- Speaker #0
Générique Générique Générique Générique Bienvenue dans Au-delà du terrain Le podcast d'Esprit Vestiaire Esprit Vestiaire c'est un collectif qui accompagne les athlètes pro depuis 2023 dans les aspects extrasportifs de leur carrière. Gestion de patrimoine, santé mentale, gestion d'image. Dans ce podcast nous aborderons tous ces sujets sans tabou et sans langue de bois, comme dans le vestiaire. Si vous voulez en savoir plus sur Esprit Vestiaire, foncez voir l'épisode 0 et rejoignez-nous sur les réseaux sociaux Esprit Vestiaire. Pour tourner ce podcast, nous avons la chance d'être accueillis par Emotion Paris, le plus grand centre simulateur automobile professionnel d'Europe. Merci aussi à French Bloom de nous permettre de pouvoir passer un moment festif et sans alcool. Et surtout, nous sommes très heureux d'être accompagnés par Stéphane de Seven Atom, notre partenaire de confiance. qui au travers de sa plateforme numérique simplifie et rend accessible l'investissement immobilier pour chacun de nous. Et maintenant, sans plus tarder, entrons dans le vestiaire. Salut Florent Grenbeau, salut Stéphane Madriga, bonjour à tout le monde et bienvenue pour ce second épisode d'Au-delà du terrain. Ça fait vraiment plaisir de vous avoir devant moi. Et déjà, comment ça va ? Comment vous allez ? Stéphane, comment tu vas ?
- Speaker #1
Super bien, impeccable. Merci de nous recevoir ce matin.
- Speaker #0
Le voyage a été bon, les amis ?
- Speaker #1
Excellent. Écoute, c'est un plaisir d'être ici. Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
En plus, vous êtes à l'heure, ça me fait plaisir. Vous êtes très ponctuel, donc on peut commencer correctement. Avant de parler de quoi que ce soit, est-ce que vous vous connaissez ?
- Speaker #2
On a appris à se connaître, là, juste avant. On commence à se connaître, on va dire.
- Speaker #0
Je pense que je vais pouvoir un petit peu vous présenter dans le détail. vous allez me dire si je suis... Assez précis, et si je ne dis pas trop de bêtises, mais logiquement, la personne en face de toi, Florent Gringbeau, il est cycliste sur piste, spécialiste de la vitesse, il lance des sprints à 75 km heure, je ne me trompe pas. Stéphane, un conseil, ne lui prête pas ton vélo, parce que je l'ai déjà vu, il risque de le plier en deux, il a des forces dans les cuisses, je laisse tomber. Il est vice-champion du monde, et médaillé de bronze au JO de Tokyo, et en parallèle, parce que le mec il ne s'arrête jamais, il est entrepreneur. Et étudiant.
- Speaker #2
Et étudiant.
- Speaker #0
Et étudiant. Je me demande comment il arrive à mener tout ça, mais c'est un profond respect que j'ai pour ça. C'est bon ? Je ne suis pas trompé ? Oui,
- Speaker #1
à peu près ça.
- Speaker #0
Et Stéphane Madriga, en plus d'être un partenaire incroyable, il est aussi entrepreneur à succès et père de famille comblé.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
Avec sa femme Céline, il a cofondé sa famille et Seven Atom. Et vous avez rencontré un très gros succès et je te félicite pour ça.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #0
J'ai un profond respect pour tout ce que tu développes. Merci. Mais on reparlera de tout ça après si tu le veux bien. Pour commencer cet épisode, j'aimerais vous poser une petite question. C'était quand la dernière fois que vous êtes allé dans un vestiaire ? Florian, je t'en prie.
- Speaker #1
Hier soir, 18h.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Sorti de l'entraînement. Là, en ce moment, je suis en stage en équipe de France. Donc, ouais, c'était hier soir, après l'entraînement.
- Speaker #0
Et toi ? Stéphane ?
- Speaker #2
ça fait bien plus longtemps que ça ça doit remonter à
- Speaker #0
10 ans maintenant mais bon ne désespère pas d'y retourner plus ça va plus ça devient difficile d'y retourner mais on a envie en tout cas pour parler de Florian moi je t'ai connu grâce à ta vidéo sur Instagram où ça a fait pas mal parler et tu tu développais une idée sur les athlètes Merci. et la façon dont étaient perçus les athlètes en France. Qu'est-ce qui a changé depuis cette vidéo ?
- Speaker #1
Ce qui a changé, pas mal de choses. C'est surtout moi et comprendre dans quel terrain j'évolue. Mon but dans ma vie de cycliste, c'est de gagner. Aujourd'hui, j'ai des cartes qui me sont distribuées. J'analyse ce qu'il y a autour de moi et j'utilise les cartes qui me sont mises à disposition pour jouer et gagner, tout simplement.
- Speaker #0
J'aimerais revenir en arrière dans ta vie et tu me racontes un petit peu tes débuts. Parce que finalement on est un petit peu le pourquoi, quand on part de la base, on devient un petit peu sa propre histoire. J'aimerais que tu m'expliques comment tu as signé ton premier sponsor.
- Speaker #1
Alors tout simplement c'était en 2016 ou 2017, quelque chose comme ça. Je casse mon vélo juste après les championnats de France. Mon premier titre de champion de France chez les jeunes, c'était la première fois pour moi où j'étais là en train de me dire qu'il y a potentiellement quelque chose à faire. Dans mon sport, je casse mon vélo la semaine d'après sur une course et ma maman elle me dit, bah en fait non, stop, on arrête, le vélo ça coûte trop cher. Faut savoir que je suis d'une famille monoparentale, donc le vélo est un sport qui est relativement cher donc elle pouvait pas remettre des billes dedans et dire vas-y on continue. Moi tellement passionné, tellement amoureux de mon sport, tellement aussi... Déterminé, avec un peu d'audace, j'ai imprimé des books, je prends mon petit vélo, je fais le tour de tous les shops de Bourg-Cambresse, et c'est là où je décroche mon premier sponsor qui m'a permis de continuer le vélo. Donc c'était par négligence. par nécessité, par tout simplement envie de continuer et de le faire pour moi en fait, c'est ma carrière.
