- Speaker #0
Salut Vanesse !
- Speaker #1
Salut Julie !
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté mon invitation à venir sur mon épisode et franchement je me réjouis de cette conversation. On s'est déjà quand même pas mal parlé auparavant via des live Insta, etc. Est-ce que tu te rappelles comment on s'est connus ?
- Speaker #1
C'est une bonne question ! Moi je sais que je te suivais déjà sur les réseaux en pointillés et puis en bonne ligne 4 on s'est croisés de mémoire à un event, c'était le Bichot non ? 2023 ? Ouais. Il me semble. Et puis bon, ligne 4 oblige, t'es venue, tu m'as parlé, ouais, coucou, machin, et puis c'était fait, quoi.
- Speaker #0
Alors, moi, je me rappelle encore de avant le Bichot, on s'est rencontrés à l'événement de Serena, auquel on a participé sur le HD.
- Speaker #1
Le sommet du HD, exact ! Oui, moi, je pensais rencontre réelle, mais oui, c'était le HD.
- Speaker #0
Et je cite Serena parce que c'est une de nos consœurs et qu'on apprécie toutes les deux.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il était bien ce sommet Serena, mais refais-le s'il te plaît.
- Speaker #0
C'est clair, je t'enverrai l'épisode Serena. On fait un appel. Non franchement, on s'est rencontrés, on était entre expertes du HD sur différentes thématiques et toutes les deux, on a accroché assez rapidement parce qu'on était assez actives et même on avait envie de donner de la valeur, c'était un sommet gratuit et c'était aligné à notre vision. d'intervenir sur des thématiques qui nous tiennent à cœur. Et en fait, toutes les deux, on a grave accroché. On a papoté et on s'est rencontré en vrai, effectivement, au bichot d'Aline Bartoli, The B-Boost. Et voilà, depuis, on essaie de se voir, garder contact en pointillé, comme on peut.
- Speaker #1
Avec nos agendas de ministre.
- Speaker #0
C'est ce qu'on disait juste avant, on n'a pas réussi à se voir cette année. Mais je ne désespère pas pour 2026.
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
avant d'aller dans le dur... Déjà, je souhaite la bienvenue à toutes les personnes qui nous écoutent sur le podcast Au-delà du succès. C'est un podcast, je parle beaucoup aux femmes de manière générale, après les hommes sont toujours les bienvenus. Et s'ils se sentent offusqués, bien, c'est pas grave, c'est comme ça, c'est la vie. En tout cas, moi, je m'adresse principalement aux femmes, entrepreneurs, cadres, dirigeantes, les femmes de manière générale. Donc, tout le monde est bienvenu, bien sûr, on ne fait pas d'exclusivité pour les femmes, mais en tout cas, Vanessa, comme moi, on s'adresse majoritairement aux femmes.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Donc, comme vous avez un petit peu compris, si vous nous connaissez déjà un peu et que vous voyez que Vanessa a parlé directement de la ligne 4, on va parler Human Design, qui est un outil de connaissance de soi. C'est comme ça qu'on s'est rencontrés. Déjà, je vais te présenter un peu, Vanessa, de ce que moi, je connais de toi et tu te présenteras aussi avec tes mots.
- Speaker #1
Ça marche.
- Speaker #0
Alors, pour moi, Vanessa, c'est un peu un extraterrestre dans le HD. et c'est ça que j'ai aimé je pense chez elle c'est une femme qui est assez pragmatique qui est quand même assez ouverte à la spiritualité même si elle n'en parle pas de manière prépondérante sur ses réseaux mais elle est assez ouverte à la spiritualité par contre elle a souhaité s'axer sur le human design de manière assez pragmatique et c'est ça je pense qui fait la différence aussi avec d'autres consoeurs on ne rejette pas ce que font nos consoeurs c'est juste qu'on a notre patte à nous et quand je dis nous c'est parce qu'on a des valeurs communes avec Vanessa Merci. Et en fait, j'ai beaucoup aimé sa manière de présenter le HD avec les neurosciences, avec tout ce qui est comment on l'implémente concrétos dans sa vie. Et je pense que c'est des valeurs communes qu'on a eues et qu'on a détectées assez rapidement puisque Vanessa m'a gentiment proposé de voir sa formation et de lui proposer des améliorations. Donc ça, c'était quand elle avait lancé au tout début. Et franchement, c'était un plaisir de consommer son contenu, de lui faire du feedback. Et ensuite, pour le contexte, moi, j'étais vraiment experte et formée au HD. Franchement, 100% HD dans ma com et dans ce que je faisais. Et j'ai commencé à m'en éloigner, je pense, l'année dernière, où j'ai arrêté de parler HD. Je pense qu'on en parlera pendant l'épisode. Et puis, Vanessa, pour moi, c'est une référence, voire la référence aujourd'hui francophone dans le human design. Et quand quelqu'un me demande, quelqu'un... de confiance pour se former. En tant que Bonne Ligne 4, qui aime faire profiter de son réseau à son audience, je redirige vers Vanessa.
- Speaker #1
Wow ! Merci beaucoup pour cette présentation. J'adore parce que c'est vraiment ce que je veux mettre en avant, donc je suis ravie que ça soit perçu comme ça. Effectivement, moi j'ai un parcours un peu atypique, au-delà d'être un peu un ovni dans l'entrepreneuriat, c'est que j'ai été notaire pendant quasiment 20 ans. Donc, notaire associé, une certaine forme de rigueur, de... Côté pratico-pratique, d'être vraiment dans l'explication, dans la vulgarisation, en tout cas c'est ce que je faisais déjà dans mon métier. Et d'avoir tout changé à 40 ans, je me suis d'abord bifurquée vers le coaching, qui a vraiment été une rencontre de cœur. Et puis effectivement, comme tu l'as dit, j'ai de plus en plus embrassé l'human design qui était déjà dans ma vie. Et le plus important pour moi, c'est de le rendre concret, c'est de le remettre dans le prisme de 2025-2026. On n'est plus... à la fin des années 90, il n'y a plus les mêmes besoins, il n'y a plus cette espèce d'un peu, parfois ce que je regrette, de snobisme intellectuel dans les termes, dans les explications et c'est un outil qui m'a parlé. Il y en a plein d'autres et on en reparlera pendant l'épisode. Celui-là me fait vibrer donc j'essaye de le rendre concret, actionnable, dans la vraie vie parce qu'il y a trop de personnes qui parlent de human design, qui parlent de découverte de soi, qui parlent d'astro d'énagramme, de ce que tu veux. Mais t'es un peu en mode, ok, trop cool, et sinon je fais quoi lundi matin ?
- Speaker #0
C'est ça. Et je trouve ça intéressant aussi, c'est pour ceux qui connaissent pas le human design, ou en tout cas pas au niveau de profondeur que nous on l'a exploré, c'est quand même, il y a un côté perché dans le fait que le fondateur l'ait canalisé. Toi, t'en penses quoi d'ailleurs à ce sujet ?
- Speaker #1
Ouais, je vais être très transparente, c'est un sujet qui me trigger un peu. Parce qu'il y a les deux parties de moi qui sont vraiment en mode, ok. Je vois sur le terrain, je vois concrètement de façon vraiment pragmatique avec aujourd'hui quasiment le millier de personnes que j'ai accompagnées grâce au HD, les résultats sont bluffants, ils sont précis, c'est pas un effet burn-out, c'est vraiment d'une précision, ça vient modifier nos vies, nos business. Et puis effectivement, je ne peux pas renier l'origine de l'outil, ça en fait partie intégrante. Et je garde l'ouverture d'esprit de me dire, ben... Aujourd'hui, on ne sait pas tout. Aujourd'hui, on dit oui, la canaliser, donc c'est peut-être un câblé un peu chelou, mais d'un autre côté, je ne vois pas le wifi. Ce n'est pas pour autant qu'il ne marche pas. Donc, je pars du principe que peut-être qu'on aura l'explication dans quelques années. Le fait est qu'il y a déjà eu des éléments du human design qui ont été validés par la science plusieurs années plus tard, je pense notamment au neutrino. Donc, je garde l'ouverture là-dessus, mais par contre, je ne m'y arrête pas et je vais utiliser l'outil pour... servir ma vie et celle de mes clients.
- Speaker #0
J'aime beaucoup ton approche et je pense qu'on en reparlera de comment on a utilisé le human design par la suite. Il y avait quelque chose que j'avais te demandé, c'est quel a été le déclic pour toi dans tes deux transitions ? Moi, je vois deux transitions dans ta vie. Celle où tu as quitté le notariat et ton mari, parce que tu étais mariée. Et celle où tu es devenue coach et ensuite vraiment experte et formatrice slash coach en human design. Du coup, ça a été quoi les déclics à chaque transition ?
