- Speaker #0
Ce podcast est proposé par Au-delà du Mur et Disruptive Audio. Eh ouais !
- Speaker #1
Salut les amis, je suis ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode de podcast. Aujourd'hui, on entre dans une période importante de l'année, ou pour beaucoup d'entre vous, celle des premières grandes échéances. Le semi-marathon de Zurich, les 20 km de Lausanne, le Grand Bride Bern. Ce sont des courses que vous avez préparées peut-être depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Vous avez enchaîné les séances, jonglé avec un emploi du temps parfois chargé, souvent au détriment de moments en famille ou de temps pour vous reposer. Et maintenant que la course approche, une question revient souvent. Qu'est-ce que je dois encore faire pour être prêt ? Pour répondre à cette question, j'ai le plaisir d'accueillir à nouveau Véronique Durer. Elle est formatrice d'entraîneur chez Suisse Olympique et entraîneur dans un club du canton d'Opvald. Elle connaît très bien les réalités des coureurs amateurs. Elle va nous aider à bien gérer cette fameuse période d'affûtage, ces derniers jours avant la course où l'objectif est d'arriver frais, sans perdre le bénéfice de l'entraînement. Et puis, dans la deuxième partie de l'épisode, on parlera d'un autre moment tout aussi délicat, l'après-course. Parce qu'une fois la ligne d'arrivée franchie, on ressent parfois un petit vide, une perte de motivation. Et c'est pas toujours facile de savoir comment rebondir. On parlera aussi du contexte spécifique du cours amateur, comment gérer la frustration si la course ne se passe pas comme prévu, alors qu'on y a consacré du temps, souvent en rognant sur d'autres priorités. Et on verra ce qu'on peut mettre en place, concrètement, pour rebondir ou se donner une seconde chance. C'est un épisode plein de bon sens, de nuances, et qui, je l'espère, vous accompagnera jusqu'au jour J,
- Speaker #0
et après. Je vous souhaite une très belle écoute. Bienvenue dans Au-delà du mur, le podcast pour tous les passionnés de course, qu'il s'agisse de bitume,
- Speaker #1
de nature ou de piste. Que vous soyez débutant ou coureur à guérir, nous explorons ensemble la préparation physique et mentale, la nutrition et la santé pour vous aider à atteindre vos objectifs. Si vous cherchez des conseils pratiques, des témoignages inspirants et des discussions captivantes, vous êtes au bon endroit. Préparez-vous ! Votre voyage au-delà du mur commence ici. Bonjour Véronique, comment vas-tu ?
- Speaker #0
Bonjour Hugo, je vais bien, merci. Et toi ?
- Speaker #1
Magnifique, magnifique. Merci beaucoup de me consacrer à nouveau du temps à la suite du succès de notre premier épisode, l'épisode 72 qu'on a enregistré ensemble. Aujourd'hui, on va répéter à nouveau l'exercice, mais sur une autre thématique. Donc j'espère que tu es échauffée et que toute ta théorie est prête.
- Speaker #0
J'espère aussi, autrement tu m'aideras.
- Speaker #1
Ça va aller, c'est toi la preuve pour le moment, donc on va rester comme ça, on va s'en tenir à ça. Pour les gens qui te découvrent dans cet épisode-là, est-ce que tu pourrais nous rappeler brièvement qui tu es et d'où tu viens ?
- Speaker #0
Qui je suis ? C'est toujours les mots que je l'écrive. Je m'appelle Véronique Payard, mais maintenant Durer Payard. Je viens du Suisse romande de Sainte-Croix, au sud du Verdon. Je le précise toujours parce que maintenant j'habite depuis 28 ans dans le canton d'Opvald, c'est que ça ne fait pas très clair. Opvald, c'est en Lucerne et Interlaken, pour ceux qui ne connaissent pas. J'ai fait une longue carrière en athlète solo, je suis formateur, donc trainer chez Swiss Athletic pour le sport d'adultes, mais surtout pour le sport de compétition. Je suis aussi, je suis triathlon, la même chose, et je suis Swiss Olympique, je suis aussi expert des examens professionnels depuis quelques années.
