Speaker #0Coucou la bande ! J'ai encore plein de trucs à déposer, vous allez me dire j'en ai trop mais c'est parce qu'après ça va aller dans les bibliothèques et vous aurez à manger pour votre cerveau autant que vous voudrez. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de l'épaule en dedans. Comme tous les mouvements, les gens imaginent que c'est un exercice qu'on demande, qui doit être structuré. Parce que souvent, on part de ce que c'est qu'une reprise de dressage. Et du coup, en dressage, là, c'est épaulant de temps de tel moment à tel moment. Et donc, en fait, il quitte complètement le fonctionnement et l'obsession de cette eau qui coule et qui fait que le cheval est toujours dans le même rythme parce qu'il n'y a aucune résistance. Et donc, cette boule d'énergie circule toujours de la même manière, de manière harmonieuse. C'est ce qu'on appelle la connexion. C'est ce qui fait la différence entre une reprise amateur. Et une des très belles reprises, c'est que l'amateur, il est là, il y a des changements de rythme, il tient la tête, il agit très fort, il n'y a rien qui est homogène. Ce qui est homogène, c'est qu'on laisse passer le cheval, le cheval fonctionne tout seul et avec notre position, on oriente un tout petit peu son équilibre et sa position. Et donc en fait, il fonctionne par lui-même dans une connexion, c'est-à-dire dans une posture qui lui permet que l'énergie passe d'arrêt... passe au travers de tout son corps, tout son corps fonctionne, il est souple dans son dos, et du coup il a de l'amplitude dans son mouvement. C'est ce qui fait qu'il y a des chevaux qui peuvent trotter soit comme des Shetlands, soit comme des grands chevaux. Donc cette notion de « on arrête tout pour faire un exercice au détriment du fonctionnement » personnellement ne m'intéresse pas du tout. Mais alors, pas du tout, c'est bien mal comprendre les choses. Sauf que par contre, dans la réalité, quand les gens apprennent à monter, il faut bien leur faire faire un truc. Et donc on les occupe en leur demandant d'aller de côté. Ils sont tous contents parce qu'ils ont l'impression d'avoir fait un truc important. Et du coup, quand toi, pendant des mois et des mois et des mois, tu leur fais faire des cercles, ils trouvent que c'est un peu nul. Je vous comprends. Mais en revanche, le chemin le plus court n'est pas celui qu'on pense. Ce sont les cercles, c'est la posture, c'est la mise en selle. c'est le fait d'aller avec. Et donc en fait, une épaule en dedans, c'est pas t'es là, tu marches droit et d'un seul coup, crac, crac, on pousse, on tire, il est bloqué, non, ça n'a rien à voir. Ce qui se passe, c'est qu'on fait le cercle, le cheval avance, et sur le cercle, on apprend à varier légèrement notre position, légèrement, millimètre après millimètre, en restant centré sur son cheval. On varie l'équilibre, on varie légèrement notre poids du corps et ça a un impact sur le fonctionnement du cheval parce qu'on lui apprend ça. On lui apprend à danser avec nous. Et donc on peut rétrécir le cercle, en mettant un peu de poids vers l'avant gauche, on peut évaser le cercle. Je suis toujours à main gauche dans mes expressions. Je suis gauchère, pardonnez-moi. Et ensuite on peut évaser, en mettant un peu de poids en externe, et on laisse fonctionner. Et on est dans la position que le cheval valide de par son fonctionnement. C'est pas nous on s'assoit et le cheval se démerde. C'est nous. on se laisse porter et on trouve dans quelle position le cheval peut fonctionner. Et quand il fonctionne, on garde cette posture, on garde cet équilibre. En fait, notre boulot, c'est l'équilibre. Et donc, sur ce cercle, on peut varier la taille du cercle et on peut mettre un peu plus notre corps vers l'intérieur, tourner un petit peu plus notre corps vers l'intérieur et descendre un peu la fesse