- Speaker #0
« Bienvenue dans Les Messagers, le podcast d'Ayumi Parcervan, où chaque épisode révèle une histoire vraie, vibrante, qui bouscule et inspire. »
- Speaker #1
Aujourd'hui, plongée dans l'histoire de Nicolas. Un jour, un simple calendrier des pompiers, acheté par sa mère, l'a aspiré tout entier. Le Japon s'est dévoilé comme un appel irrésistible. Un destin qu'il n'a pas choisi, mais qu'il a saisi. Il nous reçoit à Hayama, au sud de Tokyo, dans sa boutique Nicolas & Herbs. Mais au fait, pourquoi des herbes ?
- Speaker #2
Comme à la base je suis cuisinier, les Japonais ne savent pas comment utiliser les herbes. Dans la cuisine, oui plus ou moins. Moi je trouvais intéressant de mélanger le monde de la pâtisserie et de la cuisine, notamment des herbes, de les mélanger dans mes gâteaux. Alors par exemple, le romarin. Ça c'est un chocolat au romarin. J'ai une tarte avec une crème diplomate, c'est un genre de crème pâtissière, au basilic et aux fraises. Ça, ça n'existe pas au Japon. J'ai une autre tarte au citron et à l'estragon.
- Speaker #1
Ça, ça sonne sud de la France, les herbes dont tu parles. Exactement,
- Speaker #2
oui, bien sûr. Je suis de Lyon, mais bon, oui, du thym, du romarin, de la lavande.
- Speaker #1
Lyon, le Japon, c'est quoi la transition ?
- Speaker #2
Ma mère, chaque année, elle achetait les calendriers des pompiers, de la police, tout ça, qui passaient à la maison, chaque année. C'est un calendrier d'un pays différent. Il y a eu plusieurs pays, mais je n'arrive même pas à me rappeler des autres pays. Mais je ne me rappelle que de celui du Japon. J'avais flashé sur ce calendrier et sur ces photos qu'il y avait le mont Fuji, il y avait le temple d'or de Kyoto, le King Kakuji, il y avait les cerisiers. Moi, je trouvais ça vraiment unique et extraordinaire.
- Speaker #1
Alors que tu ne connaissais rien du Japon,
- Speaker #2
forcément. Rien du tout, rien du tout. Je demandais à ma mère, c'est où ça ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Mais ça c'est au Japon, mais bon...
- Speaker #1
Mais c'est loin quoi ! C'est loin, on n'ira jamais !
- Speaker #2
C'est au bout du monde ! Un jour, je me suis dit, un jour, quand je serai adulte, j'irai voir ce paysage de mes propres yeux. En 98, c'était l'année du Japon en France. Et des japonais, sur la place Bellecour de Lyon, faisaient des ateliers tous les jours. Et là, j'ai rencontré des japonais pour la première fois. Et ils m'ont dit, si tu veux, si tu es intéressé par le japonais, on donne, enfin une étudiante japonaise donne des cours de japonais une fois par semaine. Et si tu veux, tu es le bienvenu. Et donc j'y suis allé. Le fait que je puisse parler japonais, c'était... Je ne sais pas comment dire, mais pour moi, écouter le japonais, c'était comme une chanson en fait. En un an, on peut parler sans problème.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #2
Ah oui, oui. En plus, tous les sons du japonais sont déjà dans la langue française. Un jour, je me dis, retour de secours de japonais, le soir, je me dis, ma vie, elle n'est pas en France, elle est au Japon.
- Speaker #1
Sans avoir mis les pieds dans ce pays ?
- Speaker #2
Sans avoir mis les pieds au Japon.
- Speaker #1
Parce que tu aurais pu te dire, je vais y aller, peut-être ça ne va pas me plaire une fois là-bas. Oui, exactement. C'est vrai, on ne sait pas.
- Speaker #2
Mais je ne me suis même pas dit ça.
- Speaker #1
Oui, c'est incroyable. Tu me dis,
- Speaker #2
Nicolas, cette villa-là, tu vas la vivre au Japon. Je me suis dit, je vais tout faire pour vivre au Japon.
