- Speaker #0
Salut à toutes et à tous et bienvenue dans Au fond du canap' pour ce premier épisode. Il fallait tout de suite un frappé fort cogné avec un conquérant, un mec qui n'a peur de rien, qu'il pleuve ou qu'il vente. Ce n'est pas Fernand II, mais peut-être un descendant qui sait. Bonjour Romain Magellan. Salut. Alors comment ça va ? Premièrement, on te voit un peu partout là sur les réseaux, tu commences à devenir limite influenceur YouTubeur.
- Speaker #1
C'est ce que je dis à mes enfants, je dis maintenant je suis un Instagrammeur. Non écoute, ça va bien, je suis effectivement dans un nouveau projet qui me prend du temps, de l'énergie, mais je me régale et vraiment c'est génial.
- Speaker #0
Face à la toile, du coup, sur YouTube, on va en parler. Et puis plus largement, de ton après-carrière, avec cette multicasquette consultant, animateur d'événements aussi. Je vais prendre ton avis, bien sûr, sur la rue rugby, que tu suis, bien sûr, top 14, et bien évidemment le 15 de France, qui a fait beaucoup parler ces derniers temps. Mais d'abord, on va essayer d'y voir un peu plus clair sur ton parcours. C'est le portrait, comment dire dans le sud-ouest ? Moyennasse.
- Speaker #1
Moyennasse.
- Speaker #0
Tu es né à Besançon, de parents martiniquais, et je suis un peu fier de tes origines. Tu en parlais un petit peu dans la vidéo avec Gaël, six coups, deux ou trois fois martiniquais.
- Speaker #1
Oui, mon père est de la Martinique, du Lorraine, que j'embrasse d'ailleurs. Ma mère est née à Vesoul. On a une place particulière, les métisses, parce qu'on est moitié-moitié. J'ai eu la chance d'aller au Cameroun pour l'association de Serge Betsen. Et là-bas, il m'appelle Le Blanc. Et ici, je suis plutôt black. Mes copains m'appellent Black. Tous ceux de Bourgoin m'appellent Cacao, c'est mon surnom. Mais écoute, je suis plutôt à l'aise. Je ne vais pas faire la victime. Je n'en souffre pas. Mais ouais, je suis fier de mes origines martiniquaises. Je le revendique. Parce que j'aime ce pays. J'ai de la famille là-bas. Mon père est retourné là-bas. au détriment de ma mère qui dit tu parles tout le temps de la martinique et jamais de besoules bon je lui dis je suis né à besançon c'est déjà quelque chose mais mais ouais la martinique les antilles il n'y a pas de problème alors tu commences le rugby à anne masse c'est ça puis à puis à annecy pour
- Speaker #0
le rugby sont catégorisés de sport avec des pas mal de fils d'eux est ce que c'est ton cas aussi mais imagine bien un temps moi j'ai 52 ans je suis né en 73
- Speaker #1
J'ai grandi, donc je suis né à Besançon, mais mes parents, pour le boulot, sont allés en Haute-Savoie. Donc dans les années 80, même 70, aller 80 en Haute-Savoie, le rugby, non, c'était le sud-ouest. Et je suis allé au rugby grâce, l'histoire est folle, à un pied noir de Besançon, qui est un cousin de ma mère, qui était dingue de rugby, à Besançon. Et il a rongé le cerveau de mes parents à chaque fois qu'on y allait. Tes enfants, ils sont balèzes, il faut les mettre au rugby, il faut les mettre au rugby. Je pense bien à mon père Martinique, c'était le foot, Et il a tellement pris la tête à mes parents que mon frère, qui est plus grand que moi, Jean-Philippe, il est allé au rugby. Le seul club, c'était Admas. Donc, il a commencé et puis il a tellement kiffé. Moi, l'année d'après, j'ai suivi. Et ce qui est fou, c'est que dans les années 80, il y avait, et c'est toujours le cas, c'est pour ça que j'adore ce sport, j'adore le rugby amateur. Il y avait les éducateurs qui venaient me chercher à la roche avec leur voiture. Alors, je ne sais pas, moi, j'étais gosse, mais ils devaient être indemnisés et tout. Mais c'était 25 kilomètres. Et où mes parents m'amenaient, ils me ramenaient. Enfin, ils faisaient le taxi, quoi. Et je trouve ça génial, quoi. Donc, j'ai commencé à Admas. Et après, pour des études, des grandes études que j'ai faites, je suis allé en BEP à Annecy. J'ai fait un an à Annecy. Et après, j'ai été pris au centre de formation de Grenoble.
- Speaker #0
Et donc, cette période à Grenoble, elle commence plutôt bien. Vous remportez la Coupe France-Rachel, l'équivalent du championnat de France Espoir en 92. Par contre, j'ai noté que ce titre est... partagé avec lui ça ? Je ne connais pas.
- Speaker #1
On les avait mangés, on les avait défoncés. Même pas, on a fait de la prolongation, pas de tir au but. L'année d'avant ou l'année d'après, on perd aussi en finale contre Dax. Il y avait Ibanez, il y avait les grands joueurs. C'est mes meilleures années, les années juniors et surtout en réchelle. On était une équipe, mon entraîneur c'était Rigetti et Feutrier. Je jouais avec Labrouz. qui est mon ami pour la vie. Et c'est vraiment des années. C'est ce qu'on dit dans le rugby. Tu gardes des souvenirs. Moi, j'ai 17 ans. J'étais au centre de formation. On vivait tous ensemble. On partait les week-ends ensemble. On gagnait beaucoup. C'est vraiment des souvenirs. Et tu te fais des potes pour la vie. C'était génial.
- Speaker #0
Justement, tu as parlé d'Olivier Brousset. Il y a aussi Olivier Merle. Vous êtes surnommé les mammouths isérois.
- Speaker #1
Si tu regardes l'équipe, les jeunes ça ne va pas leur parler, mais quand je jouais, moi à droite, Fabrice Landreau au milieu, Philippe Tapie à gauche, Merle, Ouzé, Kakala, Mandic, Chaffardon, ça c'était lui de devant, il n'y avait pas un mec en dessous d'un 90 et 115 kilos.
- Speaker #0
J'avais une question à choix multiple à te poser, alors ce surnom, est-ce que c'est parce que vous aviez une défense extrêmement solide ? au revoir Est-ce que c'est parce qu'il y avait des mecs qui pouvaient vivre à l'époque préhistorique ? Ou par rapport aux énormes trompes qu'il y avait dans le vestiaire ?
- Speaker #1
Alors, je vais éliminer de suite la troisième. Non, mais ouais, on avait une grosse défense. Tu sais qui jouait au centre ? Le père, tu disais, les fils d'eux. C'était Willy Tau au Fifinewa. Il jouait centre alors qu'il était gaillard. Il faisait pareil, 105, 108 kilos. Non, c'est tout simplement parce qu'on était un pack monstrueux, on était très très solide.
- Speaker #0
Donc l'année suivante, tu es vice-champion de France en 1993. Il y a eu une finale perdue face à Castres.
- Speaker #1
J'en ai perdu des finales.
- Speaker #0
14 à 11 avec cet essai juste accordé à Gary. Voler, voler,
- Speaker #2
voler cette finale,
- Speaker #1
voler par l'arbitre, voler. Les castrés vont encore me gueuler dessus. Mais quand tu regardes le match, tu sais que c'est un traumatisme. Moi, je devais jouer, je devais être remplaçant. Et au dernier moment, ils ont pris... J'ai mangé son nom. Bref, je n'ai pas fait cette finale, malheureusement. Mais oui, il y a l'essai de Weber. Weber a plati, ils accordent. Il y a la brousse sur une touche qui marque un essai. L'arbitre refuse alors qu'il n'y a rien. Après, il disait la fédération avec Ferraz, Forou, ils étaient en guerre. Il y a toute une polémique, mais c'est un vrai traumatisme, en tout cas chez les supporters grenoblois, encore aujourd'hui.
- Speaker #0
Sur l'échelle de France-Afrique du CHU 2023, tu le places ?
