- Speaker #0
Hello, pour le podcast d'aujourd'hui on est avec Dorian, c'est lui qui s'occupe de la partie podo maréchalerie de mes chevaux.
- Speaker #1
Bonjour à tous.
- Speaker #0
Dorian, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Je m'appelle Dorian, maintenant je suis maréchal ferrant depuis 2020, je commence à faire un petit peu. Je n'étais pas du tout parti là-dedans au départ, j'ai toujours adoré les chevaux, plus jeune, c'était vraiment un animal qui me transcendait. Mon père faisait des détours en voiture pour aller montrer les chevaux dans les pâtures. C'était vraiment quelque chose qui m'a toujours attiré. J'ai fait du cheval après arriver au lycée. C'était un peu ma récompense d'avoir eu mon brevet avec une mention. C'était chouette, j'étais super content. J'ai quitté un peu le monde du cheval. Je pense qu'en grandissant, à 18 ans, on cherche, on fait d'autres trucs, on fait des rencontres. Moi, j'avais besoin de copains. de vivre des trucs d'équipe donc je me suis tourné vers d'autres sports rugby du coup carrément qui a fait grosse grosse partie de ma vie qui doit aider dans le temps et qui a toujours aidé ça a été ça aide à travailler en équipe ça a été notre travail à discuter avec les gens on voit des gens de tout horizon non c'est ça ça vraiment c'est vraiment quelque chose qui m'a beaucoup aidé Et du coup, les chevaux, ils sont bossés à la traque pendant un moment. Et puis, je suis parti, j'ai fait plusieurs études, j'ai fait du droit, j'ai fait...
- Speaker #0
Je t'imaginais tellement pas que tu faisais ça.
- Speaker #1
C'est drôle. Une licence de droit quand même.
- Speaker #0
Du personnage, il faut que je prenne la tête.
- Speaker #1
J'ai fait quand même une licence de droit en ayant pour objectif potentiel soit de devenir avocat ou d'aller dans la gare républicaine. Ça a intervenu, cette histoire. Et puis finalement, moi je ne me voyais pas à Paris, je détestais ça, ça ne correspond pas du tout à mon truc. Avocat, pareil, il fallait encore aller en école à Paris, ça ne me beautait pas du tout. Et puis de toute façon, je voyais bien que j'aimais ce que je faisais, mais en fait, c'était pas non plus... Je suis reparti en master, et là, c'est aussi le rugby qui m'avait amené là-dedans. Je suis parti dans l'éducation parce que j'ai fait beaucoup de surveillance dans les collèges en petit job. et après je faisais du coaching rugby avec les élèves. Ça m'a bien suivi un petit moment aussi. Du coup je me suis dit, allez, on va dans l'éducation, master en encadrement éducatif jusqu'en 2015. Pareil, master décroché sans problème, j'aime ce que je fais, je veux faire CPE. Donc pour les Belges, les conseillers principaux d'éducation, ça n'existe pas en Belgique, ça n'existe qu'en France. Donc c'est en gros surveiller en général à l'ancienne. J'ai passé le concours en France, c'est un concours en France. J'ai passé plusieurs fois le concours, plusieurs fois réussi à l'écrit, trois fois toupé à l'oral, ça m'a un peu miné. Et pourtant j'étais en poste en 2017-18, j'étais en poste dans des collèges, je faisais déjà du travail là en fait en contractuel.
- Speaker #0
Tu faisais l'autre job, mais tu n'avais pas encore le diplôme. C'est ça.
- Speaker #1
J'avais le diplôme global, mais je n'avais pas la validation d'état.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ça m'empêchait un peu d'avancer, ça me bloquait un peu dans ma vie pro, ma vie certainement personnelle, parce qu'à un moment donné, tu te dis, tu as ta maison, tu as tout ça, mais est-ce que tu veux mieux ? Tu as toujours ton petit rêve de gosse qui est toujours dans ta tête, de te dire que tu veux ta petite maison dans la campagne avec ton cheval, et ça, c'est toujours assez.
- Speaker #0
Il a super bien réussi,
- Speaker #1
il a une magnifique maison dans la campagne, il a tout bricolé. Pas tout et pas tout seul, mais j'adore ce que j'ai maintenant. Ce parcours, il est dû à ça, c'est qu'à un moment donné, le déclic fait que je suis bloqué là où je veux. Je vis bien, il n'y a pas de soucis, je travaille, pas de problème, mais je suis bloqué dans ma vie. Je sens le besoin de faire autre chose, je cherche un peu ma voie en travaillant. J'ai dit qu'est-ce que je peux faire et tout. Puis un jour, je tombe sur Maréchal Feu. Je me dis pourquoi j'ai jamais pensé faire ce truc-là, ça a l'air trop bien. Et je dis, mais oui, parce qu'en faux, faire de la maréchalerie, enfin de la force, ça m'intéresse dans le principe, parce que j'aime le médiéval, j'aime le côté faire des couteaux, ça m'éclatait de regarder ça. Mais après, ce n'était pas le but. Le but, c'était de retravailler avec le cheval. Et du coup, je me suis lancé, je suis allé à l'Institut de Jeunet voir les portes ouvertes. une solution pour me faire intégrer le truc ce qui n'était pas trop le gip c'est ce que j'étais pas vraiment de bande en emploi j'étais dans la vie active j'avais des gros diplômes c'était j'étais j'étais un remondi beaucoup de diplômes quand même pour une personne et puis finalement ils ont mis en ils ont réussi à me prendre dans le nom et à faire financer du coup ma formation qui a duré plus d'un an et je suis en école en septembre 2019. Ça, ça a été un gros challenge dans ma vie parce que t'as ta vie perso, t'as tes emprunts, t'as tout ça. Là, du jour au lendemain, tu travailles plus, tu retournes en école, tu rentres sur le banc avec des gamins qui ont 18 ans.
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
ça a été vraiment dur à appréhender parce que les gamins de 18 ans que vous avez en face de moi, moi j'étais derrière le bureau à la base. Faut le reprendre en contexte. trois mois avant, un mois avant.
- Speaker #0
Il y avait une défense de s'immobilier avec eux.