- Speaker #1
Et tu as tout mis, tu as mis le paquet. Voilà,
- Speaker #2
et deux ans après, en 2000, tu vois, comme le destin est vraiment bien fait, deux ans après, c'était le début du visa vacances-travail entre le Japon et la France. Ça n'existait pas. Et en 2000, à partir de janvier 2000... Ils l'ont fait pour toi.
- Speaker #1
exactement la créer pour toi
- Speaker #2
J'ai harcelé l'ambassade tous les mois pour demander si mon visa était prêt. Et un jour, ils m'ont dit que oui, il était prêt. Je suis allé à Paris avec ma valise. J'ai pris mon visa et je suis parti au Japon. Je n'avais rien. Je n'avais pas où loger, je n'avais pas de travail, je n'avais rien. Et je suis parti comme ça. Et après, je me suis débrouillé et je suis resté.
- Speaker #1
Après si on veut savoir, on suit ta chaîne parce qu'il y a tous les épisodes.
- Speaker #3
Bonjour, bonjour les amis. Comment ça va ? C'est Nico du Japon. Et oui, je vous ai promis pour cette vidéo,
- Speaker #2
une petite vidéo au bord de la mer. Malheureusement, pas de mon Fuji derrière. Allez, on va voir cette mer. Il y a beaucoup de vent aujourd'hui. Donc il y aura beaucoup de vagues.
- Speaker #1
Et ta chaîne, moi je trouve ça très sympathique parce que... Je crois que c'est pour ça que tu as du succès, parce que tu le dis souvent, tu es très authentique. Et puis on rentre dans ton intimité, dans ta vie, on sait plein de choses. Tu nous parles de ta femme, alors on ne la voit pas, mais on sait où elle travaille. Tes enfants, on sait qu'en ce moment il y en a deux, ça ne va pas trop. On sait un peu toute ta vie, c'est ça qui est drôle. Bonjour,
- Speaker #3
je m'appelle Takahashi Issei. Je suis venu à Nicolas pour vous parler. Issei, merci.
- Speaker #1
et moi à titre personnel je peux te dire qu'il y a un des épisodes qui m'a beaucoup touché c'est quand tu avais parlé du décès de ton beau-père ah ouais ah j'ai trouvé cet épisode j'en avais les larmes aux yeux tellement c'était beau ouais moi aussi j'en ai eu les larmes aux yeux en me remémorant
- Speaker #2
Ce moment et beaucoup m'ont dit la même chose. Ah ouais, c'était un moment très fort. J'ai pleuré en regardant ta vidéo. C'est vrai que ça m'a vraiment... C'était un moment, je crois que c'est un des plus beaux moments humains. C'est trop parce que c'est la mort mais c'est aussi la vie.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #2
C'est ce contraste où c'est un moment vraiment unique. Ah, je vais encore pleurer. Mon beau-père, le jour où il est décédé, Il est décédé d'un cancer du foie. Il ne buvait pas, il ne fumait pas. Mais bon, cancer du foie, pendant plusieurs années. Moi, je travaillais à l'époque à Ginza. J'avais ma boutique, mon café-restaurant à Ginza. Et ma femme, ma femme travaille dans une sorte d'EHPAD. Elle est infirmière. Elle en voit disparaître très souvent. Et un jour, je reçois un coup de téléphone. J'étais au boulot. Elle m'a dit, Nicolas, mon père, il n'en a plus pour longtemps. Dans quelques heures, c'est fini. Est-ce que tu peux venir ici à Ryama, à la Jika, à la maison ? Je suis ok, j'arrive tout de suite, je prends le train, bah deux heures. Mon beau-père il était en léthargie depuis deux, trois jours. Il tenait à la morphine, il ne parlait plus, il n'ouvrait plus les yeux depuis peut-être deux jours. Je suis arrivé, il ne voulait pas aller à l'hôpital, le