Speaker #0Une question que je me pose souvent, à la base pour le milieu, pour notre milieu, le milieu équestre, le milieu des chevaux, c'est comment est-ce qu'on peut faire évoluer les choses ? C'est-à-dire que j'ai, on va dire, baraudé, appris et observé jusqu'en 2015, et ensuite j'ai voulu lancer quelque chose d'un peu différent. Et je me suis dit, tiens, comment est-ce qu'on va pouvoir faire évoluer les choses ? Qu'est-ce qui dans le système aujourd'hui manque ? Qu'est-ce que l'on peut revoir dans ce système ? Et il y a plein de choses qu'on a pu faire évoluer dans le milieu du cheval. Je suis extrêmement contente. À ce moment-là, les chevaux de gros sport allaient assez peu dehors. Donc j'ai dû faire une généralité pour communiquer ça, mais ils allaient assez peu dehors. La peau d'eau, c'était quand même pas dingue. Petit à petit, on s'ouvre sur le fait que certains chevaux peuvent être pieds nus, voire beaucoup plus de chevaux qu'on ne le pense. Et quand ferrure est nécessaire, on peut réenvisager une manière de ferrer, je dirais, avec plus de qualité. Ensuite, on a pu revoir toute l'ergonomie autour du matériel, où il y a une vraie innovation qui est proposée parce qu'il y a une demande différente. En fait, quand vous consommez, vous votez. Quand on apporte de la connaissance et que chacun change sa demande, forcément l'offre est obligée d'évoluer. Et c'était clairement mon but. Mon but, c'était d'apporter plus et plus de confort aux chevaux, que l'équitation s'allège. Je ne comprenais pas pourquoi toutes les aides étaient si fortes, si intenses. Je ne comprenais pas pourquoi certaines personnes pouvaient s'énerver, alors qu'on n'est pas à l'abri, que certaines personnes s'énervent. les selles, il y avait énormément de soucis de selles. Globalement dans la gestion de médecine préventive, comment est-ce qu'on peut prévenir des coliques gravissimes, comment on peut prévenir des problèmes locomoteurs où finalement un couple se retrouve freiné dans le partage et dans leur aventure à cause de choses qui auraient pu être évitées. Et donc j'ai mis en place cette notion d'équipe cohérente, cette notion de prévention. Et puis surtout, j'ai beaucoup transmis ce que moi, je trouvais qui pouvait être améliorable. La connaissance qui était pour moi essentielle. C'est ce que je fais dans mon quotidien. C'est-à-dire que cette partie de mon métier, je continuerai toujours de le faire et en espérant avoir toujours une vision de demain et de l'innovation à proposer. C'est quelque chose que j'adore. En revanche, si on veut aller plus loin, je ne peux pas m'empêcher... du coup, d'observer que ce système un petit peu à revoir, qu'on peut améliorer, et que ces petits tips pouvaient être apportés à plus grande échelle, c'est-à-dire dans le milieu entrepreneurial, dans le monde du business. Je pense qu'il y a des choses qu'on peut... On peut postposer ou prendre, échanger avec l'art, évidemment, prendre et échanger avec d'autres sports. Et j'adore me servir de ce que j'ai appris dans un milieu, dans un monde, pour en impacter un autre. Il y a plein de manières de le faire. Dans le business, on peut revoir justement tout ce qu'il y a comme manière de communiquer, une manière de communiquer plus prévenante, prendre. Vraiment plus conscience du potentiel de chaque humain, le mettre à la bonne place, veiller à son bonheur, à quel point c'est important, avoir une politique préventive importante, proposer plus de liberté et d'autonomie, des projets qui collent, individualiser. Il y a tellement de choses à mettre, continuer d'optimiser, continuer de simplifier. Mais si je boucle toutes mes réflexions, finalement ce qui m'amuse, c'est d'apporter de l'innovation. et une petite touche de ce que j'ai envie de voir dans le monde de demain, qu'il soit équestre, entrepreneurial, mais même dans nos relations à nous tous au quotidien, c'est ce que j'ai envie de faire. Et si on pousse le front et qu'on se demande finalement qu'est-ce