- Speaker #0
Bonjour chers auditeurs et chères auditrices et bienvenue sur le podcast de Where We Go, le collectif de freelance dans le tourisme qui accompagne les opérateurs touristiques dans la prod, le marketing, la vente ou encore les opérations. Je suis Alexian Sinas, membre du collectif et j'accompagne les acteurs du tourisme dans la transition technologique. Aujourd'hui, Je suis très heureux d'accueillir Marie-Alain Taz. Bonjour Marie.
- Speaker #1
Bonjour Alexis.
- Speaker #0
Marie, tu es consultante, conférencière, animatrice, entrepreneur avant tout. Et on va faire un petit portrait un peu plus détaillé de toi plus tard. Ensemble, on va parler d'IA, de nouvelles technologies. Bien sûr, tout ça dans le cadre du voyage, du tourisme, avec comme objectif de revenir aux bases. On va parler des bases, de comment mettre le pied à l'étrier. si vous êtes acteur du tourisme ou étudiant et que vous questionnez sur l'intérêt et la manière de prendre le train en marche de l'IA, cet épisode est fait pour vous. Marie, vraiment content de te recevoir.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Je t'en prie, merci à toi d'être venue. Beaucoup de monde te connaît déjà dans le secteur, surtout autour des agences et des institutions, mais beaucoup ne te connaissent pas non plus. Est-ce que tu peux commencer par te présenter ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. Moi, je suis Marie-Alentaz. Je suis consultante, effectivement, dans le tourisme et les voyages. Et les gens me connaissent parce que ça fait un petit peu de temps que j'interviens dans ce secteur. J'ai notamment été pendant très longtemps directrice d'une école à la tête d'un organisme de formation pro et d'un incubateur. Donc, j'ai eu l'occasion de rencontrer... Plein de profils et plein de gens de cette profession qui fait que, oui, aujourd'hui, je continue avec un regard un peu différent. Mais cette fois-ci, en tant qu'indépendante, je continue à conseiller, à animer, à faire des conférences et à intervenir aussi sur de l'ingénierie pédagogique.
- Speaker #0
OK. Et comment tu es tombée dans le bain des nouvelles technologies ?
- Speaker #1
Alors, je suis tombée dans le bain des nouvelles technologies. Très tôt, j'ai fait mes études dans le tourisme. Et quand j'ai fait mes études dans le tourisme, je me suis passionnée par la technologie, particulièrement la technologie dans la distribution hôtelière, qui est une partie bien complexe de la techno dans le tourisme. Et quand je suis revenue reprendre la direction de l'escalette, j'ai intégré beaucoup de technologies dans tout. les cours et dans tous les programmes de formation. Et donc, pour les intégrer, il a fallu les comprendre. Il fallait, enfin, moi, je ne les connaissais pas tous très bien, mais du coup, j'ai adoré les découvrir, les décortiquer, mettre ça, transformer ça dans des programmes de formation pour permettre à des nouvelles générations, à des gens qui étaient dans des entreprises depuis longtemps, mais qui, tout d'un coup... se voyait imposer une nouvelle techno sans vraiment la comprendre, j'ai adoré essayer de les accompagner pour que ce soit plus simple. Et depuis, je continue à faire ça dans mon approche, dans tout le conseil que j'apporte aux entreprises. Il y a aussi ce côté-là, il y a aussi comprendre en fait qu'est-ce qui fait bouger les lignes de notre secteur. Il y a pour une bonne part la technologie, pas que, mais il y a la technologie, il y a les nouvelles attentes, il y a les enjeux environnementaux, climatiques aussi qui... qui font forcément bouger les lignes un peu de tout. Mais la techno est évidemment une part de plus en plus importante qui fait bouger tout le secteur et qui, du coup, impose à chacun de repenser son modèle. Et moi, c'est ça qui m'intéresse, c'est de voir comment est-ce que les gens, face à une nouveauté comme ça, comme les technologies, font bouger leur organisation, font bouger leur stratégie, font bouger leur façon de penser et avancent un peu différemment.
- Speaker #0
Et là, tu vois... Dans ton métier et avec les personnes que tu accompagnes, quels sont les changements majeurs que tu vois suite à cette démocratisation de l'IA qu'on est en train de vivre depuis plus de deux ans ?
- Speaker #1
Les changements majeurs, on les voit, je pense, pas encore parce qu'on est encore, je ne sais pas si on est encore sur l'état un peu de choc, sidération, découverte. On est encore un peu là-dedans quand même. donc on voit On a encore une partie de la population qui est un peu sceptique ou en retrait, qui ne s'est pas encore mis dessus. On a les early adopters qui, dès le début, se sont testés et testent aujourd'hui tous les outils possibles et inimaginables sans forcément d'ailleurs mettre bien de cohérence là-dedans. Puis au milieu, on a le ventre mou qui tente un peu des choses, mais qui parfois les tente une fois puis ne les retente plus après, alors que deux mois après, les choses ont changé. Donc je pense que... Les avancées majeures, elles n'y sont pas encore, mais tout est en train de se mettre en place de façon assez rapide et brutale.
- Speaker #0
On a l'impression que c'est rapide et brutal et quand on rentre au cœur des organisations, dans le tourisme en particulier, mais des organisations en général. On a l'impression que l'adoption de ces technos n'est pas forcément encore là. Et pourtant, tout le monde nous dit que si on n'adopte pas, on va rater le train et on va être paumé. Mais si tout le monde, enfin si peu finalement l'adoptent, est-ce que c'est vraiment nécessaire de s'y mettre aujourd'hui ? Est-ce qu'on doit attendre que les technos évoluent ? Parce que comme tu le disais tout à l'heure, tout avance très vite. Est-ce qu'on doit attendre que les choses avancent et de... d'attendre que d'autres essuient les pots cassés, ou est-ce qu'il faudrait vraiment s'y mettre maintenant ?
- Speaker #1
En fait, ça c'est une vraie bonne question sur laquelle je pense que c'est difficile de répondre, parce qu'effectivement, ça va très vite, et les possibilités sont illimitées. En fait, tu peux prendre quasiment tous les angles de ton activité. Et tu pourrais essayer de réfléchir à comment est-ce que tu peux optimiser ça avec l'IA. Puis après, tu peux essayer de prendre tous les angles et de les mettre ensemble ou d'en prendre quelques-uns ensemble et de dire, tiens, ce que je voudrais optimiser, c'est quand ces trois-là vont ensemble, quand ces deux-là vont ensemble. En fait, ça fait plein de combinaisons possibles, de réflexions que tu peux avoir pour construire quelque chose autour de l'IA dans ton entreprise. Donc déjà, l'angle que tu prends, en fait, aujourd'hui, il est démultiplié. Et en plus, en fonction de l'angle que tu prends, les technos, elles évoluent de façon hyper rapide parce que comme on est au début de quelque chose, mais avec un usage qui est planétaire et ultra rapide, tout mûrit beaucoup plus vite que les anciennes technos qu'on a déjà pu utiliser. Donc c'est vrai que finalement, ça va tellement vite qu'on a eu tendance à se dire « ceux qui ne prennent pas le train en marche vont le louper » . Mais c'est vrai que depuis que tout ça s'est lancé, il y a aussi plein de choses qui ont été mises de côté en disant finalement c'est plutôt gadget, ou finalement on ne peut pas aller au bout de cet usage-là. Donc je ne sais pas si les gens qui ne s'y mettent que maintenant par rapport à ceux qui s'y sont mis il y a deux ans vont être vraiment en retard. Tout ce que je peux dire moi aujourd'hui et ce que je constate, c'est que je pense que c'est quand même une nouvelle façon de penser, une nouvelle façon de communiquer, une nouvelle façon même d'interagir avec l'outil. notamment avec cette idée de prompte qu'on a derrière tout. Donc c'est vraiment une nouvelle façon quand même de communiquer et de s'adapter à l'outil que tu utilises. Ce qui fait que plus tôt tu le prends, pardon je termine, mais plus tôt tu le prends en main, plus tôt tu essayes de t'imprégner, je pense au plus vite ça va devenir quand même quelque chose de... de simple, en tout cas plus facile à comprendre.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut rentrer un peu dans le concret ? Tu accompagnes différents types de structures, différents types d'acteurs, principalement dans le secteur touristique. Si je suis responsable d'agence de voyage, de tour opérateur ou d'EMC, si je suis un gérant, que j'ai des équipes qui font de la vente, qui font des opérations. Qu'est-ce que tu me conseillerais ? Là, tu m'as dit, il faut s'y mettre. C'est important de bien... Enfin, le prompt est important, mais... Je veux du concret. Quels sont, toi, en tant que consultant, en tant qu'accompagnateur, en tant que formatrice, qu'est-ce que tu me conseillerais ? Quels outils, concrètement, quels outils ? Qu'est-ce que je mets en place en premier ? Comment je fais ? Comment ça marche ?
