- Speaker #0
« Bienvenue dans Les Messagers, le podcast d'Ayumi Parcervan, où chaque épisode révèle une histoire vraie, vibrante, qui bouscule et inspire. »
- Speaker #1
« Non, non, ce n'est pas l'heure. Ce n'est pas l'heure de courir au café ni de vérifier vos mails. Installez-vous, oui, là, maintenant. Prenez une grande respiration. » Aujourd'hui, je vous emmène dans l'univers de Rémi Michin, imprimeur à l'atelier 7 à Alès, au cœur du Gard. Un homme profondément humain, ancré dans ses sévennes, dont chaque geste, chaque passion, chaque rêve laisse une empreinte vibrante. Alors ouvrez grand vos oreilles et bienvenue dans l'impression de Rémi. Rémi, pour qu'on te connaisse un peu mieux, explique-nous ta passion pour la Formule 1. Est-ce qu'il la rend si spéciale pour toi ? Elle est là dans ta vie depuis l'enfance ?
- Speaker #2
Oui, écoute, moi de toute façon j'ai grandi depuis tout petit là-dedans. J'aime le sport mécanique parce que c'est à la fois très précis, très méticuleux. Il y a beaucoup d'entraînement. C'est assez cérébral, mental et ça demande beaucoup de répétition pour essayer d'exceller dans son métier. Donc j'aime bien ce côté-là. Le fait qu'il y a un gars qui est dans la lumière. qui est le pilote en tant que tel. Donc là, c'est souvent le chef d'entreprise qui va être mis dans le lien. Mais d'ailleurs, dans une équipe de Formule 1, tu dois avoir à peu près 1000 personnes qui fabriquent deux voitures. Ici, c'est un peu la même chose. On est 4, 5. Il faut que si tout le monde ne fait pas les choses comme il faut, si moi, je n'arrive pas non plus à donner les choses comme il faut, ça déraille. C'est loin d'être le patron qui fait les choses. Même si on court partout et qu'on a l'impression de... Ce sont grâce aux autres qu'on arrive à réussir.
- Speaker #3
L'atelier 7 bonjour !
- Speaker #2
On a Laurie qui s'occupe de la partie infographie, gestion de projet.
- Speaker #3
Ça a fait un an, il y a beaucoup de défis à relever et ça me plaît énormément. Je suis issue de l'imprimerie mais jusqu'à mon enfance mon père était massicotier, donc mes jobs d'été étaient déjà dans une imprimerie. C'est vraiment quelque chose qui m'anime et puis c'est un métier qui est hyper riche et diversifié en fait. Et ça l'est d'autant plus dans une entreprise de cette dimension.
- Speaker #2
Donc avec moi elle gère un petit peu le projet des clients. Ensuite, on a Tennessee qui fait toute la partie administrative. On a Jesse qui s'occupe de la partie production et un petit peu aussi d'infographie.
- Speaker #4
C'est tout ce qui est manuel, la création que j'aime bien. Le fait de créer des choses sur l'ordinateur, de pouvoir les imprimer, de déposer des enseignes chez les clients. Et j'aime bien cet esprit où les gens ne savent pas forcément qui a fait ça. mais qu'ils voient le résultat, c'est quelque chose que j'aime bien aussi.
- Speaker #1
Tu es un entrepreneur dans l'âme, on pourrait dire, depuis le début, ça a toujours été là au fond de toi.
- Speaker #2
Ouais, et tu sais qu'en plus, mon père évoluait pas au début, c'était pas son délire. Je sais pas, dans son état d'esprit, c'était pas possible pour lui, c'était insécuritaire. Lui, il fallait que ce soit ton travail, fais ton CDI, fais ta place. Moi ça a toujours été l'inverse Donc à chaque fois que je changeais d'entreprise Pour avoir un métier différent, une expérience différente Une vibration différente à l'intérieur de moi Il pétait un câble
- Speaker #1
Ça l'inquiétait un peu ?
