- Speaker #0
La plupart des gens existent, mais très peu vivent réellement. Ces mots sont à l'origine de ce podcast. Bonjour, je suis Servane. J'ai voulu rencontrer celles et ceux qui ont connu cet instant rare, ce moment où l'on comprend pourquoi l'on est là, ici et pas ailleurs, avec cette personne, dans ce pays, à faire ce métier. Cet instant où tout sonne juste, on ne doute plus, on sait. Vous écoutez les messagers. Ceux qui ont trouvé ce que nous cherchons tous, leur évidence.
- Speaker #1
J'avais des problèmes d'intégration, je me faisais taper et tout. J'avais une psychologue à l'époque, elle m'a dit de me mettre à ça. Au cinéma, à tous ses projets. En fait, au début, c'était comme une thérapie. Sinon, je serais totalement dehors de ce monde.
- Speaker #0
Parfois, quelque chose arrive au bon moment. et remet doucement les choses à leur place. Pour Maxence, tout commence avec le théâtre et très vite, un autre monde s'ouvre à lui. Les tournages, les castings, les rencontres. Et pourtant, derrière les caméras, il reste un enfant étonnamment discret avec ce mélange troublant de fraîcheur et de recul.
- Speaker #1
Salut, moi c'est Maxence et j'en ai un. Sans parler de mes projets cinématographiques, ma vie, elle est... Elle est très bien, elle est semblable à un enfant de 11 ans. Pour moi, ce n'est pas vraiment une vie totalement différente, c'est juste un petit plus, comme un peu une épice ajoutée. Pour moi, c'est comme une vie normale, sauf que, par exemple, tout le monde a un hobby, une activité phare. Pour moi, cette activité, c'est le cinéma. Même si elle est un peu hors du commun, ça reste une activité. Et ma vie, elle est comme tout le monde, un peu. En vrai, moi, c'est sûr que... Pour certains, ça peut paraître impressionnant au fur et à mesure de l'âge, quand on enchaîne les projets. Après, j'ai enchaîné et j'en fais quelques-uns de part et d'autre. Mais bon, après, au bout d'un moment, ça commence à s'apparenter à ta vie. Et si on a la motivation, on peut tout faire, bien sûr. Il faudra, bien sûr, des sacrifices. Je sais qu'on n'en parle pas beaucoup, mais un peu de préparation mentale. Parce qu'entre les échecs... Les fausses joies et tout ça, c'est dur. C'est un hobby, par exemple, une passion qui est très présente dans ma vie de tous les jours. Pas forcément de par mes projets, mes grands résultats, mais plutôt de la dimension qu'elle peut créer autour de moi. J'ai commencé quand j'avais 6 ans, donc c'est sûr qu'au début, je trouvais ça vraiment... Je me demandais comment j'arrivais à faire ça vraiment. Et maintenant, au fur et à mesure du temps, des projets, je me dis... De plus en plus que c'est normal et que je l'apparente à ma vie courante. Alors que quand j'étais petite, c'était vraiment un monde. C'est comme la Terre à Mars, alors que maintenant, c'est comme l'autre bout de la rue. C'est pas que c'est normal, mais en fait, moi, je me mets un peu la pression, mais je me la mets pas tant que ça. Je préfère pas me dire que c'est vraiment ultra compliqué, parce qu'après, ça va parfois me générer un blocage. Alors que si je le prends comme un truc à côté, je serai beaucoup plus spontanée, naturelle et je prendrai énormément plus de plaisir.
- Speaker #0
Mais un enfant de ton âge, quand il a une passion ou un hobby, c'est pas du cinéma. Ça va être un sport ou ça va être quelque chose comme ça. Là, toi, c'est quand même quelque chose qui n'est pas si facile que ça d'accès, en fait.
- Speaker #1
C'est sûr qu'honnêtement, moi, j'ai né le mari comme ça parce que j'avais des problèmes d'intégration. Sans cet élément déclencheur, par exemple, je n'aurais jamais fait tout ça. En fait, au début, c'était comme une thérapie. Maintenant, je n'en ai plus besoin, mais je continue pour le plaisir. Et ça m'aide un peu à me sortir de mon quotidien.
- Speaker #0
Comment tu te sens quand tu es sur place, sur un tournage ? Comment tu te sens ?
- Speaker #1
En fait, quand je suis sur un tournage, honnêtement, je ne réalise qu'après. Sur le moment où je ne réalise pas, je suis plutôt stoïque. Mais dès qu'après, je me dis, waouh, c'est un truc fou quand même que j'ai dit.