- Speaker #1
Alors, déjà, il faut regarder avec quel... Quel angle, moi, je parle ? Parce que, comme pour tous les sujets, tu as tout type de consultants en face de toi et tout type de personnes à qui tu peux faire appel. Moi, ma posture à moi, c'est la posture de la vulgarisatrice et celle qui essaye de rendre les choses accessibles. Donc moi, je ne suis pas l'experte qui va développer les solutions les plus complexes dans les entreprises. Ce n'est pas mon prisme à moi, ce n'est pas ce que je cherche à faire. Moi, ce que je cherche à faire, c'est ce que j'ai toujours fait, c'est-à-dire essayer de comprendre quelque chose qui est en train de nous arriver, qui va forcément faire bouger le secteur et tous les acteurs et qui doit être rendu accessible à tous. C'est-à-dire qu'il y a plein de gens qui disent que c'est trop compliqué pour moi. En réalité, ce n'est pas compliqué. Ce n'est pas compliqué de s'y mettre. Donc moi, j'essaie déjà dans un premier temps. Et je pense que c'est ce que j'aurais tendance à conseiller à tout le monde, de peur derrière l'IA, en fait, pour beaucoup. Donc, la première chose que moi, je conseille et que je fais, c'est de dire, on va, en fait, déjà poser les bases, comprendre de quoi on parle, jusqu'où ça peut aller, jusqu'où ça ne peut pas aller, et comment est-ce qu'on peut l'apprivoiser et essayer de comprendre les mécanismes. Donc, la première chose à faire, c'est déjà de se dire, finalement, en fait, d'où ça vient. Qu'est-ce que ça peut faire bouger ? C'est-à-dire, en gros, il y a trois choses qui peuvent arriver dans le secteur du tourisme avec l'intelligence artificielle. C'est des nouveaux acteurs qui vont être des purs players uniquement basés sur l'IA, des full IA players, un truc comme ça, qui vont être, OK, des nouveaux entrants, mais on les a vus arriver avec Internet, on les a vus arriver sur des gens qui étaient full mobile aussi. Ce n'est pas très nouveau, c'est des nouveaux qu'il va falloir accueillir. Le secteur en a déjà vu. Il y a un deuxième sujet qui est, on va avoir des nouveaux acteurs qui vont venir proposer des solutions à des acteurs existants. Donc là, il y a un intérêt de faire une veille sur tous ces nouveaux outils, ces nouveaux acteurs qui vont me proposer des solutions et d'essayer de comprendre si ces solutions-là répondent à un réel besoin que j'ai ou pas. Et la troisième chose que l'IA apporte, qui n'était pas le cas pour tous les autres outils, je trouve, c'est la possibilité de l'utiliser et de comprendre. très vite, toi, comment ça marche. Si tu prenais à l'époque, moi, dans la distribution hôtelière, un channel manager ou si tu prends un GDS, ce n'est pas un truc que tu peux te dire, tiens, je vais le tester ce soir à la maison. Je vais voir comment ça marche un GDS ou je vais voir comment ça marche un channel manager pour un hôtel.
- Speaker #0
Tu peux nous expliquer un peu plus ce que c'est qu'un
- Speaker #1
GDS ? Un GDS, c'est pour faire très simple, pardon, oui, c'est vrai. C'est l'outil qui permet de réserver un billet d'avion aujourd'hui partout sur Internet en agence de voyage pour faire très simple. Et le channel manager, c'est celui qui permet aux hôteliers de se distribuer sur les GDS, mais aussi sur Internet. En gros, c'est ces outils-là qui permettent de se connecter. Ça, ce n'est pas un truc que tu peux ramener chez toi à la maison pour le tester. L'intelligence artificielle, c'est ça qu'il y a eu de nouveau. C'est que ça te donne une possibilité de l'utiliser chez toi et de le tester. Et donc, pour ça, je pense que c'est de la responsabilité de tous, en fait, de l'essayer. D'essayer de voir comment ça fonctionne. Et donc, la première chose qu'il y a à faire, c'est déjà d'ouvrir, que ce soit ChatGPT, Gemini, Copilote, Claude, Mistral, celui qu'on a envie. Moi, je n'ai pas envie de donner un conseil pour dire celui-là est meilleur que l'autre, tout ça. Déjà parce que ça change beaucoup et que ça dépend de ton usage, ça dépend des outils déjà que tu as à maison. Et je trouve que quand tu commences déjà à dire quel est le meilleur, ça veut dire que tu mets une peur sur celui qui est moins bon. Et du coup, tu intègres un frein chez les gens. Donc déjà, dans un premier temps, sur une toute première phase. Il faut utiliser, et pour utiliser, il faut comprendre la différence qu'il peut y avoir sur une demande un peu complexe que tu peux faire, entre « je structure pas du tout ma demande » , donc je demande un peu à l'arrache comme ça, ou « je structure ma demande avec un prompt en lui donnant un rôle, en lui demandant de faire une action bien spécifique, en lui demandant une restitution de format précise et en lui expliquant, moi, quel est mon contexte » . par exemple, en donnant des choses assez simples, déjà pour se rendre compte de la différence qu'il peut y avoir quand j'utilise et que je structure une pensée ou pas, déjà ça te permet de te rendre compte d'une chose c'est que si l'être humain n'intervient pas dans la structure action de sa demande en fait globalement l'IA elle répond pas forcément correctement et donc ça c'est déjà une première découverte qui permet à n'importe qui de se rendre compte que en fait c'est... un outil qui va pouvoir venir t'aider à être meilleur, à mieux travailler, à être plus performant, à être plus ce que tu veux, mais c'est pas quelque chose qui va te remplacer pas comme ça, pas aussi rapidement, pas aussi vite que ça. Donc déjà, ça c'est la base qui te permet quand même de casser un certain nombre de choses. Hyper important.