qui sera le plus impactant ? Est-ce que c'est de donner, parce que j'ai fait, je fais toujours mes formations de préférence motrice, je fais toujours des formations de profiling, je fais toujours des formations où je transmets, au quotidien je donne de la compétence spécifique. Voilà, si on me demande de la compétence spécifique podo, je peux revenir avec tout ce que j'ai étudié sur la podo, vu que j'ai étudié plein de sujets. Une fois que j'en avais fait le tour, j'ai transmis. Ensuite, je suis passée parce qu'ils sont des outils dont je me sers au quotidien et je les ai étudiés pour ma propre performance dans un premier temps et pour pouvoir transmettre ce que ça avait fait sur mon propre fonctionnement, mon propre système ici. En fait, je cherche, je ponce, je transmets et ensuite j'apprends à utiliser et j'explique ce que ça a eu comme bénéfice pour moi. C'est ce que j'aime dans mon métier, c'est que je suis entrepreneur, artiste, sportive, je gère l'écurie, j'élève. Et en fait, ces multicasquettes me permettent d'apporter, de chercher, de mettre en place et d'apporter ce que j'ai pu tirer comme conclusion. Mais ce n'est pas là que je veux en venir. Je veux en venir à qu'est-ce qui fait que vraiment on peut inspirer le monde de demain. Quel est vraiment notre impact ? Et je pense qu'aujourd'hui, ce dont le monde manque, et quand je parle du monde, je parle du monde global et du monde équestre. Parce qu'en fait, les deux, et du monde entrepreneurial. Parce que ces micro-cosmes sont à l'échelle de l'écosystème global. Aujourd'hui, on manque de nuances. Aujourd'hui, on manque terriblement de nuances. Pas soit bien, soit mal. On manque de nuances. Aujourd'hui, on manque d'accueil, d'amour et de... tolérance. Parce que peut-être que le gars là qu'on critique énormément sur les réseaux, avec des photos, en disant que ça, il a pas bien fait, ou que il est au max, il fait ce qu'il peut, avec ce qu'il a, avec son vécu, avec les connaissances qui lui sont apportées. Donc, je pense qu'on manque de nuances, on manque de tolérance, d'accueil et d'amour. Et pour accueillir, je pense, il faut pas confondre accepter les dérives. Je pense que c'est en comprenant d'où viennent les dérives que l'on peut au mieux apporter ce qui permet de les transmuter, de les transformer. C'est-à-dire que j'avais plusieurs choix dans mon métier. J'aurais pu me dire, et je ne veux pas dire que tout n'est pas utile. positionnement extrême à son rôle, tout le monde a son rôle et il n'y a pas de meilleure manière de faire. Juste moi, mon choix, j'aurais pu me dire, tiens, je vais prendre toutes les photos de ce qui ne me plaît pas de voir, m'en servir en disant, voilà, ça ne me plaît pas de voir ça. Ou alors, je peux dire, voilà, moi, j'ai envie de voir ça. Moi, mon idée demain, c'est ça. Je pense que on peut apporter de la connaissance pour que... X chevaux et encore plus de confort. Moi, personnellement, je pratique comme ça et j'ai envie que vous soyez le plus nombreux à le savoir parce que ça m'a fait gagner ça, ça, ça et ça. J'ai envie que vous aussi, vous puissiez gagner ça, ça, ça et ça parce qu'en fait, j'ai hyper envie que tous les chevaux soient mieux, qu'ils trouvent une place dans le monde serein, ce qui est déjà le cas, mais que ça cueille une évolution parce qu'en fait, le monde, c'est du mouvement et c'est de l'évolution et que vous, du coup, vous puissiez... les comprendre mieux et mieux que dans vos équipes, dans votre travail, que vous puissiez être plus et plus épanouis. Et donc, je trouve que d'inspirer, d'incarner, de montrer, de transmettre, c'est ce qu'il y a de plus puissant. C'est le choix que moi j'ai fait et qui m'anime vraiment. Si je dois me demander, c'est des questions qu'il a fallu que je me pose. Les chevaux que j'ai vendus, est-ce que j'allais recommencer ? Qu'est-ce que le sport pour moi ? Est-ce que vraiment j'ai une âme de compétitrice ? Je suis joueuse. Je suis joueuse. J'aime bien être