antérieure, mettre un peu de poids sur le pied intérieur. Ou inversement, on pourrait mettre un peu de poids sur le pied intérieur. de poids en arrière externe et ça rentrerait un peu les hanches. En fait, on joue de notre posture, mais pas du tout pour obtenir une épaule en dedans trois pistes, un truc structuré, parce qu'en fait, la finalité de l'épaule en dedans ne s'obtient pas du tout comme ça. C'est d'abord simplement on goûte cet équilibre, un peu les épaules devant les hanches. Un exercice que j'adore, que vous retrouverez sur YouTube, tous mes élèves le connaissent, c'est de laisser glisser les les épaules devant beaucoup d'épaules. Là je voyais encore une vidéo où quelqu'un allait de côté, il y avait trop d'anges, pas d'épaules. Enfin ça ne sert à rien à part altérer le fonctionnement. Ce qui compte c'est que le cheval glisse sans que sa locomotion ne soit altérée. Si l'exercice est au détriment du fonctionnement, il n'a plus aucun intérêt. C'est l'exercice au service du fonctionnement. Et donc l'exercice ne doit en aucun cas rompre le fonctionnement. C'est un peu comme quand on dessine la piste. Et d'un seul coup, on prend un coin un peu fort parce qu'on voulait rentrer dans le coin. Et là, on altère le fonctionnement. Ne pas prendre le coin, c'est ne pas rééquilibrer le cheval. Mais prendre le coin à l'excès, ça casse le fonctionnement. Et là, on a une faute de rythme. On a une faute d'équilibre et on perd ce que l'on a construit. L'idée, c'est de ne jamais perdre l'équilibre. Tout ça pour vous dire que voilà, on va jouer les épaules un peu plus à gauche, les épaules un peu plus à droite, les épaules un peu plus à gauche, les épaules un peu plus à droite. Vous coupez le cercle, on peut faire doubler quand vous faites marcher large, doubler dans votre corps, pas avec vos mains. Eh bien, quelque part, vous faites ce mouvement de sortir un peu les épaules. Et donc après, vous pouvez marcher large ou sur votre cercle, un peu plus les épaules vers l'intérieur, un peu moins les épaules. Ça n'est qu'un changement de posture et d'équilibre. pas le bas de jambe qui s'affole c'est pas la reine extérieure qui tire sinon je vous changez votre équilibre vous laissez passer le cheval je vous changez légèrement votre posture pour que les épaules aillent un peu vers l'intérieur c'est vous qui tournez un peu vos épaules c'est vous qui mettez vos épaules devant vos hanches légèrement parce que d'abord le cheval on va lui apprendre à faire cercle ou la moitié d'une volte glisser pas de côté élémentaire Glisser pas de côté élémentaire, c'est laisser glisser les épaules en avançant son côté intérieur. Et c'est dans le sens de l'incurvation, c'est-à-dire le cheval reste, on est à main gauche, on fait la moitié d'une volte, on glisse vers la droite en restant incurvé à gauche. C'est vraiment comme si on prenait un coin, c'est comme si on rétrécissait ce cercle, c'est comme si on évasait ce cercle. Ce mouvement d'évasement, de monter de l'intérieur vers l'extérieur est capital pour la suite du dressage du cheval, c'est le plus important. En fait, après, on apprend à marcher large comme ça, et pas tout ce que je vois là où les gens sont à l'obstacle, c'est terrible. De toute façon, tous mes lieux, c'est terrible, où ils sont comme ça, tout droit, là, ils tiennent les deux rênes comme ça, puis après, ils tiennent la tête pour que le cheval soit à rond. Non, la rondeur vient par le biais de l'incurvation. Vous verrez, vous n'allez faire pas de côté élémentaire, volt, pas de côté élémentaire, votre cheval, si vous le laissez passer, si vous êtes dans la bonne position, il va venir s'arrondir tout seul. Et ça sera une rondeur offerte au travers de tout son corps, et pas une rondeur prise. Et il vous offre une rondeur et vous le laissez fonctionner. Et de temps en temps, vous faites la