- Speaker #0
Si je reprends rapidement, là, juste sur le dernier point, déjà, c'est important de pas, en tant qu'utilisateur, de choses, de pas euh... de ne pas penser que l'IA va nous remplacer parce qu'en fait s'il n'y a pas un humain derrière pour poser les bonnes questions, aujourd'hui ça ne va pas forcément apporter les bonnes réponses. Mais aussi en tant qu'utilisateur, de ne pas se freiner en se disant « Tiens là, je vais poser une question, il me donne une réponse complètement à côté de la plaque, du coup c'est nul. » Pas s'arrêter à là, plutôt se remettre en question et se dire « Si il ne m'apporte pas la bonne réponse, c'est peut-être que je n'ai pas posé la bonne question. »
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est parce que l'entente n'est pas bonne. Et pour reprendre, pour revenir un peu en arrière, parce que ma question à la base c'était Moi je suis dirigeant d'une agence de voyage, un tour opérateur d'un DMC. Ce que tu me dis c'est, on va voir passer de nouveaux entrants, pur player, pur IA, ils sont là, ils prennent des parts de marché. Mais il ne faut pas vouloir les... Nous si ce n'est pas notre métier, il ne faut pas aller chercher à les concurrencer. Donc il ne faut pas en avoir peur, ils vont prendre des parts de marché, mais il ne faut pas en avoir peur, il faut rester droit dans ses bottes et continuer dans son... à valoriser là où on a de la valeur ajoutée. Deuxième point, c'est quand même regarder ce qui se passe et faire de la veille. Sur les nouveaux outils, donc tu parlais des... Donc on parlait premièrement des entrants, deuxièmement des acteurs qui vont mettre en place des outils, et pour être plus performant, plutôt que d'essayer de développer des outils en interne, c'est aussi important de regarder, de faire de la veille, de regarder ce qui existe, et peut-être d'intégrer des nouveaux outils qui intègrent de nouvelles technologies qui sont performants. Donc deuxième point la veille, et troisième point, geeker un peu à la maison.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Au bureau et à la maison, parce que c'est des outils aujourd'hui qu'on peut utiliser, qu'on peut ramener chez soi. Et donc, pas hésiter à mettre la main à la pâte et à tester. Et comme pour revenir au dernier point, pas se freiner si jamais on demande, fais-moi un super programme 7 jours en Sardaigne. Il nous envoie un programme qui est complètement bidon, on se dit, du coup, il ne comprend rien. Donc, peut-être poser des questions un peu plus précises. Exactement. Dire pour quel type de client, quel type de programme, quel budget, donner un petit peu plus de contenu, au même titre qu'on donnerait du contenu à un... agent de voyage, qu'un client donnerait du contenu à un agent de voyage pour qu'il puisse faire le programme qui correspond à ses attentes.
- Speaker #1
Exactement et juger la même chose du coup parce que là on juge, on lui donne rien et on juge que le truc est nul alors que en fait globalement un agent de voyage il pourrait éventuellement faire la même chose sans contexte sur une demande qui lui paraît un peu pas suffisamment appuyé, engagé, il va se dire de toute façon, il ne me répondra jamais, donc je vais lui envoyer un programme standard. En fait, en gros, c'est ce qu'elle fait. C'est-à-dire, si on ne lui donne pas plus de contexte que ça, elle va peut-être éventuellement proposer un programme standard. Et encore, c'est aujourd'hui. Parce que, pareil, ça avance tellement vite que bientôt, elle aura suffisamment de données, même dès le départ, pour déjà commencer à personnaliser un certain nombre de choses et être assez pertinente. Et surtout, ce qu'il faut se dire, c'est que même si on le trouve mauvais, sur sa réponse sur l'itinéraire en Sardaigne dont tu parlais. Moi, un des deuxièmes points après l'utilisation, essayer soi-même avec ses collaborateurs, avec ses collègues, c'est de bien avoir en tête qu'on trouve bon ou pas bon, le client ou une partie des clients, au cas où ils ne le savent pas tous, va le faire, va le faire obligatoirement. Et donc, il y a un enjeu qui est hyper fort pour les agents de voyage, qui est comment est-ce que j'adapte ma posture au client qui rentre en me disant qu'il a passé la nuit avec ChatGPT, à Chatter avec lui ou avec un autre, qui lui a sorti des supers itinéraires. Et comment est-ce que j'adapte ma posture sans m'énerver contre mon client en lui disant... Voilà. Parce que l'erreur qu'on a faite il y a un moment avec l'arrivée d'Internet, où on disait, si vous avez trouvé mieux sur Internet, vous n'avez qu'à repartir sur Internet. J'ose espérer qu'en tout cas, ce virage-là, on ne va pas le louper. C'est ça qui est hyper important. Moi, c'est aussi ça que j'essaye de sensibiliser les agences et les pros du secteur. C'est de se dire, il faut aussi préparer la posture du client qui, tout d'un coup, va s'adapter, va avoir son compagnon dans sa poche, va même peut-être vous challenger en face. C'est-à-dire que quand il va vous poser une question, en fonction de la réponse que vous avez, il va peut-être la demander. En même temps, en live, il va dire « Vous voyez, il ne me répond pas la même chose » . Ce n'est pas facile de ne pas s'énerver face à ça. Il y a un moment, tu as envie de le renvoyer quand même chez lui, ton client. Mais bon, en même temps, ce qu'il faut arriver à se dire, c'est que s'il est rentré dans l'agence, ce n'est pas par hasard. Et s'il est là, ça ne doit pas être par hasard.
- Speaker #0
Il veut du contact humain.
- Speaker #1
Exactement, et donc c'est ça qu'il faut aller chercher c'est ça qu'il faut aller, c'est comment je m'appuie sur les réponses pour que moi ça me donne suffisamment d'éléments pour mieux comprendre la demande de mon client et pour du coup, derrière, lui vendre plus, lui vendre mieux, lui vendre plus facilement ce que j'aurais peut-être vendu plus difficilement. Voilà, c'est ça qu'il faut arriver à avoir en tête.
- Speaker #0
Ça me fait penser justement à la réflexion de François Piau de Prêt à partir, que tu connais sûrement. Oui,
- Speaker #1
qu'on embrasse.
- Speaker #0
Qu'on embrasse. Tu connais bien mieux que moi, mais je l'embrasse aussi. et qui disait lors d'un échange sur scène aux formes des pionniers que lui il cherchait, son souhait c'était de voir ses équipes évoluer de techniciens à technico-commerciaux. Pour rephraser, c'est-à-dire qu'aujourd'hui ou hier, il considère que les agents de voyage, les conseillers de voyage passent beaucoup trop de temps dans la technique à construire des voyages. sur les ordinateurs en fait, à passer les yeux rivés sur l'ordi plutôt que de passer les yeux, les oreilles et tous les sens rivés sur leur client pour pouvoir créer ce contact humain. Donc lui cherche, lui a l'impression que l'IA va nous permettre de se dégager de cette partie technique et donc qu'il faut accompagner ses conseillers voyage. vers plus de vente, vers plus de contacts, c'est un peu ce que tu dis. C'est-à-dire que quand on a un client qui nous dit des choses qui ne nous plaisent pas, c'est de notre devoir en tant que technico-commerciaux, en tant que commerciaux, en tant que vendeurs, de savoir le rediriger vers... de savoir prendre ses remarques, les retourner et pouvoir, dernière, vendre son voyage et mettre en avant les avantages de réserver avec. avec notre agence.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Moi, je partage en tout cas vraiment cette idée de dire que l'intelligence artificielle, elle peut amener ça, c'est-à-dire elle peut amener plus de fluidité dans l'ensemble des outils. Parce qu'en réalité, si on creuse une agence de voyage, c'est plein d'outils différents. Donc effectivement, François a raison, c'est énormément de technicité. Et du coup, on finit par se perdre dans la technicité. On a l'impression que notre valeur, c'est la connaissance des outils. Et la réalité, c'est que si on arrive à fluidifier un peu ça et à rendre ça un peu plus simple et un peu plus accessible et un peu plus rapide en termes de réponse, grâce à Lya, on pourra effectivement se recentrer sur son client. Mais du coup, en se recentrant sur son client, ça veut dire, pour certains, changer de posture, se remettre à réécouter son client, se remettre à... à être dans l'empathie, à comprendre ses émotions, à entendre les messages aussi qu'il veut nous faire passer, qui pourront peut-être être un peu différents de ceux d'avant, parce qu'il aura utilisé lui aussi l'outil. Ça veut dire qu'il faut réintégrer aussi un peu d'intelligence émotionnelle, de façon très forte dans les agences, parce que c'est ça qu'un client demande quand il rentre dans une agence. Quand il rentre dans une agence, c'est d'avoir un contact humain ... Et c'est d'avoir quelqu'un qui va l'embarquer, pas quelqu'un qui va lui montrer qu'il est le plus technique. Donc oui, c'est important d'avoir les outils, parce que c'est important d'accéder au bon produit, au bon moment, au bon prix, pour le bon client. Mais il faut redonner la valeur, effectivement, à l'agent.
