- Ariane
Saint-Lucie a décidé de faire disparaître Excel. Au cœur de cette opération, on trouve l'implication sans faille d'Amel et Mathieu, les chefs d'orchestre du projet, et un choix stratégique, celui d'un déploiement modulaire privilégiant la sécurité à la précipitation et porté par une dynamique collective. Alors, tout laisse à penser que ce projet frôle le coup parfait. Et si on mesurait les résultats dans ce chapitre 3 ?
- Amelle
Moi, je vois que la communication est plus simple, puisque chaque acteur des services est autour de la table, et il y a un échange verbal, plutôt que des écrits ou des mails qui restent quand même sur des réponses, on attend des réponses. Là, au moins, l'échange est dynamique. Et moi, je perçois ça comme une avancée au niveau de la cohésion des services. Maintenant, quand un chariste doit faire une action supplémentaire, Les achats sont concernés, la qualité est concernée, et je pense qu'auparavant, ce n'était pas forcément le cas. C'était cloisonné service par service.
- Ariane
Selon vous, quels sont les indices irréfutables qui témoignent de l'efficacité de votre ERP métier ?
- Amelle
Le premier exemple qui me passe par la tête, c'est les inventaires. Les inventaires, moi, quand je suis arrivée chez Sainte-Lucie, je voyais Mathieu qui chargeait les inventaires dans Excel. Avec un moteur qui me paraissait, moi, complexe, mais évidemment, c'était une simplification d'outils qu'on utilisait. Donc avec une génération, avec une anticipation, tous les problèmes d'affichage qu'on peut avoir dans Excel quand on imprime, il manque, le jour des fiches d'inventaire, il manque la partie du lot. Ce sont tous ces détails-là et les contraintes d'Excel. Je voyais cette multiplicité de fichiers Excel à droite à gauche, avec des comptages manuels, avec des rayures. Honnêtement, ça, c'est ce qui m'a le plus marquée. C'était vraiment chronophage. Et là, maintenant, les inventaires se font au scan. Sur la partie mobile, c'est déjà préchargé. On scanne directement une palette, les articles, les quantités, les lots. Des lieux sont déjà indiqués, il y a juste une modification des caristes qui est faite. Et les inventaires, je ne sais pas combien... Moi, quand je suis arrivée, il me paraissait être une journée avec des volumes qui ne sont pas les mêmes actuellement. Là, en deux heures, trois heures, les inventaires sont faits. Et ça nous a permis même de mettre des inventaires tournants. Alors qu'avant, on figeait la période d'inventaire, donc deux fois par an. C'était figé, il y avait des arrêts de prod. C'était l'alerte sur tous les services. Maintenant, c'est fait pratiquement de manière transparente.
- Ariane
Les faits viennent donc corroborer ce succès sur le terrain.
- Mathieu
On s'est même presque fait surprendre où un inventaire des matières épices, ça pouvait prendre la journée parce que c'était premier comptage, deuxième comptage. Ah, on n'est pas d'accord. On fait un troisième comptage, puis on compare avec le logiciel. Donc on dit, oh, c'est long. On va venir, nous, à 9h au siège. On viendra à l'inventaire. À 9h30, on va aller voir où est-ce qu'ils en sont. Et petit quoi, qu'on arrive un peu plus tard, on arrive à 10h. Vous en êtes où ? Ah ben, on a fini. Ah, mais en fait, on voulait venir vous voir, savoir comment ça se passe. Ah ben, très bien, c'est terminé. On a fini l'inventaire. On est en train de chercher quelle est la cause des écarts.
- Amelle
On a notre qualiticien qui, pour rien au monde, échangerait vif. Lui, il subissait la saisie dans Excel avec toutes ses analyses. Là, avec... Avec VIF, les plans d'analyse sont déjà préchargés. Quand il vient faire son analyse par l'eau, son échantillon, en fonction de la matière, il sait déjà quels critères il doit renseigner, avec les normes qui sont attendues. Donc, c'est un gain de temps. Il n'a plus à réfléchir sur s'il a oublié telle et telle analyse. Là, directement, c'est guidé. Le système le guide. Il peut étiqueter de manière automatique directement ses échantillons. Donc, manifestement, pour lui, c'est vraiment un gain de temps. Et l'outil, il souhaiterait le changer pour rien au monde. Ça, c'est une valeur sûre. Il nous l'a dit et redit.
- Mathieu
Il faut dire, avant une réception, un lot, on recréait, on copiait, collait des fichiers Excel. Selon les grandes familles, il allait chercher dans son classeur quelles sont les questions que je dois me poser pour cet article-là. Il se pose les questions, normal, il répond. Il a une valeur. Est-ce qu'elle est bonne ou pas ? Il faut aller se repointer sur la fiche. Est-ce que ma valeur est hors norme ? Elle est dans les normes ? Maintenant, le système est autoporteur. Il a un lot. Le lot, il a un article. L'article, il a un plan qui lui est associé. Toutes les questions déroulent. Il met sa valeur. Le plan, il sait si la valeur est bonne ou pas bonne. Ça met en rouge. C'est super fluide. Là où on cherchait partout et quand on lui disait « Ah, tel lot, comment il se comporte ? » Il fallait qu'il se rebalade dans ses fichiers. Maintenant, la fiche qualité du lot, elle a toutes les informations en direct, accessible à tous. Personne ne lui demande si c'est bon ou pas. Tout le monde y a accès.
