- Speaker #0
Générique Générique Générique Générique Générique Bienvenue dans Au-delà du terrain, le podcast d'Esprit Vestiaire. Esprit Vestiaire, c'est un collectif qui accompagne les athlètes pros depuis 2023 dans les aspects extrasportifs de leur carrière. Gestion de patrimoine, santé mentale, gestion d'image. Dans ce podcast, nous aborderons tous ces sujets, sans tabou et sans langue de bois. Générique comme dans le vestiaire. Si vous voulez en savoir plus sur Esprit Vestiaire, foncez voir l'épisode 0 et rejoignez-nous sur les réseaux sociaux Esprit Vestiaire. Pour tourner ce podcast, nous avons la chance d'être accueillis par Emotion Paris, le plus grand centre simulateur automobile professionnel d'Europe. Merci aussi à French Bloom de nous permettre de pouvoir passer un moment festif et sans alcool. Et surtout, nous sommes très heureux d'être accompagnés par Stéphane de Seven Atom, notre partenaire de confiance, qui au travers de sa plateforme numérique simplifie et rend accessible l'investissement immobilier pour chacun de nous. Et maintenant, sans plus tarder, entrons dans le vestiaire. Salut Grace Wembo-Lua, salut David Blou, bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour ce troisième épisode d'Esprit Vestiaire. Comment ça va ? Comment vous allez ?
- Speaker #1
Ça va, trop contente d'être là.
- Speaker #2
Très bien,
- Speaker #0
ça fait plaisir.
- Speaker #2
Il fait beau, c'est le printemps.
- Speaker #0
Ça fait plaisir de vous avoir avec moi. Il y a plein de choses hyper intéressantes qu'on va aborder sur votre vie, des choses communes. Mais avant toute chose, vraiment pour centrer le propos, on va parler d'engagement et de l'impact du sport dans la société. Je pense que c'est des petites choses qui doivent vous parler. Je sais pas, non ? Oui,
- Speaker #2
avec plaisir, complètement.
- Speaker #0
Est-ce que vous vous connaissez déjà ?
- Speaker #2
C'est la première fois qu'on se rencontre. Mais je crois qu'on a pas mal de points communs. On parlait de basket, on parlait du Congo aussi. Et je suis sûr que si on creuse, il y a encore plein plein de choses.
- Speaker #0
Vous allez voir, il y a pas mal de choses. Je vais me permettre de vous présenter avant toute chose. Grace Wembo-Lua, tu es internationale de basket-fauteuil et véritable icône de la mode. Tu perds tes deux jambes durant ton enfance dans un incendie criminel, ce qui te motive aujourd'hui à donner des conférences pour donner de la visibilité au handicap. À côté de ça, tu poses pour L'Oréal et défiles pour de grandes marques. Tu es à la fois une athlète féroce, une icône du body positive et la preuve vivante que la résilience a beaucoup d'allure.
- Speaker #1
C'est une très jolie présentation, merci beaucoup. C'est stylé.
- Speaker #0
J'ai rien oublié ?
- Speaker #1
Non, je crois pas.
- Speaker #0
David, tu es un peu la conscience de notre vestiaire. Tu es le fondateur de Resportiva. Une association qui mesure l'impact réel du sport sur le terrain. Auteur et réalisateur du film documentaire 21, le sport des solutions, tu es l'expert qui prouve que le sport, au-delà du spectacle, peut véritablement réparer la société.
- Speaker #2
C'est bon.
- Speaker #0
C'est bon ?
- Speaker #2
Il y a juste un co qui manque. Je suis co-fondateur de Resportiva, co-producteur aussi. C'est une aventure collective.
- Speaker #0
Pour commencer cet épisode, j'aimerais vous poser une petite question. Vous aimez bien l'ambiance du vestiaire ? A toi Grace, dis-moi.
- Speaker #1
J'adore l'ambiance du vestiaire, personnellement. Surtout avant les matchs, et même après les matchs en vrai. Je trouve que c'est un peu une safe place avant de rentrer sur le terrain. C'est le moment où tu fais un petit peu des blagues, quand t'es nerveuse. Il y a déjà cet esprit d'équipe dans le vestiaire, c'est le moment où tu fais le dernier cri de guerre avant de rentrer sur le terrain. Ouais, je pense que c'est mon endroit préféré quand même, dans une compète.
- Speaker #0
Ton endroit préféré ?
- Speaker #1
Il se passe beaucoup de choses dans le vestiaire.
- Speaker #0
Des bonnes choses comme des mauvaises et finalement on l'accepte.
- Speaker #1
Je trouve que même quand il se passe des mauvaises choses, par exemple après une défaite et tu te fais pourrir par le coach, une fois que le coach y part, tu es avec tes coéquipières et c'est trop cool. On trouve un moyen de positiver, de rebondir pour le match suivant. Il y a une bonne ambiance.
- Speaker #0
Toi aussi David ?
- Speaker #2
J'ai une expérience plus nuancée. Je fais aussi du basket à un très faible niveau, ou à mon niveau en tout cas.
- Speaker #0
À quel poste ?
- Speaker #2
Poste de meneur. Ah oui, dans un temps commun. Je n'ai pas trop le choix, compte tenu de ma taille. Non, j'ai une expérience hyper positive quand tu es avec tes potes, quand l'équipe tourne, quand tu dis les choses, etc. L'expérience moins positive, quand tu rentres dans une nouvelle équipe avec du très haut niveau, tu n'oses pas trop, le vestiaire c'est peut aussi être l'endroit où tu ne te sens pas encore bien à ta place.
