ou de voir que son ou sa partenaire a envie de soi, c'est l'expression de ses sentiments. Or, en aucun cas, le niveau d'excitation n'est un indicateur du niveau d'engagement émotionnel. C'est deux processus différents. On peut être tout à fait raide dingue, fou, amoureux. sans exprimer ou ressentir de désir, parce que tout simplement, peut-être pas d'énergie dans le corps, ou absolument pas focus, ou pas la place pour ça à ce moment-là. Et ça, c'est vraiment important de l'intégrer, parce que c'est quelque chose que, dès qu'on le pose dans plein de dysfonctions sexuelles, ça remet les choses assez tranquilles. Je pense à des situations de panne, enfin de panne d'érection, ou de manque de lubrification. En aucun cas, l'excitation de votre corps ou l'expression de votre désir, s'il est plus spontané, ça ne reflète votre engagement émotionnel. Là où c'est important aussi de réguler les choses, c'est qu'on peut avoir un cycle de poursuite-distance. Celui qui a envie va vers, l'autre ne veut pas être dans la situation où rejette et donc du coup fuit. Et donc celui, on a comme ça une espèce de chasse à l'autre qui vient... créer une forme de pression. Mais si personne ne dit rien, les choses s'installent et ça crée un malaise très très prégnant. Et ça crée aussi une pression. Alors que le désir ne peut pas du tout naître dans un sentiment de pression, ça commence vraiment plutôt à commencer dans un sentiment de sécurité et d'accueil. Je me souviens d'un couple comme ça qui était venu avec cette situation d'asymétrie du désir. Et donc, assez vite, il apparaît que lui a un poste à responsabilité. On va les appeler Marc et Julie. Donc, Marc a un poste à responsabilité. Pas mal de stress, pas beaucoup de temps autrement dans sa semaine. Et que la régulation du stress, il n'a pas trop exploré ce truc-là. Il n'y a pas de pratiques sportives beaucoup. il y avait la pratique de la moto, on avait beaucoup travaillé là-dessus. Mais en fait, le sexe, avec sa partenaire, apparaissait vraiment comme un moyen, un outil pour lui se reconnecter à leur couple et apaiser la tension dans son corps. Donc en fait, le sexe était devenu un outil de décharge de stress et non plus un outil de connexion émotionnelle. Donc il y a eu un mésusage et elle aussi, ça contribue à la faire se sentir mal parce qu'elle n'était pas du tout dans cette phase-là. Elle était vraiment dans un désir réactionnel avec une charge mentale over. Deux enfants de moins de 5 ans, comme on peut l'imaginer. Et donc lui était dans ce truc où il avait la sensation de perdre sa femme au profit de la maison et de ses enfants. Il y avait plein de choses qui se décalaient dans tous les sens. Et puis, une fois qu'on a pu réguler les choses au bon endroit, finalement, la connexion a pu refleurir totalement de façon épanouissante pour eux deux. C'est là qu'on se rend compte de la puissance de ce qui est associé à ce désir, en fait. Le fait qu'il ne puisse pas y avoir de rapport régulier. Il y avait vraiment le sentiment d'être rejeté pour l'un et de se sentir obligé pour l'autre. L'un qui a peur de perdre son couple. L'autre qui est complètement épuisé, qui ne sait plus où donner de la tête. Donc l'idée c'est vraiment de pouvoir rassurer et de rassérener chacun à chacune. Alors partie 2, le cœur. Comment communiquer ? Comment on sort de là ? Sachant que la première vérité à accepter pour vous deux, c'est vraiment que vous n'aurez jamais exactement le même niveau de désir au même moment. D'accord ? Ça, ça peut arriver, mais comme je dis, c'est un peu comme les alignements de planètes et les éclipses, ça arrive, mais c'est pas tous les jours, c'est pas la norme, c'est pas l'habitude. Faut arrêter d'attendre ça, ça n'arrivera pas. Le but n'est pas de vouloir