- Speaker #0
Mais quand tu rencontres des stars, des gens très connus, là tu te rends compte ?
- Speaker #1
En fait, je m'en rends compte surtout quand je vois le beau monde que j'ai en face de moi. Par exemple, moi, j'adore rencontrer des stars et changer avec eux. En fait, j'adore parce que pour moi, c'est un peu des modèles. Et c'est là où je réalise vraiment dans le monde auquel je suis, par exemple.
- Speaker #0
Qui comme modèle ? Qui tu as rencontré, tu t'es dit, la chance que j'ai ?
- Speaker #1
J'ai rencontré par exemple des grands humoristes comme Arthus et Paul Mirabel. C'était des rencontres assez rapides. Après aussi j'ai eu la chance d'interroger Julien Doré. Ça aussi c'était vraiment super, c'était trop bien. Parce que c'est un grand chanteur et tout ça. Sinon aussi j'ai communiqué un peu avec Lara Luciani, avec des championnes. Même Manon Apiti Brunet, Pauline Desrouledes, j'ai pu rencontrer des mondes très variés et qui sont totalement opposés mais qui restent liés par le monde, par la médiatisation et tout ça.
- Speaker #0
Julien Doré, j'ai vu l'extrait tout à l'heure, il en revenait pas de te rencontrer et de savoir que tu étais d'Alesse comme lui ?
- Speaker #1
C'est sûr que ça impressionne un peu de voir que quelqu'un qui t'interroge peut être de la même ville que toi. Moi aussi, c'est sûr que là, j'étais un peu... En fait, ça me faisait bizarre de dire que je pouvais communiquer avec quelqu'un de ma ville, mais qui était genre 10 000 fois plus connu que moi, quoi. Donc en fait, ça faisait comme un peu un sentiment de rapprochement, vu qu'on vient du même endroit et tout ça, mais quand même un sentiment un peu détaché parce qu'on n'est pas du tout du même monde. Lui, c'est beaucoup plus quand même médiatisé. Alors que moi, je fais juste ça pour un hobby, quoi. Oui, c'est sûr que... Je pense qu'on était tous les deux aussi contents de se rencontrer, parce que c'est sûr que lui, c'était une très belle personne. Et je pense que je lui ai parlé qu'il était aussi très content de me voir. Honnêtement, c'est une personne magnifique, comme toutes les personnes ici que j'ai rencontrées.
- Speaker #0
Alors, cette émission, c'était au tableau, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
C'est quoi cette émission ? Présente-moi cette émission.
- Speaker #1
En fait, par exemple, c'est une émission où il y a des enfants, par exemple, je crois que c'est à peu près de 8 à 14 ans, peut-être un peu plus jeunes, et en fait, ils vont interroger, par exemple, des célébrités. Il y a eu des politiciens comme Macron, Zemmour, des sportifs comme Manon Apiti-Brunet. Aussi, il y a eu, par exemple, des chanteurs. Il y a beaucoup de célébrités qui ont été interrogées à haut tableau. A l'époque, je devais faire des préparations tout... Tous mes jours libres, enfin je dis jours libres, un jour par semaine par exemple. On faisait des visios avec nos personnalités qu'on allait interroger. On notait toutes les questions qu'on voulait interroger. Et avec la réalisatrice, la productrice, on notait par exemple, on faisait comme un petit storyboard avec qui poser quelles questions et tout ça, avec un ordre bien précis. Et le tournage pour à peu près 7 célébrités la dernière fois, il avait duré... Deux jours de tournage pur. Et après, il y avait eu un jour avant où on répétait tout. C'était un jour de filage, comme ils disaient. On devait répéter tout. Et juste avant, à chaque fois d'interviewer, on faisait un dernier débrief rapide. On nous disait, vous savez, ça va se passer qu'une seule fois dans votre vie. Donc soyez naturel, plein d'énergie et vivez.
- Speaker #0
Et ça, tu y arrives.