- Speaker #1
Alors, ça a été en un le mari. Donc, le but, c'est pas de s'étaler là-dessus, mais certainement comme peut-être beaucoup des personnes qui écoutent ce podcast aujourd'hui, c'était la prise de conscience d'une union vraiment d'habitude, d'être colocataire et Et... C'est quand même important dans ma construction parce que je crois que c'est la première fois de ma vie. J'avais 38 ans, où je prenais une décision vraiment pour moi, quelque chose de très vertigineux à l'époque pour moi. Et ça a été le premier domino. Et je pense vraiment que quand on commence à faire des choix un petit peu risqués, selon notre définition personnelle du risque, c'est terminé, on ne peut plus tolérer ce qu'on tolérait avant. Donc ça a été le premier domino. Et ensuite, de façon assez naturelle, c'est le boulot qui est venu me déclencher, me faire me poser des questions, me dire ok mais est-ce que je veux ça pour les 20 prochaines années ? Donc je vais pas dire un déclic pour la reconversion d'elle-même mais une succession de prises de conscience. Et aussi une particularité c'est qu'en étant notaire, j'avais aussi beaucoup de contacts avec des personnes âgées dans le cadre de leurs donations, de successions, d'aller les voir en maison de retraite pour leur dossier. et il y avait vraiment ce rapport à au regret de ne pas avoir eu le temps de faire, de ne pas avoir aimé. J'ai plein de personnes qui m'ont parlé de leur métier, de ce qu'ils auraient aimé, osé. Et c'est venu vraiment toucher une corde quand on y est confronté. Un peu de « Merde, la vie est trop courte » .
- Speaker #0
Ouais. Donc,
- Speaker #1
premier déclic. Vraiment me dire « Est-ce que j'ai envie de ça les 20 prochaines années ? Est-ce que j'ai envie d'attendre la retraite pour vivre ? » Non. Là, je change tout. Je n'ai pas de plan B. Donc il n'y a pas encore le coaching, tu vois. Je débaroule, je change de ville, je vais à Montpellier, 400 kilomètres, je me retrouve dans une nouvelle maison, nouveau lieu.
- Speaker #0
C'est quoi qui t'a attirée à aller vers Montpellier ?
- Speaker #1
Mon chéri. J'avais refait ma vie à ce moment-là. Il vivait à Montpellier, moi j'avais vraiment le rêve de vivre au bord de la mer ou l'océan. J'avais pas de préférence, pas de débat entre le sud et la côte ouest. Et il était là et j'ai dit mais c'est le plus beau signe de la vie quoi, donc j'y vais, feu. Et le vide. Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? Qu'est-ce que je vais faire de mes vieux os ? Puisque comme beaucoup, j'avais le sentiment que je savais faire que ça. Je savais faire que notaire. J'avais aucune conscience de nos ressources intrinsèques, de ce que je pouvais actionner pour vivre autre chose. Et du coup, j'ai découvert le coaching en me faisant coacher. Et j'ai dit, mais c'est merveilleux ! Mais pourquoi il n'y a pas plus de gens qui font ça ? C'était extraordinaire ! Donc j'ai dit, parfait, banco, je veux tenter cette aventure, je veux devenir coach. Je me forme, je passe un diplôme, je retourne sur les bancs de l'école. Deuxième déclic, je veux me lancer dans le coaching. En parallèle de ça, j'ai découvert l'human design. Je trouve ça génial, c'est vraiment le coup de cœur, la passion, mais tu sais, c'est le truc que tu fais un peu pour les copines, ou « Ouais, tu veux pas regarder la date de naissance de mon nouveau mec ? » Je l'intégrais pas du tout, parce que je sais pas si c'est quelque chose que t'as ressenti. J'avais ce besoin un peu de légitimité dans cette nouvelle vie de me dire entre guillemets que je suis un vrai coach. Tu sais, un coach classique, un peu corporate, en mode PNL, questionnologie, etc. Donc j'avais besoin de ça, ben vrai. Avec le recul, je me faisais chier comme un rat mort. Je n'aimais pas du tout. Et le troisième et dernier déclic, c'est grâce à une amie qu'on a en commun, Mello, Mélodie Denis du compte d'AirLab. Et on parlait beaucoup en off du business. Et un jour, Mello, elle a eu cette phrase, elle est projecteur. On va en parler dans l'human design. Retenez une chose, les projecteurs ont toujours raison. Même si ça nous accasse. Ils ont toujours raison. Et elle me dit, mais Vanessa, je ne comprends pas que tu ne coaches pas avec le human design. Cet outil, il est génial. Et en fait, j'ai eu cette phase de, pas d'apprentissage, mais d'apprivoisement de l'outil pour le rendre de plus en plus public et pour l'assumer de plus en plus face à ce côté très cartésien et terre-à-terre que j'avais et dont j'avais besoin pour me sentir légitime, de l'accueillir, mais à ma sauce. Donc avec une forme, comme je dis souvent, de perchitude qui est très basse chez moi. Donc de le faire quasiment... devenir un outil stratégique, pragmatique, quasi clinique. Et c'est sous cette forme-là que j'ai pu totalement l'embrasser.
- Speaker #0
Ouais, hyper intéressant. Je ne sais plus ce qu'on avait discuté par rapport à ça. Dans le human design, il arrive aussi qu'on puisse faire la charte de notre entreprise. C'est quoi ton opinion par rapport à ça ?
- Speaker #1
Alors moi, je ne suis pas... Alors, il n'y a pas d'être pour ou d'être contre. Moi, je ne le fais pas. Et j'estime que ça n'a pas, à mon sens, de validité, si ce n'est rassurer notre mental. Parce qu'il y a deux principes importants dans le human design. C'est que déjà dans son nom, il y a human, c'est QFD, c'est-à-dire un être vivant. Après, je ne vais pas rentrer dans le débat de est-ce que notre entreprise est un égrégore énergétique de qui nous sommes. Mais par exemple, faire le human design, ça demande une date de naissance, une heure de naissance. Déjà, très aléatoire pour une entreprise. On prend quoi ? Sa date d'immatriculation, la première vente. J'en ai même connu qui le font pour leur offre, le jour où j'ai eu l'idée, etc. Et puis la deuxième chose, c'est quand on rentre un peu plus dans le détail, le human design est aussi une question, quelque part, de données énergétiques qui sont transmises à un être par les neutrinos, qui sont vraiment des molécules dont on sait aujourd'hui qu'elles ont une masse, qu'elles contiennent une information. Et j'ai envie de dire, ce qui fait notre design aussi, c'est à quel point le fœtus, cet être humain, est bombardé H24 de neutrinos. Quid d'une entreprise ? C'est quoi qui est bombardé ? C'est ton cabis qui est sur ton bureau ou comment ça marche ? Donc moi, personnellement, je ne reconnais pas, en tout cas, de human design d'entreprise. Je peux entendre que ça soit un égrégore énergétique, une extension de qui nous sommes, qui a des valeurs propres, un écosystème propre. Mais pour moi, ce n'est pas applicable au système, à proprement parler du human design.
- Speaker #0
Oui, hyper intéressant. J'avais demandé aussi à une autre consoeur qui est formatrice. Et pareil, elle disait non, elle ne le faisait pas pour les entreprises. Alors, moi, je me reconnais vachement. C'est la première fois qu'on parle de tout ça ensemble. Je trouve ça hyper intéressant, parce que vu qu'on est copines, on a parlé de HD, mais on a plutôt parlé de nos vies en tant qu'entrepreneurs. Et pas de nos pratiques. Exactement. Donc, je trouve ça génial. Pourtant, on a déjà échangé sur l'human design de manière publique et tout. Mais bon, en tout cas, on n'est pas rentrés dans ce genre de détails. Et je me reconnais vachement. Déjà, d'une part, moi, j'ai quitté mon mari. Bon, ça, tu le sais. J'avais quitté mon mari. Pareil. dans le sens où, pour une fois, je pensais à moi de manière égoïste, m'autoriser à être égoïste. Genre en fait, je n'avais pas envie. Oui, je pouvais me contenter de la relation, mais en fait, j'aspire à plus, à mieux, à plus. Et donc ça, franchement, et c'est ce que vraiment je pense que mes clientes viennent chercher chez moi, c'est qu'elles pourraient se contenter de ce qu'elles ont, avoir de la gratitude pour ce qu'elles ont, mais au fond d'elles, il y a une petite voix qui veut plus. Il y a de la honte en fait à vouloir plus. Il y a de la honte à dire, en fait, ça va. Mais je veux autre chose et je veux mieux.