- Speaker #0
C'est une belle expérience de vie, je pense, comprendre l'ADN du vestiaire, l'esprit qu'il peut y avoir à l'intérieur. Grace, comment tu as connu, comment tu as découvert le basket-fauteuil, toi ?
- Speaker #1
J'ai découvert le basket-fauteuil. Le basket fauteuil complètement par hasard, j'étais dans un lycée où il y avait 50% d'élèves valides et 50% d'élèves en situation de handicap et le mercredi après-midi il fallait qu'on fasse un sport. Et mes copines elles m'ont dit en vrai si on fait du basket fauteuil on peut tout jouer. Et je me suis dit pourquoi pas mais c'est vrai que j'étais réticente, je me disais ça va être trop nul, les paniers vont être bas etc. Et en fait je me suis complètement trompée parce que le basket fauteuil c'est exactement les mêmes règles que le basket valide et j'ai adoré. Et ça a commencé comme ça.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui t'a poussé à en faire ta carrière ? Tu sais, parce qu'au début tu peux commencer à dire voilà, ça peut être un loisir, mais aller au-delà de ça.
- Speaker #1
Honnêtement, je pense que c'est un peu le goût du défi. J'ai dépanné sur une compétition un jour et à l'issue de cette compétition, le coach de l'équipe de France Espoir est venu me dire que j'avais un potentiel et qu'il fallait que je tente les sélections pour le sport études. Je me suis dit pourquoi pas. Je l'ai fait, les sélections se sont avérées concluantes et ça a commencé comme ça.
- Speaker #0
Ce qui est intéressant dans le sport, c'est quand on se sent fort, forte.
- Speaker #1
Je ne me sentais pas forte à ce moment-là. Comment tu te sentais ? Je me disais que je suis nulle.
- Speaker #0
Ah ouais, tu te dévalorisais ?
- Speaker #1
Ouais, parce que c'est vrai que le taux de réussite au début, quand on ne connaît pas le basket, on ne regarde que la partie offensive en majorité et donc du coup le nombre de paniers que tu mets. J'en mettais pas beaucoup à l'époque. Du coup, je me disais que j'étais nulle par rapport aux autres. Et même quand je suis arrivée au sport études, tout le monde parlait des Jeux de 2016. Moi, je me disais, OK, il faut que je vise ceux de 2020. Mais après, avec le temps...
- Speaker #0
Et tout de suite, t'as eu cette mentalité de guerrière.
- Speaker #1
En fait, je déteste me sentir marginalisée ou trop faible par rapport à un groupe. Donc, j'ai beaucoup travaillé.
- Speaker #0
À côté de ça, tu es aussi mannequin et conférencière maintenant. Qu'est-ce qui te... te donne envie de faire tout ça ?
- Speaker #1
Honnêtement, je suis arrivée dans ces deux espaces-là aussi par hasard, encore une fois. Mais ce qui me donne envie, c'est le fait de voir que dans mon discours et dans mes apparitions, je participe à la représentation. Et c'est vrai qu'en grandissant, en étant une jeune femme en situation de handicap, noire aussi, j'avais pas trop de modèles à qui m'identifier. Et je pense que si j'avais eu une personne comme moi à qui j'aurais pu m'identifier, ça aurait changé beaucoup de choses dans ma vie et dans la confiance et l'estime que j'avais de moi à ce moment-là.
- Speaker #0
Ce qui est important pour toi, c'est d'inspirer maintenant les gens à être cette personne.
- Speaker #1
Inspiré, je trouve ça fort comme mot, je suis un petit peu gênée quand on parle d'inspiration Mais je veux montrer que les choses sont possibles, peu importe d'où l'on vient et ce à quoi on ressemble
- Speaker #0
Et du coup c'est quoi l'accomplissement, ce en quoi tu es la plus fière ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a deux choses dont je suis très fière, c'est la carrière que j'ai réussi à bâtir dans le basket-fauteuil et aujourd'hui l'espace que je suis en train de me créer sur mes différentes plateformes sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Et pour aller dans cette idée-là, est-ce qu'un jour ça te tenterait de faire un petit documentaire ? Pour parler de toi, aller plus loin dans cette démarche ?
- Speaker #1
Honnêtement oui, j'aimerais beaucoup. Je sais pas quand l'occasion se présentera mais ce serait avec plaisir.
- Speaker #0
T'as quelqu'un à côté de toi qui travaille très bien, je dis ça je dis rien. Et toi qu'est-ce qui t'a motivé à faire ton film David d'ailleurs ?
- Speaker #2
Le film il vient d'abord d'un livre qui s'appelle Le Sport des Solutions et pour la petite anecdote c'était mon deuxième livre avec la maison d'édition Rue Léchiquier. Et donc j'arrivais avec mon premier chapitre, j'avais pas encore signé le contrat mais j'arrivais, je me dis bon il aura lu mon chapitre et on va signer dans la foulée. et boire une bière et ça va bien se passer. Ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Il m'a fait comprendre que ce n'était pas du tout au niveau, qu'il fallait que j'emmène le lecteur sur le terrain, que je fasse du Florent Obna. Et en partant de là, je me dis, en fait, j'aurais dû faire un film sur un tétaillon plus simple. Et le lendemain, j'ai un échange avec un contact que je connais à l'Agence Nationale du Sport, qui est un fonds audiovisuel, qui me demande ce que je faisais en ce moment. Je pars du livre et il me dit, ça ferait un super documentaire. Est-ce que tu connais le fond audiovisuel ? Je ne le connaissais pas. Et là, je me suis dit, c'est peut-être quelque chose qui est possible de faire. Et ça a été quelque chose qui a été fait.