- Speaker #1
Bonne question. Ouais, si tu veux, au niveau national, cette Coupe du Monde, c'est terrible d'avoir perdu. Mais c'est vrai qu'il y a une similitude, parce qu'on peut dire, avec le contre de Colby, l'en avant, ouais, pareil, sur l'échelle, le même traumatisme.
- Speaker #0
Ensuite, en 1998, tu signes à Bourgogne, première saison, deux finales, challenge européen face à Clermont. et en Coupe de France, face au Stade français. Mais les deux sont perdus.
- Speaker #1
T'as envie d'être désagréable ? T'en as joué le final toi ?
- Speaker #0
T'es un vrai chat noir en fait.
- Speaker #1
Je suis un chat noir. Je me rappelle, je ne suis pas comme Seb, mais pas loin. Je ne me rappelle pas de grand chose des matchs. Et en en parlant, quand on me le remémore, oui. C'est vrai, je l'ai revue. Enfin, je sais qu'elle existe en vidéo. J'ai regardé, mais ça m'a fait trop mal. Ça fait bizarre de te regarder jouer. Il y a 20 piges. Mais quand même, une très belle expérience à Bourgoin avec toutes les stars qu'il y avait. Bonner, Chabal, Frier. Pareil, il y avait une superbe ambiance. Les potes, on s'est fait les anciens combattants, comme je les appelle. L'ancien groupe, on se revoit de temps en temps. C'était particulier, Bourouin, parce que petite ville, tu sortais acheter ton pain. Moi, je n'habitais pas dans Bourouin. Quand il y avait un match, la ville était déserte. Il y avait vraiment des supporters. Parfois, certaines villes, tu as du public, mais là, c'est vraiment des supporters. On gagnait, tout le monde était derrière nous. J'en garde vraiment de très bons souvenirs.
- Speaker #0
Trois ans plus tard, tu fais partie des premiers Français à rejoindre le championnat anglais. Tu signes chez les Saracens, tu retrouves Philippe Sella et Thomas Castagnède.
- Speaker #1
Philippe Sella était parti, mais Thomas y était.
- Speaker #0
Pourquoi ce choix ?
- Speaker #1
Non, bien sûr. Non, parce que j'ai toujours rêvé. Quand j'ai fait le bataillon de Joinville et on avait fait une tournée en Australie, moi, j'étais resté avec Michel McCurdy trois mois en Australie, en plus, après la tournée. Et j'ai toujours rêvé. Moi, je suis avec mon nom, le voyage. Et j'ai toujours voulu vivre une expérience et tout. J'ai eu cette opportunité-là, puis en plus je te signais au Saracens. Moi j'étais un merdeux, j'avais 28 ans, je suis arrivé dans les vestiaires. À l'époque, il faut remettre, en 2000, tu avais tout ton matos qui était aux initiales de ton nom, qui était lavé, tu mettais tout à la fin de l'entraînement, le lendemain tu le retrouvais repassé, lavé dans ton casier. Tu avais deux masseuses, tu avais déjà des entraîneurs pour la vidéo, ils étaient en avance sur tout. Et puis, il n'y avait que des stars. Moi, j'étais au milieu du terrain à l'entraînement. Je me disais, t'es fou, des Australiens, des Sudafres, bien sûr, de l'équipe d'Angleterre. Et Thomas Castagned, qui m'a vraiment… Moi, je ne le connaissais pas avant. Après, on a en plus habité dans le même immeuble. Et il y avait aussi Abdel Benazi. Mais Thomas, il m'a vraiment pris sous son aile. En plus, on a été blessés ensemble, donc on faisait la récup ensemble. Et vraiment un mec généreux, le cœur sur la main. Comme on dit, un bon mec, quoi. Il m'a vraiment… C'est là où… Il m'a présenté, lui il était avec Robert Pires, qui jouait à Arsenal avec Thierry Henry. Donc on allait les voir jouer, on traînait un peu avec eux, c'était vraiment une belle, belle époque.
- Speaker #0
Sébastien Chabal a déclaré dans ton podcast avoir adoré aussi son expérience en Angleterre.
- Speaker #2
Est-ce que tu es d'accord ? Non. Nous sommes en France. Nous parlons en français.
- Speaker #0
Il ne devait peut-être pas trop parler anglais au final, même s'il se passe que c'était un autre extrait pendant la Coupe du Monde. Mais toi aussi, tu as vraiment adoré cette expérience. Il disait qu'il jouait face à des vrais connaisseurs de rugby, des vrais suiveurs, des supporters, pas grand public qui suivait. Tu as ressenti ça toi aussi ?
- Speaker #1
Moi, encore une fois, sur la prépa physique à Bourgoin, on était un peu en avance. C'était Robert Froissart qui était athlète, qui faisait du 400 mètres. En prépa physique, il n'y avait pas de grande différence. À part sur la mentalité, quand on te disait de faire 100 mètres, tu faisais 100 mètres. Tu faisais les 10 premiers. Les latins, les français, on a tendance pas à tricher, mais à se laisser aller. Les anglais, si tu leur dis de faire 10 fois 100 mètres, ils vont te faire 10 fois 100 mètres. Cette rigueur que j'ai pu trouver là-bas, qui m'a plu. Pareil, avant les entraînements, avant les matchs, 10 minutes avant les matchs, les mecs pouvaient rigoler dans les vestiaires. Nous, c'était un jour avant, on se mettait la tête contre les murs et tout. Mais ce club où il y avait beaucoup d'internationaux et un melting pot, c'était François Pinard qui m'entraînait. Donc un aura extraordinaire. Et ouais, j'ai beaucoup appris. Je me suis fait des amis avec qui je suis toujours. Tom Shanklin qui a fait 80 sélections avec le Pénial. Il y avait Dara Oumaoni qui a quelques sélections avec l'Irlande. Scott Murray, deuxième ligne de l'Ecosse, pareil, plus de 80 sélections. On est un groupe de 4-5. Bizarrement, je n'ai pas d'anglais. Non, mais ils étaient sympas. C'est vraiment une très belle expérience. Après, Seb, là, ça a dû le gonfler. Seb, il n'aime pas, il ne fait pas. Donc, ça a dû le gonfler de parler en anglais. Il se débrouille en plus.
- Speaker #0
And you, speaking English very well ?
- Speaker #1
A lot, I'm fluently. Completely fluently, absolument pas. Oui, je me débrouille, un petit peu, oui.
- Speaker #0
Ber, comment ça se passe cette fin de carrière ? Ça a resté brutal un peu ?
- Speaker #1
Oui, parce que j'étais en pleine ascension, à Bourgoin avec Olivier Miou qui a eu plus de 50 sélections en équipe de France. C'est vrai qu'on cabossait quand même pas mal de mêlées. Il parlait de moi en équipe de France. Moi, j'ai fait deux tournois des Nations avec le France 1. Je pars en Angleterre et j'avais déjà eu des soucis de dos avant. Et je me refais mal à l'entraînement, je me fais opérer, je remets 4-5 mois avant de revenir. Et après, à la muscu, je me refais une petite douleur et là, j'expose mentalement. Je me dis, je suis pilier droit, j'en pouvais plus d'avoir mal au dos. Et ouais, c'est une blessure parce que tu as des regrets. Tu as 29 ans, j'étais en haut de ma carrière, j'aurais pu peut-être faire quelques sélections en équipe de France. La vraie, on va dire. Mais aujourd'hui, je ne regrette pas parce que... J'ai eu la chance, après ma carrière, d'avoir Igor Juzon, qui a une grosse société maintenant, Even Team. Il m'a tendu la main, on était quatre au départ, et il m'a pris comme commercial. Je crois à la vie, les rencontres et tout, c'était comme ça. Oui, aujourd'hui, je regrette, mais j'aurais fait quoi ? Cinq ans de plus, j'aurais eu des sélections en équipe de France, très bien. Mais aujourd'hui, mon parcours, je me dis que je suis quand même aussi fier de ma reconversion et de ce que j'ai fait. C'est comme ça.
