Speaker #0Quand on est dans un chemin spirituel, la quête du dharma est un incontournable. Et cette quête de savoir quelle est notre mission de vie, elle porte des pièges. Des pièges qui sont en lien avec des idées qu'on conçoit dans notre mental, sur comment la vie devrait être pour que je puisse être heureux. Dans cet épisode de podcast, je vais vous parler justement de quelques-uns de ces pièges, quelques-uns des exemples qui sont le plus courants dans nos vies d'êtres humains. Et à la fin de l'épisode, je vais vous donner des solutions pour que vous puissiez réellement être aligné avec votre vraie mission de vie. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et Spiritualité. Je suis Rita Osterbeek, enseignante en Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vienne à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Il y a trois cas typiques que je voudrais vous parler sur ces idées consacrées sur notre mission de vie. Le premier, il est en lien sur avoir notre propre maison, notre propre bien. En fait, si on réfléchit un petit peu et si on observe comment nos ancêtres y faisaient, et Un siècle en arrière, peut-être un peu plus selon les lieux auxquels on réfléchit. Acheter une maison n'était pas forcément l'objectif de vie. ou un but en soi pour la vie de personne. Parce que l'achat d'une maison, ça représentait tout un investissement financier de toute une vie. Un investissement non seulement financier, mais aussi de temps, de tout ça. Et avant, en fait, on investissait dans ces maisons qui étaient très grandes, et on allait pouvoir héberger toute la famille, c'est-à-dire plusieurs générations. Il y avait une idée où... quand on se mariait, on allait vivre chez les parents. La notion de famille, elle était beaucoup plus allergique que ce qu'elle est aujourd'hui. Donc cet investissement, il était fait parfois sur plusieurs générations et le but c'était d'avoir une maison qui était conséquente et dans laquelle, et c'était des maisons en général très grandes, et dans laquelle plusieurs petites familles pourraient... s'installer plusieurs petites familles qui étaient encadrées dans cette grande famille. Avec le temps, les enfants ont commencé à sortir et créer leur propre maison. Et donc au lieu d'avoir peut-être deux, trois, parfois quatre générations sur une même maison, les familles ont commencé à se séparer petit à petit parce qu'il y a eu des changements, parce que c'est comme ça aussi dans la vie. Comme on apprend en Ayurveda, la vie est changeante, elle est bougeante. Et donc c'est en lien aussi avec des approches culturelles. Il y a des endroits où aujourd'hui, par exemple on va en Inde, il y a encore ce culte d'habiter à plusieurs générations dans une même maison, même si ce n'est pas Tellement ce qu'on pratique aujourd'hui nous en France par exemple, ou au Portugal ou en Europe de façon un petit peu plus générale. Donc on a cette tendance aujourd'hui à que les enfants sortent de la maison, ils se marient ou ils ne se marient pas, mais ils créent à nouveau une famille avec... Des notions qui sont modernes avec toutes les choses qu'on peut retrouver aujourd'hui, tous les cas de figure qu'on a aujourd'hui, mais on a moins cette tendance à habiter plusieurs générations dans une même maison. Donc en fait cette idée d'investissement sur toute une vie, sur une grande maison, comme existait auparavant, elle n'existe plus. Aujourd'hui c'est un petit peu remplacé par l'idée de vivre dans des maisons beaucoup plus petites, des appartements beaucoup plus petits. plus petit, parfois des studios parce qu'on travaille beaucoup, parce que la vie a changé, la société a changé. Et parfois la maison, notre toit, c'est simplement pour aller dormir. Quand on a les enfants, on a envie d'agrandir la maison, donc on va chercher des appartements un peu plus grands, etc. Des fois, il peut y avoir des personnes qui veulent une maison, des fois il y a des personnes qui préfèrent un appartement. Mais ce qu'on peut observer, c'est qu'il y a une évolution dans cette idée d'avoir sa propre maison. Il y a ce besoin de sécurité qui répond aux quatre Purochartas, les quatre buts de la vie humaine selon l'approche védique. Un de ces buts, c'est d'obtenir des biens matériaux dont un