- Speaker #1
Joli CV. Tes journées, j'imagine qu'elles sont assez occupées quand même.
- Speaker #0
Oh, ça va. C'est l'organisation.
- Speaker #1
Je connais ça, je connais ça. Aujourd'hui, comme je le disais, après avoir parlé de la partie préparation de sport, on s'approche progressivement des premières échéances principales, en tout cas pour les personnes qui, comme moi, ont deux objectifs principaux dans la saison, à savoir les semi-marathons et les marathons du printemps. La prochaine échéance, d'ailleurs, sauf erreur, c'est le semi-marathon de Zurich. Ensuite, enchaîneront les 20 kilomètres de Lausanne, le Grand Prix de Berne. Et je crois, encore sauf erreur, le marathon de Genève. Et dans la préparation physique, il y a une phase qui est extrêmement importante. Et d'ailleurs, je ne maîtrise de loin pas encore tous les tenants et aboutissants. C'est ce fameux affûtage.
- Speaker #0
L'affûtage, on l'appelle aussi tapering, mais je ne sais pas si c'est suisse-allemande ou si c'est le triathlon qui le dit comme ça, c'est l'anglais. C'est une phase de la planification juste avant la compétition importante. Après, qu'est-ce qui est important ? Ça peut être une compétition test, une compétition d'entraînement ou une compétition importante. Ça dépend de la distance de la compétition et ça dépend aussi de… de l'état physique de l'athlète, mais généralement quelques jours avant, quelques semaines avant, suivant la distance, on commence un peu à baisser l'intensité de l'entraînement pour préparer l'athlète, le corps de l'athlète à être au top le moment de la compétition.
- Speaker #1
Et elle dure combien de temps cette phase de tapering, à peu près, pour un semi-marathon par exemple ?
- Speaker #0
Pour un semi-marathon ? Ça dépend aussi justement de l'entraînement de l'athlète. Moi, j'entraîne beaucoup d'athlètes de différentes fédérations. Donc, si c'est un triathlète qui a un entraînement vraiment d'endurance importante, pour un semi-marathon, c'est trois jours. Et quelqu'un qui commence le marathon, parce que les triathlètes font encore d'autres disciplines en parallèle. C'est pour ça que c'est juste un demi-marathon. Pour quelqu'un qui prépare un demi-marathon pour la première fois, il s'est beaucoup entraîné. peut-être d'après un plan qu'il a vu pour la première fois. Donc lui, il aura peut-être besoin de plus d'une semaine. Et puis pour un athlète qui s'est habitué au demi-marathon, qui veut vraiment se donner de la peine d'insulter pour son demi-marathon cible, une semaine suffiront. Donc ça dépend vraiment un peu aussi de la distance de la compétition et de l'état physique de l'athlète. Si c'est un triathlète qui s'entraîne déjà sur trois disciplines et qui fait juste... qu'un demi-marathon. Il va devoir faire attention peut-être 3-4 jours avant. Ça sera une compétition importante, mais il est triathlète. Un débutant en demi-marathon qui s'est vraiment focusé sur sa préparation et qui a fait, d'après un plan, je pense, plus qu'ambitieux, il devra prendre sûrement plus d'une semaine pour vraiment affûter, pour permettre à son corps de se rétablir, de se focuser sur la compétition. Et quelqu'un qui est habitué, une semaine suffit pour un demi-marathon. Je pense, d'après moi.
- Speaker #1
Donc c'est vraiment de ça qu'il s'agit. L'affûtage, c'est plus une phase de récupération qu'une phase d'entraînement spécifique. Donc on ne va pas forcément effectuer des programmes d'entraînement ou des séances d'entraînement où on va, par exemple, travailler à la lueur cible du semi-marathon, mais c'est vraiment laisser au corps l'occasion d'emmagasiner tout le travail des longs mois avant.