- Speaker #0
Est-ce que c'était plus dur le rugby à ton époque, avec peu de changements de moyens de protection des joueurs, ou aujourd'hui, avec plus de matchs, mais des effectifs élargis, plus de moyens et de mesures pour la sécurité des acteurs ? Vous avez 4 heures.
- Speaker #1
Non, je ne vais pas répondre à cette question. Non, je ne sais pas, je ne vais pas faire le vieux qui dit... C'était différent. Effectivement, il y avait moins de changements, mais ça courait moins. Physiquement, on nous en demandait moins. Maintenant, les gosses à 14 ans, c'est déjà des athlètes et tout. Après, certains vont dire qu'il fallait un petit peu de courage pour rentrer sur le terrain. c'était plus viril, mais quand je vois les impacts, moi quand je suis au bord du terrain, je me dis je pourrais pas, c'est différent, tout simplement. Moi j'espère qu'une chose, c'est que la mentalité changera pas, quoi, avec les médias, l'argent, tout ça, qu'il y aura toujours cette petite espièglerie, cette petite connerie qu'ont les rugbymans de se chambrer, de pas se prendre au sérieux, même si maintenant, tu vois, c'est des carrières, ils ont des agents, tout est pris avec les réseaux sociaux et tout. Mais je vois bien qu'il y a encore toujours la connerie dans le bus, tout ça. Et ça, il faut garder ça. Et cette humilité que, voilà, tes riens sont tes copains. Donc, c'était différent. Mais finalement, les valeurs restent. Je l'espère, en tout cas.
- Speaker #0
Donc, tu as parlé un peu de ton après-carrière aussi. Tu ne te voyais pas faire autre chose que de rester dans le rugby, autour du rugby.
- Speaker #1
Non, on m'a dit, ouais, t'as voulu entraîner et tout. Non, moi, j'aime les hommes. Ce qui me plaît, c'est l'humain. J'aurais tout à fait pu faire du basket ou du hockey, enfin, un sport co. Je ne suis pas forcément un passionné de rugby, moi. J'aime les gens, mais ce n'est pas forcément le rugby. Après, je suis resté, tu vois, encore une fois, j'ai rencontré, donc j'ai fait Event Team. Et après, Canal est venu me chercher sur un événement. Ils ont vu les rushs, ils ont vu que je parlais bien, que je connaissais bien les joueurs. Après, j'ai eu les milliers olympiques pour présenter les Oscars. Ma vie est faite. de rencontres et tout, mais rien n'était programmé au départ.
- Speaker #0
Coacher, ça t'a traversé l'esprit ?
- Speaker #1
J'ai fait, avec les stages Brousset-Ivanese, je coachais des gamins. J'aurais pu aimer, pas des grands, mais tu vois, 14, 17 ans, des U15 ou maximum des espoirs. Parce que ça, ça m'aurait plu, mais plus pour les discours, le côté humain que la tactique. même aujourd'hui je suis dépassé quand je vois les équipes pro je suis des entraînements où je suis à l'intérieur du club les mecs ils ont des stats des gps 6 c'est une usine à gaz faut être back plus 30 pour fait ingénieur maintenant pour être entraîneur tu sais que aujourd'hui quand je regarde présentez vous ou ces trucs comme ça ça me file des frissons n'importe quelle motivation dans les vestiaires et je dis toujours tu peux aller dans le monde entier Tu rencontres un rugbyman qui a joué au plus petit niveau ou au plus haut niveau coupe du monde, on a vécu exactement la même chose dans le vestiaire. Et ça, les gens qui sont en dehors du rugby ne comprennent pas, mais tu vas à l'autre bout du monde, tu rencontres un rugbyman, tu n'as pas besoin de parler, toutes les barrières tombent, il va t'inviter chez lui, il va t'inviter à bouffer, il va t'ouvrir tout son réseau. Et c'est ça, parce qu'on sait qu'entre rugbymans, ce qu'on a vécu dans les vestiaires, il n'y a plus de filtre, on sait que c'est des bons mecs. à Il n'y a pas 100%, il peut y avoir des... Mais vraiment, ce côté-là, c'est ce que j'aime et c'est ce que je recherche même. Donc vraiment, le côté humain, moi, j'aime bien dire, c'est des gens comme on aime. Donc une fois que j'ai dit ça, c'est que voilà, tu ne vas pas maintenant dans notre société te poser la question s'il est tordu, s'il fait ça par intérêt, machin et tout. Non, moi, je ne veux pas ça. Je veux quelqu'un de franc, je le regarde dans les yeux. Après, je vis peut-être dans un monde de bisounours. C'est 52 ans, je sais que tout n'est pas rose, mais Mais j'aime bien, il y a encore des gens comme ça. Tu vois, Gaël Ficou que j'ai rencontré, je ne le connaissais pas plus que ça. Eh bien, c'est un mec bonard que j'aime bien. Et il me l'a prouvé. Moi, j'aime bien ce genre de relation. Tu ne te dis pas, tiens, il essaie de me la faire à l'envers ou quoi. Et je ne le connais pas. Tu vois, bonjour, s'il vous plaît, merci. Des trucs, il est arrivé à l'heure. C'est des petits détails, mais qui me plaisent.
- Speaker #0
Grenoble ne s'est jamais rappelé, quoi.
- Speaker #1
Ah non, pas du tout. J'ai un très bon rapport avec Grenoble. J'y vais la semaine prochaine pour présenter les caps. On remet des caps aux anciens de Grenoble. Ah non, non, j'ai un très bon rapport. J'ai plus de rapport avec Grenoble qu'avec Bourgoin, tu vois. Je ne suis jamais retourné à Bourgoin. Je pense qu'il pourrait se servir plus des anciens. Je pense notamment à Julien Frié, qui pourrait apporter son savoir et tout. Bon, après, je ne connais pas la hiérarchie et l'organigramme à Bourgoin. Mais en tout cas, j'y retournerai de toute façon, c'est sûr. Quand, je ne sais pas.
- Speaker #0
Tu en as parlé vite fait il y a quelques minutes. Tu es devenu homme de bordel à Canal+. Est-ce que c'est un métier qui était facile ou que tu apprenais ?
- Speaker #1
Non, encore une fois, j'ai été recruté. c'était Pierre Bué, à l'époque, on avait organisé avec Eventim l'Open de France des rugbymans. On faisait venir des rugbymans du monde entier. Il y a eu Jonah Lomou qui est venu. On jouait sur le week-end de la finale du championnat de France, le Brenus. On les invitait, on payait tout. L'avion, l'hôtel, ils jouaient au golf. Les rugbymans adorent jouer au golf. D'ailleurs, je pense qu'Igor va le refaire, ce challenge, parce que c'est top. Et après, c'était une grosse bringue aussi. On les invitait à la finale du championnat de France. Et il y a une équipe de Canal, comme il y avait quand même beaucoup de gens connus, d'Angleterre, d'Afrique du Sud, ça. Ils sont venus tourner. Et moi, je me suis occupé de l'équipe de Canal parce que je connaissais bien les joueurs et tout. Et je faisais partie de l'organisation. Et Pierre Bué a vu les rushs. Il a dit, tiens, ils se démerdent bien. Il m'a dit, on cherche quelqu'un, un homme de terrain qui ait un bon contact. Et voilà, c'est comme ça que j'ai commencé à Canal.
- Speaker #0
Ce qui est génial, c'est que... Tu avais des facilités pour parler, tu connaissais pas mal de joueurs et tu n'as jamais fait d'erreur. On est dans le plan ? Oui,
- Speaker #1
la face. Bon, je ne sais pas. Bravo Romain. Je croyais qu'il avait sifflé. Ah bah ça, c'est bien, c'est bien.
- Speaker #0
On a assisté à quelque chose d'assez inédit, la première interview. Pendant le match. Pendant le match.
