- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, j'espère que vous êtes en pleine forme. Vous êtes étudiant, en formation, et vous rêvez de concilier vos passions avec vos études ? Inès Berger, 20 ans, originaire de Neuchâtel, vous montre que c'est possible, et même réussi. Athlète de haut niveau en course d'orientation, elle a l'aile depuis 4 ans, entraînement intensif, plus de 200 jours par an, souvent à l'étranger, et études à distance. Son secret ? Un équilibre rigoureux, une gestion mentale affûtée et un growth mindset cultivé par la lecture, l'écriture et le dialogue intérieur. Dans cet épisode, elle revient sur son parcours, ses défis, ses victoires, dont une médaille aux championnats suisses et un titre de championne d'Europe en relais, et ses projets pour 2026, notamment les championnats du monde en Italie. Elle parle également de ses doutes, de la comparaison, de la pression et de pourquoi elle choisit de rester fidèle à ses valeurs, même quand la route est difficile. Un témoignage inspirant pour tous ceux qui veulent tout donner,
- Speaker #1
sans tout sacrifier. Je vous souhaite une très belle écoute.
- Speaker #0
Bienvenue dans Au-delà du mur, le podcast pour tous les passionnés de course, qu'il s'agisse de bitume, de nature ou de piste. Que vous soyez débutant, coureur et guéri. Nous explorons ensemble la préparation physique et mentale, la nutrition et la santé pour vous aider à atteindre vos objectifs. Si vous cherchez des conseils pratiques, des témoignages inspirants et des discussions captivantes, vous êtes au bon endroit. Préparez-vous, votre voyage au-delà du mur commence ici.
- Speaker #1
Ma chère invitée, bonjour. Comment ça va ?
- Speaker #0
Ça va bien,
- Speaker #1
merci. Franchement de retour en Suisse.
- Speaker #0
T'étais où ?
- Speaker #1
J'étais en Finlande pendant 5 semaines chez mon copain.
- Speaker #0
Génial, des belles vacances dis-moi !
- Speaker #1
Voilà, bah vacances mais entraînement et uni à côté donc c'était quand même pas que du repos mais c'était chouette.
- Speaker #0
Pour les gens qui ne te connaissent pas, est-ce que tu pourrais nous dire un peu plus précisément qui tu es et d'où tu viens ?
- Speaker #1
Je m'appelle Inès Berger, je viens de Neuchâtel, plus précisément de Cormondrèche et puis j'ai commencé la course d'orientation quand j'avais 10 ans. C'est un sport familial, donc j'ai commencé parce que mon père en faisait. Et puis j'ai accroché parce que j'avais des super amis. Et puis j'ai vécu plus ou moins toute ma vie en Suisse, mais je voyage énormément. J'ai notamment fait passer plusieurs mois en Nouvelle-Zélande. Et puis voilà, je combine depuis maintenant presque 4 ans des études de droit avec une carrière dans la course d'orientation. Et la course à pied me plaît aussi énormément.
- Speaker #0
C'est un sacré menu tout ça d'ailleurs. Comment est-ce que tu as découvert la course à pied et plus spécifiquement la course d'orientation ?
- Speaker #1
Comme je disais, mon père en faisait déjà. Il avait essayé de nous y introduire avec mon frère quand on avait 7 ans. Mais c'était bien trop jeune, ça ne m'avait pas du tout plu. Je n'étais pas du tout dans un état d'esprit d'entraînement ou quoi que ce soit. Moi, je voulais juste m'amuser à ce stade-là. Donc c'est ce que j'ai fait jusqu'à à peu près mes 14 ans. J'ai toujours fait du sport en extérieur, de la marche. J'ai essayé le tennis et plein d'autres sports, mais après je suis revenue à la présentation parce que je pense que c'est là que j'avais les meilleures capacités et puis c'est là que j'avais les meilleurs amis aussi.