pareil, c'est plutôt de trouver un équilibre qui respecte les deux. Pas un équilibre où l'un ou l'une se sacrifie, ni un équilibre où l'autre est frustré en permanence. Mais vraiment un équilibre où chacun se sent vu, entendu et respecté. Je vais vous proposer des guidances de dialogue, des amorces pour pouvoir en parler entre vous. Voilà ce que vous pourriez dire. Très factuel, toujours, on parle de soi, de je. J'ai remarqué qu'on a des rythmes différents autour de l'intimité et de la sexuée. Toi, tu as envie plus souvent que moi. Et je vois bien que ça te pèse, je veux que tu saches que ce n'est pas parce que je ne t'aime pas, ce n'est pas parce que tu ne me plais plus. Mais en ce moment, mon corps n'est pas forcément disponible comme avant. Je suis épuisé, stressé, submergé, vous pouvez mettre ce qui vous correspond à ce moment-là. Et quand tu me sollicites, en fait, je ne ressens pas du désir, mais je ressens la pression. Et donc, même si ce n'est pas ce que tu veux faire, c'est ce que je ressens. On peut commencer à guider vers autre chose. J'ai besoin de trouver un autre équilibre, un équilibre où je peux dire non, en fait, sans culpabilité, et où je sais que tu ne vas pas te sentir rejeté. Parce que mon non n'est pas un rejet de toi, c'est juste que mon corps n'est pas là, disponible, en ce moment. Et on peut commencer à ouvrir de quoi tu as besoin pour te sentir connecté dans le couple, pour te sentir connecté à moi. Est-ce que c'est vraiment le sexe ou est-ce qu'il y a autre chose ? Est-ce que c'est la proximité, la tendresse, le fait de se sentir désiré ? Est-ce qu'il y a d'autres façons qui fassent que tu te sentes désiré ? Parce qu'on peut trouver aussi tout à fait d'autres formes d'intimité qui nourrissent ce besoin-là, sans que je doive... me forcer ou me sentir forcée. D'accord ? Ce qui est important dans cette guidance-là, c'est qu'à aucun moment, vous n'accusez, vous ne dites, tu es trop demandeur ou trop demandeuse, tu es un obsédé ou c'est trop pour moi. D'accord ? Ce que vous dites, par contre, et ce qui est audible, c'est qu'on a des rythmes différents. J'ai besoin qu'on trouve un équilibre qui respecte les deux. Et comment on peut nourrir l'espace du couple autrement qu'avec le sexe ? Autre versus, si vous êtes celle ou celui qui a le plus de désirs. Voilà ce que vous pourriez poser comme dialogue. J'ai remarqué que j'ai souvent plus envie que toi. Je vois bien que ça crée une forme de pression et c'est pas du tout ce que je veux. Je veux pas que tu te sentes coupable ou que tu te forces. J'ai besoin que tu comprennes que pour moi, le sexe ce n'est pas juste une envie physique. C'est ma façon de me connecter à toi ou de me sentir proche. désirer, vivant, vivante, de faire vivre le couple. Quand on ne fait pas l'amour pendant longtemps, je me sens coupé, éloigné. Vous mettez ce qui vous correspond, vos sentiments, et ça me fait peur ou ça me met mal. Qu'est-ce qui t'aiderait à avoir plus envie ? Donc là, on va être dans la proposition. Ou en tout cas, à te sentir plus disponible. Est-ce qu'il y a des choses dans le quotidien que je pourrais faire pour te soutenir ? Est-ce qu'il y a des conversations que tu as besoin d'avoir ? Est-ce que tu as besoin de plus de repos ? Voilà. des propositions, et en attendant que ton désir revienne, est-ce qu'on peut trouver aussi d'autres formes de connexion ou d'intimité qui nous permettent de nous sentir bien ensemble, des câlins, des passages, des moments de tendresse, sans que ça mène forcément à du sexe. Voilà, hyper important ce que vous ne dites pas, tu ne veux jamais, tu ne m'aimes plus, tu es frigide, ce n'est pas normal qu'on fasse si peu l'amour, bref, tous les vieux clichés qui doivent certainement en plus être martelés dans sa