vue. J'aime bien bien faire. J'aime bien... Bon, et le freestyle, j'aime l'art. Et j'aime pousser la compétence et l'excellence à son apogée. Mais ce que j'aime dans tout ça, c'est l'innovation. Ce que j'aime, c'est avoir le moyen de chercher et d'innover pour inspirer ce qui sera créé demain. Que ce soit inspirer le matériel que vous achetez. Quand je dis à tout le monde, voilà, un tapis comme ça, le problème, c'est que ça chauffe, il ne se positionne pas bien. La conséquence, c'est ça, ça, ça et ça. Ça n'est pas confortable. Si vous passez votre journée avec une culotte qui vous rentre dans la fesse droite en faisant un petit pli et que vous devez monter à cheval, ça va être super douloureux. C'est la même chose. Eh bien, du coup, je vous le dis à vous, je transmets de la connaissance. Donc, mon impact, c'est que vous, vous ayez conscience de quel est le matériel qui est le plus approprié aujourd'hui. qui est le plus disponible sur le marché. Enfin voilà, vous achetez. Mais quand vous achetez, vous votez. C'est un truc que j'essaie de transmettre aussi. Et donc, les autres sociétés qui vendaient la petite culotte pas ergonomique de fou. ils ont moins de demandes. Et donc, on pousse, on nivelle le marché. On nivelle l'innovation par le haut. On incite tout le monde à évoluer ensemble. Ça, ça m'excite énormément. Énormément. Du coup, il y a un sujet qui, du coup, si on va encore plus au fond, il y a toute la partie technique spécifique. Voilà. La peau d'eau, telle manière, telle manière, telle manière. Et d'ailleurs, c'est un copain qui m'a dit ça. Et je trouve qu'il a tellement raison, il a dit oui, mais quand du coup tu parles de podo, les maréchaux, ils vont être fâchés sur toi. Mais ce serait dommage, parce qu'aujourd'hui, de faire un bon parage rapporte plus, est plus confortable, est plus ergonomique que de faire toute une ferrure complète. Et puis de pouvoir faire toute une ferrure complète reste possible. Je pense qu'au contraire, en fait, c'est juste que le milieu évolue. Il n'y a pas moins de sous, il n'y a pas moins de demandes, il y a juste une demande différente. Le producteur de tapis qui faisait un truc sans savoir que ça chauffe et que c'est pas hyper confortable, s'il a la capacité de se remettre en question et de lui aussi suivre l'innovation, il repasse sur du coton, il repasse sur du bambou, il fait un matériau un peu différent, puis il peut toujours vendre des tapis. Ça pose juste chacun à évoluer, à continuer dans une forme d'innovation et d'évolution. Et ça, je trouve ça incroyable. Donc il y a la partie technique spécifique connaissance. C'est un fait. Par contre, il y a autre chose. sur lequel j'oriente quand même pas mal ma transmission, c'est l'intelligence émotionnelle. C'est-à-dire que de ressentir de la joie, de ressentir du calme, d'accueillir une vague quand on a un coup de chaud, parce qu'en fait, on a tous des coups de chaud. Tous des moments où, tiens, lui, là, vraiment, il est en train de me les péter. Parce qu'on a tous des blessures, en fait. On a tous une part de médiocrité en nous. C'est-à-dire, on est tous médiocres. Nous ne sommes que humains. Et humains, c'est quoi ? C'est vivant et c'est fait partie du vivant. Il n'y a pas nous et la nature. Nous sommes la nature. Je ne sais plus qui me disait, oui, mais les humains, il y a du bien et il y a du mal. On peut le voir comme ça, mais pour moi, ça manque de nuance. Oui, mais les animaux, ils ne font pas ça. Mais tu n'as pas passé assez de temps avec les animaux. Vraiment, va les observer. Passe vraiment, tu prends des vacances. Et pendant des mois, tu observes les animaux, tous les animaux. Mais bien sûr qu'il y a des trucs pas dingues, parce que celui-là, il a son vécu, il s'est passé ça. Nous venons de là. Et donc c'est imparfait, c'est parfaitement imparfait. Et je pense qu'il y a déjà accepter ça, ne pas se prendre pour ce qu'on n'est pas. Et ensuite, à partir de là, comprendre qu'on peut développer de la