moitié d'une volt, pas de côté les monteurs. Et petit à petit, vous rejoignez la piste et vous faites comme si vous alliez repartir sur la moitié d'une volt. Mais vous faites quelques foulées légèrement comme ça. Mais un peu, vous commencez simplement par prendre le contrôle et la guidance des épaules. Et donc, vous commencez par les épaules en avant. Puis un jour, vous pouvez demander un peu plus. Et puis un peu plus et le cheval va prendre de l'équilibre comme ça. Et un jour, simplement, vous descendez votre hanche et vous tournez un petit peu les épaules, et votre cheval sait tenir, sait vous emmener dans un équilibre de plus en plus soutenu avec ce postérieur en dessous de la base, qui donne une épaule en avant académique à trois pistes, que vous pouvez faire en sortie de coin et quitter à la fin du doublé. Mais l'exercice final n'est pas ce par quoi on commence pour enseigner. Et en fait, l'épaule en dedans, c'est juste de l'épaule en avant exacerbée, c'est juste un cheval qui suit une posture. Et donc il n'y a pas besoin de bas de jambe, il n'y a pas besoin, c'est juste vous tourner votre corps légèrement. En réalité, ça part de l'évasement. Et donc c'est beaucoup plus joli. En fait, un cavalier qui prend son coin, il descend un peu sur son côté gauche, il laisse passer à droite, il laisse le fonctionnement de le cheval. Il laisse un tout petit peu sortir les épaules, comme si on allait faire une volte. Pas trop, et hop, il glisse. Simplement, il redescend sur sa range gauche. Il laisse passer à droite et hop, ça glisse, Et hop, on redresse ou on reprend le coin et poum, Il n'y a aucune faute de rythme, le fonctionnement ne s'arrête pas. On n'a tiré sur rien. Le cheval est dans une rondeur offerte. C'est l'exercice au service du fonctionnement, parce que le cheval va prendre de l'équilibre, mais pas l'exercice au détriment du fonctionnement qui n'a aucun intérêt. Le cheval se contracte, le cavalier aussi, s'est arraché. C'est bien, ça vous fait prendre trois points sur votre amateur 1 ou 2, ou j'en sais rien, quelle reprise. Ça ne sert pas à l'avenir. Ça ne sert pas à l'avenir. Et donc je comprends qu'on soit impatients. Je suis une grande, grande impatiente. J'aimerais que toute l'appli soit parfaite, et puis qu'on ait tous déjà mis plein de trucs dans toutes les bibliothèques, et que tous mes cheveux soient parfaitement dressés, et que toute ma maison soit parfaitement rangée, que tous mes papiers par miracle, ouch, ils soient des maths dans mon ordi, et que mes bilans compta soient niques. que j'ai toutes réorganisées, résilient, tel truc. Mais le fond, les gars, le fond. Prenez le temps, le fond, le fond, le fond. Prenez le temps de laisser fonctionner vos chevaux. Soyez des passagers clandestins. Sentez comment votre corps peut légèrement s'ennuyer, impacter leur équilibre. C'est vraiment aller avec, se laisser porter, puis dire tiens, regarde, on peut aller un peu par là, un peu par là. Et c'est jouer de son corps. C'est ça qui mène à l'épaule en dedans et je vais vous dire à tous les autres mouvements. Ça me fait marrer quand on a maintenant le cheval, on n'apprend pas à en appuyer. C'est-à-dire que votre trois ans, si vous avez bien géré l'équilibre et sa compréhension, il a déjà les codes de l'appui et c'est juste qu'on ne va pas lui demander parce qu'il n'en a pas la force physique et l'équilibre pour. Et donc ça n'aurait aucun intérêt juste de le mettre mal à l'aise et donc on ne resterait pas dans ce côté simple. Mais en réalité, les boutons de toute la finalité du dressage, ils sont très très tôt vu qu'en fait le piaf est dans la transition pas trop trop bas. Le passage, il est dans la capacité à laisser le cheval fonctionner au trop et jouer avec l'amplitude et le rebond du trop. La pirouette, elle est dans un appui sur place. Le pas de