- Speaker #0
Ça fait écho. Je voulais savoir, Grace, pour toi, le sport, il a eu quel impact sur ta vie ?
- Speaker #1
Je pense que le sport, déjà, il a changé l'image que j'avais de moi. Parce que je pense que dans mon adolescence, j'avais l'impression que mon identité, c'était juste une jeune femme en situation de handicap et qu'on ne me voyait pas au-delà. Et ça a également changé la perception que ma famille avait de moi, parce qu'eux aussi, ils avaient juste l'image de la survivante, la petite fille miraculée, etc. Et on a pu parler d'autres choses à partir du moment où j'ai commencé à avoir une carrière dans le sport.
- Speaker #0
Et du coup, pour aller encore plus loin, l'impact que tu voudrais avoir sur ton sport, il est lequel ?
- Speaker #1
J'aimerais rendre la pratique du sport accessible pour les personnes en situation de handicap, parce que je sais que moi j'ai mis du temps à trouver une pratique qui me correspondait, à trouver un club qui n'était pas très loin de chez moi, et c'est vrai qu'il y a aussi un coût. Au basket-fauteuil, parce que c'est des fauteuils qui sont sur mesure et qui coûtent plusieurs dizaines de milliers d'euros. Et j'aimerais faire comprendre que le sport, ce n'est pas que la performance, notamment pour les personnes en situation de handicap, et que c'est aussi du bien-être, un lien social et une façon de s'accomplir en tant que personne et de se sentir bien dans son corps.
- Speaker #0
C'est rare le basket-fauteuil au lycée ?
- Speaker #1
C'est très rare, on était le seul lycée en France qui... Ah oui ?
- Speaker #0
Mais t'as eu cette chance du coup d'être dans ce lycée, c'est dingue.
- Speaker #1
Ouais, c'est vraiment fou. En général les gens ils découvrent le basket-fauteuil soit par hasard dans des associations de leur ville etc. ou bien en centre de rééducation pour la grande majorité.
- Speaker #0
Et ça a évolué depuis ? Est-ce qu'il y a des centres qui se sont créés là-dessus depuis que tu as commencé toi ?
- Speaker #1
Non, moi j'ai intégré le premier sport études à Bordeaux et ça faisait un an qu'il venait d'être créé. Donc c'est vrai qu'on n'est pas encore hyper développé en France au niveau de la pratique du basket fauteuil. Contrairement aux Etats-Unis où j'ai vécu, où il y a énormément d'équipes universitaires pour les hommes comme pour les femmes.
- Speaker #0
Ta carrière d'athlète fauteuil t'aide aujourd'hui dans ta carrière de mannequin ?
- Speaker #1
Oui et non. Je dirais qu'il y a beaucoup de marques qui sont intéressées pour faire des shoots autour du basket, du ballon, etc. Donc c'est vrai qu'avec certaines marques, Sportswear, c'est cool et c'est intéressant. Mais j'aime beaucoup le fait qu'aujourd'hui, on me voit au-delà aussi du sport et qu'on cherche à mettre en avant mes prothèses, mes cicatrices et juste mon physique en général.
- Speaker #2
Mais c'est juste dingue, le symbole, quand tu dézoomes un peu et que tu vois que le sport moderne ça a été créé par les hommes, blanc, pour les hommes, blanc, valide, etc. Là c'est juste un statement incroyable.
- Speaker #1
C'est fou.
- Speaker #0
Je rejoins David, c'est dingue la force que tu renvoies et d'où est parti le basket-fauteuil. On en parlera d'ailleurs dans un petit jeu avec les questions. Le rapport, c'est assez dingue cette histoire avec le basket-fauteuil. Mais on va y revenir. Tu milites du coup pour la visibilité des personnes ? en situation de handicap. Quelles actions aujourd'hui on pourrait réellement mener pour changer les choses, mais là, dès demain ?
- Speaker #1
Dès demain, c'est dur. Je ne sais pas s'il y a des actions qu'on pourrait prendre aussi rapidement, mais je pense que déjà, une première action, ce serait essayer de rendre accessible le maximum d'endroits possibles, parce qu'aujourd'hui, il y a encore beaucoup de personnes en situation de handicap qui se retrouvent marginalisées. De part la non-accessibilité de beaucoup de lieux publics, et après, c'est vrai que je pense que ce qui est intéressant et que je fais beaucoup, c'est les sensibilisations dans les établissements scolaires, parce que je pense que l'éducation autour du handicap se construit dès petit, et que les enfants sont très compréhensifs et très ouverts au handicap, et je pense que plus on l'apprend jeune, plus la société aura un regard... plus bienveillants vis-à-vis du handicap.
- Speaker #0
Et toi David, t'en penses quoi là-dessus ?
- Speaker #2
Je pense que les fédérations sportives ont un rôle à jouer. Il y a beaucoup d'espoir avec les Jeux de Paris 2024. On voulait rendre accessibles beaucoup de pratiques sportives. On est un petit peu déçus aujourd'hui. Mais je pense que les fédérations peuvent jouer un rôle important si elles sont accompagnées et si elles sont financées aussi. parce que ça, c'est un coût aussi. Mais c'est un enjeu clé de rendre ce sport de compétition accessible à tous et à toutes.
- Speaker #0
J'aimerais entendre Grey sur une chose, c'est savoir quel conseil tu pourrais donner à une jeune fille qui ne se sent pas à sa place aujourd'hui. Un message fort que tu pourrais lui transmettre.