- Speaker #1
Et énormément de culpabilité de dire est-ce que mon bonheur a suffisamment de valeur pour blesser quelqu'un ? C'était hyper dur. Moi, je l'ai mal vécu. Sur le moment, j'en tremblais. J'avais l'impression que je lui avais détruit sa vie. Bon, avec le recul, tout va très bien.
- Speaker #0
Non, non, mais c'est vraiment ça. En fait, on a l'impression d'être égoïste, de penser qu'à sa gueule et juste de faire du mal pour le plaisir. Parce qu'en vrai, quand on quitte de cette manière-là, il n'y a pas un truc de ouf. qui justifie la séparation, c'est juste... C'est pareil.
- Speaker #1
Personne n'avait trompé personne, personne ne tapait personne. Non, c'était juste, il n'y avait pas l'amour ou la forme de relation telle qu'on le souhaitait.
- Speaker #0
Et ça, je sais que mon mari, il a eu du mal à l'accepter, de... En fait, ça ne me suffit pas. Ce que tu m'offres, ce qu'on vit ensemble, ne me suffit pas. Moi, ça s'est très,
- Speaker #1
très mal passé. Et d'ailleurs, on a divorcé, il est absolument... convaincu que je l'ai trompé, c'était obligé en fait dans son prisme. Ça ne pouvait pas être autrement. Il y avait forcément déjà quelque chose d'autre, alors que je ne cessais de répéter, je suis navrée, mais c'est juste je ne t'aime plus en fait. Pas sous cette forme-là en tout cas.
- Speaker #0
Donc il y a vraiment une recherche de justification, d'une raison externe, etc.
- Speaker #1
Il fallait que ça soit externe, on est d'accord.
- Speaker #0
Alors, je ne sais pas si toi, quand tu as quitté ton emploi, tu avais encore le chômage et tout, mais moi quand j'ai quitté mon emploi, parce que je l'ai quitté en 2020, j'avais Merci. Zéro. J'avais rien du tout.
- Speaker #1
Moi aussi, j'étais notaire, profession libérale. Donc, je pars avec mes économies et c'est tout.
- Speaker #0
Et je pense que ça a une saveur. Alors, je ne sais pas, c'est quoi ton opinion dessus ? Je pense à une saveur différente dans l'audace parce qu'on n'a pas un plan B d'aide extérieure. En tout cas, pas sous cette forme-là de l'État. Peut-être pas d'autres formes, etc. Mais pas sous cette forme-là, ce qui fait qu'on aura peut-être plus de courage et on sera plus déter. dans la manière dont on va lancer notre activité ?
- Speaker #1
On a plus l'écrou. Et c'est vrai que j'ai une position un peu arrêtée sur ce sujet qui pourrait peut-être choquer certains, mais en tout cas, c'est basé sur ce que je vois. En tout cas, j'ai une admiration sans borne pour les entrepreneurs qui arrivent à développer un business qui fonctionne, j'insiste là-dessus, qui fonctionne, qui est rentable et qui va remplacer un salaire en parallèle d'une activité salariée. Moi je pense que j'aurais pas pu, très clairement.
- Speaker #0
Moi non plus.
- Speaker #1
Et en tout cas je fais partie de ces gens pour lesquels s'il y a une roue de secours,
- Speaker #0
bah je fous rien en fait. Ouais.
- Speaker #1
Et vraiment j'ai cette conviction que c'est possible de développer en side, mais il y aura peu d'élus qui vont y arriver véritablement, parce que je pense qu'aujourd'hui, en tout cas, est-ce qu'il faut le mettre en perspective de notre âge et notre génération ? Peut-être, parce que quand on voit des jeunes millionnaires maintenant à 22 ans, on se dit bon, il y en a qui ont compris plus vite que d'autres. Mais en tout cas, pour nous qui avons été habitués à des schémas professionnels, notamment nos parents qui passaient toute leur vie dans la même entreprise, que tu ne changeais pas de boulot, sauf si vraiment tu avais un manager qui te harcelait. Le plaisir et la satisfaction n'étaient pas un critère de choix. Je pense que pour nous, ça demande d'avoir ce côté, il n'y a pas de plan B et il faut qu'on ait les crocs pour y arriver. Oui,
- Speaker #0
je suis d'accord. Donc, hyper intéressant de voir ça. Et par rapport au human design de l'entreprise, alors moi, je me suis formée avec une de nos consoeurs qui, elle, est plus dans l'énergie éthique et qui prône le fait qu'une entreprise est une identité, etc. On raisonne avec, on ne raisonne pas, on fait ce qu'on veut.
- Speaker #1
Mais c'est ce que je te dis, tout à fait d'accord avec l'idée de cet égrégore. Mais pour moi, le système human design ne pourrait pas fonctionner pour ça.
- Speaker #0
Exact. Donc voilà, en tout cas, moi je sais que j'ai déjà fait le human design de mon entreprise, mais plus par curiosité, pas pour m'appuyer dessus. En fait, je n'ai pas utilisé comme soutien ou comme socle dans la manière dont j'ai fait mon business. Et c'est une belle transition sur comment on a utilisé notre human design par rapport à la manière dont on a créé notre activité et comment on la développe. Et avant juste d'aller sur ça pour ne pas m'éparpiller, est-ce qu'aujourd'hui tu utilises encore le coaching, toi ? Oui,
- Speaker #1
complètement. Ça fait partie intégrante de comment j'accompagne aujourd'hui mes clientes, bien que je sois sur des formats dits collectifs. Mais j'utilise totalement quand il y a des blocages dans des stratégies business et autres. On va aller voir l'équilibrage des perceptions, des questions de coaching. En fait, aujourd'hui, c'est devenu une espèce de toile de fond de ce que j'amène.
- Speaker #0
Ok. C'est marrant parce que du coup, quand tu me dis ça, ce qui résonne pour moi, c'est que le human design est devenu une toile de fond. Moi, dans ce que je fais, le coaching est venu au cœur de mon activité. Et moi,
- Speaker #1
c'est l'inverse.
- Speaker #0
Oui, hyper intéressant. Merci pour ton partage. Et du coup, pour aller un peu plus loin, c'est comment toi, tu as utilisé ton HD pour développer ton activité ?
- Speaker #1
Quand je me suis lancée, toute fin 2022, début 2023, je faisais du coaching classique, comme on pourrait l'entendre, one-one. Et en fait, c'était la galère. zéro prévisibilité zéro conscience de ce que je faisais si je signe une cliente je sais pas du tout comment je l'ai signé c'était au petit bonheur la chance ultra stressant et en fait j'ai vraiment eu cette phase où je me suis dit ça me plaît pas j'ai fait des formations business qui existent encore aujourd'hui écoutez la peau du dos un rein et la peau des fesses pour que dalle J'ai pris des pseudo-mentors business en one-one qui me demandaient de dupliquer très exactement ce qu'elles faisaient. Ça marche pas non plus. Donc j'ai juste eu un moment, cette espèce de... Alors, soit éclaire de génie, soit éclate désespoir, de me dire, putain, ça me plaît pas, c'est pas possible. Si j'ai découvert un outil qui m'a permis de comprendre comment je fonctionne dans ma vie perso, putain, mais Vanesse, en fait, va regarder dans ta vie pro. Et je raconte toujours cette histoire, mais c'est vraiment comme ça que c'est né, Ouh ! Je suis au ski, février 2023, je ne skie pas, la team CocaZero, on est là, on est ensemble, et j'ai vraiment pris point par point mon schéma human design, et j'ai voulu en tirer toutes les conséquences business. Qu'est-ce que ça veut dire en business d'être générateur ? Qu'est-ce que ça veut dire en business d'être sacral ? Etc, etc, mais surtout quasiment de planète en planète, j'en ai rédigé des pages, Et après j'ai dit ok, de toute façon ce que je faisais avant, ça marche pas. Bon, on va essayer ça. Et petit à petit, un truc par un truc, et un poste, ah putain, marche trop bien ! Un appel, disons que j'ai un appel découverte. Et petit à petit, je me suis rendue compte, en fait, dans le human design, il y a un concept qui est extrêmement important, c'est ce qu'on appelle les keynotes, les mots-clés. C'est pour ça que moi, j'ai beau le moderniser dans son utilisation concrète, je ne changerai jamais les mots-clés. Je ne vais pas appeler la ligne 3 l'expérimentateur, alors que son nom, c'est le martyr. Parce qu'il y a un sens de ça. Il y a un mot-clé dans l'human design qui résume toute son expérimentation, c'est surrender, abandonne-toi. C'est un peu ce que j'ai fait. J'ai dit écoute, tu sais quoi, zéro pour zéro, attendez. Et c'est là où quelque part, les énergies, la vie, tout ce que tu veux, ça m'a dit merci parce que ça a décollé de fou et de façon exponentielle.