- Speaker #0
Et donc, après, on va se mettre à la place de l'agent. Mais avant de se mettre à la place de l'agent, pour François Piau ou pour d'autres directeurs, qu'est-ce que... C'est bien de dire, il faut remettre, d'ailleurs je suis certain que beaucoup de gens de voyage sont vraiment dans l'émotionnel, dans l'intelligence émotionnelle et n'ont pas besoin de l'IA pour ça. Peut-être qu'ils ont besoin de l'IA pour gagner un petit peu de temps pour pouvoir en passer plus avec le client parce qu'en fait c'est souvent ça qui manque. Parce que derrière il faut quand même faire des chiffres et on sait que les marges sont faibles. Il faut rentabiliser la boîte donc les directeurs d'ailleurs pressurisent un peu pour dire on passe un peu moins de temps là-dessus pour pouvoir faire plus de... Voir plus de clients, faire plus de ventes. Mais là, les premières étapes, concrètement, c'est quoi ? Pour un dirigeant, est-ce qu'il doit faire appel à un consultant pour décider de quel outil on va mettre en place ? Est-ce qu'il doit faire appel à des formateurs pour former les équipes ou le former lui, ou former ses équipes sur les nouveaux outils ? Est-ce qu'il doit faire ça en interne et encourager les... Et les équipes à, ce que tu disais, à geeker un peu le soir chez eux, c'est quand même délicat ?
- Speaker #1
En fait, c'est délicat, oui et non, parce que de toute façon, ils le font. Mais moi, je pense que ça s'organise et c'est tout ça qui doit s'organiser. C'est-à-dire que déjà, il y a une première étape qui doit être la sensibilisation. Donc, faire comprendre à tout le monde que ça, ça arrive. Voilà comment ça va arriver, qu'il ne faut pas en avoir peur, qu'il faut prendre le sujet à bras-le-corps. Et que, collégialement, tout le monde va le prendre. dans l'agence, que ce soit à tous les niveaux. Deuxièmement, former. Donc, commencer à dire maintenant qu'on a sensibilisé, effectivement, on va tous se former et on va tous commencer à utiliser ensemble. Et moi, je pense qu'il faut faire des retours d'utilisation entre les équipes pour se dire, voilà, moi, qu'est-ce que j'ai testé ? À quoi ça m'a servi ? Qu'est-ce que j'ai trouvé efficace comme usage ? Est-ce que moi, je l'utilise plus pour... m'aider à la rédaction de mails. Tu vois, il y a des gens qui ont du mal à rédiger des mails facilement et donc du coup qui utilisent beaucoup l'IA. Ça, c'est un des usages qui est le plus fréquent au niveau de l'IA. Mais tu as des gens qui adorent écrire. Tu as des gens qui adorent écrire et qui, du coup, pour eux, en fait, quelque part, c'est fade, et ils trouvent ça pas du tout pertinent. Donc, c'est pour ça que je pense qu'il ne faut pas imposer à tout le monde d'utiliser l'IA, par exemple, pour des e-mails parce qu'il y en a pour... pour qui c'est vraiment pas utile. Par contre, il y en a, ils vont être bons dans de la création un peu d'images pour accompagner un itinéraire, alors qu'il y en a d'autres qui vont être très mauvais et qui, du coup, vont galérer systématiquement ou faire toujours un truc un peu, tu sais, qui est un peu moche ou à l'ancienne ou quoi. Et là, tout d'un coup, avec l'IA, en trois cas de demande, ils vont réussir à sortir quand même quelque chose qui est très valable. Typiquement, là, un cas d'usage sur lequel... Il y a plein de gens, moi, que je forme ou que j'accompagne, qui me disent « Ouais, mais attends, Marie, moi, j'ai testé sur GPT et tout ça, les images, c'est dégueu. C'était dégueu il y a quelques mois. C'est de moins en moins dégueu. » Donc c'est pour ça que je dis qu'il faut vraiment, en fait, dès qu'on se dit, moi, je n'oserais jamais dire, c'est pour ça que quand on me demande, on me dit « Mais ça, il y a un truc sur lequel c'est mauvais, où il y en a un qui est mieux que l'autre. » Je n'oserais jamais dire, parce que de toute façon, je sais que demain, ce que j'ai dit, ce sera obsolète. Donc en fait, l'idée, c'est ça, c'est vraiment de se dire bah... on forme, on utilise tous, on voit en fait en interne qui a utilisé comment et on se fait des retours sur les cas d'usage. Et une fois qu'on a fait des retours sur les cas d'usage, on se pose la question de, en fait, quel pourrait être l'usage collectif ? En fait, c'est quoi les points de douleur qu'on a dans l'agence ? Soit le dirigeant, il peut se dire, moi, je les connais tous les points de douleur. Je n'ai pas besoin de demander à mes collaborateurs. C'est une posture qui peut être possible. Donc, le dirigeant, il peut se dire, moi, je les connais, donc je veux traiter cela. et dans ces cas-là ben on peut Soit lui, il a une équipe de tech, soit il peut aller voir un consultant ou directement une boîte qui développe des solutions sur l'IA en lui disant « moi je connais mes points de douleur, ils sont là, là, là, là, là, j'ai besoin que vous développiez une solution qui va permettre de connecter ces deux outils-là ensemble pour que les devis soient automatiquement rattachés à mon CRM beaucoup plus facilement et que je puisse derrière enclencher tel ou tel processus » . Soit il ne le sait pas exactement et dans ce cas-là, il peut demander à un consultant expert cette fois-ci de lui faire un espèce d'audit de l'état actuel de son fonctionnement et de lui dire « voilà, moi j'ai l'impression qu'il y a ces points de douleur-là, est-ce que vous vous en identifiez d'autres ? » Et comment est-ce qu'on peut co-construire ensemble une solution qui pourrait nous aider à optimiser ? Ou alors le faire, moi c'est ce que je préconise le plus. c'est avec aussi les utilisateurs, c'est-à-dire avec ses collaborateurs, en disant, voilà, on a tous testé, maintenant qu'on a à peu près compris comment ça marche, en ayant testé plusieurs cas d'usage, à la fois sur du texte, sur des images, sur des tableaux, sur de l'analytique, sur du CRM. Tu essaies d'utiliser une dizaine de cas d'usage comme ça, et en disant, maintenant... En fait, si on regarde au niveau de l'agence, au niveau de notre activité, que je sois réceptive, producteur, distributeur ou autre, en fait, qu'est-ce qu'on pourrait, en fait, sur quoi on pourrait faire un focus pour optimiser tel process qui, en fait, est un process qui nous pèse, sur lequel on a zéro valeur ajoutée, sur lequel on se casse les dents systématiquement, sur lequel il y a systématiquement des erreurs. Voilà. Donc, je pense que c'est ça le rôle du dirigeant, la façon de le faire. C'est ça. Soit lui, il sait déjà, soit... Et donc, il peut passer directement par une boîte qui fait, ou il a des techs à qui il peut demander de faire. Soit il a besoin d'un consultant intermédiaire pour l'aider à construire le bon cas d'usage. Soit il le construit avec ses collaborateurs. Voilà ce que j'aurais tendance à conseiller.
- Speaker #0
Il fait confiance à ses équipes. Ça, je pense que c'est la première chose.
- Speaker #1
Après, ouais...
- Speaker #0
Souvent, c'est bon.
- Speaker #1
Pour que ce soit...
- Speaker #0
Collégial, quoi.
