- Speaker #0
Bienvenue sur Avotex, un podcast pour découvrir les auteurs et autrices de l'imaginaire autour de leurs boissons préférées. Lecture, échange, bonne humeur !
- Speaker #1
Bienvenue sur la saison 1 épisode 8 pour découvrir aujourd'hui la plume de Célia Blossom. Bonjour Célia ! Bonjour ! On commence toujours par ça. Une petite boisson qu'on se partage, et aujourd'hui c'est une boisson assez spectaculaire.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux partager à nos auditeurs et auditrices ce qu'on va boire ensemble ?
- Speaker #1
Alors c'est une fleur de thé, et plus exactement aujourd'hui, une fleur de fraise.
- Speaker #0
C'est ça, avec plein de saveurs. Elle s'est ouverte sous nos yeux. J'essaierai de vous mettre, alors la vidéo non, parce que la vidéo on a raté, mais la photo, au moins la photo, parce que c'est assez magique. Car, petite précision, aujourd'hui on est en face à face pour de vrai, je ne suis pas via Zoom avec mon invité, on est toutes les deux dans la même pièce. Le son sera peut-être du coup un petit peu différent, mais voilà, c'est un plaisir de t'avoir juste là, devant moi. Et bien écoute, comme d'habitude, je propose de commencer par une petite présentation pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas encore. C'est Léa, à l'image des Denis. ton personnage principal dans les chroniques d'Ephiméria, ton premier roman publié, tu es la douceur et la force incarnée. Depuis deux ans, je t'observe un peu plus de deux ans. Je t'observe construire ta carrière d'autrice comme on randonne sur un chemin caillouteux. Sauf que sous tes pas, les obstacles deviennent du sable doux. À celles et ceux qui nous écoutent à présent, ne vous fiez pas à la voix douce et au calme de Célia Blossom. Derrière les câlins spontanés et toujours bienvenus de Célia, On trouve une volonté sans falme d'aller là où elle le décide. Premier roman écrit, première publication. Et le deuxième arrive dans pas longtemps, j'en suis certaine. Céléa Blossom est une machine à écrire des sentiments qui vous feront rêver, réfléchir, pleurer, rire et frissonner. Le tout enrobé de sa douceur naturelle. Parce que quand même, n'oublions pas que l'amour est la plus grande de toutes les forces. Et pour le rappeler à la terre entière, tu écris de la fantaisie, du fantastique, et de la SF, dans le style cosy, solarpunk. Ton truc à toi, c'est faire passer les messages comme des doradiakis, ces petites pâtisseries japonaises d'aspect doux et rond, mais à la saveur puissante. Cette douceur, tu la prêtes aux autres, en étant également correctrice. Tu as ton propre label appelé Destination Correction et tu apportes tes retours sur les textes avec bienveillance et précision. En mars 2025, tu remportes un prix au concours du salon Pied-la-Lire à Rouen, avec une courte nouvelle intitulée « Emprunt » . Alors, bien qu'il soit à la limite des genres de l'imaginaire, c'est ce texte que je vous propose d'écouter aujourd'hui. Il illustre parfaitement l'écriture de Célia. On y explore toutes sortes d'émotions, sans fioritures, sans violences.
- Speaker #1
Alors, place à la lecture, et on se retrouve juste après. « Emprunt » de Célia Blossom
- Speaker #0
qu'est-ce qu'on est à l'étroit ici à mes côtés du vieux papier rabougri défraîchi des reliés cornés mornes et gris affligés d'attendre à l'infini la vitre opaque donne sur un coin d'herbe une allée d'arbres un petit fleuve un lieu tranquille où les passants promènent leurs chiens insidieusement l'humidité imprègne mon papier il se gondole sue la moisissure dégage d'étonnantes émanations terreuses rien ne m'avait préparé à être si vite abandonné mais je ne veux pas croire déjà qu'elle ait pu m'oublier quelques semaines plus tôt serré entre deux autres brochets je rêve qu'on vienne épouster le sommet de ma tête qu'est-ce qu'on est bien sur cette étagère la soufflerie répand un air chaud qui effleure tout juste mon dos en cette fin d'après-midi les derniers fils de soleil s'infiltrent dans la librairie en dehors d'un porte mine qui griffonne sur le papier et des dans le panier de fluffy il n'y a pas un bruit une lueur rose emplit la pièce lorsque la clochette de l'entrée tintine à bulles la libraire accueille une demoiselle sur son habituel ton chantonnant c'est une voix fluette qui lui répond des bottines foulent timidement le parquet le long des rayonnages sa présence pourtant si discrète capte toute mon attention quand elle arrive dans mon allée autour d'elle flotte un agréable parfum de violette elle s'avance survole les réunillures du regard porte son choix sur un roman non loin de moi avec précaution elle le glisse hors de son étagère elle