- Speaker #0
Hyper intéressant. Là, toi, tu me disais que tu avais découvert l'outil et qu'ensuite, tu l'as utilisé en mode avec tes copines. En sous-marin, oui.
- Speaker #1
Un peu comme on a tout un tarot qui se balade. On dit, viens, vas-y, je vais te tirer les cartes. Mais on n'en fait pas un job pour autant.
- Speaker #0
OK. Et donc là, le chiffre, ça a été en fait un ras-le-bol un peu de ce que tu faisais en tout cas ne résonnait pas, ça ne marchait pas, etc.
- Speaker #1
Tu m'ennuyais en fait.
- Speaker #0
Oui. OK. Super intéressant. Moi, différemment de toi, j'ai découvert le HD. juste après mettre forme au coaching aussi. Et c'est juste, moi je suis passionnée par la connaissance de soi, de différents outils. Et j'avais déjà découvert un peu le côté un peu spirituel à ce moment-là. Et en fait, tout de suite, je l'ai implémenté pour moi, en fait pour mon foyer, avec mon mari et ma fille. Et quand j'ai vu la puissance du truc, je l'ai implémenté directement avec les clientes que j'avais en coaching. C'est-à-dire que je leur ai proposé, voilà. J'ai découvert un nouvel outil, voici ce qu'il a transformé pour moi et pour mes proches, et j'ai envie de vous le partager. Je n'avais même pas fini de me former au HD, je me rappelle. Et j'ai dit, voilà, je vais faire un décalé avec ma formation, c'est-à-dire que je me forme sur les types, je fais votre séance sur les types la semaine suivante. Et puis, je me rappelle, je préparais les fiches, j'écrivais tout, etc. C'est comme ça que c'est rentré, d'ailleurs. Et j'ai pratiqué en apprenant. Et ça, ça a été ouf. Et en fait, ces femmes ont tellement eu des transformations de fous, il y en a une qui est même devenue experte et formatrice en HD par la suite. En fait, c'était phénoménaux comme ça. Et pour moi, c'était une évidence. Et après, effectivement, je me suis rendue compte que la manière dont j'avais lancé mon business, où j'avais fermé ma première activité pour en ouvrir une deuxième, etc. C'était purement l'autorité sacrale. C'était inexplicable. J'ai démissionné. Tout le monde me disait « Mais tu vas faire quoi ? Je n'en sais rien. » Et j'en rappelle mon CEO qui me disait « Si tu veux, d'ici la fin du mois, réfléchis. Si tu veux qu'on annule... ton préavis, on l'annule, tu en fais comme si de rien s'était passé, il n'y a pas de souci, prends le temps de réfléchir et tout. Mais en fait, j'avais la certitude au fond de moi, je ne savais pas ce que j'allais faire, etc. Et pendant un an, j'ai galéré avec ma première activité, mais c'est ça qui m'a ouvert ma deuxième. C'est-à-dire que je coachais des gens de manière non sollicitée parce qu'ils n'avaient pas le mindset pour se lancer. Et là, je me suis dit, j'ai un truc pour le coaching, former Human Design et ensuite coach business avec du HD. Et donc vraiment, je pense que Là, je rencontre encore des gens, ça fait combien de temps que je n'en parle plus du tout, je ne saurais même pas dire. Je ne sais pas depuis combien de temps que je n'en parle plus du tout. Mais même encore aujourd'hui, quand je rencontre des entrepreneurs en ligne, ils me disent « je vois, tout à fait qui t'es ? Tu es celle qui fait du coaching business HD » . Et ça me suit en fait, parce que j'étais à fond dedans. Mais oui, j'ai adoré, je l'ai implémenté comme ça. Donc un peu différemment de toi par rapport au concert. Mais en fait, on est arrivé au même point. C'est-à-dire qu'on l'a utilisé pour notre business, pour nous. Et ensuite, on a vu le truc.
- Speaker #1
Avant de l'utiliser pour les autres.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et c'est vrai que moi, la différence de toi, j'ai vraiment eu, ça c'est très personnel, ce besoin un peu de déconstruire au niveau de mon mindset, l'image que je me faisais de la légitimité, du sérieux, de la rigueur, parce que je viens totalement du serail universitaire, point de diplôme, pas de salut, jusqu'à maintenant. Donc tu vois, il y avait ce côté, même en étant autodidacte, moi je me suis formée au Human Design, non pas auprès d'une personne, mais vraiment en autodidacte, avec des ouvrages, avec énormément de contenus anglo-saxons, parce que c'était les seuls contenus de qualité que je trouvais. Et même là, j'avais du mal à revendiquer une quelconque expertise qui soit simplement basée sur l'expérimentation et non pas sur un pseudo-diplôme. Et moi, j'ai besoin de déconstruire tout ça avant de m'autoriser à le revendiquer et l'utiliser.
- Speaker #0
Ouais. Mais ça, justement, on le voit dans notre profil. Toi, t'es 5'1, moi, je suis 4'6. Et moi, vraiment, en fait, je guide en expérimentant moi-même.
- Speaker #1
Par ta vie. Alors que moi, je trouve des solutions par mes recherches théoriques et mon besoin de fondation solide. Ouais.
- Speaker #0
Et je trouve ça hyper intéressant. Effectivement, moi aussi, je me suis formée avec plusieurs personnes différentes. Donc, toi, tu t'es pas formée avec une personne, mais moi, avec plusieurs personnes. J'ai eu besoin de trouver ma pâte à moi. Pour la trouver, j'avais besoin d'en essayer plusieurs. Après, je me suis énormément formée avec les livres de Karen Parker et Raoult en anglais aussi. D'ailleurs, qu'est-ce que tu penses ? J'ai une mentor. Suite à cette information qu'elle a partagée, je me suis désabonnée directe. J'ai arrêté d'acheter chez elle.
- Speaker #1
Oh là là, mais attends, suspense de ouf !
- Speaker #0
Qu'est-ce qui se passe ? Quoi ça ? Pour les personnes qui se connaissent un peu en HD, moi, j'ai quand même la porte 49 en soleil conscient. Les principes. Et donc, vraiment, quand ça overlap sur mes principes, sur ce en quoi je crois, c'est peut-être compliqué pour moi de continuer de faire semblant. Donc, vraiment, je ne suis pas la meuf hypocrite. Je ne peux pas, tu vois. C'est vraiment plus fort que moi. Voilà, attendez là.
- Speaker #1
Faisons une pause. C'est notre minute croustillante quand même.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
On s'est dit avant, non, vas-y, on ne gossipe pas. Vas-y, on gossipe pas.
- Speaker #0
Je ne vais pas citer la personne parce que je n'ai pas envie de la mettre en porte-à-faux. Non, ce n'est pas l'objet.
- Speaker #1
C'est une question que ne fait pas personne.
- Speaker #0
Voilà. En fait, elle a dit que les projecteurs ne peuvent pas avoir d'enfants.
- Speaker #1
Hein ?
- Speaker #0
Elle a bugé, Vanessa.
- Speaker #1
Attends, j'ai bugé.
- Speaker #0
Les projecteurs ne peuvent pas avoir d'enfants parce que les enfants, ça serait trop énergivore. Ça leur demande d'être dans leur non-soi, en fait.
- Speaker #1
OK. Alors, elle ne connaît pas mon mec. Il est projecteur énergétique. Autant vous dire qu'il a plus d'énergie que moi.
- Speaker #0
Et en fait... elle est projecteur cette femme là et du coup je me suis désabonnée direct et en fait c'était un contenu payant dans lequel elle disait ça parce que je m'intéressais beaucoup au projecteur pour info Vanesse et moi on est générateur et donc je me suis beaucoup intéressée au projecteur parce que c'est un peu, bon si on exagère un petit peu en extrapole c'est un peu le contraire du générateur c'est un peu l'opposé sur certains aspects tout en étant un des plus complémentaires avec nous exactement Exactement, exactement. Et j'avais envie de comprendre un peu plus le projecteur. Et en fait, quand elle a dit ça...
- Speaker #1
C'est criminel de dire ça.
- Speaker #0
Ouais. Et donc, du coup, je me suis dit, ah ouais, non, ça me va pas du tout. Parce que là, c'est très limitant. Elle utilisait le HD comme une limite. Au secours, ça met des gens dans des cases. C'est quoi la prochaine étape ? Il ne peut pas avoir de business ? C'est ça. Il faut arrêter les stéréotypes. Ce n'est pas parce que tu es projecteur, dont par définition, effectivement, il a une énergie qui est dite fluctuante parce que ce qui va lui amener de l'énergie est plutôt une parabole qui va la capter. Mais si vous lui mettez la bonne prise USB, le bon petit générateur à côté de lui ou quoi que ce soit, mais c'est des flèches en fait.