- Speaker #0
Donc pour aller au-delà de tes objectifs et faire ce que tu veux faire, c'était à toi de trouver les solutions, d'essayer de t'en sortir.
- Speaker #1
C'est ça, en fait c'est toujours ce qui m'a drive et encore aujourd'hui je pense que c'est pour ça que j'utilise ce rebond là. C'est tout simplement que la seule chose que je peux changer, ce ne sont pas les autres, mais moi-même. Donc c'est à moi de trouver les outils pour aller chercher. Et avec ces outils-là, il y a plein de choses à faire en fait, il faut juste être créatif.
- Speaker #0
Est-ce que cette situation instable n'est pas désagréable au quotidien pour toi ?
- Speaker #1
Évidemment pour la perf, c'est très désagréable. Mais d'un autre côté, j'en apprends tellement sur moi, c'est ce qui me fait grandir. Et en fait, tous ces skills que je développe aujourd'hui, ce sont des skills qui me sont très importants dans la vie de demain, dans la vie active, dans la vraie vie comme j'aime dire. Donc parfois, oui, j'ai eu l'impression de perdre du temps, beaucoup de temps. Et c'est vrai que c'est très frustrant d'avoir un manque de moyens quand on cherche à vouloir être champion olympique. On ne peut pas faire de la Formule 1 avec un budget, on va dire, de karting. Il y a un moment, ouais, c'est quand même très frustrant, mais j'en apprends tellement.
- Speaker #0
Pour parler de prix, et pour en revenir à ton vélo... Alors peut-être que les budgets ont évolué depuis. Tu as fait une autre vidéo où tu parles du prix d'un de tes vélos qui est de 18 140 euros. TTC ou hors-taxe, je ne sais pas. TTC, TTC. TTC, bon ça va,
- Speaker #1
on sera sûrs de ça.
- Speaker #0
Pour que tout le monde comprenne, ça te coûte combien une saison ?
- Speaker #1
Une saison complète, là en ce moment, j'avais regardé, c'est à peu près 75 000 euros. pourrait rester entre guillemets contenu, mais quand on regarde et qu'on veut faire... si demain je veux faire une vraie saison optimale on serait plus à l'entour des 200 voire 300 c'est à dire pouvoir en fait décentraliser un peu de la fédération et les outils qui nous sont donnés et en fait avoir nos propres outils d'expertise développer en fait ma propre cellule de performance donc aujourd'hui avec ce qu'on a on a fait entre guillemets 4ème aux Jeux Olympiques demain si j'ai envie d'être champion olympique qu'est-ce qu'il faut que je mette en place donc évidemment les budgets ils évoluent et que ce sont des budgets Merci. plus important.
- Speaker #0
Dans quelle mesure la fédération t'aide ?
- Speaker #1
La fédération m'aide beaucoup quand on est en équipe de France. Tout simplement, tout ce qui est en équipe de France est logiquement pris en charge par la fédération. Après, il y a des aides qui sont mises en place par l'État. Je vais donner un exemple de pourquoi aujourd'hui je suis au chômage. Du coup, ce sont des emplois qui sont dédiés dans des clubs, qui sont co-financés par l'Agence Nationale du Sport et le club. Donc c'est des CDD d'un an au SMIC qui sont cofinancés du coup avec la NS et le reste par du sponsoring du club. Sauf que j'ai perdu un des sponsors au club, du coup c'est pour ça que je me retrouve aujourd'hui dans cette situation-là qui est le chômage. Qui est assez compliqué en soi. Pour la forme, c'est ce qui me dérange le plus, c'est-à-dire je suis au chômage mais au final que je gagne entre guillemets 900 ou 1300, je sais que je ne vais pas compter sur ce salaire-là pour... Investir dans ma performance, parce que je suis en région parisienne, ça coûte cher, le vélo c'est un sport qui coûte cher, l'expertise de haut niveau et les gammes originaux sont des choses qui coûtent extrêmement cher. Donc c'est plus sur la forme que ça me dérange de me dire que je suis athlète de haut niveau, je suis plusieurs fois médaille mondiale. J'ai dédié ma vie à mon sport et je suis au chômage.
- Speaker #0
Je vois, je vois. Il y a un truc qui ne va pas là, il y a un caillou dans la chaussure. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
On va en revenir sur cette partie où tu es au chômage. Et pour l'emploi, tu connais l'idée de devoir te réactualiser tous les mois. Tout à fait. On a connu, moi en sein sportif, j'ai un petit peu connu ça aussi. Mais comment tu fais pour aller chercher ces montants dont tu as besoin, ces 75 000 euros minimum ?
- Speaker #1
Tout simplement, le sponsoring externe, le mécénat. Trouver des personnes qui me permettent justement d'investir sur moi. Aujourd'hui je suis parti aussi d'un constat qui est qu'il y a les réseaux sociaux. Donc mon objectif aussi à moi cette année c'était justement de faire ce développement de mes réseaux sociaux dont la vidéo que tu as pu voir qui fait partie de mon plan de communication que je me suis mis en place courant novembre dernier qui m'a permis de gagner pas mal de followers sur Instagram et beaucoup de visibilité. Donc c'est juste de me dire, je vais jouer avec les cartes que j'ai, c'est-à-dire qu'aujourd'hui j'ai les réseaux sociaux, je vais créer mon expertise sur ces réseaux sociaux pour tout simplement créer mon asset qui serait mon image. Et à partir de cette image-là, aller dans la Creator Economy, en fait j'avais lu un article tout simplement, le sponsoring en France sur le sport c'est environ 2 milliards, la Creator Economy c'en est 6. A partir de ce moment-là, je me suis dit... Il y a quelque chose à faire de ce côté-là et d'aller chercher justement cette image et la créer. Et tout simplement être parmi l'un des athlètes les plus suivis sur les Jeux de Los Angeles. C'est la vision moyen terme que j'en ai.
- Speaker #0
Vos projets.
- Speaker #1
Donc avec ça, créer un produit financier, mais créer quelque chose qui me permette de gagner de l'argent.
- Speaker #0
Que tu deviennes un actif.
- Speaker #1
Oui, que je devienne un actif.