- Speaker #1
Je lui dirais que finalement, Il y a de la place pour tout le monde dans le monde dans lequel on est, que le monde est plus bienveillant qu'on peut le penser et que finalement notre identité et le fait qu'on soit tous uniques, c'est justement ça notre place et qu'on a besoin de voir quelqu'un comme elle dans la société.
- Speaker #0
C'est ça, des fois casser les codes est différent, c'est ça sa force, la vraie force. Ce que je vous propose c'est de faire un petit jeu, vous êtes ok ?
- Speaker #2
Avec plaisir.
- Speaker #0
C'est parti ? Allons-y. Jingle ? Alors je vous ai préparé un petit quiz sur l'engagement et le sport. Je vais vous donner trois affirmations. Il y en a deux, elles sont vraies. Il y en a une qui est fausse. Il y a un mytho là-dedans. Le basket fauteuil a été inventé par d'anciens joueurs pros de la NBA qui s'ennuyaient à la retraite. Deuxième, aux Jeux Olympiques, il est formellement interdit par le règlement de poser un genou à terre sur le podium pour protester. Trois, en 2021, l'équipe norvégienne féminine de Beach Handball... a reçu une amende car leurs shorts étaient trop longs. Il y a deux vraies infos.
- Speaker #2
La première est fausse d'après moi.
- Speaker #1
Ouais. C'est la seule chose que je peux dire.
- Speaker #2
J'ai pris un risque. Tout de suite de t'envoyer.
- Speaker #0
Ok. Et ben voilà. On a gagné. Effectivement, c'est ça. Ce qui concerne le basket fauteuil, il a été inventé au lendemain de la seconde guerre mondiale par des vétérans américains blessés au combat. pour se rééduquer physiquement et mentalement dans les hôpitaux militaires. Pour le genou posé sur le podium, c'est la fameuse règle 50 de la charte olympique. Le CIO interdit toute manifestation politique, religieuse ou raciale sur les podiums pour garder une neutralité sous peine de sanction. L'institution sportive, elle peut être vraiment neutre pour toi, David ?
- Speaker #2
Non. Non, non, il y a ce mythe du sport apolitique, évidemment que non. Donc le sport est très perméable à ce qui se passe en dehors de la société. C'est un moyen de faire plein de choses, positives comme négatives. Et oui, le CIO a une idéologie qui est politique. C'est pas juste la pratique de la compétition, il y a un message derrière qui est extrêmement politique. Merci.
- Speaker #0
Tu retournes la table. L'équipe d'Envégène, par rapport aux shorts qui étaient un peu trop longs, selon eux, elles ont refusé de jouer en bikini réglementaire pour dénoncer la sexualisation de leur sport et ont préféré porter des shorts cyclistes. La Fédération les a sanctionnés financièrement. Voilà.
- Speaker #2
Elles ont bien fait. On continue de dire aux femmes comment elles doivent s'habiller.
- Speaker #0
Alors, trois affirmations. J'enchaîne. Lors du célèbre point levé de Tommy Smith et John Carlos, excuse-moi pour mon accent David, au JO de 68, l'athlète blanc arrivait deuxième, l'Australien Peter Norman n'était pas au courant de leur action. Les Jeux Asiatiques d'hiver 2029 auront lieu au milieu du désert d'Arabie Saoudite, sur 100% de neige artificielle. Jusqu'en 2018, aux Etats-Unis, Une médaille d'or paralympique rapportait 5 fois moins d'argent à son vainqueur qu'une médaille d'or olympique chez les valides. De vraies, infos.
- Speaker #1
La dernière elle est vraie, il me semble. Je suis quasi sûre que la dernière elle est vraie.
- Speaker #0
Et tu as le point levé de... Le point levé...
- Speaker #1
Je ne sais pas si l'athlète blanc était au courant de leur action ou pas.
- Speaker #0
Ok. Et les Jeux 2029 ?
- Speaker #2
Pour lui, en Arabie Saoudite.
- Speaker #0
Exactement, en Arabie Saoudite. Sur 100% de neige artificielle ?
- Speaker #1
Je sais pas, celle-là, j'hésite parce qu'à Dubaï, il y a bien une piste de ski de neige artificielle, donc je me dis que ça peut être possible. C'est vrai.
- Speaker #2
Ah, les tricheurs, c'est grave. Non, c'est l'esprit d'équipe. C'est l'esprit de la salle.
- Speaker #0
Exactement. Bon, c'était le premier qui était faux. Peter Norman était non seulement au courant, Et il portait un badge, projet olympique pour les droits de l'homme, en solidarité avec eux. Donc il était bien au courant, il a d'ailleurs été banni par son propre pays. Pour les JO, évidemment, pour organiser des épreuves de ski, ils vont devoir créer un écosystème artificiel, raser des montagnes, pomper l'eau de la mer Rouge pour la dessaler, je ne vous cache pas que c'est extrêmement énergivore, et fabriquer de la neige artificielle à l'infini. En pleine crise climatique. Et la dernière, c'était 7500 dollars pour les athlètes paras contre 3500 dollars pour les athlètes valides. Les athlètes handisport ont dû militer durement pendant des années pour que le comité olympique américain accepte de rediscuter avec eux pour l'égalité parfaite des primes. En France, il faut savoir que c'est depuis 2008 qu'on a cette politique. Ça c'est vrai. On va passer à toi, David.
- Speaker #2
Allons-y.
- Speaker #0
Les points levés des athlètes nord-ugio et les condamnations qu'il a eu derrière m'ont fait penser c'est ce que tu dis souvent et là on en vient à la phrase qui m'a interpellé quand tu l'as dite et elle me plaît beaucoup d'ailleurs le sport ne porte pas de valeur en lui-même ce n'est qu'un outil qu'est ce que tu entends par là ?