- Speaker #0
Oui, justement, comme tu le dis, c'est les longs mois avant. La dernière semaine n'est plus vraiment très utile. La dernière semaine, il faut vraiment se préparer mentalement, il faut préparer ses habits, il faut préparer l'organisation autour du demi-marathon. Il y a d'autres choses à faire pendant la dernière semaine avant le marathon. Ce n'est pas là qu'on va améliorer ses conditions physiques, ses temps de parcours et tout, ça c'est vraiment avant. Vraiment l'important, c'est de se préparer mentalement, de reposer le corps. Je ne baisse pas forcément la fréquence de l'entraînement. Je trouve que c'est important de garder une stabilité, une systématique de l'entraînement. Mais je raccourcis beaucoup les durées d'entraînement et j'abaisse vraiment beaucoup l'intensité de l'entraînement. Les trois jours avant une course importante, on a toujours le même programme.
- Speaker #1
Et au niveau des ajustements, tu as très justement dit qu'on ne va de toute façon pas tester de nouveautés. Ça, on en avait parlé d'ailleurs dans l'ancien épisode. Donc, ce n'est pas lors de la dernière semaine qu'on va... tester une séance d'intervalle particulièrement pointue au risque d'être frustré et d'en sortir encore dégoûté donc ça ne va pas bien nous conditionner pour la course mais si on regarde pour la partie nutrition par exemple on avait vu que pour les 10 km il n'y avait pas forcément besoin de changer grand chose la semaine d'avant voire les quelques jours avant mais là si on se projette plutôt sur la partie semi-marathon et marathon qui sont des courses qui qui sont des courses pendant lesquelles on va passer passablement de temps. J'imagine qu'il y a une composante nutritionnelle qui est un peu plus importante que pour le 10 km.
- Speaker #0
Oui, alors si on fait plus d'une heure d'effort, il faut commencer à faire attention. On a dit déjà pour le 10 km, l'important, c'est beaucoup la boisson, de boire peut-être un peu de colis de glucose, pour que j'en trouve mes mots. Pour le demi-marathon, c'est encore plus important. plus avec le glycose, donc il faut encore plus faire attention à l'estomac avant, il ne faut pas manger du lourd parce que ça va rester sous l'estomac, la graisse, la viande, tout ça, ça ne sert à rien avant un départ, la pasta partie, ça fait partie, on fait de l'ambiance, mais voilà quoi, ce n'est pas plus important qu'autre chose, ce qui est important c'est vraiment pas alourdir l'estomac, beaucoup boire et puis pendant la course, Une heure et demie à deux heures, il y en a qui sont deux heures en route, c'est quand même prendre une ou deux fois quelque chose avec du glucose dedans. Ça peut être un bout de banane bien mûr, on en a parlé l'autre fois. Ça peut être un gel, mais il faut s'habituer à l'entraînement pour bien être sûr que les gels fonctionnent pendant la course. Parce que si on a l'estomac qui est complètement stressé, il ne va peut-être pas forcément bien gérer ce genre de choses. Voilà, c'est un demi-marathon pour deux heures de course. On a besoin d'un peu plus pour un 10 km. Donc oui, mais pas forcément beaucoup plus.
- Speaker #1
On en avait déjà parlé, d'ailleurs, on en a déjà parlé dans le dernier enregistrement, comme tu disais, l'épisode 72, mais j'estime que c'est extrêmement important de quand même rappeler les bonnes pratiques et surtout les erreurs classiques à éviter, parce que je vois encore régulièrement sur les réseaux sociaux des personnes que je considère en tout cas comme des élites qui, dans leur débrief de course, écrivent encore ne pas faire utiliser ses nouvelles chaussures le jour de la course. Donc ça, c'est une des erreurs classiques qui arrivent quand on débute la course à pied et apparemment aussi quand on est dans l'élite. Mais s'il y a trois choses qu'il ne faut absolument pas faire la dernière semaine de course, ça serait quoi pour toi ?
- Speaker #0
S'entraîner trop intensivement, parce que ce n'est pas la dernière semaine qu'on peut améliorer quelque chose. Oui, changer les habits ou le matériel de course juste avant la course, surtout si c'est un objectif principal, il faut le faire avant. Et puis, comme tu dis, la nutrition est importante, donc ne pas commencer à manger n'importe quoi juste avant la course, ne pas essayer de nouvelles choses pendant la course. Je le dis comme ça, mais j'ai aussi fait ce genre d'erreur. Des fois, il faut le vivre pour l'apprendre.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Et des fois, il faut le dire plusieurs fois pour… pour que ça rentre vraiment.