- Speaker #1
Oui, après, la discussion, ça allait très bien. Je savais discuter avec les gens. Mais c'est vrai que ça a été une grosse promulgation interne pour moi, personnellement. Parce que tu te dis, qu'est-ce que tu fais là ? Avec la génération qui n'est pas du tout la même. Mais bon, le job reste toujours intéressant. tournes dans le monde du cheval, tu prends une deuxième claque parce que tu te dis, tu sais plus rien, tu reprends même les contacts avec les chevaux, c'est... T'as oublié, en fait, t'as oublié, et puis...
- Speaker #0
Ce que je pense que vraiment, pour être bon, podo, maréchal, ferrant, c'est d'abord, il faut être homme de chambre.
- Speaker #1
Ah bah clairement, de toute façon, le mot maréchal, moi j'adore plus le mot maréchal que ferrant, finalement, parce que c'est serviteur des chevaux, à la base, le mot.
- Speaker #0
Ah bon ?
- Speaker #1
Ouais, Serviteur des chevaux en riant dans les vieux allemands. Et du coup j'adore ce mot parce qu'en fait finalement ça résume la profession et à la base on est là pour les chevaux. Pour les aider. Et donc il s'agit des trottinettes de cheval,
- Speaker #0
de savoir les manipuler, de savoir les séquelles. Là on s'est fait un petit poulain cet après-midi qui pourtant on avait tout bien fait jusque là. Mais tenez à nous faire part de son évolution vers une adolescence affirmée.
- Speaker #1
Il s'est dit aujourd'hui qu'il avait des couilles.
- Speaker #0
Il n'est pas d'accord. Donc il faut pouvoir faire face à tout ça aussi. Et du coup, tu as commencé à bosser quand ? Qu'est-ce que tu as ressenti quand tu as commencé à bosser ?
- Speaker #1
Vraiment, j'ai touché à des chevaux. Sept ans de boxe de 2019, je commençais déjà à toucher à des chevaux. Ressenti beaucoup de crainte, mais pas par rapport à l'animal, puisque ça allait. J'ai finalement envie de retrouver le truc.
- Speaker #0
Encore vu avoir peur.
- Speaker #1
Non, mais crainte pour moi, pour la capacité à y arriver, parce que c'est l'air de rire, la technique. Mais non, les chevaux, ça ne me fait pas vraiment peur.
- Speaker #0
Tu les comprends très bien.
- Speaker #1
Il y a des mesures. Sans doute.
- Speaker #0
Je ne vois pas ce que tu vois dans le terrain.
- Speaker #1
Non, il y a des chevaux vraiment compliqués. Mais je sais, j'ai rien.
- Speaker #0
C'est souvent les gens qui n'ont pas fait le taf.
- Speaker #1
Ah oui, oui, c'est pour toute façon, le cheval n'est jamais le problème.
- Speaker #0
Tiens, ça c'est un sujet qu'on devrait aborder. Le cheval n'est jamais un problème, ça c'est sûr. mais que du coup, je pense qu'il faut pouvoir préparer le cheval à la visite du maréchal pour que ça se fasse bien, même si rien n'est jamais parfait, on l'avait aujourd'hui, et on aurait pu le préparer encore mieux. On peut toujours faire mieux, mais dans l'idée, c'est quand même au propriétaire ou à la personne qui travaille le cheval de commencer le travail du cheval et pas de laisser le maréchal. Débrouillez-vous, on revient jamais. C'est ça,
- Speaker #1
c'est clairement ça. Ça arrive plus qu'on croit. ça arrive plus qu'on ne le sait pas. Voilà, du coup, je ne sais plus aujourd'hui. C'est pas. Tu sais,
- Speaker #0
la peur de te faire aimer.
- Speaker #1
Ouais, clairement la peur, surtout que le délai était malgré tout court. On ne se rend pas compte, mais on commence en septembre, on finit en mois de juillet. Ce qui est assimilé, c'est monstrueux. La technique, monstrueuse. Le physique, physiquement, c'est on bouffe des chevaux, on bouffe des chevaux toute la journée.
- Speaker #0
Parce qu'on n'a jamais pu refaire des journées, comme tu disais à ce moment-là. Là maintenant tu doses.
- Speaker #1
Oui je dose.
- Speaker #0
Parce que moi je pense que quand on dose pas, moi je me méfie d'un professionnel qui en fait trop.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Parce qu'il va perdre patience à un moment, parce qu'il sera moins pertinent, parce qu'il va être moins pointilleux, parce qu'il sera moins perfectionniste, c'est inéluctable, bon on a tous fait, on a travaillé trop.
- Speaker #1
Alors on a fait des objectifs de vie qui font qu'à un moment donné on a besoin d'argent aussi, il faut être honnête. Oui, oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
Et que du coup ça nous oblige aussi à travailler.
- Speaker #0
Oui, c'est exact. Et voilà, il y a personne qui n'est pas assez homme de cheval avant d'être pro. Mais c'est comme c'est valable pour les vétos, c'est valable pour tout intervenant. Je pense à une véto que j'adore, il y en a qui sont incroyables, mais elle n'est pas à l'aise avec les chevaux. Et donc, il y a certaines choses, quand tu lui demandes d'intervenir, ça sera moins... Voilà, pour rechercher des choses, pour être dans des techniques et des réflexions très approfondies, elle est incroyable. Par contre, sur le terrain, c'est moins son truc. Et ça, le maraîcher ne peut pas se permettre. Il ne peut pas faire de la maraîcher à une distance.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas encore de télétravail non plus. C'est une bonne idée un jour.
- Speaker #0
C'est-à-dire, qu'est-ce que tu dirais que ta pratique... Du coup, ça fait combien de temps que tu pratiques ?
- Speaker #1
Là, ça fait 7 ans et demi.
- Speaker #0
Et en 7 ans, est-ce que tu dirais que ta pratique a évolué ?
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Quelle est la différence entre ce que tu as appris, ce que tu pratiques, les grandes lignes de choses qui t'animent ?