le retourne entre ses mains le considère sous tous les angles l'entr'ouvre ses yeux verts en explorent les premières pages lentement ses doigts longs et fins effleure le papier c'est comme si elle manipulait un précieux héritage une relique digne du plus grand respect moi aussi je veux qu'elle me feuillette sans conviction elle referme le livre avant de le repositionner exactement à sa place un tel soin c'est rare la plupart du temps on nous repose dans la boîte au bout de l'allée et on doit attendre que la libraire ait l'amabilité de venir nous ranger cette fille je l'aime bien elle parcourt plusieurs romans sans jamais trouver celui qui la satisfait tout à fait mais elle continue d'en saisir un de considérer l'autre et ce avec une patience infinie presque cérémoniale lorsque son regard tombe finalement sur moi je jurerais qu'un frisson traverse mon dos elle pose un doigt sur ma tête et me fait basculer hors de l'étagère son souffle caresse ma tranche supérieure et toute la poussière qui m'encombrait s'envole qui que tu sois embarque moi s'il te plaît je veux vivre chez toi j'arbore mon plus beau profil à en faire chatoyer ma première de couverture est-ce que ce sont des étoiles qui viennent d'apparaître dans ses yeux je suis soudain gonflée d'espoir elle me retourne entre ses mains pour lire ma quatrième l'appréhension vibre en moi je me sens tendue je n'ai jamais autant eu envie qu'on me feuillette et elle le fait son index et son pouce s'emparent de l'extrémité de mes pages et elles m'ouvrent au contact de ses doigts sur le contour de mes mots je ronronne avec fluffy elle prend son temps pour découvrir les premières lignes son regard vert descend en aller-retour puis elle tourne la page oh j'aimerais que ce moment dure lorsqu'elle me referme je frémis est-ce qu'elle va me reposer dans mon étagère non je ne veux plus y retourner mais à ma grande surprise elle m'emporte et c'est comme si une nuée de papillons se libérait entre mes pages c'est moi qu'elle a choisi le gros fauteuil molletonné grince lorsque constance ramène ses jambes tout contre elle pour les blottir dans un plaid dufteux le regard plongé entre mes lignes elle s'apaise ses yeux me lisent mais son esprit rêve dans le salon les aiguilles de l'horloge rythment le silence ses notes d'infinité parcourent la tapisserie mauve vibre entre les longues feuilles des plantes araignées et les aloès se réfugie au creux des tapis et des coussins moelleux la maison est paisible et entre les douces mains de constance je somnole je baigne dans une torpeur chaleureuse et chaque page tournée m'emplit de volupté le soupir de son rire effleure mon papier qui se gondole de bonheur les secondes s'étirent à me ravir je contemple ces bouclettes et me perd dans sa brume de violette comme j'aimerais qu'elle ne me quitte jamais le miaulement d'une porte me tire de mon demi-sommeil constance une voix ronde et familière la concernée lève le regard vers sa soeur qui ne peut qu'être sa soeur au dessein de son profil un haussement de sourcils une moue désapprobatrice un retroussement de lèvres un plissement de front constance capitule a regret elle déplie ses longues jambes et ses pieds cherchent ses chaussons le pouce coincé entre les pages et en plein milieu d'un chapitre constance attrape un marque-page tout petit et usé aux couleurs délavées je me referme sur lui et je glisse sur la couverture dufteuse charmée par la promesse de la retrouver les journées s'écoulent indolentes innocentes la douce constance assoiffée de mots boit mes lignes tout aussi attristée de me délaisser à chaque apostrophe imposée par la vie les échappées littéraires qu'elle s'offre avec moi constituent son plaisir quotidien une bulle d'évasion sans bornes a travers elle je prends vie dans son imaginaire et c'est le plus beau cadeau qu'elle puisse me faire elle est patiente constance ce matin pourtant le suspense est trop grand elle approche des dernières révélations elle est apprêtée parfumée l'élégance incarnée un coup d'oeil vers le canapé où elle m'avait laissé plus le temps d'hésiter elle ne résiste pas a l'envie de m'embarquer ses deux mains m'enveloppent et bientôt je loge dans l'une des poches intérieures de son sac bien à l'abri dans un espace rien qu'à moi j'y suis bercé au rythme de ses pas lorsque je ressurgis constance me dépose sur une table escamotable des secousses légères régulière un paysage de campagne qui défile derrière la baie vitrée la rumeur des conversations à peine l'index de constance a-t-il eu le temps d'apparaître entre mes pages qu'une jeune insolente vient s'avachir sur la banquette d'en face qui qui pour troubler cet instant de