tête. Ce que vous dites, par contre, et ce qui est totalement entendable, c'est « j'ai besoin de collection avec toi, et le sexe, c'est une des façons pour moi. Comment est-ce que je peux t'aider à être plus disponible ? Où est-ce qu'on peut trouver d'autres formes d'intimité en attendant ? » Et donc voici les pistes concrètes pour pouvoir gérer cette asymétrie. Vous allez redéfinir, en fait, l'intimité entre vous deux. Et qu'est-ce qu'il y a quand il n'y a pas de sexe, en fait ? Et là, il y a plein. de petits rituels qui peuvent être extrêmement nourrissants et satisfaisants, rassurants. Des câlins longs, des embrassades, le matin, le soir, selon votre rythme. Moi, j'aime bien proposer aux couples qui viennent me voir, au moment où vous vous retrouvez à la fin de la... Dans ma représentation, c'est en fin de journée, mais il peut y avoir tout à fait des rythmes différents. Vous prenez une minute pour vous enlacer, mais vraiment vous connecter dans les bras l'un de l'autre. Si l'envie est là, vous pouvez vous embrasser avec la bouche, mais vraiment un enlacement. long et profond, significatif, pas quelque chose de mécanique. On peut aussi créer un rituel de massage sans attente sexuelle, ça rassure, ça détend, tout ça, ça crée de l'ocytocine, ça nourrit le lien d'attachement, c'est très chouette. Des moments d'intimité partagés comme les bains ou les douches aussi, ça peut être des chouettes moments. C'est des moments de proximité finalement corporelle qui peuvent... faire émerger du désir, mais si on est d'accord que c'est quelque chose qui n'aboutit à rien, ça va être tranquille, la personne qui est la plus désirante se charge de se gérer, ok ? Ce n'est pas à l'autre de gérer ça. Avoir un planning, ouais, je sais, ça semble anti-romantique, mais c'est le truc que je sors systématiquement, parce que il y a principe dans la vie qui est que le couple n'est jamais dans le top priorité de la gestion de la semaine. Et créer un moment de couple, ça veut dire qu'on se le met en priorité mutuellement. Vous êtes tous les deux co-responsables de ce que ce moment se réalise et c'est important de le mettre en place parce que la vie de toute façon se charge de remplir et de bousculer votre semaine et que le Il y aura toujours quelque chose d'autre à faire en vrai. Si maintenant vous installez ce rituel du tous les jeudis soirs, c'est un moment pour nous deux où soit les enfants ne sont pas là, soit ils sont couchés, soit plein de choses, c'est vraiment ultra important d'avoir ce truc de ritualiser. Ça ne veut pas dire que ça va être un moment où vous allez faire l'amour, mais c'est un moment où vous savez que vous avez l'exclusivité de la présence de l'autre. Ça retire l'angoisse de quand est-ce qu'on va faire, comment on va se retrouver. Aller sur cet espace de l'intimité, sauf forcément que ça devienne sexuel ou désirant, ça veut dire qu'on peut aussi être sur cet espace, je fais le lien avec l'épisode 1, où on va commencer à stimuler le désir réactionnel. et s'il ne... n'aboutit pas, il faut être d'accord, ok, avec le fait que ça n'aboutisse pas et que ça ne va pas plus loin que ça. Et dire que ça change ou que ça devient un moment de tendresse avec de longues caresses, très subtil, c'est aussi un très très beau moment, mais qui ne sera pas sexuel. Et c'est important aussi d'avoir cette conversation ou cette réflexion personnelle sur les contextes qui aident. Je vois ça aussi dans les conversations avec les couples. On garde ce truc du sexe en fin de journée, mais en fait, il y a des âges où il y a des moments de vie où en fin de journée, je suis claqué. J'ai plus le jus, j'ai plus l'énergie pour ça. Ce n'est pas possible. Donc, ça ne va pas pouvoir se faire. Vraiment, le contexte, le moment de la journée. Est-ce