- Speaker #1
Au début, l'objectif, clairement, c'est de te dire, à la fin de l'année, j'arrive à faire un parage. Moi, tu m'endroits, mets ton cheval plus ou moins d'équerre. Là, qu'il y ait qu'à te faire un cheval, on va le remettre droit. Il faut être honnête. Au début, en un an, tu ne sais pas faire grand-chose. Tu ne sais faire que du basique. On te dit tout plat. Et voilà. On essaye de voir un peu ce qu'on peut voir. les défauts d'aplomb, tous ces trucs-là, on essaie de les voir, de pouvoir éventuellement, s'il ne peut pas, les corriger, si on peut, quand on peut, mais c'est vraiment tout léger. Après, ce qui est intéressant, c'est de travailler avec quelqu'un qui te permet de voir d'autres choses. Je pense par exemple à quelqu'un qui va être stagiaire chez un maréchal mais qui ne fait que du club, ou par exemple, des chevaux de club. C'est super, les chevaux ne bougent pas, c'est trop bien. globalement ça va vite et par contre demain tu es tout seul et on t'appelle pour un cheval fourbu au milieu d'une pâture je le connais très peu en partage de chevaux fourbus là tu fais au secours au secours au secours et en fait c'est l' avantage que j'ai eu c'est d'avoir quelqu'un qui je trouvais que quelqu'un qui est devenu mon ami alexandre le grand et qui m'a fait voir énormément de chevaux et de choses différentes des chevaux des ânes plein de trucs et ça du coup
- Speaker #0
coup c'est une expérience folle et après c'est l'expérience que tu acquiers toi même avoir l'expérience est à la même vitesse non c'est là où les études je pense que tu as un profil qui fait que tu as sans doute évolué vite et tirer des conclusions vite c'est possible là c'est après la capacité de remise en question ah oui ah
- Speaker #1
bah ça c'est clair que si moi je suis quelqu'un qui est capable de venir bas là j'ai merdé J'ai envie de dire autrement, je sais que certains ne le sont pas.
- Speaker #0
Mais comme dans tout le monde, c'est humain. Et là, on revient sur, on était en altrase, la compétence égale, c'est l'humain qui fait la différence. Définitivement. On reparlait de notre premier coup de fil. C'était très drôle. Parce que du coup, moi, il faut bien se dire qu'avant de trouver Dorian, j'ai croisé des personnes super, mais je n'ai pas stabilisé une personne en qui je pouvais avoir confiance sur le long terme. poursuivre mes chevaux. Donc j'ai quand même beaucoup beaucoup paré, je sais pas, jusqu'à 25 chevaux toute seule.
- Speaker #1
Ça fait un bout quoi.
- Speaker #0
Ça fait un bout. Du coup j'ai un peu mal aux mains. Ne faites pas ça. Je pense que vraiment il faut apprendre, on en parlait, apprendre à voir quel est le bon équilibre. Quand on a un cheval ou deux, ça peut être très pertinent d'apprendre à être un petit peu autonome. On peut cesser l'avenir parce que ça permet d'intervenir entre les différences.
- Speaker #1
Je pense que le top c'est d'avoir quelqu'un qui sait, surtout quand il n'a pas beaucoup de chevaux, qui sait faire 2-3 bricoles sur le pied de son cheval entre deux interventions d'un professionnel. Surtout le lolo ou le maréchal, peu importe. Mais quand on sait intervenir entre les deux, ça a vraiment une pertinence.
- Speaker #0
Et comprendre ce que l'on cherche.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et pourquoi on est content, pas content. Et si on peut en plus sentir la diff, c'est trop bien. Mais tout ça pour dire que je cherchais quelqu'un. Et via via, on m'a donné quelques numéros. Je ne sais plus quel était le premier message que je t'ai envoyé, mais c'était très cash.
- Speaker #1
Ah oui, oui.
- Speaker #0
Je savais ce que je voulais, comment, pourquoi. J'étais un peu blasée à chaque fois de me tromper. Je savais qu'il fallait que j'arrête de Paris 20-20 chevaux toute seule, ça c'était sûr. Mais je voulais pouvoir que les choses soient faites comme moi j'avais besoin de les faire, vu que je le pratiquais moi-même. Ce qui me rendait parfaitement insupportable.
- Speaker #1
Je pense que ça devait être compliqué, c'est sûr que certains... Ils sont un peu plus ouverts et peut-être... J'aime la discussion,
- Speaker #0
donc du coup ça peut être...
- Speaker #1
Globalement, en gros c'était... Il me faudrait quelqu'un pour faire autant de chevaux, assez régulièrement, et d'une certaine façon, avec souplesse, en gros, si ça ne me plaît pas, ce n'est pas grave.
- Speaker #0
En gros, c'était un peu ça. Et au téléphone, je pense que je n'avais jamais été aussi cash avec quelqu'un en me disant « Bon, alors, le truc, c'est que mon cheval de tête, je le fais moi-même, je sais comment il va, donc il ne faut pas essayer autre chose. » Oui, c'est ça. Et tu es resté hyper calme.
- Speaker #1
Moi je me suis dit, intrigue, intrigue ! Elle sort d'où cette fille ? D'où elle vient ? De quelle planète ?
- Speaker #0
Comment on va faire ? Si vous êtes prêts à dealer avec ça, on peut se rencontrer. C'est ça,
- Speaker #1
c'est exactement ça.
- Speaker #0
Et au début, on a fait les petits réglets, le feutre. Au début, je dessinais sur les pieds. Je fais ça avec des élèves aussi. Et maintenant j'ai tout léché, je m'occupe plus de rien.
- Speaker #1
t'es là quand même mais oui c'est vrai que t'es beaucoup moins présente qu'au départ mais c'est normal je pense que c'est dans la logique des choses pour moi et pour toi je suis là c'est chouette quand je suis pas là c'est chouette oui
- Speaker #0
puis on a notre routine oui parce qu'après il y avait aussi la question sur le pied nu de y a rien à faire dans l'idée dans un monde parfait Le fait de fixer des rendez-vous avec un professionnel fait un écart et un grand changement d'équilibre. Et au moins, il y a deux semaines, au mieux c'est. Il y a une réalité financière et une réalité de temps que tout le monde a. Et du coup, on a stabilisé sept semaines les lois et six semaines les chevaux de dos. C'est ça. Qui est un bon système.
- Speaker #1
Comme ça, tu raccourcis à cinq quand ça pousse.
- Speaker #0
Et puis, je suis autonome. Ouais, exactement. J'ai marre. Ce qui fait que toi, tu n'as pas les urgences. T'as fait ? Moi,
- Speaker #1
ça me va, dans ce sens-là.