- Speaker #1
En fait, il faut faire confiance à ses équipes si naturellement, il a l'habitude de le faire. Si naturellement, ce n'est pas un patron qui le fait, je pense que ce n'est pas l'IA qui va t'aider à changer ça. Ce n'est pas miraculeux non plus. Je pense qu'il faut être aligné avec ce qu'on est. Si on a l'habitude d'avoir les solutions soi-même,
- Speaker #0
continuons là-dessus. Et ça, j'ai la ronde sur autre chose, mais là, tu parles d'alignement. Je pense que c'est critique et j'aimerais bien avoir ton avis là-dessus. Mais selon moi, il y a pas mal de dirigeants et même d'agents de voyage. personnes en général qui disent si je rate le train de liage je vais pas réussir là on parlait des nouveaux des nouveaux enfants qui sont pure player et de se dire attendez une concurrence qui arrive comment je vais réussir à garder ma place avec cette concurrence je suis persuadé qu'avec tout ce qui se passe le le lune des meilleures postures à garder ces deux justement resté aligné avec soi même parce qu'il y aura toujours une clientèle qui va pousser la porte des agences. pour réserver un voyage. Après, à savoir, comme tu le disais... Comment traiter cette clientèle ? Cette clientèle évolue, elle n'utilise pas les mêmes outils. Les outils qu'elle utilise évoluent, la connaissance qu'elle a évolue, donc ses besoins évoluent. Donc c'est comment s'ajuster par rapport à cette clientèle qui est déjà existante, mais qui change parce qu'elle a des nouveaux usages. Mais tout ça pour dire que selon moi, c'est important de ne pas se dire, parce que l'IA arrive, il va falloir complètement changer notre modèle. Non. Mais de rester bien dans ses baskets, et justement, c'est ceux qui vont réussir à rester... bien dans leur basket et alignés avec eux-mêmes tout en faisant de la veille, tout en restant connectés avec le monde actuel. Pour moi, c'est eux qui vont vraiment réussir à rester parce que l'air de rien avec les nouveaux entrants, avec la concurrence qui va utiliser les nouveaux outils, donc ils vont être plus performants, avec la clientèle qui va Encore plus déjà qu'aujourd'hui on est dans l'immédiateté quand on a quand on fait une demande on a envie d'avoir une réponse immédiate là ça devient de plus en plus la réponse immédiate devient de plus en plus urgente puisque déjà avant on allait demander de l'information à google ça nous prenait un petit peu de temps d'aller vérifier les différents liens pour voir pour aller rechercher l'information qui nous plaît aujourd'hui on n'a plus qu'à demander et on a l'information direct qu'elle soit bonne ou qu'elle soit mauvaise quand on n'est pas expert souvent on la prend comme bonne donc la demande va être de plus en plus immédiate donc tout ça étant enfin je pense que c'est en restant éveillé sur les nouvelles tendances, mais en restant aligné avec nos principes et avec nos valeurs et avec qui on est et avec ce qui nous a permis de monter nos différents business, je parle en tant que directeur ou que gérant. C'est comme ça qu'on va survivre. Est-ce que tu as la même vision ? Comment tu vois les choses ?
- Speaker #1
Oui, j'ai la même vision. Après, il ne faut pas rester arc-bouté, c'est-à-dire qu'il y a aussi je pense des gens qui ont monté un modèle qui était peut-être avec une vision un peu tradie, qui tout d'un coup se disent avec l'IA, en fait, il y a un potentiel dingue et j'ai envie d'aller là-dessus. Tu vois, je pense qu'il y a aussi des gens qui peuvent muter, qui peuvent se dire, en fait, moi, ce truc-là ne me correspond plus et j'ai envie de changer. J'ai envie tout d'un coup de devenir beaucoup plus IA friendly, voir que là-dessus et puis développer quelque chose, tu vois, qui est un peu différent, qui est tout d'un coup beaucoup plus digital. parce que ce sera peut-être plus scalable, plus je ne sais pas quoi. Enfin, tu vois, ce n'est pas impossible non plus. Mais je suis assez d'accord avec toi sur le fait que, voilà, si ce que tu aimes, c'est avoir des clients qui rentrent dans ton agence de voyage et les bichonner, passer du temps avec, eh bien, je pense que ça, il faut l'accentuer, parce qu'en fait, ça va se faire de plus en plus rare. Donc, ceux qui vont... rester forcément, vont continuer à performer. De toute façon, ça fait des années et des années avec toutes les transformations qu'on dit qu'il n'y aura plus d'agences de voyage et plus que jamais, les gens ont envie de voyager. On s'est quand même posé la question post-Covid. Aujourd'hui, on ne se la pose pas. On se rend compte qu'il y a des crises, des crises, qu'il y a plein de secteurs qui ne vont pas, mais que le secteur du tourisme, malgré tout, résiste. On a du mal un peu à le dire, mais en tout cas, parce qu'on a peur que tout d'un coup, il y ait autre chose qui nous attaque. Mais on se rend compte quand même que les gens ont l'air de... sanctuariser un peu le budget voyage parce qu'ils en ont trop besoin. Donc je pense que les gens vont continuer à vouloir voyager, découvrir des nouveaux pays, des nouvelles cultures, des nouvelles façons juste de vivre. Et pour ça, ils vont vouloir être accompagnés, ils vont aller chercher des conseils. Donc les conseils, on va les trouver d'une nouvelle manière supplémentaire. Toutes ces manières, elles se dupliquent, elles se cumulent, mais elles ne se remplacent pas en fait. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tu peux oui avoir de l'info sur Internet, tu peux oui avoir de l'info parce que tu es un influenceur aujourd'hui sur les réseaux sociaux qui t'a donné envie d'aller dans telle ou telle destination. Tu peux recevoir une notification sur ton téléphone parce que tu es en mobilité, qu'on a identifié que tu étais dans tel endroit et qu'on t'a conseillé d'aller visiter tel truc. et c'est ça qui... qui fait que tu vas le visiter. Demain, t'auras l'IA, mais t'as toujours, à un moment ou à un autre, pour une des visites que t'as fait, pour une des idées que t'as eues de voyage, discuter avec quelqu'un qui est un spécialiste du secteur. Tu vois, tout ça, c'est... En fait, c'est juste... La panoplie est plus large qu'avant.
- Speaker #0
La panoplie est plus large. Et là, on s'était mis pas mal à la place. Enfin, on s'était mis... Je t'ai un peu encouragé à se mettre à la place du dirigeant si je me mets à la place de l'agent de voyage, parce que c'est souvent de ce côté-là où on entend les plus grandes craintes. Je ne veux pas être remplacé. Qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce que tu leur conseilles à eux de faire ? Là, si certains nous écoutent, qui sont réfractaires ou qui se posent des questions, parce que si ils nous écoutent, c'est qu'ils se posent certainement des questions qu'ils ont envie de savoir. Moi, en tant qu'agent de voyage, en tant que travel planner, en tant qu'organisateur de voyage, de consultant de voyage, qu'est-ce que tu me conseilles de faire pour ne pas rater le train, pour mettre le pied à l'étrier, pour convaincre, pour rester dans le bain ?