- Speaker #1
Ouais, bah ça c'est... Bah en fait, ça c'est mon... J'allais dire mon trop naturel, c'est-à-dire que c'était à Ollona, c'est ça ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ouais, je pensais qu'il avait sifflé la fin et moi, j'avais repéré mon joueur pour faire l'interview. Je suis rentré naturellement sur le terrain et tout. J'ai commencé l'interview, mais je n'étais pas le seul parce que même la lumière, le son, le canal m'avaient suivi. On pensait tous que c'était la fin et ce n'était pas la fin. C'est vrai que j'ai un côté assez, j'allais dire, peinture nature. parfois me m'ont joué des tours mais bon il y a rien il y a rien de grave non plus t'as une autre anecdote comme ça de bord terrain ou qui te vient là ou j'ai fait une boulette alors je vais plus je sais plus mais c'était castres et et à l'intersaison il y avait un joueur qui avait changé de club il était allé voir ses collègues ses anciens collègues. Et moi, je le vois, il devait être torse nu, il n'avait plus le maillot ou quoi, je le vois, et je commence à lui poser une question, comme s'il jouait encore à Castres. Et il me regarde, et là, j'ai compris. Et il me dit, mais je ne suis plus à Castres, maintenant. Et ça, c'était en direct, il a fait la boulette.
- Speaker #0
On arrive même au meilleur. Autre corde à ton arc, celle d'animateur. Tu présentes les soirées des Oscars du Middle, notamment. Et même pour les clubs amateurs aussi, je te mets sur pas mal de tournées. C'est important pour toi de rester au contact des petits clubs en France, de garder les valeurs de l'Ovali.
- Speaker #1
Tu sais quoi ? Je me régale énormément dans le club amateur. Parce que quand tu parles de valeur, quand tu vois les bénévoles, l'énergie qu'ils déploient pour mettre en place des trucs avec l'ERS, s'occuper d'aller faire du rugby santé avec les handicapés. Moi, je suis très sensible sur ce côté-là. Et vraiment, c'est le rugby que j'aime. Et on est avec Cali, on présente avec Cali Fano ses Oscars. Franchement, c'est top. Et c'est avec Midi Olympique, c'est totale énergie. Et vraiment, j'ai vraiment, vraiment du plaisir. C'est génial. Le dernier, c'était à Nuit Saint-Georges. J'ai vu un club, mais structuré, on n'en parle pas assez, vraiment. Et là, tu retrouves vraiment, comme on dit, les valeurs du rugby, où il y a de l'entraide, il y a les féminines qui ont pris une place extraordinaire. Enfin, moi, je me régale. Vraiment, c'est top.
- Speaker #0
Parce qu'animateur, c'est quand même autre chose. Surtout dans ces soirées comme ça, c'est pas évident. Tu avais l'équipe, toi, de dire ?
- Speaker #1
Oui, maintenant, ça fait, je ne sais pas combien d'années, mais 10-15 ans, peut-être que je le fais. Je ne me prends pas trop la tête. Après, voilà, j'ai mes fiches. Tu sais, quand tu es naturel, j'allais dire, ça passe. Moi, j'aime bien le contact des gens, j'aime les gens. Donc non, j'ai beaucoup, beaucoup de plaisir. J'ai la chance, je ne vois pas ça comme un boulot.
- Speaker #0
Tu peux toujours stresser.
- Speaker #1
Je ne vais pas dire que je ne suis pas stressé. Non, en fait, moi, je me dis, mais j'ai tellement de chance. Je suis au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes. Je me dis souvent ça. Et je me dis, mais il y en a, tu vois, par exemple, j'étais en Écosse. Avec Eventim, on fait le tournoi Destination. J'étais à côté d'Iajvili parce que c'était TF1 qui diffusait dans les stades et tout. Je me dis, mais il y a des gens qui payent pour ça. Et moi, je suis payé pour venir là. Je me dis, mais rends-toi compte de la chance que tu as. Moi, je me dis toujours, je suis un privilégié. Je suis un privilégié dans ma vie. Déjà, j'ai mes enfants, ils ont la santé. Après, le reste, je relativise. Ce n'est pas parce que je suis sur scène devant... Là, on était à Toulouse devant 1500 personnes. J'adore. Mais je ne me prends pas trop la tête.
- Speaker #0
Et maintenant, on te voit la YouTuber. On a notamment vu animer le banc de touches. Ah oui, avec Paris en Sport. Deux épisodes il y a deux ans dans lesquels tu recevais les joueurs du 15 de France sur le terrain d'entraînement de Marcousi. Plus d'un million deux cent mille vues en cumulé. Et le concept, je le rappelle, trois joueurs qui s'affrontaient dans plusieurs mini-jeux, mais l'emphase précise, quiz de connaissances, anecdotes, et bien sûr fourrir. C'était une sacrée expérience ça non ?
- Speaker #1
Non mais ça tu vois, je pense que je suis fait pour ça. J'adore faire ça parce que j'ai de la répartie, je déconne. Les joueurs se sont prêtés au jeu. Et vraiment, j'ai les boules que ça continue pas parce que ça avait cartonné. J'avais revu un mec de Paris en sport, mais je crois que ça a disparu. Puis après, il faut les droits avec les joueurs. Mais s'il y a un sponsor qui veut... En plus, ça avait cartonné. Je me dis, j'adorerais faire ça.
- Speaker #0
C'était génial. Thomas Ramos qui n'arrivait pas à placer
- Speaker #1
Hoche. Et qui a re-suranchéri sur lui-même, je crois. C'est lui qui avait fait... Damien. Ah non, c'est peu. Il se casse la gueule.
- Speaker #0
qui a eu son bac la troisième fois. C'était fabuleux.
- Speaker #1
Très belle expérience.
- Speaker #0
On le redemande. Les fans de rugby le redemandent.
- Speaker #1
C'est fou parce qu'on m'en parle beaucoup. Quand on me voit me dire « Alors, quand c'est que vous en refaites un ? » Je dis « Ouais, mais c'est pas moi. Moi, j'attends que ça qu'on en refasse un. »
- Speaker #0
En plus, c'était vraiment le rugby d'ambiance rugby. Il n'y avait zéro censure, rien. Un truc qu'on ne retrouve dans aucun autre sport. Donc aujourd'hui, te voilà à la tête de ton émission qui s'appelle Face à la toile. Le concept, il est simple. Une interview d'une heure, à peu près, autour d'une heure, où l'invité répond à tes questions piquantes et doit garder sa concentration pour peindre en même temps. Et cette toile, tu la gardes avec toi et tu la mettras aux enchères lors d'une soirée caritative. Les ventes seront reversées à une association.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
T'as tout bon.
- Speaker #1
T'as tout bon, à part que je pose pas des questions piquantes. Pourquoi tu dis ça ?
- Speaker #0
Non, je ne sais pas.
- Speaker #1
J'essaye d'aller chercher, encore une fois, j'essaye d'aller chercher l'humain en chacun. J'ai reçu Sébastien Chabal, je lui ai dit d'ailleurs, c'est pour ça qu'on est amis, mais je n'ai pas envie de parler de rugby avec lui, j'ai plus envie d'aller voir la personnalité qu'il est. Moi, c'est ça qui m'intéresse. Et puis c'est vrai que ce concept, j'avais fait quelque chose en fait. C'est marrant comme c'est né encore. J'avais fait quelque chose il y a 15 ans avec Orange, où justement je mettais deux joueurs d'Orange, ils étaient partenaires du rugby, de l'équipe de France et du Top 14. Je me rappelle, j'avais fait Sébastien Chabal et Lionel Nallet, je leur avais mis des tableaux comme ça, et ils devaient peindre. Il y avait Vincent Clerc qui avait fait un beau logo du Stade Tours, ils peignaient, et pendant qu'on… Ce n'était pas vraiment une interview, mais ils étaient face à face et tout. Et puis là, comme avec Canal+, je suis beaucoup moins présent à l'antenne, je me suis dit, bon, il faut que je me bouge et tout. Et c'est la mère de mes enfants qui a dit, mais pourquoi tu connais du monde, tu ne ferais pas un podcast ? Je lui ai dit, ouais, podcast et tout, et j'ai repensé à ça. Bref, j'ai monté ça avec deux associés. Et en fait, le concept, quand tu peins, ton cerveau, il est concentré et tout. Du coup, tu as tendance à un peu plus te lâcher. tu vois et à dire des choses et c'est sympa et puis moi franchement ils m'ont épaté parce que les résultats il y en a deux autres qui vont sortir là encore mais c'est chouette il y a eu des belles toiles et non je suis très content je suis déjà sur la saison 2 très content
- Speaker #0
4 apprentis peintres sont disponibles sur youtube gaël ficou isabelle turburus sébastien chaval et dernièrement ce lundi 30 mars, Margot Laffitte. Et ce que j'adore chez toi, c'est, on parlait des questions piquantes, c'est que tu as du tact et tu as le don de vraiment mettre à l'aise tes invités. Première question pour Isabelle.