quiétude dont je me languis ces temps tu vas jusqu'à pont-dorson toi aussi constance se contente de remuer timidement la tête tu sais quelle correspondance il faut prendre pour le mont saint-michel insiste insolence c'est la première fois que j'y vais constance l'âme charitable entr'ouvre les lèvres l'arrêt de bus est juste à la sortie de la gare tu ne devrais pas te tromper si tu le dis soupire insolence tandis que son regard se perd dans la verdure au dehors je rêve de visiter ce site depuis si longtemps le sourire qui fleurit sur le visage de constance m'éblouit c'est un endroit fabuleux surtout à marée haute insolence est un vrai moulin à paroles la conversation va bon train tant et si bien que constance finit par me glisser distraitement dans son sac je fais le deuil de notre moment à deux et prends mon mal en patience un soubre saut renverse le sac sur la banquette inconfortable je me sens instable le tac tac insistant des roues sur les rails me pousse dangereusement vers le bord et je bascule sous la table ma tranche en prend un coup le choc fondu dans l'agitation ambiante est passé inaperçu le flot de mots d'insolence continue de se déverser le filet de voix de constance continue de lui répondre constance n'a pas remarqué que je suis tombée elle va bien s'en rendre compte à un moment donné non on est à saint-lau s'inquiète soudain constance tandis que le train ralentit heu je crois bien oui c'est mon arrêt constance sans presse de se redresser en portant son sac encore ouvert. « Elle ne va pas partir sans moi, quand même ! Bon voyage au Mont-Saint-Michel ! » ajoute-t-elle avant que le tapotement de ses bottines s'éloigne dans l'allée je frissonne de toutes mes pages ne m'abandonne pas constance quelque chose bute contre mon dos c'est le pied d'insolence elle se penche sous la table me voit prend la peine de me ramasser son regard s'échappe par la baie vitrée une étincelle le traverse à peine s'est-elle levée que le train s'ébranle de l'autre côté tandis que la courbe de ses sourcils trace un pointillé sur son visage constance restée figée sur le quai pousse un cri muet j'avais le fébrile espoir qu'insolence me rapporterait à constance mais à mon grand désarroi elle s'est débarrassée de moi elle m'a déposé dans la première boîte à livres qu'elle a trouvée qu'est-ce qu'on est à l'étroit ici à mes côtés du vieux papier rabougri défraîchi des reliés cornés mornes et gris affligés d'attendre à l'infini la vitre opaque donne sur un coin d'herbe une allée d'arbres un petit fleuve un lieu tranquille où les passants promènent leurs chiens insidieusement l'humidité imprègne mon papier il se gondole sue la moisissure dégage d'étonnantes émanations terreuses rien rien ne m'avait préparé à être si vite abandonné mais je ne veux pas croire déjà qu'elle ait pu m'oublier les courants d'air s'infiltrent de part et d'autre et je tremble de toutes mes feuilles pas de froid non de l'émotion qui m'emplit j'ai perdu constance j'ai encore l'empreinte de ses doigts imprimés en moi j'ai encore son marque-page coloré serré contre mon papier mais le parfum de violette s'est envolé si j'avais des cordes vocales je crierais à la mort que quelqu'un vienne me libérer j'attends longtemps au banc des romans lorsqu'enfin je reviens entre des mains un rayon de soleil se reflète sur ma couverture malgré les chagrins du ciel et les caprices du vent j'ai encore une belle allure mon aspect lui plaît à cette graine d'adolescence ça lui suffit pour me changer de résidence adolescence vit avec ses parents dans un grand appartement au gré de ses humeurs elle a des gestes empressés négligés elle me cache sous son oreiller et au coucher c'est au creux de mes pages qu'elle aime veiller elle me lit deux fois trois fois quatre fois elle grandit elle m'oublie c'est dans un carton que je finis ça se négocie dans les cris en fin de compte je quitte le nid je suis baladé empilé entassé je côtoie des livres de tous genres de toutes époques de toutes origines rangés disposés présentés trouvés à force d'être retourné manipulé écrasé j'ai le dos un peu cabossé mais cette femme aux doigts graciles fait preuve d'une grande tolérance sa maison quelque peu empoussiérée accueille des étagères désordonnées et tout un peuple de papiers romans revues recueils littérature du monde entier tolérance m'a lu en une journée parmi toutes les collectionnées jour après jour je la contemple ce fanné au passage de ses enfants la maison est vidée des mains nerveuses s'emparent de moi m'épargnent le carton me jettent dans un sac en toile urgence ne trouve jamais le temps de lire elle fait mine de s'asseoir m'ouvre d'une main boit son café de