- Speaker #2
De fou, mais pas moi Parce qu'à chaque fois dans l'état d'esprit Tu as la sensation que tu vas toujours y arriver Il va toujours se passer quelque chose Même si ça ne se passe pas comme tu veux Même si c'est une bêtise, un échec J'aurai appris un truc Je vais remplir une petite... cases supplémentaires et au final ces petites cases vont me servir plus tard et aujourd'hui elles me servent vachement sur plein d'aspects quoi.
- Speaker #1
Et c'était quoi au départ cette idée de vouloir entreprendre, c'est de créer, c'est quoi c'est fédérer des équipes, c'était quoi ?
- Speaker #2
C'est difficile je crois qu'il y a plein de trucs derrière pour moi. Je me suis engagée sur mon territoire, je suis rentrée dans des clubs d'entreprise où j'ai mis beaucoup d'énergie parce que j'aime ça et puis parce que j'avais envie de me sentir utile pour mon territoire, ça c'est vrai. Et puis... Et puis tu as une certaine liberté d'agir, tu as une liberté de pouvoir avoir ton emploi du temps un petit peu comme tu le souhaites. Et puis au début, moi c'est vrai que j'attaquais avec la com, j'avais des copains qui me disaient « Tu ne pourrais pas en faire des cartes visibles, des flyers, des choses comme ça, on a besoin de quelqu'un. » Tu as un peu de créativité, tu as un peu d'envie, tu as un peu des idées de communicant et de commerce en même temps. Tu sais à peu près proposer quelque chose où tu te dis « Si je suis à la place du client, Ou à la place du patron ? Ou à la place des deux ? Qu'est-ce qui se passe ? De quoi j'ai besoin pour acheter ou pour vendre ? Et du coup, c'est ça, je pense, qui m'a plu dès le début et qui m'a plu aux gens avec qui j'ai travaillé.
- Speaker #1
Tu as toujours voulu faire briller, mettre en avant aussi les gens. C'est important pour toi, ça.
- Speaker #2
Je pense que c'est important de mettre en avant les gens qui savent. pas forcément le faire et qui ont un savoir-faire de fou. Je trouve ça dommage que ce soit les personnes qui n'ont pas forcément un talent exceptionnel, mais qui savent parler, qui puissent se mettre en avant et pas l'inverse.
- Speaker #1
Et ça, tu le captes tout de suite ?
- Speaker #2
Je ne sais pas. J'essaye d'avoir des valeurs qu'on m'a apprises quand j'étais petit et puis j'aime les gens de manière générale, je crois vraiment profondément.
- Speaker #1
C'est quoi les valeurs qu'on t'a apprises ?
- Speaker #2
La bienveillance, le respect, l'humilité et puis Euh... L'amour des autres en fait, de manière générale. Une petite partie de nous est quelque part chez quelqu'un d'autre. Et il y a beaucoup d'écho souvent quand on rencontre des gens. Donc quand on s'intéresse à quelqu'un, on s'intéresse un petit peu, on se reconnecte un petit peu à soi aussi parfois. Donc du coup j'aime les gens parce qu'ils ont tous quelque chose à raconter. Même des fois, là où tu t'y attendais le moins, c'est là où c'est génial. Parce que toi dans ton métier c'est la même chose, tu te rends compte que quand tu rencontres des gens ça devient de vite. de suite très passionnant. L'histoire des gens est passionnante, en fait. Donc j'aime ça. Je rentre dans cette histoire-là. J'aime les histoires, je crois.
- Speaker #1
Et le Gard, alors parle-moi du Gard. Parce qu'on s'est vus hier, et hier, tu m'as dit une chose, tu m'as dit, à une époque, tous les gens de ma génération quittaient Alès, partaient, ils allaient travailler ailleurs, et moi, je suis restée là. Je les ai tous vus partir, et moi, je suis restée. Pourquoi ? C'était important de rester pour toi ?