- Speaker #0
Oui, mais je crois que le vivre pour l'apprendre, ça fait plus d'effet que de l'écouter plusieurs fois.
- Speaker #1
Ça, c'est clair. Ça, c'est totalement clair. Moi, en tout cas, en ce qui me concerne, dans deux semaines, dans trois semaines, j'en aurais terminé avec mon premier objectif principal de la saison. Jusqu'à maintenant, j'ai participé à trois compétitions. Ça s'est franchement extrêmement bien passé, en tout cas dans mon cas. La première course, c'était une course qui faisait moins 5 degrés. Donc, je me suis dit, je ne vais pas partir comme un dingue. Ça ne va jamais fonctionner, mais j'ai réussi à battre mon record sur 10 km. J'ai réussi à battre mon record sur 15 km. Donc, a priori, je ne veux pas me porter la poisse, mais il y a très peu de chances que le record du semi-marathon n'y passe pas non plus. Mais je rentre quand même dans une phase, c'est con à dire, mais pré-dépressive ou post-dépressive, parce qu'en fait, j'ai battu mon record lors de deux compétitions de préparation. et puis... Je suis presque tenté déjà de commencer à me démobiliser en me disant, ouais, c'est bon, ça va marcher, ça va passer crème. Le record du semi-marathon, si ça me fait déjà ça maintenant, je n'imagine même pas dans quel état je vais être le soir du semi-marathon si je mets 10 minutes à mon précédent record.
- Speaker #0
10 minutes à ton précédent record. Non,
- Speaker #1
je ne vais pas mettre... Bah écoute, j'ai mis 7 minutes à mon record du 15 kilomètres, donc tu vois...
- Speaker #0
Ok, oui, c'est vrai. Bon, ça me fait sourire, je suis désolée. J'espère vraiment pour toi que ça marchera. Je suis habituée à entraîner des gens qui s'entraînent et qui font des courses depuis très longtemps. C'est aussi un peu la différence. Je ne vais pas dire que tu es un débutant, excuse-moi.
- Speaker #1
Non, non, je ne suis pas un débutant, mais je reste un amateur, mais totalement.
- Speaker #0
Un amateur, c'est mieux.
- Speaker #1
Je suis un coureur du dimanche, je suis fier de l'air. Oui,
- Speaker #0
un coureur du dimanche pour les amateurs, il y a beaucoup plus. plus de chances d'améliorer un bon moment de course en course parce qu'il y a beaucoup de choses qu'on peut optimiser et qui agissent très rapidement. Après, plus on devient, plus on fait souvent les compétitions et qu'on s'entraîne régulièrement, plus le temps d'amélioration va diminuer. À la fin, on se bat presque pour une demi-minute. Je dirais que pour moi, c'était passer en dessous de 40 minutes au 10 kilomètres, c'était impossible. C'était vraiment, je pouvais faire ce que je voulais. c'est vraiment très très dur, c'était ma limite. Mais passer de 1h à 55, à 50 minutes, c'est aucun problème, je pouvais le passer dans l'espace d'une saison, d'une demi-saison, donc c'est ça la différence.
- Speaker #1
Mais ce qui m'amène à, on est tous à un niveau différent, donc à un moment donné on va potentiellement battre notre corps, on va atteindre notre objectif. On va se dire, tous ces longs mois de préparation. Moi, j'ai commencé ma préparation en octobre 2024. J'ai pris mon temps. C'était vraiment important que je fasse les choses correctement, en tout cas le plus possible pour une fois. Et puis là, ce dimanche-là, après la course, il n'y aura plus rien. Donc, comment est-ce que je vais faire pour éviter de sombrer dans une dépression finalement ?