- Speaker #2
Il y a un consensus scientifique quand même qui justement remet en question En cause, la croyance qui est née avec le sport moderne du sport porteur de valeurs intrinsèques. Moi je l'ai vu en travaillant à plein international sur le terrain, je voyais ce qu'il fallait faire en termes de contenu pédagogique, en termes de projet pour espérer avoir un impact. Et derrière, la valeur du sport, ça signifierait qu'il suffit d'avoir un ballon de basket sur un terrain et tout d'un coup on change la face du monde. Donc le sport baguette magique, j'y crois pas. Je trouve que c'est un discours qui ne permet pas de valoriser toutes les innovations sociales dans le sport, qui mobilisent des moyens pour faire en sorte que le sport puisse avoir des effets vraiment positifs.
- Speaker #0
Tu peux me donner des exemples de porteurs de projets qui utilisent le sport comme un outil ?
- Speaker #2
Dans le livre Le Sport des Solutions, dans le film, il y a une ONG chouchou qui s'appelle Ways for Change en Afrique du Sud. Ils ont créé la thérapie par le surf, donc pour permettre à des jeunes des townships d'accéder à un accompagnement leur permettant de travailler sur la santé mentale, la résilience. Ils ont créé une méthode qui est basée sur le surf mais qui a été augmentée en quelque sorte avec de la méditation, des groupes de parole et un sujet beaucoup plus prononcé et ça fonctionne. Donc c'est ce type de méthodologie en fait qui sont vraiment intéressantes. Et qu'il faut connaître, et il faut savoir que depuis 25-30 ans, il y a un vrai mouvement, à l'échelle française mais aussi internationale, sur cette innovation sociale par le sport, avec plein de porteurs de projets qui réinventent le sport de demain.
- Speaker #0
En parlant de mouvement, est-ce que tu trouves que l'engouement s'est essoufflé depuis les JO de Paris ? Il me semble avoir compris que oui.
- Speaker #2
Oui, clairement, si on parle juste d'une ère de la guerre qui est le volet budgétaire, oui, c'est même la douche froide pour tous les acteurs. associatifs, tous les acteurs du sport, qui ont eu un super coup de boost pendant les Jeux, mais qui derrière aujourd'hui sont en train de ramer. Et il y a un secteur qui est en grande difficulté aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, mais avec Resportiva, vous êtes en train de mener d'ailleurs la première étude d'impact global, l'étude Panorama. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est ?
- Speaker #2
Oui, alors le livre est devenu un film et le film est devenu une association qui s'appelle Resportiva et qui a justement vocation à mettre en lumière ces innovations sociales par le sport. Et on est en train de constituer un panorama français et international qui justement met en lumière toutes ces tendances, ces chiffres clés. On a des baromètres, on a des chiffres pour le sport business sur plein de sujets mais sur le sport qui est le plus utile aux concitoyens, on ne les a pas. Donc on va les produire.
- Speaker #0
Et comment on fait pour mener ce genre d'études ? Qui t'accompagne ?
- Speaker #2
J'ai un co-fondateur qui s'appelle Emmanuel Riva, qui est spécialiste de la mesure d'impact et qui nous a concocté. Avec nos partenaires, une super enquête. La base, c'est de pouvoir collecter des données. C'est ce qu'on a réussi à faire puisqu'on n'a pas loin de 1000 contributions dans 68 pays. On va avoir une vision vraiment globale de ce qu'on peut faire au travers du sport et de l'impact à travers le monde.
- Speaker #0
Grèche, tu fais partie du NASO. Tu aimerais faire des actions concrètes ? Ça te plairait ce genre de choses ?
- Speaker #1
Moi, ça me plairait, oui. Je ne fais pas partie du Nassau actuellement en France, mais quand j'étais aux Etats-Unis, je faisais partie du Hoop Bus. C'est un bus scolaire avec un panier de baskets à l'avant et à l'arrière. On allait dans plusieurs villes, on traversait tous les Etats-Unis, notamment dans les écoles un petit peu défavorisées. L'action était simple, c'était d'apporter de la joie de vivre et pousser les jeunes à faire du sport par différentes actions. Parfois, on les faisait rencontrer des célébrités, des joueurs de NBA. C'était quand même très axé autour du basket, mais c'était pour promouvoir l'accès au sport et donner les moyens aux écoles un petit peu plus défavorisées de pouvoir pratiquer du sport.
- Speaker #0
Je vais en venir à toi, David. Après l'étude Panorama que tu mènes, c'est quoi tes prochains projets ?
- Speaker #2
J'aimerais revenir sur le sujet documentaire, notamment travailler sur le sport à l'école. L'éducation physique et sportive, c'est quand même quelque chose qui est hyper important. C'est l'école qu'on peut toucher toute une cohorte de jeunes. Malheureusement, ça reste quand même aujourd'hui une discipline qui est considérée comme secondaire. Donc j'aimerais redonner un peu l'être de noblesse à cette discipline en s'immergeant dans des écoles.
- Speaker #0
Sous quelle forme ? En forme de film ?
- Speaker #2
En film documentaire, oui tout à fait.
- Speaker #0
C'est cool, c'est bien. Devant vous, vous avez le spiritueux French Bloom. Si vous avez soif, je vous permets de pouvoir boire ce petit spiritueux sans alcool dans le sens où ça fait écho aussi à notre vision sportive. sous forme de fête, de pouvoir se rassembler et toujours dans la bienveillance et dans ce côté fun puisque Il n'y a pas d'alcool, ce côté festif, c'est rassembleur, donc vous me direz ce que vous en pensez. N'hésitez pas si vous voulez goûter pendant nos échanges. Je vous ai demandé en amont de préparer une question l'un sur l'autre. Grace, tu veux bien commencer ? Je t'en prie.
