Speaker #0Salut les amis, j'espère que vous êtes en pleine forme. Bienvenue dans Au-delà des murs, le podcast qui aide les coureurs amateurs à progresser de manière durable même quand la vie est bien remplie. Aujourd'hui, je vous emmène du côté de Kertsonsmarv, une course emblématique du début de saison en Suisse. Une course qui peut paraître accessible sur le papier, mais qui demande en réalité beaucoup de lucidité dans la gestion. Dans cet épisode, j'ai envie de vous parler de ce qui rend cette course spéciale. de ce que j'ai retenu de ma propre participation, de la fameuse Ramsey Hill, des ravitaillements sur le 15 km, et surtout de ce qu'un coureur amateur peut faire pour vivre cette course intelligemment, sans se faire négier par l'enthousiasme du départ. Si vous cherchez une course de reprise, si vous aimez les parcours variés, ou si vous voulez simplement mieux comprendre comment gérer un 15 km vallonné, vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans Au-delà du mur. Le podcast pour tous les passionnés de course, qu'il s'agisse de bitume, de nature ou de piste. Que vous soyez débutant ou coureur à guéris, nous explorons ensemble la préparation physique et mentale, la nutrition et la santé pour vous aider à atteindre vos objectifs. Si vous cherchez des conseils pratiques, des témoignages inspirants et des discussions captivantes, vous êtes au bon endroit. Préparez-vous, votre voyage au-delà du mur commence ici. Ce que je trouve intéressant avec Herzogslauf, c'est pas que c'est seulement une course connue. C'est une course qui parle vraiment aux coureurs amateurs. Pourquoi ? Parce qu'on est sur un format qui reste accessible à beaucoup de monde, sans être pour autant une formalité. Parce que quand on est sur une course de début de saison, donc à un moment où beaucoup de coureurs se demandent « Est-ce que je suis prêt ? Est-ce que j'ai choisi la bonne distance ? Est-ce que je peux me faire plaisir sans m'en griller ? » Et bien aussi tout ce qui entoure l'événement, l'ambiance, la tradition, le fait que ce soit une course populaire avec plusieurs profils de participants et cette sensation qu'on peut y aller pour performer ou simplement pour vivre une belle expérience de course. De mon côté, ce qui m'a marqué sur le parcours principal, c'est qu'il ne t'agresse pas d'entrée, mais qu'il te met progressivement au travail. Le parcours principal, c'est 15 km, avec environ 224 m de dénivelé positif, autant de dénivelé négatif. Donc, on n'est pas sur une course plate. Au départ, ça monte déjà un petit peu, presque sans qu'on s'en rende vraiment compte, jusqu'à ce qu'on arrive dans la forêt. C'est pas violent, mais c'est déjà le genre de profil que tu peux te peigner plus tard si tu pars trop vite dans l'ambiance de départ. Ensuite, vers le cinquième kilomètre, il y a une première montée dans la forêt. Et ça, c'est un vrai point stratégique. Pourquoi ? Parce qu'elle est relativement étroite. Donc si tu sens que tu veux te détacher du groupe dans lequel tu te trouves, ou si tu veux éviter d'être bloqué par le rythme des autres, il faut arriver bien placé avant cette portion-là. Une fois cette montée passée, tu peux relancer. Et ensuite, le parcours irrelécent jusqu'au grand moment de vérité. Le fameux Ramsey Hill. Et franchement, quand on parle de Kersenslau... Il y a un passage dont on se souvient vraiment. C'est Ramsey Hill. C'est une montée sèche, rugue, une montée qui te met face à toi-même. Et moi, lors de ma dernière participation en 2025, j'étais vraiment très fier d'un truc tout simple. J'ai réussi à trottiner pendant toute la montée. Alors, on va être honnête, c'était pas rapide du tout. Vraiment pas. J'avançais certainement comme un escargot. Mais je m'étais fixé ce petit objectif. personnel, continuer à trottiner, même lentement, et essayer de ne pas marcher. Et pour moi, ce jour-là, c'était vraiment une victoire. Et je trouve ça important de le dire dans cet épisode. Parce que pour beaucoup de coureurs amateurs, la fierté en course ne vient pas seulement du chrono. Elle peut aussi venir d'un double défi personnel qu'on s'était fixé avant le départ. maintenant il faut aussi dire les choses comme elles sont sur une montagne comme ramsay hill on peut être obligé de s'arrêter et de marcher et c'est ok vraiment c'est pas un échec c'est la course il faut aussi accepter que si on ne veut pas devoir attendre, ou si on veut éviter d'être coincé