- Speaker #0
Oh, la dépression post-course ! Ça dépend déjà toujours de ton état d'esprit. Si tu as fait un plan à peu près sur une année, tu sais déjà ce qu'il y aura après. Je veux dire, on ne s'arrête pas. Si on commence vraiment à planifier une compétition et à se dire, je donne à fond là, j'espère au moins que soit ton coach, soit toi aurais pensé peut-être à l'après. Ou alors ceux qui ne l'ont pas pensé, c'est le moment d'y penser. Je veux dire, qu'est-ce qu'on fait après la course ? Moi, c'est clair, tous ceux que j'accompagne, je leur fais un plan à l'année. On commence au début d'année avec des compétitions plus courtes et à la fin de l'année avec des compétitions plus longues. On commence en avril avec un demi-marathon ou un 10 km, on passe l'été avec le triathlon ou la course de montagne, et l'automne on va sur du plus long, demi-marathon, marathon, triathlon, longue distance, c'est égal. Il y a toujours une montée dans l'intensité, dans la distance, ça range un but. S'il y en a qui débutent dans une compétition, c'est égal dans quelle discipline, ce sera un temps de départ, la compétition d'après, c'est l'améliorer, pas forcément de beaucoup, mais le faire avec le plaisir, toujours. Donc, je ne pense pas seulement à une compétition. Je l'avais dit l'autre fois, à part ceux qui font des paris ou qui ont l'impression que pour 40 ans, il faut faire ça. Mais ce n'est pas mon état d'esprit. J'amène à ceux qui ont peur de cette post-compétition de se faire déjà maintenant une idée de ce qui pourrait passer après.
- Speaker #1
Justement, une fois que c'est terminé, une fois que ce premier objectif est réalisé, Il y a deux ou trois jours de flottement. Dans mon cas, il y a toujours cette sensation de culpabilisation, de me dire que je suis en train de me désentraîner, que demain je ne saurais plus courir, qu'il faut absolument que je retourne m'entraîner. Est-ce qu'il y a une règle ou des signes qui nous montrent qu'on est en train de récupérer aussi mentalement que physiquement ? Et des signes qui nous montrent que là, clairement, c'est bon, on est en train de tout oublier et puis on est en phase de désentraînement.
- Speaker #0
Il y a plusieurs règles, je crois. Il y avait une règle, c'était par 10 kilomètres un jour. En gros, on peut dire un 10 kilomètres, c'est 3, 4 jours, 5 jours, une semaine au maximum. Après, on reprend. Il faut digérer la course, mais je connais peu de gens qui font un 10 kilomètres, qui sont habitués à s'entraîner, qui s'arrêtent une semaine après un 10 kilomètres. Un 10 kilomètres, ce n'est pas grand-chose. Le demi-marathon, il faudrait quand même la peine de faire au moins trois quarts de semaine de pause, mais pour un débutant, un amateur, une semaine, une semaine et demie, c'est bien. Un marathon, on dit deux semaines, mais essayer d'attacher quelqu'un tranquille pendant deux semaines, alors qu'ils se sont entraînés six mois pour un marathon, ça va plus vite possible. Donc ça dépend de la personne, ça dépend du but aussi, c'était juste faire un marathon ou un demi-marathon, ou c'était le demi-marathon du début d'année, ça veut dire qu'il va continuer. Voilà, je pense que les signes importants à reconnaître, c'est est-ce que je dors bien, est-ce que mes muscles, mes articulations sont en bonne santé, j'ai mal partout ou pas. Une fois qu'il n'y a plus de douleur et que l'envie est là pour recommencer, recommencez. Et recommencez gentiment. On ne recommence pas à la fin du plan d'avant, on recommence au milieu du plan. On ne va pas tout recommencer depuis le début, vu qu'on a peut-être déjà fait six mois d'entraînement. Mais on ne va pas recommencer non plus ce qu'on avait atteint juste avant la course. Donc, c'est toutes les petites choses qu'il faut savoir. Mais oui, c'est bien d'avoir un coach. Hugo est coach.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Je n'ai pas beaucoup de temps. Je m'entraîne moi et j'entraîne ma femme qui fait d'énormes progrès. D'ailleurs, j'en profite pour la félicité. Mais malheureusement, pour le moment, je n'ai pas trop le temps. Mais c'est vrai que c'est très important de se faire suivre. Et puis, quand on sent qu'on est un peu en train de perdre pied, c'est là où...