- Speaker #1
En fait, moi, à chaque casting, au début, j'avais énormément de stress. Maintenant, ça commence un peu à s'estomper, j'en ai moins. Avant, j'ai un peu de stress, mais dès que je vis le moment présent, tout s'estompe. Et je vis le moment présent. Parfois, peut-être, il y a des trucs répudiques, un peu différents, mais je pense qu'il ne faut pas revenir sur ce qu'on a fait. Il faut juste profiter du moment présent. ou pas juste dans le passé. Si c'est notre passion, autant s'y consacrer. Et moi, je ne vois pas comme ça, par exemple, je ne dis pas exactement les heures, mais par exemple, je ne vois pas deux heures de préparation, je vois deux heures de plaisir, deux heures de curiosité, de moments partagés, parce qu'en plus, à chaque émission, à la fin, on est comme une famille. J'ai gardé contact avec quelques-uns et tout ça, et on passe vraiment des très bons moments ensemble.
- Speaker #0
Vous riez entre les tournages ?
- Speaker #1
Ben oui, à chaque fois, à chaque sournage, je me fais au moins un ami, je rencontre des personnes exceptionnelles. Par exemple, je rencontre une production, un réalisateur, des acteurs. Je rencontre tout un monde formidable.
- Speaker #0
Est-ce que tu es surpris d'être là, sur un plateau comme ça, de vivre ça ? Tu es surpris, toi ? Non, maintenant, c'est normal ? C'est ton quotidien ?
- Speaker #1
Maintenant, c'est une partie intégrale de ma vie, mais que je préfère consacrer plus à une passion qu'à un métier. Après, je me dis... Pas forcément que c'est normal, mais je me dis... Je ne me pose pas de questions sur qu'est-ce que ça fait, et juste, je kiffe, quoi. Je ne me pose pas de questions et je vis.
- Speaker #0
Alors tu as fait des tournages, on a dit de pubs, pour des films, pour la télé. Si je te demandais un souvenir fort qui remonte là, quelque chose qui t'a marqué, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Honnêtement, choisir une chose, je ne peux pas parce qu'il y a plein de moments qui m'ont marqué, entre des amitiés très fortes, notamment sur le tableau, sur des clips et tout ça, et aussi par exemple des moments que j'ai kiffé, par exemple un film, à la fin, il y avait des gens qui m'applaudissaient et tout. C'est des moments de fierté comme ça que je vais surtout retenir des moments de vie. Il y a à peu près un mois où j'étais vraiment extrêmement stressée, mais des moments où tout ne s'est pas très déroulé. Par exemple, il y a une année où en fait, le premier choix tourne et le deuxième, il reste à la maison en attendant, voir si l'autre se blesse. Il y a une année où j'avais été 26 fois second choix. Parce que voilà, donc là, ça a été vraiment des moments très compliqués. Il y a eu des tournages où ça s'est pas super bien passé, même si c'était que un tournage d'une pub qui s'est pas extrêmement bien passé. Mais sinon, tout le reste, ça peut pas se dérouler parfaitement, mais ça peut que bien se dérouler dans la mesure où on prend du plaisir.
- Speaker #0
Et tu prends du plaisir. Et comment ça se passe avec les équipes techniques, tout ça ? Parce qu'il y a du monde autour de toi, quand même.
- Speaker #1
Ben, en fait, on se fait un peu dorloter, j'ai l'impression. Même si... équipe technique, elle nous aide dans notre travail. Dans notre travail, dans notre passion plutôt. Elles vont nous équiper et tout ça. Et parfois, on peut discuter un peu avec eux pour évacuer le stress. Et tout le monde est à l'écoute et tout ça, surtout quand on est enfant.
- Speaker #0
Tu aimes te voir, tu es surpris. Comment tu sens ça, de te voir à la télé sur un écran ?
- Speaker #1
En fait, j'ai l'impression que ce n'est pas moi tout en restant moi. Je m'explique parce qu'il y a certains tournages où j'aurais pu dévoluer, par exemple, de... Un à un an et demi. Par exemple, il y en a un, je me voyais, par exemple, j'avais dix ans, je devais avoir huit ans et demi quand je l'ai tourné. Parce que déjà, si j'ai fait d'autres projets entre temps, j'ai pu évoluer, ma sagesse émotionnelle et tout ça, j'ai pu grandir, mûrir, changer physiquement. Donc c'est sûr que ça reste moi, mais ça reste un moi qui est quand même assez vieux. En fait, je n'aime pas me voir parce que je trouve... En fait, ça fait parler un peu de moi, alors que sur ça, je reste quand même assez très puérile. Par exemple, mes amis, ma famille, je leur répondrai s'ils me demandent. Voilà, je répondrai très honnêtement avec plein de sincérité. Mais si on ne m'en parle pas, c'est sûr que je ne vais pas discuter de ça. Parce que je préfère parler des gens avec le monde qu'ils connaissent qu'avec un monde totalement différent.