- Speaker #0
Et toi Stéphane ? Tu as financé Seven Atom, tu as tout lancé. Est-ce que tu te retrouves un petit peu dans l'histoire, la situation de Florian à ses débuts et dans le développement qu'il a ?
- Speaker #2
Je pense que c'est vraiment un développement entrepreneurial. C'est vraiment le game changer de se dire, je peux compter sur plus personne. Il faut que je fabrique mes solutions, il faut que je me mette en route pour créer ma propre solution qui soit adaptée à mon image, à ce que je veux, à ce que je suis. Et il faut réussir aussi après à transmettre la bonne image et la bonne information. Et là je trouve que le contenu vidéo en ce moment c'est vraiment très très très important. On y vient nous aussi alors qu'on a plutôt travaillé dans l'ombre jusqu'à présent. Donc je vois très très bien de quoi tu parles et c'est vrai que c'est très pertinent comme ascension et surtout comme vision de se dire... L'asset en fin de compte c'est moi et il faut que je capitalise sur moi et c'est de ça que je vais créer et aller chercher les financements. C'est top.
- Speaker #0
Je trouve qu'il y a pas mal de liens dans la vision, la levée de fonds, trouver les financements, il y a pas mal de choses, des similitudes. J'en reviens à toi, toi qui es cycliste. Entrepreneur, créateur de contenu, j'en passe parce que finalement tu as plein de casquettes. Tu te considères plutôt comme un cycliste ou un chef d'entreprise ?
- Speaker #1
Pour moi, par définition, un athlète, c'est un chef de son entreprise de performance. Tout simplement, le produit fini, c'est ma performance. Mais autour de tout ça, je dois agglomérer plein de choses. Donc évidemment, plus... Mouais... Le chef de mon entreprise de performance. J'aime bien cette petite phrase.
- Speaker #0
C'est bien, tu le mettras sur LinkedIn. Mais dans tout ça, au final, qu'est-ce qui te paye le plus dans ta carrière professionnelle ?
- Speaker #1
Moi, c'est cette proactivité. Au final, c'est remonter les échecs. Même si j'adore gagner, etc. En fait, j'ai l'impression d'en apprendre tellement plus en ramant. Cette idée de la frugalité amène la créativité. Comme je dis, j'ai l'impression de développer plein d'assets qui potentiellement aussi peuvent être revendus à d'autres personnes. Donc c'est voir au-delà de ma performance. Et puis même au-delà de ça, je me suis posé beaucoup de questions dans le sens que je mets, dans ce que je fais. C'est de dire que moi, j'aurais réussi dans ma carrière, pas seulement si je suis entre guillemets champion olympique, j'aurais réussi si j'aurais réussi à inspirer d'autres jeunes, de leur dire qu'on peut sortir de ta condition sociale dans laquelle tu es. De dire que oui, ça va être dur, ouais, c'est clairement dur, mais qu'il y a un moment, on peut croire en nos rêves et qu'il faut aller les chercher.
- Speaker #0
Et Florian, qu'est-ce que ça t'apporte en tant qu'athlète, tout ce que tu développes, quand tu es sur ton vélo, toutes ces choses en dehors ?
- Speaker #1
Bah tout simplement, je sais pourquoi je suis sur mon vélo, et je sais pourquoi je me fais mal à la gueule. Tu vois, des fois, quand tu vas reculons sur des séances, parce qu'elles sont tellement dures... En fait, j'ai signé avec moi-même en me disant, tout ce que je commence à faire autour de tout ça, c'est justement parce que je dois me faire mal à la gueule et que j'ai envie de me faire mal à la gueule. Et c'est avec ça que je me permets de passer des caps. Et je pense que je n'ai jamais été aussi aligné que depuis que j'ai lancé un peu tout ça. À l'entraînement, je ne me suis jamais senti aussi fort. Donc, c'est que j'ai juste trouvé mon alignement. C'est dans la tête.
- Speaker #0
Ta tête, elle guide le tout. Stéphane, Florent, je vous propose de faire un petit jeu. Ça vous va ? Allez,
- Speaker #1
let's go. Avec plaisir.
- Speaker #0
Il y a 90% des athlètes qui ont un métier à côté. Est-ce que vous saviez ça ? Non mais c'est dingue !
- Speaker #1
Ça je ne le savais pas du tout.
- Speaker #0
En le prenant vraiment dans sa globalité, il y en a 90%. Donc potentiellement du coup, je ne sais pas si tu en fais partie en tant qu'entrepreneur. Il ne faut pas dire que oui du coup. Donc on va faire un petit jeu où je vais vous donner des noms d'athlètes et leur métier et vous allez me dire si c'est vrai ou faux. Si ça colle.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
On commence avec Morel McCain, qui n'est pas des frites, qui est boxeuse. Et... Qui serait clown pour enfant à côté ? Stéphane, qu'est-ce que t'en penses ? Est-ce qu'elle peut être clown pour enfant en plus de sa carrière de boxeuse ?
- Speaker #2
Pourquoi pas, ouais je dirais vrai.
- Speaker #1
Pour l'improbabilité je dirais vrai. Après plus parce que quand t'es athlète t'as envie de transmettre quelque chose et que potentiellement elle doit travailler dans les hôpitaux. Et nous faire un lien avec le truc. C'est vrai, c'est vrai. Donc je dirais vrai tu vois.
- Speaker #0
C'est vrai. Elle a fait ça pour financer sa participation au JO de Paris Ok Voilà dans ce but là Faut vraiment vouloir le faire c'est sûr Parce que en plus de sa carrière de boxeuse Faire ça bon
- Speaker #2
C'est tranchant
- Speaker #0
Yannick Noël Coureur de trail Et père Noël sur les marchés en plus
- Speaker #2
Non c'est trop gros
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'en penses, Florian ?
- Speaker #1
Je dirais, à la limite, travailler en station, mais... Ouais, ça me paraît... Il n'y a pas de supermarché en station.
- Speaker #2
C'est quoi son nom de famille ?
- Speaker #0
Yannick Noël.
- Speaker #1
Ouais, la bonne vanne, ouais.
- Speaker #0
C'est faux ! Il est boulanger, il...
- Speaker #2
Incroyable.
- Speaker #0
Alberto Fernandez, tireur de précision, et il serait guitariste professionnel. Est-ce que dans la position, peut-être, Stéphane, tu dis...