- Speaker #1
Isabelle, qu'est-ce que ça fait d'être belle,
- Speaker #0
riche et célèbre ?
- Speaker #3
C'est hyper gentil, mais je ne suis pas sûre d'être tout ça. C'est quoi cette question ?
- Speaker #1
Je me suis dit, parce que moi... Ce n'est pas vraiment mon boulot, je ne suis pas journaliste. Et je me suis dit, j'ai envie d'attaquer avec une question, pas une question... Au départ déjà, en bord terrain, parce que c'est mon naturel, quand tu vois une personne, tu te dis, salut, comment ça va ? C'est la première question. Et j'avais envie d'attaquer avec une question un peu différente, on va dire.
- Speaker #0
Mais oui, j'ai envie qu'ils soient à l'aise. Le but, ce n'est pas de les mettre mal à l'aise. Après, c'est un peu rigolo, mais je ne vais jamais aller dans le gênant ou je ne vais jamais aller chercher le buzz. Ce n'est pas du tout moi. Ça ne me correspond pas du tout. Et puis, si jamais il y a un truc qui est gênant, c'est enregistré, je coupe. Je leur ai toujours dit, on sera à l'aise. Moi, je ne cherche pas le buzz à tout prix.
- Speaker #1
Pour Gaël Ficou, il y a un petit truc que tu voulais savoir, mais tu n'as pas forcé derrière. ça va.
- Speaker #0
Tu disais que t'aimes bien la solitude, mais t'as vécu des grandes histoires d'amour ? Et c'est quand la dernière fois que t'as dit je t'aime ? Et t'arrives à dire je t'aime facilement ? Eh ben, essaye les hommes. Est-ce que la femme de ta vie, c'était pas ta mère ? Et c'est pour ça que t'arrives peut-être pas à trouver ? C'est quoi ton body count ? Mais en fait, tu sais quoi ? Comme je le connaissais pas, je le connais pas trop Gaël, et vraiment, je le trouve tellement un bon mec. Moi, je suis... Je suis père, j'ai deux enfants, Tom et Thibaut, je suis un papa gâteau, je suis le dingue de mes enfants. Et comme je connais le bonheur d'être père et que je le vois père, c'est vrai que je veux à tout prix qu'il trouve l'amour et qu'il ait des enfants, parce que je trouve ça tellement puissant et tout. Et les belles personnes, à mon sens, de mon point de vue, de ma fenêtre, j'ai envie qu'ils connectent avec ce bonheur. Je le trouve tellement bien, je dis, putain, mais il faut qu'ils vivent ça. Et tu trouves que j'ai été lourd ? Non. Je peux l'être. Après, je sais que je peux déconner. Je peux être maladroit parfois, dans mon côté naturel et tout. Je peux blesser des gens, mais c'est jamais mon intention. Pas du tout. Mais je suis tellement... À un moment, je me lâche tellement et tout que je peux... Parce que je suis taquin, tu vois, et je peux maladroitement... Et après, si jamais c'est le cas, je m'excuse, évidemment. Et puis,
- Speaker #1
Margot, enfin, sacré caractère. On la découvre... Franchement, c'est une poule de feu. C'est incroyable. Elle, je crois qu'elle se posait une question à chaque fois que tu lui en posais une.
- Speaker #2
Et en plus, tu la prenais et tu conduisais avant le permis. Oui. Ah oui, oui. Qu'est-ce que tu as pu avoir, toi ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as pu avoir ? Elle se demandait.
- Speaker #0
Mais oui, parce que je bosse un petit peu quand je fais mes interviews. Donc, je sonde, j'enquête. Et j'avais eu des infos. Et oui, c'est vrai que... Elle a été surprise parce que c'est vrai qu'on ne se connaît pas trop avec Margot et j'avais eu des bonnes infos. Donc, elle se questionnait. Mais elle est vraiment pareille. Tu vois, ce que j'apprécie, c'est qu'autant Isabelle, pareil, dit Turburus, elle présente maintenant le journal de 13 heures, le 50 minutes. Et elle est restée simple, bonnarde. Elle m'a dit oui tout de suite. Elle est venue franchement géniale. Et Margot, la fille, pareil, d'une simplicité, une fille vraiment… Pour les gens qui pensent que les gens, une fois qu'ils sont connus, ils ont le melon, qu'ils changent et tout, la preuve que non, il y a encore des gens, et heureusement d'ailleurs.
- Speaker #1
Tu étais inquiet au fait que ces personnes-là, elles aient du mal à garder leur concentration, à se livrer du coup ? Est-ce qu'elles sont un peu plus focus sur leur peinture ?
- Speaker #0
Eh bien, elles sont toutes différentes. Gaël Ficou avait vachement bossé, il avait travaillé son croquis avant, il est arrivé avec son croquis et tout, et il arrivait à faire les deux. Au départ, c'est Isabelle qui avait du mal aussi à peindre et à répondre à mes questions. Parce que quand tu te concentres, c'est compliqué. Et puis, au fur et à mesure de l'interview, ça allait. Et puis, je le sens, à des moments, je leur laisse un peu de respiration pour qu'ils puissent avancer sur leur toile. Mais ça, ça dépend des personnalités.
- Speaker #1
Alors, bien sûr, sans spoiler, nous donner tous les détails des peintures, c'est laquelle la plus belle ?
- Speaker #0
Alors, franchement, ça, c'est génial. Parce qu'il y a du Miro, du Minimalis, du Picasso, il y a tout. Et c'est chouette aussi. C'est pour ça que dans ma soirée caritative, je suis en train de bosser dessus. Je pense que je la ferai en fin de saison 2 parce que j'aurai encore plus de toiles. J'aimerais faire venir, parce que moi je ne connais pas l'art non plus, mais j'aimerais faire venir un spécialiste ou quoi, qui l'analyse façon psy la toile de la personne. Est-ce qu'on peut faire avec les couleurs, les formes, ce qu'il a peint ? Est-ce qu'on peut... déterminer une personnalité. Ça aussi, ça m'intéresse parce qu'ils ont fait vraiment des choses complètement différentes les uns des autres et c'est super intéressant. Mais tu sais quoi ? Moi, ils m'ont impressionné parce que déjà, qu'est-ce que tu vas peindre ? Mais en fait, quand t'as... Mais là, je parle sûrement de moi et si j'ai fait cette émission, c'est peut-être aussi pour ça. Quand t'as une toile devant toi avec plein de... Moi, je suis un peu créatif, tu vois, j'aime bien, mais t'as plein de matériel, ça te donne envie, quoi. Tu peins cuivre, il faut te lâcher en fait. Après, t'es pas obligé de dessiner, il y en a qui ont fait de l'abstrait, et c'est très très joli. Seb Chabal a fait du collage après de la peinture, et au final c'est très très beau. Moi j'aime beaucoup. Donc non, c'est chouette.
- Speaker #1
Si tu étais face à la toile, toi tu ferais quoi ?
- Speaker #0
Margot elle m'a dit « Ah, on va échanger et tout » . J'y ai pensé, je ferais de l'abstrait parce que je ne sais pas dessiner, mais j'ai tellement de trucs que j'aimerais mettre en avant qui me correspondent, c'est pour ça que j'ai bien aussi aimé… Il y a deux choses, soit tu fais une belle toile, par exemple Isaac Turbureur fait une belle toile, mais dans la symbolique, il y a moins. Gaël Ficou, dans la symbolique, il a fait lui, il a fait sa cité et tout. Seb Chabat, il a découpé des choses qui lui tenaient à cœur avec des mots et tout. Moi, je serais plus là-dedans. J'aimerais qu'il y ait des symboles de ma vie, de ce qui me représente. Mais bon, je ne sais pas dessiner. Donc, ce serait ou des mots, ou des symboles, des choses comme ça. Mais je ne sais pas encore ce que je ferais.