connaissance. et des compétences pour évoluer en tant qu'humain. C'est-à-dire, on peut choisir de se connecter à soi, de faire le tour de soi et de se connecter à la joie. On peut choisir de mettre en place une contribution alignée pour nous. C'est-à-dire de prendre le temps d'introspection, d'apprendre à appréhender une émotion. de comprendre ce qui se passe en nous, d'où on vient, et de ce fait, les coups de chaud, ou peu importe quelle émotion on vit au quotidien, n'auront pas les mêmes conséquences, parce que nous aurons le choix de ressentir, de laisser passer, d'attendre et d'agir ensuite, ou de réagir. Beaucoup de choses un peu tristes sont faites autour de nous par réaction. C'est humain, c'est réactionnel. Parfois, on me dit, regarde, lui, là, il monte, c'est dur, il monte pas comme ça. Alors oui, oui, j'ai pas envie de faire la vidéo et de m'en inspirer. Oui, c'est pas ce que moi, j'ai envie de voir et c'est pas ce dont j'ai envie de m'inspirer. Pour autant, sa sensibilité aujourd'hui, c'est ça. Son émotionnel aujourd'hui, c'est ça. Tout parle de nous. Donc ça n'est pas de lui dire mec tu montes pas bien, c'est moche ce que tu fais, arrête, fais du vélo. C'est peut-être d'informer, de transmettre que oui on peut exacerber sa sensibilité. Que oui on peut apprendre à monter avec romantisme. Que oui on peut apprendre à vivre avec son émotionnel, au contraire s'en servir c'est un outil incroyable qui nous rend humain. que l'on peut transcender, qui peut augmenter notre fréquence, qui peut avoir un impact sur le monde énorme et qui va avoir un impact sur chacune de nos activités. Et que donc la prochaine fois que vous aurez un coup de chaud, peut-être que vous ne défoncerez personne, vous ne ferez pas de bêtises, vous ne réagirez pas mal, vous irez vous calmer tranquillement, vous prendrez votre bain, vous ferez le tour de vous-même, vous vous direz « Ah ben ça m'appartient, ça n'appartient peut-être pas à l'autre finalement, l'autre qui est un humain parfaitement imparfait, qui m'a fait réagir à ce moment-là, mais si jamais moi je suis blessée, c'est aussi parce que j'étais blessable et que du coup je peux améliorer ma posture. » Je peux être responsable de ma posture. Alors évidemment, dans mon discours, il n'y a pas tout est acceptable. Ce n'est pas ça mon discours. Et c'est très important, c'est pour ça que ce n'est pas toujours facile d'ouvrir la porte à ses idées. C'est parce que c'est difficile dans la communication, il y a très peu de chances de ce que l'on souhaite communiquer soit compris. C'est très difficile de communiquer avec les bons mots. En aucun cas, c'est OK pour moi qu'on tape sur des chevaux. En aucun cas, c'est OK pour moi, j'en sais rien moi, des ferrures qui ont trois ans et après on dit que c'est le maréchal qui n'a pas bien fait. Enfin, toutes ces choses, ou qu'on tape sur une femme, ou qu'on engueule, le manager commence à engueuler toute son équipe. Toutes ces choses de mal-être, en aucun cas, je ne les accepte, je ne les cautionne et je n'ai envie de les voir. Il y a simplement, je me demande comment est-ce qu'on peut... de la manière la plus racinaire, de la manière la plus essentielle, de la manière la plus profonde et puissante, faire évoluer ça. Et au final, tout parle de mal-être. C'est-à-dire, au final, la personne qui a laissé son cheval trois ans, ce sont des images. La personne qui a laissé son cheval mal ferré pendant trois ans, elle avait un vrai problème financier. Peut-être qu'en communiquant, en lui expliquant qu'il y a d'autres possibilités et d'aller chercher le fond du problème, plutôt que de simplement lui dire qu'elle mal ferait. il y a peut-être quelque chose à faire. Le manager qui est en train de défoncer tout le monde, peut-être qu'en fait, lui-même est driveé par quelqu'un qui lui met énormément de pression, que là, la pression, il ne la tient plus. Et donc, il y a peut-être moyen d'aller chercher le problème différemment, plutôt que de juste