l'autre la sonnerie de son téléphone retentit elle m'abandonne par terre gants ouverts le marque-page coloré glisse vers le sol j'aimerais l'agripper mais il m'échappe je fais le grand écart Je tire sur ma tranche, malgré tout, mes efforts sont vains. Quand elle me ramasse, urgence a le bon sens de le remettre à sa place. Oh, mes résineux, merci ! Elle m'attrape sans délicatesse, me lâche sur la table basse et se presse. C'est toujours pas le moment, elle me laisse. Au revoir, tigresse. Je reviens à moi le soir où je rencontre Patience. patience est l'ami d'urgence c'est comme l'encre noire et le papier blanc deux entités opposées qui s'entendent parfaitement tu l'as depuis quand ce livre il était à ma mère mais je trouve pas le temps de lire là je peux te l'emprunter Atterrir dans la bibliothèque de patience est un vrai bonheur. Un bonheur comme je n'en ai pas connu depuis longtemps. les étagères sont pleines de jeunes livres fraîchement lus parfois relus souvent parcourus elle récolte des bribes de tout ce qu'elle a lu les dissémine dans ses carnets c'est décidé j'adore patience je dors si bien sur cette planche en bois sur les hauteurs de son appartement chaque matin lorsqu'elle ouvre les volets les premiers rayons de soleil viennent me caresser le dos de temps en temps patience m'emmène dans le salon sillonne mes pages avec ses jolis doigts elle lit des passages à voix haute joue avec se les approprie j'ai tout pour être heureux ici pourtant tu l'as lu plus d'une fois et j'ai adoré je peux le récupérer ça m'occupera pendant la grossesse la fin de mon séjour chez patience me déchire de retour chez urgence je suis cornée tachée froissée tout compte fait j'aurais préféré qu'elle m'oublie et me laisse de côté ignorance qui partage maintenant sa vie traverse parfois le salon ne me jette pas un seul regard ne prend pas non plus la peine de me ranger bientôt éclatent dans ce quotidien les cris d'un bébé une bouille d'innocence qui grossit s'agrandit s'amuse et rit qui déborde de bave aussi j'évite de peu une salve de vomi quand innocence colorie je me méfie des crayons qu'elle brandit au-dessus de moi elle me menace et ignorance viens lui donner une feuille lisse et blanche à la place déjà gribouillé pauvre papier pour ma part j'y aurais échappé le papier usé par les années je quitte enfin la résidence d'innocence emballé transporté remisé par une belle journée de printemps c'est prudence qui m'expose au vent parmi d'autres romans il y a beaucoup beaucoup de livres mais pas seulement les verres en cristal teintent entre les coupes et les vases les étoffes brodées claquent les unes contre les autres dans les courants d'air les poteries s'éparpillent les breloques s'entrechoquent sous le couvert des arbres le peuple palabre on m'effleure on me soulève on me repose puis deux silhouettes recouvrent le ciel rose.
- Speaker #1
Elle dédicace ici, aujourd'hui ? T'es sûre ?
- Speaker #0
Je te jure ! J'ai vu l'info sur les réseaux.
- Speaker #1
Oh, tu crois qu'elle est déjà arrivée ?
- Speaker #0
Sa voix, toute effervescence, est montée dans les aigus. Ses yeux s'illuminent soudain et son doigt tombe théâtralement sur ma première de couverture.
- Speaker #1
Ce roman... « C'est celui qui lui a inspiré son premier best-seller ! »
- Speaker #0
« Ah bon ? Comment tu sais ça ? »
- Speaker #1
« Elle l'a écrit l'année dernière, sur son blog d'écriture. »
- Speaker #0
« Toi, t'es vraiment fanat ! » Effervescence récupère sa main pour masquer une bouche béante. Elle attrape le poignet de son amie et le secoue à la manière d'une adolescente. Elle étouffe un cri d'hystérie, mais ce qui s'échappe d'elle ensuite est plutôt de l'ordre du murmure. elle est là à l'entour une foule de voix disparates résulte en un vaste brouhaha Parmi ce tourbillon de vie, les effluves d'une fleur flottent dans l'air, une brume délicate, délicieusement familière. Des souvenirs lointains remontent, je m'y accroche, plus de doute, elle approche, une robe parfaite, de longues bouclettes, un parfum de violette, je m'étire de toutes mes pages. pour saisir l'élan d'une bourrasque le vent s'engouffre entre mes lignes et mes pages bruissent rugissent la robe tournoie je me déploie dans ma sourde révolte le marque-page aux couleurs délavées son pas vire et je chavire comblé je tremble de tout mon papier constance m'a retrouvée On referme le livre et on retrouve Célia et notre belle tisane de pleurs. Du coup, ça y est, on se les servit, ça sent divinement bon. Il y a quelque temps déjà, toi et moi, Célia, on a fait une lecture commune, La société très secrète des sorcières extraordinaires.
- Speaker #1
Oui, je me souviens bien.