endroit, un toit pour vivre, pour se sentir en sécurité. Donc ce besoin d'Arta, il existe toujours. Arta, c'est les biomatériaux. Donc il est toujours présent au fil des siècles. Mais il a changé. Le concept de qu'est-ce que c'est ce toit et comment on le conçoit, ça a changé dans les temps. Les familles sont un peu plus séparées. Le type de lieu qu'on cherche, il a évolué. et donc les plans Les objectifs, les buts d'acheter une maison, une villa, ils ont évolué avec le temps. Donc on va avoir de plus en plus, surtout en France, ça se vérifie beaucoup, les personnes qui ont déjà assuré leur toit et qui cherchent même à acheter un deuxième bien pour l'utiliser. en tant que travail, pour louer Airbnb, etc. C'est quelque chose de notre génération, c'est très récent. Donc toutes ces choses, elles sont évolutives. Mais qu'est-ce qu'on vérifie ? C'est qu'en fait, le besoin, satisfaire ce besoin d'art, ce besoin de sécurité, il peut être satisfait de différentes façons. Avec une maison plus grande, plus petite, un appartement. Un appartement simplement loué, pas forcément acheté. Euh... Une personne qui est, aujourd'hui, il y a aussi ces nouvelles professions, parce que comme on travaille à distance, les personnes qui sont un petit peu en amas, qui changent de maison tout le temps. Donc en fait, ce concept de besoin de sécurité, on répond à ce concept de façon différente. Et quelle est la problématique ? La problématique, ça va quand on va s'accrocher à une idée qu'on a reliée un petit peu à cette notion de dharma, de mission de vie. C'est-à-dire, je veux une maison ou un appartement comme ci, comme ça, parce que je me le suis imaginé. Je me suis imaginé que c'est ça qui va me rendre heureux. Et si jamais je ne l'obtiens pas, je vais me martyriser. Je pense par exemple à un ami où, quand je l'ai rencontré, il habitait dans un appartement qui était loué au centre-ville de Marseille, dans les quartiers très sympas de Marseille, où il avait quand même un grand jardin. C'était un rez-de-chaussée avec un grand jardin où il avait son potager qui était énorme. Donc c'était une grande qualité de vie au centre de Marseille avec tous les avantages qu'il y a à ça. Mais quand on discutait avec cette personne, il disait tout le temps « mais moi je voulais une maison » . « Moi je voulais une maison » . Il voulait une maison à Marseille. Et les budgets qu'il pouvait mettre dans une maison à Marseille n'étaient pas disponibles pour lui. Donc il se martyrisait pour cette idée-là. Il a fini quand il a eu l'enfant, il a décidé de déménager loin de Marseille, il a cessé de voir ses amis, etc. Et le fait d'obtenir cette idée figée qu'il avait dans sa tête d'avoir une maison, ça ne l'a pas apporté le bonheur. Donc en fait c'est une quête sans fin. Une fois qu'on comprend que cette idée qu'on s'était imaginée de ce que je dois obtenir, ces possessions que je dois obtenir pour être réalisé, pour être satisfait, pour être en sécurité. C'est que des images conceptuelles. Ce sont des pièges conceptuels, en fait. Le besoin d'art, le besoin de sécurité, c'est un besoin réel. Il est décrit par les sciences védiques. Mais la forme sur laquelle cette sécurité doit, elle se présente, ça, ça vient avec la vie. Ce ne sont pas pas nous forcément qui choisissons, c'est la vie qui va nous apporter, d'une façon ou d'une autre, notre besoin de arte sera satisfait. Et soit on accepte que tout ne dépend pas de notre volonté, de la volonté de notre égo, on va dire comme ça, soit on risque d'être dans cette espèce de martyrisation de soi-même parce qu'on n'a pas obtenu ce qu'on voulait. Ce vouloir, c'est un vouloir de l'ego. Ce n'est pas un vouloir du dharma. Le dharma, on a besoin de sécurité pour répondre à notre mission de vie. Donc Artha, qui est un autre besoin, tout comme dharma, c'est le besoin de répondre à notre sécurité. Il peut être répondu sur plein de formes différentes. Des fois, on est figé sur la forme sous laquelle ce besoin doit être respecté. Et c'est là où on risque d'être dans la souffrance. Donc ça c'était le premier cas de figure commun de nos jours. Le deuxième, c'est un sujet très sensible, très très sensible, probablement beaucoup plus sensible que le premier, c'est les enfants. Donc la multitude