mec, mais vraiment le samouraï, il a souffert. Il dit non, je n'irai pas à l'hôpital, je mourrai dans ma maison. Une maison qui a plus de 100 ans. Oh la la, à la morphine, tenez. La morphine qu'on boit, ce n'est même pas en perfusion, mais franchement. Et j'arrive, donc toute la famille autour, j'arrive, je me penche vers mon beau-père, je lui prends la main. Et je lui dis, « Otaosan, Nikola da yo. Otaosan, kazoku ni irete. Arigato. Ima made, arigato gozaimashita. » Je lui dis, je remercie en fait. Je le remercie, je dis, « Papa, merci de m'avoir accueilli dans ta famille, dans votre famille. Et merci pour tout ce que vous avez fait jusqu'à maintenant. » Et là, il ouvre les yeux. Et la belle mère, « Oh ! » Tout le monde se sent comme ça. Il ouvre les yeux, il me regarde, il les referme presque tout de suite. Je me penche vers sa bouche et ses dernières paroles, elles ont été pour moi. Il me dit, à une petite voix très faible, « Nicolas, Kazuko, tanomo. »
- Speaker #1
ça veut dire nicolas je te confie la famille et il est parti merci papa c'est tellement intense à ces moments là qu'on peut pas tricher exactement triche pas à ce moment là quoi donc et
- Speaker #2
c'est comme tu es quoi tu es quelqu'un qui triche pas voilà je pense que tu es comme ça donc c'est vrai c'est ce que tu dégages en fait c'est ton énergie c'est ce qui sort de toi c'est On en a parlé avec ma femme avant-hier, tu vois.
- Speaker #1
Elle me dit,
- Speaker #2
Nicolas... T'es trop cash avec les enfants et ils savent pas vraiment comment le prendre en fait. Elle m'a dit il faut arrondir les angles.
- Speaker #1
Et toi tu sais pas ?
- Speaker #2
J'ai du mal quoi. Tu sais pas trop quoi. J'ai dit à ma femme, c'est parce que je m'inquiète pour leur avenir, que je suis dur comme ça, que je dis des choses dures.
- Speaker #1
Bien sûr, c'est parce que tu les aimes.
- Speaker #2
La vie et le Japon vont être de plus en plus durs à vivre. Le Japon prend une direction vraiment très très très dure pour les enfants, les pauvres. Je les plains parce qu'ils vont vraiment en baver, je pense. Sur le niveau politique, social, économique, le Japon est en train de se casser la figure.
- Speaker #1
Puis il n'y a plus de bébés.
- Speaker #2
Voilà, exactement.
- Speaker #1
Parce que alors ça, j'ai vu tes vidéos. Mais alors du coup, moi je me disais, mais toi tu as fait quatre enfants, tu veux repeupler le Japon ?
- Speaker #2
J'ai essayé. Moi j'aurais mis mon petit grain de sel dedans. J'aurais donné l'exemple au moins. Mais quand je dis aux Japonais, j'ai quatre enfants, ils me disent, mais bravo, c'est magnifique. On me dit mais vous êtes formidables, comment vous faites ? Et après on me dit mais comment vous faites pour les élever ? Parce que ça coûte vraiment très très cher. Je dis bah comment je fais ? Bah justement je ne fais pas toujours quoi. Ma vie oui, elle est au travail, je donne ma vie au travail en ce moment. C'est pour mes enfants.
- Speaker #1
Tu nous as dit que tu n'étais pas seulement pâtissier, tu es cuisinier. Mais tu cuisines où alors ?
- Speaker #2
La cuisine en fait, j'en faisais dans ma boutique que j'avais à Ginza, mon café que j'avais à Ginza. C'était sur deux étages. Donc au rez-de-chaussée, c'était de la vente, comme ici, et à l'étage, j'avais un café et restaurant. J'avais une équipe de une quinzaine de personnes.