- Speaker #0
Et dans ta pratique, qu'est-ce que tu as vu évoluer dans les sept dernières années ? Est-ce que ça a beaucoup évolué ? Au-delà de ce que toi, tu as tiré comme expérience, est-ce que tu trouves que le milieu a évolué ? Que le métier a évolué ? C'est ça que j'essaie de dire.
- Speaker #1
Le métier a évolué. Je pense qu'en 25 ans, quand on voit déjà les nombres de théories sur les pieds, parce que c'est vrai, c'est quand même encore quelque chose de très complexe et pas toujours vérifié d'ailleurs. Oui, c'est ça. Le ressenti que tu as déjà.
- Speaker #0
à l'oeil, et puis voilà.
- Speaker #1
Et ce qui est vraiment intéressant, c'est ça aussi, c'est d'avoir le côté...
- Speaker #0
Parce que les théories sont délicates, je peux te dire que mes pauvres poneys, ils ont fait le laboratoire sur toi. Mais du coup, je pouvais, comme c'était à chaque fois des chevaux de tête, tu vois, que ce soit à Fidji, suite, des chevaux vraiment que j'ai emmenés sur le fine, que je connaissais par cœur, t'es 3 mm pris de trop parce que tu t'es pris un délire d'essayer la théorie machin, t'inquiète, tu le sais.
- Speaker #1
Tu le sais direct, ouais. Ça, c'est l'avantage de le ressentir.
- Speaker #0
c'est ce qui a fait que je développe cette compétence là et que je puisse après affirmer mon truc avec autant de... mais par contre j'ai lu d'abord tous les tests que j'ai trouvé j'avais tout bouffé et après je me suis dit bon bah on va essayer et puis tu prends pas confiance tout de suite je vous conseille d'essayer d'abord avec la rap je crois les pères grosses peines sont jolies et pareil le rond de pied évitez aussi maintenant que j'ai arrêté je sais tout faire c'est ça en fait le secret c'est ça C'est d'être top et d'arrêter quand tu n'es pas. Du coup,
- Speaker #1
qu'est-ce qui évolue dans le métier ? Les techniques, le matériel. Et puis maintenant, on a l'imagerie. Tu t'en sers ? L'imagerie ? Quand tu as des gros problèmes et que tu ne sais pas où tu vises, ça peut vraiment être intéressant quand tu as un dialogue avec un vétérinaire, tu te dis qu'il y a quelque chose. Sur un cheval, normalement, qui va bien ? Non, pas forcément.
- Speaker #0
Ce n'est pas en corrélation avec les structures externes que le pied te montre ? C'est-à-dire qu'en fait, on sait lire. Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Tu sais lire globalement le pied, tu peux dire des fois, mais il reste des trucs à confirmer et on ne peut pas partir dans le cul à l'aveugle.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as déjà vu des gros gaffes entre ce que tu aurais lu et ce qui était sorti de l'imagerie ou est-ce que ça colle à chaque fois ?
- Speaker #1
Globalement, ça colle. Ça colle. C'est juste que... Ce qui peut t'aider, c'est sur les millimètres, venir rechercher une pince, tu vas jouer à 2-3 mm, tu sais que si tu as assez de 2-3 mm de plus ou de moins, ça change tout. Alors qu'à l'œil, ou même au ressenti, des fois tu n'aurais pas osé y aller avec le coup de pince, mais là tu sais que tu peux y aller, parce que tu as l'imagerie. Tu as la phalange où aller placer,
- Speaker #0
ça c'est compliqué. Parce qu'en fait c'était venu valider...
- Speaker #1
Mais ça tu le vois surtout sur des chevaux comme...
- Speaker #0
Je peux travailler un peu l'angle avec un peu plus de précision.
- Speaker #1
Exactement. Et tu le vois encore plus sur des chevaux qui ont des problèmes justement avec ces angles, notamment les fourbus. Ça c'est magnifique parce que tu as une image. Tu vois ta phalange voilée.
- Speaker #0
Mais ça c'est encore une chose.
- Speaker #1
Ça c'est un truc... Mais c'est juste fabuleux. Et naviculaire moi,
- Speaker #0
Fidji il était...
- Speaker #1
Ah, et naviculaire. Alors ça tu peux commencer à te dire, celui-là il y a peut-être un doute parce qu'il boite comme ça, et tu as une conformité de pied un peu plate d'un côté, et puis un peu haute de l'autre. mais... Tu as ce petit doute, sauf que la radio te laisse tout doute. Et là, tu sais comment tu dois apparaître tel pied et tel autre. Les semelles en plastique,
- Speaker #0
je n'ai jamais mis ensemble, mais j'ai toujours mes perfects au cas où. Aussi Ferdinand était resté, parce qu'on est content cet hiver, j'ai eu qu'un cheval sensible sur sol dur. En fin d'hiver, ça arrive quand ils sont tous pinés, qu'il y en a un qui soit plus sensible qu'un ventre. Et on a eu assez peu de fourchettes pourries, parce que c'est tout le challenge. Moi, je suis dans le nord, zone humide.
- Speaker #1
Plus, plus.
- Speaker #0
Plus, plus. Je n'ai pas stabilisé les prairies, donc c'est toujours un peu le risque que les pieds soient plus humides et que les fourchettes... Donc je trouve que cette année, c'était pas si mal. Et si j'avais eu une sensibilité trop forte, j'aurais mis les Perfect. Je ne sais pas si tu connais. C'est des espèces de scotch. Ah, moi, j'aime bien. Ça ne dure pas longtemps.
- Speaker #1
Non, mais ça t'aide.
- Speaker #0
Tu t'en sers des fois, toi, toi ?
- Speaker #1
Non, mais j'ai des trucs... J'ai des bandes raisonnées.
- Speaker #0
C'est pareil.
- Speaker #1
C'est la même chose.
- Speaker #0
C'est la même chose.
- Speaker #1
Tu peux le garder, ça peut être une transition sympa aussi quand tu veux, je crois qu'il a été fait avec l'entrain et que tu veux le remettre pieds nus. Tu peux lui mettre, c'est quand même pas mal. Il y a quand même beaucoup de matériaux qu'on n'avait pas il y a 10 ans, 15 ans. Tu as soit le chair, soit le pieds nus. Maintenant, tu as des transitions, tu as des trucs qui te permettent de faire.