l'engueuler en lui disant, voilà, toute ton équipe ne va pas bien. Alors qu'en fait, c'est ça, l'idée, si on veut faire évoluer notre milieu équestre, ou le monde, ou une entreprise, c'est le bien-être. c'est de rajouter Du sens, c'est de rajouter du plaisir, c'est de rajouter une communication où chacun est bienvenu comme il est, où chacun a une place qui lui convient et où chacun peut s'épanouir. Et où il y a la place à « ça ne va pas parce que » , où il y a de la cohérence, de la clarté, de la douceur. Où il y a une forme d'écoute, ça aussi ce qui manque énormément dans le monde, c'est cette forme de nuance. Et c'est cette capacité d'écoute. Mais pour écouter, on doit pouvoir déjà s'écouter. On doit pouvoir déjà être centré, aligné, soit par rapport à soi. Pour moi, au fond, le monde manque d'alignement. C'est ça qui mène à plus d'amour, de tolérance et d'accueil, moins de réaction. Au plus le monde va bien, au plus vous qui écoutez ça, vous arrivez à vous connecter à votre joie. Vous arrivez à retrouver du calme. à accepter quand il y a une vague. Une émotion, elle est là pour vous dire quelque chose, elle a une raison. L'idée n'est pas ni de les contrôler, ni de les bloquer, ça c'est hyper important. Je n'aime pas trop le mot contrôler, ces émotions, maîtriser ces émotions, moi je ne les maîtrise pas du tout. Au contraire, je les laisse exister. S'il y a besoin d'aller faire un tour, on va faire un tour. Je dis je suis désolée, je vais faire un tour, je reviendrai plus tard, je vais y réfléchir. On en reparle, on se rappelle, à tout à l'heure, ce que vous voulez. Et on fait le tour de soi. pourquoi c'est venu m'impacter moi. Tiens, on m'a dit que je suis grosse. C'est un sujet qui aurait pu m'atteindre à un moment. On s'en est pris à mon physique. Avec ce chemin, ce développement de compétences intérieures, aujourd'hui, je me dis que ça parle de l'autre. Parce que moi, je me sens hyper bien avec moi-même. C'est l'autre, il parle de lui et ce n'est pas grave, je l'aime quand même. C'est sa faiblesse, on en a tous. Il y a un truc aussi d'accepter sa propre médiocrité, d'accepter sa propre faiblesse, d'accepter toutes les fois où vous, vous avez merdé. Oui, là, la personne que vous voyez, vous êtes en train de la juger pour vous, elle merde. C'est sans doute vrai. Elle est sans doute vraiment en train de faire un truc naze. Mais est-ce que vous, vous n'avez pas déjà fait plein de trucs nazes ? Est-ce que pour autant, il faut accepter ? Non. C'est vraiment une différence entre la posture et l'acceptation et l'amour. C'est que... Il y a une acceptation, ça ne veut pas dire qu'on ne va pas se positionner. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une prise de posture. C'est que, en fait, non. ça moi ici c'est non Mais on peut le dire sans réaction. C'est très différent de dire, écoute, ça, on va pas faire comme ça. Sans réaction, avec une acceptation de ce qui est, mais une position. Bah non, on va pas relcurer tous les chevaux, les enraîner comme des saucissons cuits et commencer à taper dessus. En fait, ça, non. Ça n'a aucun putain d'intérêt. Ça n'a aucun sens, Martin. Réfléchis, s'il te plaît. Mais c'est différent d'être dans la réaction. Ah, bah quand même ! Voilà. Où là, vous ne passerez aucun message, en fait, dans tous les cas. Le message ne passera pas parce que ce n'est pas la bonne forme, parce que de s'acharner juste sur un mec qui... Après, par contre, ça ne veut pas dire que les mises en exemple ne sont pas utiles. Ça ne veut pas dire que les groupes qui dénoncent tout ça sont utiles. C'est un micro-cause, c'est de la permaculture. C'est-à-dire que chacun a son rôle à jouer. Et que, on pourra en débattre, c'est de la philo, mais que chacun est utile. Les personnes qui dénoncent sont utiles, tout ça est utile. Mais par contre, qu'est-ce qu'on prend comme place là-dedans ? Qu'est-ce qu'on choisit de faire ? Moi, personnellement, j'ai envie d'incarner et d'inspirer ce que j'ai envie