- Speaker #0
Salut Elisandre ! Salut ! Oui ? Tu es prête ? Alors aujourd'hui, j'aurais aimé que tu nous parles de ton activité, de ton parcours d'entrepreneuse. Comment tu en es arrivée là ? Comment ça t'est venu ? Comment est-ce que tu as tout créé ? Raconte-nous !
- Speaker #1
Eh bien, bonjour tout le monde ! Je m'appelle Elisandre Dequin. Je suis entrepreneuse dans le monde équestre. Je suis avant tout naturopathéquien et j'ai fondé il y a trois ans maintenant maintenant la marque Obelkan et je fais des aliments complémentaires et des produits de soins naturels pour les chevaux. Et je propose également des bilans de naturopathie, des stages et tout un tas d'autres choses autour du bien-être du cheval. Si j'en suis là aujourd'hui, ce n'est pas parce que j'ai toujours rêvé de créer une marque équestre ou de travailler avec les chevaux. Ce n'était pas forcément un plan de carrière parfaitement structuré en mode tu vas faire ça, ça, ça pour en arriver là. C'est plutôt grâce ou à cause de ma jument qui a eu, comme je le dis souvent, tous les maux de la terre possibles et imaginables. Et malgré tous les soins, les frais vétérinaires, etc., qu'on faisait, elle n'allait jamais mieux. Ou alors, ça allait mieux quelques semaines et puis ça repartait de plus belle. Et à force, j'ai fini par comprendre que soigner un cheval, ce n'était pas juste corriger un symptôme, mais c'était surtout écouter le vivant, simplement. et donc il fallait peut-être s'intéresser à d'autres choses pour essayer de la rendre simplement mieux et qu'elle vive mieux au quotidien donc c'est comme ça que j'en suis arrivée là j'ai commencé à tester des choses par le bien de ma véto au début parce qu'elle avait quelques notions d'herboristerie etc et elle me disait tu devrais essayer ça, on sait jamais peut-être que ça peut fonctionner et en fait en mettant une plante, puis deux, puis trois et d'autres et en faisant des petites de tambouille maison. Il y avait des trucs qui marchaient, d'autres qui ne marchaient pas. Je me suis dit tiens, c'est intéressant, on va creuser le sujet. Et donc, je me suis formée d'abord à la naturopathie humaine parce que je ne trouvais pas de formation en équin. Et après, quelques années plus tard, j'ai trouvé une formation équine et donc je me suis spécialisée dans les chevaux d'abord et puis après les chiens et les Ausha. Et c'est comme ça que j'en suis arrivée là.
- Speaker #0
Et à la base, plus jeune, c'était quoi ton rêve et qu'est-ce que tu as fait comme formation avant ?
- Speaker #1
Plus jeune, je n'ai jamais trop su ce que je voulais faire dans la vie. En fait, je changeais d'avis comme de chemise. Un matin, je me levais, je voulais être médecin. Le lendemain, je voulais être huissier de justice. Oui, je le sais, c'est particulier, mais voilà.
- Speaker #0
Et pourquoi ? C'était quoi la motivation derrière ?
- Speaker #1
Je ne sais pas. En fait, je voyais ça. Je voulais faire soit huissier de justice, soit juge d'instruction. Parce que... Alors, c'est super drôle, parce qu'en plus, je ne suis pas quelqu'un qui aime spécialement le cadre. Il y a discipline, l'ordre, etc. Mais je ne sais pas. Pour moi, c'était... En fait, je voulais surtout avoir une place. Avec le recul, je me remonte maintenant parce que c'est toujours vrai aujourd'hui. Je voulais un métier où l'on m'écoute et où je sois importante. Mais pas importante dans le sens... Dans le sens quelqu'un d'important.
- Speaker #0
Un rôle à jouer.
- Speaker #1
Oui, voilà. Je voulais vraiment pouvoir avoir un rôle à jouer et changer les choses d'une manière ou d'une autre. et donc j'ai fait des études classiques au début enfin des études classiques non même pas en fait je suis partie très vite en bac pro vente à l'époque ça s'appelait parce que le général c'était pas pour moi j'étais vraiment pas assez scolaire sérieuse et impliquée j'aimais beaucoup sortir avec mes copains mes copines faire la fête mais par contre travailler c'était un peu fatiguant pour moi donc j'ai fait un bac pro Pro-vente aussi pour faire plaisir à mon papa en me disant il s'occupera peut-être un peu plus de moi si je fais comme lui. Mauvaise idée, ne faites jamais un truc pour faire plaisir à vos parents, ça ne sert à rien. Résultat, je me suis ennuyée sévère en bac Pro-vente parce qu'en plus, c'était dix fois trop facile. Donc, je ne foutais rien parce que je n'avais pas besoin. Et je m'ennuyais. Et finalement, je n'ai même pas passé mon bac.