- Speaker #1
D'y aller, de tester et de se mettre à la place du client. C'est-à-dire d'anticiper la réaction du client. Parce que le rôle de l'agent de voyage, c'est lui qui est du travel planner, du consultant. C'est celui qui est en contact avec le client. Donc lui, son objectif principal, c'est de satisfaire son client. Donc son obligation, c'est de comprendre en fait quelles sont les nouvelles façons de penser de son client et les nouvelles façons d'arriver au voyage. Et qu'on le veuille ou non, il y a en est une. Donc soit il en a peur et il reste derrière la porte et il n'ouvre jamais la porte et il ne sait pas ce qu'il y a derrière. Soit il ouvre la porte. Il se rend compte qu'il n'y a pas grand-chose ou qu'il y a éventuellement un ami qui va pouvoir l'aider, sur lequel il va pouvoir s'appuyer. Donc plus il va anticiper des réactions clients, plus il va les tester, ce que le client pourrait poser comme question. Plus il va lui aussi se forger sa nouvelle posture, sa nouvelle position, son nouvel argumentaire pour conquérir d'une autre manière, pour convertir. différemment en s'appuyant sur ces outils-là. Donc, je conseille encore plus, je crois, que le patron d'en parler, d'y aller. Et puis, s'il voit qu'en haut, il n'y a pas de volonté, à la limite d'être celui qui engage. Moi, je crois vraiment à ça. Je crois vraiment qu'aujourd'hui, notamment sur des usages comme ça, sur l'IA, ça peut venir d'un collaborateur qui, tout d'un coup, est le seul de l'agence à être à fond, mais qui va convertir toute l'agence, tu vois. Et pas forcément que du dirigeant. Je crois vraiment à ça, moi. Donc, je pense que, voilà, j'aurais tendance à conseiller à tout le monde d'essayer d'y aller, de ne pas comprendre, de recommencer, de mieux comprendre, de tester un argumentaire, un autre argumentaire par rapport à un itinéraire sur la Sardaigne, par exemple, si on revient là-dessus. Et de tester toutes les possibilités que le client pourrait poser, là où il peut arriver, pourquoi est-ce que nous, sur nos outils, on n'arrive pas à la même chose, d'essayer de comprendre où sont les différences pour pouvoir, en fait, quand le client sera là, d'avoir toutes ces réponses-là, en fait, et de lui dire, ben ouais, je me doute que vous avez dû faire ça, puis vous avez dû faire ça, vous n'êtes pas arrivé sur la même chose que nous, parce que nous, on a ça. Et puis surtout, ce qu'un agent de voyage apporte, c'est quand même toute la sécurité de qu'est-ce qui se passe s'il y a un impondérable. alors on n'a pas envie de parler d'impondérable quand on est au moment de vendre mais c'est quand même Un des plus gros arguments de l'agence de voyage, c'est de se dire que s'il y a quoi que ce soit qui se passe, lui, il sera là, là où il y a répondra, mais ne trouvera pas forcément de solution.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des exemples ? Parce que là, tu me dis, c'est pas mal de faire ci, pas mal de faire ça, je conseille de faire ci, je conseille de faire ça. Est-ce que tu as des exemples concrets d'acteurs que tu as accompagnés ou de retours d'expérience que tu as pu avoir ? positive ou négative ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, sans citer peut-être de noms, mais en tout cas dans des... Dans ce que j'ai vu de plus avancé, il y a des... La construction de chatbots qui permettent de répondre aux clients quand l'agence est fermée. Donc... Alors quand on se dit ça, ça peut paraître un peu bizarre, mais en fait c'est intéressant pour arriver à construire quelque chose qui fonctionne, il faut avoir une base de données de ce qu'on est capable de proposer en termes de produits, qui est assez solide, ou en tout cas de ce qu'on est capable de proposer en termes de services, l'information qu'on est capable de donner sans avoir d'interaction humaine. Il faut déjà se dire ça, qu'est-ce que moi, jusqu'où je veux aller ? Tu peux te dire, par exemple, je te donne un exemple très concret, mais dire... En fait, j'ai trop de produits, trop de possibilités, trop de choses. Et donc, je ne veux donner aucune réponse à mon client. Mais par contre, je veux qu'à chaque fois qu'il va sur le site de mon agence de voyage, je veux qu'il puisse avoir quand même un contact avec moi. Donc, je fais un chatbot. Je te donne un exemple vraiment tout bête. Mais je fais un chatbot qui dit à chaque fois, je rentre en interaction avec le client. Et à chaque fois que le client me pose une question, je réponds. Donnez-moi vos coordonnées. c'est vraiment le truc basique donnez-moi vos coordonnées et je vous rappelle demain matin à la première heure ça ça te permet de pas louper une des moindres potentielles de pas louper le moindre potentiel et de te rassurer en même temps de pas faire de conneries parce que tu te dis j'ai donné aucun produit puis après tu peux te dire en fait moi je sais je propose je dis n'importe quoi mais toujours la même chose c'est à dire sur que je sais pas des séjours à Annecy puisque je suis spécialisée d'Annecy et donc du coup je ne fais que répondre à Annecy et dès que la question n'est pas sur Annecy en fait je fais en sorte que mon chatbot il resserre à chaque fois pour renvoyer sur une prise de rendez-vous en disant je vous rappelle pour en savoir plus sur vous. J'essaie de l'expliquer simplement, je ne sais pas si c'est simple, mais c'est de dire qu'est-ce que je veux vraiment donner à mon client et jusqu'où je peux lui donner d'informations et comment est-ce que je construis une base de connaissances, qui est une base de connaissances basée sur moi, sur mes produits, sur ce que je veux bien donner comme réponse. Et quelles sont les questions que mon client peut poser et comment est-ce que j'organise mes réponses en fonction de ma production, des services et de mon niveau de qualité que je suis capable de lui répondre. Je trouve qu'il y a des gens qui commencent à être vraiment assez bons là-dessus. Mais la clé, c'est de savoir jusqu'où tu veux donner de l'information et de construire ta base de connaissances. La base de connaissances, c'est quelque chose qui n'est encore pas assez bien perçu et pas assez bien compris, mais c'est la base de tout chatbot, de tout outil qui pourrait être construit. C'est sur quoi, en fait, si je ne veux pas que ça aille taper dans n'importe quoi et que ça donne la même réponse à tout le monde que je pourrais avoir sur un chat GPT classique. C'est comment est-ce que je construis une base de connaissances qui est solide, sur laquelle, en fait, à chaque fois, l'outil qui est interrogé va taper.
- Speaker #0
C'est un peu la foire aux questions que beaucoup d'acteurs ont sur leur site. Ils savent que très souvent, c'est les mêmes questions qui reviennent. Donc déjà, on va avoir des questions, des réponses plus ou moins toutes faites. L'avantage de l'IA, c'est qu'il va répondre un peu différemment, mais basé sur cette base de connaissances, qui va être finalement dans... Dans un premier lieu, on peut partir de cette foire aux questions. Et ensuite aller en calculer un peu plus de données, qui peuvent être des données sur des destinations, qui peuvent être d'autres types de données. Mais la base, c'est de repartir des foires aux questions que beaucoup ont déjà très souvent soit mis sur leur site internet, soit ont déjà préparé en documents internes auprès des équipes. Parce que comme c'est toujours les mêmes questions qui reviennent, c'est important que les équipes aient des réponses assez uniformes.