- Speaker #2
La vérité, c'est qu'il y a plusieurs aspects. qui a mis aussi un aspect financier quand j'étais petit. quand même, où mes parents, je ne voulais pas non plus les surendetter en partant faire des études à Paris, à Montpellier ou ailleurs. Mais en fait, en réalité, c'était une belle opportunité pour moi. Et c'est là où j'aime ce côté entrepreneur aussi chez moi, c'est que des fois, tu crois que c'est une faiblesse de pouvoir rester quelque part, mais en fait, il y a une opportunité qui se cache derrière, même si des fois, au début, tu ne la vois pas de suite. Et en fait, je suis né ici, j'ai grandi où tout le monde boudait cette ville. En disant franchement il n'y a rien à Alès, Nîmes c'est vachement mieux, Montpellier laisse tomber, vie étudiante de fou, Toulouse et le reste aussi, Lyon tout ça. Et puis en fait tu te rends compte que sur Alès, vu que tout le monde s'en va, il y a de la place à se faire. Si tu as envie de faire quelque chose, de t'investir, que ce soit associatif, entrepreneurial ou autre, c'était un territoire, c'est là encore où il y a de la place à se faire et des gens qui sont ouverts là-dessus. On est moins enfermé des gens dans des structures qui sont déjà préétablies, on va dire. Et du coup, j'ai vu cette opportunité-là et j'ai pu m'exprimer dans ce que je ressentis, dans les rencontres que j'ai faites. Donc en fait, j'ai aimé ce territoire dès le début et je ne vois pas pourquoi j'en serais parti finalement.
- Speaker #1
En fait, il y avait tout à faire.
- Speaker #2
Exactement. C'est la première phrase que je me suis dit quand j'ai commencé à vouloir entreprendre, même au niveau associatif, dans les clubs d'entreprise ou autres, ou même dans le milieu associatif pour l'handicap ou autre, c'était de dire mais en fait il y a tellement de choses à faire ici, pourquoi partir ailleurs en fait ?
- Speaker #1
Et ça tu le dis encore aujourd'hui ? Il y a tout à faire ?
- Speaker #2
Ah oui, je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire. Après il y a beaucoup de choses qui ont changé depuis les 15 dernières années. Mais oui, je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à faire. Après notre territoire évolue aussi beaucoup. Je crois que c'est quand même une chance pour nous aussi malgré tout. On a eu... Puis un truc qui est hyper important sur ce territoire, je trouve, c'est qu'on parle de persévérance, on n'a pas parlé de résilience, mais ça fait partie aussi des valeurs, en tout cas des choses obligatoires que tu dois avoir quand tu entreprends, c'est d'essayer de t'en sortir même quand c'est la galère. Et du coup, à l'Est, c'est peut-être un territoire qui est hyper résilient, avec l'époque des verres à soie où tout s'est écroulé avec la maladie, avec l'époque des mines où tout s'est écroulé quand on a arrêté le charbon. On s'est réinventé au niveau industriel. Ce n'est pas toujours facile pour un territoire non plus de subir deux grosses déconvenues et de repartir. Donc, au final, ce n'est pas si mal.
- Speaker #1
Est-ce que certains qui sont partis à l'époque sont revenus ?
- Speaker #2
Alors, il y en a quelques-uns qui reviennent. Bon, pas tant que ça encore. Mais il y en a quelques-uns qui reviennent. Pas tellement pour ce côté entrepreneuriat peut-être, bien que j'aimerais bien. Peut-être plus pour le confort de vie, quand même, aujourd'hui. On voit très bien qu'avec le Covid et ces choses-là, les gens ont changé un petit peu d'état d'esprit. On a des territoires, on a les Cévennes, on a un territoire exceptionnel ici.
- Speaker #1
Et ça, c'est quoi ces petits stickers avec ces petits personnages ?