côté, c'est juste laisser glisser. L'épaule en dedans, c'est juste un genre de pas de côté où on tourne légèrement son corps. Tout est là en réalité. À trois ans, vous avez fait un bon débourrage, vous avez bien monté votre cercle, votre cheval est dressé. Selon sa force physique, selon sa ligne du dessus, selon votre tact, selon sa réactivité, selon la réactivité que vous avez réussi à garder et à créer la connexion. C'était mal formulé ce paragraphe-là, vous avez compris. Selon à quel point vous avez laissé le mouvement en avant exister, selon à quel point il est confiant et content. Mais tout est là, tout est là. Et après, il s'agit d'être patient. Parce qu'en fait, il va avoir besoin de se construire, de finir sa croissance, d'apprendre à vous porter confortablement, de changer son équilibre. Et donc en fait, il s'agit de ne rien faire pendant des années, et un jour, tout est offert. C'est vraiment une différence entre une équitation où on prend et une équitation où on se laisse offrir. On met en situation pour que le cheval offre. Ça, c'est le travail monté. En liberté, c'est pareil. Je mets en situation pour que le cheval offre. Online, non, je suis un peu plus... Pas exigeante, mais online, j'ai quand même une communication de prise de leadership très, très douce. Mais de... Voilà, ton corps est là, viens, on va faire comme ça. Ça, c'est non. Le cadre... Je pose mon cadre online, moi. Et monter, j'aime bien ne pas avoir à le faire. Après, quand je repasse derrière quelqu'un, je dois replacer un cadre. Ou quand il y a une petite exagération, parce que le cheval, je ne sais pas, je ne l'ai pas monté pendant un petit moment. Mais j'ai assez peu besoin de poser un cadre monté, parce qu'en fait, la plupart du temps, il est mis à pied. Le respect de la main a été... Enfin, ce n'est pas le respect, c'est la compréhension de l'utilisation de la main. Et puis, il y a une cohérence. Je regarde un peu au stérileur, ça dévangage, je recule. Tout ça, le contrôle des pieds est très placé à pied. Voilà, c'était pour l'épaule en dedans. Donc, c'est des mouvements, si vous voulez, que je vais expliquer et qui construisent un cheval sur le long terme. Parce qu'en fait, c'est ce mouvement de mettre les épaules devant les hanches et de placer ce postérieur est extrêmement important pour bodybuilder les chevaux, mais pas de la manière dont on l'entend. Et donc, j'ai un peu peur dans ma manière d'aborder les choses, de montrer la petite image qu'on voit tous depuis des années, qui est dans les bouquins d'éducation. Voilà, ça, c'est une épaule en dedans. On n'a rien à cirer, en fait. Juste, tu tournes ton corps. Tu places ton postérieur, tu mets les épaules devant les hanches et tu laisses le cheval fonctionner comme ça. Tu ne commences pas à t'affoler pour obtenir le truc qu'il y a sur l'image. Et si au début il a un peu les épaules devant les hanches, ça suffit parce qu'il ne sait pas tenir plus. Et la sensibilité de sentir ce que ce postérieur peut porter aujourd'hui, ne t'inquiète pas, il va la faire demain son épaule en dehors en équilibre. Mais si tu le mets déjà avec 120 kg sur lui en altéro, il ne va pas aimer la balade, ça va altérer le fonctionnement. Donc c'est 5 kilos, 10 kilos, 15 kilos. Et donc ton angle et ton équilibre doit aller progressivement là-dedans et pas vouloir à tout prix faire ce qu'il y a dans le bouquin. Ça n'a aucun intérêt. Voilà, c'était pour les bols en dedans. Je suis déchaînée, je pense que j'ai bu mon café. J'ai beaucoup trop d'idées. Je ne sais pas comment tout va rentrer dans la journée de nouveau. Mais j'espère que vous, vous allez bien. J'espère que ça a été toutes les conversations qu'on a abordées. Je trouve ça chouette. Je continue de bosser pour faire avancer le tout. J'ai hâte de vous lire et d'avoir vos feedbacks. Je vous embrasse.