- Speaker #0
le coach il vient un peu sonner les cloches pour te rappeler que tu n'en as pas je ne fais jamais la publicité pour moi parce que la même chose j'ai trop à faire mais je suis formateur je forme les gens pour devenir coach je fais juste un petit coup de cuivre du coup mais ce n'est pas une marque spéciale c'est la fédération sportive d'athlétisme donc il n'y a pas de problème à ça non on forme exprès des gens pour expliquer aux autres comment ça se passe donc oui je pense il y a tous les moniteurs les... Et les coachs régionaux qui sont formés chez Swiss Athletic, ils ont tout ce savoir, en fait, qui peut aider un débutant, un amateur même, qui veut atteindre un peu plus. Donc, je ne vais pas forcer les gens à faire quelque chose, mais je lui conseillerais, si vraiment c'est important, de trouver une personne comme ça dans sa région.
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #0
je suis en dehors du jeu, j'habite au-delà du pays. Oui,
- Speaker #1
oui. Bon, Obalde, voilà, c'est très bien. Tu es reine dans ton... Voilà. dans ton magnifique...
- Speaker #0
Une autre planète.
- Speaker #1
Non, mais c'est très bien. Avant, tu as commencé à esquisser les sacrifices et les plusieurs mois d'entraînement. Et des fois, malheureusement, la course ne se passe pas comme prévu. Comment est-ce qu'on gère ? Comment est-ce que toi, comme coach, tu aides tes athlètes à gérer cette phase où justement la course n'est pas du tout passée comme prévu ?
- Speaker #0
Je l'ai vécu moi-même, donc j'ai dû me faire assez y penser. Et après, c'est bien, je donne aux athlètes et aux gens plus tard. En fait, déjà pendant l'entraînement, je me pose la question, mais qu'est-ce qui se passe si ? Qu'est-ce qui se passe si je n'arrive pas à faire ça ? Qu'est-ce qui va arriver ? Il faut vraiment se préparer les scénarios en tête avant. Parce que quand ça arrive, on tombe dans un trou. Et si on y a déjà réfléchi, on sait déjà comment sortir. Qu'est-ce qui se passe si je n'arrive pas à atteindre le temps que j'avais décidé ? Déjà, peut-être se trouver les causes. Est-ce que le temps était différent ? Est-ce qu'il faisait trop chaud ? Est-ce que j'ai mangé quand même quelque chose alors que je ne devrais pas de nouveau ? Est-ce que j'ai mal pris le départ de la course ? J'ai couru trop vite ? On va trouver un peu des causes qui nous donnent un petit peu une excuse et on lève la mauvaise conscience. Si je finis pas la course, ça m'est arrivé aussi, une fois, une seule fois, mais c'était dur. Mais là aussi, la même chose, pourquoi je finis pas ? Pourquoi je finis pas la course ? Me poser la question avant, qu'est-ce qui pourrait arriver ? Et j'avais déjà mon plan en tête. il y a trois raisons pour... pas fait une course c'est la santé c'est un problème de matériel parce que c'était une course avec du matériel c'était le giga clan et puis un problème nutritionnel ou c'est aussi nouveau à cause de la santé mais c'est pas mécanique c'est plus chimique et c'est trois raisons pour lesquelles j'aurais dit j'abandonnerai et j'ai dû abandonner pour raison mécanique mes genoux ne tenait plus le coup et j'avais d'autres buts importants après cette course Je dis en gigatlance, c'était une course importante parce que j'étais montrainée une bonne année, plus d'une année pour ça, mais tout d'un coup, il y a eu d'autres buts encore plus importants qui m'ont apparu après cette course et j'ai dû me mettre dans la tête déjà avant la course, qu'est-ce que je fais si ça ne va pas ? Est-ce que c'est vraiment le plus important ? Je ne vais pas en mourir, je peux toujours repartir sur une autre course. Donc voilà, un peu relativiser les choses, trouver pourquoi ça ne fonctionne pas. Et quand ça arrive, on y repense. Moi, en tout cas, je pense qu'on y arrive plus vite à se sortir de ce problème-là.