- Speaker #0
Ce n'est pas un sport extrêmement populaire, en tout cas en Suisse, mais il y a énormément de Suisses qui brillent à l'étranger. C'est quoi qui fait la force de l'équipe de Suisse ou des Suisses dans ce sport selon toi ?
- Speaker #1
Je pense qu'on a un bon système. C'est vrai que chez les Suisses allemands, c'est vraiment plus populaire qu'en Suisse romande. Donc plus populaire ça veut dire qu'il y a une plus grande densité, donc on a quand même sur le petit territoire des bons concurrents avec qui on peut se pousser. Et puis je pense que le système est vraiment bien fait parce qu'il y a des cadres d'abord régionaux, ensuite le cadre national junior et ensuite le cadre élite. Et là on est vraiment super bien suivi par les médecins, les entraîneurs et puis on a un médecin etc. Donc le cadre est vraiment bien et je pense que c'est ça qui... qui nous fait de un rester dans le sport et de deux aussi pas progresser.
- Speaker #0
Ce n'est pas un sport, comme je le disais avant, extrêmement populaire. Tes camarades de classe, ils font quoi comme sport ? Tu es un peu la seule, entre guillemets, ou tu étais un peu la seule dans ta classe à faire de la course de rotation ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que surtout, j'ai l'impression à Neuchâtel, le sport n'est peut-être pas autant favorisé que peut-être dans d'autres cantons où on n'est pas autant poussé, en tout cas dans ma classe au lycée. Il y a à peu près personne qui faisait vraiment du sport. Il y en a plusieurs qui faisaient peut-être de la danse une fois par semaine, du fitness une fois par semaine. C'est vrai que surtout des sports d'endurance, c'est pas très trendy quand on a 15-16 ans. Et pourtant, c'est dommage parce que la nature fait du bien et puis on s'améliore vite. Je trouve que c'est une forme de liberté et de méditation. Ça fait du bien à la tête, au corps.
- Speaker #0
La course d'orientation, elle demande vitesse, prise de décision, lecture de cartes. Comment est-ce que tu travailles ta lucidité ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. C'est vraiment pas facile. On s'y habitue forcément, mais après ça veut dire qu'on doit, pendant une course, juste réussir à gérer notre effort pour continuer à réussir à lire la carte. Et ça c'est juste, un, de l'habitude, et puis deux, c'est de la gestion. Ça peut se passer par la respiration, par des mots-clés qu'on se répète, pour vraiment ne pas oublier de regarder la carte et de bien être en contrôle. sur nos pensées.
- Speaker #0
Si je décidais de me lancer, par exemple, demain, dans la course de rotation, c'est quoi qui ferait la différence entre moi, un coureur du dimanche qui se lance dans la course de rotation, et puis toi, où, justement, t'as ta carte, tu sais exactement comment tu vas mettre ton pointeur ?
- Speaker #1
C'est énormément... Honnêtement, c'est énormément d'entraînement. C'est un sport qui demande beaucoup d'expérience. Et puis, la spécificité, c'est que chaque terrain, en fait, est différent. Donc, il faudrait, ici, avec un parcours qui sera... sur des chemins, avec des postes sur les chemins complètement différent qu'un parcours en Suède où il n'y a pas un seul sentier et puis des marais etc. et là il faut utiliser la boussole donc je dirais que c'est ça peut-être qui fait la différence, c'est que j'ai expérimenté beaucoup de terrains donc ça veut dire que si physiquement j'arrive à courir sur plein de surfaces raides, plates, décentes et puis là aussi j'essaie de lire la carte donc ça veut dire que je peux très très vite faire un choix de cheminement Et puis aussi rapidement et fluidement le mettre en place.
- Speaker #0
Quand l'intensité elle monte, et que justement tu dois prendre des décisions, ça ne se passe pas forcément comme tu l'as prévu, c'est quoi ta technique pour refaire diminuer la pression ?