- Speaker #1
On est d'accord.
- Speaker #0
Mon mec, il fait en deux heures ce que moi, je vais faire en deux jours.
- Speaker #1
C'est ça. Mais du coup, c'est aussi une des raisons pour lesquelles j'ai arrêté de parler de HD. Parce que, alors je ne sais pas c'est quoi ton observation, mais sur la toile, donc moi j'étais une des précurseurs en France en tout cas, parce que j'ai commencé à accompagner avec le HD en 2020 et 2021. Et j'étais à fond dedans 2021-2022, je pense. Oui,
- Speaker #0
parce que je pense qu'en France, c'est un peu débarquer 2019, un truc comme ça.
- Speaker #1
Oui, et d'en faire du business avec le HD. Je sais que c'est pour ça que les gens m'ont connue, parce qu'il n'y avait pas cette Ausha. C'était plus lecture HD 2019-2020. Et moi, je l'ai fait vraiment au niveau business et je me suis spécialisée dedans. Et du coup, quand j'ai vu comment ça pouvait… En fait, il y a beaucoup de personnes qui, je trouve, l'utilisaient de manière limitante, même dans leur vision, dans leur approche, la manière dont elles formaient les autres. Et c'est ça, en fait, qui m'a dégoûtée. Je me suis dit, en fait, ce n'est pas ma vision. En fait, je voyais que j'essayais de convaincre les gens. et ce n'était pas une énergie qui était nourrissante pour moi. Et c'est pour ça que j'ai arrêté d'en parler. Donc, j'en parle toujours naturellement parce que ça me passionne. C'est quand même quelque chose qui me passionne. C'est pour ça que d'ailleurs, on fait un épisode à ce sujet. Mais ce n'est plus au cœur de mon accompagnement, ce qui était le cas avant, en fait.
- Speaker #0
Alors, je te rejoins complètement parce que, encore une fois, je pense qu'on est des ovnis dans la sphère Human Design France, de par notre utilisation, de par comment on en parle. Je pense à d'autres personnes comme nous, comme Serena en a parlé, ou encore Ness, mais trop de personnes en font une excuse. Et pour des gens qui connaîtraient moins le HD que l'astro, c'est comme si quelqu'un te dit « Oh, je t'ai choquée ! » « Oh, pardon, c'est parce que je suis scorpion ! » Non, t'es juste conne, en fait. Donc, le human design, c'est pareil. Et je te rejoins totalement à la différence que... Alors, c'est pas que je cherche à convaincre, mais bon, de toute façon, c'est dans mon design, j'ai la croix de la confrontation, c'est que vraiment... Je veux tellement changer les choses au niveau systémique que je ne me bats pas dans une industrie, je veux devenir l'industrie.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
mais en fait, c'est l'espace d'où ça part.
- Speaker #1
C'est parce que c'est l'espace d'où ça part. Toi, ça part d'un plus et de l'abondance vers plus grand.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Moi, j'essayais de changer l'existant.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est ça qui m'avait fatiguée.
- Speaker #0
L'autre folle qui dit que les projecteurs ne peuvent pas avoir d'enfants, mais ça ne change pas ça.
- Speaker #1
Oui. Du coup, c'est ça qui m'a épuisée dans l'industrie. C'est pour ça que je m'en suis détachée. Je m'en suis détachée publiquement, on va dire. Mais après, comme je t'ai dit, quand je rencontre des gens, ils me voient toujours comme une experte HD. Des personnes me demandent toujours mon avis au niveau HD. J'ai mon coach qui me suit déjà, mon human design.
- Speaker #0
Et tu vois, moi, ce qui m'agace, encore une fois, je ne vais pas lutter contre. Je vais créer mon mouvement, ma façon de voir les choses. Mais c'est ce côté trop... trop ésotérique, trop vieillot, trop tourné, paganisme et machin. Alors, ça n'est pas ma vibe, je n'ai rien contre ça. Ça n'est ni positif ni négatif, ça n'est juste pas ma sensibilité. Mais je trouve qu'à aller trop dans ces thématiques-là, genre limite tu mets des crânes dans ton background, des nanani, des nanana, ça vient desservir l'outil. Tu vois, par exemple, sans être dégoûtée, moi j'étais restée longtemps dans des groupes Facebook de design humain francophone.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
Avec beaucoup de richesses théoriques. Et en fait, j'ai quitté ces groupes parce que je n'en pouvais plus de ce côté genre Saruman dans sa tour d'ivoire. Oui, la peste d'internet qui vient changer les terres. Mais oh les gars, mais redescendez de votre truc. Revenez en 2026. Quelle est l'utilité de cet outil ? Servir les gens et la connaissance de soi. On n'est pas dans une velléité académique absolue. Le but, c'est d'aider. Le but, c'est de servir. Donc, c'est même parfois ce que j'explique à mes clientes en business. Venez parler avec les mots de votre audience. Venez les amener à se poser des questions, à les creuser d'un point de vue académique derrière s'ils le souhaitent. Mais à un moment, il faut un petit peu remettre un peu de modernité, de concret là-dedans. Et là, c'est plutôt là où je te rejoins, où je suis un peu en bisbille par rapport à ça. Mais par contre, aujourd'hui, tu vois, je suis... Je me suis désabonnée de toutes mes concurrentes potentielles. Je n'ai rien contre elles, mais je suis en mode, je mets mes œillères. Je fais mon truc et encore une fois, je fais mon mouvement, ce en quoi je crois, qui même me suivent et c'est très bien.
- Speaker #1
Oui, et c'est exactement ça qu'on définit comme étant dans le leadership. C'est arrête de te comparer à côté et sois focus sur ce qui t'inspire toi, sur ce que tu veux et go quoi. Après, je sais que j'avais une coach HD, je me suis fait accompagner pendant trois mois par elle. Et elle, elle était... vraiment dans l'obsession HD extrême. Tu sais, vraiment, elle aussi est dans l'extrême du HD. Et elle croyait que, voilà, si toi, tu as été... Elle se forme qu'avec des gens qui ont été formés par Ra, le fondateur. Toi, tu ne peux pas transmettre ce que tu apprends avec elle parce que tu n'es pas diplômée, tu n'es pas certifiée. Enfin, il y avait vraiment un truc hyper malsain. Ça faisait un peu secte même, tu vois.
- Speaker #0
Mais c'est ça qui est débile. Et moi, ça me fait vriller, notamment la mainmise des héritiers du fondateur sur le concept et la pseudo-certification officielle par Jovian Archive et notamment par Design Humain France, pour ne pas les citer. Les gars, c'est comme CrossFit. C'est une cotise.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Tu as le droit de t'appeler CrossFit parce que tu payes CrossFit et HQ aux Etats-Unis.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
et que tu suis la méthode et que tu payes ta cotise, t'arrêtes de payer ta cotise, bah t'as plus le droit de dire que t'es crossfit et tu vas dire je fais du cross-training. Bon bah c'est un peu la même logique en fait. Et surtout tu vois moi ce qui m'agace, c'est cet espèce de snobisme intellectuel sur un outil dont il vaut en faire quelque chose de rigide. Alors qu'on est en train de parler de l'humain, on est en train de parler de l'énergie, on est en train de parler de quelque chose de pulsatile, d'évolutif. Il y a très peu de gens qui savent qu'à l'origine de l'human design, il n'y avait pas quatre types, il y en avait deux. Les to do et les to wait. Ceux qui font et ceux qui attendent. Fin de la discussion. Ensuite, il y en a eu quatre, parce qu'on parle vraiment de quatre auras différentes. Moi, je préfère dire qu'il y en a cinq, parce que quiconque a déjà croisé un manifesting generator, on va bien voir que ça ne marche pas. Pareil, pareil, que le generator non plus. Et encore une fois, potentiellement, en 2027, il y en aura six. Donc, on ne peut pas faire quelque chose de rigide lorsque ça touche à l'humain et au fonctionnement humain. Ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, à ce sujet, on parlait un peu des cases. C'est ça aussi qui m'a déclenchée. C'est pour ça que je m'en suis éloignée. Parce que ça m'épuisait, je te disais, de combattre. Parce que je combattais l'existant. Est-ce que tu observes, toi, que ce soit chez des clientes ou ailleurs, des gens qui utilisent le HD comme une excuse ? D'ailleurs, le HD ou l'astro, peu importe. C'est ce que tu disais tout à l'heure, je suis scorpion. Donc, c'est pour ça que je suis une connasse. Tous les jours.