- Speaker #1
Quel artiste ! Quatre épisodes sont en ligne. Donc, on a vu l'extrait de Mathieu Larteau sur le réseau. Qui sera le prochain ou le dernier ?
- Speaker #0
Probablement le prochain, parce qu'en fait, il y a eu un petit raté, parce que Mathieu sort un documentaire sur sa vie, ce qui lui est arrivé avec France 2, et il ne pouvait pas, parce que moi, c'est ce qu'il m'explique face à la toile, on parle essentiellement de ça, et on ne pouvait pas le sortir avant que le doc de France 2 sorte, donc on attend que le doc de France 2 sorte, et on sortira face à la toile, et vous verrez, sa toile est... Comment dirais-je ? Bah vous verrez ! Il est fabuleux parce que ce qu'il a traversé, Mathieu, c'est grand.
- Speaker #1
On peut avoir l'exclu du dernier invité ?
- Speaker #0
Oui, je peux te dire qui c'est. C'est quelqu'un qui, pareil, met mes chers dans mes relations et qui m'inspire. Encore une fois, si je pouvais prendre que des mecs que j'admire... Déjà, la première chose, c'est... Il faut que j'ai peut-être une relation, mais il y a des gens que je ne vais pas connaître, mais qui ont du plaisir à venir. Si quelqu'un vient face à la toile parce que moi, je ne veux pas faire venir parce qu'il a 2 millions d'abonnés. Après, je ne suis pas connu, j'en aurais besoin, mais j'aimerais vraiment qu'il y ait un plaisir à qui viennent. Et là, pour parler du dernier de la saison 1, c'est Théo Curin. Tu vois qui c'est qui a été amputé des 4 membres à l'âge de 6 ans. Il a une énergie ce mec. Et vous allez voir, ça aussi je te fais un teaser, son tableau est extraordinaire. Je ne dis que ça.
- Speaker #1
Parfait. Alors on va revenir vite fait sur l'épisode avec Gael, parce que tu l'enregistres bien avant le tournoi.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Et tu avais cette vision, encore une fois, en Romain Magellan, voyant.
- Speaker #0
On reste sur le rugby. 98 sélections en équipe de France. C'est quand même une dinguerie. Et là tu vas attaquer le tournoi, tu vas faire les 100, tu y penses, ça te fait quelque chose ? Quand tu regardes un peu derrière, le petit Gaël... Ah, t'es comme ça toi, d'accord. Tu me chanois.
- Speaker #1
Ah, mes Ausha noirs !
- Speaker #0
Ah, mes Ausha noirs ! Qui aurait pensé, toi tu y avais pensé ? Peuneau, lui, Aldrid, personne ne l'avait imaginé. Et à 98, et lui le premier, je l'ai appelé quand il a su qu'il n'était pas. Il m'a dit que ça allait, il le vivait bien, mais je pense forcément qu'il a dû le mal vivre quand tu es compétiteur. Mais oui, c'est les aléas, c'est comme ça. Je ne regrette pas.
- Speaker #1
Tu penses qu'il les passera vraiment ou pas ?
- Speaker #0
J'espère franchement, parce que 100, c'est un chiffre rond. Après, tu ne peux pas donner des séries. Mais c'est vrai qu'il y a eu des blessés au centre. J'espère vraiment qu'il va revenir. Il va apporter son expérience. Il les mérite parce qu'aux 98 sélections à Paris-Bannaise, après tu as devant Philippe Sella, Pelou. Tu n'en as pas beaucoup au-dessus. Donc oui, j'espère qu'il aura les 100 sélections.
- Speaker #1
Sûrement lors de la National Cup qui aura lieu cet été. C'est donc la transition parfaite pour parler du 15 de France, avoir ton expertise là-dessus. Qu'as-tu pensé de ce tournoi des six nations ? Est-ce que tu gardes la réussite de faire ce back-to-back ou l'amertume de ne pas avoir fait de l'Umschlem et surtout d'avoir encaissé quasiment 100 points sur les deux derniers matchs ?
- Speaker #0
Les deux. Les deux, mon capitaine, parce que c'est vrai que ça attaque bien, on se dit on est bien et je te dis encore en Écosse, avec le Yach, on se dit mais ce n'est pas possible, on a pris 50 points. Alors certes, tu peux rester sûr, on a gagné le tournoi. Ce qui est vrai, c'est factuel. T'as pas fait le grand cheveux lème, mais t'en prends quand même 45 contre les Anglais ? 46 contre les Anglais, chez toi, tu te dis, mais qu'est-ce qu'il y a ? Donc, comme je suis quelqu'un de très positif, on va garder le positif, je vais pas critiquer le 15 de France, parce que j'aime la France, et jamais je ferai ça, mais c'est vrai qu'il y a un petit goût de... Les boules, quoi. Mais on est tellement exigeants avec eux. Ils sont tellement forts. On les voit tellement puissants. Ils nous régalent tellement. Mais en Écosse, je me suis régalé. Les Écossais, ils ont fait un match, on s'est régalé. Si t'aimes le rugby. Mais c'est vrai qu'il y a ce petit truc qui a un peu gâché la fête. Et on ne sait pas trop où on en est. Après, les coachs, ils doivent se retourner la tête. D'ailleurs, Patrice Arleta, j'étais au Bégi avec lui. Il doit se gratter les peu de cheveux qui lui restent.
- Speaker #1
Comme toi. à l'échelle mondiale à l'instant T où tu le places ce 15 de France je sais pas en plus avec le classement IRB
- Speaker #0
World Rugby le classement par rapport à ce qu'on a fait là sur le tournoi donc je les mets derrière l'Afrique du Sud derrière les Blacks tu les mets derrière les Blacks quand même ouais je les mets derrière les Écossais l'Argentine j'ai Pfff Allez, je ne les mets pas sur le podium. Je les mets 4 ou 5.
- Speaker #1
Ok, tu mets aussi les Écossais, même s'ils ont été très conquérants à l'extérieur. Oui,
- Speaker #0
moins à l'extérieur, mais j'aime bien. Il y a l'Irlande, ils sont devant nous au classement. L'Argentine, pas l'Italie, mais j'aime bien et je suis content pour Gonzalo Quesada qui a chopé ses victoires. L'Argentine et l'Italie sont vraiment en train de progresser terrible. Et tu verras que les Anglais sont présents à la Coupe du Monde. De toute façon, à un moment, il faut arrêter de tourner autour du pot. Il faut gagner la Coupe du Monde, si tu veux être respecté. L'Angleterre l'a gagnée, l'Afrique du Sud, les All Blacks, l'Australie. Et nous, on ne l'a encore jamais gagnée. Donc voilà, il faut faire fermer les bouches à tout le monde. On gagne la Ronde Australie l'année prochaine. Et voilà, next.
- Speaker #1
Penses-tu qu'en jouant comme ça, du coup, on peut être champion du monde ?
- Speaker #0
C'est trop tôt encore pour parler. On sait qu'on a le potentiel. On n'est pas devenu nul du jour au lendemain parce qu'on a pris 50 points en Écosse. Le potentiel, il est là. Ils vont se remettre en question. Il va y avoir la préparation. C'est encore loin, l'Australie. C'est trop tôt. C'est comme les élections, la politique. Ils font des sondages. Non, attends. Et tu verras, les Anglais, il va y avoir des nations qui vont encore surprendre. Moi, j'y crois. J'y serai en Australie. Je vais les supporter. J'aimerais tellement, tellement qu'on gagne. Enfin.
- Speaker #1
La question qui fâche toi en tant qu'ancien pilier, penses-tu qu'avec cette mêlée, on peut être champion du monde ?