- Speaker #0
C'était même pour ma part ma première lecture commune, je n'avais jamais fait ça. Et en fait, c'est avec ce roman que j'ai découvert la cosy fantasy. Et comme c'est ce que tu écris principalement, on est parti sur l'idée de vous parler aujourd'hui de la cosy ou les littératures du sensible. Peut-être qu'on peut commencer par une petite définition ou en tout cas poser un petit peu le décor. Les romans que l'on dit cosy, ce sont des sous-genres. Donc il y a la cosy fantasy par exemple, qui est un sous-genre de la fantasy. On pourra peut-être parler aussi du solar punk, que tu écris aussi, qui est pour le coup un sous-genre de la SF. Tu complèteras si tu le souhaites, mais l'idée de cette littérature, c'est de se centrer davantage sur le... quotidien des personnages, plutôt que sur une quête épique ou une grande bataille. On met l'accent sur un cadre réconfortant, souvent rural, avec une éventuelle magie, mais toute douce. La notion de famille choisie aussi revient souvent. Pour ceux qui connaissent, on peut citer Kiki la petite sorcière, qui moi, à mon sens, est un exemple assez parfait de ce que peut être la cosy.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement ça, le côté un peu tranche de vie, mais dans un monde plutôt magique et fabuleux.
- Speaker #0
Justement, bon Pourquoi la cosy-fantasy plutôt que le feel-good qu'on retrouve dans les littératures blanches, littératures générales, en tranche de vie ?
- Speaker #1
J'écrivais déjà dans l'imaginaire depuis que je suis ado ou même depuis que je suis enfant. Je n'ai pas forcément choisi d'écrire de la cosy. Ça transparaissait dans mes textes, c'était quelque chose que je ne connaissais pas, qui était déjà là. Et un jour, j'ai découvert ce terme-là, ce que ça représentait. Et je me suis dit, oui, c'est exactement ce que j'écris, la cosy.
- Speaker #0
à commencer à écrire de la cosy sans même savoir que tu écrivais de la cosy.
- Speaker #1
C'est ça, j'ai souvent écrit des textes assez colorés, assez justement sensibles, beaucoup dans les émotions, dans la légèreté, la simplicité, et surtout pas dans les grandes batailles. Je vais plutôt chercher dans la luminosité, dans le questionnement des personnages par exemple, et pas nécessairement dans la confrontation de deux entités. le bon, le mauvais, par exemple, comme on peut voir beaucoup. Moi, je voulais vraiment explorer autrement, en fait, mes écrits.
- Speaker #0
La cosy fantasy, c'est un genre qui a pris son envol assez récemment. Tu l'as dit, même toi, t'as commencé à en écrire sans avoir le terme et sans savoir que ça existait, que d'autres gens écrivaient dans ce style-là. Décollé dans les librairies, dans les publications, etc. Un peu au moment du Covid. Comment est-ce qu'on pourrait expliquer ça ?
- Speaker #1
Alors pour moi, la cosy, c'est vraiment une réponse à une forme d'anxiété. En fait, on vit à une époque qui est assez anxiogène et où je pense qu'on cherche à se réfugier dans ces lectures, justement un peu refuge, cocon, rassurante, qui font du bien. Effectivement, c'est vrai que ça se développe dans un peu tous les genres littéraires, que ce soit sa part du feel-good, qui a énormément de succès aujourd'hui. Et maintenant ça commence à arriver aussi dans l'imaginaire et c'est vrai que ça fait du bien d'avoir des lectures comme ça qui vont vraiment à contre-courant justement de la dark fantasy par exemple ou des dystopies, tout ce qui est théorie de l'effondrement. On va vraiment chercher d'autres imaginaires, d'autres univers, d'autres possibles. Moi c'est aussi ce que je voulais quand j'ai écrit les chroniques d'Ephiméria, je voulais pas tout à fait partir dans de l'utopie mais dans un possible en fait différent. Pouvoir se projeter, en fait, dans un monde plus bienveillant. C'est vraiment ce que je recherchais. Et là, j'ai également ce projet d'écrire un roman solarpunk, effectivement, qui me tient beaucoup à cœur en ce moment, parce que j'ai envie de donner de l'espoir, notamment aux futures générations, en fait, de se dire qu'on n'est pas forcément obligés de partir dans le mur, ou disons qu'on peut au moins limiter les dégâts, ou s'adapter, en fait, tout simplement à ce qu'on a ici, et réapprendre, en fait, à vivre d'une autre manière. pour être tout simplement heureux en fait.
- Speaker #0
Pour les personnes, les lecteurs et les lectrices qui sont plus dans la dark fantasy ou même la fantasy épique, tout ce qui est cosy a une réputation un petit peu de naïve, littérature naïve. Comment tu casses la figure sans le lancer pour autant, mais à cette idée-là ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. C'est vrai que moi, j'ai tendance, enfin, j'ai tendance à me dire depuis longtemps que je suis quelqu'un d'un peu naïve. Donc, je ne suis peut-être pas la mieux placée, en tout cas, pour ça, parce que je... Je considère que j'ai quand même beaucoup de chance dans ma vie de ne pas avoir de problème majeur, que ce soit de santé ou jamais été confrontée vraiment à de la violence. Donc peut-être que ça participe en fait à ma propre vision de la vie qui est peut-être un peu trop optimiste effectivement. En ce qui concerne les récits cosy, je pense qu'il n'y a pas que justement le côté uniquement facile en fait. on aborde parfois des thèmes justement assez sensibles et difficiles parfois, comme la mort ou la maladie. Vraiment, ça peut toucher parfois à ce genre de thème. Et c'est aussi une manière plus subtile, plus douce, d'approcher cette thématique-là sans violence, avec peut-être des mots différents, mais qui permet aussi une approche plus sensible.