- Speaker #0
Tous les jours. Et effectivement, ça m'agace. Donc, moi, j'essaye d'expliquer aux gens que vraiment, tout est possible du moment qu'on a le bon mode d'emploi. Tu vois, par exemple, même d'un point de vue non-expert, c'est vraiment une idée qui reste une idée reçue. J'ai fait récemment une interview sur le plateau d'ABC Talk. Et le présentateur, Marc, a eu ce réflexe parce qu'il a déjà eu d'autres de nos consoeurs sur ce plateau. D'essayer de m'amener sur le terrain de oui mais alors attends, en fonction des types, est-ce qu'il y aurait un métier plus pour certains et machin, c'est quoi les statistiques ? Je lui ai répondu mais je peux pas aller sur ce terrain là. Tout le monde peut faire absolument tout mais pas de la même manière.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Si on dit que la vie c'est faire un Paris-Marseille, et ben il y en a comme toi et moi qui sommes plutôt comme des bons vieux Renaud Espace, on va y aller avec un plein, pas trop vite mais on va y aller en emmenant plein de monde avec nous. T'en as d'autres comme les manifestants, c'est des Ferrari. Bon, ils vont aller très vite et puis ils vont faire le plein à chaque sortie de péage parce qu'ils auront tout cramé. Et puis t'en as d'autres, c'est comme les projecteurs, des Tesla. Va falloir qu'ils prennent des chemins de traverse pour aller trouver des superchargeurs. Mais ils vont y arriver aussi. C'est une question de trouver comment on fonctionne pour optimiser le fonctionnement. Mais quiconque peut faire tout ce qu'il souhaite. Être chef d'entreprise, être salarié, être... C'est pareil, moi, les gens qui osent parler de compatibilité amoureuse entre différents types Human Design, ah, ça me provoque. Et je n'ai pas les portes 49.
- Speaker #1
Non, mais j'aime beaucoup notre échange, parce qu'il y a vraiment ce truc où, moi, comment je le décrivais, le Human Design, parce que je parlais beaucoup de zone de génie, et je pense que ça va être aussi la thématique de ton prochain événement live, by the way. Et du coup, les gens avaient du mal à comprendre quand je disais « Tout le monde peut tout faire, c'est juste qu'on ne va pas le faire avec la même fluidité. » Donc c'est comme quelqu'un qui sait dessiner, depuis qu'il est tout petit, des paysages de ouf par reproduction. Et toi aussi tu peux apprendre à faire des paysages de ouf, mais peut-être que tu vas mettre six mois de cours de dessin hebdomadaire pour y arriver.
- Speaker #0
Et puis peut-être que toi tu ne seras pas bon à l'aquarelle, mais par contre tu vas être extrêmement bon à l'huile.
- Speaker #1
Oui c'est ça. Et donc c'est de trouver ce en quoi on est les plus doués et d'explorer ce potentiel et d'en faire une force qui peut nous aider à faire plein de choses dans notre vie, dont une activité entrepreneuriale. ou une activité salariée d'ailleurs, mais d'en avoir conscience pour l'utiliser.
- Speaker #0
Toi, tu disais que tu étais vraiment provoqué et que tu t'es usé à aller combattre les idées reçues et enfermantes d'autres praticiennes du HD. Moi, je m'use à combattre les idées enfermantes de 90% des coachs business qui vont te faire croire qu'il n'y a que cette façon de faire qui fonctionne et qui est la leur. Et pour moi, ça a autant... pas de sens que de te dire imagine que toi tu vas me dire mais Vanesse il faut impérativement que tu achètes exactement le même jean que moi regarde à quel point il fait un cul d'enfer bon bah quiconque nous a vu côte à côte va bien comprendre que je vais pas y rentrer une cuisse donc c'est un non-sens de vouloir dire aux gens que la seule façon de réussir est celle-ci et on passe notre vie à nous faire rentrer dans des cases alors que justement le principe même du human design Merci. Et de tout autre outil de connaissance de soi qui vibre avec nous, l'astro, l'énéagramme, l'MBTI, on s'en fout, c'est justement de revenir à soi et d'aller créer sa case.
- Speaker #1
Oui, et ça résonne beaucoup. J'en ai un peu parlé dans d'anciens épisodes de podcast. Si ça vous intéresse, je vous invite à les écouter sur ma reconversion. En fait, je me suis cramée à suivre une rampe de lancement dans un mastermind dont je faisais partie, où il y avait vraiment une méthode à respecter. Ok, j'ai fait près de 10 000 euros. tout premier lancement en tant qu'entrepreneur, mais j'étais cramée. La meuf était en PLS.
- Speaker #0
Aujourd'hui, connaître le HD m'amène, à titre personnel, même au-delà de mon business, un regard extrêmement critique sur qui j'écoute, les espaces dans lesquels je me trouve. Moi, je me suis trouvée comme toi dans des espaces de mastermind où moi, je suis générateur. On l'a fait très courte, si les gens ne connaissent pas. Nous, on est grosso merdo comme des labradors. Donnez-nous une baballe, on est contentes. On a de l'énergie, etc. La personne qui dirigeait ce mastermind et qui donnait les conseils business, elle, elle était projecteur. Faisons une image, le projecteur c'est un chat. Dans quel monde il est logique pour un labrador de suivre les conseils d'un chat ? A votre avis, il va lui conseiller quoi ? D'avoir le maximum de résultats, minimum d'efforts pour pioncer, avoir la dolce vita 8h par jour. Mais les gars, moi si pendant 8h je bosse pas, je taquicarde en fait.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Faites-moi faire quelque chose. Personne n'a jamais vu une abeille glandée pendant 8h sur un pétale. Et donc, de comprendre ça, moi aussi, ça m'a permis, avec le recul, de voir à quel point on nous bombarde d'injonctions. Et dans tout, dans l'entrepreneuriat, ouais, les lancements, c'est mort. Il n'y a que l'Evergreen, la vente en continu qui fonctionne. Ah, devine qui te dit ça ? Un projecteur. Et à contrario, d'autres qui vont te dire, ah non, mais il n'y a que les événements d'activation, l'Evergreen, c'est naze, et puis ça va être un générateur. Donc, de comprendre un peu les fonctionnements intrinsèques de chacun. C'est de comprendre de qui on écoute les conseils, à qui on est en train de se comparer aussi, parce qu'on ne va pas du tout fonctionner de la même manière. Et j'aurais aimé le connaître beaucoup plus tôt. Aujourd'hui, ça m'évite beaucoup de déconvenus et de dépenser de l'argent pour rien. Mais exactement comme toi, j'ai écouté, j'ai appliqué ce qui me semblait être la seule façon de fonctionner et ça ne fonctionnait pas du tout.
- Speaker #1
Ouais. J'ai aussi des clientes, parce que là, tu parlais de projecteurs-générateurs, qui sont projecteurs et qui utilisaient le human design comme excuse, dans le sens où elles disaient, en fait, je suis fatiguée. Donc, je ne vais pas faire ce que j'avais prévu de faire pour le taf.
- Speaker #0
Encore une fois, moi, j'ai cette conviction que tout est une question d'aménagement et de compréhension. Les projecteurs, c'est l'efficience. Le projecteur, c'est Usain Bolt. Usain Bolt, sur 400 mètres, il explose tout le monde. Par contre, tu ne lui fais pas courir un marathon. Ça, c'est vrai. Donc, rien n'empêche d'aménager sa journée, de trouver la plage horaire où on est le plus productif pour aller tout cartonner sur cette plage horaire-là. Et oui, après, passe ton après-match, il. Sans culpabilité.
- Speaker #1
Mais ça, en fait, c'est les conditionnements sociétaux. C'est vraiment beaucoup de culpabilité, de « Ah, mais si je kiffe le matin, je n'aurais pas envie de travailler l'après-midi. » En fait, ce n'est pas ça. le problème c'est juste que ce que tu t'apprêtes à faire l'après-midi c'est tellement tu te forces que c'est un symptôme c'est pas du tout moi j'arrête pas de répéter que la procrastination ça n'est pas un problème
- Speaker #0
c'est un symptôme que tu es en train de faire un truc qui te fait chier.
- Speaker #1
Donc il y a deux solutions, soit tu te forces parce que c'est nécessaire, parce qu'on est entrepreneur. Par exemple, la compta ou l'Ursaf,
- Speaker #0
voilà, voilà.
- Speaker #1
On n'a pas envie de le payer,
- Speaker #0
mais on fait quand même.