- Speaker #2
Allez, pourquoi pas. Je dirais vrai.
- Speaker #1
Comment tu peux être guitariste professionnel et athlète professionnel ?
- Speaker #2
Ah oui, c'est vrai. Moi, je reste quand même sur vrai.
- Speaker #1
Tu restes sur vrai. Je resterai sur faux.
- Speaker #0
C'est vrai. Son groupe s'appelle les Los Gueparman. Anaïs Bourgoin, elle est coureuse de demi-fonds et policière.
- Speaker #1
Ça, c'est vrai.
- Speaker #2
Ça, c'est vrai ?
- Speaker #1
Tu connais ? C'est très probable qu'un athlète soit policier ou gendarme.
- Speaker #0
Je ne peux pas dire s'il la connaît. Est-ce qu'il triche ? C'est vrai ? C'est vrai. Elle court sur la piste et derrière les voleurs. Il y a d'ailleurs beaucoup d'athlètes qui ont un contrat à mi-temps avec les forces de l'ordre. Thierry Butcher, qui est footballeur et boucher.
- Speaker #1
Juste pour le nom, c'est comme le Noël, tu vois. Ouais, c'est ça, c'est un peu trop...
- Speaker #2
Ouais, je dirais non.
- Speaker #0
C'est trop bruyant, on va pas le faire à eux. C'est faux, évidemment. Il est resté célèbre pour avoir fini un match avec le maillot couvert de sang au rugby. Marie Patouillet, c'est la dernière, paracycliste et factrice.
- Speaker #1
Non, elle est médecin.
- Speaker #2
Alors je suis... Mais garde le pour toi,
- Speaker #1
je t'ai dit pas ! J'avoue, j'ai cramé le truc.
- Speaker #0
Bon, oui, c'est ça, c'est faux. Elle est médecin généraliste. Incroyable quand même.
- Speaker #1
Ce qu'elle arrive à faire, elle, c'est quand même fort.
- Speaker #0
Tous ces parallèles qui sont faits, c'est dingue. Il y a d'autres sports où tu ne verrais pas, il n'y a pas forcément ce genre de choses. On va maintenant passer à Stéphane, qui fait un petit peu le cuisinier, avec des questions assez croustillantes. Il est notre expert en financement. On a vu la levée de fonds. Maintenant, on va voir un petit peu une autre partie. Avant de chercher des fonds, c'est quoi les trois premières questions à se poser pour financer un projet immobilier ou sa carrière comme Florian ?
- Speaker #2
Je ne sais pas s'il y a trois bonnes questions. En tout cas, il y en a une. Ce qui, je pense, est commun à toutes les personnes qui cherchent des fonds, c'est est-ce que c'est audible ? C'est-à-dire qu'en fait, est-ce que l'histoire de la levée de fonds, qu'elle soit pour financer un vélo ou financer un projet immobilier, est-ce que c'est compréhensible en moins d'une minute à la personne à qui on en parle ? Pour moi, si tu arrives à présenter le projet, quel qu'il soit, en moins d'une minute, et qu'en face de toi, tu as la personne qui dit « Ok, je te suis parce que c'est vrai que c'est logique » . Pour moi, c'est déjà 90% du boulot qui est fait. Et après, c'est de la réassurance, de savoir si c'est rentable. Je dirais le deuxième point. Et le troisième point, c'est est-ce que tu es expert de la solution ou du produit que tu vends ? Est-ce que tu te sens suffisamment fort pour prendre la responsabilité d'utiliser l'argent à bon escient ? Parce que ce n'est pas ton argent, c'est l'argent des autres. Est-ce que tu es suffisamment fort, costaud, solide pour le faire ?
- Speaker #0
Et toi, est-ce que tu es aidé pour faire ce genre de choses ?
- Speaker #2
Je me suis aidé beaucoup au début, seul. Et puis après, on a travaillé beaucoup, beaucoup avec ma femme, Céline, pour mettre en place une solution plus audible, moins technique, moins experte, justement, pour que ce soit plus facilement audible. Et enfin, on s'est entouré maintenant de 2600 investisseurs qui nous font confiance et qui nous poussent aussi à être meilleurs tous les jours, comme des supporters, on va dire. mais des supporters qui nous prêtent leur argent pour faire des projets, donc on a aussi cette responsabilité-là.
- Speaker #0
C'est quoi l'étape la plus compliquée dans tout ce process que tu viens de nous énumer ?
- Speaker #2
C'est de créer la confiance. Créer la confiance c'est plus dur que de faire des projets IMO, c'est plus dur que tout le reste. Puisque la confiance ça se gagne lentement et ça se perd rapidement. Donc je dirais que ça rejoint un petit peu le côté sportif de haut niveau, c'est-à-dire que tu es face à toi-même et soit tu crées la confiance, la performance, soit tu es moins bon et du coup tu le payes tout de suite. Tu payes cash.
- Speaker #0
Comme tu le dis, tu as aussi dans les mains les fonds d'autres personnes, durement gagnées. Et puis toi, tu dois l'optimiser et aller au bout de ces projets-là. C'est vraiment un process à mener qui doit être quand même fatigant au quotidien, dans le sens où tu dois aller chercher les choses à l'image de Florian et puis être rassurant avec eux. Comment tu le vis, toi ?
- Speaker #2
Je le vis bien, parce que je suis, comme le disait Florian, je suis aligné avec moi-même. C'est-à-dire que je sais ce que je fais, je sais où je vais. Et j'utilise l'argent des investisseurs comme j'utiliserais, même mieux que j'utiliserais le mien. C'est souvent les coordonnées les plus mal chaussées.
- Speaker #0
C'est presque une pression quand c'est dans ce cas-là. Oui,
- Speaker #2
c'est ça. Donc, on est hyper vigilant. On vérifie, on contrôle, on recontrôle. On est toujours à l'affût de ce qui pourrait mal tourner plutôt que de ce qui pourrait bien tourner. Parce que si ça marche, c'est normal. Dès que ça ne marche pas, ça devient paranormal. Donc, il faut rester vigilant. Pas qu'il y ait trop d'écarts dans le fonctionnement.
- Speaker #0
Ça te parle tout ça ?