- Speaker #0
Derrière cette façade, comme tu dis, de facile ou de naïf, il y a une vraie littérature engagée, même politiquement, parce que c'est dans ces livres-là qu'il y a des thématiques très engagées, comme la cause LGBTQIA+, par exemple, qui est très représentée dans ces histoires, la conscience écologique, l'humain avant tout, c'est une littérature engagée, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. C'est surtout pour le solar punk, je trouve, parce que finalement, on est quand même dans du solaire et du punk, donc côté rebelle, etc. Donc, on essaie de remettre en question certains modèles, certains modèles de société, en fait, clairement, pour moi, en proposant peut-être aussi des alternatives, en fait, pas seulement être dans la critique ou le côté péjoratif, mais vraiment dans l'idée, on va proposer des solutions pour avancer. D'où ce côté plus optimiste, oui, effectivement.
- Speaker #0
justement SolarPuck si on parlait parce que c'est ton projet c'est un projet que tu as en tête par la suite. Ça propose du coup une anticipation optimiste d'un avenir qu'on espère connecter avec la nature et la communauté. Ça s'oppose un peu à la dystopie et ça se rapproche un peu de l'utopie, mais sans justement ce côté naïf, parce qu'il y a des vrais enjeux quand même qui sont posés.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Moi, ce que j'aime bien avec le solar punk, c'est justement le fait qu'on se recentre sur des problématiques, on va dire, à plus petite échelle. à l'échelle d'une famille par exemple ou d'une communauté spécifique et comment en fait on aborde leur quotidien, quelles sont leurs problématiques, même qui parfois peuvent paraître assez banales en fait, mais qui finalement vont essayer de trouver des solutions et qui en fait touchent peut-être plus aussi à notre humanité puisque c'est peut-être plus proche de nous, donc plus accessible aussi en termes d'histoire, en termes de compassion au personnage, d'empathie avec le personnage. Ça va peut-être plus se raisonner avec nous justement parce que c'est proche de nos problématiques du quotidien. Dans les chroniques d'Ephiméria, on est plutôt sur de la quête de soi à travers le voyage initiatique. Alors que dans mon projet plus récent, si je peux en parler,
- Speaker #0
mon cosy fantastique...
- Speaker #1
ou Cosy Mystérie, fleur de thé époque assez, on est plus sur ce côté très, justement, lieu chaleureux, donc le salon de thé, en l'occurrence. Et on est plutôt dans les émotions, la transmission générationnelle, et vraiment ce côté aussi maison qui a une vie, qui est chargée de présence, en fait. Voilà, et on va justement chercher à comprendre pourquoi, et qu'est-ce qui pèse, en fait, dans la vie de cette fille, etc.
- Speaker #0
Avec la maison comme presque comme quatrième personnage.
- Speaker #1
C'est un peu ça. en quelque sorte, c'est une entité à part entière
- Speaker #0
Est-ce que en littérature cosy donc dans ces littératures sensibles comme on les a appelées, est-ce qu'il peut y avoir un méchant, vraiment un bad bad méchant
- Speaker #1
On parle plutôt d'antagoniste je pense, si on veut parce qu'après il peut s'incarner ou pas avec ce genre on va vraiment explorer toute la palette des personnages, toutes leurs émotions même en fait chez un antagoniste on va Merci. On va peut-être découvrir ce qui se cache en fait sur ces émotions négatives, j'ai envie de dire, parce que parfois c'est juste les événements de la vie qui vont faire qu'on va se comporter d'une manière ou d'une autre, ou en réaction à certains traumatismes, ou par mécanisme de défense, etc. Et je trouve que c'est ça qui est intéressant d'explorer aussi dans les personnages. et alors je sais pas si c'est spécifique à la cosy je pense pas uniquement mais voilà en tout cas moi c'est ce que j'aime aussi explorer en fait c'est pas forcément un antagonisme classique mais ça peut se présenter sous différentes formes par exemple ça peut très bien être une tempête ou un antagonisme naturel en fait par exemple ou pas nécessairement forcément l'image qu'on peut en avoir de grand méchant en préparant notre sujet Merci.
- Speaker #0
pour aujourd'hui. Tu m'as parlé de ton organisation et de la manière, notamment de la façon dont tu entrais un peu dans tes textes. Est-ce que tu accepterais de nous l'expliquer ?