- Speaker #0
Moteur, ça tourne. Et sur un film, sur un tournage de film, tu es dirigée justement. On te dit comment te comporter, comment être ?
- Speaker #1
Ça dépend surtout de la personne qui produit. Il y a des personnes, elles nous donnent juste des petites indications, elles nous laissent vraiment faire comment on nous ressent. Et parfois, on fait jusqu'à, de la même scène, on peut faire jusqu'à 40 prises. Parce qu'il y a les angles différents et tout ça. Oui, on nous dirige un peu, mais on nous laisse quand même libre cours à notre créativité.
- Speaker #0
C'est pas épuisant ?
- Speaker #1
Moi, je dirais plus épuisant mentalement, parce que c'est quand même compliqué à gérer tout ça. Mais honnêtement, je tiens bien la baraque, comme on va dire. Mais honnêtement, c'est un peu épuisant, mais ça reste quand même pas trop compliqué.
- Speaker #0
Parlons du Maxenss aussi, du quotidien. T'es racine, t'as vie de tous les jours, tu vis en Cévennes ?
- Speaker #1
Ouais, je viens de la Cévennes, mais en vrai, moi, mon quotidien, il est assez classique. Je vais au collège, je suis avec tous mes amis, je discute, je fais des trucs avec eux et tout ça. Je passe du temps avec ma famille. Honnêtement, mon quotidien, hormis ça, il est quand même assez classique. J'ai mes activités, mes hobbies, mon sport, ma famille, mes amis. Aussi, par exemple, je suis très sportif, donc j'aime beaucoup faire des choses en nature et tout ça. Je viens beaucoup passer du temps avec mes proches, j'aime faire du foot, du judo, du ping-pong. En vrai, je dirais que je suis quand même un peu multi-casquette, quoi.
- Speaker #0
Toute la part cinéma, télé, tout ça, là, tu dirais en pourcentage, c'est combien dans ta vie ?
- Speaker #1
C'est même pas 15% de ma vie, quoi. Parce que même si j'adore ces moments, j'ai ma vie quand même assez classique et banale en dehors.
- Speaker #0
Oui, mais ça te prend beaucoup de temps, quand même. Quand tu dis 15%, t'es sûre que c'est pas plus ? Ça te prend beaucoup de temps, quand même, les préparations, d'aller à Paris, d'aller... Tu vas où d'ailleurs ? C'est Paris, Marseille, c'est où ? C'est essentiellement Paris ?
- Speaker #1
Généralement, c'est Paris. Une fois, j'étais choquée, c'était à Alès. Oui, c'était la seule fois de ma vie. Une fois, j'ai vu Montpellier. Marseille, c'était surtout pour les pubs et Paris, c'était pour les plus gros projets comme tournage.
- Speaker #0
Mais Alès, c'était quoi ?
- Speaker #1
C'était un petit court-métrage. J'en ai fait un à Lunel. Les endroits sont très variés, même si Marseille et Paris, ça reste le plus dominant. J'ai eu une période vraiment pas très active. J'avais même pas un casting par mois alors qu'avant c'était deux castings toutes les semaines. Donc là j'ai fait la traversée du désert un peu et là je commence à reprendre un peu l'activité. Donc il y a des moments où c'est même pas 5% de ma vie, il y a des moments où ça peut aller jusqu'à 40. Ça dépend surtout de la période, de mon âge, parce que par exemple quand j'avais 6 ans, 6-7 ans c'était pas beaucoup. Quand j'avais 9-10 ans, 8-9-10 ans, c'était reparti de plus belle. Quand j'avais de 10 ans et demi à 11 et demi, c'était vraiment désert. Et maintenant, là, depuis quelques mois, depuis 2026, ça commence un peu à reprendre. Honnêtement, je suis contente.
- Speaker #0
Comment tu te vois, adulte ? Comment tu imagines, là, si je te disais, allez hop, on se projette dans le futur, tu te vois comment ? Tu t'imagines comment ? Ce que tu vas dire là, peut-être que tu réentendras quand tu auras 20 ans ou plus. Alors dis-moi comment tu t'imagines là, aujourd'hui, précisément.
- Speaker #1
Imaginer, c'est très dur, mais je pense que le truc, le principal que je pourrais dire, c'est que je serais heureux dans ma vie avec une belle famille.