- Speaker #1
Généralement je vais me répéter des petits mots-clés, comme je l'avais dit. Et puis après ça peut aussi passer par la respiration, donc vraiment se concentrer pas sur... peut-être expirer plus longtemps que l'inspiration pour diminuer le stress. Et puis en course d'orientation, ce qui est un peu différent de la course à pied, c'est qu'en fait on est seul dans la forêt et on peut gérer son propre rythme. Donc parfois quand on est perdu ou qu'on voit que ça ne se passe pas comme on aimerait, il faut s'arrêter et revenir où on était sûr. Et idéalement ça n'arrive pas, mais parfois il faut.
- Speaker #0
J'imagine d'ailleurs que devoir s'arrêter... Quand tu vois potentiellement tes adversaires qui, autour de toi, ont l'air justement d'être certains, de savoir où ils doivent aller, ça ne va pas forcément être facile non plus de pouvoir en plus se détacher de ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mentalement, je pense que c'est un sport qui demande énormément parce qu'il demande à la fois du focus, de la confiance en soi et puis en plus d'être lucide. Donc pour être lucide plus d'un point de vue... Ausha, de savoir vraiment où on veut aller, qu'est-ce qu'on veut faire comme choix. Donc, ouais, c'est pas facile, ça s'entraîne, mais je pense qu'atteindre un niveau de perfection à ce niveau-là, c'est quasiment impossible.
- Speaker #0
J'ai visité ton site web, qui est vraiment très très bien fait, et puis dessus, j'ai trouvé la citation, la mention Growth Mindset. Donc, cultiver l'esprit, l'état d'esprit. Comment est-ce que toi tu le cultives ?
- Speaker #1
Quelque chose qui m'aide, c'est en fait le dialogue intérieur et comment je vais cultiver mon dialogue intérieur pour qu'il soit positif, qui m'aide et puis qui m'aide à « grow » justement. C'est par exemple en écoutant des podcasts qui m'inspirent. Ça peut être autant d'athlètes, d'entraîneurs, de populaires. Ça peut être sur le sport, ça peut être professionnellement. Donc j'aime beaucoup... Voilà, avoir comme ce... Écouter un dialogue qui me parle avec des tournures de phrases ou des citations qui vont vraiment me toucher. Puis donc, ça peut aussi passer par la lecture d'articles inspirants, de livres. Et puis, peut-être la troisième chose, la chose qui va mettre en place tout ça, en fait, j'aime aussi beaucoup écrire. Donc, je vais écrire ma stratégie, je vais écrire mes buts, je vais écrire les citations qui me parlent. En fait, ça m'aide à me concentrer sur l'essentiel et à me motiver aussi.
- Speaker #0
Ça fait un peu, ça donne en tout cas un peu l'impression d'un certain pile ou face, où justement on imagine, toi, course de rotation, la carte en main, prise de décision, etc., des choses extrêmement rapides. Et de l'autre côté, le moment où tu vas recharger tes batteries, où tu vas te poser, où tu vas faire des choses un peu plus profondes, réfléchir, prendre le temps peut-être de peaufiner et puis de soigner ton esprit.
- Speaker #1
Ben oui, exactement, ça me parle de ce que tu dis, et puis peut-être ça rejoint un peu mon... Mon mot préféré c'est équilibre ou balance et en fait je pense que le secret d'une vie heureuse il est là dedans. Et ça s'applique à tous les domaines de la vie quoi, je pense qu'il faut une notion d'équilibre et c'est comme en sport, bah oui je dois affiner mon intuition, affiner mes automatismes pour la CO pour que j'arrive à faire tous ces process quasiment sans réfléchir, mais derrière ça demande aussi un certain travail de réflexion, d'analyse, de préparation. Et en fait, c'est cet équilibre qui me plaît beaucoup. Et je pense que ça s'applique aussi à l'entraînement. On ne peut pas faire des entraînements intenses tous les jours. Le repos, c'est pendant le repos qu'on s'améliore. Donc voilà, ça complète cette idée d'équilibre.