de formes d'avoir ou pas des enfants qui existent aujourd'hui dans le monde, elle est vaste. Il y a les parents qui ont des enfants et qui voulaient des enfants. Il y a des parents qui ont des enfants mais qui ne voulaient pas d'enfants. Il y a ceux qui... ne voulait pas d'enfants, mais finalement, ils se retrouvent avec deux ou trois enfants. Il y a ceux qui se sont projetés en tant que parents et qui se sont imaginés que quand ils auraient des parents, ils seraient comme ci, comme ça. Et après, la vie, elle leur montre qu'en fait, ils ne sont pas comme ils se sont imaginés. Et à certains parents qui ont les enfants et qui trouvent que ça c'est beaucoup plus facile que ce qu'ils pensaient, il y en a des parents qui pensaient que c'était les enfants qui leur apportaient la joie et la facilité dans la vie, et après ils se confrontent avec quelque chose qui est extrêmement difficile, avec énormément d'obstacles à dépasser. Ceux qui sont pour l'adoption, ceux qui sont contre l'adoption. Donc en fait les cas de figure, ils sont nombreux. et On va observer différents cas de figure où, selon le concept que la personne va avoir de famille ou d'un vouloir au nom des enfants, adoption ou non, etc., le concept, l'idée de base que la personne s'était imaginée comme d'arme, il va pouvoir provoquer à nouveau de la souffrance. c'est à dire que si je m'imagine que je serai heureux quand je serai mère, quand je serai père, et que quand finalement je suis mère ou père, je me rends compte que ça ne m'a pas apporté la joie. Cette joie que je cherchais, ça m'a apporté une joie, mais ce n'est pas tout le temps de la joie. Je vais être indubitablement en souffrance, parce que j'ai fait de cette histoire d'avoir des enfants un but en soi, et je n'ai pas compris que c'est un cheminement. C'est un thème très sensible les enfants parce que je ne choisis pas. Tout comme au final les biomatériaux on ne choisit pas parce qu'on peut vouloir quelque chose et la vie elle a fait en sorte que je ne vais pas avoir les possessions matérielles pour avoir ce que je voulais. Mais avec les enfants, c'est encore autre chose parce que ce n'est pas des biomatériaux. C'est quelque chose qui va nous faire un lien aussi avec notre propre enfance, avec parfois nos traumas. Il y a des personnes qui font des FIV, des parcours de PMA et qui n'ont toujours pas d'enfants. Dans les... tradition vélique, il y a plein de rituels, des choses comme ça, pour les personnes qui n'arrivent pas à avoir d'enfants. Parfois on va voir dans une charte astrale que deux personnes ne peuvent pas se marier, donc pour qu'elles puissent se marier et avoir les enfants, ils vont d'abord marier un avec l'arbre, après ils vont divorcer de l'arbre pour le marier avec la femme, pour qu'au niveau du thème astral ça colle bien. Et parfois, même comme ça, les personnes n'ont pas les enfants. Donc des fois il y a une force plus grande. Il y a une acceptation à avoir de notre part et comprendre que dans notre dharma, il n'y avait pas cette notion d'enfant. Mais on n'est pas condamné au malheur pour ne pas avoir d'enfant. Ce qui va nous créer de la souffrance, c'est de ne pas réussir à se détacher de l'idée que pour être heureux, j'avais besoin d'enfant. Donc, avoir un enfant ou ne pas avoir un enfant est un but. Quand dans notre mental, on crée de ça une mission, un but, cette idée que je serai entier uniquement quand je serai mère, ou que je serai vraiment pleinement épanoui si jamais j'ai des enfants, ou tous les autres cas de figure qui peuvent exister dans ces exemples-là. ça va m'amener à la souffrance parce que je vais découvrir que finalement je ne peux pas avoir d'enfant ou finalement quand je suis mère je ne vais pas être comme je me suis imaginé que je serai. Je vais découvrir que je ne suis pas comme je me suis imaginé et du coup je vais me martyriser parce que je suis... un échec en tant que mère, en tant que père. Mais en fait, personne n'est un échec. Il y a plein de types de parents différents. Et toutes les personnes, elles essayent de faire le mieux qu'elles peuvent. Et elles ont à vivre ça en fait. C'est ça le dharma. C'est ça la subtilité du dharma, c'est qu'il y a des choses qui nous sont données, des choses qu'on a besoin de