- Speaker #1
On n'a pas envie de faire le lien avec l'agence comptable qui va nous faire nos déclarations, mais on le fait, dans les délais et tout ça. Donc il y a des choses, on est obligé de se forcer, c'est comme ça, c'est la vie. Ça s'appelle le fait de vivre dans un système. Mais après, c'est des symptômes, c'est des conséquences de... de ce qu'on aime faire ou pas. Et qu'est-ce qui est juste, qu'est-ce qui est normal, qu'est-ce qui... On disait la zone de génie. En fait, la procrastination, c'est juste pas dans notre zone de génie. Sinon, le fait, on n'a pas besoin de calculer.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu as remarqué ça chez tes clientes, mais je trouve que la zone de génie est tellement sous-cotée et en fait, c'est tellement quelque chose qui est là, présent, mais on trouve que c'est naze, que ça n'a pas de valeur et on ne va pas se focus là-dessus, que les gens, en tout cas les entrepreneurs... sous couvert de se dire qu'ils font quelque chose, vont aller brasser de l'air sur des trucs qui les emmerdent et ne vont pas mettre toute leur énergie sur, véritablement, cette fameuse zone de génie, sur ce qui ramène de l'argent facilement.
- Speaker #1
Ouais, c'était le sujet de... Sauf que ça soit dur. Ouais, mais c'était le sujet, justement, que j'ai abordé dans un des derniers épisodes que j'ai enregistrés, c'était capitalise sur ta zone de génie au lieu d'essayer de combler ta médiocrité. Tu vois ? Parce qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs qui se forment sur ce qui leur manque comme compétence, mais qui n'ont même pas...
- Speaker #0
Plutôt que d'améliorer ce qu'ils ont déjà.
- Speaker #1
Est-ce qu'ils ne sont pas devenus excellents dans ce qui est naturel pour eux, parce qu'ils se disent, bon, c'est normal, tout le monde sait faire ça. Non, en fait, tout le monde peut le faire, mais tout le monde n'a pas cette fluidité à le faire. Donc, ce qui est facile pour toi, capitalise dessus, sois une référence dans ça. Et oui, après, tu pourras passer du temps à t'améliorer sur tes zones de médiocrité. Mais ta prio, c'est d'exploiter ce qui est déjà facile et l'amplifier.
- Speaker #0
C'est exactement comme le sport. Si tu as une appétence naturelle et un talent naturel, je dis n'importe quoi, par exemple pour la course à pied, arrête d'aller t'emmerder à vouloir faire de l'haltérophilie ou des trucs où vraiment, je suis désolée, mais il y a des trucs, on n'est pas bon, quoi. Fin de la discussion.
- Speaker #1
C'est ça, ouais. Après, ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas se former sur des trucs pour s'améliorer, mais c'est juste que ce n'est pas la priorité.
- Speaker #0
Non, pas du tout. Et surtout, ce n'est ni la priorité et parfois ni un élément déterminant de la réussite du business.
- Speaker #1
Ce n'est pas ce qui va être game changer en fait.
- Speaker #0
Non, clairement.
- Speaker #1
D'ailleurs, dans l'entrepreneuriat, il vaut mieux se former pour info et donc ne pas trop passer de temps et d'énergie ni d'argent sur des zones d'apprentissage médiocres, là où on n'est pas doué. Et de déléguer ça à des experts dont c'est la zone de génie et qui font ça dix fois mieux que nous.
- Speaker #0
Et dès que c'est possible, ou en tout cas à minima, d'essayer de l'automatiser avec des systèmes comme Cloud, je sais que c'est ton nouveau dada actuellement, pour vraiment aller, encore une fois, focus sur... Là, on est les meilleurs et le plus beau marqueur pour trouver cette fameuse zone de génie, l'un des premiers marqueurs, c'est qu'est-ce que l'on fait... Oh, pardon pour le téléphone, désolé, les aléas du direct.
- Speaker #1
On n'entend rien, c'est bon, t'inquiète.
- Speaker #0
Parfait. Je disais juste que le premier marqueur de cette zone des génies, ça va être notre énergie. Qu'est-ce qu'on fait qui ne nous coûte pas d'énergie et qui, au contraire, nous en donne encore plus quand on l'a fini que lorsqu'on a commencé ?
- Speaker #1
Oui. Et beaucoup de personnes confondent la fatigue, tu sais, parce qu'il y a la fatigue qui est satisfaisante où on se sent bien, ça nous abrit. Exactement.
- Speaker #0
Le sentiment d'avoir créé l'utilité.
- Speaker #1
Exactement. Et l'autre fatigue qui nous a tellement drainés qu'on est HS, on ne peut plus rien faire tellement ça nous a drainés. Et donc ça, les gens, ils ont du mal à différencier les deux parce qu'ils disent que je fasse ça ou ça, ça va me fatiguer. Oui, mais ce ne sera pas la même fatigue. Tu ne te couches pas de la même manière.
- Speaker #0
Je ne sais pas comment tu le fais, toi, mais moi, je fais la distinction avec l'état émotionnel qui y est associé. Il y a une bonne fatigue où oui, je suis fatiguée, je suis crevée. Mais tu vois, on est générateur, mais il y a cette satisfaction, ce contentement un peu du devoir accompli versus parfois j'ai une fatigue et vraiment, il y a une notion presque d'usure. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Oui, tu es rincée. Oui,
- Speaker #1
mais moi, un exemple de la vie courante, c'est quand je fais des séances avec certains clients. J'en sors, je suis fatiguée parce qu'on a fait une heure et demie de deep work et de coaching profond. Donc, c'est fatigant aussi pour moi énergétiquement. Par contre, je ne me sens pas rincée au point de pouvoir faire de séances après, etc. C'est-à-dire que oui, je vais faire une pause, je vais faire une méditation, je vais me ressourcer, je vais marcher, mais je peux ranquiller une autre séance après. Et il y a des personnes avec lesquelles j'ai des coachings, ça peut durer 20 minutes, mais ça m'a saoulée. Ça m'a fatiguée, ça m'a drainée. Vas-y, j'en veux plus des comme ça. En fait, flemme d'avoir une autre séance l'après-midi.
- Speaker #0
Je dis souvent, il y a un signe qui ne trompe pas chez les générateurs, c'est un espèce de soupir. Je ne sais pas si tu l'as repéré, mais on a vraiment le soupir où tu sais que là, là, ça ne sent pas bon.
- Speaker #1
Et tu as le soupir de contentement, de trop bien. Ah ouais, d'émerveillement. Donc, c'est vraiment... Je trouve qu'il y a de la nuance, en fait. Et c'est en pratiquant et en incarnant son human design qu'on peut voir ce genre de nuance. Parce que mentalement, c'est quasi impossible de... Et tu vois,
- Speaker #0
quand on parlait des excuses et de ce qui nous agace, moi aussi, il y a un truc qui m'agace, c'est... On ne peut pas opposer l'alignement dans notre business et la notion de l'effort.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est pas parce que t'es alignée, que tu suis ton fonctionnement, ton énergie, ta zone de génie, que ça va être cucul et petits oiseaux et prout prout et licorne, quoi. C'est que malheureusement, je trouve, là aussi j'ai une position un peu arrêtée, donc je suis désolée pour les personnes que je risque de déclencher, mais toutes les personnes qui ont vécu un trauma professionnel, et notamment je pense au burn-out, on connaît toutes trop bien, et ben il y a cette espèce de méfiance désormais de... mon Dieu, je suis en train de pousser trop, oh là là, vite, je m'arrête, je me repose, etc., alors que on va pas se mentir, créer un business en tout cas les 2-3 premières années, va falloir charbonner sa mère et l'alignement n'est pas antagoniste de la notion d'effort. L'houleur sera présente, parce que des fois, on l'a dit, t'as pas envie, t'as pas envie de faire ton ursaf, ça t'emmerde, t'as pas envie de poster, mais il y a quand même ce truc de faut le faire. Mais par contre, et je sais qu'on a été formés sur le même point là-dessus, la souffrance est optionnelle. Mais par contre, la douleur, à un moment, sous une forme acceptable, parce qu'on sait pourquoi, elle est nécessaire.
- Speaker #1
Je trouve ça hyper intéressant que tu amènes ce point-là, parce qu'effectivement, les personnes qui recherchent l'alignement, recherchent la fluidité et s'imaginent que la fluidité, ça veut dire que tout roule. Et que tu bosses deux heures par semaine. Et en fait, ce qu'ils oublient, c'est que tout comme dans le sport, et je pense que c'est un excellent exemple, pour réussir à performer, tu as de l'entraînement. Et l'entraînement est douloureux, même s'il est satisfaisant. Et douloureux, pas au point de se forcer, de continuer de courir alors que tu as la cheville brisée.
- Speaker #0
On est bien d'accord.
- Speaker #1
C'est la performance, c'est ce que ça nous apporte, c'est ce qu'on devient sur le chemin.