- Speaker #0
C'est marrant, tu n'as pas le bac ?
- Speaker #1
Je n'ai pas le bac.
- Speaker #0
J'adore ce truc.
- Speaker #1
Sachez que là, je le dis en toute décontraction, mais pendant très longtemps, j'ai été ultra complexée de ne pas avoir mon bac parce que je viens d'un milieu social où c'est hyper important d'avoir le bac, de faire des études, etc. Et donc, j'étais un peu le vieux petit canard qui n'avait pas le bac. Alors, j'ai perdu mon bac, ce n'est pas par choix. Enfin, si, j'ai fait le choix à l'époque de ne pas passer mon examen, mais... Pour la petite histoire, ma maman est tombée très gravement malade. Et il a fallu que je m'occupe d'elle et que je m'occupe de ma petite sœur. Et je ne pouvais pas gérer ma mère, ma sœur et bosser pour ramener de l'argent à la maison. Et en même temps, faire mes études, c'était beaucoup trop d'infos pour mon petit cerveau de l'époque. Donc, j'ai simplement arrêté. Et en fait, j'ai fait des petits boulots dans le commerce. J'ai travaillé dans des boutiques de fringues. J'ai fait des restaurations. J'ai gardé des enfants. J'ai travaillé dans des boutiques de déco. J'ai travaillé en tant qu'assistante commerciale. J'ai travaillé en tant que chargée de recouvrement aussi. Tu vois, le bichet de justice, chargée de recouvrement, on y était presque. Et j'ai fait vraiment un million de métiers différents. J'ai touché à tout. Et je pense que c'est une sacrée chance, en vrai, parce que j'ai appris plein de trucs différents. Et je pense que c'est aussi ce qui fait un peu ma force aujourd'hui. Alors, je ne sais pas tout faire, loin de là. Je n'ai pas toutes les compétences du monde, mais... Ça m'a permis d'apprendre à m'adapter très vite et à comprendre comment le monde autour de moi, à l'instant T, fonctionnait, du moment professionnel. Donc voilà. Et après, du coup, comme je le disais tout à l'heure, je me suis formée quelques années plus tard, bien après, je me suis formée à la naturopathie d'abord humaine avec une école canadienne, parce qu'en France, il fallait le bac pour pouvoir aller en école de naturopathie. Et comme je ne l'avais pas, je me suis dit tant pis, je vais aller voir ailleurs si je peux. Et en fait, au Canada, ils ne te demandent pas du tout de bac, etc. Ils te demandent juste de l'argent. Et je l'ai fait là-bas et je n'ai aucun regret parce que quand je parle avec des consoeurs naturopathes en France, la formation française, elle est très bien, mais elle n'est vraiment pas assez complète à mon sens.
- Speaker #0
C'est moins développé ?
- Speaker #1
Beaucoup moins, oui.
- Speaker #0
Ok. Et alors, du coup, tu lances Oveltan en quelle année ?
- Speaker #1
Au Beltane, d'abord, je me suis installée en tant qu'auto-entrepreneuse, juste naturopathe et qu'un. Ça, c'était en 2019, je crois.
- Speaker #0
Et juste avant ça, tu faisais quoi ?
- Speaker #1
Avant ça, j'étais assistante commerciale et chargée de recouvrement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je te dis des bêtises. Avant ça, j'étais commerciale sédentaire dans une entreprise de bâtiment et je vendais de la communication pour chantier.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, tout ce qui est drapeau, bâche,
- Speaker #0
etc.
- Speaker #1
Et ça, c'était un poste qui avait été créé pour moi, entre guillemets. Et ça n'existait pas. Ils faisaient pas ça avant dans la boîte. Donc, j'ai dû tout chercher moi-même, tout sourcer les fournisseurs, les graphistes pour créer les panneaux, les drapeaux, etc. Et donc, en vrai, c'était hyper intéressant. Et j'ai beaucoup appris pendant cette période. Et en fait, après, j'ai eu ma fille et je me suis dit, je ne peux pas continuer comme ça. Je me fais chier le cul derrière un bureau toute la journée. Pardon, c'est un peu vulgaire, mais c'est vraiment comme ça que je l'ai vécu. Et donc, j'ai regardé mon cher et tendre et je lui ai dit, je vais démissionner. Il m'a regardé et il m'a dit, OK. Et je suis partie et je me suis lancée à fond dans la naturopathie. Et j'ai eu la chance, ça a très bien marché dès le début.
- Speaker #0
Tu faisais un peu de biorésonance ou un truc comme ça aussi à un moment ?