- Speaker #2
Ça, c'est pour l'université de Nîmes.
- Speaker #1
T'investir dans des causes importantes, ça, ça fait partie de toi aussi, de ta personnalité.
- Speaker #2
Moi, j'ai toujours été attiré, même depuis petit. maman elle était très Elle aidait des personnes qui étaient en difficulté. Le mercredi, j'étais avec elle et j'avais un ami qui était polyhandicapé, tétraplégique. J'avais des amis qui étaient marqués par la vie aussi. Je me suis toujours identifié à eux presque. Je vois aussi les personnes en situation de handicap comme des personnes qui me ressemblent presque plus que les personnes que je peux rencontrer des fois tous les jours parce qu'ils ont une sincérité, une sensibilité sans aucun masque. C'est ce que j'aime être quand j'y arrive. C'est ce que j'essaye d'être tous les jours en tout cas, mais oui j'aime ça, vraiment. Donc ça me touche profondément et donc ça me donne envie de faire des choses avec plaisir pour ces gens-là.
- Speaker #1
C'est encore une place ça dans ta vie de chef d'entreprise, l'aide au monde associatif ?
- Speaker #2
Ça fait partie de l'engagement qu'on doit avoir en tant qu'humain, je pense, aussi. Après chacun le fait avec sa manière, moi j'aime les voitures, donc on arrive à avoir des choses où on peut récupérer de l'argent et faire des choses sympas avec ce milieu. sportif mécanique, mais je veux dire, il y a plein d'autres possibilités.
- Speaker #1
Pour finir, Rémi, parce que je sais que tu es un homme qui court et tu as encore plein de choses à faire, tu ne fais pas que des impressions, tu ne fais pas que ça, ça va au-delà de ça. Tu as parlé tout à l'heure d'histoire de vie de tes clients, c'est au-delà ?
- Speaker #2
Alors oui, bien sûr, des fois, ça peut être simplement une impression, mais effectivement, le but, ce n'est pas que de faire une impression.
- Speaker #1
De faire une bonne impression.
- Speaker #2
De faire qu'une bonne impression au client et des manières pour lui, c'est aussi d'essayer, je ne sais pas, d'avoir sur... Un lien particulier, si tu arrives à comprendre l'histoire des personnes que tu rencontres, tu peux arriver à avoir des idées ou en tout cas à toucher le cœur des autres de la bonne manière, sans être un commercial ou autre, mais juste parce que tu ressens les choses comme ça et que tu penses que ça pourrait être bien pour lui, pour son développement, pour son entreprise. peu importe, pour sa vie de tous les jours. Et du coup, même notre métier, parfois, peut apporter ce petit truc en plus, sans reprendre le nom du film. Mais on peut apporter des fois ça, et quand on y arrive, c'est génial, en fait. C'est souvent des petites choses qui font que les clients peuvent être très touchés. Mais oui, des fois, on peut faire quelque chose en urgence et tu as l'impression que tu leur sauves la vie. Donc, c'est lunaire, mais c'est hyper touchant. Après, moi, je suis touché. Je suis des fois fier, mais au-delà de ça, chute. Je suis touché d'avoir pu faire des choses que je n'aurais peut-être pas imaginé il y a quelques temps. Donc ça c'est assez mignon. Mais les rencontres sont souvent très belles.
- Speaker #1
Et voilà, une nouvelle empreinte vibrante dans les messagers. Un immense merci à Rémi pour avoir ouvert son univers, partagé sa passion et son cœur avec nous. Préparez-vous, un nouveau récit qui secoue et qui illumine arrive très bientôt. En attendant, plongez dans la communauté Ayumi Parcervan sur Facebook, LinkedIn et Instagram et faites vivre ces récits qui nous dépassent. Partagez, vibrez, faites résonner l'aventure avec nous. Ayumi Parcervan, disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et partout où vous écoutez des podcasts. Soyez au rendez-vous !