- Speaker #1
Ouais, ça me parle, je vais lui demander un petit rendez-vous juste après.
- Speaker #0
C'est quoi, Stéphane, la différence entre le milieu de l'investissement immobilier et Seven Atoms ?
- Speaker #2
Je dirais qu'on a une approche très audible, justement. Je pense qu'on a mis l'accent sur le fait d'être compréhensible par le plus grand nombre. D'ailleurs, notre démarrage a été fait avec des épargnants et non pas des investisseurs, pour se mettre une vraie grosse pression. C'est-à-dire que la personne ou le papa ou la maman qui met 100 euros tous les mois dans un investissement immobilier, sur 1 500 ou 1 600 euros ou 1 200 euros, ça fait quand même un sacré pourcentage d'investissement. Donc on s'est mis dans le rouge, dans le dur tout de suite. Plutôt que d'aller travailler avec des fonds de plusieurs centaines de milliers ou plusieurs millions, on a travaillé avec des épargnants et on a su leur parler, leur expliquer, leur montrer, leur prouver. Ça fait trois ans maintenant qu'on le fait. Et on a créé une vraie communauté Seven Atom autour des valeurs humaines et familiales.
- Speaker #0
Comment tu les sélectionnes tes projets ? Parce qu'il doit y en avoir un nombre infini. Et comment tu arrives à les cibler et dire celui-là c'est celui dans lequel je peux emmener toute ma communauté ?
- Speaker #2
Et bien ça rejoint ce que je disais en fait. Il faut que je puisse le pitcher en une minute. Si le dossier est trop compliqué, quel qu'il soit, parce qu'on fait de l'immobilier, on fait aussi un peu d'autres choses à côté. Il faut toujours que ce soit audible en 60 secondes. 60 secondes, il faut que les personnes disent « Ok, j'y vais » ou « Non, ça ne m'intéresse pas » . Mais si je l'ai choisi le projet et que ça n'intéresse pas, c'est que je n'ai pas su le pitcher. Parce que normalement, financièrement et au niveau de l'esprit du projet, ça doit coller.
- Speaker #0
Avec Florian, on a 50 centimes chacun dans la poche. On veut commencer à investir. Comment tu nous accompagnes ? Quels sont les bons projets et comment ça se passe dans le process ?
- Speaker #2
Alors à 50 centimes malheureusement on ne peut pas rentrer.
- Speaker #0
Et ça fait un euro ?
- Speaker #2
A deux alors, il faut créer une petite société entre vous.
- Speaker #0
Un euro chacun.
- Speaker #2
On a commencé, on a starté justement à partir d'un euro. C'est-à-dire qu'aujourd'hui le principe de la main tendue c'est de dire en fait je veux que les personnes qui aient 100, 200 000, 300 000... Et la personne qui a 1 euro, 10 euros, 50 euros parce que ça cagnotte ou c'est son... Voilà, elle a cassé la tirelire et il y a même des enfants qui investissent chez nous aujourd'hui. Et tout le monde peut monter à bord du même bus ou du même train qui va emmener jusqu'à avoir une rentabilité plutôt intéressante. Et il n'y a pas de limite d'investissement à la hausse, juste à la baisse, on va dire, au niveau bas. C'est 1 euro et tout le monde peut investir aujourd'hui chez nous, chez Seven Atom.
- Speaker #0
Oui, tu parles. Un tout public, finalement. Ce qui est intéressant. Dans tous les projets que tu as pu mener, ça fait maintenant trois ans que vous faites ça avec Céline, c'est lequel celui qui ressort parmi tous ? Celui dont tu es le plus fier.
- Speaker #2
Celui dont j'en suis le plus fier, il n'est pas encore fini. Donc il est en cours là. Et en fin de compte, j'en serai le plus fier, je pense, parce que celui où on a vécu... Le plus de contraintes du début à la fin, c'est celui où on a vraiment le plus ramé. Et je dirais que c'est celui qui va me rendre le plus fier parce qu'en fait on a eu les problématiques urbanistiques qui sont arrivées après. On a eu l'engagement colossal des investisseurs. Colossal pour la communauté, c'est au-dessus d'un million. Et du coup, on a réussi à sortir le projet. En se bagarrant un petit peu avec les uns, les autres, les institutionnels pour tout caler, ça sort. Et je pense que dans 2-3 mois, celui-là, il sera bouclé. Et vraiment, j'en ferai un vrai, enfin mon petit chef-d'oeuvre à moi en disant voilà, on a bien galéré, on a vécu tout ça, c'est super, on en est sortis. Les investisseurs ont récupéré le capital, ont perçu tous les intérêts et c'est vraiment super.
- Speaker #0
À l'image de la carrière de Florian où tu dois aller chercher les choses pour t'en sortir.
- Speaker #2
Il n'y a rien qui est offert, normalement.
- Speaker #0
C'est bon, à la fin, c'est bon.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que c'est agréable ? Avec toutes ces péripéties, tout ce qui peut t'arriver en tant qu'entrepreneur, chef d'entreprise, si tu avais un message à transmettre à un jeune qui, dans une situation de jeune, veut entreprendre, développer des projets, quels conseils financiers tu lui donnerais ?
- Speaker #2
Quels conseils financiers je lui donnerais ? Alors, ça va être hyper contre-intuitif, mais fait all-in. Fais all-in sur tous les projets parce que si t'as pas la possibilité de faire demi-tour, tu vas donner à 4000% au lieu de prévoir ta petite réserve au cas où tu tombes. Faut faire all-in, sinon on se donne pas vraiment à fond sur les projets.
- Speaker #0
A l'image de ce que va faire Florian peut-être après sur les simulateurs, c'est pied au plancher et on verra ce que ça donne,
- Speaker #1
c'est ça ? Je ne veux peut-être pas cracher la voiture. Et Stéphane ?
- Speaker #0
Quel conseil tu lui donnerais ? Parce que tu as entendu sa belle histoire, son mindset.