dépasser. Et notre dharma va se retrouver là. Il va se retrouver dans la réalisation de ce rôle qui m'a été donné. Ça peut être un rôle d'être mère alors que je ne voulais pas. Ça peut être un rôle d'être un père différent de ce que j'aurais voulu être. Et mon dharma il est là. dans cette subtilité-là. Donc on a besoin d'ouvrir cette possibilité d'aimer la personne qu'on est, d'aimer la personne qui a ses habitudes, qui a certains traumas qui lui ont été donnés, certains obstacles qui lui ont été donnés dans cette vie pour qu'elle puisse les dépasser. Moi, par exemple, je me retrouve là, dans ce cadre de figure. Je me suis imaginée, parce que j'ai eu la sensation, qui est personnelle, que mes parents ne s'étaient pas occupés de moi assez comme j'aurais voulu. Donc, je m'étais dit que quand j'aurai des enfants, je serai pleinement avec eux. Et ça m'a condamné à un épuisement. Parce qu'en fait, dans mon dharma, il y avait une énorme... envie de travailler, de m'épanouir professionnellement. Donc, dans un métier que j'adore et qui est vraiment en lien avec mon dharma et avec ma réalisation. Et donc, je me suis retrouvée avec cette idée que je devais être femme au foyer. La vie m'a donné un mari qui m'a dit, si tu veux, tu restes à la maison avec les enfants. Et je me suis retrouvée avec cette difficulté de... Cette idée que je m'étais imaginée à la base est la réalité des choses qui était cette envie de travailler. Où je suis allée au point de mentir des fois quand je voulais travailler. Par exemple, à ma belle-mère, quand je travaillais, je disais non, je me suis allée me reposer. Parce que je me retrouvais dans l'illégitimité de vouloir travailler. Cette illégitimité qui était créée que dans mon mental. uniquement. Donc je vous donne cet exemple pour que peut-être si vous vous retrouvez dans ce cadre de figure que vous puissiez vous reconnaître. Et d'autres personnes peuvent se retrouver dans des cas contraires. Une femme qui veut s'occuper des enfants et qui retrouve son épanouissement, sa voie de dharma c'est de rester avec les enfants mais qu'elle crée une idée C'est une idée mentale, c'est une idée de l'ego, toutes ces idées qui ne sont pas alignées avec le dharma. C'est simplement une idée de cet ego, de que, en fait, il faut travailler, parce qu'aujourd'hui, dans l'ère du temps, il faut être féministe, et du coup, il faut travailler, et du coup, il faut être belle, et en même temps, s'occuper des enfants, mais on ne peut pas faire que ça. Et du coup, dans ce tourbillon, on se crée ces idées qui sont... Toutes les idées, elles viennent de l'ego, mais il y a des idées qui sont de l'ego, qui sont alignées avec notre dharma, et d'autres, non. Donc, le deuxième grand sujet, c'est le sujet des enfants, de la famille. Avoir ou pas des enfants, adopter ou pas, etc. Qu'est-ce que sont ces idées que je me suis imaginées pour moi ? Et le troisième cas de figure dont je voulais vous parler, c'est le succès professionnel. Le succès professionnel que, comme les auteurs de thèmes, évoluent avec les générations. Donc il y a... Quelques générations en arrière, pas beaucoup, 3-4 générations, peut-être moins, l'idée du succès professionnel était simplement limitée à un statut social ou à l'argent. Plus je recevais de l'argent, plus je suis dans un succès professionnel, plus j'ai un bureau, etc., je suis directeur, etc., plus je suis dans un succès professionnel. Aujourd'hui, c'est en train de se perdre de façon délicate, de façon subtile. Aujourd'hui, on va voir quelque chose qui est nouveau pour la société. C'est un tournant qui est assez intéressant pour la société. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le statut, il est encore important sur certaines entreprises. Et surtout, c'est très marqué dans les grandes entreprises qui, du coup, cultivent un peu cette... approche pyramidale et à l'intérieur de ces entreprises, ça c'est très présent, d'avoir ce statut de qui est le directeur, de qui, etc. Mais dans la société de façon générale, il y a plein d'autres cas de figure, parce qu'en fait, cette idée du grand directeur qui est là-haut dans son bureau et qui est au-dessus de tout le monde, ça ne se vérifie plus de partout. il y a plein de petites structures qui se développent aujourd'hui avec internet il y a énormément de personnes qui travaillent depuis la maison donc ce statut du grand directeur ça se perd de plus en plus et donc l'importance et la connexion, cette idée de mon succès professionnel il sera là quand je serai directeur d'une grande boîte c'est en train de se perdre petit à petit, même s'il est cultivé par On perd certaines mentalités dans certains contextes. De façon générale, c'est moins présent dans la société que ce que ça a été il y a quelques générations. Ça par rapport au statut social. Par rapport à l'argent, c'est pareil. Parce qu'il y a quelques générations, c'était avoir un bon salaire, un salaire comme ci, comme ça, était vraiment relié à certaines professions. C'est encore présent de nos jours, mais de moins en moins. Quand j'étais jeune, le travail qu'il fallait choisir, c'était avocat, médecin, pour avoir un bon statut et un bon salaire, les deux en même temps. Aujourd'hui, on vérifie qu'il y a des médecins qui gagnent très peu leur vie, selon ce qu'ils choisissent. Les avocats, n'en parlons plus et n'en parlons pas. et on observe qu'il y a des personnes qui ont juste... une bonne idée, qui sont alignés avec leurs valeurs, qui lancent des travails online et qui gagnent beaucoup plus que tous ces gens-là. Et ça, ça se vérifie de plus en plus. Donc la question de l'argent, elle n'est pas non plus aujourd'hui en train de délimiter qu'est-ce que c'est le succès professionnel parce qu'on n'a plus une profession en lien avec un certain salaire aujourd'hui. Et on va voir par exemple, si je veux être prof de yoga, tous les... les tarifs de cours de yoga vont se rassembler les uns aux autres. Donc les tarifs sont un petit peu définis. Donc là, le succès professionnel en lien avec l'argent, il va être présent uniquement si je me compare aux autres. Si je ne suis pas dans cette autocomparation avec les autres, l'importance de l'argent a perdu beaucoup plus de force par rapport à il y a quelques générations en arrière. Par contre, il y a un nouveau concept de succès professionnel qui est très intéressant pour notre société, c'est le concept de la valeur. Donc aujourd'hui, on va entendre parler de plus en plus de personnes qui veulent faire un travail, ils veulent chercher, c'est quand même présent, le statut, l'argent, donc il me faut quand même un salaire convenable pour que je puisse vivre, il me faut un statut pour que je me sente reconnue, mais il y a une nouvelle notion, c'est que je veux travailler dans l'entreprise qui travaille pour une cause ou pour une valeur avec laquelle je suis alignée. Et ça, il y a 50 ans, ça n'existait pas. Et on entend de plus en plus de personnes avec ce discours-là. Je souhaite être dans une entreprise, je souhaite travailler avec telle personne parce que je suis alignée avec ses valeurs. Et pour la question du professionnel et du succès professionnel, tout comme pour les deux autres exemples avec la maison et les enfants, L'objectif que je me mets, quel est le but que je me pose pour dire que j'ai une réussite professionnelle, ça, encore une fois, ça peut m'amener à la souffrance. Parce que si je mets toute mon attention sur le fait que je vaux absolument un travail qui soit en lien avec mes valeurs, mais que j'ai postulé pour ces 3 ou 4 travails qui vont être en connexion avec mes valeurs, et que je n'ai pas obtenu le poste, je vais être en souffrance, je vais me martyriser, je vais me comparer peut-être avec les autres, pourquoi, est-ce que je n'ai pas eu, qu'est-ce qui me manque dans mon CV ? Donc... Et la souffrance, elle va venir là, la difficulté va venir, ce martyr, il va venir quand je suis en train de me comparer ou quand je suis en train d'avoir ces idées sur ce que j'ai estimé être ce qui était le correct pour moi. Et j'oublie de faire confiance à la vie et de comprendre que la vie, l'univers, Dieu si on veut, Atma ou Ishura, ça dépend de ce qu'on... Tout ça, ce sont des synonymes dans ce contexte-là pour la même chose. Cette force majeure, cette intelligence plus grande que nous qui nous montre le chemin et qui nous montre que notre dharma, il peut être tout à fait présent dans cette notion d'avoir des enfants ou pas, d'avoir telle maison ou pas, ou appartement, et par rapport