de voir éclore demain. Que ce soit dans le milieu des chevaux, parce que les chevaux seront toujours les êtres qui m'ont guidée jusque-là, les êtres avec lesquels j'aime jouer. Enfin voilà, je ne sais pas comment expliquer ça mieux. Mais aussi, j'ai compris... Enfin, en tout cas, je vis les choses comme ils m'ont enseigné ça et maintenant, il est temps de transmettre ça autour de moi avec une traduction plus humaine. Ce qui n'était pas hyper évident, vu que moi, j'ai eu plus facile avec la communication chevaux à la base. C'est plus facile pour moi de lire un cheval qu'un humain. Bon, maintenant, j'ai exacerbé tellement ma capacité de lecture de l'humain que ça en est devenu très fin. Mais ça, c'est... pas venu de manière innée, j'ai dû travailler ça. Et aujourd'hui, je m'en sers, j'ai envie de proposer une lecture différente de tout ce qui m'a été enseigné. Tout ça pour dire que il y a un autre truc que je veux rajouter, c'est l'effet domino, c'est pas le bon mot, le colibri, c'est que je reste convaincue que si vous avez plus de joie, plus de calme, vous pouvez transmettre cette joie et ce calme, j'en sais rien, à votre sœur. Vous pouvez lui transmettre quelque chose d'apaisé, qui fait que elle, quand elle va discuter, je sais pas, avec son collègue, qui lui-même va discuter avec, et que peut-être lui, et donc il y a un effet comme ça de chaîne, de masse, qui est extrêmement puissant. Il ne s'agit pas du tout de sous-estimer à quel point vous avez de l'impact au quotidien sur le monde. A la fois on n'en a aucun, à la fois on est des pauvres petites fourmis nées pour mourir. Et c'est très ok. Et à la fois, vous avez un impact sur le monde. C'est-à-dire que vous, de choisir d'aller évoluer ça en vous, pour pouvoir le rayonner, ça a un impact. Et il ne s'agit pas de l'amoindrir. Il est important parce qu'en fait, si telle personne a été impactée du calme, est le cousin d'un tel qui n'allait pas bien, qui était en voie de ce, je ne connais pas les termes, mais... devenir terroriste, ou avait envie de se suicider en se jetant dans une école en feu. Peut-être cette personne aurait été impactée par son cousin. Ils auraient peut-être eu une conversation qui fait que ce jour-là, il n'aurait pas pris cette décision-là, ou qu'en fait, il aurait été au McDo avec le cousin. J'en sais rien. Vous avez un impact. On en a tous un. Qu'est-ce que vous décidez d'en faire ? Quand on consomme, on a un impact. Alors, je suis la première lâche à acheter des bouquins ou des trucs parfois sur Amazon. Ce que je vous transmets ici, c'est que ça doit rester centré sur ce qui est juste pour vous à ce moment-là. Si pour vous, à ce moment-là, ça vous fait du bien, c'est votre calme, c'est votre alignement de prendre une décision, je n'en sais rien, moi, d'acheter un truc qui est moins écolo, ce qui compte, c'est votre alignement, c'est ce qui est juste là, ici et maintenant. qui va pouvoir être rayonnée auprès de vos chevaux. Parce qu'en fait, il y a un truc dont je suis convaincue et que j'ai vraiment pu voir dans mon métier tout au long de ces années, c'est que vous pouvez avoir mis la meilleure peau d'eau, la selle parfaite, le bit fitting au top, le bridon au millimètre du top réglage, hyper léger, aucun point de pression. Vous pouvez avoir développé une équitation incroyable. Si vous êtes à côté de vos pompes, ça aura un impact sur lui. On est tous à côté de nos pompes. Mais au plus vous le serez, au plus ça aura un impact, au plus vous êtes dans la joie, vous êtes content de vous retrouver, au plus finalement d'avoir un bridon pas terrible. C'est pas grave. On pourrait faire un parallèle avec la parentalité. C'est-à-dire que finalement, d'avoir les chaussures impec, parce que vous avez bossé comme un malade, mais que finalement, vous avez payé les chaussures, mais vous n'êtes pas là pour marcher main dans la main à un moment où vous auriez pu partager, transmettre et vivre un chouette moment. Des fois, finalement, la