- Speaker #1
Alors ça, c'était juste après. Je me suis formée à la biorésonance en 2019 et j'ai acheté la machine, etc. Et malheureusement, alors je n'ai pas dû assez bien vendre le truc, je pense, parce que je n'avais pas énormément de demandes pour la biorésonance. Je m'en servais beaucoup à titre perso sur moi, mes enfants, mes animaux, etc.
- Speaker #0
Tu l'as toujours la machine ?
- Speaker #1
Non, je l'ai revendue.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je l'ai revendue parce que c'est du matériel qui coûte quand même extrêmement cher. Et juste pour mon usage perso, franchement, ça ne valait pas la peine que je la garde.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, je l'ai revendue à quelqu'un qui en profite pleinement et qui... elle dans sa région du moins ça marche très bien beaucoup pour elle mais je ne l'ai pas gardé alors je ne dis pas que ce n'est pas quelque chose auquel je reviendrai un jour enfin je ne reviendrai pas si non on a compris on a compris mais en fait il a fallu faire des choix quand j'ai revendu la machine c'était en 2021 et j'étais déjà en train de travailler sur la création de Beltane et je savais qu'il allait me falloir de l'argent pour faire ça Et on ne peut pas tout faire, il faut faire des choix. Et j'ai préféré imiter sur Obelta que sur la biorésonance qui fonctionnait, mais pas suffisamment pour me permettre d'en vivre convenablement.
- Speaker #0
Donc attends, on récapitule. En 2019, tu te lances en tant qu'auto-entrepreneur, tu te formes, tu commences la Naturo et dans ces cas-là, tu conseillais les plantes à acheter à chaque personne ?
- Speaker #1
Oui, j'ai individualisé les protocoles en fonction du cheval et de l'humain qui l'accompagnait. du quotidien, du budget aussi. Parce que soigner un cheval, même si c'est au naturel, ça peut coûter cher, comme ça peut être vraiment pas cher. Et l'idée, c'est vraiment de s'adapter et d'individualiser tant au cheval qu'au propriétaire. Parce que si je ne m'occupe que du cheval et que j'oublie le propriétaire, ça ne marchera pas.
- Speaker #0
Ça ne marchera pas, c'est clair. C'est comme moi avec mes gouttes.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
OK, et donc à ça, tu as rajouté la biorésonance. Ensuite, tu as retiré la biorésonance. Et là, tu as créé ta marque.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, Beltane est né en quelle année ?
- Speaker #1
En 2023.
- Speaker #0
Rigolo. Donc là, ça va faire trois ans.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est un cap pas évident, les trois ans, en réalité.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas évident. et moi aujourd'hui en toute transparence j'ai aucune gêne à parler de ça moi je me verse pas de salaire sur Rebelletan du tout donc en fait je me verse pas de salaire du tout puisque c'est mon métier principal en fait donc je me verse pas de salaire aujourd'hui pourquoi ? parce que j'ai fait des erreurs en m'entreprenant au début j'ai fait des erreurs je me suis mal entourée ok et je me suis fait avoir par le marketing c'est-à-dire ? C'est-à-dire que j'ai créé ma marque, je me suis dit, OK, maintenant, il me faut des belles étiquettes pour mettre en valeur mes produits. Il me faut un site Internet, OK. Il me faut de la com sur les réseaux sociaux pour me faire connaître et tout ça. Donc, il faut que je trouve une agence qui fasse de la communication et du marketing. OK. Dans mon secteur, il y en a une en particulier qui semble vraiment très chouette, qui travaille avec des grandes marques, etc. Et je me dis, bon, rencontrons-nous et on verra.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Je rencontre ces deux personnes et le feeling passe, mais pas tout à fait. Mais je me dis, en vrai, ils ont une bonne réputation et tout. Allons-y. Et puis moi, je ne suis pas quelqu'un… J'ai des chevaux depuis des années, mais je n'ai jamais pratiqué de compétition. J'ai dû faire trois concours dans ma vie parce que ce n'est pas quelque chose qui me… À l'époque, je me gérais très mal, mes émotions, mon stress. Donc, je ne voulais pas emmener. mes cheveux au concours, alors que c'est déjà des stressés et des anxieux de base, pour qu'on se montre le bourrichon tous ensemble et que ça ne se passe pas. Je ne voyais pas l'intérêt. Donc, je faisais peu de concours et tout, donc j'avais très peu de contacts finalement dans le milieu. Donc, je me suis fiée à ce qu'eux présentaient sur l'Observatoire.
- Speaker #0
Et eux, ils étaient spécialisés dans les chevaux ?