- Speaker #0
Je ne suis pas encore très calée pour des élèves qui me demandent des conseils, c'est des bottines. Quelle marque de bottines ? J'y connais rien.
- Speaker #1
Il y en a tellement sur le marché. Après c'est compliqué parce qu'en plus ça dépend de la conformité du pied, ça dépend des mesures, il ne faut pas se planter sur les mesures, et de la taille de tes pieds.
- Speaker #0
Et puis du coup ça ne doit pas être la même chose à gauche qu'à droite.
- Speaker #1
Tes semelles en plastique, tu en es content, tu as des bons résultats ? Oui, c'est toujours en test. Je travaille avec le sabot français pour le coup, qui est toujours en évolution. mais ce qui est pas mal, c'est qu'il permet d'apporter des solutions assez rapides sur... sur des chevaux qui ont vraiment des réels problèmes, notamment grâce à la pression 3D. C'est super intéressant, parce que tu prends des photos de ton pied face solaire, avec tes petites mesures, etc., tout va bien, tu envoies tout, le truc passe en impression, il t'envoie une semelle, tu peux claquer la semelle 4 jours après, et puis le cheval...
- Speaker #0
Et c'est cloué ?
- Speaker #1
Tu clous ou tu colles. Ou tu colles.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ausha. Ausha, Ausha.
- Speaker #0
Donc ça, t'as des bons résultats avec ça.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Est-ce que ta semelle, tu peux la poser sur un parage comme moi je les aime ou est-ce que tu es obligé de mettre à plat ?
- Speaker #1
Tu es obligé de mettre à plat. Sinon tu fais tes torsions sur ton plastique.
- Speaker #0
Donc tu es obligé de parer à plat.
- Speaker #1
C'est le truc, c'est de parer toujours à plat.
- Speaker #0
Si tu poses quelque chose. Et du coup toi quand tu le vois, tu fais la diff entre ton parage plus podo où tu vas rechercher de la concavité et ton parage qui... que tu dois faire à plat,
- Speaker #1
que tu le coutes, pour mettre ton matos. Ouais, ouais, ouais. T'essaies toujours de... Puis tu vois par rapport au cheval, t'as des chevaux qui répondent bien, t'as des chevaux qui répondent moins bien. Tu essaies de doser à chaque fois avec le cheval, avec le qualité. En fait, c'est ça, la clé, c'est ça, c'est pas de se dire ce truc-là marche, je vais le faire sur tous les chevaux. Moi, je pense pas. Je pense qu'il faut vraiment individualiser le problème et voir ce qui marche sur le cheval. Et on peut se planter, on peut se dire on a essayé, ça marche pas. au vent en arrière ou à l'en-delà. C'est ça qui est intéressant dans le métier, c'est de pouvoir se dire qu'on fait de l'individualisation, voire vraiment sur un cheval à la fois.
- Speaker #0
Tu as de plus en plus de pieds nus ?
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
Est-ce que j'ai réussi mon lobbying ?
- Speaker #1
Bon, de toute façon...
- Speaker #0
Pas que je sois contre les chevaux ferrés, mais j'ai un petit lobbying pour les pieds nus, les gars. Tout le monde le sait, ça va être pour cette personne. Bon,
- Speaker #1
je pense que peut-être... Moi, je suis marié chez le ferrant, mais clairement, si je pouvais avoir mes chevaux pieds nus, tous mes chevaux pieds nus, je signerais. Ce qui est intéressant, c'est de pouvoir répondre à une problématique que le pieds nu ne peut pas faire.
- Speaker #0
Oui, il y a certaines transitions qui ne sont pas faites dans des moments où ce n'est pas bon à faire. Il y a certaines choses, bon alors moi c'est pareil, dans les sujets de l'étau il y a des choses où je pense différemment, mais par contre il y a des cas où il faut pouvoir ferrer. Alors après c'est à chaque liste dans la queue, c'est comment faire de moins en moins, on est aussi un peu moins bon pour ferrer, pour rester dans bon dans tout ça ne doit pas être évident.
- Speaker #1
Je pense que le truc c'est de pratiquer le roi-guilin, ouais effectivement si tu ne fais pas de bon à un mot tu ne fais pas de ferrage, mais ça n'arrive pas, parce que comme ça revient tout le temps, le ferrage aussi régulièrement que c'est toujours pareil, t'en fais quand même.
- Speaker #0
Tu as toutes les disciplines dans tes clients ?
- Speaker #1
Dressage, obstacle, loisirs, ouais, western un peu.
- Speaker #0
T'as de l'endurance ?
- Speaker #1
Non, pas d'endurance, j'en ai pas. Pourquoi, je sais pas. Bon après, ici dans le coin, c'est pas vraiment une région où je trouve l'endurance, mais... Faut être moi quand même. Non, c'est pas... C'est pas être mon délire.
- Speaker #0
Tu repors ?
- Speaker #1
Non, je fais du trotteur, surtout en formation, mais ça alors, pour le coup, ça m'a pas beauté plus que ça. Des fois, quand il faut donner un coup de main à un collègue qui n'est pas là ou qui est en absence, c'est qu'on appelle le bonhumeur du jury parce que je vais donner un coup de main, mais ce n'est pas le domaine de prédilection. C'est un domaine un peu particulier quand même. Le milieu des déboursés est particulier.
- Speaker #0
Et comment tu envisages l'avenir de ton métier ?
- Speaker #1
Toujours dans cette recherche d'évolution. Je pense qu'on est vraiment au début de l'évolution. au début de la nouvelle ère de la podologie ou de la maraîchalerie. On est vraiment au tout début et il va encore se passer plein de choses. Et je pense qu'il ne faut juste pas rester dans son carcan, de se dire, c'était comme ça il y a 10 000 ans, on va continuer à faire comme ça. C'est juste un beau métier, c'est quelque chose qui a permis aux chevals aussi de se développer. et qui a permis à la civilisation d'évoluer parce qu'on a évolué avec le cheval clairement.