- Speaker #0
C'est pas forcément continuer tout ce que tu fais là.
- Speaker #1
Honnêtement, acteur, pour moi, je le vois plus par une passion que pour un métier, parce que... Économiquement, c'est très dur parce qu'il y a les trains à payer et tout ça. Donc moi, si financièrement ça continue, je pourrais continuer à être acteur. Mais sinon, je reprendrais une vie classique avec mes hobbies normaux, on va dire.
- Speaker #0
Tu te considères acteur aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je ne me considère pas acteur, je me considère comédien. Je sais qu'il y a une très faible nuance, par exemple. Mais pour moi, un comédien, c'est quelqu'un qui va plus se faire par une passion qu'acteur. Acteur pour moi c'est un terme beaucoup trop sérieux. Je préfère dire par exemple un intermittent du spectacle ou comédien.
- Speaker #0
Et tu te sens comédien aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je ne me sens pas totalement comédien parce qu'après c'est sûr que je n'ai pas encore une énorme notoriété. Mais à mes heures perdues, je me sens un peu comédien quand même. Je pense qu'honnêtement je vais faire une pause, je pense vers à peu près mon adolescence parce qu'après avec tout ce qui est bac, brevet, ça va devenir plus compliqué. Moi j'ai honnêtement les études, j'ai un peu vulgarisé le terme mais je m'en moque quoi. Pour l'instant je suis enfant, ça marche très bien au collège, donc je vois pas pourquoi je me mettrais des barrières pour les études. Je préfère voir comment ça se passe et continuer mes passions à plein temps.
- Speaker #0
Et y'a pas un acteur à qui tu rêves de ressembler ?
- Speaker #1
Moi j'ai envie de créer ma propre personnalité et pas ressembler à quelqu'un. Je préfère créer mon propre personnage mais qui est beaucoup moins connu que... Plagier qu'un cœur, comme on dit, et avoir une énorme notoriété. J'aurais mon personnage, par exemple, comme Djamal de Bouz, etc.
- Speaker #0
Alors si on faisait une petite conclusion, là maintenant, donc toi tu as 11 ans aujourd'hui, tu es heureux dans la vie que tu as aujourd'hui ?
- Speaker #1
C'est sûr que je suis beaucoup plus heureux que quand j'avais 6 ans, par exemple. Maintenant, je suis épanouie tout le temps et je suis très heureux de ma vie.
- Speaker #0
Quand on appelle tes parents, ta maman, ton père, pour te proposer un casting, qu'est-ce que ça te fait ? Tu es content ?
- Speaker #1
C'est d'abord ma mère qui va être contente parce que c'est elle qui va recevoir en premier l'information, parce que mes parents, surtout ma mère, c'est surtout elle qui dirige tout ce qui est carrière et tout ça. Mais c'est sûr que je vais être contente. Après, ça dépend surtout du projet. Dans tous les cas, je serai contente. Mais si c'est un projet qui me tient, par exemple, parfois un peu plus à cœur, je serai vraiment en extase encore plus. C'est moi qui tranche. Je suis un peu acteur de ma vie. Tant que ça pourra continuer comme ça, ça sera parfait. Je pense que ça continuera comme ça pendant quelques années. On me laisse beaucoup de liberté par rapport à ça. Si je veux pas faire un truc qui est extrêmement rare, je crois que j'ai refusé qu'une fois, parce que je trouvais que c'était une chose extrêmement malaisante. Honnêtement, ça me plaît tout le temps, donc on y va tout le temps. Comme si on prenait la voiture et qu'on découvrait un nouveau pays, tout ça. Comme un road trip, un peu.
- Speaker #0
Mais tu as des rôles à apprendre aussi.
- Speaker #1
Oui, par exemple, avec le théâtre, le cinéma, j'en ai. C'est sûr que parfois, j'ai pas mal de choses à retenir. Il y a une fois, j'avais cinq rôles à apprendre à un mois, quand même. Mais bon, j'ai une assez bonne mémoire, donc ça, je m'y consacre un peu. Mais c'est surtout la partie répétition mentale, comment je pourrais jouer, que plutôt apprendre le texte où j'y passe le plus de temps. Dans ma vie, surtout quand j'étais plus jeune, j'ai eu énormément d'échecs. Donc du coup... À un moment, j'ai voulu tout arrêter tellement j'avais d'échecs, tellement j'avais de noms et tout ça. Parce qu'en plus, c'est pas comme si je finissais dernier. C'était vraiment au dernier moment où je loupais, quoi. Et c'est même pas que je loupais, c'est que je correspondais pas exactement. Une fois, pour une série, on m'avait dit que j'étais pris à midi et à 17h. On m'a annoncé que j'étais plus pris. Donc il y a des déceptions comme ça, parfois. Mais c'est un peu ces déceptions qui font la beauté de la chose.