- Speaker #1
Ouais, c'est une agence qui est spécialisée dans le marketing et la communication et qu'est-ce que c'est ? Donc, je travaille avec ces gens-là. Je fais un autre devis ailleurs. Les tarifs sont à peu près similaires. Ils sont un petit peu plus chers, mais je me dis, en vrai, ils ont une expérience de ouf. Ils travaillent avec des marques dingues. Allons-y. Prenons ce petit risque et puis on verra bien. Ce petit risque m'a coûté 30 000 balles. Voilà. Du coup, j'ai arrêté au bout de 6 mois. Mais bon, 6 mois, 30 000 euros, c'était cher. Ça pique un peu. Et j'ai arrêté avec eux. Et je me suis dit, OK, maintenant, il faut que je retrouve quelqu'un pour faire ma com.
- Speaker #0
C'était au début ?
- Speaker #1
C'était au tout début de la marque.
- Speaker #0
Là, moi, je ne te connaissais pas encore au moment de cette... Non. OK.
- Speaker #1
On ne s'était pas encore rencontrés. Et là, je me dis, OK, j'ai 30 000 euros de moins dans ma trésor. La marque, elle n'a pas du tout décollé. J'avais genre, en six mois, je crois que j'ai eu... J'avais 500 abonnés sur les réseaux sociaux. Sur les 500, il y en avait 350. C'était mes contacts, quoi.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Donc ça, pareil, ils étaient censés me trouver des cavaliers partenaires, etc. Et puis en fait, quand je lui ai dit, écoute, je ne comprends pas, ça fait six mois qu'on est ensemble et puis il ne se passe rien. Tu m'avais parlé de cavaliers partenaires, tout ça, c'en est où ? Et elle m'a dit, je ne vais pas mettre mon réseau en contact avec toi. En fait, c'est pour ça que je te paie dans le contrat. Et puis pareil, j'avais des superbes opportunités de paraître dans des... publications équestres, des magazines, des journaux, etc. Et donc, elle devait gérer mes relations presse. Puis en fait, ça la faisait chier. Donc, elle m'a dit non, mais fais-le toi.
- Speaker #0
D'accord. Bon, ça s'est mal passé.
- Speaker #1
Voilà. Donc, j'ai dit on arrête là. Et j'ai perdu 30 000 balles. Et il s'est réellement passé.
- Speaker #0
OK. Ça fait cher.
- Speaker #1
Ça fait un sacré trou dans la trésor quand même. C'est compliqué quoi. Donc là, je me dis OK, il faut que je fasse ma com. Il faut que je trouve quelqu'un d'autre. Et puis, en vrai, j'avais super peur de retomber sur... un traquenard pareil. Et je me suis dit, parce que là, je vous la fais courte, mais il s'est passé un million de trucs hallucinants. Et finalement, en en parlant avec d'autres gens, ils m'ont dit, mais oui, mais tu ne savais pas, ils sont complètement... Mais il faut le dire, en fait, les gars. Pourquoi vous ne le dites pas ? Donc après, j'avais peur de retrouver quelqu'un pour faire ma com, donc je me suis dit, je vais la faire moi-même. Sauf que chacun son métier, la com, ce n'est pas...
- Speaker #0
Normalement, tu es là.
- Speaker #1
Oui, tu m'entends ?
- Speaker #0
C'est Jean qui a mis des Airpods en bas.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Attends, on reprend exactement où on en était. Donc, tout le monde te dit que ce n'est pas dingue, qu'il ne fallait pas aller par là. Tu dois reprendre ta com' toi-même. Comment tu fais ?
- Speaker #1
Au début, je me dis que je vais retrouver quelqu'un. Puis en fait, j'ai super peur de retomber sur...
- Speaker #0
La même chose.
- Speaker #1
La même chose. Donc, grosse angoisse. Et je me dis non, ce n'est pas possible. Je vais le faire moi-même. Donc, je fais ma com' moi-même pendant six mois. Bon, force est de constater que ça ne me ramène pas grand-chose. Mais au moins...
- Speaker #0
Ça t'a pas coûté 30 000 ?