paire de chaussures, je ne sais pas, pas de marque, j'y connais rien aux chaussures, à la con, mais un vrai moment de connexion, un vrai moment de transmission, c'est très important aussi. Et le top c'est le tout ! Donc, il faut accepter de fonctionner comme qui on est. Moi, je suis une grande idéaliste. On me traite de bisounours depuis que je suis très jeune. Je tiens à dire que la gentillesse et cette vision bisounours, on l'a choisie. Les gens très lucides font un chemin intérieur pour choisir ce dans quoi ils ont envie de mettre de l'énergie. Et il faut savoir que la lucidité a un prix. C'est-à-dire qu'il y a plein d'artistes très lucides qui ont mis fin à leur jour parce qu'en fait, on voit l'ombre et la lumière avec beaucoup de lucidité et puis on peut en faire le tour parce que notre imaginaire, notre intellect nous permet d'aller très loin. C'est un fait. Donc, la lucidité a un prix. On deal avec elle. Et après, on peut choisir. Qu'est-ce qu'on fait de ce qu'on a compris ? Moi, personnellement, même si je ne suis pas un bisounours tous les jours, ça, ce n'est pas vrai du tout. Je peux être madame connasse, comme tout le monde. C'est hyper important de n'idéaliser personne. On est tous humains. On a tous notre part d'ombre. On a tous notre part de médiocrité. Tout le monde. C'est la polarité de base du monde. En revanche, quelqu'un qui a décidé d'être gentil, de rester gentil. qui a décidé d'accueillir et de cultiver un amour et une acceptation, qui a décidé de transmettre une forme de joie quand c'est possible pour lui, pas de jouer la joie. Des fois, on n'est pas joyeux. C'est OK, en fait. Moi, personnellement, je m'isole, j'attends que ça passe, je prends un bain, je me masse les pieds, j'en sais rien. Des fois, on n'est pas joyeux. Il ne s'agit pas de jouer la joie. Il s'agit quand on a vraiment cette vague de joie parce qu'on a accepté les autres émotions, parce qu'on a mis en place ce qui était important dans notre vie, parce qu'on s'aligne à ce qui est juste pour nous. Souvent, Si vous suivez ce qui vous rend heureux, c'est que vous êtes sur le bon chemin. Parce qu'on se connecte à ce qui nous rend heureux, là on peut rayonner notre joie. Et de mettre de l'énergie là-dedans, c'est extrêmement puissant. Moi, c'est le choix que j'ai envie de faire. Et donc, je pense qu'il y a plein de choses qu'on peut faire pour changer le monde. On peut décider de prendre l'avion et... d'aller dans tel pays pour développer telle et telle chose. J'espère que ma vie sera suffisamment longue que pour faire tout un tas de trucs comme ça. On peut décider d'ouvrir une entreprise innovante qui va remettre l'humain au centre et faire collaborer des personnes handicapées avec des personnes en santé et innovées. Enfin, j'en sais rien, des idées comme ça, j'en ai à l'appel. Il y a plein de choses que vous pouvez faire pour... pour améliorer le monde. Et on a tous un rôle différent à jouer. Vous savez au fond de vous-même, en cherchant bien, quel est votre rôle à jouer ici. Et si c'est de vendre des fleurs, c'est de vendre des fleurs. Parce qu'en fait, c'est hyper puissant de vendre des fleurs. Si c'est d'être caissière, c'est d'être caissière. C'est hyper puissant d'être caissière. Être une caissière alignée qui sourit à tout le monde, qui est gentille, mais en fait, c'est génial. Si c'est d'aligner des choses dans un supermarché avec amour pour que chacun puisse les trouver, c'est génial. Si c'est de participer, en fait, c'est ça la contribution. C'est de trouver la place où vous êtes bien de contribuer au monde à votre manière et à votre manière le faire évoluer. Parce que vous, ce que vous le faites, vous le faites avec amour, avec joie. C'est quelque chose qui est juste pour vous. Il y a une notion de justesse, le mot juste, je le trouve génial. Il y a une notion de justesse, c'est juste pour vous. C'est juste pour vous de passer du temps avec ce cheval-là parce que c'est ce cheval-là que vous avez envie de