que vous avez besoin de choses spécifiques ? Je me souviens d'une femme qui avait absolument besoin de faire une douche avant. Effectivement. On se doute que ça va être un peu... Il y a un contexte de temps différent. Et dans le quotidien aussi, je me souviens d'un couple ou d'une dame, c'est souvent un truc de maman, ça. L'idée que la proximité de la chambre des enfants, ça enlève tout. Et donc là, c'était important de... Je ne sais plus par quoi ils avaient conclu l'histoire, mais mettre un verrou sur la porte de la chambre des parents. Et donc, voilà. Trouver ce qui rassure, tout ce qui est favorable et défavorable. Ça, ça permet déjà de baliser énormément de choses. Troisième partie, le corps. Maintenant, on va aller dans le ressentir. L'idée, c'est que ce ne soit pas juste une différence de planning intellectuel. C'est aussi une différence corporelle. Vos corps parlent deux langues différentes et il s'agit d'apprendre à la traduire et de le ressentir. et de le détecter aussi pour l'autre. Je propose un exercice, comme d'habitude, là, maintenant, parce que c'est maintenant que vous l'écoutez, et c'est maintenant que c'est chaud et disponible dans votre tête. Identifiez votre niveau de disponibilité. Cet exercice, c'est vraiment pour la personne qui a le moins de désir, mais la personne qui a du désir aussi peut tout à fait le comprendre, ça va l'aider à identifier les différences. Installez-vous confortablement et fermez les yeux si vous pouvez. Évaluez spontanément quel est votre niveau d'énergie en ce moment. Vous pouvez vous faire sur une échelle de 0 à 10, tout à fait. Mais est-ce que vous vous sentez épuisé, vidé, reposé, détendu, tendu, stressé ? D'accord ? Voilà, sondez ce qui est là en ce moment. Deuxième question. Est-ce que dans votre corps, vous vous sentez ouvert ou fermé ? Est-ce que votre bassin, si vous arrivez à sentir la différence, détendu ou contracté ? Peut-être que vous ne vous sentez pas, ce n'est pas grave. Est-ce que votre ventre est plutôt souple ou plutôt dur ? Votre poitine plutôt ouverte ou plutôt serrée ? Est-ce que vos épaules sont basses ou remontées ? Ça, c'est des indicateurs de tension ou de détente. Voilà, sondez tout simplement. Et une fois que vous avez, on continue. Visualisez votre partenaire. S'il vous touchait, là, vous voyez l'autre s'approcher. tranquillement. Il vous touche un toucher tout à fait non significatif, genre il pose, ou elle pose sa main sur votre avant-bras. Qu'est-ce que vous sentiriez ? Pas dans votre tête, mais vraiment dans votre corps. Est-ce que c'est agréable, apaisant, connectant, neutre ? Tout à fait possible, en vrai, ni agréable, ni désagréable. Ou alors, plutôt désagréable, intrusif. Trop, et là, vous ressentez du fait un peu dur. D'accord ? Sondez à l'intérieur de vous comment ça se passe. Très bien. Ce que vous venez de faire, c'est d'évaluer votre disponibilité corporelle. Ce qui est important de comprendre, c'est que cette disponibilité, elle varie tout le temps. Elle va, en fait, changer avec votre niveau de fatigue, d'énergie, de stress, votre cycle hormonal aussi, bien sûr. et votre sentiment de sécurité dans la relation. Si dès le matin, j'en sais rien, l'autre est passé, est parti, sans vous dire bonjour ni au revoir, et ça vous a chiffonné, bon ben voilà, ça m'a joué quelque chose. Si vous vous sentez soutenu dans votre vie ou dans votre quotidien, ça ne va pas être la même chose que si vous sentez l'autre complètement à côté de vous, ou à côté de ses pompes. Plus vous apprenez à repérer cet état-là, plus vous pouvez communiquer clairement avec l'autre. D'accord ? Et c'est super important pour l'autre, plutôt que d'avoir un, je ne sais pas, peut-être, et vous êtes complètement affolé avec ça, quoi. D'accord ? Quitte à avoir un code du style, maintenant, je suis plutôt à 2 sur 10. Au moins, c'est clair. Mais peut-être plus tard. Si vous êtes la personne qui a du désir, apprenez à lire le corps de votre partenaire. Repérez les signaux de fermeture, tout ce qui est épaules remontées, regard fuyant, corps qui recule légèrement quand vous approchez, mâchoire serrée, respiration bloquée. Si vous sentez vraiment tout ce qui exprime de la tension ou si vous sentez que ça cogite beaucoup, que ça fait du ping-pong dans sa tête, que ça ne se pose pas vraiment, apprenez à repérer ces signaux avant d'initier et toujours avoir un premier contact par la parole que par le physique. Le but, c'est de créer une connexion qui respecte le corps de l'autre et pas juste votre envie. D'accord ? Le consentement, c'est ça. C'est vraiment dire ce qu'on a envie, le proposer et attendre la réponse de l'autre. Voilà. Moi, je trouve qu'il y a un truc à réattribuer ou à n'oublier dans la vie de couple, c'est l'intimité sans désir. On peut avoir vraiment des moments de connexion corporelle. et de tendresse vraiment l'un avec l'autre, de toucher et de connexion intime très forte sans sexe. Et ça va venir nourrir le couple d'un niveau de qualité qui est très très important. Et le moment du désir et le moment de l'expression sexuelle n'en retrouvera qu'une plus belle encore amplitude et une plus belle satisfaction. Parce qu'on sait que le désir viendra de cet espace de sécurité. Voilà, c'est déjà la fin. Si je récapitule, on est bien d'accord que l'asymétrie du désir, ce n'est pas un problème, c'est la norme dans les couples qui durent très souvent. Trois pistes pour la gérer. En un, on a dit la tête, bien comprendre que vous êtes deux personnes différentes et que pour chacun, le désir recouvre différentes dimensions. Et attendre la synchronisation parfaite est une lubie tout de suite. Arrêtez de courir après cette chimère, s'il vous plaît. Au niveau du cœur, trouvez vos besoins respectifs, ce qui a besoin d'être nourri, et trouvez des compromis, d'accord ? Exprimez là où vous en êtes. Et au niveau du corps, apprenez à repérer votre disponibilité corporelle, ou à capter la disponibilité corporelle de votre partenaire, et cultivez l'intimité sans attente. Là, vous avez vraiment... Quelque chose de très chouette qui peut fleurir. Tout ça, on est d'accord que c'est un travail d'équilibriste. Ça demande de la patience, de la communication, de la souplesse. Et parfois, ça ne se fait pas forcément seul, parce que ce n'est pas forcément si simple pour l'un ni pour l'autre. C'est là que j'accompagne moi en consultation. Créer un espace où chacun se sent vraiment compris et qu'on n'est pas en train de faire n'importe quoi. reconstruire son intimité qui nourrit le couple, qui nourrit les deux personnes où chacun se sent respecté dans ses besoins c'est super important merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout, si cet épisode vous a plu, s'il résonne pour vous ou si vous pensez qu'il peut aider quelqu'un, je vous en prie partagez-le, je suis moi-même amatrice de podcast et une des frustrations c'était de ne pas avoir pris note de ce que j'avais appris ou compris pendant l'épisode que je venais d'écouter. Aussi, j'ai créé pour vous une petite checklist des éléments clés que j'aborde dans cet épisode. Vous la trouverez dans le lien d'accès qui est mis en description et vous pourrez ainsi accéder à toutes les ressources des épisodes précédents. C'est 100% gratuit. Également, si vous êtes prêts à aller... plus loin, je propose aussi des consultations individuelles et en couple, et ainsi on peut faire du sur-mesure. Toutes les infos sont sur mon site. En ligne, je vous retrouve mardi prochain, 6h, d'ici là, prenez soin de vous.