- Speaker #1
Ça ne m'a pas coûté 30 000, ça m'a coûté du temps, mais pas d'argent. Et ça me permet de me refaire, entre guillemets, une petite trésorerie pour me permettre de payer quelqu'un par la suite pour faire ma com, pour continuer la com. Donc, je fais ça, ça se passe plutôt bien. Je prends des abonnés, entre guillemets, au fur et à mesure. Ça, c'est pareil, c'est un truc, ça m'exaspère. Mais aujourd'hui, malheureusement, quand tu es une jeune marque, etc., les gens vont plutôt aller à la concurrence qui a... 15, 20, 100 000 abonnés plutôt qu'une petite marque qui débute et qui a 300 abonnés, ce que je comprends. Sauf que si on s'intéresse un minimum à ce que la marque fait ou qu'on n'essaye pas une fois, on ne saura jamais et on passe peut-être à côté de trucs formidables.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Donc, il se passe six mois où je me dis non, là, c'est bon, j'en ai marre et en fait, je pars au Jumping de Bordeaux en tant que visiteur, en me disant peut-être que l'année prochaine, j'exposerai là-bas. J'aimerais bien aller voir comment ça se passe. avant d'y aller parce que les salons pareil c'est un super outil pour se faire connaître rencontrer du monde etc mais c'est un gros investissement financier parce que c'est bien beau de louer le stand mais après il faut aussi prévoir le stock etc et tout ça ça coûte de l'argent ça t'est déjà arrivé de regretter un salon ? jusqu'à maintenant je touche du bois non j'ai eu de la chance ça s'est toujours bien passé ça a toujours été très rentable pour nous les salons ok mais il est vrai que j'aurais pu. J'ai failli, il y en a un que je n'ai pas fait, qu'un ami a fait, qu'on a en commun d'ailleurs, et qu'il a regretté. Et je me suis dit, finalement, j'ai eu le nez fin de ne pas y aller. Parce que malheureusement, des fois, il y a des salons, quand on ne les connaît pas et qu'on y va, on prend toujours un risque. Moi, le premier que j'ai fait, c'était le 5 étoiles de peau. C'était un gros concours. Ce n'est même pas un salon, c'est un gros concours. Mais c'est le premier gros événement que j'ai fait. Donc, quand je dis gros événements, c'est tu payes ton stand à un certain prix, etc. Tu as ton stock, tu descends, tu fais le trajet. Parce que Pro, c'est quand même à l'autre bout de la France. Moi, je suis à Lille. Donc, c'est partir une semaine, se payer l'hôtel, la nourriture, etc. Et gros coup de bol, je suis hyper bien placée dans le village exposant. Je suis entre la carrière et la bouffe. Donc, en fait, les gens passent dans l'allée où il y a mon stand pour aller manger ou pour aller à la carrière principale. Et du coup, il y a un flux de personnes qui passent. et c'est facile d'alpaguer un peu les gens en les faisant rentrer sur le stand, en leur proposant de participer à un jeu concours et de leur présenter la marque et les produits, etc. Donc ça, ça a super bien marché. Le premier a très bien marché. Ensuite, j'ai fait Lille, le Lille Earth Event. Super, franchement, c'est le meilleur salon qu'on ait fait jusqu'à maintenant. Après, j'ai fait beaucoup de petits concours.
- Speaker #0
Quels concours ? Ça marche bien ?
- Speaker #1
C'est tout ou rien, en fait. C'est qui tout double ? Il y a des petits concours où il va y avoir...
- Speaker #0
Par contre, tu n'as pas d'investissement. Il y en a où tu peux aller sans frais.
- Speaker #1
Ah oui, non, mais j'y vais. Je remets des lots pour la remise des prix. Ça ne me coûte pas grand-chose. Et s'il y a du monde et que les gens sont d'humeur à acheter des choses, c'est chouette. Par contre, j'ai déjà fait des semaines entières de concours sous la pluie où on ne payait pas pour y aller, mais on était sous la pluie et où il ne se passait rien et où tu te lèves à 6 heures pour aller monter ton stand. Tu repars le soir à 20 heures. Tu dois tout démonter, revenir le lendemain remonter et en fait, tu vends. rien. Là, t'as un peu les boules, tu te dis, j'ai un peu perdu mon temps quand même. Mais c'est le jeu, parce qu'en fait, le but, c'est d'être visible, c'est de chercher de la visibilité, et au plus les gens te voient. Moi, il y a un lieu de concours où je vais souvent, il y a des gens qui me voyaient qui venaient pas, et c'est au bout de la 5-6ème fois où j'étais là qu'ils se sont dit, ah bah on voit que vous êtes souvent là, on vient voir ce que vous faites, finalement. Et puis, du coup, tu discutes, et là, tu rencontres des gens, et puis finalement, tu les convains, entre guillemets, ou pas, d'acheter, de tester un produit ou deux, et puis ils reviennent ensuite. Mais du coup, c'est vraiment une histoire de... C'est un peu de l'endurance, quoi. Mais il faut être présent, visible, etc. Ça, quand t'es toute seule, c'est un peu fatigant. En fait, moi, la première année, j'étais très à fond. J'ai fait tous les salons qu'on me proposait. J'ai fait tous les concours qu'on me proposait. Et en fait, j'étais jamais chez moi. Je bossais du lundi au dimanche.
- Speaker #0
Tu étais fatiguée, quoi.