- Speaker #0
Ouais, là, ça fait chier. Il y avait le petit Montagne qui est grandoblois. Mon fils a joué avec lui, qui a clairement... Je l'aimais bien, mais c'est vrai qu'Atonio, il calait bien la mêlée. J'espère qu'il va bien. J'ai eu un peu des nouvelles, mais... Ouais, il y a un problème avec cette mêlée, et notamment en pilier droit. Après, on va trouver, on va trouver. La mêlée, ce n'est pas qu'une question de pilier droit. Beaucoup. pour la stabilité. Mais aujourd'hui, on en demande tellement. Si on dit, je te chope un pilier droit qui te calme la mêlée, mais il ne va pas courir, tu le veux ? Ou tu veux un mec qui court, mais qui est peut-être moins sûr ? C'est toujours ça. Ça dépend quel jeu tu mets en place. Mais oui, ils vont trouver. La France, on est quand même un pays de mêlée. Ils vont trouver.
- Speaker #1
En y réfléchissant, avec toute humilité, si tu jouais là maintenant, tu serais titulaire au poste de pilier.
- Speaker #0
Non, tu sais quoi ? Par contre, je vais rendre hommage aux Antilles à la Martinique. Colombe. Georges Henri Colombe. C'est lui que je veux voir à droite. Bon sang de mon sort, il a du gaz. Je vais l'appeler, je vais lui dire. C'est lui, la prochaine Coupe du Monde, c'est lui. Doudou, allô ?
- Speaker #1
Magellan qui appelle Colombe.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
Au poste de numéro 10, c'est le gros débat.
- Speaker #0
Ouais, je sais que c'est le débat, Jalibert ou Ntamak. j'ai pas de y en a qui ne l'affectent non je libère et je connais plus le père de normand ouais mais non non non parce que moi j'aime beaucoup jalibert non j'ai pas franchement je serai emmerdé en plus à choisir donc je suis pas assez spécialiste tu vois pour dire mais tu peux En 10, c'est vrai qu'il faut qu'il y ait de la confiance. Mais j'allais dire, peut-être suivant les adversaires, tu mets l'un ou après l'autre. Je ne sais pas. Et chacun sa merde. Ils se débrouillent. Je ne suis pas sélectionneur.
- Speaker #1
Qui est le plus indispensable aujourd'hui ? Est-ce que c'est Dupont ? Est-ce que c'est Louis-Belbié ? Est-ce que c'est Thomas Rans ?
- Speaker #0
Non, mais moi, je n'aime pas mettre des individualités. C'est un sport co, je veux dire. Quand tu n'as pas des avants qui se sentent bien ensemble et tout. Je veux dire, ce n'est pas forcément des individualités. Forcément, au niveau, tu as besoin, oui, Dupont, Bienbaré, Ramos.
- Speaker #1
On a des factor X quand même. Si on n'a pas Ramos ou le Bialdiaré contre les Angleterres. Oui,
- Speaker #0
à l'Oscar, c'était François Kroos. J'ai dit avec la prime que tu as pris, tu vas faire quoi ? C'était dans mon quiz. Et j'ai dit, j'espère que tous les joueurs de l'équipe de France vont offrir une caisse de champagne à Ramos. Parce que s'il ne met pas la pénalité, vous n'avez pas la prime. Puis vous ne gagnez pas. Parce que je ne sais plus si en 2007-2006, il y avait un Écossais qui marque contre les Anglais. Du coup, c'est les Irlandais qui gagnent le tournoi grâce à ça. Et toute l'équipe d'Irlande avait envoyé une caisse de champagne au marqueur. Je ne sais plus dans quel sens c'était, mais j'ai trouvé ça chouette. Bref, Ramos, il faudrait qu'il ait une caisse de champagne de chaque joueur de l'équipe de France.
- Speaker #1
Donc, on va parler un petit peu top 14 avec toi maintenant. Romain Tamac, justement, est revenu de blessure. Depuis deux matchs en championnat, retour plutôt positif pour lui dans une équipe qui n'a pas vraiment d'égal cette saison, on a l'impression. Quelques stats, 12 points d'avance sur les trois dauphins, malgré deux points de pénalité, il faut le rappeler suite à l'affaire Jaminet. 53 points sur 55 possibles à domicile. Tu les vois être perturbés cette année en championnat ?
- Speaker #0
Non, c'est vrai qu'ils dominent de la tête et des épaules ce championnat. Ce qui est bien, c'est que... Capot, Bordeaux derrière et tout, qui vont venir perturber ça. Mais c'est un peu comme à la F1, tu vois. Avant, il y avait les Mercedes devant. Et là, j'espère que ça va plus se batailler. Mais c'est vrai qu'on les voit tellement au-dessus. Mais il reste encore des matchs. Mais ils seront au bout, comme d'habitude.
- Speaker #1
Le championnat, il a été un petit peu critiqué dans sa phase d'aller pour ses matchs à sens unique. Beaucoup de rencontres. points. 50 points, les équipes à l'extérieur faisaient totalement l'impasse. Notamment pas mal de rencontres en prime sur Canal. Là, on sent qu'on est rentré, par contre, dans le sprint de finale.
- Speaker #0
Money time !
- Speaker #1
Exactement, où chaque équipe joue ses coups à l'extérieur. On n'a peut-être jamais eu un top 14 aussi serré, là. Section Palo à Stade Français et l'UBB sont à 59 points derrière le Stade Toulousain. Ça t'évoque quoi ?
- Speaker #0
Ouais, c'est bien pour les téléspectateurs. Je suis content aussi pour le... Le stade français qui revient bien, ça change un peu. Pour le spectacle, pour tout, c'est chouette. Plus c'est serré, mieux c'est, que ça bataille jusqu'au bout. Mais ça fait un moment. Après, c'est vrai qu'il y avait quand même, ça fait quelques années que Toulouse et l'UBB bataillent. Mais on a envie de voir aussi d'autres équipes au bout, parce que, voilà, pour le suspense.
- Speaker #1
Justement, la section paloise peut jouer les troubles faites. c'est un peu la surprise de cette année comme Il a pu être l'aviron la saison dernière. Quel est ton avis sur cette équipe ?
- Speaker #0
Je suis content pour le coach. Parce que Piquet-Rony, c'est un mec que j'ai appris à connaître. Je ne le connais pas bien, mais qui m'a l'air dans l'humain, qui m'a l'air bien. Il a l'air de faire du bon boulot. Et là, vraiment, ils ont passé un step. Et c'est fou de voir comment un coach peut apporter quelque chose. Après, bien sûr, il y a les joueurs sur le terrain aussi. Mais je suis content que Pau, ils étaient souvent dans le ventre mou, dans le ventre mou bas même. Et que là, ils pointent vers le haut. Il ne faut pas qu'ils s'enflamment, il faut qu'ils construisent petit à petit. Tu vois, là, je pense à un autre truc, je pense à Vannes. Je suis allé souvent faire des matchs à Vannes. Et je change de sujet, mais je reste dans le rugby. Mais c'était tellement un vent de fraîcheur, et notamment le respect du buteur au moment de passer la pénalité. Et ça, j'en profite pour passer un message, mais je le dis à chaque fois que je suis sur scène ou que je peux le dire. Tu vois, avec ce qui s'est passé avec Ntamak, qui a été montré au grand tréquent, ça a sifflé. Mais ça, ce n'est pas le rugby. Mais on est tous responsables. La Ligue devrait faire un trophée du public le plus respectueux. Les entraîneurs devraient, en conférence de presse, le président du club, le coach, le speaker du stade, on devrait tous être concernés. On ne siffle pas. En tout cas, au moment de la pénalité, c'est le moment où on peut respecter et se différencier de tous les autres sports et de montrer qu'on a la classe. Tu as le droit de huer, de gueuler, de siffler sur une autre action, un truc qui te... ne te plaît pas parce que tu es dans un stade de rugby. Je n'ai pas de souci avec ça, mais pas au moment de la pénalité. C'est là où tu montres que le rugby, on est au-dessus des autres, que c'est la classe et c'est respectueux. Et dans cette société où il y a tout qui part en vrille, putain, mais ça fait du bien, quoi. Et je ne comprends pas. Et moi, ça m'agace au plus en point que ça commence à siffler dans les stades maintenant. Et même au stade de France et tout. Et bon sang de bonsoir. Il faut se battre pour garder ce moment. C'est très, très important pour nos valeurs, pour la société, pour plein de choses. Et on est tous concernés. Si tu es au stade et que tu vois un mec à côté de toi siffler, mets-lui une énorme droite.