- Speaker #1
Oui, alors l'écriture, en fait, c'est vraiment quelque chose d'assez intuitif et parfois mystérieux. C'est-à-dire qu'on approche d'un état méditatif et moi, c'est quelque chose qui m'intéresse beaucoup. qu'on peut appeler aussi l'écriture intuitive, c'est-à-dire qu'en fait on va se mettre dans un état justement presque de méditation, on va être plus réceptif à l'écoute de ce qui vient, des mots qui viennent. Moi par exemple, ça a été le cas pour la nouvelle emprunt qu'on a entendu, dans laquelle je me suis en fait plongée en quelque sorte mentalement dans une atmosphère, dans une ambiance très particulière, notamment à travers une illustration en fait tout simplement. Et je me suis vraiment plongée moi-même dans cette ambiance-là, que j'ai ensuite retranscrit vraiment comme si j'étais dans le lieu, comme si j'étais dans la pièce, comme si j'entendais tous les petits bruits, comment était la lumière, etc. Et du coup, pour vraiment installer l'ambiance, je trouve que ça fonctionne d'autant mieux. Et parfois, je trouve que c'est des moments où on va être en pleine écriture et on reçoit les mots plus qu'on les invente. En tout cas, moi, c'est parfois ce que ça me procure en fait comme sensation. Il y a des moments où on va vraiment forcer l'écriture, on sent que ça ne vient pas. Il y en a d'autres où on est vraiment plongé dans la scène. Et pour moi, c'est ça en fait qui est fascinant dans l'écriture. C'est ces moments où on va vraiment recevoir en fait, d'on ne sait où, les mots finalement. Qu'on va ensuite juste être, non, on sera juste le canal qui va permettre de retranscrire ces mots sur le papier.
- Speaker #0
Est-ce que tu planifies quand même tes séances ? Ou est-ce que tu as besoin de... Tu parlais de méditation, de commencer par une séance de méditation avant d'écrire ?
- Speaker #1
Ça dépend vraiment des séances. Mais effectivement, moi, je planifie quand même beaucoup à l'origine. J'ai toujours déjà mon plan qui est prêt. Mais ça n'empêche pas d'être ouvert à ce qui va arriver aussi pendant la séance d'écriture. Effectivement, c'est vrai que si on veut vraiment se plonger dans cet état-là... un peu méditatif comme je disais. Commencer par une méditation, effectivement, ça peut aider de se mettre dans l'ambiance. Moi, j'aime mieux être vraiment seule aussi chez moi pour vraiment pas être interrompue et aussi me mettre idéalement une playlist pour me plonger vraiment dans cette atmosphère-là. C'est ce que j'ai fait d'ailleurs pour Fleurs de thé et Peau cassée. J'étais vraiment sur une playlist pokélo-faille très cosy et j'étais dans ce salon de thé. J'étais là, tout était... devant mes yeux et j'avais juste à retranscrire ce que je ressentais, ce que je voyais.
- Speaker #0
J'aime bien le « j'avais l'us » . Trouver le mot « l'us » pour cette émotion, etc. C'est juste ça.
- Speaker #1
Oui, il y a quand même une recherche de vocabulaire qui est là, bien sûr.
- Speaker #0
C'est l'air, j'aime bien finir les échanges par des recommandations. Alors, moi, de mon côté, bien évidemment, je vous recommande les chroniques d'Ephiméria, que tu as écrites et publiées aux émissions du Sol. Est-ce que, toi, de ton côté, il y a des textes emprunts de douceur qui t'ont particulièrement plu ?
- Speaker #1
Alors oui, dernièrement, j'ai particulièrement été touchée par Histoire de moine et robot de Becky Chambers. Pour le coup, parce qu'en ce moment, je suis beaucoup aussi à la recherche de ce genre de textes cosy SF, qui n'existent pas encore beaucoup, mais... Mais oui, j'ai adoré la douceur dans laquelle on est plongé, en fait, où on nous projette vraiment un avenir lumineux, positif et dans lequel on a envie de se projeter, en fait, et peut-être, du coup, d'agir pour viser à atteindre cet idéal-là, en fait, dans notre propre réalité, finalement.
- Speaker #0
Eh bien, merci beaucoup, Célia. Si tu le veux bien, nous allons passer au tac au tac.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je te pose des questions et tu y réponds, le tout sur trois minutes. Tu peux apporter une réponse courte, mais tu peux aussi détailler. Le but est surtout de répondre sans trop réfléchir et avec la plus grande sincérité. Mais ce n'est pas forcément le but de répondre aux plus de questions possibles.
- Speaker #1
D'accord. Le tac au tac.
- Speaker #0
C'est Léa. La procrastination, tu connais ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Tes lectures correspondent-elles à ce que tu écris ?
- Speaker #1
J'aime bien, oui, les prendre comme source d'inspiration, généralement. Mais pas que, j'essaie aussi d'ouvrir à d'autres choses.
- Speaker #0
Une tâche ménagère dans laquelle tu excelles ?
- Speaker #1
Si je dois choisir, je dirais la cuisine parce que c'est ce que j'aime le mieux faire. Mais est-ce que j'excelle ? Je ne suis pas sûre.