- Speaker #0
Clairement, on nous a permis d'évoluer. On était d'abord itinérants, puis on est devenus sédentaires. Les fers ont permis qu'il y ait des chevaux qui se voient dans des stalles. C'est vrai qu'on oublie de dire « fixe » dans des stalles attachées en fait, c'était pas des box sans mouvement. Enfin voilà, ils nettoyaient pas les gommes dans le roue. Donc ça attaquait fort les pieds et sur des pieds... mou et attaqué, il fallait le lendemain pouvoir aller être postier pour la guerre et être directement dispo sur des routes pavées ou pas de route. Et donc, à cette époque-là, c'était très pertinent. Les premières sandales romaines,
- Speaker #1
même en cuir.
- Speaker #0
Donc, il faut bien savoir pourquoi ça a été créé de cette manière, d'où on vient, ce que ça a permis. Les chevaux, c'est pareil, dans l'idée du bien-être animal. Il ne faut pas oublier que le cheval a toujours un rôle auprès de nous, qu'il s'agit qu'il garde une place auprès de nous, qu'elle ait sa juste place, et si plus personne ne se sent à l'aise de vivre une aventure avec un cheval, parce qu'on pousse les choses trop loin, il ne restera plus qu'à faire des sushis au Japon. Je n'ai pas de critique de quoi que ce soit, mais je pense qu'on peut tendre à innover. dynamiser, rajouter des théories, des matériaux, parce que maintenant on fait un peu de folie, rajouter de la technique, rajouter de la connaissance, pour tout alléger, tout simplifier, tout rendre plus ergonomique, mais tout en étant conscient,
- Speaker #1
ça ne sera jamais parfait. On est toujours en recherche du perfection, on ne l'a pas jamais.
- Speaker #0
Mais il ne faut pas oublier que le déchevaux mourait à la guerre il n'y a pas si longtemps. Les sels, c'est pareil, je pense qu'on peut encore progresser. J'aime bien la phrase. Ça t'amuse ? Ça t'amuse toujours autant ?
- Speaker #1
Clairement, oui. Mais je pense que ce qui m'amuse le plus, c'est quand tu as des cas un peu chiants. Par exemple, tu vas te dire à la cheville, « C'est insupportable. Ceux qui sont passés avant vous, ça ne marche pas. Ils détestent ça. Avec toi, ça marche. Là, ça s'éclate. »
- Speaker #0
Oui, ça va. Je dis,
- Speaker #1
ça marche. le truc il boite de partout, il ne boite plus, ça ça m'éclate aussi. Et après la stabilité ça me plait bien aussi. Oui,
- Speaker #0
toujours ton petit client qui est toujours gentil avec toi.
- Speaker #1
Quand tu moques le cheval tu sais que ça marche, ça marche bien, pas besoin de trop y toucher, on continue sur ce mouvement là, le cheval va toujours bien, ça me va aussi. Le truc c'est de doser, c'est toujours doser, pas en faire trop. Savoir se poser, savoir se dire stop, en ce moment le corps est fatigué, le moral aussi, tout le monde, puis de se dire calm down, puis au top quoi.
- Speaker #0
Donc finalement c'est l'état d'esprit qui fait qu'on est bon ?
- Speaker #1
Bah oui. sûrement parce que de toute façon sans esprit si t'as pas l'énergie de te lever le matin et de te dire bon ça va être une longue journée,
- Speaker #0
ça va être difficile mais c'est bien en vrai c'est cool et ta vision du monde du cheval dans les années à venir qu'est-ce que tu vois comme évolution c'est quoi ta vision, ton ambition qu'est-ce que tu aimerais
- Speaker #1
On en discutait tout à l'heure, tout à fait. C'était vraiment l'optique du bien-être équin, de voir plus de mobilité chez le cheval. Ça pour moi, c'est un truc qui est vraiment sous-estimé. On aime bien les enfermer en 3 sur 3, c'est facile, il est tout prêt, tout dispo quand on veut monter. Sauf que pour qu'il ait un appareil locomoteur au top, il faut qu'il bouge. Le cheval est fait pour bouger.
- Speaker #0
Tout à fait d'accord. Moi, ça me rend malade quand j'ai les périodes où ils sortent moins. Et j'ai qu'une hâte, c'est que ça ne m'arrive plus.
- Speaker #1
C'est le problème de nos régions. C'est ce que nous, on a des...
- Speaker #0
Si on veut médier tout le temps, parce que... En fait, l'énorme stabu accessible qui mène à la région de Scandizé, qui mène à la prairie, pour moi, il n'y a que ça. Et que la prairie, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. que le troupeau dans certains cas ça peut ne pas être terrible et que la prairie sans choix pour aller se reposer typiquement la majeure ampoulinière que j'ai remis dehors un peu tôt elle cherche un endroit pour aller se concourir en sécurité et c'est vraiment qu'ils aient le choix qui est le plus puissant le foin à volonté et quand il y a de l'herbe de l'herbe pas trop engracé l'herbe les 3 F toujours Friends, foin
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est hay. Food. Ah oui, c'est food.
- Speaker #1
Food.
- Speaker #0
Et le dernier ?
- Speaker #1
Free.
- Speaker #0
Ah, et free. Ah oui, j'en avais lu, mais je n'avais pas les moyens. Oui, c'était bon.
- Speaker #1
C'est juste ça. Si on part sur ce principe-là, après, le cheval, déjà dans sa tête, il est déjà beaucoup plus disponible.
- Speaker #0
Et je trouve que toutes les infrastructures sont en train d'évoluer. Après, il y a un rapport à l'argent. On va en revenir sur les plans financiers. Il faudra le jouer à dans ces sujets-là. Il faut l'espace nécessaire et pouvoir créer la rentabilité. Parce qu'en fait, finalement, il y a quand même beaucoup d'endroits où la rentabilité fonctionne parce qu'il y a un surnombre sur place. Et donc, c'est ça qui limite. Finalement, c'est les plans financiers qui limitent le fait qu'on construise tout. Moi, clairement, le bâtiment n'est pas fait pour des raisons financières. Si on faisait plus très longtemps, ils auraient leur terrasse. Enfin, pas la terrasse, mais cet énorme espace, tout ce que j'ai dessiné. où il rentre et sort avec une énorme zone stabilisée pour l'hiver et puis l'après-midi. Et donc, pour moi, il y a une notion d'investissement qui est difficile d'amortir. Et il y a une notion d'espace où c'est pareil, tu mets moins de chevaux. Et donc, ton plan financier est impacté. Pourtant, c'est un mauvais calcul parce que les coûts sont juste déplacés. C'est-à-dire qu'en réalité, ça dépend. Il reste un précaste où il n'y a pas du tout de prévision. Bon, là, tu es un peu qui est bleu. Mais dans la majorité des cas, c'est des déplacements de fonds. C'est juste envisager les choses différemment.