- Speaker #1
Est-ce que tu dirais que le sport a changé ta vie ? Et si la réponse est non, de quelle manière aurais-tu voulu que le sport change ta vie ?
- Speaker #2
C'est une excellente question. Le sport sur lequel je travaille aujourd'hui a changé ma vie, parce que c'est le sens de mon engagement professionnel et personnel. Donc depuis 15 ans, je m'intéresse à tous ces sujets d'innovation sociale par le sport. Après, j'ai toujours pratiqué du sport. Je trouve qu'il n'aurait plus changé ma vie s'il y avait une voie. qui n'est pas uniquement celle du haut niveau. J'ai plafonné en U18 et du coup j'ai arrêté. Je pense que c'est un peu dommage, il y a trop de ruptures dans les parcours sportifs des sportifs de faible niveau. Donc on a réinventé peut-être la pratique sportive pour que chacun puisse s'y retrouver, qui est la dimension plaisir. soient plus prises en compte aussi.
- Speaker #0
Dimension performance-plaisir. Ces deux notions-là sont des fois dissociées.
- Speaker #2
Oui, les deux sont possibles en même temps, mais parfois, les deux sont dissociées.
- Speaker #0
Et quand on arrive à un certain niveau, quand on en fait son métier, il faut conserver cette notion plaisir, même si on sait...
- Speaker #1
Et ce n'est pas toujours facile.
- Speaker #0
...que la performance, quand on gagne, c'est parfois là où on a notre plaisir. Pas seulement en jouant. Et c'est qu'il faut bien la conserver. Mais ce n'est pas facile. Oui, ce n'est pas facile. Ce n'est pas tout le temps facile. Il faut l'oublier. Toi David, est-ce que tu aurais une question ? Oui,
- Speaker #2
moi je voulais savoir ce qui te donnait de l'énergie. Quel est ton carburant ? Quel est le type d'interaction ou le type de choses qui te boostent, qui te donnent de l'énergie ?
- Speaker #1
Je pense que le type d'interaction qui me booste, c'est celle que j'ai vécue au maximum aux Etats-Unis. Nous, avec un regard français, je trouve qu'on a l'impression que parfois les Américains sont un peu fake. Mais moi je trouve que c'est le genre d'interaction qui manque en France, c'est-à-dire... Sur le terrain, tu vas marquer un panier simple par exemple, mais on va te dire que you're amazing. T'as l'impression d'être vraiment le Michael Jordan du basket, ce genre de petits compliments, d'encouragement. Il y a une dimension beaucoup plus encourageante, je trouve. Là-bas, même dans la vie, on va te complimenter sur le pantalon que tu portes, ta paire de tennis et tout. Je pense que ce qui me booste, c'est de vouloir incorporer cette dimension-là dans mes interactions dans la vie de tous les jours, que ce soit sur le terrain. ou hors du terrain.
- Speaker #0
Grace, dans l'épisode avec Florent Grengbo, c'est un cycliste sur piste, on a eu la chance d'avoir au-delà du terrain, il nous a dit que la France n'était pas un pays de sport. Qu'est-ce qui, selon toi, pourrait rendre la France comme un pays de sport ?
- Speaker #1
Déjà, je pense, et je rejoins fortement David sur ce qu'il disait il y a quelques instants, je pense que le sport devrait être beaucoup plus présent à l'école, dans un premier temps. Et je pense que ce serait un premier grand step pour construire un petit peu une identité autour du sport en France, notamment. Je pense que ce serait la chose majeure que je dirais, parce que c'est vrai que moi j'ai toujours fait du sport. J'ai découvert le sport à l'école et notre lycée adaptait tout. C'est-à-dire que j'ai fait du volet en fauteuil, j'ai fait de l'escalade avec mes prothèses, j'ai fait plein plein de choses. Et à côté, je voyais ma cousine avec qui je vivais, qui, elle, ne faisait pas du tout la même chose. Et donc, du coup, je trouve que c'est difficile à partir de ce moment-là d'instaurer justement la notion de plaisir dans le sport, la notion de pourquoi pas au niveau de carrière, d'importance de bien-être, du sport santé aussi. Et du coup, je pense que ça commence par là.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un prof ou un coach qui vous a marqué plus qu'un autre, David ?
- Speaker #2
Mon entraîneur en équipe cadet, à l'époque c'est bon de parler des cadets en basket.
- Speaker #0
C'est quoi qui te marquait chez lui ?
- Speaker #2
Il était proche de nous et il était vulnérable. Il ne laissait pas se mettre au-dessus, il était honnête, il ne jouait pas un rôle. C'est sans doute l'année où j'ai plus senti cet esprit d'équipe. Parce que, ouais, on se disait des choses vraies, en fait, et on vivait des choses qui étaient authentiques.
- Speaker #0
Et toi, Grace ?
- Speaker #1
Moi, c'est Stéphane. C'est pour les mêmes raisons que David, il était super proche de nous. C'était mon coach en sport-études de 2012 à 2016. Et en déplacement, on faisait souvent les déplacements en minibus. On se battait pour être dans son minibus. Ah oui, ça mûle ! Ouais, il était vraiment... Du coup, il ne jouait pas un rôle. Il savait être dur avec nous quand il le fallait, mais il était présent pour nous même en dehors du terrain. Il m'a aidé à réviser mon bac. Il m'a appris à poster une lettre à la poste. Il faisait vraiment... C'était plus comme un grand frère, limite, qu'un coach. Et on avait envie de se dépasser, de donner le meilleur de nous pour lui, parce que c'était un coach qui nous donnait envie de tous les jours venir à l'entraînement.