- Speaker #0
Un autre point qui vient peut-être contribuer à cet équilibre-là, c'est le fait que tu réalises des études en parallèle, donc à travers une distance, parce que j'imagine qu'effectivement... faire du sport de haut niveau et puis combiner ça avec un cursus traditionnel, c'est extrêmement compliqué. C'était important pour toi justement de pouvoir avoir un diplôme en poche et puis de pouvoir compter sur des études pour plus tard ?
- Speaker #1
Oui, pour moi c'était une évidence dès le début. D'une part parce que j'aime être quand même challengée et puis nourrie mentalement, on va dire. Et puis d'autre part, comme tu l'as dit, la présentation, ce n'est pas un sport... on va gagner sa vie. Là je suis vraiment super reconnaissante des aides que je reçois. Ils sont sur mon site web, mais ça peut passer par l'aide sportive, l'armée, etc. ou la Fondation du Sport Neuchâtel-Loire. Toutes ces aides sont énormes pour mes camps d'entraînement, etc. mais ce n'est pas un sport duquel je vais vivre. Il y a une vie après, de toute façon, je ne vais pas faire ça jusqu'à ce que j'ai 50 ans. même si j'aimerais bien, il y a quelque chose qui va après.
- Speaker #0
On aura l'occasion d'ailleurs de parler un petit peu de la suite, mais là, on va peut-être un peu plus creuser la partie études et entraînements. Tu mettais sur ton site internet que tu consacres plus de 200 jours d'entraînement par an, donc caser en plus des études là-dedans, j'imagine que ce n'est pas forcément évident. Comment est-ce que tu décomposes ou tu découpes une semaine classique ?
- Speaker #1
Pour préciser, c'est 200 jours où je suis. Pas nécessairement en Suisse, c'était plutôt 200 jours où je suis vraiment en camp, à l'étranger, etc. Puis je m'entraîne tous les jours, peut-être la moitié du jour de la semaine, deux fois. Donc c'est vrai, vu que c'est un sport qui demande de l'expérience et de voyager beaucoup, chaque semaine est quand même assez différente. Et c'est aussi pour ça que j'ai choisi cette unie, en fait, parce que je savais qu'une unie normale, je pense que c'est possible, il y en a plein qui le font, en fait, de cours d'orientation. Mais pour moi personnellement, je pense que... ça serait au-delà de mes limites et puis je pense que ça crée juste beaucoup de frustration, trop de stress et au final je pense pas que ça vaudrait la peine. Donc c'est pour ça que j'ai choisi cette unit pour avoir vraiment cette flexibilité, donc chaque semaine un peu différente mais généralement je me lève, j'étudie pour deux heures ou un peu plus. Ensuite je vais courir, premier entraînement, je mange, petit test quand j'ai le temps. Je l'essaye de prendre le temps, mais c'est pas toujours facile. Et puis ensuite, je vais retravailler à nouveau une ou deux heures. Ensuite, deuxième entraînement. Et puis ensuite, le soir, juste me reposer. Et puis faire quelque chose de bon à manger, dire quelque chose. Là, je me suis lancée dans le tricot, donc je suis en train de faire un pull. Des activités plus relaxantes. C'est un peu ma routine journalière.
- Speaker #0
Tu donnerais quoi comme conseil ? Une étudiante ou un étudiant sportif qui se retrouverait à faire un choix comme toi pour les rassurer justement sur le bien fonder ou les guider pour leur avenir ?
- Speaker #1
Je pense que déjà, il faut accepter qu'on est dans un âge, c'est pas facile entre 18 et 25 ans de faire un choix et d'être sûr de son choix. Donc déjà, juste de se dire, ok, c'est normal si je me pose des questions, c'est normal si je suis pas sûr de mon choix. Et puis après aussi de regarder, ok, c'est quoi mes valeurs, c'est quoi qui est important pour moi. Est-ce que... Ouais, de faire un choix qui soit aligné avec ses valeurs pour être sûre que... on fait quelque chose qui va nous... Enfin, de mettre toutes les chances de son côté pour faire, en fait, ce qui nous plaît vraiment. Et c'est OK si c'est pas tous les jours 100% positif. C'est clair qu'il y a des jours où c'est plus dur, des jours où on se remet en question, des jours où on se dit qu'en fait, on aurait le meilleur temps de faire quelque chose d'autre. Mais je pense qu'il faut accepter ça et puis se rappeler les raisons pour lesquelles on a fait le choix.