- Speaker #1
Ça n'est pas un plan financier moins bon. Mais il faudrait que… C'est de la localisation aussi, parce que sur des régions ici à forte pression, c'est compliqué. Quand tu vois ici, on a encore une région… Dans la France, on a une région quand même bien dense, où il se fait difficile d'avoir des terrains, et qu'on a encore construit des centres équestres, ou à l'époque, qui étaient en plein centre-ville. j'en vois encore j'en vois pas trop mais ils sont souvent coeur village coeur ville et c'est là tu te dis bah en fait les mecs ils peuvent rien faire ils sont alors si tu veux repartir il faut tout vendre et repartir ailleurs et
- Speaker #0
faire autre chose et c'est là où c'est difficile pour eux il y aura toujours des demandes dans cet endroit là oui parce que ça arrange les parents oui il y a une personne Bye bye ! Je sais plus où c'est, Douai ? C'est où que j'ai été il y a pas longtemps à Douai ? Et apparemment quand t'habites le centre de Douai,
- Speaker #1
des écuries dans le coin c'est vraiment... Clairement. Moi je connais les locaux. Tu vas à Soltar, le centre du village, t'as pas un paddock en herbe à côté du centre-équestre quoi. Ça n'existe pas, t'as trois ou trois deux paddocks en sable et c'est tout.
- Speaker #0
J'ai la théorie mais j'expérimente pas assez le fait.
- Speaker #1
Ouais c'est rigolo mais... Moi, ça, j'ai plus envie de le voir. Quand j'y suis, je...
- Speaker #0
Moi non plus. Enfin,
- Speaker #1
voilà, j'ai vraiment un contre-cœur. Parce que je sais que le cheval, je vais le sortir du box, je vais juste le sortir pour faire ses payés, et le cheval, il n'en a rien à foutre, et en plus, je vais le rentrer dans son box. Super.
- Speaker #0
Et à la fois, ça participe au rôle de la place du cheval dans le monde. C'est-à-dire que ce petit cheval, dans cet endroit pas dingue, on ne sait pas où, mais on en imagine un, en plein centre-ville, qui finalement permet à certaines personnes habitant au centre-ville de se reconnecter aux vivants, aux gamins de connaître Petit Tonnerre, parce que finalement, moi je pense que le monde a besoin qu'on se reconnecte aux vivants, et de plus des perceptions, je pense que si on exacerbe la perception des gens, l'ouverture du cœur, peut-être qu'on n'en voit plus des bombes sur son voisin. Ça, je reste persuadée. Donc quelque part, Petit Tonnerre dans son centre-ville, je n'ai plus envie de le voir du fond du cœur.
- Speaker #1
Mais il a son rôle.
- Speaker #0
Mais il a... son rôle et je pense que ce qu'il faudrait plutôt qu'on envisage c'est quelles seraient les solutions à moindre coût pour améliorer la vie petit honneur et comment est-ce que fiscalement parce qu'il y a toujours ce putain de plan social désolé, on peut permettre à ces centres équestres mal mis de continuer d'exister parce qu'ils ont un rôle pour moi préventif pour la santé mentale, la santé des gens, le bien la mise en avant du sport équestre qu'on voudrait le plus léger possible. Moi, j'adore parce que du coup, par contre, je forme des pros qui ont des centres équestres, tant que je ne vais pas. Mais du coup, ils ont tous les chevaux en libre. Ils apprennent en libre. Et les gamins sont avec l'hélicole. Et pas des selles qui, tu vois, pour moi déjà, ça change tout. Tous les petits poneys qui se suivent sur un sol pas trop mauvais. Parce que moi, je faisais ça à 12 ans que je venais de cours. J'ai fait les cours Shetland avec Fleur qui se roule avec le gamin sur le dos qui pleure. J'ai fait. Moi, je viens de là. Et donc... maintenant de voir tous ces petits poneys bien heureux, le petit shetland avec le gamin sur le dos, le gamin il est trop content, le shetland il est en l'école et juste en fait il répond à la nana qui a été formée en libre pour le doubler, doubler, le gamin il pense il monte de ouf ça j'adore, ou qui vont faire des grandes randos mais tu vois avec cette notion il y en a beaucoup pieds nus mais cette notion, parce que du coup réduction des coûts aussi avec des chevaux qui vont plus dehors pour le coup en troupeau parce que là tous les petits shetland en troupeau ça marche je te l'ai Et donc finalement, déplacement de la vision financière du truc. Je pense qu'en centre-ville, déjà, de faire des très grandes terrasses, je ne devrais pas appeler ça terrasses, des très grandes zones stab, ça pourrait, je pense que ce n'est pas complètement impensable. Par contre, il faut reconstruire quelque chose.
- Speaker #1
Oui, et limiter le nombre.
- Speaker #0
Oui, ils ont vraiment beaucoup de chevaux, oui. Toi, tu me dis avec ton jeu que je ne me rends pas compte.
- Speaker #1
C'est quoi ? Des fois, tu peux avoir... Tu vas avoir 60 chevaux sur un hectare, mais un hectare avec des bâtiments et deux carrières et un manège. Oui,
- Speaker #0
il y a encore ce truc de... J'ai beaucoup d'élèves encore qui... C'est soit ils ont les infrastructures pour évoluer sportivement, soit ils ont la vie du cheval et les deux. C'est très difficile. Bien sûr, la crise financière.
- Speaker #1
Et pour moi,
- Speaker #0
on en revient sur le fait que... je vais me mettre déjà un dos, mais qu'il faudrait niveler le marché un peu par l'eau pour qu'on puisse réinvestir dans des choses qui soient un petit peu pertinentes.
- Speaker #1
C'est bon,
- Speaker #0
dans tous les coups, il y a plein de gens qui vont… Mais il y a un truc fiscal, en tout cas, financier et de plan de…
- Speaker #1
L'air de la guerre.