- Speaker #2
Je n'ai pas vraiment de conseil pour le coup. C'est plus moi qui ai à apprendre de ce que tu réalises et ce que tu vas réaliser encore. Après, c'est surtout plus du soutien que du conseil parce que quand je sais que là, sportif de haut niveau, tu es vraiment seul face à toi-même, et intellectuellement et physiquement tandis que moi c'est plus intellectuellement et financièrement mais ça veut dire que tu as besoin de beaucoup de soutien et j'espère que la France et d'autres sponsors vont venir te soutenir très rapidement parce que franchement il faut soutenir les sportifs français, je trouve que malheureusement on est une terre qui a beaucoup de qualité au niveau des sportifs de haut niveau par contre très très peu soutenu en tout cas pas à la hauteur de ce qu'on aimerait c'est tout à fait raison Merci.
- Speaker #0
Et pour finir, j'aimerais que tu nous dises quel est ton rêve, ton objectif ultime dans tout ce que tu peux mener.
- Speaker #2
Alors mon rêve, ça serait de finir de fabriquer une solution qui soit globalisante et qui permette vraiment à monsieur et madame tout le monde de ne plus dépendre justement peut-être d'un système qui les écoute plus trop. et qui est un peu déconnecté de leur réalité et de leur permettre justement de reprendre les rênes de leur quotidien, d'aller chercher eux-mêmes ce qu'ils méritent, à force de travail, non pas à force d'aide sociale.
- Speaker #0
C'est pas mal d'entendre cette mentalité. J'aime bien. Vraiment, oui, c'est quelque chose de commun, c'est sympa. On a bien parlé là, je ne sais pas ce que vous en pensez, je vais vous faire goûter un petit coup de French Bloom, vous l'avez devant vous. Donc c'est un effervescent, un spiritueux, sans alcool. Vous voyez, tous nos événements sportifs, généralement quand on est entre athlètes, on ne peut pas prendre du champagne, l'alcool. Et bien là, vous avez un bon mélange. Parce que vous avez de la bulle, et en même temps, vous n'avez pas d'alcool à l'intérieur.
- Speaker #2
Excellent.
- Speaker #0
Je vous ai demandé de vous préparer une petite question que vous allez vous poser l'un à l'autre. D'ailleurs ça m'intrigue parce que je ne l'ai pas eu.
- Speaker #1
En fait, au final, la question que je voulais poser, tu l'as posée. C'est vrai ? Il va falloir adapter. Je vais réfléchir.
- Speaker #0
Prends le temps parce que Stéphane va commencer en t'en posant une et puis on va voir un petit peu ce qu'il attend derrière de toi. Je t'en prie
- Speaker #2
Stéphane. Justement, la question c'est la question que m'a posée Nathan. C'est qu'est-ce qui est pour toi l'élément qui a... Déclencher ce passage de cycliste amateur, parce que tout le monde a commencé en amateur, qu'est-ce qui a fait pour toi, qui a créé cette bascule, le moment clé où tout a basculé de amateur à volonté vraiment de percer professionnellement dans ta tête, dans ton esprit, qu'est-ce qu'il y a ?
- Speaker #1
Le rêve, le droit de rêver. Tu vois, quand je dis que j'étais plus jeune, j'étais dans une situation un peu compliquée et c'est le seul moment où je me suis autorisé le droit de rêver. C'est-à-dire, j'ai regardé les Jeux de Londres en 2012 et j'ai vu un noir sur un vélo qui était Grégory Bouger à l'époque, dans ma spécialité. Et c'est là que j'ai dit à ma maman, « Maman, je ferai les Jeux Olympiques à sa place. »
- Speaker #2
Excellent.
- Speaker #1
Enfin, à sa place, en mode, t'as compris, quoi. Au final, c'est ce qui s'est passé à Tokyo, donc sur le même poste, etc. C'est devenu mon entraîneur.
- Speaker #0
Ah oui, c'était le même poste ?
- Speaker #1
Ouais, le même poste. Ah ouais, excellent. C'est pour ça que je fais du... du départ entre guillemets aujourd'hui. Mais ouais, c'est avoir ce droit de rêver plus grand et en fait, de faire les choses de manière déraisonnée. Je ne sais pas si c'est le terme. Sans limite. Sans limite, voire tellement plus grand. Et au pire, ce n'est pas grave si ça ne marche pas. Mais au moins l'élan, il est là.
- Speaker #2
Excellent.
- Speaker #1
Je dirais que c'est ça. C'est le droit de rêver.
- Speaker #0
Et toi, Florian ?
- Speaker #1
En fait, moi, la question, c'était qu'est-ce que tu aurais dit à toi-même à 25 ans ? Parce que du coup, j'ai 25 ans. Mais du coup, tu as un peu répondu. Mais par rapport à toi-même, qu'est-ce que tu t'aurais dit ? Si la personne de 25 ans était là, qu'est-ce que tu lui aurais dit ?
- Speaker #2
Alors, je dirais continue. Je continue et j'en discutais tout à l'heure avec quelqu'un sur le plateau également. C'est-à-dire en fait moi je n'étais pas prédestiné à faire de l'immobilier comme je le fais aujourd'hui. Il n'y a rien qui me prédestinait à ça. J'ai eu un parcours atypique plus plus je pense puisque du coup au départ je suis informaticien. Rien à voir. Et en plus, je suis très nul en informatique. Donc en fait, je dirais que ce qui continue, persévère. Et surtout, il y a pas mal de choses qui sont diffusées sur le syndrome de l'imposteur. Les trucs comme ça, ça fait un petit peu de mouvement. En fait, il n'y a pas d'imposteur. Il y a du monde que toi, tu peux te regarder dans la glace et tu sais que tu dois y aller. Il faut y aller. Il ne faut pas baisser les bras. Il faut toujours se remettre en question. Toujours être prêt à rebondir.
- Speaker #1
Et du coup c'est quoi, c'est ton ouverture d'esprit qui t'a fait aller jusqu'à dans le limo ou c'est vraiment...