- Speaker #0
Ça passe effectivement par une grosse réflexion intérieure, parce que comme tu l'as dit, 18-25 ans, c'est plutôt un âge où on se sent invincible, on a envie de profiter de la vie, on a envie de faire la fête, et c'est sûr que toi, d'avoir fait ce choix-là, quand tu revois peut-être des amis ou des camarades de classe, et puis tu leur dis « Oh, t'as fait quoi ? » Des fois, peut-être, ça te fait peut-être envie de dire « Tiens, j'irai bien un week-end à Barcelone. » Peut-être que tu as vu ça, mais c'est sûr que ce n'est pas toujours tous les jours un truc facile.
- Speaker #1
Oui, oui. Oui, c'est ça, c'est pas tous les jours facile, mais après c'est vraiment quelque chose en relation avec les personnalités, et puis je pense qu'il faut aussi s'accepter comme on est, on est tous uniques, et je pense que la comparaison en fait c'est un poison, et il faut s'accepter dans son unicité, et puis faire vraiment les choix qui... chaque chemin est différent en fait, et accepter ça, et puis...
- Speaker #0
On va revenir sur ton année 2025, donc on enregistre cet épisode en novembre 2025, à la fin de la saison régulière si j'ose dire. C'est quoi tes points forts de cette année qui viennent s'écouler ?
- Speaker #1
J'ai pu faire un hiver vraiment super d'entraînement, donc j'étais beaucoup en Espagne pour profiter des meilleures températures. Et puis ensuite j'ai commencé en avril l'école de recrut pour sportifs d'élite à Macolin. J'ai pu faire ça pendant l'été. Ma fin de saison s'est bien passée avec la finale de la Coupe du Monde en Suisse, où j'ai fait mon meilleur résultat. C'était chouette. Et médailleuse championne en Suisse. Donc ça, c'était une belle fin de saison. Même si elle ne s'est pas autant bien passée internationalement que la nuit 2024, je pense que c'était quand même bien.
- Speaker #0
Tu fais mention au titre de championne d'Europe en relais, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Oui, exactement. Et puis du diplôme aussi. au championnat d'Europe en moyenne distance. Donc, ce n'est pas des résultats que j'ai obtenus cette année, mais le développement, c'est un petit rappel que le développement n'est pas linéaire, que je suis encore très jeune. Et puis, voilà, cet recrutement sportif d'élite, c'était aussi une charge en plus, encore en plus des études. Et ça m'a apporté beaucoup. C'était vraiment une chouette expérience, mais il ne faut pas oublier qu'on a ses limites et puis que c'était comme un stress qui s'est encore ajouté.
- Speaker #0
La course à pied, le trail, dernièrement d'ailleurs, on a vu avec les championnats du monde à Canfran, ils ont leur propre cycle. La course en rotation, ça fonctionne sous quoi comme cycle ?
- Speaker #1
La saison est assez longue, dans le sens où les premières compétitions nationales vont commencer déjà en avril. Et puis, elles se finissent généralement octobre-novembre. Donc, c'est vraiment une longue saison. et puis même au cours de l'hiver on peut trouver des compétitions relativement populaires et importantes. Après la saison internationale, donc les Coupes du Monde, elle se déroule généralement de mai à septembre. La saison est scindée en deux, c'est-à-dire que la moitié de la saison est consacrée au sprint, qui est un format urbain, et l'autre moitié consacrée à la forêt. Et puis le... Chaque été, entre juin et juillet, il y a le championnat d'Europe et le championnat du monde. C'est un peu là le point culminant de la saison.