- Speaker #0
Oui. Et ensuite, une vision de… Je pense qu'il y a plein d'aides qui existent. Il pourrait exister des aides de la FED, d'amélioration des poneys clubs qui aident. à promouvoir le contact des chevaux dans des zones, je ne sais pas comment on pourrait les appeler, mais... c'est pas le bon terme en centre-ville où vraiment ton brin d'herbe tu l'oublies mais pour autant repenser vraiment parce qu'en fait tu ferais des grands bâtiments qui mènent à un grand espace stabilisé avec un plus gros troupeau ou deux plus gros troupeaux finalement leur couloir d'écurie si ça devient des bâtiments avec des chevaux en libre avec des troupeaux qui marchent, pourquoi pas moi je fous que la personne en pension ça marche pas pour les pensions ça dépend qui quoi
- Speaker #1
Passez. C'est à voir en fonction du marché, de la réduction.
- Speaker #0
Ou les chevaux ne se touchent pas de plus en plus. Maintenant, ils repètent les mules.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Attends, tu as dit augmenter la mobilité. Parce qu'à la base, la question,
- Speaker #1
c'est ce que tu as dit. Oui, c'est ça. Augmenter la mobilité, ouverture d'esprit sur le métier.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu vois qui te rend encore triste ?
- Speaker #1
Les gens fermés sur leurs idéaux d'il y a 30 ans, les chevaux qu'on sent malheureux parce que je disais 3 sur 3, ça, ça m'embête. Les chevaux aussi qui peuvent être dehors, mais qui ne sont pas non plus plus heureux parce que finalement, on ne va pas les voir.
- Speaker #0
Tu en as beaucoup au fond des prés ?
- Speaker #1
Non, je n'en ai pas beaucoup, mais ça arrive. On a pris Petit Donner pour faire de la tondeuse au fond du jardin. Tu te dis que Petit Honnaire, on lui donne n'importe quoi à bouffer. Ça, on t'en voit encore. Et en fait, tu n'as pas le choix de les voir. Parce que sinon, tu te dis que ces chevaux-là, ils ne voient personne. Personne ne t'en occupe. Tu es obligé d'aller voir Petit Honnaire au fond de la pâture. Tu n'as pas envie de le faire, mais tu es obligé de le faire. Tu ne peux pas le laisser avec ses sabots de petits kilomètres. C'est un rôle hyper préventif.
- Speaker #0
C'est le moment où tu vois le propriétaire. Tu dis, écoutez, l'herbe de tondeuse, c'est non. Non, c'est ça. Vous allez tuer le petit honneur, monsieur. Et le pain en grande quantité, c'est non.
- Speaker #1
Ah oui, tu vois encore les mecs avec leur brouette chez le petit boulanger du coin avec toute la baguette sèche qu'ils récupéraient. Et qui donnent un petit honneur.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
il y a une petite intervie de manière risquée. Exactement. Tu vois ça, tu vois les pieds pas assez faits. Tu te dis tout l'équilibre que tu as travaillé. tu peux le refaire.
- Speaker #0
Tu peux le dire.
- Speaker #1
Ah oui, je le dis. Et puis maintenant, je le marque sur la facture aussi. Ah oui ? Ça marche mieux quand la facture est un peu plus grosse.
- Speaker #0
C'est marrant. Donc, tu fais une facture plus dodue quand tu l'as attendue plus longtemps. Ah, j'adore. Donc, tu marques par âge. Comment tu l'écris ?
- Speaker #1
Par âge tardif. Pour le coup, je le marque surtout pour les fourbus. Mais par âge tardif pour vous, je ne vais pas te montrer les photos. C'est hallucinant. Pourtant, ce n'est pas forcément... Attention, ce ne sont pas des mauvaises personnes. Ce sont des gens qui...
- Speaker #0
Je voulais parler de bienveillance.
- Speaker #1
Il n'y a pas de jugement. J'ai une histoire là-dessus. Par exemple, un fermier qui a une annaise. Il m'appelle pour faire ses pieds. Elle n'a pas été faite depuis longtemps. L'annaise est dans une pâture à raies gras de vaches. C'est génial. et il a la naissance et à sa femme sa femme à isaïe meurt c'est elle qui s'en occupe et s'en occupe plus donc lui il s'en charge m'appelle moi j'arrive je vois les pieds un centimètre de longueur il a il la sort je me dis je vais me faire défoncer ça va aller relativement gentil je fais ses pieds je lui dis bon cette fois ci c'est j'ai quand même passé une heure sur votre train de sa ce beau temps et qui chaque fois ce sera moins quand vous l'aurez fait plus. Mais ce qui était très émouvant dans ce type de... Parce qu'on peut se dire, bon, il y a trop de boulot, je me casse, et puis basta. C'est qu'en fait, il avait été chercher sa femme avec sa voiture, qui avait les aimers. Donc, il l'avait mise devant moi avec la voiture et regardait que je me remette sur la voiture. Et là, je lui ai dit, bah, en fait, t'es là aussi pour ça, quoi.
- Speaker #0
Ah, c'est trop mignon. Donc, t'as un vrai rôle préventif. Et de temps en temps, tu fais quand même le petit ange beaucoup.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est ça que tu kiffes.
- Speaker #1
Ça, j'aime bien. tu as quand même ces histoires humaines. Je pense qu'on a tous ça aussi. C'est le cheval, OK, mais c'est humain aussi. C'est aussi le petit café que tu vas avoir avec le propriétaire, et que tu vas discuter de ce que Pompon a fait le dimanche, ou pas d'ailleurs. C'est ça aussi. C'est ça. Et quand tu restes dans cette optique-là... Du coup,
- Speaker #0
tu vois du sens. Oui.
- Speaker #1
C'est ce que j'avais besoin quand je cherchais ma voie, du sens à ce que je faisais tous les jours. Et je l'ai trouvé, je l'ai clairement trouvé. Je rentre chez moi, j'ai l'impression d'avoir travaillé, j'ai l'impression d'avoir fait quelque chose de ma vie. Et c'est ça que... J'ai envie que ça continue et que je ne me lasse pas. C'est ça qui est important aussi.
- Speaker #0
Je pense qu'il faut laisser là-dessus, ça c'était trop gros. On laisse là-dessus, on se mettra en deuxième.
- Speaker #1
Pas aujourd'hui, mais on vous en refait un deuxième.