- Speaker #2
Et bien c'est la vie en fait, c'est la vie, la vie elle est faite vraiment de rencontres, ça fait un peu discours Miss France là, je suis en train de me rendre compte. Mais en gros c'est vraiment la vie, c'est les rencontres qui font qu'on passe d'une voie A à une voie B à une voie C et ça rejoint ce que tu disais, il ne faut pas se mettre des limites ni des bornes, il faut vraiment tout accepter, tout accueillir. et voir ce qu'il peut en ressortir. Moi, je suis venu dans l'immobilier parce que, du coup, alors je raconte la petite histoire quand même, parce qu'en fait, mon meilleur ami m'a dit un jour, « Putain, je te verrais bien dans l'immobilier. » Et j'étais en train de tirer des câbles informatiques. Il me dit, « Je te dirais, ouais, c'est vraiment la fille pour faire ça, sur un toit, un hangar et tout. » Il m'a dit, « Franchement, je te verrais trop dans l'immobilier. Tu devrais essayer. » Je lui dis, « Bah, t'as raison, je vais le faire. » Et du coup, je suis parti all-in, je suis parti. Je suis parti dans cette branche-là, ça m'a plu, et tu vois, si je ne l'avais pas écouté, je dis ouais, je verrai, ou j'y ai pensé, en fait, ça se trouve, je serais encore en train de tirer des fils dans un entrepôt.
- Speaker #0
Du coup, c'est peut-être le meilleur conseil que tu as pu recevoir, mais si tu en avais un autre, c'est quoi le meilleur conseil que vous avez reçu, qui vous a fait écho quand vous l'avez entendu ?
- Speaker #1
Qu'on me dise non, et que du coup, je suis en mode bah... En fait, il n'y a pas de nom. Non, je ne sais pas, je n'ai pas sur ce sujet-là de meilleur conseil.
- Speaker #0
Je pense que Stéphane, au final, ça peut être ça, d'avoir ouvert cet esprit-là qui te donne accès. Mais le conseil, il peut venir de n'importe qui au final. Tu te rends compte que tout le monde peut avoir ce petit conseil à te donner. Est-ce que toi, Stéphane, ça t'intéresserait un jour de devenir sponsor d'un athlète dans cette...
- Speaker #2
dans cette vision que peut avoir bien sûr en fait au delà même du côté sponsor qui est super important je dirais c'est plus un accompagnement souvent le sponsor en fait il a vraiment une vision financière et uniquement financière et je trouve ça tellement dommage parce que souvent les sponsors en fait c'est des entrepreneurs et ce lien entre les deux en fin de compte il manque, il n'y a pas ce côté accompagnement, développement avec l'athlète parce qu'il y a plein de choses à faire Merci.
- Speaker #1
Enfin, même moi, le constat que j'en ai et des différents témoignages que j'ai pu voir d'athlètes qui disaient, oui, après les Jeux, on a été abandonné, entre guillemets, par les sponsors, etc. C'est vrai qu'il ne faut pas l'oublier, c'est un outil marketing et qu'il y a un moment, on est aussi une image. Mais c'est parce que les athlètes, en général, n'ont pas forcément conscience qu'on peut créer une relation qui va en dehors du périmètre initial qui est image. et retour sur investissement par rapport à ça, mais qu'on peut construire une vraie relation et que mutuellement on peut s'apporter énormément de choses en fait.
- Speaker #0
J'ai l'impression qu'il y a une belle complicité entre vous. On va voir si elle continue sur les simulateurs. Après,
- Speaker #1
à partir du moment où il y a une ligne de départ.
- Speaker #0
Donc on va passer sur la séquence sur les simulateurs si vous voulez bien.
- Speaker #1
Allez, c'est parti.
- Speaker #0
C'est parti. On est chez Emotion Paris au cœur du Sim Racing. Un espace où tout a été pensé pour reproduire les sensations de pilotage le plus immersif possible. Venez prendre les commandes de simulateurs de performance exceptionnels, conçus par des experts. Venez ressentir les trajectoires comme sur un véritable circuit. Perso j'adore, et en plus, ils ont l'esprit vestiaire. Bon c'est bon, Florian et Stéphane sont installés, ça va les gars ?
- Speaker #2
Ça va.
- Speaker #0
Vous êtes bien ? Je vous récapitule les règles. Vous allez piloter pendant 10 minutes sur un circuit avec une McLaren 720S sur un circuit en Angleterre. Mon temps est de 1 minute 35, très complexe à battre, vous allez voir. que je me suis vraiment donné. Votre but, c'est de réaliser le tour le plus vite possible, le meilleur temps, et vous avez 10 minutes pour le réaliser. Vous avez le temps, du coup, d'en enchaîner pas mal et d'essayer de battre mon record. C'est parti. Florent, il est déjà pied au plancher, je tiens à le dire. Allez hop, Florian ! Je tiens à dire que sur le tour il a 1'20, Florian, il est encore très loin. Et Stéphane il a 1'23, c'est pareil, il va un petit peu manger du sable. Il y a tellement de concentration. Florian ! Florian vient de rentrer dans les barrières. Sortie des plingues Florian, c'est bien. Là gros freinage, gros freinage. Oh là il freine tard ! Ah bien, bien contrôlé. Oh la sortie de virage, oh là là ! Je l'ai perturbé ! Ça va monsieur Greenbow ?
- Speaker #1
J'entends rien, j'entends rien.
- Speaker #0
Je te sens très concentré mon Florian. Oh putain ! Il est terrible. Pour l'instant je crains rien. Je tiens à vous le dire. Je tiens à vous le dire les amis, je suis assez serein sur la suite. Il n'y a pas trop de concurrence. La voiture, on dirait qu'il y a de l'eau sur la piste. Elle va de partout.
- Speaker #2
Ah mais il y a des cuvées !
- Speaker #0
Je sais pas si t'es au courant Stéphane, il faut finir le tour pour que ce soit validé.
- Speaker #2
C'est ça, pour l'instant je crois qu'il y a zéro score.
- Speaker #0
Non je sais pas, il faut finir le tour pour que ce soit validé. Oh Florian il est en train de faire un vrai score là. Aïe aïe aïe, je viens d'être battu. Je viens d'être battu. Voilà il va que dans les barrières.
- Speaker #1
Il m'a perturbé avec son yellow flag.
- Speaker #0
Oui tu as fait une 30. Je suis dégoûté. Ton record personnel c'est 1'48 Stéphane.
- Speaker #2
Ah ouais ?
- Speaker #0
Il a 1'48. C'est un miracle.
- Speaker #2
C'est dire que j'ai fini un tour.
- Speaker #0
C'est un miracle ouais.