- Speaker #0
Non mais ça, tu l'as appris après ça, la beauté de la chose. Sur le coup, tu devais être malheureux.
- Speaker #1
Oui, il y a parfois où j'ai pleuré, par exemple. Mais maintenant, je ne me stresse plus pour ça. Je me dis, avant, je me le consacrais plutôt comme un métier. Maintenant, je me mets beaucoup moins la pression pour ça. Parfois, il y a des déceptions, c'est sûr. Mais maintenant, j'ai l'impression d'être meilleure car je me mets moins la pression. Je pense que sans cette dimension de pression, il y a juste le pas à franchir et tout le monde peut être à son meilleur en termes d'acting et tout ça. Ça m'ouvre des portes par exemple avec des amis, aussi par exemple il y a des gens, c'est assez rare mais ils me reconnaissent dans la rue donc parfois j'iscute un peu avec eux. Il y a même un de mes amis, il m'a demandé, je ne sais pas pourquoi, un autographe. En vrai ça m'a fait plaisir et lui il avait l'air d'être content, moi je ne me considère pas comme une star. point, mais si ça fait plaisir aux gens, moi, ça me fait plaisir. Oui, après, mes amis sont... Honnêtement, eux, ils sont assez contents que je fasse ça, et ils sont assez bienveillants, donc on discute surtout des choses extérieures au tournage, mais parfois, ils me demandent comment ça se passe et tout ça. Donc oui, parfois, un ou deux de mes amis me le demandent. Mais c'est quand même très rare.
- Speaker #0
Mais quand on ne te demande pas, tu ne dis rien ?
- Speaker #1
Non, sur ça, je reste quand même assez discret sur ce sujet. Même de la famille, à part mes parents, ma tante, mes grands-parents, sur ça je communique presque pas, voire même pas du tout.
- Speaker #0
Et pourquoi ? C'est un peu un jardin secret, c'est quoi ? C'est une partie de toi que tu veux garder pour toi ?
- Speaker #1
C'est que, en fait, je n'irais pas vraiment dire pourquoi, mais je trouve que c'est un peu malaisant de parler de soi-même, d'un univers que les gens, ils ne peuvent pas forcément... connaître et tout ça. Avec mes amis, on adore se chambrer parfois. Il y a des fois où je me suis fait énormément chambrer. Donc eux, ça leur fait surtout rire, mais c'est sûr qu'ils sont contents quand même.
- Speaker #0
Si quelqu'un de ton âge écoute et se dit « Il a de la chance, moi j'aimerais bien faire ça » , qu'est-ce que tu pourrais lui dire ?
- Speaker #1
Si t'as envie, si tu trouves que j'ai de la chance, vas-y. Parce que c'est sûr qu'il y aura des déceptions, mais... Ça sera tellement de moments de joie passés qu'honnêtement, il faut y aller. Et je tenais à remercier ma famille, à mes amis, à mes personnes les plus proches, à mes contacts aussi de tournage, de m'avoir aidé à grandir et à tous ces projets.
- Speaker #0
Écoute, on va te suivre. Alors merci pour ce moment passé.
- Speaker #1
Merci beaucoup, je vous remercie. J'espère que j'ai pu inspirer des gens et qu'ils seront contents d'écouter ce podcast.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
Parfois, quelque chose arrive au bon moment et remet doucement les choses à leur place. Pour Maxence, ce quelque chose n'a pas changé qui il est, mais la façon dont il avance dans le monde, et il a trouvé un endroit où il respire. Vous écoutez les messagers, ceux qui ont trouvé ce que nous cherchons tous, leur évidence. Certaines voix méritent d'être gardées, parce qu'un jour, le regard de votre enfant sur le monde ne sera plus tout à fait le même. Si vous souhaitez garder une trace, Vous pouvez nous écrire contact.ayoumiparservane.fr Nous vous répondrons avec attention et toute la discrétion nécessaire. Ayumi est une création indépendante portée par une petite équipe engagée. Partagez ces histoires, faites-les vivre et abonnez-vous au podcast pour ne rien manquer.