- Speaker #0
Je vais m'en vérifier à ce moment-là. C'est quoi l'ambiance de ton prochain test ?
- Speaker #1
L'ambiance solaire. Solaire, ouais. Parce que j'ai effectivement ce projet de roman solar punk qui me prend beaucoup de place dans mon esprit en ce moment. Mais j'hésite aussi à écrire des nouvelles dans ce genre-là. Donc voilà, ce sera ça. Ce sera solaire.
- Speaker #0
Quel est ton métier à côté de l'écriture ?
- Speaker #1
Je suis dans le tourisme à l'origine. Et puis comme tu le disais tout à l'heure, je fais aussi de la correction.
- Speaker #0
Quel pays aimerais-tu visiter ou revisiter ?
- Speaker #1
Le Japon, évidemment.
- Speaker #0
As-tu des rituels en écriture ?
- Speaker #1
Généralement, je vais me préparer un thé. et puis lancer ma petite playlist immersive justement et je vais me lancer un cadeau qu'on n'a jamais posé t'offrir mais que tu adorerais recevoir moi généralement ce que j'aime le plus c'est qu'on me propose un week-end n'importe où en fait partir en voyage, partir en week-end, partir à l'aventure tout simplement tu fais quoi pour la planète ? J'ai envie de dire que j'écris pour elle. J'essaye à mon échelle d'y faire attention. Je pense que chaque petit effort compte. D'ailleurs, lorsque j'ai soumis mon manuscrit à plusieurs maisons d'édition, le fait que l'impression soit faite en France ou avec du papier recyclé était important pour moi. Effectivement, aux éditions du SAUL, l'impression des manuscrits se fait en France. Donc pour moi, c'était totalement en accord avec l'esprit du roman, en tout cas.
- Speaker #0
Une petite dernière. Mauvaise joueuse ou bonne perdante ?
- Speaker #1
Bonne perdante. Moi, je suis vraiment pas... J'ai genre à m'énerver. Ça ne me dérange pas de perdre. C'est fini, c'est fini, c'est fini.
- Speaker #0
Célia, merci beaucoup d'être venue boire un coup avec nous. en direct en plus on s'entend en face à face et du coup voilà, cette fleur de thé est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi ce choix de boisson ?
- Speaker #1
La fleur de thé ça renvoie clairement à mon roman sur lequel je suis en train de travailler donc Fleur de thé et peau cassée qui est donc un cosy fantastique, moi j'aime dire cosy fantastique peut-être cosy mystérie un peu ... C'est vrai qu'on a une sorte d'enquête, mais la fleur de thé pour moi c'est vraiment tout le pendant cosy de ce roman, de ce projet justement, dans l'épanouissement de la fleur, la beauté, la simplicité et déjà prendre le temps d'observer cette fleur de thé qui s'ouvre dans l'eau et toute la beauté de ce moment justement où on est dans l'apaisement, dans l'observation. pour moi c'est ça en fait la cosy c'est toute cette douceur qui survient en fait mais vraiment avec lenteur quoi et qui fait du bien, qui apaise tout de suite. Et il y a aussi ce lien avec la fleur qui revient souvent chez moi notamment dans mon nom de plume, c'est Léa Blossom qui est vraiment cette évocation de l'épanouissement donc que ce soit l'ouverture des fleurs justement ou l'épanouissement. personnel, tout blossom, en fait, c'est un peu comme s'épanouir. Moi, c'est pour ça que j'ai choisi ce nom de plume. Et ce côté fleur, ça me vient, en fait, à l'origine de ma grand-mère, qui s'appelle Marguerite. Et voilà, donc c'était un peu le petit clin d'œil à ma grand-mère dans ce nom.
- Speaker #0
Merci beaucoup. J'ai dégusté cette fleur de thé. C'était délicieux. J'ai dégusté notre conversation. Pour retrouver Célia, ça se passe principalement sur Instagram, Red et Wattpad. en attendant que le travail d'écriture du projet fleurs de thé et peau cassée aboutisse Célia, je te laisse le mot de la fin avec quel adjectif décrirais-tu ton expérience sur AvoText ?
- Speaker #1
Chaleureuse, je ne sais pas, c'est la petite bougie, le thé et puis t'es trop mignonne, du coup pour moi c'est vraiment ça en fait AvoText,
- Speaker #0
c'est fini pour aujourd'hui je remercie encore Célia d'avoir accepté l'invitation si cela vous a plu, n'hésitez pas pas à vous abonner et à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute préférée. Nous pouvons aussi nous retrouver sur Instagram ou sur le forum delbakine.net, notre partenaire. Vous êtes de plus en plus nombreux à écouter à vos textes et je vous en remercie. Passez d'excellentes fêtes de fin d'année et on se retrouve le 5 janvier en compagnie de l'autrice Agathe Tournois. A bientôt !