- Speaker #1
Alors, au niveau du top 6, en top 14, Poulouse-Pau, Stade Français, Bordeaux-Beg, Montpellier-Clairmont. Clairement, il y a deux points d'avance sur le racing. Est-ce que tu vois un top 6 bouger, changer ?
- Speaker #0
On est à la combien ?
- Speaker #1
Il reste six matchs, sept matchs ?
- Speaker #0
Il y en a forcément qui vont tenter de... J'aimerais, j'aimerais, parce que tu vois, mais moi je suis trop dans l'humain pour Pierre Mignoni, Toulon, qui remonte dans les 6, qui refinisse bien la saison, pour plein de raisons, mais ça va peu bouger après, j'espère qu'il y en a qui vont encore rentrer dans les 6, parce que... Ça serait trop figé maintenant. Mais ça bataille, comme tu l'as dit, maintenant tous les week-ends, chaque point, même le bonus, ils ne vont rien lâcher. C'est bien aussi.
- Speaker #1
Tu parlais de Pierre Mignoni. Je ne sais pas si tu l'as contacté ou si tu l'as vu. Il a ouvert quand même un sujet qui était assez tabou jusque-là dans le rugby. C'est aussi au-delà de la protection des joueurs, la protection des coachs.
- Speaker #0
Ce qui est fou, c'est que moi, j'ai commencé à Canal et j'ai vu des joueurs devenir coachs. Des potes à moi, je pense à Sylvain Bégoron qui était à Gandin. Des mecs super cools et tout. Je les ai vus devenir coach. Jézène Bachère, peut-être pas, mais complètement changé. Je veux dire, quelqu'un qui était plutôt cool, détendu, mais il se transforme quand ils sont sur le bord de la pelouse. Ils ont une telle pression. Xavier Peméja, il a dit, être coach, c'est une petite mort tous les week-ends. Ils ont tellement une pression, ils sont dans un tel état de stress et tout. Tous les week-ends, parce que tu gagnes, tu perds, ça peut changer ta vie. Et effectivement, moi, Pierre, je l'ai vu plein de fois au bord de terrain, tu laisses de l'énergie, mais tu laisses presque, j'allais dire, des années de vie. Il y a Urios qui m'avait dit une chose que j'avais plutôt bien aimée. Il a dit, moi, je bosse comme un taré la semaine, toute la semaine. Et arrivé le week-end, de toute façon, je ne peux plus intervenir, c'est aux joueurs. Et encore, on l'a vu sur le bord de terrain, qui s'énerve, mais moins stressé. Il y en a, mais il y a beaucoup de cinéma sur les bords. de terrain aussi. C'est une pièce de théâtre. Il faudrait aussi essayer d'influencer l'arbitre de touche, l'arbitre principal. Au début, c'est toujours bien. Puis les 20 dernières minutes, entre les deux, ça se branche.
- Speaker #1
Ça se chamaille un peu. Merci en tout cas pour ton expertise. On va passer à l'ultime séquence de ce podcast, l'objet fétiche.
- Speaker #2
Ça vous tient à 10 000 francs ? Non, à 20 000. 20 000 francs. Non,
- Speaker #0
30 000. Donc,
- Speaker #1
tu as ramené ton objet dont tu ne te sépares pas.
- Speaker #0
Jamais. Il est là.
- Speaker #1
Jamais. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #0
C'est une photo de mes enfants quand ils étaient petits. Tu vois, je suis encore ému. Je suis très sensible, moi. Et non, mais mes enfants, je ne vais pas... C'est toute ma vie. Je veux dire, là, je suis heureux dans ma vie, mais ce que je leur ai dit, je leur ai dit, mais si je ne vous ai pas voué, je m'en fous. Moi, c'est mes enfants et après le reste. Je m'entends très bien aussi avec leur mère. Et cette photo, elle est symbolique parce que, déjà, ils font les cons. Puis en plus, je sais qui a pris, il n'est plus là, celui qui a pris cette photo. Il est mort malheureusement, mais il y a le côté des connes et leur regard. Puis ils ont changé maintenant, ils ont 26 ans, ils s'entendent super bien les deux. Donc c'est Thibaut et Tom, Thibaut T-I-B-O, ça veut dire petit bisou en martiniquais. Bah moi un Thibaud, deux Thibauds. Et quand je monte sur scène avec les Oscars ou quand je fais face à la toile ou quand j'ai une interview, ou je la regarde avant, je l'ai sur mon téléphone, ou je l'ai carrément physiquement avec moi, pour me faire relativiser et je me dis qu'est-ce que tu veux qui m'arrive ? J'ai mes enfants, ils sont magnifiques, donc ça m'enlève toute pression en fait. Je dis pas que je m'en bats les steaks hein, mais je relativise, je me dis la vie, voilà la vie pour moi c'est ça. Après... Voilà. Et j'aime bien me rappeler à ça. Et puis, ça me met du bonheur. Ça m'émeut de les regarder.
- Speaker #1
T'es un papa poule, toi ?
- Speaker #0
Ah, mais plus que ça. Moi, tous les matins de ma vie... Ouais, je pense. Ils ont 26 ans. En plus, tous les matins de ma vie, je les texte. Tous les matins. C'est mon premier geste le matin. Je texte mes enfants. Salut mes loulous. On avait même une... Ils avaient créé un groupe parce qu'on a fait des grands voyages ensemble et tout. Il avait fait un groupe. Je crois que c'est Thibaut. qui s'appelait les trois couilles. On part entre couilles, c'est-à-dire que tous les trois. Mais ouais, ouais, je suis... Bah ouais, parce que c'est trop important, c'est trop bien. Et puis je vois la relation que j'ai avec eux, maintenant, c'est top. Tu sais, tu les vois petits, ils grandissent et tout, et maintenant, 26, 24 ans, c'est génial, quoi. Quand j'étais petit, avec leur mère, je rêvais d'avoir cette relation, tu vois. Et maintenant, je suis leur père, mais on est très proches. C'est génial.
- Speaker #1
Donc on est dans le moment touchant et émotion. Je vais te laisser le mot de la fin avec l'association Ella, dont tu es le parrain. Tu vas te toucher de moi ?
- Speaker #0
Oui, parce que moi, je suis très sensible pour des raisons personnelles au handicap. Et ouais, j'ai été parrain, ça fait un moment aussi, de Ella. Et j'ai rencontré une petite qui est grande maintenant, qui a 22 ans. La petite Solène, que j'embrasse d'ailleurs. Et bah ouais, tu sais, quand tout va bien dans ta vie, il y a toujours un adage qui dit quand tout va bien, t'as plein de problèmes. C'est vrai, on a plein de problèmes à la circulation. J'ai pas assez de thunes, j'ai ci, enfin, t'as toujours plein de problèmes. Quand t'as de la maladie, t'en as plus qu'un. Donc se rappeler à ça quand même, je pense que c'est super important et se dire, moi je me dis, je suis un privilégié, la vie est belle, j'ai mes enfants, tout ça. Et essayer de donner un peu, mais tu sais, en étant parent d'Ela, je me dis, tu vas donner du temps. Je participe à des choses, mais en fait, c'est moi qui reçois plus. Et notamment, tu vois, je pensais à Théo Curin qui a quatre membres amputés. Il a une telle énergie. Et toi, tu vas te plaindre après. Lui, il n'a pas de bras, pas de jambes. Et il a le sourire, il a la banane. Je ne dis pas qu'il n'a pas des moments difficiles. Et toi, tu vas te plaindre parce que j'ai pas les bonnes chaussures, j'ai mon téléphone. Ça te fait relativiser tout ça. Et je trouve que c'est super important.
- Speaker #1
Écoute, c'est parfait. Comme ça, c'est magnifique. Merci à toi pour ce moment. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode au fond du canap. Ciao, ciao.
- Speaker #0
Longue vie au fond du canap.