- Speaker #1
Ça, c'est une réflexion de quelqu'un qui est cartésien et qui a l'habitude d'un plan d'entraînement, un athlète élite. Mais si je prends un coureur de dimanche comme moi, comment faire pour ne pas tomber dans la préparation des excuses pour saboter un peu sa préparation, puis déjà trouver des excuses pour dire « Ah non, ça s'est mal passé, parce que ci, parce que ça » .
- Speaker #0
Là, on arrive dans l'autre extrême. Je dirais de nouveau, le coach sait exactement comment préparer un but vraiment bien. On a le modèle SMART. Je ne sais plus comment en français.
- Speaker #1
C'est SMART ?
- Speaker #0
Oui, SMART.
- Speaker #1
C'est spécifique, mesurable, atteignable, réaliste.
- Speaker #0
C'est dans le temps. Donc, si on a un objectif SMART, Déjà, on est obligé quand même de l'atteindre, enfin on essaie de l'atteindre. Après, j'ai toujours un plan A, B et C. J'aime bien me prévoir beaucoup, c'est les longues distances chez moi, généralement. Si je n'arrive pas à atteindre un temps, je me dis, ok, j'ai une fourchette de temps, je n'ai pas un temps précis parce que la météo, le parcours, il y a beaucoup de facteurs qui peuvent influencer ça. Donc, le temps pour moi peut être important sur une courte surpiste, ça peut être important, mais on ne peut pas gérer la météo, donc il faut en tenir compte. La concurrence non plus. Je vais faire troisième ou dans les trois premiers. Ma foi, il y a des concurrents qui viennent. On a en Suisse romande des concours pour les jeunes. Il y a des Suisses romands qui viennent, en Suisse allemande, pour chercher des points. Je dis à mes athlètes, manque de points, il y a les Genovois qui sont là. Pas de protestes aujourd'hui. Voilà. C'est les mille et goyères pour les jeunes. Même pour un amateur, il faut quand même avoir un plan assez défini pour ne pas trop être dans le flou, mais réaliste. Réaliste, c'est important. Et puis, le plan A et B est très bien aussi.
- Speaker #1
Dans le plan A et B, il peut aussi y avoir une course similaire à l'objectif principal. Elle n'aura peut-être pas forcément la saveur de la première tentative, mais si on arrive justement à se remobiliser, à se relancer dans cette seconde tentative et qu'on y arrive cette fois, je pense que ça a une puissance qui est assez extraordinaire aussi en termes d'apprentissage. en soi et des connaissances de soi.
- Speaker #0
Oui, c'est exactement ça. On a beaucoup de possibilités de faire des courses en Suisse. Alors, il y a les 10 kilomètres de Zurich, mais aussi à Lausanne. Bon, c'est assez séparé au point de vue géographique, mais il y a beaucoup de courses entre deux. Il suffit de garder le calendrier des courses et de dire, OK, là, je vais essayer de mettre mon objectif ici. Et si je n'y arrive pas, je recommence pas la semaine d'après. et peut-être... Deux, trois semaines plus tard, ça dépend aussi de la personne et du calendrier qu'elle a. Mais voilà, là j'ai fait un plan d'entraînement pour des jeunes au niveau national. C'est nouveau, je suis désolée du sport de performance, mais en triathlon, pour une qualification pour une compétition internationale, on a trois courses qui peuvent être qualificatives. On va se donner de la peine pour cibler la première. Si elle y arrive, les deux autres, c'est plus pour une compétition. C'est une cup en fait, elle doit ramasser des points. Et puis si la première ne va pas, on va vraiment tout faire pour qu'ils arrivent à la deuxième. Et la troisième, c'est le plan de secours. Mais j'espère vraiment qu'ils arriveront à la première ou à la deuxième fois à se qualifier. Et après, il n'y aura plus la pression. Oui, c'est toutes des choses qu'on peut faire attention et planifier à l'avance. Pas trois semaines avant, mais vraiment au début de l'année.