voir. C'est juste pour vous. de faire cette action auprès de cette personne. Là, c'est juste pour vous d'avoir un moment de repli. Parce que là, vous êtes fatigué, là, c'est trop pour vous. Et donc, de respecter ça vous donnera encore plus de puissance ensuite. Pour moi, ça, ce sont vraiment des petits tips qui peuvent améliorer notre monde équestre au-delà de la qualité de la podologie. C'est... Comment est-ce qu'on peut faire pour que plus d'humains se sentent mieux finalement ? Plus d'humains aiment vivre en collectivité, plus d'humains se sentent dans la joie, plus d'humains se sentent dans le calme parce que vos chevaux sont connectés à vous et de pouvoir être dans la joie auprès d'eux est une des plus grandes choses que vous pouvez leur offrir. Et je pense qu'en entreprise c'est pareil, si vous êtes dans la joie et que du coup vous emmenez chaque personne de votre équipe, à trouver le truc dans lequel il excelle, dans lequel il s'éclate. Peut-être qu'il y a une tâche ou deux où il va y avoir, voilà, celle-là, on les fait un peu. Mais au plus vous allez vous-même pouvoir transmettre un alignement, au plus vous allez pouvoir les accompagner dans cette recherche eux aussi et inspirer ça, au plus des personnes iront bien autour de vous. Et du coup, c'est une alchimie qui se met en place où il y a une fréquence qui est plus haute et qui... permet des plus grandes choses avec plus de justesse et plus d'alignement et qui du coup ont un impact sur le monde. Une dernière phrase que je voudrais rajouter qui n'est pas de moi, c'est pour moi, pour l'autre, pour le monde. Alors on peut ne pas très bien la comprendre mais en se recentrant et en se réalignant, pas qu'il s'agisse... Au contraire, je pense que plus on se recentre, plus on peut se reconnecter à l'envie de contribuer, plus on est aligné avec soi et serein, plus on peut se reconnecter à une envie de donner. Et donc, c'est pour soi. Ensuite, faire les choses pour soi, tout comme moi, j'ai appris la peau d'eau pour moi. Ensuite, pour l'autre, j'ai aimé la transmettre à mes élèves. J'ai aimé déjà que mes chevaux soient mieux. Et ensuite, pour le monde. Je communique sur le fait que j'ai, c'est un exemple, j'ai appris ça pour moi, j'ai pu donner à l'autre et je pense que c'est une compétence à développer, de bien savoir, de connaître en tout cas, d'observer quand est-ce qu'un pied est en équilibre, quand est-ce qu'un pied est sain, quand un pied est fonctionnel, de pouvoir communiquer avec la personne avec laquelle on travaille en connaissant aux deux causes. Donc pour le monde, je transmets à quel point ça m'a été utile pour moi. et pour l'autre. Et vraiment, j'adore cette vision des choses. Pareil, pour moi, je travaille mon calme, je me reconnecte à ma joie, j'essaye de créer une vie qui est alignée par rapport à ce qui est nécessaire pour moi. Cette notion d'individualisation, elle est hyper importante. Certaines personnes vont avoir besoin de beaucoup de contacts, beaucoup, je n'en sais pas, de repas business, d'autres vont avoir besoin de plus de recul. C'est qu'est-ce qui est pour vous, qu'est-ce qui est aligné pour vous. Si c'est aligné pour vous, vous serez en capacité de donner. Moi, à chaque fois que je me suis décentrée, que je me suis adaptée, j'ai dû me refermer parce que j'étais épuisée, je ne pouvais plus être là, ici et maintenant, dans l'accueil. En fait, ce n'était plus possible. Et donc, de me reconnecter à moi me permet de me connecter à l'autre et de donner à l'autre et au monde. C'est vraiment une notion de... Le fait de s'apporter à soi, c'est le masque à oxygène dans l'avion, mais le fait de s'apporter à soi ce qui est nécessaire à son épanouissement permet de participer à un épanouissement global, d'élever sa fréquence permet de participer à l'élévation de la fréquence globale. Je suis convaincue de ça et je pense que ça, c'est l'essence. Vraiment, je pense que ça, c'est l'essence. Je vous laisse avec ça, je vous embrasse.