- Amelle
Et le matin, son arrivée, il a déjà dans sa boîte mail l'information des matières qu'il doit renseigner. Sa feuille de route est déjà tracée pour la journée. Avant, c'était à lui de rechercher l'information desquelles matières il devait faire les contrôles en fonction de leur date de réception. Donc là, directement, le matin, il ouvre sa boîte mail, il a son périodique qui arrive et comme ça, il peut ouvrir directement sur ses différentes analyses. Ça, c'est aussi un gain de temps assez notable.
- Mathieu
Ça, c'est la résultante de toute la réflexion qu'on a eue de comment l'information circule. Et c'est là où on s'était dit, il suffit de mettre un petit drapeau automatique sur le lot qui est à faire dès lors qu'il y a une réception. Et dès lors qu'il le fait, ce drapeau, il passe à l'état fait. Et c'est toute la réflexion qu'on a fait en amont. Et c'est là où on avait une réflexion globale au début, où on retrouve les gains quand on fait des nouveaux modules. Parce que c'est fluide, on a pensé l'acheminement de l'information, ne serait-ce que... Pas du workflow, mais quelque chose qui s'en rapproche. On utilise des techniques qui ne sont pas prévues pour, parce que l'outil a des possibilités, il faut les utiliser, et on a des gains aussi pour ça. Oui, on a été curieux, on a creusé, et c'est là où on arrive à vraiment profiter du logiciel. Est-ce que le fait que les utilisateurs eux-mêmes nous demandent de rajouter des choses dans VIF alors qu'ils n'étaient pas concernés au début,
- Amelle
c'est une preuve tangible ? Pour en venir au stock, une preuve tangible, c'est que les caristes en charge des produits finis ont été jaloux des caristes de matières, de réception de matières. Donc, ils nous ont demandé s'il était possible d'augmenter le périmètre du stock, de la gestion de stock d'en vif aux produits finis. Cette année, nous avons fait le passage de la migration du stock du produit fini de notre ancien logiciel vers VIF, parce qu'on a une facilité de manipuler les différents objets palettes dans VIF, et on arrive plus facilement à retrouver la traçabilité d'une palette dans VIF par rapport à notre ancienne ERP. Donc pour la gestion de stock, la recherche des écarts, VIF, ça a été vraiment... un plus. Donc là, c'est vraiment une preuve comme quoi la gestion du stock est mieux maîtrisée dans VIF que dans notre ancienne ERP, puisqu'il y a une volonté des utilisateurs d'augmenter le périmètre de VIF.
- Mathieu
C'est l'utilisateur qui était demandeur, c'est le responsable du stock, c'était sa phrase, c'est bonjour, quand est-ce qu'on met le stock de produits finis en VIF ? Et après, ils discutaient. C'était systématique quand on le croisait.
- Amelle
Donc j'ai bien compris que... qu'à un moment donné, il fallait vraiment faire ce passage-là. En termes de volume, c'est la plus grosse migration du stock qu'on ait faite dans VIF. Donc celle-ci, avec l'expérience qu'on a eue, elle s'est très très bien passée. On a démarré le lundi à 5h du matin sur VIF, sans aucune contrainte, sans aucun problème. On a eu une coupure de notre service d'expédition de commandes. A deux heures, au début, on avait prévu une grosse demi-journée. Et finalement, on a eu une coupure de deux heures. Donc, ça a été complètement transparent pour l'emploi. On n'a eu aucun souci.
- Mathieu
Notre force commerciale n'a pas vu la différence.
- Amelle
Notre force commerciale n'y a vu que du feu, j'allais dire. Donc là, c'était vraiment un passage maîtrisé grâce à l'expérience qu'on a pu avoir des gestions de stock de vif. Ça, c'est le plus gros succès, j'allais dire. Le projet continue toujours à vivre, même avec les fonctionnalités que l'on a. Et puis après, derrière, on a d'autres objectifs pour étendre le périmètre de vifre au niveau fonctionnel.
- Mathieu
Donc, on est en constante évolution parce que l'entreprise elle-même n'est pas figée.
- Ariane
Vous venez d'écouter l'histoire d'une transformation menée avec Audace et Méthode, qui a permis à Sainte-Lucie d'ouvrir une nouvelle page de son aventure. Remplacer Excel par un ERP métier a été le fruit d'un choix réfléchi, guidé par l'envie de grandir, d'innover et de conjuguer performance et humain chaque jour. Aujourd'hui, cette dynamique continue de s'enrichir grâce au retour du terrain. Une réussite qui installe son ERP au cœur d'une aventure en constante évolution, fidèle à l'esprit pionnier de Sainte-Lucie. Merci d'avoir écouté cette nouvelle autopsie. N'hésitez pas à laisser vos commentaires et à partager ce podcast autour de vous. Merci à Olivier de Lajoux-Soulinière pour la réalisation et à très bientôt pour un nouvel épisode palpitant d'Autopsie de projet.
- Speaker #3
Ce podcast vous a été proposé par VIV Software, éditeur intégrateur de solutions logicielles ERP métiers, supply chain et gestion de production en temps réel infusée à l'IA. Plus d'informations sur nos solutions et notre accompagnement sur le site internet viv.fr.
- Ariane
On a parlé d'un coup parfait, de votre coup parfait. Avez-vous en tête un autre exemple issu de la littérature ou du cinéma ?
- Mathieu
Désolé Literature, je passerai cinéma aussi, mais je suis joueur trop, peut-être beaucoup trop. Et dans le moment, il y a un certain clair-obscur où c'est une petite équipe d'une trentaine de Montpellierains qui arrive à faire une pépite qui dépasse des gros jeux AAA faits par 200-2000 personnes. Et comme quoi, quand il y a des passionnés qui font des choses à cœur. Il y a beau avoir des défauts et que ça ne fonctionne pas sur tous les points, il y a quand même moyen de créer des magnifiques choses à petite échelle.