- Speaker #2
Franchement je peux m'arrêter là. Je ne serai jamais mieux.
- Speaker #0
Stéphane est à 1'48. Florian est à 1h30 sur le meilleur tour. Florian essaie d'aller chercher un chrono un peu plus intéressant que c'est 1h30. Bravo mon Florian. Tu m'as battu, j'ai bien les boules. Bravo les gars.
- Speaker #2
C'est l'expérience.
- Speaker #0
Je vous propose qu'on retourne à la table. Qu'on finisse l'épisode. Vous avez tout donné. Vous avez été exceptionnels.
- Speaker #2
Je ne sais pas dans quel sens. Je vais revenir. Mec, bravo.
- Speaker #0
T'es goûté ! Tiens bravo Stéphane aussi pour ces belles percussions contre la porte. Pour se remettre un petit peu de ces sensations fortes, je vous sers un petit coup de French Bloom. Vous allez me dire ce que vous en pensez. en penser. Alors, ces sensations, qu'est-ce que vous avez ressenti ? Ça vous a plu ?
- Speaker #1
Moi, j'ai kiffé. Stéphane, c'était comment ?
- Speaker #2
C'était des sensations fortes. Très, très bien.
- Speaker #1
Juste, heureusement qu'on n'était pas sur circuit, parce que sinon, on aurait bousillé les voitures. Il y aurait de la calme.
- Speaker #0
C'est clair. C'est quoi ton score ?
- Speaker #1
Une 30.
- Speaker #0
Je ne m'en fous du chrono.
- Speaker #1
Tant que je t'ai battu...
- Speaker #0
Je suis dégoûté. Je n'ai pas regardé non plus.
- Speaker #2
Tant qu'il t'a battu, c'est bon.
- Speaker #0
Je crois que c'était une 48 quand même. Avant de conclure tout ça, on voulait vraiment remercier notre partenaire Seven Atom. Notre partenaire d'ailleurs sur ce podcast. Et en plus, on a la chance d'avoir Stéphane aujourd'hui, donc ça faisait vraiment plaisir de pouvoir échanger avec toi, voir ta vision, se connaître un peu plus, dans cet esprit un petit peu plus intimiste, au-delà du terrain. Avec Seven Atom, il y a une chose qui est importante à avoir à l'esprit, c'est qu'on a la chance de pouvoir accéder à des projets sélectionnés, avec soin, 100% en ligne, accessibles à tous, dès 1€. Et ça aujourd'hui, c'est vraiment une force qu'on a pu retrouver chez lui. Il suffit simplement... de créer un compte gratuitement. C'est ça Stéphane ? Ah oui. On est dans cette démarche-là. Et une fois l'identité qui est vérifiée, les équipes de Seven Atom, ils te guident sur... toute l'histoire, le développement qu'il peut y avoir autour de différents projets que vous pouvez posséder. Tu profites de revenus mensuels et tu suis tes investissements depuis le tableau de bord personnel. C'est ça. Et votre argent, il travaille et vous, vous restez libre.
- Speaker #2
Vous ne travaillez pas.
- Speaker #0
La petite question de fin qu'on pose, c'est un petit peu le truc au-delà du terrain. C'est quoi pour vous l'esprit vestiaire, Stéphane ?
- Speaker #2
Alors, pour moi l'esprit vestiaire c'est cette proximité, cette intimité on va dire sans filtre pendant laquelle tu ne peux pas tricher. Pour moi c'est vraiment ce qui est important, ce qui revient des vestiaires généralement. C'est qu'en fait les personnes qui sont à côté de toi, à droite, à gauche, c'est les personnes sur qui tu peux compter sur le terrain ou sur piste. Comme c'est du sport, tu ne peux pas tricher. Donc être serein avec les personnes avec qui tu bosses, être authentique. Et pour moi, c'est ce qui a fait aussi que j'ai eu envie de rejoindre avec vous le vestiaire.
- Speaker #0
Super. Et toi, Florian ?
- Speaker #1
Pour côtoyer le vestiaire tous les jours, c'est vrai que j'aime beaucoup ce côté d'authenticité. C'est là où on se retrouve avec les autres athlètes, c'est là où on a nos plus grandes discussions, on va dire. C'est même mieux que d'aller au bar. C'est vraiment un endroit qui est très sacré pour nous les athlètes. Il y a vraiment ce temps d'échange. On sait qu'on peut tout dire, on n'est pas observé. C'est cette intimité et cette authenticité. C'est aussi l'endroit où tu vis tes plus belles émotions, que ce soit une défaite ou une victoire. C'est là-bas que ça se fête. Ça représente énormément de choses.
- Speaker #0
Fabuleux. C'est pour ça que j'ai voulu créer Esprit Vestiaire. C'est ce qui m'a manqué au-delà de tout. Cet esprit, ce sentiment qu'il peut y avoir à l'intérieur. Je voulais sincèrement vous remercier. J'espère que vous avez passé un beau moment. Merci à tous ceux qui nous écoutent et qui nous regardent. Merci à Emotion pour l'accueil. Merci à French Bloom pour ce moment festif. On aime bien leurs belles bulles. Merci à toute l'équipe d'Esprit Vestiaire. Merci à la team qui est derrière la caméra. Je vous remercie. A bientôt et on se retrouve pour le prochain épisode. Vous avez écouté un épisode d'Au-delà du terrain, le podcast d'Esprit Vestiaire. N'hésitez pas à nous poser des questions par DM, sur Instagram ou par mail à contact.espritvestiaire.fr Merci beaucoup pour votre soutien. Au-delà du terrain, est un podcast produit par Give Me Two Minutes. Clément Rullière, Anna Rocchiccioli et Julien Camille. A l'image et au montage, Gabin Lecalvé, accompagné par Thomas Lopez. A la photographie et à la lumière, Tanguy Mandris. Au son et à la musique originale, Andreas Molinari. Au make-up, Sarah Cloteau. Bravo à toute l'équipe d'Esprit Vestiaire, à Capucine, Marco, Vincent et Stéphane. Et moi, c'est Nathan Crémieux. J'étais très content d'animer ce podcast avec vous. Merci pour votre soutien et à très vite pour le prochain épisode. Våldsvagn