- Speaker #1
Et je trouve que ça, c'est un premier usage, dans des usages réussis que j'ai vus, c'est sûrement ceux-là, je trouve, où il y a eu le plus de réussite en disant, en fait, à partir de ma propre matière et finalement, sans que ce soit trop complexe et que ça me coûte trop d'argent, tu peux réussir à faire quand même quelque chose, je trouve, de pas mal. Et notamment, je dis sur les horaires hors agence, parce qu'il y en a plein qui disent oui, mais en fait, à quoi ça sert d'avoir un chatbot si moi je suis là. Je suis là et en fait, ce n'est pas forcément l'idée, mais c'est juste de dire que tout d'un coup, tu es capable, à un certain coût, d'avoir du 24 sur 24. Alors après, tu peux te dire, c'est inutile. Moi, jusque-là, mes clients, ils savaient que j'étais fermée à 19h et ils ne sont jamais venus après 19h. Ok, très bien. Enfin, je veux dire, après, c'est chacun son point. Mais si tu as envie tout d'un coup de t'ouvrir un peu plus de perspectives et de possibilités, je trouve que ça, c'est tout d'un coup un prolongement. de l'agence que tu peux tester sans prendre trop de risques et je trouve que c'est un bon cas d'usage pour comprendre en fait comment est-ce que tu dois paramétrer un bot pour qu'il soit pertinent C'est-à-dire qu'il soit adapté à toi. Comment est-ce que tu le nourris ? Parce que c'est ce qu'on dit aussi, c'est comment est-ce que tu le nourris dans ta façon de répondre, dans ta façon de proposer des produits, pour que lui, il les propose aussi de la même manière que toi quand tu n'es pas là. Et je trouve que ça, c'est un bon cas d'usage qui te permet d'apprendre assez bien. Et après, tu disais, les réussites ou les échecs que j'ai vus, et des solutions, notamment... L'IA connectée avec le CRM de l'agence, sans qu'il y ait de sensibilisation des collaborateurs, sans qu'il y ait d'explication réellement de comment ça fonctionnait, et en mettant un peu la solution et en disant maintenant il faut l'utiliser, et avec un usage qui était déceptif et l'impression, ce qu'on disait tout à l'heure, que c'était nul, que ça ne marchait pas, que les réponses n'étaient pas bonnes, mais parce que personne n'a été embarqué dans le projet, parce qu'au final... L'analyse du besoin a été certainement un peu bradée et les collaborateurs n'ayant pas été engagés dedans, eux-mêmes n'ont pas fait de retour sur le réel usage qu'ils avaient du CRM, de leur façon de toucher, de communiquer à leurs clients. Et donc du coup, des échecs, mais comme il y avait des échecs de CRM, les mêmes échecs de CRM s'en lirent en fait.
- Speaker #0
Et dans tous les cas, c'est accompagnement, Comme tout changement, ça nécessite un accompagnement, ça nécessite d'inclure et que tous les collaborateurs s'investissent dans le changement dès le début. Comme tu le disais, les besoins n'ont peut-être pas forcément bien été compris au départ. C'est important quand on remplace de nouvelles choses, et tu le disais aussi tout à l'heure dans ce groupe de discussion sur qu'est-ce que tu as essayé, qu'est-ce qui a bien fonctionné. Mais c'est important d'inclure tout le monde dans le... Oui. dans le changement.
- Speaker #1
Moi, je pense que ça, c'est clé. Et après, tu vois, on me dit besoin d'accompagnement, d'accompagnement. Mais là, tu vois, je prêcherais presque contre ma paroisse. Mais je trouve qu'en plus, sur l'IA, si c'est bien pris, que ce n'est pas une grosse agence et que c'est bien pris par l'ensemble des collaborateurs, je pense que tu peux vraiment, jusqu'à assez loin, te débrouiller tout seul.
- Speaker #0
Parce que l'avantage, c'est que tu peux demander à l'IA comment te débrouiller tout seul. Ouais,
- Speaker #1
non mais vraiment. C'est ça le plus fort. C'est pour ça, je trouve que, tu vois, il y a... C'est pour ça que je trouve que c'est assez merveilleux, en tout cas, à tester, et que je ne comprends pas qu'on n'essaye pas de passer un peu des steps supérieurs que ceux qu'on a aujourd'hui, parce que je trouve vraiment que les gens peuvent se débrouiller par eux-mêmes, beaucoup quand même. Et il faut trouver celui qui a envie, l'ambassadeur. Moi, je l'ai vécu il y a un moment, au tout début des réseaux sociaux, quand on disait « les community managers, on ne sait pas ce que c'est » . Ça va être nul, on va donner ça à un stagiaire. Donc on venait nous chercher pour avoir des stagiaires sur Community Manager. Et en fait, quelque part, ça a fini par prendre parce qu'il y avait des gens dans les entreprises, alors c'était des stagiaires ou pas, mais en tout cas qui tout d'un coup étaient investis de cette mission-là et qui l'aimaient cette mission et qui du coup ont permis ensuite de faire comprendre aux autres que oui, il y avait un intérêt, que oui, il y avait un usage, que oui, ça pouvait apporter. Et je pense que Lya, c'est pareil, tu ne peux pas demander au plus réfractaire d'être l'ambassadeur de ce sujet. Donc si le patron est réfractaire, ce n'est pas lui qui peut embarquer l'agence dans le sujet. Je ne crois vraiment pas à ça. Par contre, je pense que n'importe quel collaborateur qui le teste dans son coin, même si on lui dit qu'on ne le mettra jamais en place, on ne le mettra jamais en place, mais qui teste, qui teste, qui teste, et qui au final a de la réussite, quand tu as de la réussite, tu engages un premier cercle, une première collaboratrice, une deuxième, un troisième, un collaborateur, un peu plus haut, et puis voilà. Et après, ça prend comme ça.
- Speaker #0
Comme tu disais, on a tendance en premier lieu à penser aux large language modèles qui vont écrire à notre place. Il y a beaucoup de personnes, surtout dans le tourisme, qui aiment beaucoup écrire et qui disent « moi j'en veux pas,
- Speaker #1
je ne veux pas écrire » . Oui,
- Speaker #0
je comprends. En fait, comme tu dis, il y a beaucoup d'autres cas d'usage qui font que peut-être qu'elles aiment bien écrire, mais peut-être qu'elles n'aiment pas...
- Speaker #1
Faire des images, ou de quoi des images.
- Speaker #0
Faire des calculs, ou faire des rapports.
- Speaker #1
Des analyses de tableau. Les analyses de performance, de dire l'agence, le pilotage des agences de voyage. Franchement, quand tu regardes la plupart des agences, il y en a plein qui ne maîtrisent pas du tout leur fonctionnement, qui ne pilotent rien, qui vendent, mais qui ne savent pas exactement ce qu'ils vendent. Là où la marge est vraiment meilleure, qui n'aident pas d'ailleurs leurs vendeurs en disant tiens, regarde ce produit-là, tu en as vendu tant et en fait, il y a une super marge. Celui-là, la marge, elle est faible. Il y a vraiment... dans les agences encore des gens qui ont du mal avec ça, cette compréhension de pilotage. Et c'est aussi souvent parce qu'il n'y a pas cette culture-là. Cette culture, tu vois, de... Eh bien, ça, elle peut t'aider. Elle peut t'aider à construire ton tableau, à le remplir et à l'analyser.
- Speaker #0
On peut faire de l'analyse, on peut faire de la traduction, on peut faire de l'écriture, on peut faire de l'image, plein de choses.
- Speaker #1
Elle peut faire les petits textes pour tes collaborateurs en disant, là, t'as été bon, mais tu pourrais... En mettant les formes quand tu ne sais pas mettre les formes.
- Speaker #0
Et elle peut te challenger. Et ça peut aussi, un très bon cas d'usage aussi, c'est le speech to texte, mais c'est quand on échange avec un client, d'avoir l'IA qui prend des notes pour nous.
- Speaker #1
Ouais, elle peut te faire la prise de notes, qu'après tu te souviennes de tout ce que t'as dit.
- Speaker #0
Donc, faire prise de notes, analyse, et puis ensuite du coup, ce qui nous permet d'avoir un peu tout préparé pour réfléchir vraiment au beau voyage qui correspond à la personne.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
En tant qu'encore une vendeur de voyage.
- Speaker #1
Et pour le dirigeant ? qui est souvent dans des agences de voyage, qui est souvent des petites agences de voyage, ils ne sont pas beaucoup, donc on parle beaucoup de la solitude du dirigeant. Alors il ne faut pas tomber trop loin non plus, mais l'IA peut aider aussi ça, à se challenger sur son business en disant, voilà aujourd'hui c'est ça mon chiffre, c'est ça mon activité, j'ai tant de collaborateurs. Est-ce que je suis bon ? J'arrive pas à savoir là où je suis bon, pas bon. Et bien là aussi, l'IA quelque part peut aider.
- Speaker #0
Je prends un exemple. Je ne citerai pas son nom, mais son entreprise s'appelle Puro Estilo. Il organise des voyages salsa à Cuba. Et lui, il utilise l'IA. Il a fait un board. Donc il s'est mis tous les... Et en fait, il a personnifié différents IA en disant « Toi, tu vas être... » J'ai dit une bêtise, je ne sais plus quelles sont les personnes.