- Speaker #0
Tu n'en as pas fait mention dans cette année 2025. Ça me permet de rebondir sur les objectifs pour l'année 2026. Comment envisages-tu la suite ? Cet épisode sortira début de l'année 2026, donc tu seras en pleine préparation hivernale. Mais pourquoi vas-tu te préparer cet hiver ?
- Speaker #1
La saison prochaine, elle commence d'abord par le sprint avec les championnats du monde qui sont début juin en Italie, à Agen. Donc c'est l'objectif. Il n'y a pas beaucoup de place pour se sélectionner, donc ce n'est pas facile d'y aller. Mais sur le chemin, il y a deux Coupes du monde, une en Suisse et une en Suède. Donc c'est l'objectif, c'est pour ça que je m'entraîne en ce moment. donc c'est pour faire le mieux possible déjà aux Coupes du Monde. Ils peuvent maintenant me sélectionner. pour les championnats du monde. Et puis, sur la deuxième partie de la saison, l'objectif, c'est les championnats d'Europe, qui seront en Lituanie en septembre. Et puis pour tout ça, je peux passer par une amélioration en physique. Donc ça veut dire que je m'entraîne pas mal pour le 3 et 5 kilomètres.
- Speaker #0
Certains athlètes, d'ailleurs certains j'ai pu les rencontrer, ils passent au trail et à la route après un certain nombre d'années. Donc comme tu l'as dit, ta carrière, on peut presque dire qu'elle vient de commencer. Donc tu es encore dans tes jeunes années, tu as encore de belles et longues années. Je te le souhaite si c'est ce que tu veux. dans la course d'orientation, mais il y a plusieurs athlètes comme Jonas Soldini ou plus récemment encore la légende Mathias Kibos qui s'est consacrée au marathon. Est-ce que toi, c'est quelque chose qui te fait envie ou est-ce que tu dois faire de l'orientation jusqu'à la fin de ta carrière ?
- Speaker #1
Non, honnêtement, c'est quelque chose qui me fait envie. Je ne sais pas déterminer quand je vais changer, si je changerai plutôt sur la route, plutôt sur les trails. Ça dépend aussi de mon développement, de mes capacités. parce que le niveau devient toujours plus haut autant en présentation qu'en trail d'ailleurs et puis ça dépend un peu des opportunités et de comment on développe en ce profil mais oui ce serait une possibilité parce qu'on voit que les suisses en tout cas c'est quand même des machines c'est
- Speaker #0
tous ceux qui sortent de la cause d'orientation, il y a Julie Twitter il y a Jonas Soldini, Mathias Kiewurtz et bientôt Inès Berger donc franchement Qu'est-ce qui, d'après toi, fait justement la différence et rend peut-être, en tout cas, la vue vis-à-vis, rend peut-être pour les personnes comme moi, si facile ou si peu compliquée cette transition vers l'élite, voire même la course sur route et le train ?
- Speaker #1
En fait, parce qu'on s'entraîne principalement physiquement, de semaine en semaine. Ça, c'est peut-être aussi quand tu demandais avant pourquoi est-ce que la Suisse en était si bon. C'est parce qu'en fait, physiquement, on est très bon, peut-être techniquement, sur les cartes. On n'est pas les meilleurs. Les Scandinaves font beaucoup plus de travail spécifique à la CO que nous. Donc je pense que c'est parce qu'on fait beaucoup de ça. Et puis en fait, la CO, c'est très complet. Entre le format urbain et la longue distance, on s'entraîne entre les 15 minutes et jusqu'à des efforts de 1h30. Et sur tout terrain. Donc je pense que c'est pour ça.
- Speaker #0
Tu es en train de me dire que le jour où les Norvégiens comprendront qu'ils ont un potentiel entre elles et en cours sur route, ça va changer la donne.