- Speaker #1
Je me suis usée pour, finalement, pas grand-chose, entre guillemets.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est plutôt un marathon, pas tellement un sprint, quoi. Il n'y a rien à faire. La croissance se fait sur le temps.
- Speaker #1
C'est ça. Et donc là, cette année, enfin la deuxième année, donc l'année dernière, je me suis dit, OK, ralentis, fais des choses utiles et moins d'aller t'épuiser tous les week-ends. Pense à toi aussi. Parce que finalement, je le pensais qu'à ma boîte. C'était, il faut que je ne sois pas connue, il faut que ça marche, etc. Et je ne m'écoutais plus moi du tout. Et en fait, c'est exactement comme le cheval. Le corps du cheval, il parle en permanence. Il faut juste accepter de ralentir pour l'entendre. C'était pareil pour moi. C'était exactement pareil pour moi.
- Speaker #0
Est-ce que finalement, l'effet de levier a été meilleur en ralentissant ?
- Speaker #1
Oui. Oui, parce que finalement, du coup, je me suis plus concentrée sur la... stratégie, le côté financier de l'entreprise, etc. Sur mes chiffres, tout ça, parce que moi, je n'ai pas fait de grande école de commerce, etc. J'ai été aidée quand j'ai monté ma boîte par mon cher et tendre qui est bien plus au fait de tout ça que moi. Mais j'ai quand même fait quelques petites erreurs, notamment au niveau de ma marge, etc. En fait, je n'avais pas pensé que je crée une marque. L'idée, c'est que ce soit revendu aussi dans des sagueries, des boutiques spécialisées, tout ça. Et en fait, je n'avais pas du tout pensé à ma marge dans ce sens-là. J'avais pensé marge client physique qui vient au showroom ou que je vois sur les concours ou qui commande direct sur cette Internet, mais pas si je revends une salle grise, qu'est-ce qu'il me reste ? Et du coup, c'était compliqué parce qu'en fait, eux, ce n'était pas intéressant pour eux d'acheter chez moi parce que si je voulais qu'il me reste quelque chose, leur coefficient de vente, il était pourri. Donc, j'ai retravaillé tout ça. Et du coup, ça m'a permis de rentrer dans quelques salles grises, alors pas encore suffisamment parce que je n'ai pas encore développé. suffisamment la partie « commerce » , du coup, de démarchage, présentation de la marque à des boutiques spécialisées, tout ça. Donc ça, c'est vraiment l'objectif de 2026, c'est d'améliorer ça. Donc ça, ça m'a permis de travailler plus là-dessus, de travailler aussi au développement de quelques nouveaux produits, d'améliorer des produits déjà existants sur lesquels les clients m'avaient fait quelques retours, notamment les argiles, qui étaient super pour l'efficacité et tout, il n'y avait rien à redire, mais à l'application et au retrait, c'était un peu compliqué. Donc, retravailler les formules pour que ce soit mieux. Parce que l'idée, c'est toujours de quand même satisfaire les gens, qu'ils soient contents de ce qu'ils achètent. Et c'était aussi retravailler mes formations en ligne qui vont arriver là, courant 2026.
- Speaker #0
Sur de la naturopathie ?
- Speaker #1
Sur de la naturopathie, oui, tout à fait.
- Speaker #0
OK. Ça, on pourra les trouver sur le site ?
- Speaker #1
Oui, on pourra les trouver sur le site. Alors, ce sera... à partir de juin 2026, pas avant, parce que j'ai un petit côté un peu chiant qui... Je suis très perfectionniste et si ce n'est pas exactement comme je veux, je ne fais pas. Voilà. Bon, je me soigne, parce que tout n'est pas exactement comme je le veux dans ma marque, dans mon entreprise aujourd'hui. Et j'en ai conscience et c'est OK. Mais pour cette partie-là, j'aimerais vraiment que ce soit exactement comme je l'imagine. Là, c'est pareil, il y a le nouveau site Internet qui va arriver d'ici la fin du mois, normalement, qui est plus à mon image que le premier. Et pareil, je ne veux pas… Là, c'est des détails qui restent à peaufiner, mais je ne le sortirai pas tant que tout ne sera pas exactement comme je le souhaite.
- Speaker #0
Je comprends. OK, donc là va venir un nouveau site web. En 2026, tu te concentres sur… être présenté dans différentes celleries et commerces. Il y a bientôt des formations en ligne qui arrivent. Oui. Il y aura toujours la possibilité d'acheter en ligne sur ton site.
- Speaker #1
Toujours, oui.
- Speaker #0
Et du coup, il y a les bilans naturaux que tu proposes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment ça marche, ça ?