- Speaker #0
Et c'est quoi le meilleur conseil de vestiaire que vous ayez reçu ? Alors ça peut être ces personnes-là ou quelqu'un d'autre, un coéquipier. David ?
- Speaker #2
Je ne sais pas si c'est le thème sous-jacent de l'épisode, mais j'ai l'impression que le sujet, et c'est ce que je vois avec ce coach-là, c'est trouver le bon équilibre entre l'exigence et la bienveillance. L'exigence sans la bienveillance, c'est de la maltraitance. Et s'il n'y a pas d'exigence, ce n'est pas non plus respecter la personne puisqu'on ne l'amène pas à progresser.
- Speaker #0
Tout à fait. Et toi Grace ?
- Speaker #1
Honnêtement, je ne sais pas si j'aurais pu dire mieux que David. Non, parce que vraiment, je suis 100% d'accord. Mais je pense que si moi, je devais donner un conseil à, par exemple, une nouvelle dans l'équipe dans le baissière, je lui dirais soit toi-même et be kind. D'être gentille avec les autres et respectueuse des autres coéquipières. Et d'être soi-même parce que je trouve que chaque individualité est importante dans une équipe.
- Speaker #0
On va finir sur ça, c'est merveilleux. Parce que là, je vais vous emmener sur le poste de pilotage. Vous êtes très bien entendus là, face à face. Vous allez être côte à côte. Et on va voir qui fait le meilleur temps.
- Speaker #1
Je pense que ce sera lui. Non, on va voir. Je suis un peu une chauffarde.
- Speaker #0
Oui, tu vas voir. C'est pas sûr.
- Speaker #2
C'est vrai ? Allez, on va voir qui fait le meilleur temps. Moi, je fais du vélo.
- Speaker #0
On est chez Emotion Paris, au cœur du Sim Racine. Un espace où tout a été pensé pour reproduire les sensations de pilotage le plus immersif possible. Venez prendre les commandes de simulateurs de performances exceptionnelles, conçus par des experts. Venez ressentir les trajectoires comme sur un véritable circuit. Perso, j'adore. Et en plus, ils ont l'esprit vestiaire. Rendez-vous chez E-Motion Paris pour battre mon record et celui de nos invités. C'est mon gars, c'est mon David. Vous avez pris place au sein de la voiture. Je récapitule les règles. Vous allez avoir 10 minutes pour faire des tours de circuit. Le meilleur temps sera comptabilisé. Vous conduisez la McLaren 720S GT3 Evo. Le but est de réaliser le tour le plus rapide. Vous pouvez vous entraîner au début et après vous foncez et on y va. Allez, je vous en prie, vous pouvez commencer à accélérer.
- Speaker #2
Hop !
- Speaker #1
Oh là là ! Je vais me cracher ! Au secours,
- Speaker #0
non ! On commence !
- Speaker #2
On s'est tous les deux plantés ! Allez Grace !
- Speaker #0
C'est tout con ! Lâche pas David ! Grace, elle est dans le contrôle.
- Speaker #1
Ah moi je suis déroulée comme une amie, c'est pas grave, je peux plus me cracher là !
- Speaker #0
Putain Il s'est craché Réj tu peux le récupérer
- Speaker #2
Je me suis planté Fais pas d'erreur Peut-être que je peux revenir
- Speaker #0
Ah ouais ouais Mais là tu vas revenir chez lui Réj ça le revient David
- Speaker #2
Sortie de piste là Ah
- Speaker #0
Ah c'est bon t'es réussi à remonter Premier temps pour David 4'39 Premier tour pour Grace 5'02 Vous ne la voyez pas l'image, elle est accrochée au volant Il y a un stress très visible. Ah non, je vais me cracher encore ! Des autotamponneuses avec Grace. La Lidia est en train d'améliorer son sport. Plantage.
- Speaker #1
Oh purée !
- Speaker #0
Ah j'étais bien, j'étais bien ! Je ne sais pas si Emotion, ils veulent recruter une... Un prochain talent, mais il est là. Emotion, le talent.
- Speaker #2
Je crois David.
- Speaker #0
Elle a rattrapé David. David va se faire doubler. Pour l'instant, Grace a le meilleur temps sur ce moment.
- Speaker #2
Arrête.
- Speaker #0
Personnel Best à 1h52 et David il est à 2h11. Ça va David ?
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #0
Ça va ? Ouais ouais. On te sent concentré.
- Speaker #2
Je commence à moins me planter.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
C'est déjà ça.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
Il suffit que je dise ça.
- Speaker #0
Il suffit que je dise ça. Ah, tu es en train d'améliorer ton temps. Oh, tu vas l'améliorer. Une cinquante. Bravo. Dernier tour. On est d'accord, David ? Une cinquante de Grace. Tu n'es pas loin.
- Speaker #1
Je ne suis pas loin. Oh my God. Allez.
- Speaker #0
Bravo, la team.
- Speaker #1
C'est fini ?
- Speaker #0
Bravo, Grace. Une cinquante et une cinquante.
- Speaker #1
Si j'avais mieux géré le virage. C'était catastrophique.
- Speaker #2
Bravo à vous deux, vous avez géré.
- Speaker #0
Bravo, vous avez gagné l'opportunité d'avoir une belle bouteille de French Boo.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Bravo à vous deux. Ça vous a plu ?