- Speaker #1
Oui, potentiellement. est-ce que je suis en train de réfléchir s'il y a quelques orienteurs qui sont mis au trail alors bien sûr il y en a beaucoup qui font du trail occasionnellement mais je crois qu'il n'y en a pas qui se sont ou Frédéric Tranchant le champion du monde de pré-cours vu que lui était un orienteur médaille championnat du monde d'ailleurs donc
- Speaker #0
il y en a quelques-uns ouais ouais ça arrive on enregistre aujourd'hui un épisode chez UG Revolte qui est distributeur pour la Suisse de la Marco Rose donc un de tes sponsors Quel rôle jouent les sponsors dans ton quotidien ?
- Speaker #1
Forcément, c'est un rôle plus qu'important dans le sens où, premièrement, c'est une reconnaissance. Ça veut dire qu'il y a du soutien derrière les heures et les heures d'entraînement que je fais par an. Donc ça aide à donner aussi un sens et de la motivation. Et puis, d'autre part, ça aide aussi au niveau financier simplement d'avoir du matériel, d'avoir... des moyens pour partir encore d'entraînement et ça c'est très précieux
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu penses qu'une athlète comme toi elle peut apporter à un sponsor peut-être vis-à-vis également de tes études du fait que tu mènes des études en parallèle
- Speaker #1
Déjà je pense que c'est de montrer cette rigueur et ce sérieux et aussi cette passion parce que je pense que si on veut se rendre le chemin facile c'est peut-être pas le moyen de faire donc ça montre aussi cette cet état d'esprit justement de vouloir toujours s'améliorer. Et puis forcément, si on est relativement souvent sur la scène internationale, qu'on est à la télé, on est sur les réseaux sociaux, ça apporte forcément de la visibilité.
- Speaker #0
Tu es qui ton athlète modèle ?
- Speaker #1
Mais je n'en ai pas tellement, je ne suis pas forcément avoir une personne. J'ai jamais été vraiment fonctionner, c'est pareil pour les chanteurs, etc. J'ai pas un nom, une personne, mais j'ai beaucoup de personnes qui m'inspirent toutes, parce qu'on est tous uniques, et donc forcément je trouve qu'on peut pas s'identifier à une seule personne, mais il y a une athlète que j'aime beaucoup, Alice Fino, qui fait du steeple. Une française, elle a fait quatrième au championnat, enfin au Jeux Olympiques, et ouais, je la trouve vraiment super inspirante.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'attire dans son profil ?
- Speaker #1
Bah déjà, elle est... Elle se décrit comme atypique dans le sens où elle est assez âgée. Elle a déménagé en Espagne par coup de cœur. et elle disait sa vie là-bas. Et puis, ce qui me plaît beaucoup, en fait, c'est qu'elle a eu tout un parcours avant le sport. Donc, elle est ingénieure. Elle a travaillé de nombreuses années. Et puis, maintenant, elle fait le sport parce que c'est vraiment sa passion. Elle est extrêmement douée, certes, mais elle a comme eu une expérience professionnelle d'abord et puis maintenant, entre guillemets, elle se fait plaisir. Et je trouve aussi qu'elle a un état d'esprit très... on va dire, sustainable sur le long terme. Et ça, je trouve que c'est très inspirant.
- Speaker #0
Magnifique. Je te souhaite un superbe avenir et je me réjouis de voir dans quelques années quelle discipline tu auras choisi. Si c'est toujours la course d'orientation, le trail ou la course sur route. Merci beaucoup de m'avoir consacré ce temps-là, Ines. Et puis, je te souhaite une superbe suite.
- Speaker #1
Merci, toi aussi.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode d'Au-delà du mieux. Si le sujet vous a inspiré ou intrigué, N'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes. Rejoignez notre communauté sur les réseaux sociaux et partagez vos réflexions avec nous. Je serai ravi d'entendre ce que vous avez pensé de cet épisode. Et si vous avez aimé, pensez à laisser un avis 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément à faire grandir la communauté d'au-delà du mur. A très bientôt pour une nouvelle exploration de l'autre côté du mur. Jusque là... Continuez à questionner, à explorer et à repousser vos limites.