- Speaker #1
Alors, un bilan natureau, ça marche comment ? Il y a deux possibilités. Soit on le fait en présentiel, soit on le fait en distanciel. Les deux options sont possibles et ce n'est pas parce qu'on le fait à distance que ça ne va pas marcher. Moi, je travaille avec des pros qui sont du côté de Grenoble, etc. Je n'ai jamais vu un de leurs chevaux en vrai. Et pourtant, ça fait maintenant presque dix ans qu'on travaille ensemble et ça se passe hyper bien. Le bilan natureau, on peut le faire à tout âge du cheval, du poulain au cheval très âgé, du cheval en santé au cheval avec une problématique physique, physiologique, etc. Dans l'idéal, c'est bien de le faire... quand le cheval est en forme, parce que la naturopathie, ça vise à préserver la santé et le bien-être du cheval. Normalement, c'est une médecine de prévention. On n'est pas censé être sur du curatif. Aujourd'hui, on est concrètement sur du curatif. Mais dans l'idée, on est censé être vraiment sur de la prévention. Et l'idée d'un bilan natureau, ça va être d'analyser l'ensemble du cheval et des facteurs autour du cheval. On va avoir l'individu en lui-même, sa constitution physique, son tempérament, etc. On va s'intéresser à son alimentation, on va s'intéresser à son environnement, à son émotionnel. Et on va s'intéresser à l'humain qui partage sa vie aussi.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, pendant ce bilan, moi, je pose un milliard de questions hyper bizarres, genre comment sont les crottins de ton cheval ? Tu vermifuges combien de fois par an ? Est-ce qu'il est vacciné ? Comment ? Est-ce que tu as déjà entendu parler d'un drainage ? Est-ce que tu connais la toxémie de ton cheval ? Tout ça.
- Speaker #0
Les drainages, on en parlera dans le podcast suivant, ça m'intéresse.
- Speaker #1
Oui. Et donc, plein de choses comme ça. Et en fonction de vos réponses, etc., en fonction du rythme de travail du cheval, de son tempérament, etc., on va s'intéresser en tout premier lieu à l'alimentation du cheval. Pourquoi ? Parce que l'alimentation, c'est la base de la bonne santé. C'est exactement comme pour nous. Notre métabolisme, pour fonctionner, il a besoin de recevoir des oligo-éléments, des vitamines, des minéraux qu'on va retrouver via notre alimentation. Chez le cheval, c'est exactement la même chose. Et si l'alimentation est déséquilibrée par rapport aux besoins réels du cheval à l'instant T, le métabolisme va fonctionner moins bien, on ralentit. Alors, à l'instant T, ça ne fera peut-être rien. Mais si on continue comme ça pendant des années et des années, il y a des pathologies qui peuvent venir s'inviter parce que justement, le métabolisme n'est pas nourri de manière optimale. Il ne fonctionne pas de manière optimale parce qu'il ne reçoit pas les nutriments dont il a besoin pour fonctionner. Par exemple, l'arthrose. les pathologies locomotrices, les pathologies de peau, les pathologies respiratoires, etc. Tout ça, ça vient d'un déséquilibre métabolique à la base. Donc l'idée, c'est vraiment de s'intéresser à ça. Ensuite, moi, je travaille beaucoup avec l'émotionnel aussi, parce que j'aime bien la petite phrase qui dit « la maladie, c'est le mal qui a dit » . Et c'est tellement vrai, une émotion peut engendrer beaucoup de choses. En MTC, par exemple, on va beaucoup parler d'organes de la colère, de la peur, les poumons, ça a écrit la tristesse. Donc, on s'intéresse à l'émotionnel du cheval avec, encore une fois, des moyens naturels. On va parler de fleurs de bac, on va parler de lithothérapie, par exemple. Et ensuite, en fonction du cheval, s'il y a pathologie ou non, on va mettre en place des protocoles naturels qui vont permettre de conserver la bonne santé et le bien-être du cheval à long terme.
- Speaker #0
Tu as dit METC, c'est la médecine traditionnelle chinoise. Je le traite pour toutes les personnes qui ne savent pas. c'est que toutes ces techniques sont inspirées de la médecine traditionnelle chinoise.