au poste. Il y a d'autres sujets. être un couple ou pas. Il y a plein de sujets, se marier ou pas. Il y a plein de sujets où on va avoir des idées et où on fige ces idées comme si elles seraient notre dharma, comme si on devrait obtenir ça pour être heureux. Et c'est cette idée qui nous crée le malheur. Ce n'est pas le fait de ne pas avoir telle chose. Donc en fait, quelle serait la solution pour sortir un petit peu de ce cercle, de ce cercle vicieux ? la difficulté va être quand je me dis que ça aurait été mieux si j'avais des enfants, si j'avais telle maison, tel appartement, si j'avais réussi à avoir ce poste. Donc c'est ici que je m'imagine, il montre que la personne qui le dit, elle n'est pas en capacité d'apprécier sa propre histoire. Et donc une des clés, c'est de réussir à comprendre qu'on est un personnage dans une histoire et de comprendre qu'on ne maîtrise pas tout dans cette histoire. On est juste un personnage. Il y a quelqu'un qui l'a rédigé. On a un livre arbitre. On va pouvoir choisir des choses, mais il y a des choses pour lesquelles on est limité. Et faire confiance à ce rédacteur de l'histoire. parce que quelque part Ce qui m'est proposé, c'est ce qui va me permettre de grandir, c'est ce qui va me permettre d'être justement alignée dans mon dharma. Si je reste sur cette idée que j'aimerais être plus grand, plus fort, j'aimerais avoir une maison, j'aimerais ne pas avoir d'enfants, j'aimerais avoir un autre travail, ça c'est une perte de temps pour le mental. Ça, c'est souvent qu'on a des traumas associés à ces thèmes-là et qu'on a besoin justement de les dépasser. Et tant qu'on ne les a pas dépassés, la vie, elle va s'en charger de ne pas nous donner ces choses-là. On n'a pas besoin de lâcher l'idée que je veux me marier, que je veux avoir un enfant, que je veux travailler. Ce n'est pas ça précisément qu'il faut lâcher. ce qu'il faut lâcher c'est l'idée de que quand j'obtiendrai ça je serai heureux parce que si j'ai une envie d'avoir un enfant, je vais faire en sorte d'essayer d'avoir un enfant mais si et donc je ne vais pas lâcher cette idée ça serait stupide parce que j'ai le sentiment que mon épanouissement il va là Là, ce qu'on a besoin de lâcher, c'est quand on observe que ce n'est pas à notre portée d'obtenir cette chose qu'on sait, qu'on sait imaginer, de comprendre que ce n'est pas ça qui va nous amener à la joie, ce n'est pas ça qui va nous amener à l'épanouissement. Je peux être épanoui, je peux être en sécurité, je peux être dans ma mission de vie, même si je n'ai pas cette chose que je me suis figé mentalement comme mon but. Notre projet de vie, notre dharma, ça doit être des pages en blanche, où notre objectif en réalité est d'être heureux. Dans ce cheminement, dans cette histoire où on est un personnage, on est en train de parcourir un livre qui est rempli de pages blanches, et on avance petit à petit. On a des idées qu'on va avoir, on va essayer de remplir ces idées, parce qu'on a la sensation que ça va nous apporter de la joie. Mais dans le chemin, j'ai besoin d'être flexible. J'ai besoin d'être flexible parce que des fois, la vie nous montre que ce n'est pas cette idée. Non, en fait, ça ne va pas être comme je me suis imaginé. Et si je suis disponible pour ce que la vie me présente, je serai beaucoup plus heureux à chaque instant. Je n'ai pas besoin d'avoir un but, de me marier, d'avoir des enfants, d'avoir un tel travail pour être heureux. J'ai besoin de découvrir que je suis déjà heureux avec ce que j'ai. Donc il y a beaucoup d'options, mais j'ai besoin de lâcher cette charge émotionnelle sur ces projets que des fois on porte ces sacs à dos pleins de pierres qu'on porte parfois une vie entière. On a besoin de les lâcher. Et vous ? Quelles sont les pierres que vous portez ? Des idées que vous imaginez qui puissent vous apporter la joie un jour à travers votre mission de vie ? J'espère que cet épisode de podcast a pu vous aider. Il a pu éclaircir un petit peu cette idée de dharma et de comment vous pouvez réellement profiter de la joie que vous avez déjà. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le post en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion en créant un cercle vertueux. Je vous dis à la semaine prochaine.