- Speaker #1
« Toi,
- Speaker #0
tu vas être... » Encore plus que ça. C'est-à-dire que toi tu vas réfléchir comme Jeff Bezos et tu vas me donner des conseils. Toi tu vas être le meilleur en marketing et tu vas me donner des conseils comme ce personnage-là. Et c'est son board. Et en fait, toutes les semaines, il se fait une réunion avec ses zirs. Enfin bref, on arrive sur la fin de l'épisode. En fait, on a quand même beaucoup parlé. J'ai quand même deux questions avant de finir. La première, est-ce que tu as des tips concrets ? Est-ce que tu pourrais conseiller à nos auditeurs un podcast, une chaîne YouTube, une newsletter, un livre qui pourrait... du contenu à suivre ? Tu me parlais, je crois, avant l'émission de Nicolas François, par exemple, et sa newsletter. Est-ce que tu en as d'autres ? Est-ce que déjà, celle-là ?
- Speaker #1
Déjà, c'est pas celle de Nicolas François. Je vous invite à la suivre, qui est quelqu'un qui est institutionnel, mais qui... à fond sur l'IA et je vous invite à suivre. Moi, je suis pas mal de gens sur LinkedIn qui diffusent. Je ne saurais pas te donner un nom en particulier, parce qu'en fait, j'en suis plein, mais je regarde pas mal de choses sur LinkedIn, je regarde pas mal de choses sur YouTube. J'ai acheté plein de revues spécialisées sur l'IA aussi. Un livre, pas particulièrement, je crois pas, parce que j'ai l'impression que quand ils sont sortis, j'avais déjà lu pas mal de contenu.
- Speaker #0
Les livres sont liés quand ils sortent, c'est trop bien.
- Speaker #1
Ouais, voilà.
- Speaker #0
C'est intéressant d'avoir l'histoire. Non,
- Speaker #1
c'est intéressant d'avoir la base et tout, mais comme moi, ça c'est ce qui me plaît et c'est ce que j'adore faire, j'ai bien pensé ces sujets-là de l'histoire et tout ça. En fait, je trouve que c'est quelque chose qui est très évolutif, très dynamique. Donc je suis plutôt. Ouais, j'avoue, je suis plutôt sur les réseaux, sur les podcasts. Dès que j'entends un podcast qui sort un peu sur sur sur l'IA, je n'ai pas de j'ai pas de nom particulier, je crois, à te donner. Donc là, comme ça,
- Speaker #0
on a le newsletter déjà. Il y a café, un travail. Le texte, c'est ça de François.
- Speaker #1
Ouais, il y a moi, j'ai pas mal. Je trouve que je. déjà dit plusieurs fois quand je suis intervenue, mais je pense que la presse a un, notamment de notre secteur, elle a un rôle clé dans la veille, ce qu'on disait sur tous les acteurs qui sortent. Ça se fait, ça c'est en train de se mettre en place, donc voilà, là aussi c'est à suivre, Tourmag a une rubrique, l'éco a une rubrique, enfin voilà, je pense que c'est intéressant de... Comme à fond, il y a des dossiers après plus de fonds qui sont faits aussi par la revue Espace, tu vois, moi dès qu'il y a des choses qui sortent un peu là-dessus, je... J'adore, je regarde parce que ça touche notre secteur et que tout d'un coup, tu es sur des cas d'usage qui sont très concrets. Moi, je suis aussi pas mal dans le voyage d'affaires, donc Déplacement Pro a fait aussi beaucoup de sagas sur l'IA et le voyage d'affaires. Je suis à la fois sur notre presse spécialisée et sur des grands ponts, des experts éphémères ou quoi, mais j'essaie de suivre un peu ce qui... ce qui sort sur les nouveaux usages. Et ce que je me rends compte quand même, c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup d'outils, un peu comme sur les smartphones. Au départ, tu avais quatre applis, puis maintenant, il y en a plein. Puis en fait, si on regarde ton iPhone, le mien, enfin voilà, personne n'a les mêmes applis parce que c'est en fonction de nos usages. Je pense que l'IA, c'est aussi ce qui se passe. C'est-à-dire que là, il y a plein, plein, plein de petits outils qui sortent et que c'est très difficile aujourd'hui de dire lequel est bon, pourquoi. Il faut que chacun se fasse un peu son propre... sa propre veille, sa propre réflexion en fonction de son usage. Et je pense qu'il y a vraiment un effort perso de dire en fait, moi, qu'est ce que j'ai envie d'optimiser ? Sur quoi j'ai envie que ça m'aide ? Parce que sinon, c'est un peu comme sur les réseaux sociaux, tu scrolles et tu testes plein de trucs et puis du coup, tu utilises rien. Voilà, il n'y a rien qui te sert.
- Speaker #0
Encore une fois, pas hésiter à demander à Alia, lui dire qui on est, qu'est ce qu'on veut, qu'est ce qu'on recherche, qu'est ce que l'objectif ? Et lui, quand je lui ai demandé Alia, ça peut être ChatGPT, ça peut être Mistral, on a parlé de différents... Si on ne sait pas quoi utiliser, autant commencer par le français, Mistral.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Toute dernière question. Tu as été directrice de l'ESCAE. Oui. Beaucoup d'étudiants nous écoutent. est-ce que tu peux leur donner un conseil ? Pour les étudiants du tourisme, un conseil autour de cette nouvelle mouvance, il y a ces nouveaux outils qui arrivent sur le marché.
- Speaker #1
Oui, alors je leur conseille d'y aller. Alors, ils n'ont pas le choix, d'ailleurs, je vais tendance à dire qu'ils n'ont pas du tout le choix. Et le conseil que je peux leur donner, c'est quand ils vont arriver dans des entreprises qui vont être un peu réfractaires ou qui vont leur dire que ce qu'on leur a dit à l'école, ce n'est pas la réalité et qu'en fait, ils n'en savent plus, qu'ils n'en utilisent plus. plus, c'est que dans la vraie vie, on n'a pas besoin de tout ça, qu'ils lâchent pas, parce que moi, je crois qu'ils font partie des gens qui vont faire bouger les lignes très fortement. Et c'est un des trucs que moi, j'ai vu pendant 15 ans, mais c'est l'un des trucs les plus difficiles. Quand t'es un étudiant, t'arrives, que t'as une connaissance qui n'existe pas trop dans les entreprises, on a tendance à la dévaluer, à dire qu'elle va pas te servir. Et moi, j'ai vu quand même ceux qui ont le plus performé, c'est ceux qui ont... qui ont gardé ça très fort en se disant « Si, c'est grâce à ce truc-là que je vais pouvoir changer. » Mais je comprends qu'en fait, pour les gens qui sont dans les entreprises, ils ont réussi jusque-là sans ça. Donc, ils n'ont pas l'impression que c'est ça qui va pouvoir forcément transformer les choses. Et souvent, ça vient quand même de là.
- Speaker #0
Reste aligné et croyez en vous. Écoute, merci beaucoup, Marie. Merci pour cet échange. J'espère que cet épisode vous a plu. Avant de couper, mettez-nous des étoiles plein les yeux. Abonnez-vous, commentez, mettez-nous des remarques en commentaire. Pour en savoir plus sur le collectif de freelance Away We Go, rendez-vous sur le site internet awaywego.fr ou sur LinkedIn awaywego.fr. Encore merci Marie. Merci à toi. Merci à toute l'équipe du podcast. Merci à l'autre Marie du podcast. Merci à Olivier, à Marjorie, à Audrey, à Paulo. Sans qui ce podcast ne serait pas là. Merci beaucoup Cédric Houssier et Wax Studio avec qui on enregistre aujourd'hui.