- Speaker #1
Tout à fait. Voilà. Et ensuite, normalement, une fois que vous avez fait un bilan natureau, dans l'idée, moi, je vous donne les clés pour vous permettre de conserver la bonne santé de votre cheval tout au long de l'année. Il y a plein de petits gestes qu'on fait au quotidien qui nous semblent anodins, mais qui ont un réel impact sur la physiologie, le corps du cheval. Et c'est des choses dont, malheureusement... que malheureusement, on ne nous apprend pas, du moins en cours d'équitation, etc. Mais par exemple, le vermifuge que vous donnez ou le vaccin que vous faites à votre cheval, il va avoir un impact sur son organisme et son métabolisme. Alors attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire. C'est hyper important de vacciner votre cheval, surtout s'il vous sort en compétition, s'il est en contact avec d'autres chevaux. De vermifugés, pareil. Cependant, il y a des choses à mettre en place avant, pendant ou après pour permettre de conserver la bonne santé et que ça n'ait pas un impact trop fort sur... du cheval qui pourrait derrière engendrer d'autres problématiques du style je ne sais pas moi, un vermifuge par exemple qui peut y avoir, si on a une flore qui est vraiment très déséquilibrée, on va avoir des coliques on peut avoir des chevaux qui vont redéclencher une crise d'ulcère suite à un vermifuge etc donc c'est vraiment prendre soin de l'organisme du cheval toute l'année par des moyens naturels alors ça ne veut pas dire qu'il faut toute l'année complémenter votre cheval pas du tout, si votre cheval est en santé au moins on en fait au mieux c'est Mais il y a quelques petits trucs à mettre en place en fonction des saisons et des actes qui vont arriver, qu'on va faire sur le cheval pour permettre de le garder au mieux possible dans son corps toute l'année.
- Speaker #0
Et alors, les bilans naturaux, tu les fais aussi sur les chiens et les Ausha ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Pareil, en fait, le chien et le chat, il a un métabolisme un peu différent du cheval. Le cheval, son métabolisme et son fonctionnement est assez proche du nôtre. La seule différence avec nous, c'est qu'ils n'ont pas de vésicule biliaire. Les chiens et les Ausha, c'est un peu différent. et encore une fois c'est pareil, chez les chiens et les Ausha on va s'intéresser d'abord à l'alimentation du chien ou du chat et après en fonction pareil en fait ça va être la même chose, on va s'intéresser exactement aux mêmes problématiques qu'on va rencontrer chez les humains ou chez les chevaux c'est de maintenir leur bonne santé leur bien-être le plus longtemps possible et s'il y a une pathologie existante venir rétablir les capacités d'auto-guérison du corps par des moyens naturels Merci. Mais on ne va jamais venir réellement soigner. On vient accompagner, mais on ne fait pas du curatif à proprement parler.
- Speaker #0
Et du coup, tous les produits que tu conseilles, la plupart du temps, c'est des produits que tu produis. C'est ça. Tous les produits de chez Obelten, c'est des produits que j'ai développés, qui sont fabriqués en laboratoire pour respecter les normes de dixième les plus strictes. Et je travaille essentiellement avec de la phytothérapie, de l'aromathérapie, de la gémothérapie, qui est conçue pour les humains à la base, parce que c'est la plus qualitative. Il existe des grossistes en phytothérapie animale, mais la qualité est moindre. Et moi, je voulais vraiment avoir la meilleure qualité possible. L'idée aussi, c'était de rendre ça le plus accessible possible. Parce que moi, j'ai beaucoup galéré pour soigner mes chevaux parce que je n'avais pas d'argent. Et donc, l'idée, c'est d'avoir des formats qui soient quand même assez généreux. Et avec un flacon, on peut faire plusieurs cures, etc. Et que ce soit accessible au plus grand nombre. Qu'est-ce qu'on oublie de dire sur tes activités ? Je pense qu'on a tout dit. On a parlé des bilans, on a parlé des formations. Je fais des stages aussi. Ça, il n'y a pas beaucoup de gens qui le savent. J'allais dire qu'ils le sachent, mais il faut sacher qu'eux. Je fais des stages. Donc, je me déplace partout en France ou même en Belgique. Francophonie, parce que ne me demandez pas de parler anglais, sinon ça va faire très peur. Mais je me déplace partout et j'anime des stages dans vos écuries, chez vous, où je vous apprends justement à utiliser... la phytothérapie de manière consciente et cohérente, à prendre soin de votre cheval toute l'année avec des moyens naturels, comment. On peut parler aussi d'alimentation. Il y a plein de thématiques comme ça. Ça, c'est pareil. Cette année, ça va être sur le nouveau site Internet. Vous aurez toute la liste, les programmes, etc. Et c'est réalisable partout en France. Et ceux qui ne peuvent pas faire de stage parce qu'ils ne sont pas assez nombreux, etc., vous avez les formations en ligne. Il y a également des e-books qui vont arriver. Chouette ! Voilà. Ok. J'ai déjà toutes mes questions pour le sujet suivant, mais on va diviser ça en deux. Alors, on vous rejoint tout de suite. Enfin, ça sera sans doute quelques semaines après pour vous. Mais nous, on se rejoint tout de suite pour la suite. À toute ! À toute !