- Speaker #1
La planification, c'est extrêmement important. Et c'est dans la pratique, d'ailleurs, que je me suis rendu compte en le pratiquant pour moi, en réalisant mon plan d'entraînement seul. Pour moi, il y a des outils, effectivement, comme tu le disais, smarts, qui sont très utiles et intéressants pour planifier une course, pour planifier une saison, quand on a un planning qui est extrêmement chargé. Et c'est des choses qui nous libèrent l'esprit une fois qu'on est dedans. On n'a plus trop besoin d'y penser de temps à autre. On peut y retourner, mais typiquement, mon méso-cycle, mon macro-cycle, moi, je n'ai plus besoin de le voir. Je sais quel type d'entraînement je vais faire à quel moment et puis j'ai un catalogue. De 3-4 entraînements type. Et puis j'essaye de tourner. Et puis comme ça, quand j'arrive le matin, je me dis. Ah non, pas celui-là. Mais je suis très content. M'être rendu compte que ce n'était pas celui-là que j'avais imaginé. Donc dans mon esprit, je suis déjà en train de préparer comment faire pour y arriver. Et puis à la fin, quand j'y arrive. C'est tellement réjouissant. Il ne faut pas lésiner non plus les mécanismes qu'on a mis en place. Pour faire en sorte d'arriver près le jour J de la course. Et c'est une chose que j'ai retenue de cette préparation de 6 mois, c'est que je suis capable de réaliser mon programme d'entraînement tout seul. Et puis, franchement, c'est vraiment trop cool. 5 ans plus tard, j'ai battu mon record à la Kertzerslau de 7 minutes, ou je crois même 8 minutes.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
T'imagines ? 8 ans plus tard. 7 ans, 8 ans. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais.
- Speaker #1
On s'en fout. Donc comme quoi, là, je ne veux rien dire. C'est une question de préparation. Et à tout âge. on peut encore progresser et ça c'est vraiment génial aussi c'est très très réjouissant.
- Speaker #0
Oui, j'ai des gens dans mon club qui ont commencé la course à 50 ans et qui font des marathons à 60-65 ans, c'est possible vraiment, il suffit juste justement d'être réaliste et de penser d'abord à la santé plutôt qu'à la performance. Bon je dis si on commence à 50 ans, c'est plus vraiment la performance de toute façon mais… Comme j'ai dit la dernière fois aussi, ça doit être du plaisir. Il faut qu'on puisse le faire avec le sourire. Si c'est une obligation, on a assez de choses obligées à faire dans la vie. Ça ne doit pas être une obligation. Perdre du poids, oui, mais quand même avec le plaisir. Finir un 10 km, oui, mais vraiment avec le plaisir. Pour moi, c'est ça l'important.
- Speaker #1
tu as très justement synthétiser la chose alors je verrai le soir de mon semi marathon si le kpi sourire sera au rendez vous en tout cas je suis perso il ya quelque chose de très facile à retenir après la ligne d'arrivée juste après la ligne d'arrivée il ya les photographes Souriez mais ça vous fait du bien j'ai
- Speaker #0
fini c'est bon déjà peut-être de penser à la prochaine c'était bien cette fois je vais vraiment bien célébrer ça et je reprends la semaine prochaine mais prenez plaisir à passer cette ligne d'arrivée prendre plaisir,
- Speaker #1
passer la ligne d'arrivée vivre l'instant et effectivement prendre quelques jours pour digérer avant de se projeter dans la suite c'est vrai que c'est un très bon conseil aussi que je garde je te remercie beaucoup Véronique d'être à nouveau prêtée à cet exercice c'était vraiment un plaisir bel après-midi et à très bientôt
- Speaker #0
Merci, bye.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode d'Au-delà du mur. Si le sujet vous a inspiré ou intrigué, n'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes. Rejoignez notre communauté sur les réseaux sociaux et partagez vos réflexions avec nous. Je serai ravi d'entendre ce que vous avez pensé de cet épisode. Et si vous avez aimé, pensez à laisser un avis 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément à faire grandir la communauté d'Au-delà du mur. A très bientôt pour une nouvelle exploration de l'autre côté du mur. Jusque là, continuez à questionner, à explorer et à repousser vos limites.