- Speaker #1
C'était une grosse structure, 15 personnes,
- Speaker #2
c'était gros. C'était gros, j'avais une vingtaine de staff. En fait, j'ai été produit par une société japonaise, une grosse boîte. Ils étaient premiers au Japon de récupération de données informatiques. Ils ont apporté des chocolatiers français et ils m'ont produit moi aussi. Donc ils ont produit ma marque, c'est là où j'ai fait la cuisine aussi. J'ai travaillé comme cuisinier aussi au Japon. Là, bon, c'est pas de la cuisine, mais on me dit, Nicolas, on veut manger ta cuisine. Comme les Japonais aiment bien ma cuisine, c'est vrai que les herbes, tout ça, ils aiment beaucoup. Donc, de temps en temps, une ou deux fois par an, je fais une journée bistrot, bistrot Nicolas. Et donc, je noue un café ou un restaurant de Hayama, et ça devient mon bistrot pour la journée, en fait. Donc, je fais le dîner, le déjeuner. si euh une brasserie de Hayama, ils font leurs bières et ils n'ont pas de cuisiniers en fait là-bas, mais ils ont tout pour, ils ont une cuisine, tout ça, et le directeur je le connais plus ou moins, je lui dis voilà j'aimerais bien faire une journée bistrot, est-ce que je peux louer ton bistrot pour la journée, il n'y a pas de souci, moi je vends mes bières, donc ils s'y retrouvent.
- Speaker #1
Mais tu te diversifies quand même parce que tu veux faire guide aussi, mais c'est sur Hayama ?
- Speaker #2
C'est sur Hayama et sur Tokyo aussi. Je pense que je vais aller aussi à Hakone et peut-être à Nikko aussi. Donc le fait de ma diversification, c'est par rapport à la situation économique actuelle du Japon et notamment des petits artisans, des petites pâtisseries, boulangeries, avec l'inflation des prix, le prix de la farine, du sucre, des œufs. Quand je suis arrivé au Japon, pour donner un exemple, je suis arrivé au Japon il y a 25 ans, les 10 oeufs, c'est le pack de 10 au Japon, les 10 oeufs coûtaient 98 yens, même pas 100 yens un pack. Maintenant c'est presque 400 yens, tout, multiplié tout par 4. Donc ma marge là, elle fond comme neige au soleil, ça fait 2-3 ans, ça diminue, ça diminue. Le riz est passé à 5000 yens les 5 kilos, je ne l'ai jamais vu.
- Speaker #1
Toi tu as cette chance de pouvoir faire plusieurs choses, c'est pas tout le monde ça.
- Speaker #2
Donc vu cette situation... Il y a deux grosses pâtisseries qui ont fermé l'année dernière.
- Speaker #1
Oh là mince !
- Speaker #2
Donc on m'a dit, mon fournisseur qui est le plus gros du Japon, on m'a dit Nicolas, ne te fais pas d'illusions, tous les petits magasins comme les tiens vont disparaître. De plus en plus, ce qui va rester, c'est les grands pâtissiers qui sont connus au niveau presque mondial. Ça va être aussi ce qu'on appelle les tienten, les franchises, donc Château-les-Ais. c'est pas comme ça au Japon, et les konbini, les gens vont acheter leur pâtisserie au konbini. Les konbini c'est bourré de produits chimiques, tout ça. Enfin voilà quoi, ils sont pas chers mais c'est vraiment pas bon pour la santé et nous, on va disparaître parce que de moins en moins de marge et puis il faut payer tout ça. Donc moi, comme tu dis, j'ai la chance de pouvoir me diversifier. Parce que je parle français, anglais et japonais, je suis au Japon depuis 25 ans et que je connais bien le Japon maintenant, c'est pour ça que je me suis dit qu'est-ce qui marche maintenant au Japon ? C'est le tourisme.
- Speaker #1
Si tu fais un tourisme de proximité, comme ça, présenter des petits artisans, emmener les touristes voir ça, ça manque ça, tu vois ?
- Speaker #2
Exactement. Ça, ça va plaire,
- Speaker #1
c'est obligé ça.
- Speaker #2
Je me suis associé avec un ami japonais.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
En fait, il avait un café juste à côté, c'était son café. Donc, il s'est marié et puis ils ont arrêté avec sa femme. Ils ont créé une société de tourisme, un genre de voyage comme ça. Et je leur ai proposé, si vous voulez, moi j'ai commencé une chaîne YouTube. Et quand je montre la plage de Arayama, tout ça, on me dit, on a envie que tu nous fasses visiter Arayama.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #2
Et là je me suis dit est-ce que ça vous intéresse qu'on se fasse un petit projet, une journée où je ferai visiter Hayama. Et il m'a dit ok allez c'est bon on y va. C'est une très très bonne idée. Parce que lui il connait beaucoup d'artisans. Donc le thème de cette journée c'est les artisans et leur, comment on dit, kodawari.