- Speaker #0
qu'est-ce qu'on apprend qu'est-ce qui fait du muscle c'est de déchirer les fibres, c'est de les faire craquer. Et tu vois, de la même manière, moi je ne suis absolument pas d'accord avec les personnes qui prônent une régulation systématique du système nerveux, parce que tu le laisses atrophier. Un système nerveux, c'est comme un muscle, il va falloir aller le stretcher, il va falloir le mettre en difficulté pour qu'il soit en mesure d'encaisser plus gros derrière.
- Speaker #1
Ça, c'est à la mode en ce moment de parler de système nerveux et de réguler son système nerveux, etc. Et je vois des personnes qui se limitent parce qu'elles se disent « Attends, mon système nerveux est dérégulé, il faut que je me repose. » Mais elles n'arrivent pas à se reposer. Elles s'emmerdent, elles n'arrivent pas à ne rien faire parce qu'elles s'emmerdent. Mais en fait, j'amène juste la conscience de « Est-ce que tu es en train de te rendre compte que tu es en train de suivre des conditionnements extérieurs ? » pour réguler mon système nerveux, il faut que je me repose et que je ne fasse rien.
- Speaker #0
L'évolution ne se situe pas dans la zone médiane. Il va falloir se taper, on en a eu toutes les deux, des crises de larmes, des crises de doux, des « je ne vais pas y arriver » , se chier dessus en proposant un prix en mode « ça ne va jamais passer, mais je le dis quand même, mais j'ai tellement peur. » C'est comme ça, c'est exactement comme un entraînement musculaire. C'est en allant dans la zone de douleur, mais pas de souffrance, qu'on va développer du muscle. qu'on va développer de la résistance. Ce n'est pas en évitant les critiques H24 que tu vas te permettre de grandir. C'est en apprenant à les encaisser. Oui, la première fois, tu chiales. Oui, tu chiales. Personne ne m'aime, c'est horrible, il m'a critiqué. La deuxième fois, tu chiales un peu moins. La troisième fois, tu as bloqué, tu es passé à autre chose. C'est ce côté un peu papier-bulle d'une forme d'entrepreneuriat aujourd'hui. Je dis pas qu'il faille prôner le mode hustle et encore une fois d'aller dans cette souffrance perpétuelle et cet acharnement perpétuel. En revanche, je trouve à contrario que cette vague un peu du slow pronariat devient une injonction inverse. qui n'amènera pas de résultats et de succès, comme on l'entend.
- Speaker #1
Mais c'est parce que les personnes aussi, souvent, ce sont des personnes qui ont fait un burn-out ou qui s'en sont grandement rapprochées, donc elles cherchent à l'éviter. Mais en cherchant à l'éviter, elles se déconnectent. Ce que vous disiez, c'est comme combattre, en fait. C'est ce que je disais, combattre contre l'existant, au lieu de toi voir le HD, où tu peux l'emmener vers plus grand, vers une vision qui est beaucoup plus loin, et de suivre un mouvement et d'emmener les gens avec toi, tu vois.
- Speaker #0
J'explique à mes clientes, par exemple, je prends l'exemple du générateur, c'est notre type à toutes les deux, qu'un générateur qui se connaît, qui est aligné à ce qu'il fait, qui se nourrit de suffisamment de satisfaction, j'ai pas dit 100%, mais juste 51% de satisfaction, n'arrivera jamais au burn-out. Donc, c'est bon, on peut lâcher les chiens, on se détend.
- Speaker #1
Ouais. Et d'ailleurs, j'avais fait un épisode, je crois que c'est celui juste avant le nôtre, qui est, en fait, pour... pourquoi je ne me cramerai jamais ? Parce que tant que tu suis ce qui te fait vibrer, même si ça demande beaucoup de travail et beaucoup d'efforts, etc., tu ne pourras pas te cramer, en fait.
- Speaker #0
Moi, ce qui a fait mon burn-out, c'est que ce n'était pas 51 % de satisfaction tous les jours. C'était 51 % de frustration tous les jours.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et comme toute machinerie, si tu laisses la flèche dans le orange H24, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle crame.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est quasi une mécanique, en fait.
- Speaker #1
Et encore une fois, on ne prône pas de jamais être dans le dur, etc. Mais c'est juste de savoir rééquilibrer. Donc parfois, peut-être on va travailler des grosses journées parce qu'on a des lancements à préparer, etc. Et puis après, le lancement est passé, on va prendre soin de soi, on va aller au spa, on va aller se faire masser, on va prendre soin de nous, tu vois. C'est un équilibre en fait à créer.
- Speaker #0
Exactement. Et surtout de rappeler, tu sais, c'est un peu comme l'équilibre alimentaire. L'équilibre alimentaire, ce n'est pas sur une journée. En général, sous réserve des spécialistes, mais on dit souvent que c'est sur... une semaine. En fait, je trouve que la vie pro, et ce pseudo-équilibre vie pro, vie perso qu'on vient te mettre dans les dents, aussi, c'est sur des périodes de temps de données. Et que oui, il y a des périodes. Moi, en ce moment, je suis dans un espèce de tunnel où je suis sur du 7 sur 7 depuis 15 jours. Oui, je commence à tirer sur la corde, je le sens. Mais je sais pourquoi je le fais. Tu vois, là, je suis un peu dans la zone d'entraînement musculaire. Tu sais, les derniers reps là où ça fait bien mal, mais tu sais que derrière, il y a la récup qui arrive.
- Speaker #1
C'est ça. Et puis, tu sais, je pense où se situe ton niveau de too much. Où est-ce que, en fait, tu as la sirène d'alarme et là, j'arrête, je ralentis parce que là, sinon, je vais me cramer. Mais est-ce que tu le connais aussi ?
- Speaker #0
C'est ça. Et pour moi, c'est tout l'intérêt du human design. Le human design, c'est revenir dans le langage du corps et donc de repérer les signaux corporels ou émotionnels de cette petite chaudière interne. Et donc de savoir quoi lire et quels marqueurs sont allés à l'écran. cherchées, elles sont allées surveiller. Moi, ça me permet justement de naviguer. Il n'y a jamais d'équilibre parfait. De naviguer en « Ah, là, je bosse un peu trop. Allez, je récupère et hop, j'y retourne. » Exactement comme un sportif, en fait.
- Speaker #1
Tout à fait. En tout cas, c'était une conversation hyper riche, Vanesse. Merci beaucoup pour tes apports.
- Speaker #0
On pourrait durer des heures comme ça. Vous nous direz si vous voulez un volume 2.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Pour clôturer notre échange, parce qu'il faut bien clôturer à un moment donné, comment les gens peuvent te retrouver déjà sur Insta ? Je mettrai les liens, etc. Sur Insta, s'ils veulent se former au Human Design, parce qu'ils adhèrent à ta vision, etc. Est-ce que tu as envie de nous parler un peu de tout ça ?
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Et je te remercie pour cet espace. Vous pouvez me retrouver sur Instagram. Mon compte, c'est sonofmind, soleil de l'esprit. Ne venez pas sur LinkedIn. J'ai plein de gens qui viennent. J'ai même changé ma page LinkedIn pour dire Je ne suis pas sur LinkedIn, venez sur Instagram. Sinon sur mon site internet sonofmind.fr. Et effectivement, en plus, au moment où les personnes écouteront ce podcast, je ne sais pas, mais là je suis en train de refondre intégralement l'un de mes deux programmes sur l'apprentissage du human design. Parce que justement, je veux l'amener dans encore plus de concret. C'est d'ailleurs devenu une marque déposée qui s'appelle Coach by Design. Où vraiment, on va aller amener le concret de, ok, savoir lire le human design de quelqu'un. Oui, c'est très bien. Mais juste être un espèce de catalogue Wikipédia, ça ne sert pas nos clients. Donc, on va aller voir comment on va les aider à se réapproprier ça. Et puis sinon, mon deuxième programme qui lui est disponible toute l'année, Business by Design. Bon, oui, je sais, je n'ai pas fait original sur les noms. Voilà, ce n'est pas grave. Au moins, je m'y retrouve. Qui là, pour le coup, permet de construire une activité entrepreneuriale selon son human design.
- Speaker #1
Yes, je vous mettrai les liens dans la description si ça vous intéresse. Et puis, merci, Vanesse.
- Speaker #0
Mais merci à toi, Julie, pour ces conversations et cette profondeur. Et encore une fois, si ça peut permettre à la personne qui nous écoute d'avoir une ouverture d'esprit, un regard un peu critique sur les injonctions et l'industrie du business en ligne aujourd'hui, mission réussie.
- Speaker #1
Yes. Merci, à bientôt. Merci de nous avoir écoutés.