par le trafic de coureurs, eh bien, il fallait être mieux placé avant. Ça fait partie du jeu. Donc, sans cette montée, l'idée, ce n'est pas seulement de lutter, c'est aussi d'accepter le moment. Profiter de la rue, profiter des paysages, profiter des encouragements, profiter de l'ambiance sonore, puis relancer une fois que la montée est franchie. Et ce qui est intéressant sur ce parcours, c'est qu'à partir d'environ 10,5 km, il n'y a plus de montée. Ensuite, ça descend jusqu'à la rivière. Et là, on change complètement de registre. C'est plus seulement une question de tenir. C'est une question de relâcher les jambes et de reprendre de la vitesse progressivement et de se préparer à s'ouvrir. Parce que oui, ça descend. Mais ce n'est pas pour autant facile. Au contraire, il faut encore avoir les jambes pour tenir une allure qui peut devenir plus rapide que celle qu'on avait sur toute la première partie de la course. Et c'est aussi à ce moment-là qu'un petit coup de boost extérieur peut tout changer. Typiquement, vers le 12ème kilomètre, si tu as de la famille, des amis, des proches qui sont là pour t'encourager, ça peut vraiment te pousser dans la dernière ligne droite. Ensuite, le défi, c'est de réussir à tenir cette allure jusqu'au bout. Profiter de la descente, oui, mais sans se désunir. Et surtout, n'oublie pas de sourire sur la ligne d'arrivée. Autre point pratique, très important sur le 15 km, les ravitaillements. Sur ce parcours, il y a 5 ravitaillements en total, en comptant celui de l'arrivée. Et point important, ce sont uniquement des ravitaillements liquides. Le premier arrive au 4e km avec de l'eau. Le deuxième, un peu avant 7 km, avec de l'eau, des boissons ésotéiques et du thé. Après 10 km, on retrouve la même chose. Puis, après 11 km, il y a encore de l'eau. Et à l'arrivée, on retrouve à nouveau du ravitaillement liquide. Je précise que je vous donne ici les informations sur la base de ce que j'ai trouvé sur le site internet de l'organisateur. Pour éviter toute erreur ou toute modification de dernière minute, je mettrai dans la description de l'épisode le lien vers la page officielle qui récapitule où se trouvent les ravitaillements et ce qui est proposé. Et ça veut dire une chose simple, si vous avez l'habitude de prendre un gel, ou si vous aimez sécuriser avec un apport personnel, il faut l'anticiper avant le départ. Si je devais résumer les grands enseignements de cette course pour un coureur amateur, je dirais ça. D'abord, le 15 km de Kerserslau se respecte. Ce n'est pas une licence qu'on improvise sous prétexte que c'est 15-15 km. Ensuite, le placement compte. Surtout avant les portions étroites. Et avant les moments où la course peut se bloquer. Troisièmement, marcher dans Ramsey Hill, c'est pas une menthe. Il faut arrêter de voir ça comme un échec. Le plus important, c'est d'adapter son effort et continuer à avancer. Quatrièmement, la course joue beaucoup dans la gestion. pas seulement dans les jambes, mais dans la manière dont on ose son zembar, dont on accepte les moments difficiles et dont on relance au bon moment. Et enfin, partie descendante, après 10 km et demi, elle demande encore de la fraîcheur, du contrôle et un peu de courage pour aller chercher une allure plus vite jusqu'au bout. Ce que j'aime avec Kertzerslauf, c'est que c'est une course qui peut t'apprendre beaucoup. Elle peut apprendre à partir avec retenue, à accepter l'inconfort, à ne pas tafouiller si ça devient dur, à relancer quand l'occasion se présente. Parfois, la victoire du jour, ce n'est pas un remords. Parfois, la victoire du jour, c'est juste d'avoir réussi à trottiner sur toute une montée qu'on redoutait avant le départ. Et franchement, ça aussi, ça compte. Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner au podcast sur Apple Podcasts, Spotify. 10 heures ou votre plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément à faire connaître au-delà des murs à d'autres coureurs amateurs qui veulent progresser durablement. Et j'ai une question pour vous. Dans une course comme Kerserslauf, votre plus grande fierté, ça serait quoi ? Tenir votre allure ? Ne pas marcher dans la montée ? Ou réussir à sourire sur la ligne d'arrivée ? Dites-le-moi en commentaire ou sur Instagram. Et d'ici là, prenez soin de vous et bon entraînement. A tous et à tous. Merci d'avoir écouté cet épisode d'Au-delà du mur. 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