- Speaker #2
Ouais ouais.
- Speaker #0
Pas trop de sensations fortes ? Je vous voyais bouger dans les simulateurs un peu de partout là.
- Speaker #2
Faut juste parvenir à rester sur la route quoi. C'est le plus dur.
- Speaker #0
Ça vous donne envie d'en refaire ? J'aimerais bien parce que là j'ai un peu peur je me dis je suis pas prêt d'avoir mon permis. Et vous avez trouvé ça réaliste dans les sensations ?
- Speaker #2
Ouais, parce qu'il y a le son, effectivement, c'est très rigolo.
- Speaker #0
Vous n'êtes pas trop chambré, vous étiez plutôt concentré. On était super concentré !
- Speaker #2
Très concentré.
- Speaker #0
Maintenant que vous connaissez le podcast, est-ce qu'il y a une thématique que vous aimeriez que l'on aborde, et avec qui ? David, je t'en prie.
- Speaker #2
C'est une bonne question. Je rebondis sur cette idée de parcours de jeunes sportifs. Je trouve que ce serait intéressant de réfléchir à... aux manières dont les parcours peuvent être multiples, qu'on peut passer d'une recherche de compétition à du plaisir, etc. Je pense qu'il serait intéressant peut-être d'embarquer Amel Bouzoura, qui est directrice de l'engagement de la FFF, qui travaille sur ces sujets.
- Speaker #0
Amel, si elle nous regarde, ça peut être intéressant. Amel, si tu nous écoutes, tu es la prochaine. Exactement. Et toi, Grèce ?
- Speaker #1
Il y avait une question autour du fait que la France ne soit pas encore un pays de sport. Et l'athlète qui me vient à l'esprit quand on parle de ça, c'était Dyriner, qui avait eu une prise de parole là-dessus pendant les Jeux de Paris. Et du coup, j'adorerais le voir et l'écouter sur votre podcast.
- Speaker #0
On va voir avec Meryem, qu'on avait reçue l'année dernière pour parler de santé mentale, et on essaiera de faire un lien avec elle. Avant de conclure, je voulais remercier une dernière fois notre sponsor, Seven Atom, notre partenaire sur ce podcast. Et en plus, on a eu la chance d'avoir... Stéphane tout à l'heure qui nous a bien parlé de sa vision sur l'investissement, sur une nouvelle manière d'investir dans l'immobilier. Avec Seven Atom, on accède à des projets sélectionnés avec soin, 100% en ligne, accessibles à tous, dès 1 euro. Il vous suffit simplement de créer un compte gratuitement et une fois votre identité vérifiée, les équipes de Seven Atom vous accompagnent sur tout ce qu'il y a à faire, sur tous les projets divers qu'il y a sur la plateforme. On profite de revenus mensuels, c'est pas à la fin du projet qu'on est rémunéré. Et on suit les investissements sur ce tableau, sur ce board personnel. Votre argent travaille et on reste libre. Voilà la vision de Seven Atoms, c'est pour ça qu'on les apprécie beaucoup. Pour finir, la petite question qu'on pose à tout le monde, c'est quoi pour vous l'esprit vestiaire ? Grace.
- Speaker #1
J'allais dire honneur au gagnant.
- Speaker #0
Grace.
- Speaker #2
J'ai été chouchouté parce que c'est toi qui commence à chaque fois, ça me laisse quelques secondes pour réfléchir.
- Speaker #0
L'esprit vestiaire.
- Speaker #1
Pour moi, l'esprit vestiaire, c'est avant tout un environnement bienveillant dans lequel on peut se dire les choses franchement et dans lequel on s'encourage à aller vers le haut, vers un objectif commun.
- Speaker #2
C'est ce que j'allais dire ! Non, non, je t'ai parti là-dessus aussi, donc... Donc, euh... Plus un.
- Speaker #0
J'ai le droit de faire ça ? Tu dupliques. Oui, et... Et c'est ce qui est intéressant de pouvoir se dire les choses concrètement, parce qu'on va tous dans le même sens. Avec bienveillance, je pense que c'est le mot. Il est beaucoup utilisé de nos jours, le mot bienveillance. Faut bien arriver à le comprendre, parce que... Parfois, il est tourné à toutes les sauces. Donc, utilisons... le à bon escient et correctement. Oui, c'est ce que vous en pensez. Beaucoup se le prennent. Merci à vous deux. J'espère que vous avez passé un bon moment. Merci à ceux qui nous écoutent et nous regardent. Merci à Emotion pour l'accueil. Merci à French Bloom pour ses belles bouteilles. Merci à toute l'équipe technique qui est derrière. Et merci à la Team Esprit Vestiaire. A bientôt et on se retrouve pour un prochain épisode. Vous avez écouté un épisode d'Au-delà du terrain. le podcast d'Esprit Vestiaire. N'hésitez pas à nous poser des questions par DM, sur Instagram ou par mail à contact.espritvestiaire.fr Merci beaucoup pour votre soutien. Au-delà du terrain est un podcast produit par Give Me Two Minutes, Clément Rullière, Anna Rocchiccioli et Julien Camille. A l'image et au montage, Gabin Lecalvé, accompagné par Thomas Lopez. A la photographie et à la lumière, Tanguy Mandris. Au son et à la musique originale, Andreas Molinari. Au make-up, Sarah Cloteau. Bravo à toute l'équipe d'Esprit Vestiaire. À Capucine, Marco, Vincent et Stéphane. Et moi, c'est Nathan Crémieux. J'étais très content d'animer ce podcast avec vous. Merci pour votre soutien et à très vite pour le prochain épisode.