- Speaker #1
Leur savoir-faire.
- Speaker #2
Voilà leur savoir-faire, vraiment leurs exigences par rapport à leur métier, dans leur métier. Voilà. Parce que ça aussi ça se perd de plus en plus au Japon.
- Speaker #1
Ah oui donc il faut les mettre en avant.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
il faut les mettre en avant. Et ce tourisme-là n'existe pas tellement.
- Speaker #2
Non, il n'y en a pas beaucoup. C'est une très bonne idée. En général, c'est toujours Asakusa, Tojojo, les plus connus, les sites connus. Mais vraiment, le savoir-faire des Japonais, c'est vraiment quelque chose que j'aimerais mettre en avant, parce qu'il y en a beaucoup. Arayama, c'est une ville qui est très réputée pour leurs artistes et leurs artisans. Il y a beaucoup d'artistes et d'artisans ici dans cette ville. Comme mon ami habite depuis pas mal de temps dans Hayama, il a beaucoup de connexions là. Donc il m'a dit qu'on allait se faire une journée. La journée le matin, on va commencer par une cérémonie du thé. Après, le déjeuner traditionnel japonais. Après on va aller chez un... comment on appelle déjà ? Tu vois je suis vraiment français, c'est grave.
- Speaker #1
Ah c'est terrible !
- Speaker #2
Ce qui fait le café.
- Speaker #1
Un torréfacteur.
- Speaker #2
Voilà, un torréfacteur. C'est le torréfacteur. C'est le torréfacteur. Voilà, parce qu'il y a un boom des torréfacteurs au Japon.
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #2
Ah ouais. Bonjour. Bonjour. On va en aller voir un. C'est bien. Il va torréfier devant les gens. Ah c'est chouette. On va boire le café. Il y a un temple juste à côté, on va visiter le temple.
- Speaker #1
Eh oui.
- Speaker #2
Devant la mer, c'est magnifique.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Et après, l'après-midi, on va aller, parce qu'il y a le bœuf de Hayama.
- Speaker #1
Ah ben oui !
- Speaker #2
Ce n'est pas le boeuf de Kobe, mais il est aussi bon, voire meilleur pour moi. On va aller voir l'éleveur.
- Speaker #4
Là-bas, ils vendent la viande,
- Speaker #2
donc on va acheter de la viande. Et moi, le soir, devant la mer, les touristes vont dormir dans une maison ancienne qui a été rénovée, donc japonaise, mais rénovée. qui a 110 ans à peu près et moi je vais leur faire le dîner donc un steak du bœuf de Hayama et le sukiyaki, un plat traditionnel et c'est moi qui leur fais le dîner et après je les laisse et ils peuvent aller voir la mer sur la plage, tout ça ça va être génial,
- Speaker #1
tes clients vont arriver, la boutique va s'ouvrir qui sont tes clients ?
- Speaker #2
ce sont des gens qui habitent à Hayama c'est la majorité et après dans les villages, les villes aux alentours Et vu que je suis passé à la télé plusieurs fois, des clients de tout le Japon, j'en ai des clients de partout, qui viennent en général le week-end ou les jours fériés.
- Speaker #3
Je vois qu'il y a une cliente qui attend.
- Speaker #1
Et voilà, une nouvelle empreinte brûlante dans les messagers. Merci à Nicolas, Nico-Sanpai Japon, pour nous avoir entraîné dans cette vague du destin où un simple calendrier a changé sa vie. On se retrouve bientôt pour un nouveau récit qui secoue. et qui illumine. D'ici là, rejoignez la communauté Ayumi Parcervan sur Facebook, sur Instagram pour faire vivre ces histoires qui nous dépassent. Laissez un commentaire, une idée. Vos retours donnent du souffle à notre aventure. A très vite !